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  • Prise en charge innovante de la douleur chronique au sein du GHT Cévennes-Gard-Camargue

    Plus de 150 professionnels de santé se sont réunis le jeudi 3 mai 2018 au CHU de Nîmes à l’occasion de la première Journée des Comités de lutte contre la douleur (CLUD) du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue pour évoquer l’enjeu de la prise en charge hospitalière de la douleur.

    Prise en charge de la douleur des personnes âgées : un enjeu croissant des politiques publiques

    En France en 2017, 1 personne sur 5 souffre de douleurs chroniques résistantes aux antalgiques. Si tous les âges de la vie sont concernés par la douleur physique et psychique, sa prévalence augmente avec l’âge. Ansi, « 50% des personnes âgées de plus de 75 ans sont touchées » par la douleur chronique explique un article de l’Actu des CHU. « En 2060, les plus de 80 ans représenteront plus de 11 % de la population française, c’est-à-dire plus d’une personne sur 10 », rapporte le CHU de Nîmes.

    Or, les personnes âgées expriment peu la douleur qu’elles ressentent, comme le montrait une étude de la DREES sur « la prise en charge de la douleur des personnes âgées vivant à domicile » (2007). L’altération des fonctions cognitives, la honte, les difficultés à communiquer, le manque d’attention des personnels de santé, peuvent constituer autant de facteurs inhibants, qui empêchent les personnes âgées d’exprimer leur état douloureux.

    La prise en charge de la douleur est un impératif thérapeutique, social, éthique et économique, rappelle le GHT Cévennes-Gard-Camargue. Elle a conduit à l’élaboration de plans ministériels successifs : Plan d’action triennal de Lutte contre la Douleur 1998-2000, Programme de Lutte contre la Douleur 2002-2005 et Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010.

    Quelques années auparavant, la loi n° 95-116 du 4 février 1995 portant diverses dispositions d’ordre social a instituait les Comités de lutte contre la douleur (CLUD), instance pluriprofessionnelle, en charge du pilotage de la politique d’amélioration de la qualité de la prise en charge de la douleur dans les établissements de santé.

    Le GHT Cévennes-Gard-Camargue se mobilise pour lutter contre la douleur chronique

    A l’occasion de la première journée des Comités de lutte contre la douleur le vendredi 4 mai 2018, le groupement hospitalier de territoire Cévennes-Gard-Camargue est revenu sur l’enjeu sociétal que représente la prise en charge de la douleur chronique.

    Créé le 1er juillet 2016, le GHT regroupe autour du CHU de Nîmes, établissement support, sept établissements de santé et neuf établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) publics du Gard.

    La douleur est l’une des filières identifiées dans le Projet médico-soignant partagé (PMSP) du GHT. La prise en charge de la douleur chronique rebelle (y compris psychologique) est érigée en priorité par les membres de ce GHT.

    La rencontre du 3 mai 2018 a montré que la filière douleur du GHT Cévennes-Gard-Camargue concentre ses travaux sur le thématiques suivantes : 

    • mises en place de procédures et de protocoles communs à l’ensemble des établissements du GHT pour optimiser la prise en charge de la douleur ;
    • réflexion sur le rôle de chaque établissement, de proximité, référent ou de recours ; 
    • réflexion sur l’organisations communes aux établissements sur le thème de la douleur. 

  • La DREES recense 10 000 médecins de plus depuis 2012 et prédit l’augmentation du nombre d’infirmiers

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère des Solidarités et de la Santé publie deux nouvelles études et un modèle de projection sur les professionnels de santé. Ces documents ont été rendus publics sur le site internet de la DREES le 3 mai 2018.

    La première étude décrit la démographie médicale en 2018 et l’accessibilité géographique aux médecins généralistes. La seconde présente les résultats issus du modèle permettant de projeter le nombre d’infirmiers en activité à l’horizon 2040. La DREES met également en ligne un nouvel outil permettant aux internautes d’accéder aux projections d’effectifs de médecins en choisissant un jeu d’hypothèses de projection parmi 30 combinaisons possibles.

    La DREES décrit notamment une augmentation et un vieillissement de la population de médecins généralistes depuis 2012. Elle anticipe une persistance sans aggravation des inégalités territoriales de santé et une forte augmentation des effectifs infirmiers en 2014 et 2040. Son modèle de projection permet enfin aux internautes de réaliser plusieurs scénarios d’évolutions de la démographie médicale français entre 2018 et 2040.

    Démographie médicale : la DREES recense « 10 000 médecins de plus depuis 2012 »

    Réalisée par Marie Anguis, Hélène Chaput, Claire Marbot, Christelle Millien et Noémie Vergier, la première étude s’intitule « 10 000 médecins de plus depuis 2012 ».

