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  • Rapport « CHU de demain » : la CSMF critique la vision hospitalo-centrée du système de santé exposée

    En réaction à la remise du rapport « Le CHU de demain » à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal le 14 décembre 2018, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle les ministres concernés et le gouvernement à adopter « une vraie politique de santé en rupture avec [les] vieux schémas tournés vers le passé« . Dans un communiqué publié le 17 décembre 2018 et signé par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, elle indique regretter que les auteurs du texte souhaitent donner au CHU une responsabilité territoriale car cela reviendrait, selon elle, « à confirmer, voire accroître le caractère « hospitalo-centré » [du] système de santé, à l’heure où au contraire les récents discours des responsables politiques veulent enfin [le] faire reposer sur la médecine de ville ».

    Elle estime que l’organisation de la santé dans les territoires doit en premier lieu reposer sur les soins de proximité, sur la médecine de ville, générale et spécialisée, en articulation avec les établissements de soins privés ou publics. « Il est temps de sortir de cette vision de notre système de santé dont l’organisation est exclusivement basée sur les structures hospitalières, souligne la CSMF. Celles-ci oublient trop souvent la réalité du patient et des territoires au plus près des lieux de vie. »

    La confédération réaffirme ainsi sa volonté de mettre un terme au statut hospitalo-universitaire, souhaitant que les médecins libéraux puissent accéder à des activités d’enseignement mais également de recherche, raison pour laquelle elle revendique « un statut unique, évolutif et partagé entre le soin, l’enseignement et la recherche, dans les différents lieux où ces trois missions s’exercent ».

    Il faut, selon elle, revoir les ordonnances Debré de 1958 et faire de la faculté de médecine une école professionnelle ouverte vers toutes les modalités d’exercice.

  • Rapport : la Cour des comptes propose de structurer les CHU en une dizaine de réseaux

    Dans un rapport sur le rôle des centres hospitaliers universitaires (CHU) dans l’offre de soins, la Cour des comptes recommande notamment la constitution « de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministères Santé et Enseignement supérieur et recherche) ».

    Pour établir ce document, publié le 12 décembre 2018, la juridiction a analysé à la demande du Sénat le rôle des centres hospitaliers universitaires de 2011 à 2017 en matière d’offre de soins, au niveau aussi bien de la satisfaction des besoins de santé que de la bonne utilisation de leurs moyens.

    La Cour estime ainsi que l’activité de soins des centres hospitaliers universitaires est « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années ». Elle pointe entre autres du doigt une régulation insuffisante des charges et une augmentation des dépenses externes. Au total, elle émet 8 recommandations pour améliorer le système.

    Principaux constats du rapport :

    • les 30 centres hospitaliers universitaires (CHU) représentent près de 38 % des séjours de l’hospitalisation publique ;
    • leur mission de soins est exercée de manière hétérogène, en termes de volume, d’activité ou de types d’actes, et ne distingue pas toujours les CHU des autres établissements :
      • certains centres hospitaliers universitaires se concentrent sur des activités de proximité regroupant les soins les plus courants (ophtalmologie, urologie, obstétrique…), des activités qui ne les distinguent pas des établissements privés ;
      • une dizaine de CHU assurent principalement des soins complexes (activité d’expertise et de recours), censés être au cœur de l’activité des centres hospitaliers universitaires ;
    • leur situation financière, « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années », se caractérise par une régulation insuffisante de leurs charges et des dépenses externes en augmentation :
      • pour l’année 2017, le déficit des CHU devrait s’élever à près de 405 millions d’euros, dont 199 millions imputables à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), soit le niveau le plus élevé depuis la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) en 2004.
    • des marges de progrès existent en matière de gestion de la qualité et de la sécurité des actes (délai d’envoi des courriers de fin d’hospitalisation, tenue du dossier du patient) : d’où, notamment, la proposition de structurer les CHU en une dizaine de réseaux sur tout le territoire pour améliorer la recherche, l’offre de soins, et approfondir les relations avec les autres établissements de soins de leur ressort.
      Au total, la Cour formule huit recommandations.

