Medtech

  • Royal Philips lance le 1er programme de soins intensifs de télémédecine au Japon

    Royal Philips a annoncé le 3 juillet 2018 avoir signé un accord avec la Showa University, au Japon, afin de lancer le premier programme de télémédecine en soins intensifs (eICU) au Showa University Hospital et au Showa Koto Toyosu Hospital.

    Le système utilise une technologie de pointe pour pallier la pénurie de médecins travaillant en unités de soins intensifs afin de surveiller les patients gravement malades sur plusieurs sites.

    Après le succès de dispositifs similaires sur le continent américain, au Royaume-Uni, en Australie et au Moyen-Orient, ce service de télémédecine a pour objectif de réduire les coûts, d’améliorer les revenus et la gestion de la capacité d’accueil dans l’ensemble du système mais aussi d’augmenter le volume de cas traités et de diminuer les taux de mortalité, « en s’appuyant sur la technologie pour soutenir l’accès aux médecins et infirmières hautement expérimentés, en particulier au Japon », a déclaré dans un communiqué le Pr Hiroshi Otake du Showa University Hospital.

    L’idée plus globale est de faire progresser la mondialisation des soins intensifs et apporter des progrès technologiques aux services de soins grâce à un programme de subventions pour les centres d’innovation mondiaux, financés par le gouvernement japonais.

    Fonctionnement du programme

    Le programme eICU de Philips permet la surveillance à distance en temps quasi réel des patients et une intervention précoce grâce à une technologie audiovisuelle avancée.

    Les algorithmes du système ont été élaborés pour prédire les détériorations de la santé des personnes suivies.

    Les experts situés en dehors de l’établissement de soins concernés peuvent ainsi, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, :

    • communiquer avec les soignants présents sur place par le biais d’une liaison vidéo en direct ;
    • surveiller en continu l’état du patient ;
    • délivrer leurs conseils pour établir le meilleur traitement possible.

    « Avoir un centre de soutien à distance centralisé permet de consolider et de normaliser les soins, de réduire les transferts tout en maximisant l’utilisation des lits et de rassurer le personnel travaillant au chevet des patients », a commenté dans un communiqué Hiroyuki Tsutsumi, P.-D.G. de Philips Japan.

    Le programme eICU de Philips intéresse des hôpitaux du monde entier

    Un partenariat entre un système de soins américain et un hôpital australien

    Ce n’est pas la première fois que Philips installe des unités de télémédecine dans les hôpitaux.

    En mai, le groupe néerlandais a conclu un partenariat avec Emory Healthcare, le système hospitalier le plus important d’Atlanta (Géorgie, États-Unis), pour créer un nouveau programme de surveillance à distance des unités de soins intensifs au Royal Perth Hospital, en Australie occidentale.

    Dans le cadre de cette alliance, les médecins et les infirmières en soins intensifs américains basés à Perth pourront fournir un soutien en direct aux patients située à Atlanta au cours de la nuit (il y a douze heures de décalage horaire entre les deux villes), moment de la journée où le nombre de professionnels de santé travaillant est le plus bas.

    eICU : « Une suite de soins et d’analyses centrée sur le patient et connectée »

    Les centres de santé virtuels sont de plus en plus nombreux à exploiter la technologie eICU au sein de leurs unités de soins intensifs dans l’optique d’améliorer les résultats cliniques, financiers et opérationnels de leurs services.

    « Les systèmes reconnaissent que la valeur des connaissances cliniques fondées sur la technologie est l’un des principaux moteurs de l’amélioration opérationnelle durable », indique Philips (communiqué).

    « Le programme eICU [développé par l’entreprise néerlandaise] fait partie d’une suite de soins et d’analyses centrée sur le patient et connectée, qui prend en charge les modèles de prestation de soins avancés, tant à l’hôpital qu’à la maison. »

    Principaux enseignements de l’évaluation des résultats du programme eICU (Philips) :

    • augmentation de 21 % du nombre de cas admis en unité de soins intensifs sans ajouter de lits ni de coûts supplémentaires ;
    • réduction de 20 % du taux de mortalité en ICU dans les zones de soins surveillées par l’eICU ;
    • économies de soins de près de 1 500 US$ (1 279 €) par patient au cours d’un épisode post-ICU de 60 jours [3];
    • réduction de 30 % de la durée de séjour des patients en réanimation.