    Effectifs médicaux au 1er janvier 2018 : une population médicale vieillissante mais en augmentation

    • 226 000 médecins sont en activité au 1er janvier 2018 ;
    • 45% d’entre eux sont des médecins généralistes ; 
    • 44% d’entre eux exercent à l’hôpital au moins une partie de leur temps.
    • 50% des médecins en activité ont plus de 55 ans.
    • Depuis 2012, l’effectif de médecins a progressé de 4,5%, grâce à l’augmentation du nombre de médecins hospitaliers.

    Les inégalités d’accès aux soins persistent mais ne s’aggravent pas 

    Les auteurs de l’étude soulignent que « les inégalités de densités départementales n’ont pas augmenté depuis les années 1980 ». En 2016, 98% des Français résident à moins de 10 minutes du médecin généraliste le plus proche. 

    En revanche, des disparités d’accès aux soins existent bien à l’échelle du territoire nationale. Elles s’expliquent, non par « des disparités régionales », mais par « des différences marquées selon le type d’espace ». Les populations confrontées à la désertification médicale résident principalement :

    • dans les communes rurales des périphéries des grandes métropoles ; 
    • dans les communes situées à l’écart des ville affluentes.

    La DREES publie dans le cadre de cette étude une carte indiquant les « communes sous-denses en médecins généralistes en 2016 ».

    La DREES anticipe une « forte augmentation » des effectifs infirmiers entre 2014 et 2040

    Fondées sur des hypothèses de comportements constants et de maintien des politiques en vigueur, réalisées par Christelle Millien, les projections de la DREES en matière d’évolution des effectifs infirmiers au cours des deux prochaines décennies sont les suivantes :

    • le nombre d’infirmiers devrait augmenter de 53 % entre 2014 et 2040 pour atteindre 881 000 infirmiers actifs en 2040. Cette hausse serait plus importante que l’augmentation de la population. Elle se traduirait par une progression significative de la densité de professionnels infirmiers. Toutefois, le vieillissement démographique devrait induire une hausse des besoins de soins comparable à celle du nombre d’infirmiers.
    • avec l’arrivée à l’âge de la retraite des générations « issues des quotas élevés des années 2000 », les infirmiers seront de plus en plus nombreux à cesser leur activité. 
    • si les quotas se maintiennent, l’arrivée de nouveaux praticiens permettra de compenser ces départs.

    S’agissant des modes d’exercice de la profession d’infirmier, la DREES anticipe les évolutions suivantes :

    • l’allongement des carrières devrait provoquer un vieillissement de la profession.
    • l’exercice libéral devrait se développer au détriment du salariat non hospitalier hors établissements pour personnes âgées.
    • la répartition régionale des infirmiers resterait aussi hétérogène qu’en 2014.

    Modèle de projection de la DREES

    À partir des médecins actifs recensés dans le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) au 1 er janvier 2015, le modèle de la DREES génère des effectifs projetés de médecins en activité de 2016 à 2040. Ces effectifs sont ventilés par spécialité, âge, sexe, région et mode d’exercice. Le modèle repose sur une série d’hypothèses. Trois d’entre elles peuvent ici être modifiées par l’utilisateur :

    • le numerus clausus ;
    • le nombre de médecins diplômés à l’étranger qui arrivent chaque année ;
    • l’âge de la cessation d’activité.

    Le modèle est consultable ici.

  • Comment réinventer le modèle des Ehpad ? (Conférence de l’espace éthique Ile-de-France)

    L’Espace éthique Ile-de-France organisait le vendredi 27 avril 2018 à la mairie du IVe arrondissement de Paris, la projection du documentaire « Portes closes » de Christophe Ramage, suivie d’un débat sur l’avenir des Ehpad en France, en présence des députées Caroline Fiat (France Insoumise) et Monique Iborra (LREM).

    Auteurs d’un rapport parlementaire sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes publié le 14 mars 2018, Mmes Fiat et Iborra ont présenté les conclusions de leur mission parlementaire. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des conférences organisées par l’Espace Ethique Ile-de-France à l’occasion des Etats généraux de la bioéthique.

    Reportage « Portes closes » : quelle prise en charge des personnes âgées souffrant de maladie neurocognitives ?

    Réalisé par Christophe Ramage, le documentaire « Portes Closes » suit le quotidien de personnes atteintes de maladies neurocognitives et des équipes soignantes au sein du pôle de gériatrie du CHU de Reims. Le reportage donne à voir les dilemmes du personnel médical, soucieux du bien-être des patients, mais contraint de restreindre leur liberté de mouvement au nom d’impératifs de sécurité. Une question sous-tend l’ensemble du reportage : « comment agir et décider dans le respect des droits, des valeurs et de l’intérêt supérieur des personnes » lorsque ces dernières sont vulnérables et entravées dans leur autonomie ?