    Les 8 recommandations de la Cour des comptes

    • 1. adopter rapidement une définition nationale des activités de recours, d’expertise et de proximité,qui doivent devenir des indicateurs de pilotage de l’offre de soins en région (DGOS, ATIH, ARS) ;
    • 2. réorganiser l’activité de transplantation d’organe par la mise en œuvre d’une politique de seuil minimal d’activité par site géographique (DGOS, ABM, HAS) ;
    • 3. approfondir le dialogue de gestion entre les CHU et les ARS dans un objectif de meilleure maîtrise de l’évolution des charges (SGMAS, ARS) ;
    • 4. objectiver le coût des contraintes de service public pesant sur les CHU financés en dehors de la T2A, notamment les activités d’intérêt général, et réformer le financement de la prise en charge des maladies rares en tenant compte d’une analyse des coûts engendrés par ces pathologies (DGOS) ;
    • 5. rendre plus robuste l’indicateur de satisfaction des usagers (augmentation du seuil de calcul, amélioration de la qualité de l’échantillonnage, mise en place des contrôles qualité…) afin de pouvoir l’étendre rapidement aux disciplines encore non couvertes (SSR, psychiatrie) et d’en faire un véritable instrument de pilotage des établissements (HAS) ;
    • 6. créer un observatoire de l’accès aux soins qui rendrait publics chaque année les délais d’accès aux soins dans les établissements de santé afin de les objectiver et de réduire les inégalités d’accès(DGOS) ;
    • 7. mettre en place une organisation coordonnée de l’évaluation des CHU par la HAS et le HCERES (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation) ;
    • 8. organiser la constitution de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation).
  • Rapport « CHU de demain » : responsabilité territoriale étendue et nouveau modèle de financement

    Des statuts renouvelés, une gouvernance renforcée avec l’université, un nouveau modèle de financement, une responsabilité territoriale étendue et la création d’une mission « de prévention et de promotion de la santé », telles sont les propositions clés présentées dans le rapport « Le CHU de demain », remis par les présidents des 6 conférences hospitalo-universitaires ce 14 décembre 2018 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Les signataires du document se sont réunis les 12 et 13 décembre au Futuroscope de Poitiers à l’occasion des 16èmes Assises nationales hospitalo-universitaires et de la célébration du 60ème anniversaire des CHU.

    Le document révèle 23 propositions pour construire le nouveau modèle des CHU autour des cinq grands axes thématiques transversaux suivants :

    • une nouvelle synergie entre le CHU et l’université ;
    • une responsabilité territoriale conjointe du CHU et de l’université ;
    • une rénovation de l’exercice et des carrières en CHU ;
    • une politique territoriale de formation en santé copilotée par le CHU et l’université :
      – « le CHU doit expérimenter de nouvelles pratiques à l’aide d’outils nouveaux (numérique) mis à disposition dans une transformation de l’offre de formation tout au long de la vie » ;
    – « Le CHU en lien avec l’université doit être un lieu d’expérimentation, d’application et d’évaluation des nouveaux outils numériques de la formation (plateforme, simulation, intelligence artificielle) pour transformer la formation en santé » ;
    • un nouveau pilotage stratégique de la recherche en santé.

    Focus : vers un nouveau modèle de financement

    « Un modèle de financement nouveau s’impose pour mettre fin à la dispersion des crédits de recherche, favoriser l’innovation des CHU et leur permettre d’exercer leurs responsabilités dans la subdivision », est-il expliqué en préambule du rapport.

    Propositions

    Au titre des soins :

    • maintien de la tarification à l’activité (T2A) pour les activités de jour mais avec un financement spécifique des 10 % d’activité de recours et d’expertise afin notamment de déplafonner l’enveloppe des actes d’activité hors nomenclature ;
    • financer intégralement les charges générées par la formation initiale et continue ainsi que la permanence des soins des juniors sur une enveloppe dédiée indépendante de la T2A.

    Concernant le financement de la recherche et de l’innovation :

    • elle devra reposer sur la sanctuarisation d’une enveloppe dédiée financée par l’Assurance maladie mais non soumise à la règlementation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam).
    • Par ailleurs, l’investissement courant dans les CHU devra être porté à 4 %, « les investissements de grande ampleur devant bénéficier de procédures de financement qui privilégient les subventions au capital amortissable », précise le communiqué.
    • Enfin, la nouvelle mission territoriale de prévention et de promotion de la santé, au sein du GHT et en association avec les autres GHT de la subdivision, devra faire l’objet « d’un financement distinct de même que les surcoûts liés à la recherche, à l’enseignement et aux actes de recours ».

    Axe I : réinventer la synergie entre CHU et université

    Proposition 1 : renouveler l’association entre CHU et université et le cadre juridique et opérationnel de cette synergie

    • 1.1 Pour renforcer la cohérence des gouvernances,s’appuyer sur une représentation croisée dans la gouvernance des CHU et des universités.
    • 1.2 Pour décliner au sein des CHU les décisions conjointes entre le directeur général et le président de l’université, mettre en place des processus opérationnels conjoints entre le directeur général, le président de la Commission médicale d’établissement (CME) et les doyens de santé,dans les domaines d’actions partagés, tout en respectant le principe d’une direction générale unique du CHU.
    • 1.3 Renforcer la stratégie nationale pour les CHU et instaurer une Conférence nationale annuelle des CHU, présidée par les ministres en charge de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MSS et MESRI), associant les six Conférences et les établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST).

