Medtech

  • Etude : des patients BPCO bénéficient des services d’un robot à domicile (JMIR)

    Une meilleure adhésion au traitement et davantage d’exercice physique, tels sont les résultats positifs de l’utilisation d’un robot chez des patients souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). D’après l’étude* pilote publiée le 13 février 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), ces bénéfices dans la prise en charge n’auraient en revanche pas d’impact sur le taux d’hospitalisation de ces patients.

    Des preuves d’efficacité des robots d’assistance 

    Les robots d’assistance pourraient aider à lutter contre l’isolement de certains malades et améliorer leur qualité de vie. Des preuves scientifiques commencent aussi à démontrer que cette forme de soins à distance réduirait le coût de la prise en charge médicale des patients chroniques dans les zones rurales. Grâce à leur présence, les robots d’assistance seraient plus efficaces que tout autre dispositif technologique pour améliorer la compliance au traitement.

    Des chercheurs néozélandais ont donc décidé de conduire une étude pilote pour évaluer la faisabilité, l’efficacité clinique mais aussi économique de la mise en place d’un robot d’assistance chez des patients souffrant de BPCO. Ces derniers ont effet tendance à faire trois exacerbations par an, qui entraînent bien souvent des hospitalisations. Et le taux d’adhésion au traitement n’est que de 50% chez ces patients chroniques. Les auteurs de l’étude ont inclus des patients âgés, issus de zones rurales, et notamment des peuples Maoris.

    Les multiples missions d’iRobot

    Quelque 60 patients ont été randomisés en 2 groupes : les uns recevaient un robot d’assistance à leur domicile pendant 4 mois, les autres appartenaient au groupe contrôle et bénéficiaient donc d’une prise en charge traditionnelle.

    Le iRobot robot devait remplir un grand nombre de fonctions :

    • mesurer la quantité d’oxygène dans le sang mais aussi le volume d’expiration forcée, la fréquence cardiaque mais aussi l’état mental grâce à un questionnaire ;
    • rappeler aux patients de prendre leurs médicaments et d’utiliser leurs inhalateurs ;
    • rappeler aux patients la nécessité de faire des exercices physiques ;
    • délivrer de l’information sur la BPCO au travers de vidéos ou de fenêtres pop-up ;
    • donner la possibilité aux patients d’utiliser la fonction « Je ne me sens pas bien » qui pouvait déclencher des examens cliniques par le robot et l’envoi de SMS à un soignant ;
    • faire un retour sur la situation du patient et sa prise de médicaments sur l’écran du robot.

    Le robot était relié à un système en wifi permettant de surveiller l’utilisation des inhalateurs. Des alertes se déclenchaient en cas de non-adhérence ou si l’enregistrement des constantes biologiques mettaient en évidence un problème. Et deux kinésithérapeutes étaient chargés de répondre à ces alertes.

    Résultats en demi-teinte

    Les patients ont réellement bénéficié de la présence d’un robot d’assistance pendant 4 mois :

    • le taux d’observance du traitement était de 48,5% contre 29,5% dans le groupe contrôle ;
    • les exercices de réhabilitation respiratoire étaient pratiqués plus fréquemment dans le groupe « robot » que dans le groupe contrôle ;
    • le coût total des soins d’hospitalisation étaient réduits de moitié grâce à l’intervention du robot d’assistance ;
    • le nombre de jours d’hospitalisation était sensiblement identique dans les deux groupes ; 
    • la qualité de vie n’a pas été améliorée significativement.

    Une technologie efficace contre l’isolement

    Par ailleurs, l’avis des patients sur la présence d’un robot a été recueilli : 19 patients sur 25 ont jugé l’expérimentation positive. Ils appréciaient le robot surtout parce qu’il leur rappelait de prendre leur traitement, parce qu’ils pouvaient faire des exercices avec le robot, mais aussi pour sa présence. Plusieurs patients ont apprécié sa « personnalité » et sa « compagnie ». Ils lui avaient d’ailleurs souvent donné un nom. Les patients qui ont le moins apprécié la présence du robot étaient aussi ceux qui, spontanément, suivaient le mieux leur traitement.

    Les chercheurs néozélandais estiment que l’étude a montré qu’un robot pouvait être utile chez des patients atteints de BPCO et ayant des difficultés d’observance. Même si – ils le reconnaissent eux-mêmes-, l’échantillon est trop peu important pour apporter une preuve irréfutable. En fait, l’idéal serait que les malades puissent bénéficier de la présence d’un robot dès l’hôpital afin qu’ils puissent s’adapter à sa présence. Enfin, bien que le principal résultat de l’étude soit négatif (le nombre de jours d’hospitalisation), le robot d’assistance rompt l’isolement pour nombre de malades.

