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  • H&T Summit : « Redonner du sens et de la valeur aux soins » (tribune collective)

    Health & Tech Intelligence relaie la tribune collective « Redonner du sens et de la valeur aux soins », publiée dans le cadre du H&T Summit, une journée internationale organisée le 18 décembre 2019 à Paris par la société Care Insight sur le thème « value for patients« .

    « Nous sommes convaincus de l’intérêt du numérique comme levier de valeur pour améliorer significativement la qualité des soins pour les patients. L’utilisation du terme « valeur » n’est d’ailleurs pas anodin. La notion de valeur en santé, « value-based healthcare » (VBHC), introduite en 1966 par le Professeur Avedis Donabedian et développée par Michael Porter, progresse au niveau international, contextualisent les signataires du texte en introduction. Ce n’est pas un concept nouveau, de nombreuses expériences internationales ont été engagées. Il ne s’agit plus uniquement de soigner selon les standards éprouvés de la médecine mais bien d’introduire la satisfaction du patient comme pierre angulaire du système de santé. »

    Cette tribune est articulée en 4 prises de parole :

    • « N’ayons pas peur de l’évaluation, de la comparaison et de la mesure de résultats, insufflons de la valeur dans la pratique médicale », par Véronique Roger, directrice fondatrice du Centre de recherche pour la science et les soins à la Mayo Clinic ;

    • « La valeur doit être un objectif fédérateur et structurant », par Lise Rochaix, professeur des universités en sciences économiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris School of Economics et titulaire de la chaire Hospinnomics ;

    • « L’intelligence artificielle comme levier de valeur », par David Gruson, directeur du programme « santé » à Jouve, fondateur d’Ethik-IA ;

    • « Faire converger des idées en actes », par Cécile Lagardère, executive partner de Care Insight.

    « Redonner du sens et de la valeur aux soins »

    Nous, médecins, économistes, chercheurs, constatons l’évolution des pratiques professionnelles, les progrès considérables de la recherche médicale et le développement des innovations organisationnelles et technologiques. Nous pouvons nous réjouir des avancées notables et des prouesses réalisées au quotidien par les professionnels de santé. Nous sommes convaincus de l’intérêt du numérique comme levier de valeur pour améliorer significativement la qualité des soins pour les patients. L’utilisation du terme « valeur » n’est d’ailleurs pas anodin. La notion de valeur en santé, « value-based healthcare » (VBHC), introduite en 1966 par le Professeur Avedis Donabedian et développée par Michael Porter, progresse au niveau international. Ce n’est pas un concept nouveau, de nombreuses expériences internationales ont été engagées. Il ne s’agit plus uniquement de soigner selon les standards éprouvés de la médecine mais bien d’introduire la satisfaction du patient comme pierre angulaire du système de santé. En effet il nous semble essentiel, au regard des progrès médicaux et à un moment où chaque pays s’interroge sur les coûts des soins, de nous poser collectivement la question des bénéfices pour les patients. Quel est l’impact in fine pour les patients ? Est-ce que ce la bonne exécution d’une technique médicale importe plus que la qualité de vie du patient à l’issue d’un traitement ? Comment redonner du sens et de la valeur aux soins ? Acceptons-nous d’interroger nos pratiques et d’évaluer différemment la qualité des soins ? Nous souhaitons aujourd’hui que ces questions émergent davantage et que les principaux décideurs, médecins, chercheurs, s’en emparent pour accélérer la transformation du système de santé au niveau mondial et agir concrètement sur nos politiques de santé.

    N’ayons pas peur de l’évaluation, de la comparaison et de la mesure de résultats, insufflons de la valeur dans la pratique médicale,

    • par Véronique Roger, directrice fondatrice du Centre de recherche pour la science et les soins à la Mayo Clinic.

    Le concept de value-based healthcare n’est pas nouveau et aux États-Unis il est reconnu depuis plusieurs années. C’est un concept qui semble intuitif, car la valeur en santé, l’attention que nous portons à la qualité des soins, importe à tous et les professionnels de santé sont formés pour donner le meilleur d’eux-mêmes aux patients. Le concept de value-based healthcare gagne du terrain, mais sa mise en œuvre concrète peine à se développer. Pourquoi ? Je dirais qu’il y a deux raisons majeures à cela : tout d’abord parce que la personne qui paie n’est pas la personne qui reçoit le service – dans la plupart des pays. Cela introduit une dynamique plus complexe dans la notion de valeur. Ensuite, la façon dont nous définissons la valeur d’un service dépend aussi de la maladie : dans le cadre d’une maladie grave, l’indicateur de résultat est la survie, alors que dans d’autres situations, l’indicateur pourra être la récupération fonctionnelle du patient, sa capacité à retrouver une activité normale. Il est donc difficile d’avoir une approche univoque.