    Axe II : CHU et université, co-animateurs de la santé dans les territoires

    Proposition 2 : instaurer la responsabilité territoriale du nouveau modèle de gouvernance CHU et université

    • 2.1 La mise en œuvre opérationnelle sur le territoire des stratégies en matière de prévention, de soins, de formation, de recherche et d’innovation est assurée par le directeur, le président de la Commission médicale d’établissement (PCME) et les doyens de santé, dans le cadre d’une gradation et d’une coopération avec les autres acteurs du territoire.
    • 2.2 Structurer des réseaux de CHU.

    Axe III : réaffirmer la place des acteurs de santé et le sens de leur métier

    Proposition 3 : rénover l’exercice et les carrières en CHU en réaffirmant leurs spécificités

    • 3.1 Repenser les métiers à l’hôpital.
    • 3.2 Améliorer la qualité du management par la formation,le processus de recrutement et l’évaluation.

    Axe IV : CHU et université : copilotes de la transformation des études de santé

    Proposition 4 : instaurer une responsabilité partagée de la nouvelle gouvernance CHU/université en matière de politique territoriale de formation en santé

    • 4.1 La mise en œuvre de cette responsabilité partagée s’exerce en incitant les sites à formaliser les modalités de discussion.
    • 4.2 Le CHU doit identifier et faciliter l’émergence de nouveaux métiers et de nouveaux exercices qui généreront de nouvelles formations professionnalisantes.
    • 4.3 Le CHU doit expérimenter de nouvelles pratiques à l’aide d’outils nouveaux (numérique) mis à disposition dans une transformation de l’offre de formation tout au long de la vie.
    • 4.4 Le CHU en lien avec l’université doit être un lieu d’expérimentation, d’application et d’évaluation des nouveaux outils numériques de la formation (plateforme, simulation, intelligence artificielle) pour transformer la formation en santé.
    • 4.5 Le CHU en lien avec l’université doit être un acteur majeur de la formation à la recherche médicale.
    • 4.6 Le CHU et l’université doivent être les vitrines de la médecine française pour promouvoir la formation médicale à l’international par une offre diplômante et favoriser la mobilité des étudiants en santé.

    Axe V : CHU et université : moteurs et accélérateurs de la recherche médicale mondiale et de l’innovation

    Proposition 5 : le CHU et l’université créent les conditions d’un pilotage stratégique de la recherche en santé

    • 5.1 Faire du Comité de recherches en matière biomédicale et de santé publique (CRBSP) une instance stratégique CHU/université qui définit,à l’échelle de chaque CHU, des thématiques « différenciantes »à rayonnement national et international, en cohérence avec les EPST et en lien avec les acteurs économiques locaux.
    • 5.2 Mettre en place une évaluation externe de la recherche des CHU par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), synchronisée avec celle de l’université et selon un référentiel couvrant la production et l’organisation de la recherche, ainsi que le rôle stratégique du CRBSP au niveau du périmètre universitaire.
    • 5.3 Imposer une information mutuelle complète des moyens mis à disposition entre les partenaires dès lors qu’on est dans une politique partagée entre CHU, université et EPST, permettant d’aligner l’allocation des ressources à la stratégie portée conjointement.
    • 5.4 Permettre l’entrée des CHU au capital des SATT afin de renforcer la cohérence de la politique de valorisation du CHU avec celle de l’université.
    • 5.5 Mettre en cohérence les politiques de recherche biomédicale des sites dans le cadre d’un forum des CRBSP de l’interrégion, associant les acteurs du secteur privé, les collectivités territoriales (dont les régions) et les pôles de compétitivité.
    • 5.6 Mettre en place une instance nationale en charge d’une gouvernance de la recherche biomédicale, partagée entre l’ensemble des acteurs (définition des priorités stratégiques, coordination de la programmation, consolidation des moyens engagés…).
    • 5.7 Renforcer les programmes existants pour la recherche translationnelle, notamment le programme de recherche translationnelle en santé (PRTS), le programme RHU et les contrats hospitaliers de recherche translationnelle. programmation,consolidation des moyens engagés…).
  • Trophées FHP 2018 : la clinique Provence Bourbonne et son serious game parmi les 9 lauréats

    9 hôpitaux et cliniques privés décrochent les trophées de l’hospitalisation privée 2018, remis à Paris par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) le 12 décembre 2018, à la veille des Rencontres de la FHP.

