Medtech

  • Etude : une simple appli de réalité virtuelle réduit les symptômes de l’acrophobie (Jama Psychiatry)

    Une thérapie cognitivo-comportementale basée sur une application de réalité virtuelle entièrement autonome et à faible coût, avec des lunettes de réalité virtuelle rudimentaires, peut favoriser une importante réduction des symptômes de l’acrophobie. C’est le résultat d’une étude*, parue le 20 mars dans le Jama Psychiatry. Elle est la première à montrer que l’acrophobie peut être traitée en réalité virtuelle, à domicile sans l’intervention d’un thérapeute.

    La réalité virtuelle pour affronter ses peurs

    Les phobies figurent parmi les troubles de la santé mentale les plus répandus. Et l’acropophobie, la peur des hauteurs, est la plus fréquente des phobies. Ce trouble se traite essentiellement par thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en exposant progressivement les individus à la situation qu’ils redoutent. Une forme émergente d’exposition est la thérapie par exposition à la réalité virtuelle (TERV), dans laquelle les environnements virtuels immersifs remplacent les environnements réels. Des méta-analyses ont montré que cette stratégie était aussi efficace que le traitement d’exposition conventionnel. Cependant, la TERV a jusqu’à présent exigé la participation d’un thérapeute et le recours à un équipement de réalité virtuelle (RV) haut de gamme.

    Un dispositif de RV peu coûteux

    Des chercheurs néerlandais de psychologie clinique de l’Université libre d’Amsterdam ont donc mené une étude randomisée afin d’évaluer l’efficacité et la convivialité de ZeroPhobia, une application mobile de réalité virtuelle entièrement autonome visant à traiter les symptômes de l’acrophobie. Pour garantir l’évolutivité, l’application s’appuie sur le smartphone des participants et sur des lunettes de RV de base (10 dollars), et permet que le programme puisse être suivi à domicile. Quelque 193 personnes souffrant d’acrophobie – non traitées – ont été incluses dans l’essai. Les participants ont été randomisés en 2 groupes : intervention ou liste d’attente.

    Les patients étaient invités à réaliser 6 modules animés (en 2D et avec une voix off en guise de thérapeute virtuel) basés sur des techniques de TCC via l’appli, le tout en 3 semaines. Outre les techniques de psychoéducation et de TCC, l’application Zerophobia comprenait un environnement de réalité virtuel immersif gamifié et quatre vidéos à 360 ° couvrant tout le spectre d’exposition. Au cours des trois semaines, les participants ont reçu des courriels de motivation standardisés chaque semaine avec des rappels leur demandant de commencer ou de continuer avec l’application. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire d’anxiété et un questionnaire spécifique à l’acrophobie pour évaluer cette thérapie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 mars dans le Jama Psychiatry.

    Résultats : des symptômes maîtrisés

    • 77% des personnes qui ont utilisé l’appli de réalité virtuelle sont allées au bout de l’expérience
    • La réalité virtuelle entraînait une réduction significative des symptômes de l’acrophobie au bout de 3 mois
    • Le niveau d’anxiété avait diminué
    • Les patients éprouvaient un plus grand sens de la maîtrise de leurs émotions
    • Les symptômes dépressifs n’ont pas changé de manière significative entre les deux groupes
    • Plus l’appli de RV était utilisée, plus les symptômes diminuaient
    • 24 patients ont souffert du « mal du simulateur » (nausées, vertuge…)
    • 75% des participants ont jugé l’appli de RV conviviale

    Soigner les phobies sans thérapeute 

    « À notre connaissance, cet essai clinique randomisé est le premier à évaluer un traitement de l’acrophobie entièrement autogéré, écrivent les chercheurs. Nous avons montré qu’un programme de thérapie cognitivo-comportementale en réalité virtuelle basée sur une application utilisant des lunettes de protection à faible coût était à la fois efficace et convivial. Des réductions importantes des symptômes de l’acrophobie ont été obtenues. » Et les résultats se maintenaient au suivi de trois mois. L’un des principaux atouts de l’étude réside dans « sa validité écologique », car l’intervention a été menée dans l’environnement naturel des participants plutôt que dans un laboratoire de recherche.