  • 10 Md d’€ : le marché potentiel de l’adaptation de l’habitat à la perte d’autonomie (Etude Les Echos)

    Le marché français de l’adaptation de l’habitat à la perte d’autonomie des personnes âgées est « très prometteur », selon l’étude Les Echos Etudes parue en février 2018. Il bénéficie de fondamentaux de croissance  solides liés aux besoins croissants conjugués au souhait des aînés de rester le plus longtemps possible dans leur domicile.

    Tous les acteurs cherchent à développer des services innovants. Ainsi, avec l’avènement du plug and play et le développement des NTIC, les systèmes connectés à vocation de prévention et de suivi de la personne âgée en perte d’autonomie se multiplient. « Un écrémage va avoir lieu car certaines solutions sont redondantes », pointe l’étude qui a repéré, à côté des acteurs traditionnels du monde du bâtiment, des équipementiers, des spécialistes de la domotique et de l’adaptation de l’habitat tels Legrand, Somfy et Schneider Electric mais aussi des acteurs des NTIC comme Google et Orange et de nombreux pure players de la téléassistance et de la santé connectée (Bluelinea, Visiomed, Présence Verte, SeniorAdom, Vitaris, Filien Ecoute ADMR, etc.) qui se positionnent pour proposer des solutions.

    Le marché de l’adaptation de l’habitat potentiel pourrait concerner environ deux millions de logements (d’après l’Anah). Dans la mesure où le coût minimum des travaux est de l’ordre de 5 000 euros, le marché potentiel serait de plus ou moins 10 milliards d’euros dans les années à venir, estime l’étude.

    Les facteurs de croissance :

    • L’intérêt croissant des personnes âgées pour l’adaptation de leur habitat et pour les produits et systèmes domotiques qui peuvent procurer un meilleur confort de vie à des seniors (notamment les plus jeunes générations) connectés ;
    • le soutien renforcé de l’agence nationale de l’habitat à l’adaptation de l’habitat des personnes âgées à la perte d’autonomie pour la fraction peu solvable de cette population (80 000 logements prévus);
    • l’ aide à la réalisation d’aménagements pour l’autonomie sous forme d’un crédit d’impôt universel à hauteur de 25% des travaux ;
    • la mise en place et le développement d’un écosystème des aides au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes et valides ;
    • l’essor des systèmes domotiques intégrés dans les maisons connectés dans un proche avenir.

    Le marché de l’adaptation de l’habitat au centre de plusieurs métiers

    Le marché nécessite des compétences très diverses au long de la filière allant de la définition et de la réalisation des travaux d’aménagement des logements à la mise en œuvre de systèmes domotiques par des outils appropriés et au suivi et à la maintenance des systèmes. Par ailleurs, l’habitat adapté nécessite la mise en œuvre de services de télésurveillance, important pour le maintien des personnes âgées à domicile.

    Les prochaines étapes majeures

    De la maison connectée au quartier connecté

    La prochaine étape majeure des grandes évolutions techniques prévisibles est celle conduisant de la maison connectée au quartier connecté « à vocation communautaire », explique l’étude Les Echos. Ce concept fait déjà l’objet d’expérimentations pilotes (programme de Bouygues à Lille et à Issy-les-Moulineaux). La migration de l’habitat est organisée autour de trois notions :

    • « Smart home », soit la brique fondatrice de la maison connectée disposant d’infrastructures numériques compatibles avec l’installation de solutions domotiques intégrant de nouvelles innovations. Cette maison peut aussi disposer de certains aménagements physiques pour une clientèle spécifique (seniors, personnes handicapéss) ;
    • « Smart building » qui est un bâtiment connecté disposant d’une certaine autonomie énergétique. Il est sécurisé et intégré à son environnement urbain voire connecté aux autres bâtiments ;
    • « Smart grid » qui est l’objectif final de quartier en réseau dans lequel les différents composants (bâtiments résidentiels et tertiaires, transports publics) sont interconnectés permettant une gestion partagée des ressources communes telles que l’énergie et les transports publics. Le quartier est aussi animé par un réseau de communication interne fonctionnant au sein de la communauté locale. Ceci suppose l’intervention de plateformes de services travaillant pour cette communauté en collaboration avec des sociétés de téléassistance et des sociétés de services à la personne.

    Les révolutions techniques à moyen terme :

    • La commande vocale des applications domotiques et informatiques qui présente un intérêt pour élargir le marché en direction des consommateurs les plus réticents envers les NTIC. 
    • la conception puis la commercialisation de la robotique à domicile.