    • Catégorie « organisations innovantes du parcours de santé » (nouvelle catégorie) :
    – lauréat : clinique Provence Bourbonne (Aubagne – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Un serious game impliquant les patients dans leur rééducation en SSR neurologique »
    ;
    – nominé : polyclinique du Grand Sud (Nîmes).

    • Catégorie « clinique socialement responsable » :
    – lauréat : clinique de Miremont (Badens) ;
    – nominé : polyclinique de Limoges (Limoges).

    • Catégorie « relations patients » :
    – lauréat : clinique de l’Union (Saint Jean -Ramsay Générale de Santé) ;
    – nominé : imagerie médicale de l’hôpital privé d’Antony (Antony – Ramsay Générale de Santé).

    • Catégorie « excellence médicale » :
    – lauréat : hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon – Ramsay Générale de Santé) ;
    – nominé : clinique Axium (Aix-en-Provence – Almaviva Santé).

    • Coup de cœur du jury : polyclinique du Cotentin (Equeurdreville) pour le projet « Campagne de recrutement de médecins : « Nous sommes Med’in Cherbourg, et toi ? ».

    Catégorie « organisations innovantes du parcours de santé »

    • Lauréat : Clinique Provence Bourbonne (Aubagne – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Un Serious Game impliquant les patients dans leur rééducation en SSR neurologique ».

    Le serious game, baptisé « S’TIM », permet d’aider les patients à récupérer leurs fonctions cognitives et exécutives, comme se repérer dans le temps et l’espace, planifier une tâche ou s’adapter à un contexte.

    • Nominé : Polyclinique du Grand Sud (Nîmes) pour le projet « Gestion coordonnée des parcours de santé, une plateforme ville-hôpital d’accompagnement, de suivi et de surveillance à domicile ».

    L’objectif de cette initiative est d’amélioration l’articulation de la prévention et des prises en charges sanitaires, médico-sociales et sociales avec l’ensemble des intervenants impliqués.

    La plateforme permet notamment de gérer en ligne les rendez-vous, de partager les éléments importants du dossier patient et d’effectuer des évaluations.

    Catégorie « clinique socialement responsable »

    • Lauréat : Clinique de Miremont (Badens) pour le projet « La Clinique de Miremont : du chaos à une belle renaissance, ou comment retrouver de la performance par le bien-être au travail ».

    Par ce projet, l’établissement cherche à faire de la qualité de vie au travail « une valeur fondamentale » et une « priorité », précise le communiqué.

    • Nominé : Polyclinique de Limoges (Limoges) pour le projet « »Vis ma vie » dans le cadre de la semaine QVT (qualité de vie au travail)».

    Il s’agit d’un partage d’expériences ayant pour but de découvrir un nouveau métier mais aussi de donner aux salariés volontaires l’occasion de mieux connaître la réalité du travail de leurs collègues pour une meilleure cohésion du personnel.

    Catégorie « relations patients »

    • Lauréat : Clinique de l’Union (Saint-Jean – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « La sensorialité au cœur de la relation parent-enfant en néonatologie »

    L’idée est de permettre à la mère et à son enfant de cohabiter en harmonie grâce à des chambres équipées de deux espaces distincts et d’un matériel protégeant le développement neurosensoriel des nouveau-nés des agressions sonores, lumineuses et tactiles.

    L’architecture est adaptée aux contraintes liées à une prise en charge médicale ou à un handicap neurosensoriel des patients.

    • Nominé : Imagerie médicale de l’Hôpital privé d’Antony (Antony –Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Patient R ».

    Le but est de mettre en place une organisation adaptée aux besoins des patients en garantissant l’obtention des résultats de biologie et de radiologie en moins d’une heure pour les médecins de ville chaque fois que nécessaire.

    Catégorie « excellence médicale »

    • Lauréat : Hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon -Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Chirurgie pancréatique avec assistance robotique : étude pilote de faisabilité ».

    La solution de chirurgie pancréatique testée par l’hôpital lyonnais vise à diminuer le taux de mortalité/morbidité et à améliorer l’efficience chirurgicale en passant par le développement de techniques mini-invasives (chirurgies coelioscopiques et robotique).

    • Nominé: Clinique Axium (Aix en Provence – Almaviva Santé) pour l’article publié dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet, intitulé Targeted therapy with a localised abluminal groove, low-dose sirolimus-eluting, biodegradable polymer coronary stent (Target All Comers): a multicentre, open-label, randomised non-inferiority trial.

    Coup de cœur du Jury

    Lauréat : Polyclinique du Cotentin (Equeurdreville) pour le projet «Campagne de recrutement de médecins: « Nous sommes Med’in Cherbourg, et toi ? ».

    La campagne a été lancée sur les réseaux sociaux par les praticiens de la polyclinique du Cotentin et du centre hospitalier public du Cotentin (CHPC) à destination de leurs confrères, actuels et futurs.