    Le CHU de Reims tend à limiter les libertés de circulation des personnes. Des modèles alternatifs et/ou étrangers, davantage permissifs, sont également présentés dans le reportage, à l’image de la maison canadienne Carpe Diem, dont les résidents sont libres de circuler en dehors de la maison. Les conditions de vie y sont moins médicalisées et de fait, moins assimilables à un environnement hospitalier. Ce mode d’accompagnement de patients atteints de maladies cognitives se déploie désormais en France, et notamment dans la région grenobloise sous le nom d’Amadiem.

    Rapport parlementaire : « Vers un nouveau modèle d’Ehpad – Quels choix politiques pour quels enjeux? »

    Le 14 mars 2018, les députées Caroline Fiat (Députée de la Meurthe-et-Moselle) et Monique Iborra (Députée de la Haute-Garonne) ont rendu publiques les conclusions de leurs travaux sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Leur rapport s’appuie sur de nombreuses visites de terrain en France, au Danemark et au Pays-Bas. La mission a visité dix-neuf établissements en France et à l’étranger. Si les députées reconnaissent « les nombreuses améliorations apportées ces dernières années », les députées en appellent à la refonte du modèle des Ehpad en France.

    Interrogées sur les finalités de la mission parlementaire à l’origine du rapport, les députées ont rappelé la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement (2016) ne traitait pas de la question des Ehpad. La Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a donc créé une mission « flash » de quinze jours dont les premières conclusions ont été remises en septembre 2017. Ce nouveau rapport constitue le second volet de la mission, qui a structuré son diagnostic et ses propositions autour des trois axes suivants : 

    • le constat largement partagé sur le terrain est celui « d’une prise en charge insatisfaisante malgré d’excellentes initiatives » ; 
    • les députées préconisent de repenser le modèle des Ehpad « à partir des meilleures innovations et expérimentations, en vue d’offrir un service plus qualitatif, centré sur les besoins du résident et des personnels, à la fois sur le plan des soins, sur celui de l’innovation technologique et du développement des alternatives à la surmédicalisation et à la surmédication » ; 
    • les auteurs proposent de réinventer la gouvernance et le financement des Ehpad « pour s’adapter à ce nouveau modèle ».

    Un nouveau cadre médicalisé mais pas clos

    Les députés rappellent notamment que les Ehpad accueillent aujourd’hui des patients très âgés, dont l’âge moyen s’élève à 85 ans. Ces résidents présentent « souvent » des troubles neurocognitifs et présentent des pathologies qui nécessitent de les accueillir dans un cadre médicalisé. Par ailleurs, 30% des établissements visités par les rapporteures ne disposaient pas de médecin coordonnateur ni d’infirmières de vie. Toutefois, poursuivent les députés, le modèle de l’Ehpad de demain n’est pas celui de « l’enfermement ».

    Les résidents en Ehpad pourront, dans ce nouveau modèle, loger en Ehpad quand ils le souhaitent, et résider à domicile quand cela leur semble préférable. Des villages peuvent également voir le jour, conçus pour recréer des conditions de vie « normales » mais présentant les conditions de sécurité et de suivi nécessaires à la prise en charge d’individus âgés et/ou dépendants. Enfin, soulignent les rapporteures, les Ehpad se situent principalement en dehors ou en périphérie des grandes villes. Elle en appellent à l’intégration croissante de ces établissements, qui peuvent être adossés aux crèches ou écoles maternelles, par exemple, pour favoriser la mixité inter-générationnelle.

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’Assemblée nationale.

  • Une erreur d’algorithme entraîne des retards de diagnostic du cancer du sein en Angleterre

    « L’erreur qui pourrait coûter la vie à 270 femmes » : c’est ainsi que la presse britannique du 3 mai 2018 relaie l’affaire du bug informatique qui n’a pas permis d’envoyer à 450 000 femmes âgées de 68 à 71 ans l’invitation à effectuer une mammographie.

    Face au Parlement britannique, Jeremy Hunt, le ministre de la Santé, a reconnu que le système de dépistage du cancer du sein mis en place dans le pays était défectueux depuis 2009. L’organisme de santé Public Health England (PHE) vient seulement de repérer ce dysfonctionnement.

    En Angleterre, toutes les femmes entre 50 et 70 ans sont invitées à effectuer un dépistage du cancer du sein, tous les trois ans.

    Des ablations évitables

    La déficience, qui a débouché sur l’absence de convocation à un rendez-vous de surveillance, est due à une erreur d’algorithme informatique. Sur ces 450 000 femmes concernées, 309 000 sont encore en vie aujourd’hui, d’après BBC News. Même si les 141 000 autres ne sont pas toutes décédées du cancer du sein, entre 135 et 270 pourraient cependant avoir vu leur vie écourtée à cause de cette erreur informatique.