    Cependant, cet essai présente quelques limites : un taux d’attrition relativement important pour des raisons d’incompatibilité entre le téléphone et l’appli, des résultats basés uniquement sur de l’auto-déclaration et une période de suivi relativement courte. Ces résultats confortent tout de même l’hypothèse selon laquelle une thérapie par RV à domicile et sans l’intervention d’un thérapeute serait efficace. Une précédente étude, publiée en juillet dans le Lancet Psychiatry, parvenait à des conclusions similaires : 70% des personnes étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.

     

  • Étude : l’Apple Watch est capable de détecter la fibrillation auriculaire (université Stanford)

    La montre connectée d’Apple peut permettre de détecter la fibrillation auriculaire, révèle une étude clinique lancée en novembre 2018 et publié en mars 2019 par l’École de médecine de l’université Stanford (Stanford School of Medicine, Palo Alto, Californie). La détection de ce trouble du rythme cardiaque permet de prévenir des pathologies graves telles que l’insuffisance cardiaque ou l’accident vasculaire cérébral.

    400 000 personnes ont participé à ces travaux, financés par la marque à la pomme. Elles ont reçu des notifications via l’application dédiée, Apple Heart Study, lorsque le capteur de l’Apple Watch détectait un pouls irrégulier.
    Les participants concernés se voyaient alors recommander de fixer un rendez-vous pour une consultation de télémédecine puis de porter pendant une semaine des patchs enregistrant leur rythme cardiaque.

    Pour vérifier la pertinence des informations enregistrées par l’Apple Watch, elles ont été comparées à des électrocardiogrammes. L’algorithme de détection du pouls du produit Apple s’est alors révélé efficace à 71 % en cas d’irrégularités.

    « Seuls 0,5 % des participants ont reçu des notifications de pouls irrégulier »

    84 fois sur 100, les participants ayant reçu des notifications de pouls irrégulières se trouvaient en fibrillation auriculaire au moment de la notification.

    « Un tiers (34 %) des participants qui ont reçu des notifications de pouls irrégulier et qui ont ensuite utilisé un patch ECG plus d’une semaine plus tard ont présenté une fibrillation auriculaire », indique l’université dans le compte rendu de l’étude. « Étant donné que la fibrillation auriculaire est une affection intermittente, il n’est pas surprenant qu’elle ne soit pas détectée lors de la surveillance ultérieure du patch ECG », explique l’établissement.

    Par ailleurs, « seuls 0,5 % des participants ont reçu des notifications de pouls irrégulier, ce qui constitue une donnée importante eu égard aux inquiétudes concernant notifications excessives », précise la note.

    Les participants à l’étude ont pu utiliser une Apple Watch Series 1, 2 ou 3, mais pas la dernière version de la montre connectée, Series 4, qui a enrichi ses fonctionnalités dans le domaine de la santé au point d’avoir été certifiée dispositif médical par la FDA, car elle n’a été commercialisée qu’après le lancement du programme.

    « Les résultats de l’étude Apple Heart soulignent le rôle potentiel que les technologies numériques innovantes peuvent jouer pour une santé plus axée sur la prévention », a déclaré Lloyd Minor, doyen de la Stanford School of Medicine.

    « L’appareil pourrait faire plus de mal que de bien »

    « L’appareil pourrait faire plus de mal que de bien », prévient dans un article Larry Husten, journaliste spécialisé en cardiologie, car « les anecdotes ne sont pas des données ». Il souligne que l’étude n’est pas « un essai contrôlé randomisé », contrairement aux pratiques standard de la recherche médicale. « Purement observationnelle », elle ne dit pas ce qui aurait pu arriver à un groupe témoin de 400 000 personnes n’ayant pas utilisé la montre Apple Watch.