    Aux États-Unis, les professionnels de santé ont pris conscience que nous pouvons être plus efficients et souhaitent accroître la pertinence des soins. « Cet examen est-il nécessaire ? Devons-nous faire une nouvelle radio ? » La notion de « résultats » compte de plus en plus : les soignants, les patients et leurs familles veulent qu’ils vivent mieux, plus longtemps – les progrès médicaux y contribuent – mais pas seulement : ils s’attachent à ce qu’ils récupèrent plus vite, à ce qu’ils soient satisfaits de la prise en charge globale. Pour reprendre un exemple concret, une réflexion a été engagée en ce qui concerne les transfusions sanguines en post-opératoire. Fréquentes, elles sont coûteuses pour le système de santé et peuvent entraîner des effets secondaires. Des anesthésistes ont analysé ce phénomène et se sont interrogés sur leur pertinence. Des recommandations ont été élaborées – à partir d’un indicateur, le taux d’hémoglobine dans le sang – et les résultats sont probants. Les transfusions ne sont pas toujours nécessaires et dans certains cas le patient récupère tout à fait bien sans transfusion. L’utilisation des produits sanguins a ainsi baissé, les risques et les coûts ont diminué. Je considère que c’est aussi un réel progrès médical. La prise en charge des patients atteints d’arthrose de la hanche a également évolué. Les professionnels ont analysé le parcours de soins, depuis la découverte de la pathologie jusqu’à la récupération des patients. Des indicateurs ont été élaborés, une attention spécifique a été portée sur la douleur et la récupération fonctionnelle. En devenant « acteurs » de leur prise en charge, les patients ont pu reprendre une vie normale beaucoup plus vite. C’est un progrès considérable.

    Inspirons-nous des bonnes pratiques, acceptons qu’une méthode qui fonctionne pour une pathologie soit différente pour une autre, personnalisons les soins et portons une attention spécifique à la récupération, à l’état de santé général du patient, à son environnement de vie et à son expérience en tant qu’acteur central dans les systèmes de santé. C’est comme cela que nous pourrons concrètement apporter de la valeur aux soins et transformer durablement le système de santé. Sans que cela implique nécessairement des coûts supplémentaires. Agissons sur du long terme et en pensant d’abord aux bénéfices pour les patients.

    La valeur doit être un objectif fédérateur et structurant,

    • par Lise Rochaix, professeur des universités en sciences économiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris School of Economics et titulaire de la chaire Hospinnomics.

    Quels sont les enjeux, pour les patients, de la transparence et du partage de données permis par les liens entre bases de données interopérables ? La transparence porte en elle le bénéfice de réduire les dissymétries, ou assymétries, d’information entre les principaux acteurs du système de santé que sont les patients, les professionnels de santé et les régulateurs. Mais son développement effectif est conditionné par ce que chacun espère en retirer, ce qui peut varier grandement d’un acteur à l’autre. La transparence ne prend toute sa valeur que si l’interopérabilité, c’est à dire un enrichissement mutuel de sources de données d’origines diverses, est garantie. Mais cela ne va pas de soi et l’interopérabilité n’est en général obtenue que sous la pression de la réglementation. Les opérateurs, les industriels et les utilisateurs doivent travailler ensemble pour que chacun trouve un intérêt à ce que les différents dispositifs soient interopérables.

    Quand on évoque l’utilisation des données des patients, la première réaction est trop souvent la crainte qu’elles soient utilisées à mauvais escient, ce qui légitime la mise en place de règles déontologiques d’accès à ces données. On souligne moins souvent les bénéfices de cette transparence pour les patients, bénéfices qui devraient aussi faire partie du débat. Elle permet ainsi aux patients de devenir acteurs de leur santé, soit à titre personnel, à travers les objets connectés ou le suivi de biomarqueurs, soit en participant à des structures représentatives pour faire valoir leurs préférences et agir dans le débat public. L’utilisation des données de santé peut aussi contribuer à développer des travaux de recherche multidisciplinaires et aider à la définition de priorités en santé. Celles-ci doivent être fondées sur des preuves robustes, evidence-based policies, à savoir sur la mesure de la valeur supplémentaire apportée par une technologie ou intervention de santé publique, tant du point de vue du patient que de celui du citoyen, les économistes s’attachant en effet à introduire l’intérêt collectif dans cette mesure de la valeur.

    Le concept de value-based healthcare permet de rappeler la finalité de tout système de santé, à savoir l’amélioration de l’état de santé de la population. C’est en cela un objectif fédérateur, dans lequel les professionnels de santé se retrouvent, bien plus que dans la recherche d’économies de court terme, et qui sera structurant pour la définition de priorités en santé.

    L’intelligence artificielle comme levier de valeur,

    • par David Gruson, directeur du programme « santé » à Jouve, fondateur d’Ethik-IA.