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  • Etude : un outil de e-santé repère les abus d’opioïdes mais ne modifie pas les comportements

    Un programme européen de e-santé créé pour lutter contre les overdoses aux opioïdes vient d’être évalué dans quatre pays. Le logiciel psycho-éducatif Orion (Overdose Risk Information) a démontré qu’il était capable d’identifier les personnes les plus à risques de faire une overdose. En revanche, cet outil de cybersanté ne parvient à influencer les comportements. Les résultats de cette étude* ont été publiés dans la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking à la fin de l’année 2017.

    Une épidémie d’overdoses aux opioïdes

    Chaque année, plusieurs centaines de personnes meurent d’une overdose aux opioïdes. En 15 ans, ces chiffres auraient fait un bon de 128%. En Europe, ce serait plus de 7500 personnes qui décèderaient ainsi. Si le vieux continent n’est pas aussi touché par l’abus d’opiacés que les Etats-Unis, le phénomène n’en est pas moins inquiétant. Des programmes de mise sous traitement de substitution se sont développés mais cette stratégie est insuffisante.

    Une sensibilisation accrue et une plus large information sur les facteurs de risque de surdosage peuvent aussi se révéler efficaces. Les consommateurs de substances ont en effet tendance à nier ou à ignorer les conséquences de leur usage abusif. C’est pourquoi des outils de cybersanté représentent un espoir. Accessibles, personnalisables, simples d’utilisation, ils permettraient de toucher un public de toxicomanes, rétifs aux actions traditionnelles de prévention.

    Une information e-santé pour modifier les comportements

    Un groupe de chercheurs européens a donc voulu évaluer l’impact à court-terme d’un outil psycho-éducatif innovant de e-santé qui délivre des informations sur les overdoses aux opioïdes. Ce programme appelé Orion (Overdose Risk Information) a été conçu pour aider les professionnels de santé à repérer les personnes les plus à risque d’overdose mais aussi pour informer les consommateurs de drogue sur leurs facteurs de risque et sur les moyens de changer leurs comportements afin de réduire ces risques. Grâce à un questionnaire très complet, Orion fournit une estimation du risque relatif de surdose d’opioïdes. Il est financé par la Commission européenne. 

    Dans le cadre de l’étude européenne, 170 personnes dépendantes aux opiacés qui étaient sous traitement ont été incluses dans quatre pays : Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Danemark. Pour évaluer la pertinence du logiciel Orion, les participants ont été interrogés sur trois points : avez-vous appris quelque chose sur les risques d’overdose grâce au programme ? Ces informations vous incitent-elles à modifier votre comportement ? Avez-vous trouvé le programme utile ?

    En outre, chaque participant était chargé d’évaluer le programme grâce à un outil validé et reconnu : le General Self-Efficacy (GSE) Scale ou échelle du sentiment d’auto-efficacité.

    Résultats

    • 52% des participants ont déclaré avoir appris un peu, voire beaucoup d’informations sur les risques d’overdose;
    • 43% ont déclaré qu’ils avaient l’intention de modifier un peu, voire beaucoup, leurs comportements;
    • 82% ont jugé le programme utile (56% un peu utile et 26% très utile).

    En revanche, l’utilisation de ce logiciel n’a pas eu d’impact sur chaque facteur de risques. Avant et après le programme Orion, chaque individu conservait le même nombre de facteurs de risques d’overdose aux opioïdes.

    Quel espoir malgré une étude négative ? 

    Par conséquent, l’étude se révèle négative. Aucune différence significative n’a été enregistrée concernant le principal critère de jugement, à savoir l’auto-efficacité. Les auteurs de l’étude estiment malgré tout que cet outil de e-santé a sa pertinence. Tout d’abord, « les participants ont signalé un impact positif de l’outil en termes de nouvelles connaissances, d’intention de changement et d’utilité, soulignent les chercheurs. Par ailleurs, plus une personne cumulait les facteurs de risque, moins Orion était efficace. « On pourrait donc soutenir qu’ORION est certainement capable d’identifier les sujets qui ont le plus besoin de réduire leurs facteurs de risque modifiables avec des interventions appropriées, » déclarent-ils.

    Un outil de e-santé ne peut visiblement à lui tout seul faire évoluer les comportements. En revanche, il pourrait aider soignants et patients à surveiller les facteurs de risque liés au mode de vie et ainsi à adapter les changements de comportement à ce profil en évolution. En effet, « les personnes dépendantes aux opioïdes négocient souvent avec elles-mêmes pour décider d’un niveau de risque approprié ». Avec Orion, ils pourraient le faire sur des bases plus solides. Le plus d’un tel outil de e-santé est en fait d’établir une estimation claire du risque d’overdose. Ainsi, la personne est sans doute plus motivée pour s’attaquer à sa consommation abusive.

