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  • Le CHU de Toulouse parmi les 6 lauréats du 1er appel à manifestation d’intérêt sur l’IA de l’État

    Le CHU de Toulouse figure parmi les six lauréats du premier appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur l’intelligence artificielle (IA), dévoilés le 21 novembre 2018 par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique. Le centre de soins a retenu l’attention du jury pour son initiative s’articulant autour de l’utilisation de l’IA pour aider au diagnostic et ainsi optimiser la préparation des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) dans le cas des traitements post-opératoires du cancer du poumon, un projet porté par Prosper Burq, spécialiste de l’analyse des données au sein de l’établissement.

    Les lauréats seront accompagnés pendant dix mois par l’équipe Etalab* de la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (Dinsic) et la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), aussi bien d’un point de vue technique pour développer une preuve de concept (POC) que d’un point de vue stratégique pour anticiper l’impact métier potentiel de ce POC, grâce à un financement du programme d’investissements d’avenir (PIA). À la suite de ce suivi, une évaluation sera réalisée pour déterminer si les solutions ont fait leurs preuves et si elles peuvent être déployées à plus large échelle.

    Lancé en juin dans le cadre du PIA par la Dinsic et la DITP, deux entités chargées d’accompagner la modernisation de l’État, cet AMI s’adressait aux acteurs publics (ministère, administrations, opérateurs et établissements publics) souhaitant expérimenter des technologies basées sur l’IA.

    Une IA pour extraire les bonnes informations issues de situations passées

    Cancer du poumon : « des traitements post-opératoires extrêmement complexes »

    « [Le cancer du poumon est l’un des cancers] que l’on traite malheureusement aujourd’hui de la façon la plus artisanale possible : il y a beaucoup de chirurgie, et à la fin, des traitements post-opératoires extrêmement complexes, divers et différents d’un patient à un autre », a déclaré Mounir Mahjoubi lors de la présentation des lauréats.

    Les professionnels rassemblés lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) doivent émettre des propositions de traitement post-opératoire, a-t-il rappelé, soulignant qu’il n’y avait « pas de science dure derrière ». « On ne peut pas dire que pour tel patient, c’est exactement ça qu’il faut faire », a-t-il commenté.

    Optimiser la prise de décision en évitant aux médecins de « retravailler les bases de données »

    Dans ce cas, l’usage de l’intelligence artificielle (IA) proposé par le CHU de Toulouse vise à retrouver des situations similaires chez des patients déjà pris en charge par le passé, par le biais de méthodes d’extractions de données et de traitement automatique du langage appliquées à l’historique des dossiers numérisés du centre de soins, dans l’optique de produire des « résumés standardisés » et des recommandations de prise en charge.

    L’idée est d’optimiser la préparation des RCP pour que les professionnels réunis n’aient pas besoin de « retravailler les bases de données » et suivent les recommandations établies par l’IA afin de prendre une décision médicale éclairée, a expliqué le secrétaire d’État. « Ça ne remplace pas la décision du médecin, ça la renforce », a-t-il ajouté.

    Impacts attendus :

    • « optimisation de la recherche d’information médicale » ;
    • « amélioration de la cohérence des dossiers patients » ;
    • « gain de temps » pour les médecins (source : dossier de presse portant sur l’AMI).

    Les 5 autres lauréats de l’AMI sur l’IA

    52 dossiers de candidature provenant de tous les secteurs de l’action publique (enseignement supérieur, environnement, économie et finances, sécurité, santé, etc.) ont été reçus et examinés par un jury pluridisciplinaire d’entrepreneurs, de chercheurs et de représentants de l’État.

