Medtech

  • Singapore: Speedoc launches on-demand healthcare app to help A&Es overcrowding

    Speedoc, a 24/7 healthcare application was launched a few months ago in Singapore. It allows users to request for a doctor nearby to go to a location of their choosing..

    The device aims to a seamless on-demand service that provides holistic healthcare to all who need it.

    A geolocation system to ensure quick response times

    Thanks to a geolocation system, Speedoc doctors are matched to patients within a fie kilometers radius in order to ensure quick response times.

    When they reach patients’ homes, they can meet their medical needs, but also monitor and assess the patients’ lifestyle habits (diet, safety of homes, etc.) to provide them with a better diagnosis.

    With clear, upfront pricing, users have full information before confirming the request for a doctor.

    Medicines delivered at home

    The device provides access to a variety of common medication that can be delivered to patients’ homes. In order to offer a complete offer, Speedoc has also partnered with clinics that function as logistic bases for the collection of special medications.

    Special prescriptions can be issued by partner clinics

    In these clinics, GPs can receive house call requests in their downtime to optimize their working time. They can also visit nearby partner clinics for special patient prescriptions.

    Speedoc’s “doctor delivery” service was set up for patients who have difficulty traveling to clinics to receive medical assistance. It helps reduce travel and waiting times. Doctors can also carry out certain procedures typically done at A & E or urgent care centers in patients’ homes.

    A service with benefits for patients but also for doctors

    Speedoc Doctors can benefit from:

    • Location-based matching, allowing them to earn extra income and maximize their downtime;
    • Claimable transport to patients’ houses to minimize their own costs;
    • Easy access via smartphone to all information needed from receiving requests to patients’ medical histories;
    • A chat platform on the app that allows them to communicate with other doctors in real-time, should they come across ailments that require further consultation.

    Goal: to shorten the waiting times at the A&Es

    A 2016 report by SingHealth, the largest healthcare group in Singapore, showed an increase of 36,000 visits per year for the past five years at the A&Es in public hospitals. More than half of these cases reported mild ailments that could easily be self-treated or taken care of by a GP.

    Emergency services are also overcrowded because of limited options available to the public who need medical aid after office hours. These lead to unnecessarily long lines and overstretched government resources at A&E clinics.

    By taking on consultations for non-critical ailments and minor procedures, Speedoc app aims to reduce costs for hospitals, shorten the waiting times and decrease healthcare expenditure for the government on the long term.

    « We envision Speedoc as a global platform for primary care »

    In addition, Speedoc is partnering with local companies, such as JustCo, a company which provides flexible workspace solutions including shared co-working space, and GuavaPass, which gives access to group fitness classes, to help working adults care for themselves and their loved ones.

    « We envision Speedoc as an all-encompassing platform for primary medical care. We want these services to be easily accessible for every person in Singapore, especially those who have difficulties getting to clinics like socially isolated elderly, said Dr. Shravan Verma, CEO and Founder of Speedoc. We are constantly improving our platform, with the help of our advisors and team, to ensure that we continue to better the healthcare landscape in Singapore. »

    Speedoc said to H&TI that they plan to expand abroad to cities which have look-a-like healthcare to Singapore. « These are densely populated cities with a high penetration of private primary care like Hong Kong. However, we are definitely focused on growing our base in Singapore and ensuring that we smoothen out our operations here first. »

  • Etude : des médicaments imprimés en forme de QR code facilite la personnalisation des doses

    L’impression à jet d’encre permet de fabriquer des médicaments avec des posologies personnalisées. Une étude* parue le 30 janvier 2018 dans l’International Journal of Pharmaceutics montre, pour la première fois, que cette technologie est bien tolérée et que le QR code permet de stocker des informations intéressantes pour le patient et le médecin.

    Imprimer un médicament pour un dosage personnalisé

    La médecine personnalisée, c’est aussi la possibilité d’adapter la dose de médicaments à chaque patient, en fonction de son âge, son sexe, son poids, son profil génétique… Pour atteindre cet objectif, différents systèmes d’impression de médicaments se révèlent prometteurs. En août 2015, la FDA avait autorisé le premier médicament imprimé en 3D, un anti-épileptique.

    La technologie d’impression à jet d’encre a quant à elle fait des progrès : elle est capable de produire des doses précises de médicaments, facilement ajustables et même avec des profils de libération adaptés au patient. Concrètement, l’encre contenant le principe actif est transférée sur un support flexible et poreux. Le nombre de gouttelettes d’encre permet un dosage très précis. Par ailleurs, il est possible de distribuer les gouttelettes sous la forme d’un motif donné. Enfin, le matériel d’impression à jet d’encre prend relativement peu de place : les services hospitaliers, les pharmacies, voire même le domicile des patients peuvent l’accueillir. La fabrication extemporanée et à la demande des médicaments devient alors possible.