  • Merck lance un programme de coaching comportemental à destination des diabétiques

    La laboratoire pharmaceutique allemand Merck a annoncé fin janvier 2018 sa volonté de lancer un programme d’accompagnement à destination des patients diabétiques dans plusieurs pays du monde, non dévoilés à ce jour. Il s’agit d’un programme mis au point par la société américaine Blue Mesa Health qui combine un accompagnement à distance et un soutien par une communauté de pairs grâce à l’usage des outils connectés.

    Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de Merck de proposer un portefeuille complet de services de gestion du diabète, allant du médicament jusqu’au suivi afin d’avoir un meilleur impact sur l’état de santé du patient.

    Blue Mesa Health est une société américaine fondée en 2015 et dont le produit phare est un programme d’une durée d’un an, nommé « Transform programme ». Cette solution repose sur un ensemble d’objets connectés, pèse-personne et autres objets permettant de suivre l’activité du patient, qui recueillent des données qui sont centralisées via l’application dédiée.

  • 25 applis en e-santé contrôlées par la DGCCRF : quelques manquements relevés

    La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené une enquête rendue publique début janvier 2018 afin d’examiner le contenu de 25 applications en e-santé.

    L’autorité de contrôle a identifié les opérateurs sur ce marché, vérifié le respect des règles d’information générale du consommateur et plus spécifiquement celles de la vente à distance et celles relatives à la collecte de données personnelles.

    L’enquête a également permis de vérifier les allégations des applications contrôlées. Des manquements ont été relevés sur les informations précontractuelles exigées en matière de vente à distance.

    Des applications liées au bien-être et à des pathologies contrôlées

    Les services de la DGCCRF ont effectué des contrôles sur des applications qui proposent un accompagnement et des conseils de remise en forme, d’exercice, de régime alimentaire par le biais d’un suivi de paramètres qui sont, selon les cas, renseignés directement par l’utilisateur, mesurés par les capteurs de l’appareil ou transmis par des objets connectés distincts. Certaines applications peuvent également apporter une aide au diagnostic médical. Leur nombre est estimé à plus de 100 000.

    Deux types d’applications peuvent ainsi être distingués :

    • les applications liées au bien-être : elles proposent un suivi de l’alimentation, du sommeil, du poids, du cycle féminin, des programmes d’exercices sportifs, la mesure de l’activité physique ou encore la mesure du rythme cardiaque. Elles fournissent des conseils, mettent à disposition des outils de calcul, de mesure et d’enregistrement de paramètres. Elles n’ont pas de finalités médicales ;
    • les applications liées à des pathologies : elles proposent un suivi, un diagnostic ainsi que des informations sur les maladies ou médicaments. Elles peuvent concerner des pathologies connues (diabète, psoriasis, etc.) ou être des outils d’aide au diagnostic (essentiellement informatif pour celles destinées au grand public).

    Information générale du consommateur : très peu d’anomalies constatées

    Les contrôles effectués devaient permettre de vérifier le respect des règles d’information générale du consommateur. Aucune anomalie n’a été constatée concernant l’identification des opérateurs. Les plateformes de téléchargement indiquent toujours le nom du développeur de l’application (ou de la société qui la propose) et une adresse mail de contact. Les autres informations prévues par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, comme l’adresse postale par exemple, sont généralement présentes dans le descriptif de l’application.

    Aucune anomalie n’a été relevée sur les allégations : les applications contrôlées ne vantaient pas d’effets bénéfiques sur une pathologie médicale (des notions générales sont plutôt évoquées, telles que « bien-être » ou « forme »).

    Les quelques manquements relevés concernaient les informations précontractuelles (informations devant être délivrées au consommateur avant la vente) exigées en matière de vente à distance, notamment celles relatives au droit de rétractation.

    La collecte des données : des référentiels à mettre en place pour orienter le consommateur

    Ces applis de santé destinées au grand public sont susceptibles de collecter des données plus ou moins sensibles : poids, tension, durée du sommeil, etc. Elles peuvent également avoir accès à « l’identité du téléphone », aux contacts, aux données de localisation ou encore à l’historique web. L’enquête indique que dans certains cas, l’accès aux éléments demandés ne paraît pas justifié par le fonctionnement de l’application.

    La majorité des applications contrôlées sont éditées par des sociétés qui ne sont pas établies en France, ni même dans l’Union européenne, ce qui les exclut du champ d’application de la loi Informatique et Liberté. 

    Selon l’autorité de contrôle, « sur un marché international, ouvert à tous et souvent gratuit, il serait pertinent de définir des standards portant sur la fiabilité des applications, notamment celle des mesures effectuées, et sur la protection des données ».

    Plusieurs sociétés ont déjà développé des référentiels fixant des critères éthiques, techniques, médicaux et réglementaires, à partir desquels elles évaluent les applications qui leur sont soumises par les éditeurs et qui leur permettent d’attribuer un label de qualité.

