Medtech

  • Une étude clinique menée avec eCO suggère un intérêt pour les applis d’accompagnement en oncologie

    Les résultats de l’étude menée sur l’application e-Cediranib-Olaparib (eCO) et publiés dans la revue JCO Clinical Cancer Informatics le 16 juillet 2018 suggèrent un intérêt grandissant pour les solutions digitales d’accompagnement en oncologie.

    eCO, dispositif d’accompagnement des patientes souffrant d’un cancer de l’ovaire platino-sensible récidivant de haut grade traité par l’association Cediranib-Olaparib, a été développé par Voluntis en partenariat avec AstraZeneca et l’Institut national du cancer (INCA). L’application a été conçue pour faciliter le suivi et la notification des effets indésirables liés au traitement par cette nouvelle bi-thérapie. L’immunothérapie par ces deux molécules, dont l’association est encore en phase de test, peut en effet entraîner l’apparition d’une hypertension artérielle et de diarrhées profuses causant une baisse de l’observance et nécessitant parfois une modification de la posologie ou un arrêt du traitement.

    L’étude visait en particulier à évaluer la faisabilité, la facilité d’utilisation et la satisfaction des patientes utilisant eCO. Aussi, au cours de l’investigation, les utilisatrices ont saisi leurs données puis reçu en temps réel des recommandations de traitement de leurs symptômes. Leurs données étaient simultanément transmises à l’équipe soignante alors à même de suivre l’évolution du traitement par l’intermédiaire d’un portail web.

    Les résultats ont montré que la solution eCO a permis aux soignants de répondre rapidement aux symptômes rapportés par les patientes, d’où l’expérience positive (statistiquement significative) exprimée par celles-ci. Elles ont en outre précisé que l’utilisation de l’application leur donnait l’impression de pouvoir davantage participer à leur prise en charge et communiquer avec l’équipe médicale. 
    « La publication de ces résultats cliniques dans la revue JCO Clinical Cancer Informatics suggère qu’il existe un intérêt grandissant pour les solutions digitales d’accompagnement des patients en oncologie. […] Nous sommes certains que les thérapies digitales feront un jour partie des pratiques standards en oncologie clinique », a ainsi déclaré Pierre Leurent, directeur général de Voluntis (communiqué).

  • Grands prix de l’innovation 2018 : des projets de e-santé pourront être présentés pour la 1ère fois

    La mairie de Paris et Paris&Co ont lancé le 15 juin 2018 la 17ème édition des Grands prix de l’innovation de la Ville de Paris. Cette année, pour la première fois, le concours compte une catégorie « e-santé » : les porteurs de projets innovants relevant de la santé numérique pourront candidater au prix.

    Le concours, organisés par Paris&Co, vise à soutenir le développement de petites entreprises indépendantes et innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance et de récompenser celles qui contribuent, par leur innovation, à améliorer la vie de la cité et à développer le tissu économique parisien.

    Les prix, soit une dotation de 12 000 euros par catégorie, seront remis aux lauréats le 11 décembre 2018 lors d’une cérémonie.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre avant le 22 août 2018 à midi.

    Candidatures et recevabilité

    Dans la catégorie e-santé, toute entreprise indépendante de moins de 5 ans au 11 décembre 2018 et ayant un établissement situé en Île-de-France peut participer à ce grand prix. Les candidats des éditions précédentes peuvent concourir, à l’exclusion des entreprises lauréates. De plus, chaque société candidate ne peut présenter qu’une seule candidature par an.

    Concernant les innovations de e-santé admises à concourir, ces dernières résident dans le développement de solutions ou produits contribuant notablement à une amélioration du suivi du patient, du parcours de santé, des pratiques de soins, de la relation au patient, de l’observance ou de la prévention et de l’éducation à la santé. La solution, qui doit être technologique ou de services, peut être classée dans une ou plusieurs des catégories suivantes :

    • équipements médicaux ;
    • instrumentation ;
    • prestations de services dans le secteur de la santé ;
    • dispositifs de prévention ;
    • accompagnement de la dépendance, du vieillissement ou du handicap ;
    • relation au patient ;
    • bon usage du médicament (médicaments de prescription complexe) ;
    • information, et suivi vaccinal ;
    • imagerie médicale, partage de l’image et exploitation de l’image ;
    • amélioration du rôle et de la place de la médecine de ville et de la pharmacie d’officine.