    Un QR code dans un anti-psychotique

    Des chercheurs finlandais et danois en pharmacologie ont donc testé cette technique d’impression. Leur étude est parue le 30 janvier 2018 dans l’International Journal of Pharmaceutics. Et pour la première fois, ils ont imprimé le médicament en forme de QR code. Ce dernier contient un lien vers des informations sur le médicament. L’essai a été mené avec l’haloperidol, un antipsychotique. Le QR code contenait le nom de la molécule, la dose, son mode d’administration, la date d’expiration, l’identifiant du fabricant, le numéro de lot et le nom du patient. De nombreuses autres informations peuvent bien évidemment être injectées. Le QR code était imprimé en 3D sur un film de polymère. Il était lisible grâce à des applis disponibles sur iPhone et Android.

    Résultats

    • Les patients ont pu avaler le support avec le QR code sans difficulté. Les capacités d’absorption ont été jugées bonnes.
    • La définition d’impression est restée satisfaisante.
    • La plupart des QR codes a pu être lu par les smartphones. Des défauts d’alignement sur le support ont empêché certains QR codes d’être lus.
    • Le taux d’humidité peut aussi affecter la capacité de lecture
    • Le pliage du support peut également engendrer des difficultés
    • En fonction du dosage approprié, le design du QR Code a pu être adapté.

    L’espoir de lutter contre le mésusage et la fraude

    Malgré ces limitations, l’étude montre que cette technologie d’impression de médicaments est capable de produire des dosages précis dans des formes de QR Code lisibles. « En faisant simplement un scan rapide, vous pouvez obtenir toutes les informations sur le produit pharmaceutique, ce qui peut potentiellement réduire les cas de mauvais usage et de faux médicaments», explique Natalja Genina, principale auteure de l’étude.

    L’impression en 3D offre, elle aussi, de grandes potentialités. Selon la forme du médicament, la vitesse de libération du principe actif varie.

  • Etude : impact positif d’un programme en ligne sur la qualité de vie des malades du cancer (JCO)

    Un programme internet de gestion du stress a montré sa pertinence auprès d’une population de malades du cancer. Après huit semaines d’exercices en ligne, les malades témoignaient d’une meilleure qualité de vie, mais aussi d’une diminution des sensations de fatigue chronique et de détresse.

    Les résultats de cette étude* menée par des chercheurs de l’université de Bâle (Suisse) ont été publiés le 31 janvier 2018 dans le Journal of Clinical Oncology.

    Soutenir les malades du cancer à distance

    Un diagnostic de cancer provoque un stress psychologique intense chez la majorité des patients. Ce boulversement a bien évidemment un impact négatif sur la qualité de vie, sur l’acceptation des traitements et par conséquent sur l’efficacité de la prise en charge thérapeutique. Les soins de support, et notamment l’accompagnement psychologique, ont démontré qu’ils pouvaient alléger ces souffrances, mais tous les patients n’en bénéficient pas.

    L’accès à ces soins via Internet est une piste qui est explorée depuis plusieurs années. Quelques études randomisées et contrôlées se sont révélées encourageantes. Des effets positifs significatifs ont été enregistrés dans plusieurs domaines : la détresse psychologique, les relations sexuelles, les stratégies pour faire face au cancer appelées le « coping ».

    STREAM : un e-programme de gestion du stress 

    Des chercheurs suisses de l’université et de l’hôpital universitaire de Bâle ont donc développé un programme de soins de support sur internet : STREAM (Stress-Aktiv-Mindern). En s’appuyant sur des thérapies de gestion du stress en face à face déjà validées, ils ont mis au point 8 modules hebdomadaires de également des exercices et des programmes audio pour faire de la relaxation.

    Les chercheurs ont choisi d’évaluer leur programme en ligne sur des patients diagnostiqués récemment parce que c’est une période particulièrement stressante, mais aussi parce que le soutien psychologique précoce est un facteur non négligeable dans l’évolution de la maladie : commencer des soins de support peu de temps après l’annonce de la maladie peut modifier le cours de celle-ci. Par conséquent, l’accès à des soins par Internet peut se révéler une vraie plus-value.

    Un support psychologique dès l’annonce du diagnostic

    Au total, 129 patients ont donc été randomisés en deux groupes. Un premier groupe a commencé le programme STREAM tout de suite alors que les patients appartenant au groupe contrôle n’y ont eu accès qu’après avoir patienté pendant 8 semaines, la durée du programme. Des thérapeutes assuraient un suivi en envoyant des commentaires via une adresse mail sécurisée.