    En dehors du CHU de Toulouse, les administrations et projets sélectionnés sont les suivants :

    • l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) : « développer un agent vocal conversationnel – voice bot – pour répondre aux interrogations des utilisateurs du Chèque emploi associatif (CEA) » (source : Etalab.gouv.fr) ;
    • l’Agence française pour la biodiversité (AFB) : « mieux orienter les contrôles de la police de l’environnement grâce à l’IA » ;
    • L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : « permettre une meilleure exploitation des données contenues dans les lettres de suite d’inspection » ;
    • la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de l’Hérault : « détecter automatiquement les irrégularités d’occupation des sols (constructions illégales, décharges sauvages, etc.) à partir d’images aériennes et satellites » ;
    • la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : « affiner le ciblage des établissements à inspecter dans le secteur de la remise directe aux consommateurs (restaurants, métiers de bouche, distributeurs) grâce aux commentaires des consommateurs sur les sites d’avis en ligne ».

    Cet AMI s’inscrit dans la stratégie nationale « IA », en partie centrée sur l’ouverture et l’usage des données et la transformation publique présentée par le président de la République, Emmanuel Macron, le 29 mars 2018 au Collège de France.

  • La Principauté de Monaco lance sa stratégie e-santé et se dote de services numériques dès 2019

    Faire du numérique en santé un axe stratégique majeur de sa politique de santé et de sa digitalisation, telle est l’ambition affirmée de la Principauté de Monaco en lançant une feuille de route e-santé stratégique et opérationnelle. Didier Gamerdinger, conseiller du gouvernement, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a présenté son programme e-santé le 6 novembre 2018.

    Celui-ci s’inscrit dans une vision d’excellence de la santé de demain, centrée autour du besoin du citoyen-patient et de l’ensemble de professionnels de santé.

    Le programme propose dès 2019 des premiers services aux citoyens et aux professionnels de santé, dans un cadre souverain et de sécurité des données :
    • un portail patient
    • un annuaire de professionnels de santé
    • des prises de rendez vous en ligne

    Un travail d’articulation avec les projets des acteurs de l’offre de soins est en cours afin de soutenir les initiatives et d’être en cohérence avec les acteurs de terrain.

    Une ambition d’État digital à l’échelle de l’Estonie et du Luxembourg

    Pour la principauté, l’usage des nouvelles technologies de l’information et des télécommunication dans le domaine de la santé est un levier de qualité et d’accessibilité des soins dans une société du numérique. La E-santé a un double enjeu stratégique pour la principauté : être à la pointe des services numériques et apporter un service de qualité en santé; axe fort de sa politique publique. La stratégie est articulée en plusieurs phases. La volonté de construire une stratégie de services numériques en santé à l’échelle de l’état, positionne la principauté parmi les politiques publiques les plus avancées dans ce domaine (Estonie, Luxembourg). Le portail, l’annuaire des professionnels de santé, la page info santé et la prise de rdv sont une première brique mise en place dès 2019 qui va être enrichie par des services à fortes valeurs pour les patients et les professionnels.

    L’objectif est de soutenir la politique de santé et de garantir le meilleur service à tous (citoyens, patients et professionnels) :

    • Dématérialisation des examens,
    • Prescription électronique,
    • Prévention,
    • Maintien à domicile, etc.

    Une co-construction avec les professionnels de santé

    La principauté ne souhaite pas remplacer les stratégies et actions portées par chaque établissement et professionnel de santé. Il s’agit d’accompagner la transformation du secteur de la santé en en faisant un axe fort de la stratégie numérique de la principauté. La principauté travaille et travaillera donc avec les acteurs de terrain. Il y a notamment un profond travail d’entretiens et de recueil en cours.

    Qui dit numérique dit protection des données et la principauté accorde un importance de premier plan à ce sujet. Toutes les garanties seront mises en place. La promesse est bien de faire rentrer la politique de santé et les acteurs de santé de la Principauté dans le numérique en mettant en place des services à forte valeur, en construisant des infrastructures robustes et sécurisée et en se donnant les moyens de pouvoir demain investir sur des sujets innovants tels que l’IA.