    Critères d’évaluation

    L’évaluation des projets s’appuie sur :

    • le caractère innovant de la technologie ou du service proposé ;
    • la viabilité économique du projet et son potentiel de création d’emplois ;
    • l’apport du projet à la Ville de Paris en termes d’utilité sociale, écologique et économique ;
    • la qualité (cohérence, etc.) de l’équipe.

    Calendrier de l’appel à projets

    • 15/06/2018 : Lancement de l’appel à projets
    • 22/08/2018, à 12h : Clôture des dépôts de projets
    • 15/10/2018 : Annonce des finalistes
    • 11/12/2018 : Cérémonie de remise des prix

    Prix

    Chaque lauréat d’une catégorie recevra une dotation de 12 000 euros.

    Les dotations seront remises aux lauréats issus de sociétés ou organisations encore actives au 11 décembre 2018 et lors du versement de la dotation, soit 3 mois après l’annonce de l’identité des lauréats.

  • Ophtalmologie : la start-up française Tilak obtient un marquage CE pour son serious game Odysight

    Tilak Healthcare, une start-up française spécialisée dans les serious games et appartenant au réseau du studio de démarrage iBionext, a annoncé le 14 juin 2018 l’obtention du marquage CE pour Odysight, son premier jeu mobile médical visant à améliorer la surveillance des paramètres visuels des patients souffrant de maladies de la rétine. « Une étape clé dans le développement de la société », commente Édouard Gasser, son directeur général.

    Tilak va ainsi pouvoir lancer la phase de bêta-test auprès d’un échantillon d’ophtalmologistes en France et au Royaume-Uni.

    Odysight est désormais disponible sur l’App Store et sur Google Play, uniquement sur prescription médicale.

    La fréquence des tests réalisés via l’application est prédéfinie par l’ophtalmologiste, qui a la possibilité de suivre en temps réel l’évolution des paramètres visuels du patient par le biais d’un tableau de bord en ligne. Le spécialiste reçoit une alerte si le dispositif détecte un changement de ces paramètres.

    Odysight : Un puzzle numérique

    Odysight se présente sous la forme d’un puzzle numérique spécialement conçu pour smartphone et tablette.

    Objectif : aider le personnage Iris « à rassembler les pièces manquantes des mondes brisés et [combattre] à ses côtés pour vaincre les ombres » (site officiel). Au fur et à mesure de son avancement dans le jeu, le patient découvre un monde fantastique composé de puzzles dynamiques à recomposer.

    Caractéristiques principales du dispositif

    • L’application a été pensée par des médecins et élaborée par des professionnels du jeu vidéo ;
    • les pathologies ciblées sont les maladies de la rétine. « La rétine est composée d’un grand nombre de cônes (photorécepteurs) qui permettent une vision précise, explique Tilak sur son site. C’est cette zone centrale de l’œil qui est détériorée dans certaines pathologies comme par exemple dans le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou de la rétinopathie diabétique. » ;
    • le dispositif suit l’évolution de paramètres établis par l’ophtalmologiste à partir de la qualité de la vision de l’utilisateur (acuité visuelle de près, sensibilité aux contrastes, présence et évolution de scotomes – lacune dans le champ visuel en raison de l’insensibilité de certains points de la rétine – ou de métamorphopsies – trouble de la vision se manifestant par une déformation des images) ;
    • il réunit les qualités des serious games innovants : simple à appréhender et à utiliser, rythme adapté en fonction du profil de chaque patient, direction artistique novatrice, mise à jour régulière.

    Tilak, acteur prometteur sur le marché des jeux mobiles médicaux

    Fondé en 2016 à Paris, Tilak Healthcare est une entreprise de l’écosystème iBionext, qui accompagne le développement de sociétés innovantes dans le secteur de la health tech.

    Elle est spécialisée dans la santé digitale et plus précisément dans le déploiement d’une plateforme technologique disruptive de jeux mobiles prescrits par les professionnels de santé pour l’accompagnement des personnes atteints de maladies chroniques.