    La diffusion de l’intelligence artificielle et du pilotage du système de santé par les données de santé constitue un puissant appel au développement du concept de value-based healthcare. En effet, la médecine algorithmique est, par construction, très cohérente avec le déploiement de logiques de financements aux parcours et d’incitation à l’atteinte d’objectifs de gains de qualité et d’efficience par la qualité de prise en charge des patients.

    Or, le système de santé français se heurte encore trop souvent à des difficultés de valorisation de ces gains. Par exemple, comme le montre le cas de la solution française produite par Therapixel, l’IA est aujourd’hui à maturité dans la diffusion de solutions de reconnaissance automatique d’images dans le domaine des mammographies. La généralisation d’approches de ce type induirait de puissantes améliorations pour les femmes et le système de santé dans son ensemble. Pour autant, un modèle économique reste encore à trouver. La réflexion n’en est qu’à ses débuts à cet égard et un bon équilibre doit être trouvé entre l’assurance maladie et la protection sociale complémentaire dans la couverture de cette innovation en médecine algorithmique.

    Pour y parvenir, le processus de constitution de cadres de régulation du data management en santé, à l’œuvre à l’échelle des professions et spécialités médicales, peut induire un effet de levier utile. Des modalités souples de coordination de ces démarches de structurations transversales auront à être trouvées avec le nouveau Health Data Hub porté par le Gouvernement. Les porteurs de ces écosystèmes affichent, dans leurs objectifs, la volonté – déjà effective pour la radiologie avec l’écosystème DRIM France IA – d’y inclure les patients et leurs représentants. Cette inclusion de la démocratie sanitaire dans les nouveaux écosystèmes de data management constitue un enjeu clé pour l’avenir de la couverture de l’innovation en IA et, partant, de son accessibilité et de sa diffusion large dans une logique de value-based healthcare.

    Faire converger des idées en actes,

    • par Cécile Lagardère, executive partner de Care Insight.

    La traduction concrète de ce concept ne pourra intervenir que si l’ensemble des acteurs s’en emparent, patients, professionnels de santé, offreurs de soins mais également les financiers et les industriels. De nouveaux échanges, travaux internationaux et concertations doivent avoir lieu pour confronter les idées et les expériences menées sur le terrain.

    La globalisation de notre économie touche également les systèmes de santé qui tendent à converger de plus en plus en termes d’organisation, de protocoles de prise en charge et de principes de fonctionnement. On voit très clairement comment les Accountable Care Organizations, instituées par l’Obamacare, et les programmes relatifs au value-based healthcare américains ont influencé la vision française de l’article 51 de la LFSS 2018 ou la coordination des soins qui se met actuellement en place avec les CPTS et les dispositifs d’appui à la coordination par exemple. Bien entendu, des organisations internationales y travaillent et permettent de mettre en place des éléments de cadrage et notamment des indicateurs de mesure et d’évaluation, comme peut le faire l’OCDE. Mais une telle ambition ne peut se faire qu’en engageant les acteurs sur le terrain. C’est tout l’enjeu du Health & Tech Summit, de créer un momentum une fois par an à Paris pour partager les expériences, challenger l’innovation et construire les bases du futur de la santé.

  • Service d’accès aux soins : le rapport Mesnier/Carli prône un conventionnement avec les plateformes

    « Une plateforme d’accès aux soins téléphonique et en ligne intégrant non seulement l’aide médicale urgente mais aussi les soins non programmés ambulatoires. » C’est le dispositif qu’imaginent sous le nom de « SAS » (Service d’accès aux soins) l’urgentiste député (LREM, Charente) Thomas Mesnier et le Pr Pierre Carli, patron du Samu de Paris, dans leur rapport remis le 19 décembre 2019 à la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn « pour un pacte de refondation des urgences ». L’objectif serait de mettre en place un numéro unique, le 113, permettant aux citoyens, à partir de juin 2020, d’accéder 24 heures sur 24 à distance à un professionnel de santé pour « des réponses allant du conseil à la téléconsultation » ou pour une orientation « selon son état de santé, vers une consultation sans rendez-vous ou vers un service d’urgence, un Smur ou un transport sanitaire ». Le ministère annonce sur son site que « les arbitrages sur les propositions de ce rapport seront rendus dès janvier 2020 ».

    La plateforme digitale SAS sera « basée sur les services déjà développés pour Santé.fr », avec « pour vocation première l’identification rapide des professionnels de santé disponibles autour du patient », est-il précisé.

     « La gestion et le pilotage du SAS doivent être confiés à des acteurs publics », soulignent les rapporteurs, invoquant les « grands principes de la doctrine du virage du numérique en santé » ainsi que les enjeux d’« accès à l’offre de soins sur l’ensemble du territoire » et de « protection des données des usagers ». Cependant la délégation ministérielle du numérique en santé et l’Agence du numérique en santé (ex Asip) « intègreront les services privés à valeur ajoutée » grâce à un conventionnement avec les opérateurs du service de prise de rendez-vous en ligne (Allodocteur, Docavenue, Doctolib, KelDoc…) afin d’ »assurer cette offre sur la plateforme » et de « sécuriser le calendrier », tout en respectant « la pluralité des acteurs, le principe d’égalité de traitement pour les professionnels et la gratuité pour l’utilisateur ». 