    Philips a récemment publié en ligne un livre blanc (voir ci-contre) dans le cadre duquel a été mesurée la valeur de la surveillance à distance de l’ICU (télé-ICU).

  • Royal Philips launches the first tele-intensive care program in Japan

    Royal Philips announced on July 3, 2018 that it had signed an agreement with Showa University in Japan to launch the country’s first telemedicine intensive care (eICU) program at Showa University Hospital and Showa Koto Toyosu Hospital.

    The eICU uses advanced technology to address shortage of critical care expert physicians to monitor critically ill patients across multiple sites.

    Following the success of similar devices in the Americas, the United Kingdom, Australia and the Middle East, this telemedicine service aims to reduce costs, improve revenues and capacity management across the system but also to increase case volume and decrease mortality rates, « by leveraging technology to support access to highly experienced critical care physicians and nurses which is an ongoing challenge for hospitals internationally, especially in Japan, » said in a statement Pr Hiroshi Otake of Showa University Hospital.

    The broader idea of the eICU program is to advance the globalization of critical care and bring technology advancements to healthcare through a subsidy program for global innovation centers funded by the Japanese government.

    How the program works

    The eICU program created by Philips enables near real-time remote monitoring of patients and early intervention through advanced audiovisual technology.

    Algorithms of the system have been developed to predict deterioration in health.

    Remote experts have the ability, from wherever they are located, to:

    • communicate with bedside caregivers via live video link;
    • continuously monitor patient status;
    • give their advice to establish the best course of treatment.

    « Having a centralized remote patient support center provides the ability to consolidate and standardize care, reduce transfers while maximizing bed utilization, and reassure bedside staff, » Hirosuki Tsutsumi, CEO of Philips Japan, said in a statement. .

    The Philips eICU program is being used in hospitals around the world

    A partnership between a US hospital system and an Australian hospital

    This is not the first time that Philips installed telemedicine units in hospitals.

    In May, the Dutch group entered into a partnership with Emory Healthcare, the largest hospital system in Atlanta, Georgia (USA), to create a new remote intensive care unit monitoring program at the Royal Perth Hospital in Western Australia.

    As part of the alliance, US intensive care doctors and nurses based in Perth will be able to provide remote night-time critical care support to patients in Atlanta (there is a 12-hour time difference between the two cities), knowing there are less health professional working during the night shift.

    eICU: « A connected, patient-centered care and analytics suite »

    Virtual health centers are increasingly using eICU technology in their intensive care units to improve clinical, financial and operational outcomes of their services.

    « Such systems recognize the value of technology-enabled clinical insights is one of the primary drivers for sustainable operational improvement, » Philips said (release).

    « The (…) eICU program [developed by the Dutch firm] is part of a connected, patient-centered care and analytics suite that supports advanced care delivery models, both in the hospital and in the home. »

    Evaluations of the eICU performance outcomes include (Philips):

    • Increased intensive care unit case volume by 21% without adding additional beds or costs;
    • Reduced ICU mortality in eICU monitored care areas by 20%;
    • Generated care savings of nearly US$1,500 (€1,279) per patient across a 60 day post ICU episode;
    • Achieved a 30% reduction in ICU patient length of stay.

    Philips has recently published online a white paper (find the link attached) calculating the value of remote ICU monitoring (tele-ICU).

  • 7 solutions de e-santé parmi les 64 lauréats du palmares i-Lab 2018

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé par communiqué le 5 juillet 2018 le résultat du palmarès i-Lab 2018, 20ème concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

    La ministre Frédérique Vidal était présente lors de la remise de prix pour remercier son partenaire Bpifrance et féliciter les 64 lauréats, choisis parmi 383 candidats par un jury national présidé par Ludovic Le Moan, directeur général de Sigifox. Si tous les gagnants ont reçu une subvention pouvant aller jusqu’à 450 000 euros, 14 d’entre eux ont été distingués par un grand prix pour leur projet s’inscrivant dans l’un des dix défis sociétaux définis par l’agenda France Europe 2020.

    Les projets issus des domaines de la santé, du numérique et des matériaux ont prédominé, 7 participants ont été primés pour des projets de e-santé.

    Les 7 lauréats e-santé du palmarès i-Lab 2018

    Pour être récompensés, les candidats devaient avoir établi la preuve de concept de leur produit et être proches (juste avant ou juste après) de la création d’entreprise.