    Larry Husten redoute que des personnes réellement atteintes de fibrillation auriculaire négligent de consulter après des symptômes, « faussement rassurées par l’absence de toute alerte de leur Apple Watch », car les travaux ne livrent aucune donnée sur les faux négatifs. Il redoute également l’impact de faux positifs, avec un afflux de personnes en bonne santé affolées par une alerte vers des services de santé déjà surchargés ainsi que les effets secondaires des médicaments qui leur seront prescrits.

  • OdySight, appli de surveillance de l’acuité visuelle, poursuit son déploiement national et mondial

    Tilak Healthcare, start-up parisienne spécialisée dans les serious games, poursuit le déploiement de OdySight, son premier jeu mobile médical visant à améliorer la surveillance des paramètres visuels des patients souffrant de maladies de la rétine. Lors de la phase pilote, une trentaine d’établissements de soins, dont la clinique Honoré Cave de Montauban (Occitanie) et le Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts (Paris), ont testé le dispositif. La solution est par ailleurs utilisée à Créteil et à Rouen, entre autres, et 2 cliniques à Bordeaux ainsi que le CHU de Toulouse vont désormais aussi l’exploiter.
    Un déploiement sur l’ensemble du territoire national mais aussi à échelle mondiale est prévu à partir du troisième trimestre 2019. Tilak entend notamment développer son serious game à Pittsburgh, aux États-Unis.

    Accessible sur smartphone et tablette, sous iOS et Android, l’application permet à un patient de réaliser lui-même des tests pour savoir s’il est atteint d’une maladie rétinienne comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays développés, soit environ 1 million de personnes touchées en France.

    OdySight est disponible sur ordonnance. Le jeu est activé grâce à un code envoyé au patient.

    La société Tilak Healthcare a annoncé bénéficier du soutien financier, pendant deux ans, d’un « groupe industriel » dont elle ne précise pas le nom. Elle compte ensuite convaincre l’Assurance maladie des bienfaits de son jeu pour la santé des patients ciblés afin d’obtenir un remboursement. Elle envisage également de vendre OdySight à des laboratoires pour des essais cliniques.

    Un puzzle numérique conçu par des médecins et des pros du jeu vidéo

    Odysight se présente sous la forme d’un puzzle numérique.

    L’objectif du jeu est d’aider le personnage Iris (photo) « à rassembler les pièces manquantes des mondes brisés et [de combattre] à ses côtés pour vaincre les ombres », est-il expliqué sur le site officiel. Au fur et à mesure de son avancée, le patient découvre un monde fantastique composé de puzzles dynamiques à recomposer.

    Une alerte envoyée au médecin si les résultats des tests sont préoccupants

    La fréquence des tests réalisés via l’application est prédéfinie par l’ophtalmologiste, qui peut suivre en temps réel l’évolution des paramètres visuels de son patient par l’intermédiaire d’un tableau de bord en ligne.

    Le spécialiste reçoit une alerte si le dispositif détecte un changement de ces paramètres et organise, si cela s’avère nécessaire, un rendez-vous physique avec le patient au plus vite. Ce dernier peut ainsi être soigné rapidement, généralement par injections intraoculaires, une intervention qui permet d’éviter des lésions irréversibles.

    Caractéristiques principales du dispositif :

    • l’application a été pensée par des médecins et élaborée par des professionnels du jeu vidéo ;
    • les pathologies ciblées sont les maladies de la rétine ;
    • la solution suit l’évolution de paramètres établis par l’ophtalmologiste à partir de la qualité de la vision de l’utilisateur (acuité visuelle de près, sensibilité aux contrastes, présence et évolution de scotomes ou de métamorphopsies, trouble de la vision se manifestant par une déformation des images) ;
    • il est doté des avantages des serious games innovants : utilisation simple, rythme adapté en fonction du profil de chaque patient, direction artistique novatrice et mise à jour régulière.
  • Étude : des signaux électro basse fréquence pour éviter le piratage des implants et objets connectés

    Des chercheurs américains de l’Université Purdue (Indiana, USA) ont mis au point un moyen d’améliorer à la fois la sécurité et la longévité des implants et des dispositifs médicaux portables. En passant des signaux sans fil électromagnétiques classiques aux signaux électro-quasi-statiques à basse fréquence, les risques de piratage disparaissent. La technologie a été brevetée et l’équipe travaille à sa commercialisation. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 11 mars 2019 dans la revue Scientific Reports, du groupe Nature.