    Il s’agira d’« intégrer progressivement les agendas mis à disposition par les différentes plateformes numériques » pour professionnels de santé (PS) afin d’« éclairer le patient dans sa recherche, de manière agnostique par rapport aux différents fournisseurs de ce service ».

    Le SAS devrait favoriser la télémédecine sous différentes formes

    Le rapport Mesnier/Carli prévoit de promouvoir :

    • la visualisation directe du patient lors d’un appel vidéo par le médecin régulateur du SAS dans le cadre de l’aide médicale urgente ou des soins non programmés ambulatoires ;
    • le développement de la téléconsultation entre professionnels de santé (ou télé-expertise) « dans le cadre d’une organisation mise en place et validée par les acteurs du champs ambulatoire » ;
    • le partenariat avec des pharmaciens disposant d’outils intégrés de téléconsultation « dès lors qu’un patient est à distance d’un médecin de proximité ou d’une structure organisée de soins non programmés ambulatoires ».

    Le SAS, une évolution de Santé.fr basée sur les données publiques

    Le site issu du portail Sante.fr, qui pourrait s’appeler SAS.fr ou Urgence-santé.fr « s’appuiera sur les données de la Cnam et une évolution du répertoire opérationnel des ressources (ROR) » : il devra être accessible « grâce à une application pratique et intuitive, depuis une tablette ou un smartphone » car  « les associations de patients ont insisté sur l’absence de caractère socialement discriminant de cet outil ».

    Les professionnels de santé  pourront accéder au site grand public et modifier directement depuis le back office leurs informations de contact, leur description, le service de gestion de rendez-vous auquel ils sont abonnés. Ils seront seuls à pouvoir accéder au temps d’attente aux urgences.

    « Il semble illusoire d’imaginer que le nombre de médecins volontaires sera suffisant pour être présents au sein de la plateforme SAS 24 h/24 », écrivent les rapporteurs . C’est pourquoi ils préconisent de favoriser le développement de « la régulation « déportée » au sein éventuellement de cabinets voire en dehors des heures ouvrables, du domicile de certains médecins généralistes volontaires, » grâce à des outils déjà « opérationnels dans certains départements ».

    Des syndicats affichent leur scepticisme

    « Non, on ne soigne pas les gens à coups de téléphone », réagit sur Twitter le collectif Inter Urgences, dénonçant dans un post publié le 20 décembre une mesure « onéreuse, inefficace, et critiquée par l’ensemble des soignants dès son évocation en groupe de travail ». Pour l’organisation, « la volonté de quelques chefs prime sur l’expérience de terrain de milliers de professionnels de santé ».

    Jean-Paul Hamon (FMF) dénonce en écho dans un communiqué le « mépris »  envers les médecins dont témoignerait le rapport avec son projet de « numéro unique ». La FMF, annonce-t-il, « ne laissera pas ce ministère achever le système de santé ni livrer les données des patients à des sociétés commerciales ».

  • « D4(for) Evolution » par Dedalus : journée d’échanges le 23 janvier 2020 à Paris

    Le groupe Dedalus Healthcare Systems organise une journée d’échanges « D4 (for) Evolution », qui portera notamment autour de ses activités et de ses engagements, le 23 janvier 2019 à Paris.

    Les inscriptions (gratuites) sont à réaliser auprès de Rajaa Doudou, chargé de communication :  rajaa.doudou@dedalus.eu ou 01 75 60 91 42.

    Une journée de partage

    Alors que l’édition 2019 a permis de présenter la nouvelle stratégie du groupe, Dedalus souhaite cette année :

    • d’une part faire découvrir aux acteurs de la santé son engagement auprès des établissements dans les domaines dans lesquels il est spécialiste, à savoir « le partage de données, du dossier patient, de la production de soins et des plateaux techniques » (Deadlus) ;
    • d’autre part proposer des ateliers au choix afin d’échanger et d’appréhender le positionnement des parties prenantes. 