    En mars 2017, Tilak avait annoncé avoir recueilli 2,5 millions d’euros auprès de iBionext Growth Fund, le fonds de capital risque de iBionext. Cette somme lui avait permis d’augmenter le nombre de ses collaborateurs et de mieux préparer l’essai clinique d’Odysight.

  • Influence For Health : une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux, le 20 septembre 2018

    Le jeudi 20 septembre 2018, l’agence digitale de communication RCA Factory et le média Buzz e-santé organisent Influence For Health, une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux.

    Ce rendez-vous sera rythmé par 5 keynotes de 10 minutes, dont l’une d’entre elles sera consacrée à la manière dont les influenceurs peuvent jouer un rôle déterminant dans les perceptions d’une maladie, ici l’endométriose (intervenante : Chrysoula Zacharopoulou, présidente d’Info endométriose).

    L’événement bénéficie du soutien institutionnel d’Orange Healthcare.

    Programme

    19h00 :

    Accueil.

    19h15 :

    5 keynotes de 10 minutes réalisées par des praticiens, des patients ou des professionnels du secteur :

    • #1 Les tendances 2018 des influenceurs santé, par Rémy Teston, fondateur de Buzz e-santé et David Réguer, directeur de RCA Factory.
    • #2 Comment les influenceurs peuvent-ils contribuer à modifier les perceptions de la maladie ?, par Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et chirurgienne, présidente d’Info endométriose : 
    • #3 Julie Meunier, créatrice des Franjynes : Comment son blog et Facebook l’ont aidée à devenir une vraie partenaire de soins à part entière ? 
    • #4 Dans Ton Corps, le youtubeur qui vulgarise la santé et le corps humain (sous réserve de confirmation).
    • #5 Douze février (compte Instagram de Julie Bourges, gravement brûlée le 12 février 2013) : Comment Instagram lui a permis de se libérer (sous réserve de confirmation).

    20h15 :

    Networking musical.

  • Italie : Europ Assistance lance MyClinic, plateforme de télémédecine basée sur l’IA BewellCheck-up

    Visiomed Group, entreprise française spécialisée dans l’électronique médicale, a annoncé le 17 juillet 2018 le lancement en Italie de MyClinic, la nouvelle offre de consultation médicale virtuelle d’Europ Assistance.

    Basée sur l’intelligence artificielle (IA) de BewellCheck-up (Visiomed), MyClinic est une plateforme web de santé digitale spécialement conçue pour les clients particuliers d’Europ Assistance en Italie et disponible sous forme d’abonnement (MyClinic Classic : 5,50 €/mois ; MyClinic Illimité : 9,90 €/mois).

    L’offre proposée par MyClinic :
    • consultations gratuites avec des médecins généralistes et spécialistes ;
    • accès illimité à BewellCheck-up (système d’analyse des symptômes) ;
    • accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et des examens médicaux ;
    • stockage des données de santé actuelles et passées (antécédents médicaux) sur un seul dossier numérique, disponible sur la plateforme.

    Visiomed avait annoncé en octobre 2017 un accord avec Europ Assistance en Italie, qui avait choisi d’exploiter l’expertise technologique du groupe pour mettre en œuvre son nouveau service digital.

    Europ Assistance propose 2 types d’abonnement en Italie

    1. MyClinic Classic : 5,50 €  par mois

    Comprend :

    • 1 profil ;
    • 3 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 3 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    2. MyClinic Illimité : 9,90 € par mois

    Comprend :

    • jusqu’à 6 profils ;
    • 100 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 100 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    Europ Assistance domine actuellement le marché italien de l’assurance avec plus de 650 000 personnes protégées et plus de 21 millions de personnes assistées depuis 1968, année de création de la filiale italienne du groupe français.

    La succursale italienne propose également ce nouveau service de e-santé à d’autres secteurs d’activité.

    BewellCheck-up : une IA pour analyser rapidement les symptômes

    En 2014, Visiomed Group – basé à Paris et à Boston – est devenu le premier laboratoire d’électronique médicale à intégrer le marché de l’IoT en lançant une série unique d’objets de santé connectés sous la marque BewellConnect®.

    Un système reposant sur 1 100 diagnostics

    BewellCheck-up est un système d’intelligence artificielle et de médecine algorithmique qui repose sur 350 diagnostics de médecine d’urgence et 750 diagnostics de médecine générale. Il a été développé avec une équipe de médecins urgentistes spécialisés dans l’aide à la décision médicale depuis plus de trente ans.