    L’analyse du profil des lauréats révèle par ailleurs :

    • un niveau de formation élevé (40 % sont docteurs et 30 % ingénieurs) ;
    • des situations professionnelles variées ;
    • une proportion de femmes (20 %) plus grande que lors des éditions précédentes du concours ;
    • une grande proximité avec la recherche publique.

  • Prendre soin des soignants : SPS lance une appli d’aide aux professionnels de la santé en souffrance

    L’association indépendante Soins aux professionnels en santé (SPS) a annoncé par communiqué le 6 juillet 2018 le lancement de l’application mobile « Asso SPS », outil d’aide et d’accompagnement des professionnels de la santé en souffrance au travail.

    Le déploiement de cette application répond, 18 mois après la mise en place de la plateforme nationale d’écoute SPS en novembre 2016, à une augmentation du nombre d’appels reçus par ce dispositif : SPS souhaite, au moyen de cette appli, faciliter le recours à une assistance psychologique adaptée aux soignants en situation de vulnérabilité.

    Contexte : toujours plus d’appels sur la plateforme SPS

    L’association SPS avait mis en place, en novembre 2016, une plateforme d’appels nationale accessible 24h/24 et 7j/7 via le numéro vert 0 805 23 23 36 à destination de tous les professionnels de la santé en souffrance au travail, qu’ils soient salariés d’un établissement, libéraux ou étudiants. Il s’agissait de mettre à  disposition de ces soignants une écoute, un soutien et éventuellement une orientation vers des consultations physiques avec un praticien (psychologue, un généraliste, psychiatres) ou vers des unités dédiées.

    À l’heure actuelle, les psychologues de la plateforme ont pris en charge plus de 2 500 appels de plus en plus fréquents : il existe un « réel besoin de soutien et d’accompagnement des professionnels en santé qui vont mal », en déduit l’association.

    Fonctionnalités de l’application

    Asso SPS, téléchargeable gratuitement et adaptée aux smartphone fonctionnant avec iOS ou Android, vise à faciliter le recours à un psychologue de la plateforme ainsi que l’accompagnement et le suivi du mal être des utilisateurs.

    En effet, l’association propose, au moyen de cette application :

    • de ne plus avoir à utiliser le numéro vert ;
    • de contacter des psychologues à tout moment et en tout lieu afin de bénéficier d’un soutien ou d’une orientation répondant à des principes d’accessibilité et de proximité ;
    • de choisir un psychologue en particulier : l’utilisateur est aussitôt mis en relation avec ce praticien sans délai d’attente et sans rendez-vous ;
    • de rappeler le même consultant pour bénéficier d’un accompagnement au long terme, d’un suivi personnalisé.

    Les services d’aide aux professionnels en souffrance de SPS

    Des services proposés par une structure indépendante

    L’association SPS est une structure indépendante, c’est-à-dire sans lien avec les Ordres ou avec toute autre organisation professionnelle : cette indépendance vise à dissoudre des craintes éventuelles de sanction disciplinaire.

    Quelques caractéristiques des entretiens proposés

    De plus, les entretiens proposés par l’association via la plateforme d’appels ou l’application sont gratuits, anonymes, ouverts à tous les professionnels de la santé travaillant en France et permis par le concours de 60 psychologues libéraux diplômés, formés à assurer un suivi et une orientation adaptée vers des consultations spécifiques.

    Des services de formation

    L’association prévoit de mener, en 2018, une vingtaine de sessions de formation. Celles-ci porteront sur le thème « du repérage et de la prise en charge des soignants rendus vulnérables par leur travail » ainsi que sur la question « Comment intervenir auprès d’un soignant en crise suicidaire ? ».

    L’objectif de ces enseignement est de créer un réseau national psychosocial d »environ 400 personnes en décembre 2018.

  • Dispositifs connectés, applis mobiles et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et du post-partum : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés.

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse.
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

  • Etude : trois fois plus de fibrillation atriale détectée grâce à un patch connecté (Jama)

    Le monitoring à distance du rythme cardiaque grâce à un patch connecté permet de détecter plus de fibrillation atriale (FA) asymptomatique qu’un suivi traditionnel. Les résultats de cette étude* publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama (Journal of the American Medical Association) sont importants car la FA est un facteur de risque d’accident vasculaire cérébral. Dans un éditorial**, des chercheurs américains soulignent malgré tout la nécessité de vérifier dans d’autres essais cliniques que le suivi à distance améliore les résultats cardiovasculaires et qu’il est économiquement rentable.