    Le but est de montrer la satisfaction des médecins vis-à-vis de leurs outils de travail et de leurs conditions d’exercice à Cherbourg.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique territoriale et bénéficie du soutien des commerçants de la ville.

  • E-healthWorld Monaco 2019 : le congrès scientifique se tiendra les 26 et 27 mars 2019

    Le congrès scientifique e-healthWorld Monaco aura lieu les 26 et 27 mars 2019 à l’hôtel Fairmont Monte Carlo.

    Des débats et ateliers seront organisés au cours de ces deux jours. Les sessions prévues dans la salle plénière seront traduites en simultanée en français ou en anglais.

    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées via le site Ehealthworld.vimeet.events. Pour toute demande d’information supplémentaire, contacter les organisateurs au 01 46 90 00 01 ou par email à info@e-healthworld.com.

    Pass Congrès e-HealthWorld Monaco :
    • 1 jour : 190 euros HT (228 euros TTC) ;
    • 2 jours : 290 euros HT (348 euros TTC) ;
    • tarif partenaires : 217.50 euros HT (261 euros TTC) ;
    • tarif étudiant et paramédical (sur justificatif) : 145 euros HT (174 euros TTC).

    Programme du 26 mars 2019

    08h45 – 9h00 Ouverture du congrés

    Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    09h00 – 10h30 Bonnes et mauvaises pratiques de la téléconsultation médicale

    Intervenants : Pierre SIMON, Francis MAMBRINI, Marie-Laure SAILLARD, Lina WILLIATTE

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 Conseil national e-santé

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 Digital-therapy

    Intervenant : Alexia SIBONY

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Table ronde du LEEM

    Intervenants : Docteur Patrick ERRARD, Anne Baille, Eric BASEILHAC.

    Salle plénière

    11h00 – 12h20 Gynécologie connectée

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 e-santé et Blockchains

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 Keynote

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Téléconsultation en pharmacie d’officine : pourquoi ?

    Intervenants : Irene LOPEZ, Clément CARLIN, Sophie SERGENT-DECHEF, Michel SERI

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI

    Salle Spécialité

    14h15 – 16h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Télémédecine en pharmacie : à vos marques, prêts, connectés !

    Intervenants : Tina GERERAL, Gilles BONNEFOND, Maxime CORDIER, Sophie TOUFFIN RIOLI

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI.

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Take Care Show

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Side Event

    20h00 – 00h00 : Awards de La nuit connectée

    Pitch des start-ups retenues, issues du secteur de la santé connectée

    Programme du 27 mars 2019

    9h00 – 10h30 Démocratiser l’intelligence artificielle

    Intervenants : Anthony MOREL, Jean-Marc BEREDER, Antoine DENIS, Cecile MONTEIL, Jeff SORENSEN.

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    9h00 – 10h30 Infirmier(e)s connecté(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Side-event 11h00 – 12h20 Démocratiser l’intelligence artificielle…et après ?

    Intervenants : Cecile MONTEIL, Docteur Olivier AMI, David GRUSON, Leo MAGALI.

    Salle plénière 11h00 – 12h20 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Infirmier(e)s connecte(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    11h00 – 12h20 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 L’adresse du président Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    14h00 – 14h30 Pitch des Start-ups gagnantes de la nuit connectée

    Intervenants : Fréderic PRATE, Danielle ROMERO.

    Salle plénière

    14h30- 16h00 Simulation – Réalités virtuelle et augmentée

    Intervenants : Anthony MOREL, Gael KUHN, Nicholas AYACHE.

    Salle plénière

    14h30 – 16h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    14h30 – 16h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Robotique

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

  • L’AP-HP et Paris Diderot accompagnent 4 projets issus de la promo 2018 du DU de e-santé

    L’AP-HP et l’université Paris Diderot vont accompagner 4 projets e-santé développés par la promotion 2018 du diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » porté par le Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    Les solutions, dont la sélection a été annoncée le 3 décembre 2018 par le CRSC, vont être soutenues dans leur développement depuis l’idée princeps à leur valorisation, en passant par l’essai clinique, par l’équipe hospitalo-universitaire du centre de responsabilité et par le pôle « transfert et innovation » – OTTPI de la Délégation de la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) de l’AP-HP.

    Les 4 projets retenus sont :
    • un capteur connecté de rythme cardiaque fœtal ;
    • Centricity : une application modulaire qui permet de centraliser au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques ;
    • Tonic Carpet : un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée ;
    • la téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux.

    Les inscriptions à la promotion 2019 du DU sont encore possibles pendant quelques jours en envoyant une demande à boris.hansel@aphp.fr et patrick.nataf@aphp.fr.