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • La conférence Lab Santé Île-de-France aura lieu le 7 décembre 2018 à Paris

    La conférence Lab Santé Île-de-France sera organisée le 7 décembre 2018 à Paris par l’Agence régionale de santé Île-de-France, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Île-de-France et Medicen Paris Region.

    L’événement s’adresse aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site de la CCI via le lien ci-contre.

    Programme

    Animatrice : Linda Labidi, journaliste économique, Forbes

    8h30 Accueil café  9h00 Ouverture

    • Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France
    • Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France

    Pitchs

    • Pr Ronan Roussel, chef de service de diabétologie-endocrinologie et nutrition de l’hôpital Bichat
    • Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm, Hôpital Saint-Antoine
    • Jacques Léglise, directeur général de l’hôpital Foch
    • Samir Medjebar, directeur du développement de Bioserenity
    • Pierre Lebon, directeur du centre de ressources et d’expertise du Resah
    • Marylène Vicari, co-fondatrice du Liberté Living Lab
    • Guillaume Wasmer, directeur du Groupe hospitalier Nord Essonne
    • Échanges avec la salle

    Table ronde : Article 51, vers des expérimentations innovantes en santé

    • Natacha Lemaire, rapporteure générale du comité technique et du conseil stratégique de l’innovation en santé
    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie de l’ARS Île-de-France
    • Daniel Szeftel, co-fondateur de Semeia
    • Jean Bourhis, directeur des opérations institutionnelles et économiques à Novartis
    • Porteur du projet Epidaure-CDS

    12h15 Clôture – Trois questions à…

    • Pr Jean-François Dhainaut, Directeur du Lab Santé Île-de-France
    • Christian Lajoux, Président de Medicen Paris Region
  • Le nouvel hôpital du CHU de Hautepierre allie innovations organisationnelles et confort du patient

    Le nouvel hôpital de Hautepierre annexé à l’actuel CHU de Hautepierre à Strasbourg, qui sera inauguré mi-janvier 2019, a été ouvert pour une visite officielle le 16 novembre 2018. Des innovations technologiques en faveur du confort du patient ou du personnel ont été intégrées au bâtiment ou dans l’organisation des flux, dont :  
    • des automates autonomes de transport de containers pour le linge ou les repas ;
    • un chauffage et un refroidissement assurés par des plafonds rayonnants.

    Ce nouvel hôpital – 155,2 millions d’euros provenant des hôpitaux universitaires de Strasbourg, 40 000 m² sur huit niveaux, 168 lits d’hospitalisation, 30 places de chirurgie ambulatoire, 16 lits de surveillance continue – dit « Hautepierre 2 », vise à regrouper les sites de la chirurgie B, actuellement situés dans d’anciens locaux de l’hôpital civil, le Centre de chirurgie orthopédique et de la main (CCMO) d’Illkirch et des services actuellement hébergés à Hautepierre 1.

    Innovations organisationnelles, technologiques et des flux

    L’équipe mobilisée autour de la construction de ce nouveau centre a tenté d’imaginer l’hôpital à horizon 2040, qui affiche d’ores et déjà les caractéristiques suivantes :

    • un bâtiment écoresponsable ;
    • un plateau technique mutualisé qui va également profiter à l’actuel hôpital de Hautepierre pour toutes les spécialités hormis la pédiatrie et à l’Institut régional du cancer, qui ouvrira à côté courant 2019 ;
    • 32 nouvelles salles d’opération et un service d’imagerie de pointe ;
    • un bloc opératoire moderne équipé d’appareils et de postes de travail suspendus au plafond ainsi que d’écrans sur lesquels on peut consulter simultanément toutes les informations sur le patient – ils permettent non seulement de suivre en direct l’état du patient en monitorant les différentes fonctions mais également de pratiquer de l’imagerie interventionnelle ;
    • les blocs sont munis de scialytiques dont les bras permettant une communication de sons et d’images entre les blocs mais aussi avec l’amphithéâtre et les salles de réunion pouvant accueillir des conférences nationales et internationales de même que des séminaires ;
    • un lieu unique pour la prise en charge dans les domaines maxillo-faciale, orthopédique et de la traumatologie permettant la prise en charge combinée des patients qui ne peuvent pas se déplacer facilement ;
    • éclairage de dernière génération pour jouer sur tous les critères de luminosité (lumière bleue, jaune, spectre lumineux, etc.) mais également lumière naturelle grâce à de grandes fenêtres comme moyen de diminution du stress péri-opératoire chez les patients ;
    • hôtellerie : plafond rayonnant qui régule la température de la pièce, sans système de soufflerie pouvant générer des gênes auditives ;
    • flux logistiques assurés en partie par des chariots transportant les repas, le linge et d’autres matériels hospitaliers de façon totalement automatisée et qui sont capables de prendre tout seuls l’ascenseur.