    Un secteur qui doit rester sous surveillance

    Le secteur des applications en e-santé restera sous surveillance, « en raison de l’opacité constatée autour de la question de la collecte des données », pointe la DGCCRF. Des investigations supplémentaires seront menées, notamment sur la fiabilité des mesures opérées par les objets connectés à ce type d’application. L’instance préconise également de mettre en place des référentiels permettant d’orienter les consommateurs dans leur choix.

  • Smart Hospitals : l’Asie-Pacifique en passe de devenir leader (Frost & Sullivan)

    Dans une étude parue en janvier 2018, Frost & Sullivan (F&S) affirme que l’Asie-Pacifique sera l’une des régions à la croissance la plus rapide au monde cette année dans l’industrie des soins : + 11,1 % en 2018 contre + 4,8 % en moyenne au niveau mondial. Selon le cabinet de conseil, le marché de l’APAC devrait atteindre une valeur d’environ 517 milliards de dollars US (421 Mds €) en 2018.

    La transformation numérique en cours et le développement du concept de « smart city » pousseront les hôpitaux à devenir des « hôpitaux intelligents », les pays d’Asie-Pacifique étant les moteurs de cette révolution, analyse F&S. Par ailleurs, des tendances clés telles que le développement du modèle XaaS créeront de nouvelles sources de revenus pour la durabilité future de l’industrie de santé et le cloud apparaîtra comme une solution centrale sur le web puisque les acteurs du secteur doivent améliorer dès à présent la flexibilité de leur mode de stockage de données.

    APAC : vers une transformation globale des business modèles

    La combinaison de l’adoption accrue des nouvelles technologies, de l’accès à des programmes de santé novateurs et de la prestation de soins en dehors des milieux hospitaliers traditionnels alimente la croissance annoncée, précise l’étude.

    Le développement de la health tech contribue à l’autonomie des consommateurs

    Au sein des pays d’Asie-Pacifique, plusieurs éléments persisteront au cours de l’année à venir, dont :

    • les transitions du point de vue réglementaire ;
    • la recherche de nouveaux business modèles ;
    • le développement des plateformes technologiques ;
    • l’évolution du rôle des consommateurs, de plus en plus autonomes ;
    • les opportunités de croissance pour les acteurs de l’industrie, notamment pour les groupes pharmaceutiques, les fabricants de technologies médicales, les fournisseurs de produits health tech et les fournisseurs de services de santé.

    Par ailleurs, les analystes s’attendent à ce que l’industrie se concentre davantage sur les résultats en matière de soins et aux modes de traitement centrés sur le patient.

    « Le rôle des consommateurs de soins change radicalement en Asie-Pacifique, souligne Rhenu Bhuller, associé à Frost & Sullivan. La technologie numérique permet l’accès à l’information et aux soins ; les consommateurs sont donc en mesure de choisir où, comment et par qui ils aimeraient être traités. Cela modifie tous les business modèles de la région. »

    APAC : 5 facteurs de croissance dans l’industrie des soins

    Karthik Rajan, responsable conseil au sein du pôle « Transformational Health » à F&S, met en avant cinq facteurs de croissance :

    1. L’expansion des hôpitaux continue de répondre à la demande dans les marchés émergents

    Cette évolution inclut le développement des hôpitaux ainsi que des chaînes de soins primaires intégrées et des cliniques spécialisées grâce à des partenariats et à la levée de fonds de capital risque.

    En plus de l’expansion des services de soins en dehors du milieu hospitalier, les autorités modifieront la réglementation au sein du secteur afin d’atteindre les objectifs de couverture et d’accès universels aux soins. Des changements auront également lieu du côté des assureurs de santé privés afin d’améliorer le bien-être des citoyens et de développer l’intervention précoce.

    2. Les assureurs privés allègent le poids financier lié à la mauvaise santé de la population

    Les fournisseurs privés d’assurance maladie expérimentent des plateformes numériques pour la gestion des maladies chroniques et le bien-être qui récompensent les patients adoptant des comportements sains et peuvent ainsi potentiellement réduire le coût global des soins.

    Ils investissent également dans des solutions InsurTech ainsi que dans des canaux de distribution innovants pour améliorer la pénétration du marché.

    3. La personnalisation des soins et la responsabilisation des consommateurs : clés du bien-être

    Le séquençage génétique appliqué directement aux consommateurs de la santé évolue vers des services et des solutions fournis par des sociétés telles que Prudential (Asie), iCarbonX (Chine) et Healthi (Inde), qui ont développé des systèmes d’interventions personnalisées pour améliorer le bien-être de la population. Par ailleurs, des entreprises comme Thorne Research (États-Unis) et Imagene Labs (Singapour) vont prochainement proposer en Asie-Pacifique des suppléments nutritionnels et des produits de soins pour la peau personnalisés, également sur la base d’un modèle centré sur un abonnement payant.