    Hacker le corps humain, un risque bien réel

    Pirater un stimulateur cardiaque ou une pompe à insuline pour engendrer le décès d’une personne n’est pas un scénario futuriste. Même si cela ne s’est encore jamais passé dans la vie réelle, des chercheurs ont démontré depuis une dizaine d’années la faisabilité d’un tel événement. Or, comme nous connectons de plus en plus d’appareils au réseau du corps humain – des montres intelligentes aux traqueurs d’activité en passant par les écrans de réalité virtuelle,-, il devient urgent de s’assurer de la sécurité de ces dispositifs.

    100 fois moins d’énergie que le Bluetooth

    Des chercheurs américains ont tenté de mettre au point une technologie empêchant toute tentative de piratage. Actuellement, les « réseaux corporels » utilisent la technologie Bluetooth pour envoyer des signaux sur le corps et autour de celui-ci. Ces ondes électromagnétiques peuvent être captées au moins à un rayon de 10 mètres d’une personne. Ces ondes peuvent donc être interceptées et contrôlées de l’extérieur.

    Des chercheurs de l’université Purdue ont démontré qu’un moyen de communication serait sûr si les ondes ne dépassaient pas la peau d’un centimètre et s’il utilisait 100 fois moins d’énergie qu’une communication Bluetooth traditionnelle. En effet, « le défi n’est pas de garder cette communication dans le corps pour que personne ne puisse l’intercepter mais aussi d’obtenir une bande passante plus large et moins de batterie », précisent les auteurs de l’étude.

    Les résultats de ces travaux ont été publiés le 11 mars 2019 dans la revue Scientific Reports, du groupe Nature.

    L’avenir avec les signaux électro quasi-statiques 

    Ce défi peut être relevé grâce à un dispositif qui couple les signaux dans la plage électro-quasi-statique, qui est beaucoup plus faible sur le spectre électromagnétique. En s’appuyant donc plutôt sur les signaux électro-quasi-statiques à basse fréquence, les chercheurs sont parvenus à limiter la portée de diffusion au centimètre au-delà de la peau de l’utilisateur, ce qui permet au porteur d’interagir avec l’appareil tout en maintenant les pirates à l’écart.

    Cette technologie utilise aussi 100 fois moins d’énergie que le Bluetooth, ce qui signifie de plus petites batteries et donc de plus petits appareils. Le professeur Purdue Shreyas Sen s’emploie à créer un circuit intégré « de la taille d’une poussière » pour un dispositif, qui, sous une forme de montre prototype, peut envoyer des signaux n’importe où sur le corps.

    Reprogrammer les implants sans chirurgie

    Le recours aux signaux électro-quasi-statiques à basse fréquence pourrait avoir une portée majeure. Les chercheurs envisagent que les machines implantables de nouvelle génération puissent être reprogrammées de manière spécifique afin de « fonctionner comme des médicaments mais sans effets secondaires » et sans nécessiter de nouvelles chirurgies post-installation, expliquent-ils.

    La technologie a reçu de nombreux brevets par le biais de la fondation de recherche Purdue. L’équipe de chercheurs travaille aujourd’hui à sa commercialisation.

    Présentation du dispositif :

    © Purdue Engineering

  • 2 medtech parmi les 10 innovations phares de 2019 selon Bill Gates

    La MIT Technology Review a demandé à Bill Gates, cofondateur de Microsoft devenu philanthrope, de lister les 10 innovations qui selon lui allaient dominer l’année 2019. La moitié de cette liste concerne la santé, et 2 de ces innovations sont des technologies de e-santé proprement dite. 