    L’évaluation du programme a été effectuée en ligne à la fin des 8 semaines du programme ou après avoir patienté en liste d’attente pendant ces mêmes 8 semaines, puis également deux mois plus tard. Les résultats de cette étude, présentées dans un premier temps au congrès de l’Esmo (European Society for Medical Oncology) en juin 2017 ont été publiés le 31 janvier 2018 dans le Journal of Clinical Oncology.

    Un programme Internet améliore la qualité de vie

    • Le programme n’a pas été complété en 8 semaines mais en 11 ;
    • 75% des patients sont arrivés au bout des 8 modules ;
    • 90% des malades ont jugé le programme facile d’utilisation ;
    • la qualité de vie des patients ayant bénéficié du programme en ligne étaient significativement meilleure que dans le groupe contrôle ;
    • le sentiment de bien-être et de réduction de la fatigue chronique étaient particulièrement sensibles ;
    • le sentiment de détresse et de souffrance était lui aussi moins important dans le groupe STREAM ;
    • les scores d’anxiété et de dépression n’étaient pas significativement différents entre les deux groupes.

    En outre, pendant les deux mois après la fin du programme en ligne, les scores de qualité de vie, de souffrance et d’humeur n’ont guère bougé. Quant aux malades inclus dans le groupe contrôle, l’accès au programme en ligne s’est également traduit par une amélioration des différents items. Le suivi insuffisant des patients dans le temps ne permet de dire si l’intervention précoce est plus efficace ou pas.

    Le cancer touche les digital natives

    « Les résultats montrent que l’auto-assistance sur Internet associée à un contact régulier avec un psychologue peut potentiellement aider les patients nouvellement diagnostiqués et ainsi améliorer de manière décisive les soins du cancer », a indiqué Viviane Hess, professeur d’oncologie médicale à Bâle. Elle fait par ailleurs le pari que « les soins intégrant une approche via Internet vont continuer à prendre de l’importance car les « digital natives » vont atteindre l’âge auquel les risques de cancer augmente. »

  • Lancement du premier service de protection santé 100 % numérique à Singapour

    NTUC Income est le premier assureur de Singapour à proposer des plans de protection santé entièrement numériques via son portail en ligne, a indiqué Digitalnewsasia.com le 17 janvier 2018.

    Cette nouvelle fonction marque une étape importante dans la transformation de l’entreprise, qui vise à devenir un assureur numérique de premier plan au sein de la cité-État. Income est en effet en train de numériser l’ensemble de ses activités et s’efforce d’offrir à ses clients une assurance accessible en ligne 24/7.

    Une plateforme pédagogique

    Les nouveaux clients qui n’ont pas de problèmes de santé préexistants bénéficieront d’une approbation et d’une couverture immédiates dans les cinq à dix minutes suivant leur application. Réclamer le remboursement de soins avant et après une hospitalisation pourra également se faire en quelques secondes en soumettant une photo de la facture sur la plateforme.

    Pour aider les clients à saisir les avantages d’un régime d’assurance maladie privé et à prendre des décisions éclairées concernant l’achat d’un plan intégré (PI), l’application web, ouvert aux Singapouriens et aux résidents permanents de Singapour âgés de moins de 61 ans, propose des illustrations basées sur des scénarios pratiques et des explications simples pour les aider à comprendre certains termes basiques de l’assurance maladie tels que « déductible » et « facturé ».

    Une fonction pour trouver le service adapté et estimer ses dépenses

    Un autre atout du dispositif proposé par NTUC Income est sa fonction de recherche Google, Coverage Checker, qui permet aux assurés de trouver un service hospitalier approprié et d’obtenir une estimation de leurs factures en pouvant sélectionner environ quatre-vingt traitements médicaux classiques.

    À partir du mois de mars 2018, les clients pourront également avoir accès à un chatbot directement sur le site de la compagnie d’assurance afin de poser des questions générales ou plus précises, sur la mise à niveau de leurs contrats de protection santé par exemple.

    NTUC Income : vers une numérisation complète des services

    « La nouvelle offre numérique joue sur la manière dont les clients accèdent et utilisent l’information numériquement de nos jours. Ils sont habitués à la réalisation rapide des transactions en ligne qui sont souvent soutenues par une expérience utilisateur transparente. Nous visons à répondre à ces attentes et avons conçu notre parcours client sur le nouveau portail en ligne en nous basant sur les retours des consommateurs », a déclaré Peter Tay, directeur de l’exploitation à NTUC Income (source : Digitalnewsasia.com).

    La décision d’Income d’offrir ses PI de manière numérique suit de près une annonce datée de l’an dernier, qui révélait que la société allait intégrer des technologies cognitives, comme des systèmes basés sur l’intelligence artificielle, en adoptant Watson Explorer d’IBM afin d’automatiser et d’améliorer ses processus de réclamation avant et après une hospitalisation.