    4. La Chine et l’Inde alimentent le tourisme médical à l’étranger

    Le tourisme médical devrait également devenir plus important en 2018. Comprenant six des dix premières destinations touristiques médicales dans le monde, l’Asie-Pacifique sera la région à la croissance la plus rapide dans le tourisme médical en 2018 avec des taux de croissance supérieurs à 15 %.

    L’utilisation croissante des nouvelles technologies dans des domaines tels que la chirurgie mini-invasive ou la téléconsultation pour le suivi des patients avant et après un traitement sera également source de croissance.

    5. L’harmonisation de l’ASEAN

    En 2018, Singapour va assurer la présidence de l’ASEAN en se concentrant sur les thématiques de la « résilience » et de « l’innovation ». La cité-État cherchera à stimuler le e-commerce et à promouvoir le développement de « smart cities » dans la région.

    Les marchés de la santé bénéficieront considérablement de ces initiatives, en particulier si les questions sous-jacentes comme celles portant sur la protection des données et la cybersécurité sont activement traitées.

  • Smart Hospitals: Asia-Pacific to become leader (Frost & Sullivan)

    In a study published in January 2018, Frost & Sullivan (F&S) said that Asia-Pacific (APAC) will be one of the fastest growing regions in the world this year in the healthcare industry growing at 11.1% in 2018, compared to the global average of 4.8%. According to the consulting firm, the APAC market is expected to reach about US$517 billion (€421b) in 2018.

    The ongoing digital transformation and the development of the smart city concept will push hospitals to become « smart hospitals », with the Asia-Pacific countries driving this revolution, F&S analyzed. In addition, key trends such as XaaS model will create new sources of revenue driving future sustainability for the healthcare industry and cloud will emerge as a core solution on the web since all stakeholders need to expand storage flexibility.

    APAC: towards a transformation of every business models

    The combination of increased adoption of technology, access to innovative healthcare programs and delivery of care outside traditional hospital settings is fueling this growth, the study said.

    The development of health tech contributes to the autonomy of consumers

    Within the Asia-Pacific countries, several challenges are excepting to continue over the coming year, including:

    • Regulatory transitions;
    • Search for new business models;
    • Emerging technology platforms;
    • Evolving role of consumers;
    • Growth opportunities for industry players including pharmaceuticals, medical technology manufacturers, digital health suppliers and healthcare service providers.

    In addition, analysts expect increased industry focus on healthcare outcomes vs cost and patient-centric treatment pathways.

    « The role of healthcare consumers is changing dramatically in Asia-Pacific, » says Rhenu Bhuller, partner at Frost & Sullivan. « Digital technology enables access to information and care; hence consumers are able to choose where, how, and by whom they would like to be treated. This is changing every business model in the region. »

    APAC: 5 growth factors in the healthcare industry

    Karthik Rajan, head of consulting for the Frost & Sullivan Transformational Health practice, offers five growth drivers:

    1. Hospital expansion will continue to meet demand in emerging markets

    This evolution includes development of hospitals as well as integrated primary care chains and specialty clinics through partnerships and venture funds.

    In addition to expansion in points of care outside of the hospital setting, there will be shifts in policy makers’ appetite for regulatory transformation to support goals for universal healthcare coverage and access and in private health insurers driving wellness and early intervention.

    2. Private health insurers to ease financial burden of ill-health

    Private health insurance providers are experimenting with digital platforms for chronic disease management and wellnessthat reward patients for healthy behaviors and can potentially reduce the payout burden at a population level.

    They are also investing in InsurTech solutions and innovative distribution channels to improve market penetration.

    3. Personalized care and consumer empowerment are the keys to wellness

    Direct-to-consumer gene sequencing is moving towards services and solutions provided by companies such as Prudential (Asia), iCarbonX (China) and Healthi (India), which have developed personalized wellness interventions systems. Moreover, firms such as Thorne Research (USA) and Imagene Labs (Singapore) will soon be offering in Asia-Pacific personalized over-the-counter nutritional supplements and skin care products respectively, and that too on a subscription model.

    4. China and India to fuel outbound medical tourism

    Medical tourism is also expected to become more important in 2018. With six of the world’s top 10 medical tourist destinations, Asia Pacific will be the fastest growing region for medical tourism in 2018 with growth rates exceeding 15 %, the expert said.

    The increasing use of technology in areas such as minimally invasive surgery or tele-consultation for pre and post treatment follow up are providing further platforms for growth.