    Dans cet article daté de fin février, Bill Gates évoque notamment l’idée d’une sonde intestinale encapsulée dans une pilule permettant de capturer des images sans anesthésie, même chez les nourrissons. Un tel appareil pourrait faire progresser la lutte contre la dysfonction entérique environnementale (EED), qui se caractérise par une incapacité des intestins à absorber correctement les nutriments. Cette affection répandue dans les pays pauvres est à l’origine de beaucoup de retards de croissance.
    • Guillermo Tearney, chercheur au Massachusetts General Hospital (MGH) de Boston, a conçu une capsule contenant un microscope miniaturisé : le dispositif a été testé pour détecter l’EED sur des adolescents au Pakistan, où cette maladie est endémique, et le test sur des enfants est prévu pour 2019. 

    Bill Gates met également en avant le projet d’un appareil portable capable de faire un électrocardiogramme (ECG). Estimant que « les trackers de fitness ne sont pas des appareils médicaux sérieux » car leurs résultats sont trop facilement faussés par l’environnement, il signale que, parallèlement, un électrocardiogramme nécessite toujours une visite à l’hôpital, et est réalisé parfois trop tard en cas d’accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque.
    • Le cofondateur de Microsoft annonce « d’importantes percées » dans ce domaine dans un avenir proche, citant notamment la société AliveCor. L’application mobile développée par cette start-up se révèle aussi efficace qu’un ECG standard pour détecter un infarctus, selon une étude dévoilée en novembre 2018.

    Les 8 autres innovations citées par Bill Gates

    Un test pour prévoir le risque d’accoucher prématurément : un simple test sanguin peut prédire si une femme enceinte risque d’accoucher prématurément ;

    Des vaccins contre le cancer personnalisés : le traitement en question incite les défenses naturelles de l’organisme à ne détruire que les cellules cancéreuses en identifiant les mutations propres à chaque tumeur ;

    Les robots dotés d’une meilleure dextérité : des robots manipulant avec davantage de précision les objets sont en train d’être développés ;

    Des assistants d’IA qui parlent bien : les nouvelles techniques qui capturent les relations sémantiques entre les mots permettent aux machines de mieux comprendre le langage naturel ;

    L’énergie nucléaire nouvelle vague : des réacteurs de fusion et de fission avancés sont en train d’être mis au point ;

    Le capteur de dioxyde de carbone : des moyens pratiques et abordables de capturer le dioxyde de carbone de l’air peuvent absorber les émissions excessives de gaz à effet de serre ;

    Le burger sans vache : les solutions de remplacement cultivées en laboratoire et à base de plantes se rapprochent du goût et de la valeur nutritionnelle de la vraie viande ;

    L’assainissement sans égouts : les toilettes éco-énergétiques peuvent fonctionner sans système d’égout et traiter les déchets sur place ;

  • La Suite Necker, une application pour les jeunes atteints de maladies rares ou chroniques

    L’hôpital Necker-Enfants malades a lancé avec la fondation AP-HP l’application mobile La Suite Necker pour aider les adolescents et les jeunes adultes (13-25 ans) atteints de maladies rares et/ou chroniques à gérer la transition de leur parcours de soins entre le secteur pédiatrique et le secteur adulte, alors que pour certaines affections, jusqu’à 30 % des jeunes sortent du circuit de soins.
    La solution a été conçue par l’équipe de l’espace « La Suite » du Dr Nizar Mahlaoui, spécialisée dans la gestion de ce risque, et réalisée sous la direction de la Filière santé maladies rares NeuroSphinx.

    Téléchargeable sur l’App Store et sur Google Play depuis janvier 2019, elle est utilisable par tout jeune patient quels que soient son lieu de résidence et son lieu de prise en charge en France. Par son biais, l’utilisateur peut gérer ses rendez-vous médicaux et recevoir des alertes personnalisées, notamment pour les prises de médicaments. Il peut également stocker les coordonnées des professionnels de santé qui le suivent.

