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  • Hôpital du futur : six programmes immobiliers de CHU français en cours pour plus de 4 Mds €

    Afin de moderniser l’offre hospitalière, des projets immobiliers sont en cours depuis dix ans dans les 32 CHU de France. De nouveaux programmes sont actuellement en préparation pour un investissement total de près de 7 milliards d’euros, dont six concernent d’importants chantiers avec la reconstruction du site principal à Caen, à Nantes, à Rennes, à Reims et en Guadeloupe ainsi que l’union d’un hôpital à d’une faculté par la création du campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord.

    Le montant total de ces 6 opérations s’élève à plus de 4 milliards d’euros, indique Reseau-chu.org dans un article publié fin novembre 2018.

    6 programmes immobiliers majeurs en cours dans toute la France

    Île-de-France : le campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord attendu à l’horizon 2025

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) souhaite réunir à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) l’hôpital Beaujon et l’hôpital Bichat ainsi qu’une faculté d’odontologie et des activités de recherche en santé de l’université Paris-Diderot et de l’Inserm.

    • Superficie totale : 200 000 m², dont 130 000 m² seront réservés aux activités hospitalières et 70 000 m² aux activités d’enseignement et de recherche
    • Capacité : 989 lits et places
    • Fin des travaux : 2025
    • Montant total : 900 millions d’euros

    Plus d’informations : Campus-hopital-grandparis-nord.fr

    Caen : 6 grands secteurs hospitalo-universitaires

    6 grands secteurs hospitalo-universitaires vont remplacer la Tour Côte de Nacre qui dominait le site.

    • Superficie totale : 110 000 m²
    • Capacité : 1 049 lits et places
    • Durée des travaux : 2020-2026
    • Montant total : 502 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-caen.fr

    Nantes : un campus hospitalo-universitaire au cœur du futur quartier de la santé

    Le nouveau CHU sera situé au centre du futur quartier de la santé de l’île de Nantes. Il rassemblera sur un seul site les activités « médecine, chirurgie et obstétrique » (MCO) ainsi qu’un institut de recherche en santé, l’IRS 2020, dédié aux équipes de recherche labellisées « départements hospitalo-universitaires ».

    L’établissement comptera 54 salles de bloc et 64 % des séjours devraient y être réalisés en ambulatoire.

    • Superficie totale : 225 000 m², pour une emprise totale de plus de 10 hectares
    • Capacité : 1 384 lits et places
    • Durée des travaux : 2020-2026
    • Montant total : 953 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-nantes.fr

    Rennes : le dossier du projet est en cours d’instruction

    La Ville de Rennes envisage de reconstruire le site de Pontchaillou dans le centre-ville. Le dossier du projet est « en cours d’instruction en Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) et la première opération, le Centre chirurgical et interventionnel, est en cours de consultation auprès de concepteurs-constructeurs », indique Reseau-chu.org.

    • Superficie totale : non connue
    • Capacité : 1 596 lits et 206 places
    • Durée des travaux : 2019-2026
    • Montant total : 535 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-rennes.fr

    Reims : un centre composé d’une majorité de chambres individuelles

    Le projet prévoit la démolition totale de l’hôpital Robert-Debré et la destruction partielle de l’établissement voisin, l’hôpital Maison blanche.

    Les nouveaux bâtiments rassembleront les activités de médecine et de chirurgie de l’adulte. 85 % des chambres devraient être individuelles et elles devraient toutes êtres équipées de wifi.

    • Superficie totale : non connue
    • Capacité : 806 lits et places
    • Durée des travaux : 2019-2027
    • Montant total : 410 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-reims.fr

    Guadeloupe : reconstruction du CHU sur près de 85 000 m2

    Le CHU de Guadeloupe, partiellement détruit après un incendie survenu en novembre 2017, va être reconstruit à Perrin, dans la commune des Abymes. Le programme immobilier répond aux normes parasismiques de l’Eurocode 8.

    • Superficie totale : près de 85 000 m2
    • Capacité : 618 lits et places
    • Durée des travaux : 2018-2022
    • Montant total : 580 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-guadeloupe.fr

    Autres projets d’ampleur en cours

    Paris : le Nouveau Lariboisière devrait ouvrir en 2024

    Le projet « Nouveau Lariboisière » vise « à transformer l’accès aux soins à l’hôpital dans le nord parisien », commente l’AP-HP sur son site web.