    5. Harmonization of ASEAN

    In 2018, Singapore assumes chairmanship of ASEAN, focusing on the themes of “resilience” and “innovation”. The city-state will target stimulating e-commerce and promoting development of « smart cities » in the region.

    Healthcare markets will benefit greatly from these initiatives, particularly if the underlying issues such as data protection and cybersecurity are actively addressed.

  • Appel à candidatures pour le MedTech Boston aux start-ups françaises de la medtech et de la e-santé

    Bpifrance, Medicen Paris Région, le French Tech Hub et le MedNest proposent d’accompagner les entreprises de la medtech (dispositifs médicaux, objets connectés et outils de diagnostic) et de la e-santé dans le Soft landing program de Medtech Boston, destiné à les aider à développer leurs solutions innovantes en Amérique du Nord.

    Ce programme permettra aux start-ups de définir leur stratégie d’entrée sur le marché, accroître leur visibilité et définir l’opportunité de marché, maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale américaine.

    Les critères de sélection des projets porteront sur :
    • l’équipe ;
    • l’innovation ;
    • le modèle économique adapté au marché américain ;
    • les capacités financières.

    La date limite de dépôt des dossiers est le jeudi 1er mars 2018.

    Le programme du MedTech Boston

    14 mars 2018 :

    • matin : atelier sur les modèles de remboursement et système de réglementation FDA  pour les technologies médicales aux États-Unis ;
    •  après-midi : pitch des candidats présélectionnés (5min) et sélection des 8 lauréats.

    16 avril 2018 : bootcamp préparatoire chez Bpifrance

    • acculturation ;
    • le marché américain ;
    • partage d’expérience ;
    • formation au pitch.

    23-27 avril 2018 : mission à Boston

    • remboursement et système de santé américain ;
    • stratégies de levée de fonds ;
    • sessions de mentoring ;
    • networking (teech meeting) et pitch ;
    • optionnel : participation au World Medical Innovation Forum sur l’IA organisé par Partners Healthcare avec la présence des C-level de Vertex, Philips, Siemens, GE Healthcare, J&J, etc. (23/24 avril).

    8-10 octobre 2018 : pitch au MedTech showcase des deux lauréats sélectionnés parmi les 8 ayant participé à la mission

  • L’AP-HP, Altran et echOpen signent un partenariat autour d’un échostéthoscope connecté à bas coût

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris – représentée par Martin Hirsch -, Dominique Cerutti, PDG d’Altran et Mehdi Benchoufi, président de l’association echOpen, ont signé mardi 30 janvier 2018 une convention de partenariat pour développer une sonde d’échographie (un échostéthoscope) en open source, connectée à un smartphone et à bas coût.

    Cet outil constitue une innovation importante pour la médecine générale et d’urgence en facilitant l’accès à l’imagerie diagnostique et en en assurant un usage aussi simple que celui du stéthoscope.
     
    La signature de cette convention constitue une première étape vers une coopération plus étroite qui aboutira à la formation d’un consortium dédié, alors que pour l’heure, elle induit que :
    • Altran met à disposition d’echOpen les compétences de ses experts dans différents domaines. Les ingénieurs d’Altran interviennent sur plusieurs sujets : la définition du produit, l’architecture globale, l’électronique, l’intégration et l’analyse des coûts ;
    • l’AP-HP accompagne le développement technique et clinique du projet echOpen en fournissant les ressources et compétences nécessaires en organisation médicale et hospitalière, en exploitation de données de santé et d’imagerie ainsi que les compétences règlementaires liées aux essais cliniques et au développement des dispositifs médicaux.

    Ce premier échostéthoscope open source est en test depuis mars 2016 à l’Hôtel-Dieu à Paris, où le « fab lab » echOpen est installé.

    Une sonde « low-cost » ouvrant de nouvelles perspectives

    Le fab lab associatif Echopen est né d’une nécessité de concevoir un dispositif d’échographie à bas coût permettant d’accéder facilement à l’orientation diagnostique. 

    À l’heure actuelle le nombre de patients accédant à l’examen échographique est largement insuffisant car cette ressource est volumineuse, coûteuse et d’usage largement réservé aux radiologues. Il existe des dispositifs ultra-portables, mais ils coûtent entre 6 500 et 12 000 euros.

    La sonde d’Echopen, « low-cost » et connectable directement à un smartphone, coûterait au final moins de 160 euros.

    Plus de 200 personnes – des médecins, acousticiens, électroniciens, codeurs, radiologues qui tous restent anonymes pour préserver le côté open source collectif du projet – ont travaillé au développement de l’échosthétoscope.