    Les 4 projets e-santé sélectionnés

    L’ensemble des projets a été examiné par un jury composé de professionnels (médecins et soignants) de l’AP-HP, de l’université Paris Diderot et d’experts en santé connectée, en droit et en ingénierie. 4 d’entre eux ont été retenus.

    Capteur connecté de rythme cardiaque fœtal

    • Porté par le Pr Dominique Luton, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    L’idée est de concevoir avec la société Atys médical un capteur de rythme cardiaque fœtal permettant une déambulation autonome en cours de travail.

    Le capteur transmettra les données relatives aux rythmes cardiaques fœtal et maternel ainsi que les contractions utérines aux professionnels de santé en charge de la surveillance de la patiente enceinte.

    Objectifs :

    • maintenir un haut niveau de sécurité pour la mère et le futur nouveau-né (priorité) ;
    • améliorer le confort des femmes et de leurs proches « au moins en première partie du travail, ce qui répond aux aspirations de la majorité des professionnels [et] des mamans [ainsi qu’]aux exigences institutionnelles (HAS notamment) », note l’AP-HP dans un communiqué publié le 4 décembre 2018 ;
    • participer à la diminution du taux de césarienne en favorisant la déambulation en cours de travail.

    Centricity : application modulaire de suivi et partage de données de santé

    Centricity est une application modulaire qui permet au patient de suivre et de partager ses données de santé avec son médecin afin d’optimiser sa prise en charge.

    L’outil centralise au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques, les porteurs du projet ayant constaté qu’il existait pour chaque maladie chronique de nombreuses applications mobiles et objets connectés disponibles.

    Tonic Carpet : tapis de gymnastique interactif avec programmes en réalité augmentée

    Il s’agit d’un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée. La solution a été développée par la start-up Macadam Tonic.

    Connectée à une application mobile, le tapis permet d’effectuer des exercices à partir d’une centaine de programmes conçus par des professionnels de la santé et du sport. Via l’appli, l’utilisateur peut suivre son activité et sa progression et gagner des « points santé ».

    Des programmes d’activités physiques généraux (renforcement musculaire, yoga, etc.) et des programmes spécifiques de santé, centrés par exemple sur la lutte contre les lombalgies, sont aussi disponibles.

    Téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux

    « 4,5 millions de patients consultent tous les ans aux urgences pour une pathologie aiguë de médecine générale faute de disponibilité de leur médecin traitant », souligne l’AP-HP.

    Partant de ce constat, des étudiants du diplôme universitaire de santé connectée ont mis au point un système de téléconsultation inopinée de médecine générale « proposée à l’épicentre des déserts médicaux ». Ce dernier peut répondre à ce besoin « si l’organisation répond strictement à l’avenant 6 conventionnel ».

    Le projet a déjà été testé dans l’Aube.

    Accompagnement des projets : du conseil à l’évaluation scientifique

    Chaque année, 30 projets « portés par des apprenants issus d’horizons professionnels divers » naissent au sein du diplôme universitaire (DU) de santé connectée, indique le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et co-directeur du Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC).

    L’accompagnement « va du simple conseil à l’évaluation scientifique dans le cadre de notre structure hospitalo-universitaire et de notre unité de recherche Inserm, explique le Pr Nataf. Le CRSC se propose d’aider scientifiquement en lien avec les équipes de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard et la DRCI de l’AP-HP à concevoir un plan d’évaluation des solutions et de mettre en place des études cliniques. Pour les solutions concernées, une mise en application avec les équipes est également organisée ».

    Le CRSC travaille en lien avec Paris Diderot et l’unité Inserm U1148 LVTS

    Le Centre de responsabilité de santé connectée de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard est associé à l’université Paris Diderot et à l’unité Inserm U1148 LVTS autour d’activités de soins, de recherche et d’enseignement dans le domaine de la santé connectée.

    Il est dirigé par le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et par le Dr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste.

    Le diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » réunit les expertises de professionnels issus du secteur de la santé (médecins, chercheurs de l’AP-HP) ainsi que des startups, des juristes, des économistes et des professionnels de l’ingénierie de l’université Paris Diderot (IUT).

  • Pro Digital Health 2019 : le congrès du numérique en santé, les 4-5/04/2019 à Poitiers (Futuroscope)

    Pro Digital Health 2019, ou Congrès du numérique en santé, se tiendra les 4 et 5 avril 2019 à Poitiers au sein du Futuroscope. Porté par le Cluster Tic santé Nouvelle Aquitaine et le CREAI, cet événement régional est organisé par Comm Santé.
    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées en ligne sur Pro-digital-health.com.