    Le ministre de la Santé précise qu’il est « peu probable » que ce bilan soit « supérieur », et qu’il pourrait être « considérablement inférieur ». Selon des experts, 800 femmes auraient pu éviter une opération chirurgicale si leur cancer avait été détecté.

    Une enquête pour faire la lumière sur l’affaire

    « À ce stade, il n’est pas clair si les retards de diagnostic ont entraîné des dommages évitables ou des morts », a ajouté Jeremy Hunt. Mais évidemment, « pour elles, comme pour les autres, il est incroyablement bouleversant de savoir que vous n’avez pas reçu d’invitation au dernier dépistage en temps voulu et totalement accablant d’entendre que vous avez perdu ou êtes sur le point de perdre un être aimé à cause d’une incompétence administrative », a-t-il reconnu.

    Le ministre a assuré avoir diligenté une enquête indépendante pour faire la lumière sur cette affaire. 

    Une convocation pour une mammographie « de rattrapage » sera envoyée à chacune des femmes « oubliées » de moins de 72 ans. Un numéro gratuit a été mis en place pour les femmes plus âgées. « Toute femme qui souhaite faire une mammographie sera reçue dans les six mois », a promis Jeremy Hunt.

  • 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, Paris, 15-16 mai 2018

    La 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, organisée par Medicen Paris Région, Medteq, Aviesan et l’ensemble de leurs partenaires, se tiendra à Paris les 15 et 16 mai 2018.

    L’événement qui rassemble chercheurs académiques et cliniciens, universitaires, entreprises de toute taille, hôpitaux, pôles, organismes publics, investisseurs et experts, met à l’honneur les thématiques suivantes :
    • santé numérique ;
    • imagerie médicale ; 
    • écosystèmes d’innovation
    • biomatériaux et médecine régénératrice ;
    • santé musculo-squelettique et biomécanique.

    Tous les détails sont disponibles via ce lien.

    Informations pratiques

    L’inscription est gratuite.

    Contacts :

    Olivier Fontaine : ofontaine@medicen.org

    Alexandra Da Costa : adacosta@medicen.org

    Natasha Brachet : natasha.brachet@innovitech.com

    Edith Lamoureux : edith.lamoureux@economie.gouv.qc.ca

    Le programme

    • MARDI 15 MAI 2018

    8h00 ACCUEIL CAFE

    8h30 MOTS DE BIENVENUE Alexis GENIN, Head of Research and Technology Development, ICM ; Line BEAUCHAMP, Déléguée générale et représentante personnelle du premier ministre du Québec pour la Francophonie ; Claire GIRY, Directrice Générale Déléguée de l’Inserm, Jacques MILETTE, Président du Conseil d’Administration, MEDTEQ ;Christian LAJOUX, Président, Medicen Paris Region

    9h00 CONFÉRENCES INTRODUCTIVES

    Carl-Eric AUBIN, Professeur, Département génie mécanique, Polytechnique Montréal / Chercheur, CHU Sainte-Justine / Directeur exécutif et scientifique, Institut TransMedTech ; François BERTRAND, Professeur, Directeur Recherche, Innovation et Affaires Internationales, Institut TransMedTech, Polytechnique Montréal ; Franck LETHIMONNIER, Directeur Institut Technologies pour la Santé, Aviesan

    10H00 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session québécoise

    Modérateur: Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ

    Gilles SOULEZ, Professeur Titulaire, Directeur du Département de Radiologie, Radio-Oncologie et Médecine Nucléaire, Centre hospitalier Universitaire de Montréal; Samuel KADOURY, Professeur responsable de la Chaire de recherche du Canada en interventions assistées et imagerie médicale, Polytechnique Montréal ; Roger LECOMTE, Professeur titulaire, Université de Sherbrooke – Département de médecine nucléaire et de radiobiologie & Guillaume POIRIER, Président IR&T (Sherbrooke) – le point de vue de l’industriel

    11H00 PAUSE CAFÉ

    11H15 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session française

    Modérateur: Pr Guy FRIJA (HEGP, AP-HP)

    Hélène VERNHET-KOVACSIK, PU-PH, Chef du Département de Radiologie, Centre Hospitalier Arnaud de Villeneuve de Montpellier ; Mickaël TANTER, Directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine, Directeur adjoint de l’Institut Langevin (Paris) ; Jérôme KNOPLIOCH, Chief Engineer, Director of Architecture, GE Healthcare (Buc)

    12H15 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13H30 SANTÉ NUMERIQUE – session québécoise

    Modérateur : François BERTRAND (Polytechnique Montréal)