    La technologie cognitive vise à habiliter les évaluateurs de réclamations à mieux gérer les différents cas qui se présentent à eux et sera déployée stratégiquement dans des domaines correspondant à leurs compétences spécialisées. Elle permettra également d’augmenter les niveaux de service à la clientèle tout en améliorant la productivité et la satisfaction des employés.

    Orange Care : premier programme de télé-santé dans le domaine de l’assurance

    NTUC Income a également piloté le premier programme de télé-santé du secteur de l’assurance, Orange Care, afin de soutenir le rétablissement des titulaires de contrat IncomeShield hospitalisés en raison de problèmes cardiaques, en leur permettant de mieux comprendre et de mieux gérer leurs problèmes de santé en évitant un maximum de frais.

    Singapour : une smart nation en devenir

    Ces initiatives sont en harmonie avec la volonté de Singapour de devenir une smart nation en utilisant les nouvelles technologies pour résoudre les problèmes actuels de la société, mais aussi avec le Masterplan 2020 du ministère de la Santé singapourien visant à améliorer l’accès et la qualité des services de santé pour l’ensemble des Singapouriens.

  • First digital integrated shield plan to be launched in Singapore

    NTUC Income is the first health insurer in Singapore to offer integrated shield plans (IPs) digitally through its online portal, Digitalnewsasia.com said on January 17, 2018.

    This marks a milestone in the company’s transformation to become a leading digital insurer in the city-state. NTUC Income is in the process of digitizing its business and strives to offer customers choice, 24/7 accessibility to insurance.

    A pedagogical platform

    New customers who do not have pre-existing health conditions will receive instant approval and coverage within five to ten minutes. Claiming a reimbursement of care before and after hospitalization can also be completed in seconds by submitting a photo of the bill to the online platform.

    To help customers understand the benefits of a private health insurance plan and to make informed decisions about purchasing an integrated shield plan (IP), the portal, which is open to Singaporeans and Singapore Permanent Residents below 61 years old, provides scenario-based illustrations and easy-to-understand explainers on basic health insurance terms such as « deductible » and « as charged ».

    A function to assess a suitable hospital ward and obtain an estimation of your bill

    Another asset of NTUC Income’s portal is its Google-like search function, the Coverage Checker, which allows policyholders to assess a suitable hospital ward and obtain an estimation of their bill by selecting from about 80 common medical treatments based on Income’s claims records. 

    From March, customers will also be able to talk to a chatbot directly on the insurance company’s website for general queries or questions on upgrading or downgrading their existing IncomeShield plans for example.

    NTUC Income: towards more digital services

    « The new digital proposition plays to the way customers access, engage and use information digitally these days. They are accustomed to quick gratification from online transactions that are often supported by a seamless user experience. We aim to live-up to such expectations and have designed our customer journey on the new online portal based on feedback from consumers, » said Peter Tay, NTUC Income’s chief operating officer (source: Digitalnewsasia.com).

    Income’s move to offer its IPs digitally follows closely its announcement last year, revealing that the firm is integrating cognitive technologies by adopting IBM’s Watson Explorer to automate and improve its claims processes before and after after hospitalization.

    Cognitive technology is aimed at empowering claims assessors and will be developed strategically in areas commensurate with their specialized skill-sets. It will also increase levels of customer service while improving employee productivity and satisfaction.

    Orange Care: the first telehealth program in the field of insurance

    NTUC Income also spearheaded the first telehealth program of the insurance sector, Orange Care, to support the recovery and overall health improvement of IncomeShield policyholders who were hospitalized due to a heart condition by enabling them to better understand and manage their conditions in a cost-effective manner.

    Singapore: a smart nation in the making

    These initiatives are in line with Singapore’s desire to become a smart nation by using technology to solve problems of the city-state as well with the Ministry of Health’s Healthcare 2020 Masterplan to improve access, affordability and quality of healthcare services for Singaporeans.

  • Australie : les contribuables ont déboursé 1,1 Md€ pour My Health Record, un dispositif controversé

    Le 19 janvier 2018, The Daily Telegraph a révélé que les contribuables australiens avait déboursé jusqu’ici près de 1,7 milliard de dollars AUD (1,1 Md € ; 1,4 Md US$) pour My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, un outil que de nombreux médecins n’utilisent pas.

    Tous les citoyens australiens disposeront d’un dossier MyHR en 2018 à moins d’exprimer explicitement leur refus d’être intégrés au système. Une partie des médecins du pays exprime certaines réticences à l’égard du système d’un point de vue technique et craint que les patients ne comprennent pas réellement les implications d’un tel dispositif sur leur vie privée.