    L’intelligence artificielle de BewellCheck-up permet aux clients d’Europe Assistance d’obtenir des réponses rapides sur leur état de santé. Par le biais d’un questionnaire médical personnalisé en ligne accessible via smartphone, tablette ou ordinateur, ils peuvent faire analyser leurs symptômes (symptom checker Check-up) en cas de besoin. Le système mesure le degré de gravité de la situation et propose une orientation diagnostique, grâce à laquelle l’utilisateur saura s’il a besoin de consulter un médecin en urgence ou non.

  • Éthique : les experts s’interrogent après l’autorisation par la FDA du 1er comprimé connecté

    Quelques mois après que la Food and Drug Administration (FDA) ait approuvé le premier médicament numérique au monde, un comprimé antipsychotique (Abilify MyCite) qui envoie un signal au smartphone auquel il est connecté une fois qu’il a atteint l’intestin du patient, les experts de la e-santé s’interrogent sur les conséquences éthiques du développement des comprimés intelligents.

    Dans une analyse publiée début juillet 2018, Metro World News fait le point sur les opinions qui émergent dans le secteur. Si de nombreux spécialistes pensent que ces « smart » comprimés pourraient considérablement améliorer la qualité des services de santé en permettant de suivre l’état d’un patient en temps réel, voire de prévenir certaines maladies, d’autres sont plus nuancés, doutant de leurs effets supposés révolutionnaires et surtout des réactions des patients, soucieux de la protection de leurs données privées.

    Pour y voir plus clair, Health & Tech Intelligence a regroupé les principaux avis recueillis par le média international auprès d’experts américains.

    Médicaments connectés : une efficacité à nuancer

    L’objectif premier du comprimé connecté approuvé en novembre 2017 par la FDA est d’améliorer l’observance thérapeutique.

    Cependant, les acteurs de la santé manquent de recul pour connaître l’effet réel qu’engendrera la technologie utilisée pour Abilify MyCite. « Plusieurs patients décident sciemment de ne pas prendre leurs médicaments à cause des effets secondaires ou parce qu’ils croient ne plus en avoir besoin », indique notamment Metro World News.

    « Leur succès dépend de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée » (Paul Appelbaum)

    « Les médicaments intelligents sont surtout utilisés chez les patients atteints de maladies et de troubles qui les rendent susceptibles d’oublier de prendre leur médication, en début d’Alzheimer par exemple, explique Paul Appelbaum, directeur de la division du droit et de l’éthique au département de psychiatrie de l’Université Columbia (New York). Ces médicaments pourraient aussi permettre aux médecins de découvrir les oublis de leurs patients et de leur rappeler l’importance de prendre les médicaments. Mais leur succès dépend grandement de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec cette idée. »

    « Il existe un potentiel énorme » (John Torous)

    « Il existe un potentiel énorme, analyse de son côté John Torous, du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Harvard. Grâce à des recherches éthiques soignées et à l’implication de la communauté de patients, l’arrivée de médicaments comme MyCite a le potentiel d’aider les gens à éviter de nouvelles hospitalisations. »

    Et d’ajouter : « Ce nouveau type de médicaments a également un potentiel énorme pour les maladies qui ne sont pas liées à la santé mentale. Les informations personnalisées en temps réel sont précieuses dans presque n’importe quel cas. »

    Médicaments connectés et protection de la vie privée

    Le « cœur » du problème (Dolores Malaspina)

    L’utilisation de médicaments connectés pose par ailleurs question en ce qui concerne l’usage des données patients, certains particuliers craignant une récupération commerciale de leurs informations personnelles.

    « La vie privée est au cœur des problèmes, insiste Dolores Malaspina, psychiatre à l’école de médecine Icahn de l’hôpital Mount Sinai (ISMMS), à New York. Le fait de prendre des médicaments monitorés peut sembler restrictif et intrusif. Mais pour certains patients, la simple prise de médicaments [classique] est gage d’indépendance. Sans certains traitements, des personnes aux prises avec des problèmes de mémoire ou d’organisation devraient être hospitalisées ou recourir à une assistance dans leur vie de tous les jours. »

    « La question du contrôle est importante ici. Les droits des patients, y compris le droit de ne pas être médicamentés s’ils ne mettent pas leur vie ou celle des autres en danger, sont primordiaux. Des diagnostics ont été posés à tort envers des prisonniers politiques par le passé. »

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité » (Paul Appelbaum)

    Malgré ces interrogations d’ordre éthique, certains spécialistes de la santé se réjouissent du développement de ces nouvelles technologies, permettant d’améliorer les échanges entre les médecins et leurs patients mais aussi de proposer des thérapies plus adaptées aux besoins de la personne malade (meilleure gestion de la posologie).