    Celui-ci devrait permettre un gain de temps dans les services d’urgence bien sûr, mais ouvrirait également de nouvelles perspectives aux généralistes en cabinet, dans les déserts médicaux ou dans le cadre de missions humanitaires, en permettant par exemple de séparer rapidement les cas de figures en fonction de leur urgence (catégorie urgence vitale, examens complémentaires ou fausses alertes).

  • Etude : la majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude* menée par des chercheurs grecs de l’Université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

    Des failles dans la protection des données sensibles 

    Collecter des données de santé est aujourd’hui à la portée des développeurs de la moindre application mobile. Des millions de data sur le sommeil, l’activité physique, la fréquence cardiaque, la pression artérielle et bien d’autres indicateurs de santé sont stockées par des applications mobiles gratuites et donc à la portée de tous. Alors que ces données sont sensibles, on pourrait s’attendre à ce que les applications mobiles de santé respectent les règles de sécurité et de confidentialité et les dispositions juridiques contraignantes en matière de protection des données pour garantir la confidentialité et la sécurité de ces data. Plusieurs études ont déjà mis en évidence de nombreuses failles en la matière. En 2016, la Commission européenne avait d’ailleurs réagi en élaborant un nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui sera applicable en 2018.

    20 applis santé passées au crible

    Quelques mois avant que le RGPD n’entre en application, des chercheurs grecs de l’Université du Pirée ont voulu faire un nouvel état des lieux. Ils ont donc évalué les risques concernant la sécurité et la confidentialité des données chez les 20 applications mobiles santé les plus populaires. Ils ont par ailleurs mené une procédure d’audit de conformité RGPD pour déterminer si ces applications sont conformes aux nouvelles exigences légales. Les applis sélectionnées devaient toutes être gratuites, en anglais, avoir été téléchargées au moins 100 000 fois et demander aux utilisateurs d’entrer des données personnelles ou de santé qui seraient transmises à un hôte distant. Elles appartenaient à l’une de ces 3 catégories : grossesse et développement du nouveau-né, agenda de santé, diabète et pression artérielle.

    La méthodologie des chercheurs reposait en fait sur 3 questions majeures :

    • Qui a accès aux données personnelles de l’application ?
    • Quelles sont les données exactes auxquelles chaque partie peut accéder ?
    • Quel est le niveau de sécurité de chaque canal de communication ?

    Les résultats de leurs investigations, publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers), révèlent de nombreuses failles en terme de sécurité et de confidentialité des données.

    Résultats

    • 20% seulement des applis mobiles de santé stockent les données en local, sur le smartphone de l’utilisateur ;
    • 50% des applis partagent les données personnelles (textes et images) avec des tiers ;
    • 50% des applis transmettent les données et gèrent les mots de passe des utilisateurs sans connexion sécurisée par protocole hypertexte HTTPS ;
    • Des accès non justifiés à l’agenda, au répertoire de contacts ou encore aux SMS étaient demandés par plusieurs applications ;
    • Un tiers des applis transmettaient des data avec la méthode GET au lieu de POST. Les données étaient donc en clair dans l’URL et non intégrées dans un formulaire et donc difficilement accessibles ;
    • 35% des applis communiquaient les données de géolocalisation à des tiers.

    Les auteurs de cette étude ont communiqué leurs résultats à chaque fournisseur d’applications. Et un an plus tard, ils ont vérifié si la situation s’était améliorée. Globalement, une nette amélioration a été enregistrée concernant les failles de sécurité et de confidentialité majeures. En revanche, les progrès étaient presque nuls pour les failles mineures.

    Loin de la conformité avec le RGPD

    L’audit de conformité au règlement européen sur la protection des données (RGPD) met également en évidence de nombreuses lacunes.

    • 11 applis sur 19 fournissent au moins une information relative à la politique de confidentialité des données ;
    • Une seule appli demande le consentement de l’utilisateur pour le recueil d’informations supplémentaires ;
    • 36% des applis offrent aux utilisateurs la possibilité de retirer leur consentement et ainsi d’effacer toute information précédemment consentie.

    Un appel aux développeurs

    En conclusion, une majorité des applications mobiles de santé passées au crible compromettent la vie privée de leurs d’utilisateurs. « Notre étude met en évidence de nombreuses lacunes majeures et mineures des applications m-santé », écrivent les chercheurs grecs. A leurs yeux, le manque de cryptage, l’utilisation de GET au lieu des requêtes POST pour la transmission de données sensibles et des pratiques de programmation non sécurisées sont quelques-uns des principaux problèmes de sécurité et de confidentialité que les développeurs doivent résoudre lors de la création d’applications. Le profilage des utilisateurs, que ce soit à des fins de publicité ou de marketing ou pour la surveillance du comportement des utilisateurs, est un problème de confidentialité supplémentaire qui doit aussi être pris en compte pour garantir la confidentialité des utilisateurs.