    My Health Record : les médecins spécialistes sont réticents

    Cinq ans après son lancement, cinq millions d’Australiens ont choisi de créer un compte My Health Record. Cependant, moins d’un médecin spécialiste sur douze sur les 31 000 travaillant en Australie est actuellement enregistré dans le système. Ces praticiens comptent toujours sur les généralistes pour leur envoyer des lettres de recommandation et des informations sur les patients.

    Pour que les dossiers électroniques se révèlent utiles, les médecins généralistes doivent télécharger un résumé de l’état de santé de leurs patients mais le processus ne serait effectué en moyenne que dans moins d’un cas sur quatre.

    Une accessibilité restreinte

    En 2017, 1 442 médecins généralistes ont assuré qu’ils n’avaient pas téléchargé suffisamment de résumés de santé partagés sur MyHR pour être admissibles à la prime incitative versée par le gouvernement. 1 191 d’entre eux auraient été invités à rembourser la somme perçue.

    Le Dr. Rob Hosking, vice-président du comité de e-santé du Royal Australian College of General Practitioners, soutient le concept d’un enregistrement numérique mais s’interroge sur sa mise en place.

    « Aucun des hôpitaux auxquels mes patients [ont été admis] n’a accès à My Health Record », a-t-il déclaré au Daily Telegraph. Aucun des spécialistes vers lesquels il dirige ses patients non plus. De plus, il explique qu’il doit utiliser un service de messagerie sécurisé privé distinct pour communiquer avec des spécialistes parce qu’il ne peut pas le faire via MyHR.

    « Il est plus rapide de décrocher le téléphone et d’appeler les pharmaciens pour savoir quels médicaments le patient utilise car l’interface utilisateur [de My Health Record] est difficile à appréhender. »

    Des problèmes techniques

    Le Dr. Hosking fait par ailleurs remarquer que si les médecins enregistrent un résumé de santé partagé sur le dossier d’un patient, il n’y a aucune incitation ou rappel pour le mettre à jour si un nouveau médicament est prescrit ou si le patient développe un nouveau problème de santé et que le traitement de base n’est plus adapté.

    L’Association médicale australienne met en garde

    L’Association médicale australienne (AMA) a également mis en avant dans son rapport budgétaire quelques soucis au niveau de l’utilisation de My Health Record.

    « Les problèmes de téléchargement de lettres de spécialistes, les erreurs au niveau de la fonction de recherche [d’un praticien], les adaptations chronophages aux pratiques de travail actuelles des praticiens ou les solutions de rechange inappropriées nuisent à l’utilité clinique et découragent le médecin [d’utiliser le dispositif] et, plus important encore, lui fait perdre du temps, l’empêchant de se concentrer sur le patient », déplore l’organisation dans son rapport.

    Un manque de communication

    Les problèmes rencontrés jusqu’ici avec My Health Record risquent d’être décuplés cette année, craint The Daily Telegraph, puisque le gouvernement australien va mettre en en place un dossier de santé numérique pour tous les Australiens à moins qu’ils n’expriment clairement leur volonté de ne pas rejoindre le système.

    L’Agence de la santé numérique australienne a indiqué qu’il n’y aurait pas de campagne publicitaire télévisée, radiophonique ou papier pour sensibiliser les citoyens au fait qu’un dossier de santé numérique sera automatiquement créé pour chacun d’entre eux. Les patients pourront en apprendre davantage sur le sujet via les réseaux sociaux et les affiches présentées dans les cabinets médicaux.

    Les médecins n’ont pas le temps d’informer les patients sur MyHR

    Dans son rapport, l’AMA a expliqué au gouvernement que les médecins n’avait pas le temps d’éduquer le public au dispositif My Health Record.

    « Les médecins n’ont pas le temps de parler à leurs patients des dispositions [à prendre] concernant la désinscription [au système], la protection de la vie privée et la mise en place de contrôles d’accès pour permettre aux fournisseurs de soins de télécharger des informations sur la santé. C’est le travail du gouvernement. Les médecins doivent être autorisés à se concentrer sur ce qu’ils font de mieux, prendre soin des patients », indique le document.

    « Certains Australiens seront surpris d’apprendre qu’un My Health Record a été créé pour eux sans leur consentement explicite », ajoute l’AMA.

    L’Agence de santé numérique australienne promet des améliorations

    « L’agence travaille en étroite collaboration avec de nombreux organismes de pointe spécialisés pour accroître l’utilisation de dossiers électroniques et de systèmes d’information clinique dans les pratiques spécialisées », argumente un porte-parole de l’Agence australienne de la santé numérique (source : The Daily Telegraph).

    Pour améliorer le dispositif, l’agence a récemment mis en place une nouvelle fonction permettant de voir en quelques secondes sur le dossier de santé numérique d’un patient toutes les informations provenant de sources multiples sur les médicaments qu’il utilise.