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité dans le système de santé, estime  Paul Appelbaum. C’est parfait ainsi. Chaque avancée dans les soins offerts aux patients est bénéfique. »

  • Les nanotechnologies et l’impression 3D en santé parmi le top 10 des technos à suivre en Thaïlande

    Selon l’Agence gouvernementale thaïlandaise de développement des sciences et de la technologie (NSTDA), les technologies médicales, en particulier les nanotechnologies ainsi que l’impression 3D en métal à destination de l’industrie des soins font partie du top 10 des technologies à surveiller cette année en Thaïlande, a révélé le Bangkok Post dans une annonce publiée le 10 juillet 2018.

    Narong Sirilertworakul, président de la NSTDA, a déclaré que le secteur de la R&D avait le potentiel d’impacter positivement le développement social et économique du pays.

    3 technologies health tech prometteuses selon la NSTDA

    « La technologie de la santé est l’un des secteurs les plus avancés cette année », a déclaré Narong Sirilertworakul.

    7 des 10 tendances technologiques de 2018 ont été repérées dans le domaine de la santé, dont 3 plus précisément centrées sur la health tech :

    • des aiguilles nanométriques intelligentes dotées de capteurs pour obtenir des informations précises sur l’organisme du patient, tels que les niveaux de sucre dans le sang chez les personnes souffrant de diabète, permettant ainsi un suivi plus personnalisé ;
    • une technologie conçue à partir de nano-valves, un nouveau type de valves nanoscopiques, pour faciliter l’administration de médicaments par perfusion ;
    • l’impression 3D en métal pour les secteurs des soins, de l’aérospatiale et de l’automobile.

    Autres innovations en santé repérées :

    • The Wolbachia (anti-moustique).
      La solution est élaborée à partir de la bactérie appelée « Wolbachia » dans l’optique d’éliminer les moustiques, contribuant à réduire les maladies transmises de l’insecte à l’Homme telles que le paludisme.
    • Des vaccins comestibles.
      Il s’agit de vaccins administrables par voie orale fabriqués à partir de plantes transgéniques, conçus pour des produits pharmaceutiques qui utilisent l’Agrobacterium (genre de bactéries communes du sol étant pour la plupart des pathogènes des végétaux). Le procédé se veut plus rentable que le processus classique de vaccination et aussi plus pratique car il évite ainsi aux parents d’emmener leurs enfants à l’hôpital pour réaliser une injection.
    • Un dispositif qui se sert de lignées cellulaires (cellules « immortelles », c’est-à-dire qui peuvent être maintenues indéfiniment en culture) afin de mettre au point des tests de dépistage des drogues sans passer par une exploitation animale. Cette innovation favorise le développement d’une médecine plus personnalisée.
    • Une thérapie personnalisée qui utilise deux techniques : la création et la reprogrammation de cellules souches, combinées avec la conception génétique, pour l’établissement de traitements personnalisés.

    Les autres technologies à suivre, en dehors du champ médical :

    • La « cyber technologie et la technologie physique » : l’Internet des objets (IoT), les systèmes de communications et le cloud afin d’améliorer les systèmes de gestion de la ville ;
    • Les chatbots pour les smart-homes (maisons connectées), utilisés avec des enceintes intelligentes ou des assistants numériques et des robots de service, dont les chatbots de support client ;
    • La science des matériaux et les absorbeurs de son personnalisés.
  • Étude : la réalité virtuelle prouve son efficacité dans le traitement de l’acrophobie (Lancet Psy)

    Une thérapie automatisée délivrée grâce à la réalité virtuelle (RV) pourrait être une solution efficace pour la prise en charge de certaines troubles mentaux. Les résultats d’une étude* randomisée, publiée le 11 juillet 2018 dans le Lancet Psychiatry et menée par des chercheurs de l’Oxford University (Royaume-Uni), montrent qu’un coach de réalité virtuelle peut aider les personnes souffrant d’acrophobie à surmonter leur peur des hauteurs.