    Une visite destinée au public est organisée à l’occasion de la journée portes ouvertes le 16 décembre 2018.

  • NHS : une mission pour introduire les nouvelles technos dans les programmes de dépistage du cancer

    Le Pr Sir Mike Richards, premier directeur du pôle « oncologie » du NHS et ancien inspecteur en chef des hôpitaux de la Commission de la qualité des soins (CQC), dirigera une refonte majeure des programmes nationaux de dépistage du cancer dans le cadre d’un effort renouvelé visant à améliorer les soins et à sauver des vies, a annoncé le NHS England dans un communiqué publié le 15 novembre 2018.

    Le dépistage précoce des cancers qui se caractérisent par des taux de survie élevés est au cœur du plan à long terme du NHS pour améliorer les services et faire en sorte que les patients bénéficient des nouvelles technologies et des nouveaux traitements.

    Le Pr Mike Richards dirigera une équipe chargée d’évaluer les programmes de dépistage actuels et de recommander une organisation, un développement et une amélioration de ceux-ci. L’enquête a pour but d’examiner les dernières innovations susceptibles d’être utilisées dans ce cadre, notamment les solutions basées sur l’intelligence artificielle, en mettant en place des travaux de recherche et en promouvant l’importance du dépistage auprès d’un maximum de personnes éligibles.

    Ce rapport devra guider leNHS England et à Public Health England dans la définition du meilleur modèle de prestation opérationnel pour les programmes de dépistages existants.

    Des recommandations attendues pour améliorer les programmes de dépistage

    Il existe trois programmes nationaux de dépistage du cancer en Angleterre :

    • le dépistage du cancer du col de l’utérus : offert aux femmes âgées de 25 à 64 ans, avec un dépistage tous les trois ans pour les femmes âgées de moins de 49 ans et tous les cinq ans de 50 à 64 ans ;
    • le dépistage du cancer du sein : offert aux femmes âgées de 50 à 70 ans, les femmes de plus de 70 ans pouvant s’auto-référencer pour un dépistage ;
    • le dépistage du cancer colorectal : offert aux hommes et aux femmes âgés de 60 à 74 ans et un autre test de dépistage est offert aux hommes et aux femmes âgés de 55 ans dans certaines régions d’Angleterre.

    L’introduction de nouvelles technologies de criblage fait partie des objectifs de la mission

    L’enquête pilotée par le Pr Sir Mike Richards, qui devrait présenter son rapport d’ici l’été 2019, permettra d’évaluer les forces et les faiblesses de ces différents programmes de dépistage et de formuler des recommandations sur un certain nombre de points, dont :