    Programme

    4 avril 2019

    • 9h15 – Conférence Introductive
    • 9h45 – Le numérique pourra t-il répondre au défi de la santé ?
    • 10h30 – Pause : Visite du salon d’exposition et lancement du Hackathon
    • 11h00 – E-santé : quelles étapes pour se lancer ? (session au choix)
      • 1A – Table ronde : Quelles stratégies du déploiement du numérique dans les parcours de santé ?
      • 1B -Télémédecine et ESMS (Etablissements et services médico-sociaux) : Quelles solutions à distance ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Symposium 14h30 – La E-transformation du parcours de santé (Session au choix)
      • 2A – L’accès aux soins
      • 2B – Transformations et médiations digitales : de nouvelles pratiques professionnelles
    • 15h30 – Pause
    • 16h30 – Panorama des bonnes pratiques internationales en télémédecine 18h – Soirée connectée
    • 19h00 – Diner de Gala « Sur un air moléculaire » au Futuroscope

    5 avril 2019

    • 9h – Économie de la santé connectée : Quels modèles, Quelles perspectives ? (session au choix)
      • 3A – Table ronde : Enjeux stratégiques des mutuelles dans le domaine de la e-santé : quels investissements, quels types de projet, quelles stratégies ?
      • 3B – Quel modèle économique pour la e-santé ?
      • 3C – Table ronde : Qualité et sécurité des dispositifs médicaux connectés, quelle évaluation ?
    • 10h30 – Pause et visite de l’exposition
    • 11h – Innovations et Système de santé: quelles stratégies partager ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Remise des prix du Hackathon
    • 14h – Conférence de clôture
    • 15h30 – Fin du congrès
  • Le Maroc et l’Inde cherchent à coopérer pour développer la télémédecine

    Le Maroc et l’Inde sont en train d’établir un partenariat afin de développer conjointement la télémédecine dans leur pays respectif. Le ministre de la Santé marocain Anass Doukkali a examiné le 12 décembre 2018 à New Dehli avec son homologue indien, Shri Jagat Prakash Nadda, les moyens de mettre en place une collaboration entre les deux pays dans le secteur.

    Les deux ministres ont également identifié des domaines de coopération d’intérêt commun, notamment l’éradication de la tuberculose et la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

    Ce partenariat devraient être concrétisé par l’organisation de rencontres entre des équipes techniques des deux pays spécialisées dans les thématiques retenues.

    Anass Doukkali a par ailleurs indiqué à l’agence de presse marocaine MAP que le Maroc déployait actuellement un projet pilote visant à améliorer l’accès aux soins dans les zones touchées par une pénurie de médecins. Dans ce cadre, a-t-il précisé, le gouvernement envisage de développer progressivement des sites de télémédecine dans 160 municipalités isolées, qui représenteront 6,25 % de la population à l’horizon 2025.

    De son côté, Shri Jagat Prakash Nadda a déclaré en octobre 2018 que le gouvernement indien avait pour objectif d’instaurer une base de données numérique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020 « afin de réduire le fardeau de la collecte, de l’enregistrement et du stockage de données sur support papier ».
    En outre, l’initiative numérique de l’Inde sur la santé a été adoptée en mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en tant que première résolution sur la e-santé. Le pays prévoit d’ailleurs d’accueillir prochainement un Sommet mondial sur la santé numérique avec le soutien de l’OMS, espérant que l’événement contribuera aux efforts déployés par l’organisation mondiale pour élaborer une stratégie internationale sur la e-santé.

  • AAP « Territoires d’innovation » : les projets sur la transformation du système de santé concernés

    Le secrétariat général pour l’investissement et la Banque des territoires lancent l’appel à projets « Territoires d’innovation » du programme d’investissements d’avenir (PIA), dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI). Il sera ouvert jusqu’au 26 avril 2019, à 17 heures, heure de Paris.

    « Outil de la transformation de notre pays par l’investissement, il permet de mettre en lumière, [de] valoriser et [d’]accompagner les gisements d’innovations existant dans nos territoires, précise le communiqué. Il s’agira de proposer de nouveaux modèles répondant aux objectifs de transformation soutenus par le [GPI] annoncé par le Premier ministre, dans une logique de démonstrateurs à grande échelle et d’expérimentations de solutions et services innovants. »
    Les projets doivent donc concerner la transformation du système de santé ou la transition numérique, l’énergie durable, la mobilité propre, la transformation du secteur agricole ou encore l’adaptation des compétences aux évolutions du marché du travail.

    L’objectif est de sélectionner et d’accompagner jusqu’à 20 projets de territoires.