    La réalité virtuelle, une solution au manque de psychiatres

    La peur des hauteurs, appelée aussi acrophobie, touche 2 à 5 % de la population. C’est la phobie la plus fréquente. Très handicapante, cette peur n’est pourtant que rarement traitée. En fait, pour de nombreux troubles anxieux, les thérapies cognitives et comportementales ont fait la preuve de leur efficacité mais le manque de professionnels de santé formés limite l’accès à ces traitements. La réalité virtuelle représente donc une opportunité majeure pour faciliter la prise en charge de patients.

    Des chercheurs britanniques de l’Université d’Oxford ont mis sur pied un essai contrôlé et randomisé (lien ci-contre) incluant 100 personnes souffrant d’acrophobie depuis environ trente ans. Ils présentaient tous un score élevé au « Heights Interpretation Questionnaire » (« Questionnaire d’interprétation des hauteurs ») et ne recevaient aucun traitement psychologique.

    Tous les participants ont rempli le questionnaire au moment de l’inclusion, à la fin du traitement et quatre semaines après.

    Ils ont ensuite été randomisés en 2 groupes : l’un bénéficiait d’une prise en charge via la réalité virtuelle et le groupe contrôle ne bénéficiait d’aucun traitement.

    Un coach virtuel contre la peur des hauteurs 

    Les membres du groupe utilisant la réalité virtuelle ont suivi environ six séances de trente minutes pendant deux semaines, durant lesquelles ils portaient un casque de RV. Lors de la première séance, les participants ont discuté de leur peur des hauteurs avec le coach virtuel, expliquant ce qui a provoqué leur peur, comme par exemple la peur de tomber, de se jeter hors du bâtiment ou de son effondrement.

    Les participants pénétraient ensuite dans un immeuble de bureaux virtuels de dix étages et un grand atrium, où ils ont participé à des activités qui ont remis en question leurs phobies et les ont aidés à apprendre qu’ils étaient plus en sécurité qu’ils ne le pensaient. Ils devaient regarder une barrière de sécurité dont le niveau baissait progressivement, marcher sur une plate-forme au-dessus du vide, sauver un chat dans un arbre…

    Tout au long des activités, l’entraîneur virtuel encourageait les participants, ces derniers expliquaient ensuite ce qu’ils avaient appris de ces séances et s’ils se sentaient plus en sécurité qu’auparavant.

    L’expérience de réalité virtuelle reposait sur une application appelée « Now I can do Heights » (« maintenant, je peux affronter les hauteurs »), conçue spécialement par l’université d’Oxford pour les personnes souffrant d’acrophobie. Elle ne nécessite pas l’intervention d’un thérapeute réel. Les participants portaient également un casque équipé d’un microphone. 

    Résultats

    • Sur les 49 participants, 44 ont suivi l’ensemble des séances de réalité virtuelle.
    • À la fin du traitement, ces derniers ont tous constaté que leur peur des hauteurs avait diminué alors qu’aucun changement n’était notable dans le groupe contrôle.
    • Le score d’acrophobie mesurée par un questionnaire passait d’un stade sévère à modéré.
    • 34 des 49 personnes (70 %) étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.
    • 51 % des participants ont observé une réduction de leur peur d’au moins 75 %.
    • Au bout de 4 semaines, les effets du traitement par VR se maintenaient.
    • Aucun effet indésirable n’a été enregistré et le niveau d’inconfort lié à la réalité virtuelle était jugé comme faible.

    Des traitements automatisés pour des troubles plus sévères ?

    « Les thérapies de réalité virtuelle immersives qui n’ont pas besoin d’un thérapeute ont le potentiel d’augmenter considérablement l’accès aux interventions psychologiques, a conclu le Pr Daniel Freeman, professeur à l’Université d’Oxford. Nous avons certes besoin d’un plus grand nombre de thérapeutes qualifiés mais pour répondre à la forte demande de traitements de santé mentale, nous avons également besoin de solutions technologiques puissantes », a-t-il ajouté.