    Alan EVANS, Professor of Neurology and Neurosurgery, Psychiatry and Biomedical Engineering, McGill, Scientific Director of Healthy Brains for Healthy Lives (à confirmer) ; Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    14H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – SANTÉ NUMÉRIQUE – session française

    Modérateur : Philippe GESNOUIN (EIT Health and EIT Digital, INRIA), Jean MARTY, PU-PH, Chef de pôle Réanimation & anesthésie, CHU Henri Mondor, AP-HP ; Xosé M FERNANDEZ, Chief Data Officer, Institut Curie ; Carlos JAIME, Country Manager France, InterSystems 

    15h30 RENCONTRES B2B En parallèle, visite des plateformes de l’ICM

    18h30 COCKTAIL RÉSEAUTAGE

    • MERCREDI 16 MAI 2018

    8h00    ACCUEIL CAFÉ

    8h30 SANTÉ MUSCULOSQUELETTIQUE – BIOMÉCANIQUE ET BIOLOGIE MOLÉCULAIRE – session québécoise

    Modérateur : Pr Carl-Eric AUBIN (Polytechnique Montréal)

    Antonio NANCI, Chaire de recherche du Canada en Tissus calcifiés, biomatériaux et imagerie structurale / Directeur du Département de stomatologie, Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal ;  Maxime RAISON, Professeur agrégé au Département de génie mécanique, Polytechnique Montréal ;  Alain MOREAU, Professeur, Faculté de médecine dentaire et Chercheur CHU Sainte-Justine / Co-fondateur et directeur scientifique, Inception Therapeutic

    9H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – MÉDECINE RÉGÉNÉRATRICE ET BIOMATÉRIAUX – session française

    Modérateur : Didier LETOURNEUR, Directeur, INSERM 1148, Laboratoire de Recherche Vasculaire Translationnelle, Hôpital Bichat (Paris)

    Emmanuel MARTINOD, PU-PH, Chirurgie thoracique et pulmonaire, Hôpital Avicenne, AP-HP (Bobigny) ; Alain LAMPROYE, Directeur Général, Laboratoire pharmaceutique YposKesi (Evry) ; Joelle AMEDEE, Directrice de recherche,  Laboratoire Inserm U1026, Université de Bordeaux, Bioingenierie Tissulaire (BioTis)

    10h30 PAUSE CAFÉ

    10h45 SESSION DE PITCHS ACADÉMIQUES / CLINIQUES

    12h00 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13h30 TABLE RONDE « LE QUÉBEC : UN ÉCOSYSTEME D’INNOVATION EN SANTÉ UNIQUE »

    Modérateur : Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    Philippe JOUVET, Professeur titulaire, Chef du service des Soins Intensifs Pédiatriques et responsable scientifique de l’Unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé, CHU Sainte-Justine (Montréal) ; Jacques DE GUISE, Directeur du laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO), CRCHUM (Montréal) ; Carl-Éric AUBIN, Professeur titulaire, Département de génie mécanique (Polytechnique Montréal), CHU Sainte-Justine, Directeur exécutif et scientifique de l’Institut TransMedTech (Montréal) ; Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ (Montréal) ; Marie MEYNADIER, Présidente, EOS Imaging Montréal ; Don OLDS, CEO, Neomed Institute

    14h30 SESSION DE PITCHS INDUSTRIELS

    15h30 PAUSE CAFÉ

    15h45 TABLE RONDE « LE SYSTÈME D’INNOVATION FRANÇAIS »

    Modérateur : Représentant de Medicen Paris Region, Valérie VILGRAIN, PU-PH, Chef de service de radiologie, Hôpital Beaujon, AP-HP

    Christophe CANS, Directeur Senior Marketing stratégique, INSERM Transfert, Marc BONNEVILLE, Président de l’ARIIS – Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé; Marco PINTORE, Délégué Général, Alsace BioValley ; Alexandre LE GUILCHER, Direction Innovation R&D, Evolucare Technologies ; Jean-Marc GROGNET, Directeur Génopole (Evry)

    16h45 CONCLUSIONS – MEDTEQ, Aviesan et Medicen Paris Région

    17h00 CLÔTURE DU FFQIS

  • Depuis le début de la XVe législature, les questions de santé sont au coeur du travail parlementaire

    Les questions de santé occupent le devant de la scène parlementaire. La 15e législature ne compte pas moins, à l’Assemblée, de 15 groupes d’étude dédiés à la santé – dont un seul porte spécifiquement sur la santé numérique -, deux missions d’information et quatre commissions d’enquêtes dévolues aux questions de santé. 

    Si la santé numérique progresse parmi les sujets investis par les députés, le sujet n’est pas le plus fréquemment abordé dans les questions écrites au gouvernement, d’après un article du Quotidien des Médecins publié le lundi 23 avril 2018.