    La santé mobile pour dépister un trouble du rythme silencieux

    La fibrillation atriale ou auriculaire (FA) multiplie par 5 le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Et dans 20% des AVC liés à une FA, l’arythmie cardiaque n’avait été diagnostiquée qu’au moment de l’accident. Ce sous-diagnostic est lourd de conséquences puisque les traitements anticoagulants réduisent le risque d’AVC et même de mortalité. En outre, la FA est un trouble du rythme très fréquent. Aux Etats-Unis, 6 millions de personnes en souffriraient et environ un tiers sont asymptomatiques, ce qui retarde voire empêche tout diagnostic.

    Un patch connecté plutôt qu’une visite chez le cardiologue

    Des chercheurs américains du Scripps Translational Science Institute (La Jolla, Californie) ont donc mis sur pied l’étude mStoPS (mHealth Screening to Prevent Strokes). Elle visait à comparer les résultats du dépistage intermittent de la fibrillation auriculaire au cours de visites régulières chez un médecin de premier recours, avec une surveillance continue par électrocardiogramme à l’aide d’un capteur patch et d’un Holter ECG. Quelque 5214 patients à risque de FA ont été inclus dans l’étude et un tiers d’entre eux était dans le groupe « monitoring à distance ». Deux sessions de surveillance cardiaque d’une durée de 14 jours chacune ont été organisées, espacées d’environ 3 mois. 

    Les chercheurs ont fait équipe avec l’unité Healthagen Outcomes d’Aetna et Janssen Pharmaceuticals, Inc. pour mener l’étude en utilisant le timbre iRhythm Zio®XT sans fil approuvé par la FDA pour le dépistage de l’ECG. Le critère d’évaluation principal était l’incidence d’un nouveau diagnostic de FA à 4 mois. Les résultats de cet essai ont été publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama.

    Résultats

    • 3,9% de diagnostic de FA dans le groupe bénéficiant du monitoring à distance et 0,9% dans le groupe contrôle ;
    • Au bout d’un an, 6,7% de diagnostic de FA contre 2,6% ;
    • La surveillance active était associée à une augmentation de la mise sous traitement anticoagulant : 5,7% contre 2% ;
    • La fréquence des visites en cardiologie ambulatoire (33,5% vs 26%) et des visites de soins primaires (83,5% contre 82,6%) était plus plus important dans le groupe bénéficiant du patch connecté ;
    • En revanche, aucune différence n’a été enregistrée entre les deux groupes concernant le nombre de visites aux urgences et les hospitalisations liées à la FA.

     Trois fois plus de diagnostics de FA

    «Notre étude montre une amélioration presque triple du taux de diagnostic de FA chez les patients sous surveillance active par rapport aux soins habituels», a déclaré Steven Steinhubl, directeur de la médecine numérique à l’ISVP et professeur agrégé à l’Institut de recherche Scripps (IRST). « Un diagnostic efficace et au bon moment de la fibrillation atriale peut permettre l’initiation de thérapies efficaces et aider à réduire les accidents vasculaires cérébraux et la mort, » a-t-il ajouté. Selon les auteurs, cette étude démontre l’utilité d’une approche numérique non seulement pour diagnostiquer la FA asymptomatique, mais pour le domaine de la recherche clinique dans son ensemble.

    L’intérêt économique du patch à vérifier

    Cependant, avant que les résultats de l’étude mSToPS puissent être déclinés dans la pratique clinique, deux questions majeures restent en suspens. Dans un éditorial, Benjamin Steinberg, de l’université d’Utah et Jonathan Piccini du Duke University Medical Center (North Carolina) soulignent la nécessité de répondre à ces interrogations : un dépistage plus précoce de la FA améliore-t-il les résultats médicaux ? Et si oui, est-ce rentable? Selon ces derniers, il a déjà été démontré que « la gestion agressive des facteurs de risque modifiables » a un impact positif.

    En revanche, le bénéfice clinique des patients à moindre risque semble moins évident. Les preuves manquent pour affirmer que dans cette population la balance bénéfice-risque d’un traitement anticoagulant penche du bon côté.

    Quant à la rentabilité d’un tel dépistage à distance, elle dépend bien évidemment de la capacité à réduire le nombre d’AVC. Or, aujourd’hui, cela reste une hypothèse qui devra être confirmée.