    Programme et intervenants

    Matinée : vision et stratégie 

    • 8h30-9h00 : café d’accueil
    • 9h00-9h20 : Discours de bienvenue, Frédéric Vaillant
    • 9h20-9h40 : Intervention orientée secteur Public, Thomas Ludec
    • 9h40-10h00 : Les nombreux enjeux des laboratoires de biologie médicale en France, Eric Lainé
    • 10h00-10h30 : Pause café 
    • 10h30-10h50 : Dedalus One Company (ANGL), Giorgio Moretti 
    • 10h50-11h10 : Intervention KLAS 
    • 11h10-11h30 : Intervention orientée PV, Thierry Chiche 
    • 11h30-11h50 : Feuille de route ma santé 2022, Dominique Pon 
    • 11h50-12h10 : CHU de Poitiers, Isabelle Princet

    12h10-13h30 : cocktail déjeunatoire 

    Après-midi : workshops (ateliers au choix)

    • 13h40-14h25 : Session 1
      • Digital pathology S4H, architecture technique de nos solutions D4, BI4H, sécurisation du circuit oncologique grâce à la robotique, C4C Meeting
    • 14h30-15h15 : Session 2
      • RoadMap DxCare Evo, portail de connaissances cliniques, échanges et partages, le DPI dossier patients communicant : DOPA Vision 360°, Calyps IA 
    • 15h30-16h35 : Session 3
      • DStorage, Biomanger : un middleware polyvalent dans les laboratoires de biologie médicale, Quarness instant messaging, borne Digitialis, portail patient 
    • 16h40-17h25 : Session 4
      • Architecture technique des solutions D4, RoadMap Dx Care Evo, Gamme PAS – Pour une facturation démétérialisée, C4H WMS, SAE
  • Analyse de données : la Croix-Rouge et la Fondation Roche lancent un AAP « Impact Data » (31/01/2020)

    21, l’accélérateur de la Croix-Rouge française, et la Fondation Roche lancent un appel à projets (AAP) intitulé « Impact Data ». L’objectif est de renforcer l’autonomie des personnes accompagnées par la Croix-Rouge française dans les domaines « séniors », « handicap », « santé » et « prévention » grâce à l’analyse des données de santé.

    Le programme accompagnera durant un an 2 structures externes proposant des applications capables de mettre les données au service des patients. Chaque projet testera des applicatifs sur un ou plusieurs établissements et améliorera son dispositif grâce aux retours des acteurs de terrain.

    Les lauréats disposeront des expertises métiers nécessaires à la conduite et au déploiement de leurs projets. Une fois le service ou produit finalisé à l’issue du programme, la Croix-Rouge française pourra le labelliser et le déployer dans son réseau d’établissements et de structures bénévoles.   

    Le financement pour mener l’expérimentation pourra aller jusqu’à 50 000 euros.

    Les candidatures doivent être transmises au plus tard le 31 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Critères d’éligibilité :

    • statut : être une personne morale (association loi 1901 ou entreprise SAS, SA, SARL, coopérative, auto-entrepreneur, etc.) ;
    • disponibilité : identifier un membre de l’organisation comme référent de l’accompagnement et assurer une disponibilité minimum de 20 % de son temps pour toute la durée de l’accompagnement ;
    • éthique : présenter un projet compatible avec les principes et valeurs de la Croix-Rouge française.

    Modalités du programme Impact Data

    Le programme entrepreneuriat propose :

    • la mise à disposition de deux experts métiers, issus de Roche et de la Croix-Rouge française ;
    • l’accès à un terrain d’expérimentation en conditions réelles, grâce aux 664 établissements sanitaires, de la Croix-Rouge française ;
    • un financement pour mener l’expérimentation pouvant aller jusqu’à 50 000 euros ;
    • 10 mois d’accompagnement par un coordinateur 21, expert en accompagnement de projets à impact social ;
    • un accès aux conseils de professionnels externes (juridique, finance) et à un corpus de formations (co-création, design, stratégie) ;
    • un poste de travail au sein de 21, l’accélérateur d’innovation cociale de la Croix-Rouge française, situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) ;
    • des logiciels et des outils de gestion adaptés

    Calendrier :

    • appel à projets ouvert du 17 décembre 2019 au 31 janvier 2020 ;
    • sélection des 2 projets « Impact Data » le 28 février 2020 ;
    • début de l’accompagnement le  9 mars 2020.
  • H&T Summit – VBHC : « Le traitement le plus cher c’est celui qui est inefficace » (Peter Pitts, CMPI)

    Interrogé à propos la « value-based health care » (VBHC) et de ce qu’elle représente pour le patient, Peter J. Pitts souligne l’importance des résultats thérapeutiques, jugeant que le prix ne peut pas être le premier critère d’évaluation d’un traitement. Président co-fondateur du think tank Center for medicine in the public interest (CMPI), basé à New York et promoteur d’un système de santé centré sur le patient, l’expert est intervenu lors du H&T Summit organisé ce 18 décembre 2019 par la société Care Insight sur le thème « value for patients ».

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Peter J. Pitts indique regretter que les pouvoirs publics soient focalisés sur les budgets et les enjeux de court terme, alors que le temps de la recherche se compte en années. La VBHC peut apporter beaucoup au patient dès aujourd’hui, estime-t-il, grâce aux outils basés sur les données qui permettent d’évaluer les chances de réussite d’un traitement en fonction du profil du patient.

    Qu’est-ce que la value-based health care (VBHC) du point de vue du patient ?