    Opéré par la Caisse des dépôts et consignations, via la Banque des territoires pour le compte de l’État, cet appel est doté d’une enveloppe de 450 millions d’euros, dont 150 millions d’euros de subventions et jusqu’à 300 millions d’euros de fonds propres.

    Pour consulter le cahier des charges et télécharger le dossier de candidature relatif à cet appel, il faut se rendre sur le site web de la Caisse des dépôts et consignations.

  • Résultats 2018 sur la qualité et sécurité des soins (HAS) : la sortie de l’hôpital à améliorer

    En 2018, un tiers des patients quittant l’hôpital après un séjour dans un service de médecine, chirurgie ou obstétrique (MCO) « n’a reçu aucune information sur les signes ou complications devant l’amener à recontacter le médecin », indiquent les résultats 2018 sur la qualité et sécurité des soins dans les établissements de santé publiés par la Haute autorité de santé le 10 décembre 2018, complétés cette année par un indicateur mesurant les complications après une chirurgie orthopédique et divers indicateurs visant à évaluer la chirurgie ambulatoire. Ces derniers révèlent notamment que 30 % des patients traités en ambulatoire (moins d’une journée de séjour) en 2018 ont déclaré qu’aucun numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence ne leur avait été transmis.
    De manière générale, l’organisation de la sortie obtient un score moyen de 63,4/100 en MCO (stabilité) et de 68/100 en ambulatoire.

    En ce qui concerne la qualité générale de leur hospitalisation, les 327 000 patients ayant participé à l’enquête ont donné une note moyenne de 73,3/100 aux établissements en hospitalisation classique, un score quasiment identique à celui de l’an dernier, et de 76,4/100 en ambulatoire, mesuré pour la première fois.

    Dans le détail, 90 % des patients estiment que leurs douleurs ont été correctement traitées. Par ailleurs, la prise en charge médicale ou paramédicale obtient une note moyenne satisfaite de plus de 80/100. En revanche, la qualité des repas plafonne à 58/100.

    Enseignement n°1 de l’enquête : l’organisation de la sortie est à améliorer

    La sortie de l’hôpital comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins »

    La sortie de l’hôpital est un « moment délicat » pour le patient, souligne la Haute autorité de santé. Elle comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins » et peut entraîner « anxiété, aggravation de l’état de santé », voir une nouvelle hospitalisation si elle est mal organisée.

    En ambulatoire, les auteurs de l’étude constatent que :

    • près de 40 % des patients n’ont pas obtenu en amont une prescription d’antalgiques leur permettant d’en disposer à leur domicile à leur retour ;
    • la moitié des patients n’a pas été recontactée après la sortie ;
    • 30 % des patients n’ont pas reçu de numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence.

    La plupart des lettres de liaison ne comportent pas la synthèse du traitement médicamenteux

    Par ailleurs, 70 % des lettres de liaison, remise logiquement le jour de la sortie de l’hôpital au patient et à son médecin traitant, ne comporte par la synthèse du traitement médicamenteux. « Documenter l’intégralité du traitement médicamenteux est pourtant fondamental pour garantir une coordination efficace entre les professionnels et sécuriser le suivi du patient », commente la HAS.

    En ambulatoire, 28 % des patients ne sont pas repartis avec une lettre de liaison en 2018, selon l’enquête.

    Autres enseignements clés de l’enquête

    Des patients divisés sur la décision médicale partagée :

    • 49,5 % des patients hospitalisés dans un service de MCO pendant plus de deux jours (MCO +48h) indiquent ne pas souhaiter participer aux décisions concernant leurs soins ou leur traitement. Parmi ceux qui souhaitent participer à la décision, seuls 39,8 % ont pu « toujours » le faire.

    Des patients qui ont besoin d’être rassurés :

    • plus d’un tiers des patients pris en charge en MCO +48h et plus de la moitié de ceux hospitalisés pour une chirurgie ambulatoire ont ressenti de l’anxiété au cours de leur hospitalisation ;
    • 9 patients sur 10 se sentent soutenus par les professionnels au cours de cette prise en charge, or, en hospitalisation de plus de 48h en MCO, près d’un patient sur quatre estime le soutien des professionnels « moyen » à « mauvais ».

    Des patients plutôt satisfaits de la prise en charge de la douleur

    • En hospitalisation de plus de 48h en MC, 85,4 % des patients ont ressenti des douleurs au cours de leur hospitalisation, dont un tiers jugées « intenses » à « extrêmement intenses ».
    • 53 % des patients ont ressenti de la douleur à l’issue de leur intervention en chirurgie ambulatoire.
    • Quel que soit le mode d’hospitalisation, 9 patients sur 10 ayant ressenti des douleurs considèrent que celles-ci ont été prises en charge de façon « bonne » à « excellente ».