    En résumé, l’étude mSToPS apporte la preuve qu’une surveillance du rythme cardiaque en continu via un dispositif connecté s’avère pertinent pendant 2 semaines dans les populations à risque. Cette stratégie permet de détecter une proportion substantielle de patients qui pourraient certes être diagnostiqués mais en utilisant des approches de surveillance moins confortables, plus invasives, plus coûteuses et plus longues.

  • Data : dispositifs connectés, applis et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et dupost-partum  : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés. 

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse. 
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

    Pour accéder à l’indicateur complet, cliquez ici. 

  • Le Centre hospitalier sud francilien (CHSF) se dote d’un dispositif connecté de dialyse péritonéale

    Le service de néphrologie et de dialyse du Centre hospitalier sud francilien (CHSF) a indiqué le 5 juillet 2018 s’être doté d’un nouveau dispositif connecté de dialyse péritonéale : quatre patients bénéficient à l’heure actuelle de cette innovation déjà utilisée dans d’autres pays d’Europe depuis deux ans et qui pourrait ouvrir la voie de la télémédecine pour la dialyse à domicile.

    En effet, cet équipement allie un appareil automatisé classique de filtration appelé « cycleur » et un système de surveillance à distance : les données du patient sont transmises en temps réel à une plateforme accessible par l’équipe médicale, qui peut modifier depuis le CHSF le programme du cycleur et éviter que le patient ait à porter fréquemment son appareillage pour une série de contrôles et de révisions. La dialyse est adaptée aux constantes biologiques du patient au jour le jour, peut avoir lieu la nuit en ne nécessitant, contrairement au système manuel, qu’un branchement du cathéter implanté dans la cavité péritonéale à la machine.

    Cet outil introduit par le service du Dr Valérie Caudwell, deuxième centre de dialyse péritonéale d’Île-de-France, et autorisé par l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France est commercialisé par le laboratoire Baxter.

    En France, son utilisation devrait être étendue :
    – au sein du CHSF, à une vingtaine de patients avant la fin de l’année 2018 ;
    – à d’autres hôpitaux pour répandre la technique de la dialyse péritonéale à domicile.

    Un outil innovant

    Jusqu’à présent, les données du patient ainsi que la programmation de l’appareillage devaient faire l’objet d’une analyse mensuelle lors d’une consultation avec la personne dialysée. Avec ce dispositif, les informations concernant les modalités du traitement sont enregistrées dans le cycleur et les données du cycleur elles-même centralisées sur une plateforme sécurisée accessible à tout moment par l’équipe médicale.

    De plus, cette dernière peut agir à distance sur ces informations : en fonction des résultats transmis par le système, les professionnels peuvent, en cas de problème, modifier immédiatement les modalités du traitement (durée du traitement, quantité de liquide, etc.).

    Mise en œuvre de l’outil

    Les professionnels soignants ont préalablement été formés à la technique de la dialyse péritonéale et au nouvel outil de Baxter.

    En effet, le service de néphrologie du CHSF a d’abord élaboré trois formations destinées aux infirmières libérales du département et consacrées à la dialyse péritonéale.

    Puis, les équipes médicale et paramédicale du service ont reçu un enseignement concernant ce dispositif particulier. Elles ont ainsi par la suite, tout au long de la phase précédant l’introduction de l’outil, pu contribuer à l’ajustement de l’appareillage aux exigences du suivi hospitalier. 

    Extension de l’utilisation du dispositif

    Au CHSF et d’ici décembre 2018, une vingtaine de patients devrait pouvoir disposer de ce dispositif.

    En Île-de-France, d’autres centres de néphrologie et de dialyse seraient par ailleurs intéressés par cet outil.

  • Birth Beat : « un accès de 12 mois à plus de 6 modules de cours pré et postnataux » (E. Sharrock, AUS)

    « De nombreuses unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie », a déclaré le 9 juillet 2018 à Health & Tech Intelligence Edwina Sharrock, une sage-femme vivant à Tamworth (Nouvelle-Galles du Sud) qui a fondé Birth Beat, une application mobile acceptée plus tôt cette année dans le programme e-santé de Slingshot, le principal accélérateur health tech du pays.

    Son outil numérique propose des séances de préparation à l’accouchement mais aussi des sessions pour maîtriser les premiers soins aux bébés et aux enfants. Les deux services sont délivrés en face à face à Tamworth ou en ligne via une plateforme web lancée en 2017. « Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris des cours de yoga prénatal, des cours de stretching et de relaxation mais aussi des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé », explique-t-elle.