    Peter J. Pitts : La VBHC pour le patient c’est tout simplement la possibilité d’obtenir de meilleurs soins, plus rapidement. C’est recevoir le bon traitement dès que possible, et le payer au juste prix, obtenir plus de valeur pour son argent – notamment pour ses impôts et ses cotisations. La valeur économique d’un médicament ou d’un dispositif médical, c’est au fond simplement sa valeur pour le patient, car en dernière analyse, le traitement le plus cher, c’est celui qui est inefficace.

    Quel est le degré de conscience des décideurs en la matière ?

    Les gouvernements encouragent systématiquement les technologies les moins chères : c’est bon pour les budgets publics mais mauvais pour les patients. Le traitement le moins cher est parfois le meilleur, et parfois non. Cela ne signifie pas pour autant que négocier un prix plus bas n’est pas important, c’est au contraire incroyablement important, mais ce ne peut pas être le premier critère car le prix n’existe pas dans le vide, il n’existe qu’en relation avec les résultats thérapeutiques.

    Malheureusement, les décideurs publics sont trop souvent focalisés sur leurs budgets et leurs enjeux de court terme, alors que les objectifs thérapeutiques peuvent prendre des années à être atteints. C’est ce que j’affirme dans mon dernier ouvrage, Common sense : healtcare policy for common sense Americans (Le Bon sens : la politique de santé pour les Américains de bon sens, Cognito Press, août 2019).

    Selon vous, que peut apporter la VBHC à un patient aujourd’hui ?

    Quand on annonce à un patient qu’il est atteint d’un cancer, il ne sera pas disposé à attendre 5 ans pour avoir un meilleur traitement, il préférera en suivre un aussi rapidement que possible, et se posera la question de ses chances de guérison. Répondre à cette interrogation est très difficile, il faut s’appuyer sur les données, et nous avons des outils pour ce faire aujourd’hui, des tests diagnostiques très précis, qui pourront notamment indiquer au patient ses chances de réussite du traitement, selon qu’il soit d’origine africaine, asiatique ou autre.

     

  • Concours innovation i-Lab 2020 : appel à candidatures pour les entrepreneurs deep tech (12/02/20)

    La 22ième édition de i-Lab, concours national porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec BpiFrance, est lancée avec l’ouverture de l’appel à candidatures (AAC) pour les entrepreneurs de la deep tech.

    L’enjeu de ce concours d’innovation est d’encourager la création d’entreprises de technologies innovantes, de détecter des projets de création et de soutenir les plus prometteurs grâce à une aide financière ainsi qu’à un accompagnement adapté. Chaque année, des entrepreneurs portant des projets dans le secteur de la e-santé sont récompensés.

    Depuis sa création en 1999, i-Lab a permis la création de plus de 2 000 entreprises et d’une « véritable dynamique dans l’écosystème de l’innovation au niveau local et à l’échelle nationale », indique le ministère. 

    Pour cette nouvelle édition, les candidats doivent s’inscrire en ligne avant le mercredi 12 février 2020 à midi, en remplissant le dossier de candidature dématérialisé, exclusivement sur la plateforme opérée par Bpifrance Financement, accessible via ce lien. Les lauréats recevront une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée.

    Modalités de participation

    • peuvent concourir tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2017, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
    • La société doit être installée sur le territoire français.
    • Pour les lauréats « en émergence » des éditions précédentes du concours, les bénéficiaires d’une bourse French Tech « Émergence » ainsi que les lauréats du prix Pépite-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant bénéficiaient de conditions privilégiées d’éligibilité (voir le règlement).
    • Le candidat doit être un futur actionnaire et dirigeant de l’entreprise. Lorsque celle-ci est déjà créée lors du dépôt de la candidature, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier.

    Type de projets recherchés

    Les types de projets concernés sont :

    • les projets relatifs à la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), d’un procédé ou d’un service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage ;
    • les projets portant sur le développement d’un nouveau produit ou d’un service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l’entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement »). 

    Critères d’évaluation :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie

    • viabilité économique du projet ;

    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;

    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;

    • capacité du candidat à s’impliquer dans le projet ;

    • qualité et complémentarité de l’équipe ;

    • maîtrise de la propriété intellectuelle et des droits des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Dépenses financées : une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal de 1 million d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement directement liées au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché, études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation,développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Après expertise des projets, les lauréats sont sélectionnés par un jury national composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique.

    Les lauréats reçoivent une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention peut représenter jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise.

  • «  Données de santé : volontarisme ou vigilance » : débat le 18 décembre 2019, Paris

    Les Contrepoints de la santé organisent le mercredi 18 décembre 2019 à Paris un petit déjeuner autour des données de santé avec un accent sur la mise en place du Health Data Hub, officiellement constitué fin novembre 2019.