    Le site internet La-suite-necker.aphp.fr donne accès à des contenus différenciés en fonction de l’âge, des tutoriels vidéo, des guides d’entretien avec les jeunes ou encore des témoignages de patients et de professionnels.

    Plus de 200 jeunes, sur les 4 000 patients suivis en pédiatrie à l’hôpital Necker, ont été suivis par l’intermédiaire de l’espace « La Suite » depuis son ouverture en 2016.

  • Bourgogne-Franche-Comté : IDiabète, une carte avec QR code pour un accès facile aux données patients

    La Région Bourgogne-Franche-Comté lance la carte IDiabète, développée par la société dijonnaise CEN Connect, en partenariat avec l’agence régionale de santé et l’Association française des diabétiques de la région. Les premières cartes, gratuites grâce au financement assuré par la région, sont en train d’être envoyées chez les particuliers qui en ont fait la demande, indique un communiqué publié le 6 mars 2019.

    Les médecins et les pharmaciens auprès desquels chaque habitant de la région peut se la procurer sont référencés sur le site Idiabete.com. La carte contient les données relatives à la maladie du patient : type de diabète, traitement médicamenteux, allergies, références des personnes impliquées dans le suivi de soins.

    Ces informations sont sécurisées par un mot de passe, et un historique de consultation des informations est conservé dans un souci de confidentialité des données personnelles. Pour y avoir accès, les professionnels de santé doivent flasher le QR code de la carte avec leur smartphone après avoir installé l’application correspondante.

    Ce dispositif pourra sauver des vies, indique la Région, notamment en cas de perte de connaissance d’une personne en hypoglycémie. Le patient peut aussi flasher sa propre carte pour se remémorer les détails de sa prise en charge, comme les noms des médicaments, notamment ceux des génériques.

  • Fitbit élargit son offre de capteurs d’activité avec une gamme de bracelets à coûts réduits

    Fitbit, pionnier des wearables, riposte face à la concurrence des grands groupes comme Samsung et Apple en lançant des versions moins coûteuses de ses appareils.

    La montre connectée Versa Lite est une version low cost de la Versa (159,99 euros) mais comporte presque les mêmes fonctionnalités, dont le contrôle de l’activité, du rythme cardiaque et du sommeil : elle surveille également le taux d’oxygène dans le sang pour prévenir l’apnée du sommeil. Le dispositif ne propose cependant pas de suivre les exercices de natation ou de compter les étages gravis.

    Fitbit lance également des versions grand public des appareils Inspire et Inspire HR, auparavant réservés pour des usages professionnels, soit aux employeurs et aux prestataires de couverture santé. Ces bracelets proposent un suivi quotidien de l’activité physique, avec cardiofréquencemètre pour la version HR, proposé à un prix inférieur à 100 euros. La marque propose parallèlement le Fibit Ace 2, un bracelet d’activité conçu pour inculquer de bonnes habitudes en matière d’hygiène de vie aux enfants.

    Fitbit cible de plus en plus les personnes souffrant de maladies chroniques

    « Historiquement, nous avons aidé nos utilisateurs à atteindre leurs objectifs en matière de forme physique et de santé, qu’il s’agisse de gérer leur poids, de devenir plus actifs et en forme, de mieux dormir, de réduire leur stress », commente dans un communiqué publié le 6 mars 2019 James Park, P.-D.G. de Fitbit, « mais nous aidons de plus en plus les personnes atteintes de maladies graves et chroniques, qu’il s’agisse du diabète, des problèmes cardiaques ou de santé mentale, ou des troubles du sommeil. »

    Le réseau de soins Solera Health (Arizona) intègre les outils Inspire à son programme de prévention du diabète

    D’ores et déjà, le réseau de soins Solera Health (Arizona) intègre les outils de la gamme Inspire à son programme de prévention du diabète (PPD) et constate que les utilisateurs qui y ont recours perdent plus de poids et déclarent réaliser davantage d’activité physique, a-t-il annoncé le 6 mars 2019. C’est sur la base de ce résultat que Solera a décidé d’étendre le partenariat et de faire bénéficier des appareils Fitbit tous les participants à son programme.