    La femme d’affaires est revenue en détail pour H&TI sur son projet, en pleine croissance, ses projets pour les années à venir – y compris l’exploration de marchés internationaux – et les défis auxquels elle se retrouve confrontée en tant que jeune entrepreneur dans le secteur de la santé numérique.

    « 41 % des maternités ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années »

    Il y a cinq ans, lorsque le service maternité de l’hôpital privé Tamara (Nouvelle-Galles du Sud) a fermé ses portes, vous avez fondé Birth Beat. Quelle était votre situation à l’époque ?

    Edwina Sharrock: Je travaillais à l’hôpital public et je planifiais d’accoucher à l’hôpital public mais je crois que tout le monde devrait avoir le choix. C’est très important.

    Existe-t-il une pénurie de soins dans le secteur de la maternité en Australie ou le cas de l’hôpital Tamara est-il une exception ?

    Ce n’en est pas une. Beaucoup d’unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie.

    Birth Beath: une plateforme numérique de cours prénataux

    Votre entreprise a débuté en proposant des cours prénataux à échelle locale avant que l’intérêt pour votre concept grandisse et que vous lanciez la plateforme numérique Birth Beat en 2017 pour que tout le monde puisse accéder à votre programme à distance. Combien de personnes utilisent actuellement la plateforme ?

    Environ 125 femmes participent actuellement au programme et se préparent au mieux à la naissance de leur futur enfant.

    Les utilisateurs de la plateforme semblent-ils s’inquiéter de certains aspects de votre outil, tels que le partage de leurs données?

    Ce genre de préoccupations n’a jamais été identifié. Mais nous en sommes bien conscients et ne partagerons jamais la moindre donnée. Nous sommes en train de devenir une communauté de confiance pour les mamans et les personnes qui les soutiennent.

    « Les cours prénataux de Birth Beat sont conçus pour (…) préparer à la naissance et aux premières semaines [suivant la naissance du] bébé en fournissant des informations factuelles, à jour et fondées sur des données probantes », expliquez-vous sur votre site web. Vos cours de premiers secours « fournissent aux parents et aux soignants les connaissances nécessaires pour agir en cas d’urgence pédiatrique. [Vous] couvrez les urgences infantiles les plus courantes, y compris la réanimation cardio-respiratoire, l’étouffement, les brûlures [,etc.] »
    Toutes ces sessions sont-elles uniquement dédiées aux femmes ou les pères peuvent-ils également s’y inscrire ?

    Les deux sessions sont pour les mamans et les papas. Cependant, celle dédiée aux premiers soins n’est pas inclus dans le cours de formation à l’accouchement.

    Comment fonctionnent les sessions en ligne ?

    Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris :
    • des cours de yoga prénatal,
    • des cours de stretching et de relaxation,
    • des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé.

    Combien coûte une session?

    297 AU$ (189 € ; 222 US$).

    Vos services peuvent-ils être couverts par l’assurance maladie ?

    Oui, c’est une formidable nouvelle.

    Les cours sont donnés par des ambulanciers paramédicaux et des infirmières d’urgence. Combien de personnes travaillent pour Birth Beat ?

    Nous avons une petite équipe et externalisons souvent nos activités pour des projets plus importants.

    Avez-vous l’intention d’améliorer ou de modifier certains aspects de votre dispositif dans les mois/années à venir ?

    Nous passons actuellement à un LMS plus sophistiqué et nous explorons d’autres façons d’utiliser les technologies pour améliorer l’expérience de l’utilisateur.

    Entrepreneuriat : HCF pourrait financer Birth Beat via son fonds dédié à la santé

    Quels sont les principaux obstacles auxquels vous vous êtes retrouvée confrontée en tant qu’entrepreneur sur le marché de la e-santé ?

    Éduquer le marché et les prestataires de santé mais aussi trouver des canaux de distribution de qualité.

    Vous avez récemment été acceptée dans le programme Catalyst via lequel vous avez passé quatre jours par semaine pendant douze semaines au sein de l’accélérateur, à Sydney. Avez-vous perçu une évolution en termes de progression ?

    Cela a été une expérience incroyable au niveau de l’amélioration de notre stratégie et de nos produits. Nous sommes également très heureux des relations que nous avons établies avec HCF, l’un des plus grands assureurs de santé en Australie.