    Les inscriptions (gratuites) sont à effectuer sur ce lien ou par mail auprès de Madame Françoise Millet.

    Débat 

    Cette rencontre sera l’occasion de confronter les points de vue des acteurs en présence sur les enjeux de la donnée. Au centre de la discussion, les sujets suivants :

    • le Health Data Hub : apports et plus-value pour l’innovation en santé, relations avec les acteurs et les GAFA ;
    • les enjeux éthiques liées à la donnée : la question de la donnée comme appui ou remplacement de la décision médicale. 

    Intervenants

    Ce débat sera modéré par Philippe Leduc (LDC Santé) aux côtés de Pascal Maurel (Ortus) et Renaud Degas (La Veille des acteurs de la Santé). Ils recevront : 

    • Stéphanie Combes, directrice du Health Data Hub ;
    • le Pr Laure Fournier, service de radiologie, Hôpital européen Georges Pompidou ;
    • Pierre-Alain Raphan, député de l’Essonne ;
    • David Gruson, Comité pilote d’éthique du numérique, fondateur du think tank Ethik-IA.
  • Alexa : Privacy International « s’alarme » des conditions consenties par le NHS à Amazon

    L’accord entre le National Health Service (UK) et Amazon conclu en juillet 2019 « semble clairement autoriser [le groupe américain] à utiliser les informations fournies sur le site web du NHS à des fins diverses[, incluant] la publicité ou le marketing ». C’est ce qu’affirme l’ONG Privacy International dans un rapport publié le 6 décembre 2019, après avoir obtenu la publication du contrat entre Amazon et le ministère de la Santé britannique par requête FOI (Freedom Of Information).

    Ce dernier a été présenté comme permettant aux patients d’interroger le site web du National  Health Service sur leurs symptômes via le système de commande vocale Alexa d’Amazon, au lieu d’avoir recours au service téléphonique. L’ONG relève que le contrat met à disposition d’Amazon « toutes les informations sur la santé » que contient le site, « y compris, sans s’y limiter, les symptômes, les causes et les définitions », tandis que l’entreprise américaine ne fait pour sa part « aucune promesse » en retour au NHS, si ce n’est celle de créditer l’information qui lui provient. Le contrat ne garantit pas non plus que l’information diffusée via Alexa proviendra bien du NHS : lors d’un test, les auteurs du rapport se sont vu donner par Alexa des informations provenant non pas du HS mais de la Mayo Clinic.

    Privacy International souligne en outre que plusieurs parties de la version du contrat qui lui a été transmise sont caviardées (supprimées, censurées), et que le NHS invoque en justification la nécessité de ne pas léser « l’intérêt commercial d’Amazon » : de fait, le contrat interdit au NHS de communiquer sur ce partenariat sans le consentement d’Amazon.

    Engagée en faveur d’« un monde où la technologie sert à autonomiser les services publics, et non à en tirer profit », l’ONG s’« alarme » des largesses consenties à un groupe déjà actif dans le domaine de la santé et « aux antécédents inquiétants en matière de respect de la vie privée ».

  • Colloque de l’OMS sur l’avenir des systèmes de soins numériques en Europe : 04-05/03/2020, Danemark

    Le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe accueillera les 4 et 5 mars 2020 le deuxième colloque de l’OMS sur l’avenir des systèmes de santé numérique dans la Région européenne à UN City (ville des Nations Unies) au Danemark (Copenhague). L’événement est organisé avec le Centre norvégien pour la recherche en e-santé (centre collaborateur de l’OMS pour la e-santé et la télémédecine) et l’Institut de recherche de la Clalit (centre collaborateur de l’OMS pour la recherche, la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles).

    Plus de 500 participants sont attendus, dont des représentants des États membres et des partenaires ainsi que des leaders d’opinion de la Région européenne de l’OMS et d’ailleurs, dans le but de débattre « sur un certain nombre de thèmes importants pour la numérisation des systèmes de santé », précise l’OMS sur son site web.

    Le colloque sera rythmé par des sessions structurées suivant 3 axes stratégiques :
    • 1er axe : fondements essentiels des systèmes de santé numérique ;
    • 2e axe : des services de santé numérique pour tous, en toute sécurité ;
    • 3e axe : les futurs écosystèmes de santé numérique.

    L’objectif est de définir les priorités de l’action de santé publique en matière dé santé numérique dans la Région européenne de l’OMS. Les travaux du colloque serviront également à valider la feuille de route européenne pour la numérisation des systèmes de santé, en cours d’élaboration.

    Le nombre de places disponibles étant limité, la participation au colloque se fait sur invitation. Pour toute demande concernant la participation à ce colloque ou toute question, contacter l’équipe organisatrice à l’adresse email EUDigitalHealth@who.int.

    Le programme sera dévoilé progressivement sur le site officiel de l’événement, accessible via ce lien.