    • l’introduction de nouvelles technologies de criblage et la mise à jour des systèmes informatiques ;
      ces recommandations devront également répondre aux questions suivantes :
    • Comment modifier à l’avenir la politique de dépistage ? ;
    • Comment intégrer au mieux les programmes de dépistage à d’autres initiatives conduites par le programme de lutte contre le cancer du NHS pour promouvoir le diagnostic précoce du cancer et d’autres maladies potentiellement mortelles et le placer dans le cadre d’une approche plus large de prévention et d’intervention précoce ? ;
    • Comment commander et mettre en œuvre les programmes de dépistage mais aussi assurer leur qualité à l’avenir ? ;
    • Comment s’assurer que le personnel nécessaire soit formé pour exécuter les programmes ? ;
    • Comment faire en sorte que la recherche et l’évaluation en cours puissent être intégrées au programme de dépistage ?
  • DATA – Journée du diabète : répartition géographique des diabétiques et coût de prise en charge

    Le diabète touche en France 3,16 millions d’assurés du régime général avec une prévalence (nombre de personnes touchées par rapport à l’ensemble de la population) de 5,5 % (chiffres Assurance maladie – Sniiram), indique le rapport « charges et produits pour l’année 2019 » de la Cnam. À cela s’ajoutent environ 500 000 diabétiques qui s’ignorent.

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Par ailleurs, le coût de prise en charge attribué à cette pathologie est de plus de 6,6 milliards d’euros de dépenses remboursées.

    Le tableau présentant les dépenses liés au diabète de type 2 et le graphique présentant la répartition géographique des diabétiques en France sont disponibles via ce lien.

  • Appel à projets : création d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant »

    L’Agence régionale de santé Martinique a publié le 19 octobre 2018 sur son site un appel à projets en vue de la création à titre expérimental pour une durée de trois ans d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant ».

    Il s’agit d’une initiative conjointe de la Collectivité territoriale et de l’ARS de Martinique pour la création d’une capacité de 30 places en Ehpad « hors les murs » par extension de la capacité d’accueil d’un Ehpad existant.

    Le projet concerne le territoire de proximité Centre de la Martinique regroupant les communes de Schœlcher, Fort-de-France, Le Lamentin et Saint-Joseph, alors que le territoire d’implantation de l’Ehpad existant est celui du Centre de la Martinique.

    La clôture de l’appel est fixée au 18 janvier 2019 à midi. La mise en œuvre du projet devra être lancée le 1er juillet 2019 au plus tard.

    Modalités de soumission et informations

    Le description générale de l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Les informations peuvent être obtenues en s’adressant à ces adresses électroniques :

    • ars-martinique-offre-medico-sociale@ars.sante.fr
    • sesms@collectivitedemartinique.mg

    Le dossier complet doit être adressé en deux exemplaires papier aux adresses suivantes et un exemplaire sous format électronique aux adresses ci-dessus :

    • Monsieur le Directeur Général de l’ARS de Martinique, Centre d’affaires AGORA, Zac de l’Etang Z’abricot, Pointe des grives, CS 80 656 – 97263 Fort de France Cedex
    • Monsieur le Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Centre Administratif de Martinique, Direction Générale Adjointe Solidarité, Direction Planification et Programmation des ESMS (1er étage CATM – bureau N° 167), Boulevard Chevalier Sainte-Marthe, 97 200 Fort de France

    Documents à télécharger et pièces à soumettre :

    • Annexe 1 : Cahier des charges EPHAD HM EXTENSION
    • Annexe 2 : Dossier de candidature EPHAD HM EXT (pièces concernant le candidat porteur du projet, le projet en lui-même, les procédures garantissant la qualité de la prise en charge proposée, les personnels et un dossier financier)
    • Annexe 3 : Critères de sélection EPHAD HM EXT

    Critères de sélection et modalités de notation :

    • qualité et la cohérence du projet (60 points) ;
    • compétence et expérience du candidat (10 points) ;
    • efficience médico-économique du candidat (30 points).

    Modalités de financement

    Le dispositif sera financé par :

    • une dotation globale « soins » de 433 287 euros en année pleine ;
    • un forfait « autonomie » financé sur le fonds Paerpa : 63 370 euros ;
    • l’APA à domicile du bénéficiaire ;
    • une participation mensuelle de l’usager comprise entre 100 et 150 euros.
  • Parution d’ un guide pratique à destination des équipes de soins primaires pour construire une CPTS

    La Fédération française des maisons et des pôles de santé (FFMPS) et ses fédérations régionales mettent à disposition un guide pratique (en lien ci-contre) pour accompagner les équipes de soins primaires « à prendre place » dans les futures communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de leur territoire, révèle la FFMPS dans un communiqué publié le 8 novembre 2018.