  • Australia: taxpayers spent AUS$1.7 billion on controversial My Health Record

    On January 19, 2018, The Daily Telegraph revealed that Australian taxpayers have spent almost AUD $1.7 billion (€1.1 billion, US$1.4 billion) on My Health Record (MyHR), the national digital health record, which many doctors refuse to use.

    All Australian citizens will get a MyHR account in 2018 unless they opt out of the system but some doctors are warning of issues with its ease of use and fear patients don’t understand the privacy implications.

    My Health Record: specialists are reluctant

    Five years after My Health Record’s launch, five million Australians have chosen to set up a MyHR account. However, less than one in twelve of Australia’s 31,000 medical specialists are registered to use the My Health Record and they still rely on GPs faxing them referral letters and patient information.

    For the electronic records to be useful, general practitioners have to download a summary of their patient’s health condition, but this has happened in fewer than one in four cases.

    Restricted accessibility

    In 2017, 1,442 general practitioners reported that they had not uploaded enough shared health summaries on My Health Records to qualify for a government incentive payment and 1,191 have been asked to repay the money.

    Dr Rob Hosking the deputy chair of the Royal Australian College of General Practitioners e-health committee supports the concept of a digital record but he questions who uses it.

    « None of the hospitals my patients attend have access to the My Health Record, » he told the Daily Telegraph . None of the specialists he sends his patients to use the record either and he explains that he has to use a separate private secure messaging service to communicate with specialists because he can not do it via MyHR.

    « It’s quicker to pick up the phone and call the pharmacists to find out what medicines the patient is on because the [My Health Record] user interface is difficult to use. »

    Technical problems

    Dr. Hosking also notes that if doctors record a shared health summary on a patient’s record, there is no incentive or reminder to update it if a new medication is prescribed or if the patient develops a new health problem and that the basic treatment is therefore no longer suitable.

    Australian Medical Association warns

    The Australian Medical Association (AMA) has also warned in its budget submission that the record is plagued with some problems.

    « Problems uploading specialists’ letters, poor search functionality, time-consuming adaptations to existing medical practitioner work practices, or inappropriate workarounds will erode clinical utility and deter doctor use and, more importantly, take time away from focusing on the patient, » the report says.

    A lack of communication

    The problems encountered so far with My Health Record will reach a critical mass this year, The Daily Telegraph said, as the government switches from an opt in system and sets up a digital MyHR account for every Australian unless they opt out.

    The Australia Digital Health Agency says there will be no television, radio or print advertising campaign to make Australians aware of the fact that a digital health record will automatically be created for them. Patients will be able to learn more about it from social media and posters in doctors’ offices. 

    Doctors do not have time to inform patients about MyHR

    Through its budget submission, the AMA has told the government that doctors do not have the time to educate the public about My Health Record.

    « Doctors do not have time to talk their patients through the My Health Record arrangements for opt-out, privacy, setting access controls in standing consent for health providers to upload health information. This is the work of the government. Doctors must be allowed to focus on what they do best, caring for patients, » the document says.

    « Some Australians will be surprised to learn that a My Health Record has been created for them without their explicit consent, » the AMA added.

    Australian Digital Health Agency promises to improve its system

    « The Agency is working closely with many specialist peak bodies to increase the use adoption of electronic record keeping and the use of clinical information systems in specialist practices, » a spokesperson for the Australian Digital Health Agency said (source: The Daily Telegraph).

    To improve its device, the agency has recently released a new medicines view which consolidates medicines information from multiple sources across a patient’s My Health Record, and it says it now takes just thirty seconds to be able to view this.

  • Concours i-Lab 2018 : 450 000 € d’aide à la création d’entreprises de technologie innovante

    Bpifrance en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation lance la 20e édition du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes pour 2018.

    Sont invités à candidater les porteurs de projets de création d’entreprises de technologies innovantes installées sur le territoire français. Elles pourront bénéficier d’une aide financière maximale de 450 000€ et d’un accompagnement adapté.

    Les dossiers sont à déposer jusqu’au 20 février 2018 à 12:00 heures, heure française de métropole.

    Critères d’éligibilités

    Le règlement complet du Concours i-Lab 2018 est disponible ici.

    Le candidat porteur du projet doit être obligatoirement le futur dirigeant et il doit présenter un projet dont la faisabilité technique, économique et juridique est établie. Celle-ci doit pouvoir peut donner lieu, à court terme, à une création d’entreprise.