    Les résultats attendus de ce deuxième colloque sont les suivants :

    • recensement des facteurs et étapes potentiels de mise en œuvre dans les domaines essentiels à la numérisation des systèmes de santé nationaux et à la mise en place de services de santé numérique sûrs pour tous ;
    • analyse des avantages et des lacunes des nouvelles technologies pour la santé publique et apport de données probantes en faveur de leur adoption à grande échelle ;
    • répertoire des moyens d’aborder les technologies de la santé de manière à remédier à l’émergence d’une fracture numérique dans les systèmes de santé européens et à réduire cette fracture ;
    • affinement de la stratégie et du contenu de la feuille de route européenne pour la numérisation des systèmes de santé.

    Une feuille de route pour la numérisation des systèmes de santé nationaux

    « Dans la Région européenne, l’action de santé publique pour la santé numérique est facilitée par l’initiative de numérisation des systèmes de santé, qui vise à aider les pays à évaluer et à adopter les technologies numériques dans le cadre des efforts consentis pour moderniser les systèmes de santé et la prestation des services de santé, indique l’OMS en présentation du colloque. Dans le contexte de cette initiative, une feuille de route pour la numérisation des systèmes de santé nationaux est en cours d’élaboration ; elle aborde la multitude de facteurs contribuant à une adoption réussie de la santé numérique. »

    Les conclusions du premier colloque de l’OMS ont été utilisées pour l’élaboration de cette feuille de route. Elles ont mis en avant :

    • l’évolution des exigences et des influences en matière de prestation des soins ;
    • le rôle central des données relatives à la santé ;
    • le rôle des technologies dans la réalisation de la couverture sanitaire universelle.
  • Maladies rares : le futur institut GIPTIS disposera d’un système interconnecté de bases de données

    Le futur GIPTIS, dont l’ouverture est prévue à Marseille d’ici 2023, sera doté de « 6 plateformes technologiques de pointe, [d’]un système interconnecté inédit de bases de données et d’outils d’analyses performants« , et reposera sur des méthodes de management et des outils de collaboration « entièrement repensés ». Porté par l’Agence régionale de santé (ARS) PACA et l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM), le GIPTS est présenté comme « le plus grand institut euroméditerranéen de lutte contre les maladies génétiques rares » (communiqué de novembre 2019). Son objectif est de relever les 4 défis suivants : accélérer les diagnostics ; accroître les capacités de recherche ; démultiplier le nombre de traitements efficaces et améliorer la prise en charge des malades et des familles.

    Pour cela, le modèle de l’institut s’appuie, en dehors de l’accès à des moyens techniques de pointe, sur 3 autres piliers :
    • une équipe de 500 experts : des médecins spécialistes et reconnus, des personnels paramédicaux engagés, des chercheurs de renommée internationale, 15 start-up issues des projets de recherche les plus prometteurs et une intégration précoce des experts du développement de médicaments ;
    • un lieu imaginé « pour faciliter la coopération entre les acteurs » : 21 000 m² accueillant des laboratoires de pointe, des espaces pensés pour le bien-être des malades et des familles, permettant une prise en charge « totalement personnalisée » des malades ;
    • « un territoire engagé dans un projet emblématique et citoyen » : la communauté scientifique et médicale mobilisée dès l’origine, les acteurs académiques, les associations de malades, les collectivités locales, le monde économique, les entreprises et la société civile.

    Imaginé par le Pr Nicolas Lévy, qui dirige le département de génétique médicale du centre hospitalier de Marseille, le GIPTIS sera une fondation reconnue d’utilité publique à but non lucratif composée d’une gouvernance mixte, « pour une coopération fructueuse des acteurs privés et publics », indique l’AP-HM.

    Modèle économique : un « autofinancement de l’exploitation »

    Le modèle économique du GIPTIS se veut novateur. Il permettra « de financer l’innovation et de garantir l’équité d’accès au soin pour tous les malades, sans surcoût pour les institutions publiques de soins et de recherche, grâce à l’autofinancement de l’exploitation par les revenus générés (propriété intellectuelle, activités de conseil, prestations technologiques, incubateur de start-up, exportation du modèle à l’étranger) et l’implication des donateurs, et au financement du bâtiment, assuré par les acteurs bancaires et investisseurs », note l’AP-HM (communiqué). 

    Maladies rares : 50 millions de personnes touchées autour de la Méditerranée

    Les maladies génétiques dites « rares » touchent actuellement environ 3 millions de personnes en France et 50 millions autour de la Méditerranée, contextualise le centre hospitalier marseillais, ajoutant que 95 % des malades sont sans traitement adapté et que 60 % d’entre eux sont des enfants.

    « Soigner mieux, plus vite [et] à plus grande échelle »

    L’objectif de l’institut GIPTIS est de « soigner mieux, plus vite [et] à plus grande échelle » en facilitant les collaborations « entre le meilleur des mondes public et privé, académique et industriel », synthétise l’AP-HM.