    Une certaine « effervescence parlementaire » autour des questions de santé

    Dans un article publié le lundi 23 avril 2018, le Quotidien des Médecins rapporte que le nombre d’interventions et de saisines parlementaires sur les questions de santé est en nette augmentation depuis le début de la nouvelle législature (juin 2017). On dénombre au total 5 171 interventions se rapportant à des questions de santé, dont 2 343 questions écrites et orales, 1 769 amendements, 221 rapports parlementaires, 123 propositions de loi. 

    Le Quotidien évoque à ce titre une « envolée des questions écrites sur la santé ». En effet, si les 13e (2007-2012) et 14e (2012-2017) législatures ont connu respectivement 2 394 et 5 409 questions écrites, 1 551 QE ont déjà été déposées par les députés de juin 2017 à mars 2018. Les projections effectuées sur cinq ans à partir de ces données laissent ainsi présager du dépôt de 10 320 QE sur toute la durée de la législature. 

    La santé connectée ne fait pas encore partie des sujets les plus plébiscités par les parlementaires

    Les sujets plébiscités par l’Assemblée sont diversifiés, d’après le Quotidien. Ont ainsi fait l’objet de questions, de rapports ou d’interventions, les sujets suivants (par ordre d’importante décroissante) : les vaccins, le myélome multiple, le Lebothyrox, les questions de démographie médicale, la maladie de Lyme, le cancer, la cystite, la Fibromyalgie, la fin de vie, les implats Essure, les perturbateurs endrocriniens, l’alcoolisme, l’autisme, l’anorexie, le Glyphosate, les ondes électromagnétiques, la maladie d’Alzheimer, les maladies orphelines, le tabac et les maisons de santé.

    De nombreuses instances se saisissent des questions de santé à l’Assemblée

    Un groupe d’étude dédié à la santé numérique

    On dénombre aujourd’hui à l’Assemblée 15 groupes d’études dédiés à la santé, et plus précisément à la santé environnementale, alimentation et santé, à l’autisme, au cancer, à la fin de vie, à l’intégration des personnes handicapées, à la lutte contre les addictions, à la maladie de Lyme, aux maladies orphelines, aux professions paramédicales, à la santé à l’école, à la santé numérique, à la santé mondiale.

    Un Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    L’Assemblée compte également deux missions d’information dédiées à la santé de la jeunesse et à la qualité de vie au travail et un Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologique. 

    Elle comporte enfin quatre commissions d’enquête sur l’égal accès aux soins des français, l’affaire Lactalis, les pathologies professionnelles dans l’industrie, et l’alimentation industrielle et la qualité nutritionnelle.

  • 3 des 61 « projets SI » de l’Etat sont portés par le Ministère de la Santé (nouveau Panorama DINSIC)

    La Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) publie le 24 avril 2018 une nouvelle édition du « panorama des grands projets de système d’information ». Réalisée conjointement par la DINSIC, ce panorama recense l’ensemble des 61 projets engagés par les administrations publiques pour moderniser leurs systèmes d’information.

    Trois d’entre eux sont portés par le Ministère des Solidarités et de la Santé, dont le Projet SI-Samu, le projet RenoiRH et le compte personnel d’activité.

     Le panorama des grands projets du système d’information de l’Etat, une recension exhaustive des projets SI en cours au sein de l’administration 

    Dans le cadre de la démarche de modernisation de l’Etat et des systèmes d’information des administrations publiques engagée au début des années 2010, le Premier ministre a demandé à la Direction interministérielle du numérique et du système d’information (DINSIC) d’élaborer un tableau de bord des grands projets SI mis en oeuvre dans les ministères (circulaire de janvier 2015).

    Le panorama est la « concrétisation » de ce tableau de bord. Il résulte d’une collaboration entre les ministères et la DINSIC. La première édition du panorama, publiée en novembre 2016, recensait 57 projets. D’après la Dinsic, « ce panorama est avant tout un outil de pilotage interne, permettant de suivre et sécuriser les grands projets SI de l’Etat ».

    Le panorama identifie et décrit les projets informatiques de grande envergure actuellement mis en oeuvre au sein de l’Etat français. Il présente, pour chacun de ces projets, son état d’avancement, son coût estimé, sa durée prévisionnelle, sa durée moyenne, ses taux d’écarts calendaire et budgétaire moyens par rapport aux prévisions initiales, etc.

    Les projets sont retenus sur la base de plusieurs critères et affiches plusieurs objectifs

    Chaque ministère identifie, parmi les projets qu’ils portent, ceux qui répondent aux critères suivants : 

    • ils doivent impacter « significativement » les usagers, les ministères ou leurs agents ; 
    • ils doivent avoir un contenu et/ou une gestion complexe ou des risques majeurs identifiés ; 
    • ils visent à dégager des « économies substantielles » ou doivent entraîner « des dépenses supérieures à 9M€ ». 