    Peuvent également être présentés :

    • les projets correspondant à des entreprises créées depuis le 1er janvier 2017 ;
    • les projets des lauréats du dispositif « en émergence » de la BPI, des concours 2015 ayant créé ou non l’entreprise correspondant au projet pour lequel ils ont été lauréats ;
    • les bénéficiaires d’une Bourse French Tech « émergence » en 2016 ou en 2017 ayant créé ou non l’entreprise correspondant au projet pour lequel ils ont été bénéficiaires ;
    • les lauréats des éditions 2015, 2016 ou 2017 du Prix PEPITE-Tremplin pour l’Entrepreneuriat Étudiant ayant créé ou non l’entreprise correspondant au projet pour lequel ils ont été lauréats.

    À noter que la subvention apportée à l’entreprise créée par les lauréats est destinée à financer le programme de recherche et développement visant la finalisation du produit, procédé ou service technologique innovant présenté.

    Pour tout renseignement sur le concours, s’adresser aux Délégations Régionales à la Recherche et à la Technologie (DRRT), aux directions régionales de Bpifrance ou au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation.

    Critères et modalités de soumission

    Le dossier de candidature est à télécharger ici.

    Le Guide utilisateur est également disponible.

    Le candidat porteur du projet doit fournir  une description détaillée du projet de création, de la configuration de l’équipe envisagée ainsi que des informations relatives à la propriété intellectuelle et au marché, un plan de développement et un plan de financement.

    Tout candidat devra fournir un enregistrement vidéo de présentation de son projet qui sera soumis au jury afin de faciliter le processus de sélection.

    Un identifiant et un mot de passe seront envoyés à la suite de la déclaration d’intention de dépôt, à faire via ce lien, et un accusé de réception est adressé aux candidats.

    Le dépôt du dossier s’effectue par télé-soumission via l’extranet de Bpifrance « Projets Collaboratifs » accessible via ce lien.

    Pour tout renseignement concernant la télé-soumission en cas de besoin d’assistance technique uniquement, écrire à l’adresse suivante : admin-i-LAB@bpifrance.fr.

    Mention spéciale pour 5 projets « Grand Prix » au service de 10 thématiques

    Parmi les lauréats sélectionnés, cinq porteurs de projet se verront décerner une mention spéciale du jury intitulée Grand Prix. Ces prix honorifiques distingueront cinq projets « jugés particulièrement prometteurs et s’inscrivant dans l’un des dix grands défis sociétaux suivants  » :

    • santé et bien-être ;
    • renouveau industriel ;
    • mobilité et systèmes urbains durables ;
    • sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives ;
    • société de l’information et de la communication ;
    • sécurité des personnes ;
    • gestion sobre des ressources et adaptation au changement climatique ;
    • énergie, propre, sûre et efficace ;
    • sécurité alimentaire et défi démographique ;
    • ambition spatiale pour l’Europe.

  • Etude : un système de messagerie sur-mesure dope l’observance des traitements (JMIR)

    Une large étude* conduite sur la cohorte de la Kaiser Permanente Northern California met en évidence l’intérêt de mettre en place un système d’envoi de SMS pour améliorer l’observance chez des malades chroniques. Le taux de renouvellement de médicaments était de 14% supérieur chez les malades ayant reçu un texto de relance. Les résultats de cette étude sont parus le 30 janvier dans le Journal of Medical Internet Research mHealth and uHealth.

    La demande des séniors technophiles

    La non-adhérence au traitement touche 50 à 60% des malades chroniques. Et ce phénomène largement répandu a un coût : 100 milliards de dollars par an pour les Etats-Unis. La mauvaise observance a aussi pour conséquence la progression des maladies. Résultat : 125 000 décès et 10% des hospitalisations annuelles.

    Depuis quelques années, les technologies mobiles sont utilisées pour lutter contre ce phénomène. Mais, les patients séniors échappent encore trop souvent à ces programmes. Des études ont pourtant montré que parmi ceux qui sont considérés comme technophiles, 70% pensent qu’il serait important de pouvoir renouveler leurs médicaments par voie électronique. Mais seulement la moitié déclare bénéficier d’un tel service.

    Des SMS pour renouveler son traitement

    Des chercheurs américains ont donc mené une expérimentation pendant trois mois auprès de patients de plus de 65 ans appartenant à l’assurance santé gouvernementale Medicare intégrés dans la cohorte Kaiser Permanente Northern California. Ils souffraient tous d’au moins une maladie chronique (diabète, hypertension et/ou haut taux de cholestérol). Parmi ces quelque 100 000 patients, le taux d’observance était variable. Ils ont été divisés en deux groupes : ceux qui avaient opté pour la relance par SMS et ceux qui n’avaient pas souhaité un tel rappel. Le premier groupe était constitué de 12 000 patients et le groupe contrôle de 76000 patients. Cette différence de taille était due au choix des malades eux-mêmes.