    « Comme on le voit dans notre essai clinique, les traitements de réalité virtuelle peuvent être efficaces et rapides. Grâce à notre automatisation unique de la thérapie à l’aide de la réalité virtuelle, il est possible d’offrir un traitement de très haute qualité à un plus grand nombre de personnes à un coût abordable. Et nous effectuons actuellement des tests cliniques pour savoir si l’automatisation du traitement psychologique en utilisant la réalité virtuelle fonctionne pour d’autres troubles de santé mentale. »

    4,5 millions d’euros pour évaluer la RV

    Dans un commentaire** associé à cette étude, Mar Hayward émet quelques doutes sur l’intérêt de la RV pour des troubles plus sévères, tels que des psychoses. « Le profil des patients inclus dans l’essai est très différent de celui que nous voyons dans nos services de santé mentale, par exemple, la plupart avait un emploi, souligne le chercheur britannique. Et comment les racines traumatiques des expériences psychotiques d’un patient pourraient-elles influencer l’engagement dans des situations menaçantes dans le monde virtuel qui pourraient être liées au traumatisme? »

    D’autres études devront être menées pour répondre à cette question. Mais le Pr Daniel Freeman a reçu une subvention de 4 millions de livres sterling (4,5 M €) de la part de l’Institut national de recherche en santé pour développer et évaluer les traitements de RV, notamment pour les patients atteints de psychose.

     

  • Guerbet et IBM Watson Health lancent le développement de solutions couplant IA et imagerie médicale

    Guerbet, entreprise française spécialisée dans les produits de contraste et de solutions d’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 la signature d’un accord conjoint exclusif avec la société américaine IBM Watson Health.

    Cet accord porte sur le co-développement d’une gamme à venir de solutions innovantes d’aide à la décision clinique, et en particulier de Watson Imaging Care Advisor for Liver, solution logicielle d’aide au diagnostic qui utilisera l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser la détection, la caractérisation, le suivi, la surveillance ainsi que la prédiction de la réponse thérapeutique du cancer du foie primaire et secondaire.

    Une solution logicielle d’imagerie adaptée aux pratiques…

    « L’imagerie est un domaine critique [du secteur des soins] dans lequel nous croyons que l’intelligence artificielle peut être utilisée pour élargir la vision des médecins afin qu’ils aient une plus grande confiance dans leurs décisions de diagnostic et de traitement », a déclaré dans le communiqué Silvano Sansoni, directeur général des ventes à IBM France.

    Watson Imaging Care Advisor for Liver fera partie d’une gamme d’outils d’aide à la décision basés sur l’analyse d’image pour aider les radiologues à établir des diagnostics et à prendre des décisions cliniques. La solution sera par ailleurs compatible avec tout système de visualisation PACS afin de faciliter son intégration directe dans les flux de travail des professionnels de santé.

    … applicable au diagnostic et au suivi du cancer du foie

    L’objectif est de proposer une solution dédiée aux pathologies du foie qui pourrait éviter de recourir à la biopsie, un acte invasif qui est classiquement nécessaire pour caractériser les lésions malignes.

    Le cancer du foie constitue un problème de santé publique de plus en plus fréquent et répandu à l’échelle mondiale. Selon les deux entreprises, l’utilisation de l’intelligence augmentée par les experts de l’imagerie médicale offre l’opportunité de faire face à ce défi.

    Le cancer du foie dans le monde

    Le cancer du foie est la seconde cause mondiale de décès par cancer (chiffre OMS), et le nombre de décès dus à la maladie représente la plus forte croissance des morts liées au cancer aux États-Unis (American Cancer Society). Par ailleurs, 83 % des cas de cancer du foie primaire surviennent dans les pays en développement (Fonds mondial de recherche contre le cancer).

    Le foie est également un foyer très fréquent de métastases, en particulier dans le cas des cancers digestifs, qui causent des métastases chez près de 50 % des patients.

    La plupart des cancers du foie primaire sont diagnostiqués par imagerie. Il s’agit d’un diagnostic complexe qui nécessiterait une meilleure caractérisation ainsi qu’une identification précoce des métastases afin d’augmenter les chances de guérison.