    Le document donne quelques conseils clé pour construire et faire fonctionner au quotidien une CPTS. L’organisation met notamment en avant 5 repères pour les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) :

    • la CPTS est un nouveau projet de santé sur le territoire, pas une extension du projet de la MSP au territoire ;
    • le statut juridique de la CPTS doit être original, ce n’est pas une copie de celui de la MSP ;
    • les financements doivent être différenciés, CPTS et MSP doivent séparer leur budgets, leur trésorerie et leur comptabilité ;
    • le poste de coordination de la CPTS est spécifique, si la personne s’occupant du poste de coordination au sein de la MSP s’investit dans la CPTS, elle le fait au nom de sa MSP ;
    • il faut respecter la place de tous les partenaires, même si la ou les MSP sont porteuses de la CPTS.

    L’IGAS a recensé environ 200 projets de CPTS en juillet 2018. « Cependant ce chiffre est en constante évolution et inclus des projets, l’objectif du gouvernement étant de 1000 CPTS en 2022 », indique la FFMPS.

    Le rôle de la FFMPS et de ses fédérations régionales est d’informer, d’accompagner et d’outiller les professionnels sur les CPTS. C’est dans ce cadre qu’elle met à la disposition des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) un guide pratique, avant tout pour les épauler dans la construction d’une CPTS mais aussi dans le fonctionnement au quotidien de cette nouvelle communauté.

    Construire une CPTS

    Élaborer un projet de santé commun

    Le diagnostic des besoins en santé de la population est la base d’une CPTS, insiste la fédération. « Il n’a pas besoin d’être exhaustif sur tout le territoire mais il doit, par la méthode des petits pas, arriver à construire un projet de santé territorial », précise-t-elle, expliquant que l’équipe pluri-professionnelle de la MSP est « l’un des acteurs en capacité de proposer une démarche de diagnostic partagé des besoins en santé du territoire ».

    Ce diagnostic doit comprendre, selon la FFMPS, :

    • l’inventaire des ressources du territoire concernées par la santé ;
    • le questionnement des usagers et des professionnels de santé et des élus locaux ;
    • la dynamique territoriale. « La dynamique s’initie et se développe si l’ensemble des partenaires définissent une thématique d’action précise. Les thématiques se révèlent au fur et à mesure pour constituer une véritable liste. »

    « Le projet de santé tiendra compte du diagnostic partagé réalisé au plus près des réalités du territoire, synthétise la fédération. Il est préférable de se donner des objectifs réalistes, mesurables, inscrits dans le temps, plus qu’un grand projet ambitieux mais inaccessible. »

    Définir le territoire

    Deux localisations territoriales apparaissent nécessaires à la CPTS :

    • celle des actions du territoire fonction du projet de santé et personnes et/ou organisations concernées ;
    • celle des structures de gestion et de gouvernance qui elles définiront un territoire géographique d’appartenance.

    À terme, « le maillage du territoire se fera plus par le développement et la synergie des projets de santé territoriaux, coordonnés par une communauté de professionnels qui se réfère et s’identifie à un territoire ».

    Définir les objectifs

    La FFMPS retient comme objectifs d’améliorer :

    • la santé de la population : prévention, action de santé publique, nouvelle pratique éducative, etc. ;
    • l’accès aux soins ;
    • le parcours de santé et la coordination sur le territoire ;
    • les conditions de travail des professionnels de santé ;
    • la satisfaction du faire ensemble.