    Fitbit déclare avoir plus de 680 partenaires de recherche clinique, 1 600 clients issus du secteur de la santé en entreprise et affirme collaborer avec plus de 100 prestataires de couverture santé sur des programmes dédiés.

  • Grand Est : les tablettes Smur-t@b analyseront l’activité des services d’urgence de la région

    L’analyse descriptive de l’activité des services mobiles d’urgence et de réanimation (Smur) dans le Grand Est n’est actuellement pas possible, faute de données chiffrées disponibles et structurées. C’est pourquoi a été lancé un outil électronique régional de traçabilité sous le nom d’Eval-Rescue. L’association éponyme, à l’initiative du projet avec le Grades Pulsy, a annoncé en février 2019 l’entrée du dispositif en phase de test au sein des Smur de Haguenau (Bas-Rhin), de Verdun (Meuse) et de Châlons-en-Champagne (Marne).

    D’ici la fin de l’année, les véhicules des 47 Smur de la région seront équipés d’une tablette, baptisée Smur-t@b, permettant la saisie d’une fiche dématérialisée et uniformisée, dont le contenu s’adaptera à la pathologie du patient selon son profil (accident vasculaire cérébral, traumatisme, accouchement inopiné, brûlure, etc.) en insérant automatiquement des indicateurs de suivi.

    L’association Eval-Rescue a été créée en 2017 pour porter le réseau et l’observatoire des structures d’urgence de la région Grand Est. Elle a reçu le soutien de Pulsy ainsi que de l’agence régionale de santé.

  • Kinésithérapie : la startup e-santé Kobus lève 1 million d’euros

    Kobus boucle une levée de fonds d’un million d’euros dans l’optique de devenir l’outil de suivi n°1 du parcours de soins pour les professionnels de la rééducation dans la zone francophone (France, Belgique, Suisse et Québec). La société francilienne s’est faite remarquer à l’occasion des Trophées de la santé mobile 2018, dans le cadre desquels elle a reçu le grand prix de l’application mobile de santé.

    Fondé en 2016, Kobus propose aux kinésithérapeutes un assistant digital personnalisable, simple d’utilisation, capable d’établir un bilan de santé précis du patient grâce à une base de données mise à jour en temps réel de plus de 1 000 tests validés enrichis par la communauté, précise la start-up dans un communiqué publié début mars 2019.

    L’outil permet également de mesurer l’évolution du patient en l’impliquant dans sa thérapie (avec photos, vidéos, bodychart, auto-questionnaire, suivi des exercices) et, par la suite, de lui adresser directement les bilans, facilitant la coordination avec les autres professionnels impliqués dans le parcours de soins.

    Kobus estime qu’actuellement plus de 1 500 kinésithérapeutes utilisent quotidiennement le logiciel, alimentant la base de données et aidant à numériser les pratiques. Déjà bien implanté sur son marché, la société a su convaincre le fonds d’investissement Side Capital, dirigé par Renaud Guillerm, de la soutenir.

    Un recrutement envisagé pour développer une version améliorée du logiciel

    « Nous souhaitons étendre la solution aux autres professions de rééducation (podologues, ergothérapeutes, chirurgiens…) sur le marché francophone », déclare la co-fondatrice de Kobus Laura Beaulier. Elle prévoit également de recruter pour élaborer une nouvelle version de son logiciel « encore plus facile à prendre en main », rendant « encore plus lisible le lien entre diagnostic initial et suivi.

    Un objectif de 10 000 utilisateurs en 2020

    Kobus souhaite également utiliser les données recueillies, une fois anonymisées, pour proposer de l’aide au diagnostic et à la prescription de protocoles aux professionnels. Il s’agirait d’atteindre les 10 000 utilisateurs en 2020.