  • Wizvi : une appli soutenue par le laboratoire Mylan pour relier patients, pharmaciens et médecins

    Un peu plus d’un an après son lancement, l’application de mise en relation des patients et des professionnels de santé Wizvi (version améliorée de Doctorpocket) a été déployée dans toute la France auprès de :
    • 40 000 patients ;
    • 4 500 pharmaciens ;
    • 10 000 médecins, indiquait le 9 juillet 2018 David Bilfeld, fondateur de Doktorweb, entreprise toulousaine éditrice de Wizvi (source : CIO-online.com).
     
    L’un des points forts de l’outil numérique est sa fonctionnalité d’authentification forte, conçue par Inwebo, qui assure un niveau de sécurité important concernant l’accès aux données des utilisateurs. L’application bénéficie par ailleurs du soutien institutionnel du laboratoire Mylan.

    Les principaux objectifs de Wizvi concernent :
    • la facilitation des échanges entre les patients et les professionnels de santé (consultation des créneaux disponibles pour les consultations, prises de rendez-vous en ligne, etc.) ;
    • un gain de temps (envoi de l’ordonnance par le patient à sa pharmacie, envoi d’un message d’alerte de la part du pharmacien dès que le traitement est prêt à être récupéré en officine, etc.) ;
    • l’amélioration du suivi du traitement (rappels de prise du traitement envoyés par le pharmacien et envoi des informations par le patient confirmant la bonne prise du traitement).

    Un service d’authentification forte répondant aux exigences du RGPD

    Wizvi a choisi le service d’authentification forte d’Inwebo pour renforcer la sécurité de l’application. « Elle était simple, très facile à mettre en place et très réactive avec des API », déclare David Bilfeld.

    L’application répond ainsi à l’obligation de « security by design » du RGPD et aux exigences du référentiel PGSSI-S.

    Wizvi : un gain de temps et un meilleur suivi des traitements

    Wizvi a été conçu pour faciliter les échanges numériques entre les patients et les professionnels de santé.

    L’application permet principalement :

    • de mettre en ligne les horaires de consultations (médecins) / une consultation des créneaux disponibles des médecins / une prise de rendez-vous en ligne pour les médecins disposant d’un agenda en ligne ;
    • d’accéder à une information en temps réel du délai d’attente renseigné par le médecin ;
    • au patient de transmettre son ordonnance à sa pharmacie via smartphone ;
    • au pharmacien d’envoyer une alerte par message au patient dès que le traitement est prêt à être récupéré en officine ;
    • de programmer des rappels de renouvellement d’ordonnance (paramétrés par le pharmacien) ;
    • au patient de valider la bonne prise de ses médicaments et de partager ces données avec son pharmacien pour un meilleur suivi du traitement.

    Les professionnels de santé peuvent consacrer davantage de temps aux patients

    Par le biais de ce dispositif, les professionnels de santé peuvent gagner du temps dans la gestion de leurs rendez-vous, du flux dans leur salle d’attente mais aussi des tâches administratives et ainsi se concentrer davantage sur leurs échanges avec les patients.

    Quant aux pharmaciens, l’outil leur donne la possibilité de préparer en amont les ordonnances et donc de bénéficier de plus de temps pour conseiller les patients se présentant dans leur officine.

    Certaines fonctionnalités payantes pour les médecins et pharmaciens

    « Le service inclut des fonctionnalités gratuites pour l’ensemble des utilisateurs (le « service gratuit ») et certaines fonctionnalités payantes pour les médecins et pharmaciens (le « service payant ») dont les modalités sont prévues par des conditions particulières d’utilisation », indique Wizvi dans les conditions générales d’utilisation de l’application.

    • Le médecin peut en effet bénéficier de fonctionnalités complémentaires payantes, soit :
      • un service de téléphonie pour gérer son accueil téléphonique en direct et à distance par l’intermédiaire de l’application mobile ou le site web (choix entre l’activation d’un menu vocal, le renvoi des appels vers le secrétariat ou la prise en direct de l’ensemble des appels) ;
      • un service d’agenda numérique permettant aux patients de prendre leur rendez-vous médicaux en ligne.
    • Les pharmacies peuvent quant à elle accéder à des options complémentaires proposées dans le service payant afin de disposer d’un agenda en ligne.

    Le service payant est réglé sous la forme d’un abonnement mensuel (prix non divulgué par Wizvi).