    Elle précise que chaque objectif doit, si possible, :

    • être transversal ;
    • concerner une problématique reconnue par le maximum d’acteurs ;
    • être partagé comme nécessaire et être réalisable ;
    • être analysé au regard des ressources du territoire ;
    • répondre à un besoin de santé de la population.

    Mobiliser les acteurs

    Selon la fédération, mobiliser les acteurs est l’un « des enjeux majeurs des CPTS ».

    Pour mobiliser les professionnels, la CPTS doit :

    • connaître les conditions de travail des différents professionnels du territoire et s’adapter : horaire des réunions, indemnisation de la perte de revenu, etc. ;
    • utiliser des outils d’information partagés : ces outils se développeront dans le temps ;
    • interroger les professionnels sur leurs besoins : début de la dynamique collective ;
    • proposer des formations pluri-professionnelles : « meilleur moyen pour apprendre à se connaître, savoir qui fait quoi sur le parcours de vie des usagers. Ne pas hésiter à passer des conventions avec la municipalité, l’hôpital, pour que les personnels de ces entités participent aux formations pluri-professionnelles de la CPTS » ;
    • mettre de la convivialité et de la fraternité dans des initiatives ludiques ;
    • ne pas être dans l’injonction de faire.

    Trouver sa place dans l’existant

    « Il est essentiel que le projet de la CPTS tienne compte, contribue et participe aux actions portées dans le cadre d’un contrat local de santé ou d’un projet de santé d’un groupement hospitalier de territoire (GHT) dans la mesure où celles-ci s’inscrivent dans une cohérence et une synergie d’actions.

    Cette synergie ne peut que renforcer le projet commun du territoire, d’où l’importance de s’appuyer sur une analyse partagée des besoins et des moyens nécessaires pour la mise en œuvre des actions de santé.

    La coordination entre acteurs participants à la CPTS doit aussi être facilitée par les dispositifs d’appui à la coordination du territoire (exemple : coordination territoriale d’appui) ou plus large (PTA, MAIA, Réseaux de santé, etc.). »

    Faire fonctionner une CPTS au quotidien

    La Fédération française des maisons et des pôles de santé donne quelques clés pour faire fonctionner une CPTS au quotidien, allant de la gouvernance au statut juridique, en passant par le modèle économique.

    Elle revient également en détail sur la définition d’une action de santé publique sur le territoire et sur la mise en place d’un système d’information viable, tout comme sur les bases d’une communication efficace et l’importance de la recherche de financements.

    Se faire accompagner pour son projet de CPTS

    « La méthodologie de conduite de projet est essentielle, souligne la FFMPS. Cela définit en grande partie la fiche de poste du/de la coordinateur/trice de la CPTS. »

    La fédération énonce en priorité les recommandations suivantes :

    • avoir une montée en charge progressive : « Les expériences acquises montrent que la réalisation d’actions de santé sur un territoire prend du temps, le temps de la construction d’une culture commune, du travail sur les représentations réciproques des uns envers les autres, de l’apprentissage de qui fait quoi, de la découverte des métiers mal connus ;
    • prendre le temps de se former ensemble ;
    • se faire accompagner : les fédérations régionales proposeront aux CPTS qui le souhaitent un accompagnement par la facilitation des équipes ressources régionales. « L’accompagnement c’est aussi aider les équipes à savoir identifier une problématique de santé sur un territoire et pas seulement un ressenti issu de la pratique du soin » ;
    • apprendre à être dans le pluri-professionnel et le décloisonnement. « Ce qui n’est pas habituel. Il ne faut pas oublier que les systèmes de soins, médico-sociaux, et sociaux se sont construit depuis 70 ans dans un cloisonnement protecteur des systèmes. Vouloir décloisonner même avec un discours politique fort et l’engagement des institutions, nécessite des postures d’humilité, d’écoute, de compréhension, de patience, qui ne sont pas toujours compatibles avec le rythme de la vie professionnelle, avec les besoins de la population et surtout avec nos références culturelles professionnelles. »
  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.