    L’un des résultats possibles est que HCF finance Birth Beat par le biais de son fonds dédié à la santé.

    Quelle somme avez-vous besoin de recueillir pour continuer à développer votre entreprise ? Prévoyez-vous des initiatives telles que le lancement d’une campagne de financement participatif ?

    Nous ne prévoyons pas de financement participatif. Nous en sommes à cette épisode de Shark Tank* où vous devrez attendre pour voir ce qu’il se passera ensuite !

    Quels sont vos projets pour Birth Beat pour les mois/années à venir?

    Croître et s’étendre en Australie, continuer à fournir un service supérieur à toutes nos incroyables mamans et commencer à explorer des marchés internationaux. Nous étudions actuellement différents endroits.

    Pensez-vous que l’Australie soit un lieu intéressant pour se développer sur le marché de la e-santé ?

    La taille de notre pays est telle qu’il est logique d’y utiliser davantage d’innovations de santé technologiques et numériques.

    * Shark Tank est une série télévisée de téléréalité américaine qui présente un panel d’entreprises à succès devant faire le choix d’investir ou non dans des entrepreneurs en herbe.

  • Tous Aidants : Janssen finance une application mobile pour faciliter le quotidien des aidants

    La caravane numérique du laboratoire Janssen et du réseau d’entraide la Compagnie des aidants s’est arrêtée sur le parvis de la Grande Arche de la Défense les 26, 27 et 28 juin 2018. L’occasion pour les Franciliens de découvrir l’application mobile gratuite Tous Aidants, qui a pour vocation de soutenir les aidants dans la gestion du quotidien de leur proche ayant besoin d’aide et de les épauler pour sortir de l’isolement.

    Le dispositif a remporté en octobre 2017 le premier hackathon #tousaidants, organisé par Janssen. L’équipe gagnante, constituée du collectif de développeurs The Walking Nerds et de la start-up Coorganiz – lauréate des Trophées SilverEco 2018 dans la catégorie « aide aux aidants » -, a reçu à cette occasion un financement de 40 000 euros pour développer son projet et bénéficié d’un accompagnement logistique.

    L’application Tous Aidants permet à l’aidant et à ses proches :

    • de coordonner facilement les emplois du temps des uns et des autres ;
    • de partager de manière confidentielle les informations (rendez-vous, tâches à accomplir, documents importants) nécessaires au bon déroulement des visites ;
    • de veiller sur la personne à distance via des fonctionnalités spécifiques, dont un carnet de liaison digital.

    La caravane associée du laboratoire Janssen et de la Compagnie des aidants a pour mission de répondre aux questions des aidants grâce à trois assistantes sociales délivrant sur place :

    • des informations précises sur ce qu’implique le statut d’aidant ;
    • des conseils vers des solutions de proximité ;
    • des aides pour les démarches administratives ;
    • un soutien moral ;
    • des brochures d’information.

    Une solution conforme à la réglementation relative aux applications de santé

    Pour que la solution soit conforme aux exigences éthiques et réglementaires concernant les applications de santé connectée, ses concepteurs ont bénéficié d’un accompagnement de la start-up DMD Santé, à l’origine du premier label européen participatif en santé mobile et connectée (« mHealth Quality »), et d’un accès illimité à une plateforme de conseils automatisés afin d’être guidés pour permettre au dispositif d’être conforme aux règles de la HAS, de la CNIL, de l’ASIP et de l’ANSM.

    Tous Aidants, vainqueur du 1er hackathon #tousaidants de Janssen

    Les candidats participant au hackathon de Janssen devait développer en quarante-huit heures une solution digitale innovante visant à aider la coordination de l’ensemble des acteurs (familles, proches, soignants…) intervenant dans le quotidien de la personne aidée.

    L’outil devait, dans l’idéal, disposer d’un agenda connecté et d’une espace d’échange interactif mais aussi permettre l’intégration d’informations relatives aux droits des aides et des aidants ainsi qu’une synchronisation pour la prise de rendez-vous médicaux via un dispositif à destination des médecins.

    Objectif : créer un outil permettant aux aidants de se coordonner avec les autres intervenants pour être plus efficaces et ainsi gagner en sérénité.

    L’application Tous Aidants a été retenue par un jury composé de spécialistes en technologie numérique et en santé, de chefs d’entreprise, de patients experts et de Claudie Kulak, présidente de la Compagnie des aidants, un réseau d’entraide et d’échange à destination des aidants.