    Les auteurs de l’étude ont sélectionné la solution mPulse Mobile pour l’envoi des textos. Concrètement, un premier message les informait qu’ils devaient demander le renouvellement de leur traitement. Après avoir rempli leur date de naissance pour s’authentifier, les patients pouvaient passer leur commande en ligne. Un pharmacien procédait ensuite à la commande et en informait le malade via la plateforme. En cas de non-réponse du patient, un deuxième SMS était envoyé deux heures plus tard, puis dans les 24 heures. Grâce à différentes informations sur le malade, les messages étaient personnalisés.

    Résultats

    • 37 % des patients qui ont demandé un renouvellement des médicaments l’ont fait dans les 2h après la réception du SMS ;
    • 48 % ont demandé un « refill » dans les 24 h ;
    • 15 % ont réagi plus de 24h après la relance électronique.

    14% d’observance en plus

    • Dans le groupe « SMS », 44 % des patients a demandé un renouvellement de ses médicaments ;
    • Dans le groupe contrôle qui étaient relancés par d’autres moyens, 30 % a demandé un « refill » ;
    • Environ 5 % des malades ont décidé de renoncer au dispositif de relance par SMS.

    Les réactions des patients à ce système de rappel électronique ont été analysées. L’expérience est jugée plutôt positive.

    • Très positif : 12 %
    • Positif : 29 %
    • Neutre : 50 %
    • Négatif : 8 %
    • Très négatif : 0,2 %

    Par ailleurs, 95 % des patients ayant répondu à un questionnaire supplémentaire ont estimé que l’outil était facile d’utilisation et n’occasionnait pas vraiment d’erreurs.

    Une expérience concluante en déploiement

    Les auteurs de cette étude ont tenu à souligner que les résultats obtenus dans le groupe SMS étaient bien au-delà de leurs espérances. « Nous pensions qu’étant donné l’âge moyen des patients, le taux de réaction serait relativement long. Mais cela n’a pas été le cas puisque 80 % des demandes de renouvellement sont parvenus dans les 8 heures après le premier SMS ». Par ailleurs, le système de traitement des réponses en texte libre a permis de réduire le taux de réponses non traitées de 26 % à 16 %. L’expérimentation va donc être déployée sur d’autres régions de la Kaiser Permanente.

    Les chercheurs souhaitent maintenant combiner les données démographiques aux informations plus comportementales (taux d’observance, obstacles à la compliance, croyances en terme de santé, etc) afin de mieux adapter le dispositif aux disparités de santé et de favoriser encore davantage les changements de comportement. Enfin, ils comptent s’appuyer encore davantage sur le deep learning pour mieux analyser les réponses textuelles. « Notre objectif est de réduire à moins de 5 % le taux de réponses traitées manuellement », annoncent les auteurs de cette étude.

     

  • Malaysia: an IoT device to track ambulances in real time

    Medilife Ambulance Services, in Malaysia, announced on January 8, 2018 that it has signed a partnership with iFleet from Malaysia’s leading telecommunications service provider Digi to ensure provide time-critical tracking of ambulances and greater visibility of its operations based in Sepang, in Malaysia.

    IFleet is a B2B solution designed for commercial vehicles. This is the first IoT device introduced by Digi among its range of connected vehicle offerings.

    Ifleet: « the most robust all-in-one solution in the market » (Medilife)

    • Medilife is is a unit under Sri Tanjung Medicare Malaysian care center which operates five ambulance. It is the first professional ambulance service providers in Penang Island, in the Malay Peninsula.
    • IFleet is a fleet tracking service provided by Digi in partnership with CSE in Malaysia, a group specializing in communications and security electronics technology within the automotive industry.

    .

    A system to alert ambulances closest to the distress zone

    Currently, the average waiting time for an ambulance is fifteen minutes. Thanks to iFleet the company expects to significantly reduce response times .

    By using the device, Medilife’s central office could potentially flag roads that have high probability of accidents and alert ambulance drivers to safer routes while also tracking other parameters such as vehicle speed and driving behavior.

    « Now Medilife’s central office can alert ambulances nearest to the distress area and estimate the time of arrival, elements that can make a crucial difference in an emergency, » said Dr A. Rasheed Ahamed , executive director of Medilife.

    A device easy to integrate and use

    Digi’s chief digital officer Praveen Rajan said iFleet is easy to integrate and easier to use than traditional GPS systems, which are often bulky and difficult to install in vehicles such as ambulances.

    « Being more efficient in running your fleet means maximising usage of your current fleet to improve arrival times, and possibly taking on more jobs without increasing the number of vehicles you own, » he said.

    RM1 million to help more SMEs digitize their fleet

    Mr. Praveen said in mid-December that iFleet is giving away RM1 million (€207,600, US$ 253,800) through a fleet transformation fund which seeks to help more small-medium enterprises digitize their fleet with iFleet’s intelligent tracking solution.