    Le panorama est destiné, en premier lieu, au Premier ministre. Il permet à ses services, à la DINSIC et aux direction des systèmes d’information ministérielles (DSI) d’engager les actions nécessaires à la réussite des projets informatiques.

    La publication du panorama sert également différents publics et objectifs : les usagers, qui sont dès lors informés des transformations informatiques à l’oeuvre au sein de l’administration publique ; des agents publics impactés par ces projets ; de l’administration et du gouvernement, en vue de « faciliter la lisibilité et la transparence de l’action publique et de ses grands projets SI » ; et les fournisseurs, notamment les entreprise de services numériques, pour anticiper et mieux identifier les besoins de l’Etat.

    L’édition 2018 du panorama comporte 61 projets – 3 d’entre eux sont portés par le Ministère des Solidarités et de la Santé

    Programme SI-Samu, piloté par l’ASIP Santé et la DGOS

    L’édition 2018 recense le programme de modernisation des SI Samu-Centres 15 (SI-Samu) entré depuis septembre 2014 dans sa phase de réalisation, avec la publication des premiers marchés publics nécessaires à l’élaboration des solutions techniques. La « phase de généralisation » prévue pour la période 2019-2023 doit être « réévaluée » avant sa mise en oeuvre, d’après la DISINC (avis du 19 avril 2016).

    Piloté par l’ASIP Santé, sous l’égide de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le programme SI, « consiste à fiabiliser et sécuriser à la fois le système d’information et les moyens de télécommunication (phonie et radiocommunication) utilisés par les Samu-Centres 15, afin d’accomplir leur mission (…) ».

    Le nouveau système d’information, conçu par l’ASIP Santé avec les acteurs de terrain, poursuit quatre objectifs opérationnels : construire un  système sécurisé et hautement disponible (1), capable d’interagir avec les systèmes d’information des partenaires comme avec les logiciels de santé (2), garant de la confidentialité des données (3), de leur disponibilité pour la recherche clinique (4).

    Projet RenoiRH de gestion administrative des agents du ministère des Solidarités et de la Santé

    Depuis le 1er janvier 2016, les ministères de la Culture et de la Communication et des Affaires sociales bénéficient d’un SIRH appelé « RenoiRH ». Il leur permet de gérer la carrière et la formation de leurs quelque 55 000 agents. Un outil décisionnel (RenoiRH SD) a été mis à disposition de deux ministères pour leur permettre de mieux connaître les populations qu’ils emploient.

    Projet compte personnel d’activité (CPA) résultant de la loi dite « travail » du 8 août 2016

    Le compte personnel d’activité (CPA) permet à ses utilisateurs de faire évoluer leur carrière et de sécuriser leur parcours professionnel. Institué par la loi « travail » du 8 août 2016, il regroupe les droits issus de trois comptes : le compte personnel de formation (CPF), le compte personnel de prévention de la pénibilité (CPP) et le compte d’engagement citoyen (CEC).

  • Bayer Korea : 3 start-ups health tech sud-coréennes rejoignent le programme Grants4Apps

    Bayer Korea et l’Agence coréenne de promotion et d’investissement commerciaux (KOTRA) ont annoncé le 16 avril 2018 que trois start-ups de santé numériques sud-coréennes avaient été sélectionnées pour participer à au programme d’accélération Grants4Apps Korea destiné à aider les start-up prometteuses à poursuivre leurs activités dans le secteur des technologies de la santé.

    Les trois lauréats sont :
    – Is it Fresh (IoT) ;
    – NuriBio (diagnostic du cancer) ;
    – Deep Medi (dispositif de tension artérielle).

    Les trois vainqueurs bénéficient du soutien stratégique de Bayer Korea

    Les trois sociétés sélectionnées par le jury du Grants4Apps Korea sont :

    • Is it Fresh, une entreprise health tech qui a développé un capteur jetable centré sur l’IoT ;
    • NuriBio, fabricant d’un développeur de réactifs d’analyse pour le diagnostic précoce du cancer ;
    • Deep Medi, une société qui a conçu S-vital, un dispositif de tension artérielle qui fonctionne en utilisant des caméras intégrées dans les smartphones.

    Les trois start-ups recevront un mentorat et des conseils personnalisés de la part des employés de Bayer Korea et de KOTRA ainsi que d’experts externes de l’industrie. Elles disposeront également d’un espace de travail au sein du bureau sud-coréen de Bayer d’avril à juillet 2018.

    Une journée de démonstration prévue au cours de l’été 2018

    Après le programme, Bayer Korea prévoit d’organiser une journée de démonstration au cours de laquelle les trois start-ups pourront présenter leurs produits et participer à des sessions de réseautage avec des investisseurs et des représentants de l’industrie.

    Il s’agit de la deuxième édition de Grants4Apps Korea, la version coréenne du programme mondial d’innovation conçu par Bayer, Grants4Apps Accelerator, qui permet de découvrir, de financer et de soutenir des start-ups du secteur de la health tech numérique sélectionnées dans le monde entier.

  • IA : Insilico Medicine (US) développe ses activités à Taïwan pour encourager de nouveaux talents

    Insilico Medicine, une entreprise américaine qui développe des solutions d’intelligence artificielle (IA) pour la découverte de médicaments, le développement de biomarqueurs et la recherche sur le vieillissement, a annoncé fin mars 2018 que ses filiales Insilico Medicine et First AI R&D Base Asia seront officiellement établies à Taïwan.

    Pour commencer, les entreprises formeront une alliance avec le Centre de développement pour la biotechnologie (DCB) taïwanais, l’Institut de l’industrie de l’information national et le fabricant local de cartes graphiques TUL Corporation afin de mettre en œuvre le « projet de développement des talents de santé numérique en IA » dans l’optique d’accélérer l’intégration de talents issus de différents secteurs.

    Des formations sur l’IA dans le secteur de la biomédecine

    L’objectif principal du projet est de répondre à la forte demande de l’industrie de santé pour les talents en intelligence artificielle (IA) observée en Asie.

    Insilico Medicine, le DCB, l’Institut de l’industrie de l’information et TUL Corporation développeront conjointement une série de cours sur l’intelligence artificielle appliquée à la biomédecine afin d’améliorer la formation des professionnels les plus prometteurs dans les domaines des TIC et de la biomédecine mais aussi d’approfondir leurs connaissances sur la façon dont les technologies basées sur l’IA peuvent accélérer la développement de médicaments.

    Objectifs : créer une base solide pour le déploiement de technologies centrées sur l’IA à Taïwan

    Ces différentes initiatives réduiront les risques associés aux coûts élevés de R&D dans le secteur et constitueront une base solide pour déployer les technologies centrées sur l’IA à Taïwan.

    Taïwan : futur centre de l’IA médicale en Asie ?

    Le centre R&D d’Insilico Medicine dédiés aux médicaments basés sur l’IA (First AI R&D Base Asia) va être basé au sein du Nankang Software Park, à Taipei, capitale de l’État insulaire. Ses équipes collaboreront avec des organisations de l’industrie biomédicale pour contribuer au bien-être de tous les citoyens.

    Par ailleurs, l’entreprise américaine fournira des services de technologies numériques dédiés à la R&D aux industries pharmaceutiques et biotechnologiques de Taïwan, entraînant ainsi une plus grande innovation dans l’industrie biomédicale et permettant au pays d’avoir une chance de devenir le centre de l’IA et de l’industrie biomédicale en Asie.

  • Medical AI: Insilico Medicine (US) expands to Taiwan to integrate cross-domain talent

    Insilico Medicine, a US-based company company driving innovation in deep learning for drug discovery and biomarker development, announced at the end of March 2018 that its subsidiaries Insilico Medicine and Asia’s First AI R&D Base will be officially established in Taiwan.

    First, the companies will form an alliance with the Taiwan Development Center for Biotechnology (DCB), the national Institute for Information Industry and Taiwan-based company TUL Corporation, principally engaged in the development of computers and peripheral products, to implement the « AI Digital Health Talent Development Project » in order to accelerate the integration of cross-domain talent.

    Courses on AI biomedicine

    The main goal of the project is to meet the industry’s high demand for artificial intelligence (AI) talent in Asia.

    Insilico Medicine, the DCB, the Institute for Information Industry and TUL Corporation will jointly develop a series of courses related to artificial intelligence biomedicine to develop ICT and biomedical talent but also to accelerate the acquisition knowledge on how AI technology can accelerate the development of drugs.

    Goals: Reducing the risks of high R&D costs and building a strong foundation for AI tech in Taiwan

    These initiatives will reduce the risks associated with high R&D costs in the industry and build a solid foundation for deploying AI technology in Taiwan.

    Taiwan: the center of medical AI in Asia?

    Insilico Medicine’s AI drug R&D Base establishes itself in will be based in Nankang Software Park in Taipei, the capital of the island state. Its teams will work with organizations in the biomedical industry to contribute to the well-being of all people.

    In addition, the US-based company will provide digital R&D technology services for Taiwan’s pharmaceutical and biotechnology industries, introducing greater innovation to the biomedical industry and driving Taiwan to become the center of combining AI and the biomedical industry in Asia.