    • Capacité : 610 lits et places
    • Durée des travaux : 2018-2024
    • Montant total : 315 millions d’euros

    Limoges : l’hôpital Dupuytren 2, un CHU pour améliorer le confort d’usage

    • Capacité : 347 lits et places
    • Durée des travaux : 2017-2025
    • Montant total : 320 millions d’euros + 280 millions pour restructurer le bâtiment principal

    Tours : construction du nouvel hôpital Trousseau (NHT)

    Le CHU a également déployé un programme de restructuration afin de regrouper ses activités sur 2 sites au lieu de 5.

    • Superficie : 70 000 m²
    • Capacité : 576 lits et places, dont 388 d’hospitalisation
    • Durée des travaux : 2021-2025
    • Montant total : 320 millions d’euros

    Marseille : plan de modernisation et de rénovation des unités d’hospitalisation

    • Durée des travaux : 2019-2025
    • Montant total : 300 millions d’euros + 280 millions pour restructurer le bâtiment principal

    Nice : regroupement d’activités sur trois sites

    Le CHU de Nice est en train de revoir son organisation. La Ville met en œuvre un programme de construction et regroupements d’activités sur trois sites : Pasteur, Archet et Cimiez.

    • Durée des travaux : 2018-2022
    • Montant total : 315 millions d’euros
  • Le CHU d’Angers inaugure Allegro, le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France

    Un coussin connecté pour prévenir les escarres et des chaussures « intelligentes » pour détecter les chutes, tels sont les types de technologies intégrées au sein du centre d’expertise Allegro, « le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France », inauguré le 22 novembre 2018 au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers lors de la Connected Week de la ville.

    Présenté comme étant « à la fois laboratoire du futur et espace de co-conception » par le CHU dans un communiqué publié le 3 décembre 2018, Allegro sera exploité pour tester au sein d’une chambre d’hospitalisation expérimentale les services et les nouvelles innovations dédiés au domaine de la gérontologie dans l’optique de favoriser l’autonomie des personnes âgées et le bien-vieillir, le tout en collaboration avec les patients, les soignants et les aidants.

    Pour définir les besoins des usagers, l’équipe du living lab a travaillé en concertation avec des utilisateurs, des professionnels de santé ainsi que des spécialistes du vieillissements et des industriels.
    Le nouvel espace est destiné aussi bien aux partenaires publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux patients qu’aux entreprises privés.

    Une chambre expérimentale pour évaluer des prototypes axés sur le bien-vieillir

    La chambre expérimentale d’Allegro, mise en place au sein du service de gériatrie aiguë du CHU d’Angers, a été pensée pour que les partenaires académiques et industriels de l’établissement de soins puissent tester et valider des prototypes visant à mieux répondre aux besoins des personnes âgées malades hospitalisées pour un problème de santé aigu ou décompensé.

    L’équipe du living lab évaluera la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, l’efficacité, la sécurité, la fiabilité et la reproductibilité des technologies en développement. Le diagnostic de ces différents points a pour but d’améliorer « les caractéristiques et la simplicité d’usage des innovations », explique le centre hospitalier dans son communiqué.

    Une expertise « thérapeutique, technologique et économique »

    « Allegro détient une expertise à la fois thérapeutique, technologique et économique, ajoute le CHU angevins. Sa valeur ajoutée repose sur cette triple compétence mise au service de la recherche médicale et paramédicale. »

    « Il existe une place pour des initiatives enthousiasmantes destinées aux seniors »

    « [Le] nom [Allegro] résume l’essence même du projet : l’aspect « senior » et le caractère hospitalier, tout en faisant référence à Angers. Allegro, signifie aussi « joyeux » en italien, il fait référence à un mouvement vif en musique, explique le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie au CHU. Trop de personnes considèrent encore que l’accompagnement des personnes âgées n’est ni dynamique ni motivant. Nous combattons énergiquement cette idée reçue. (…) Allegro montre qu’il existe une place pour des initiatives innovantes et enthousiasmantes destinées aux seniors. »

    45 500 euros financés par Angers Loire Métropole

    • Allegro est porté par un comité scientifique, dont fait partie le Centre de recherche sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.
    • L’initiative est soutenue par Angers Loire Métropole, qui a versé 45 500 euros afin de permettre la réalisation d’une thèse doctorale.
    • Le projet a décroché l’appel d’offres « Plus de Vie 2017 », lancé par la Fondation hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, et a reçu à ce titre une subvention de 16 800 euros, qui a servi à équiper la chambre connectée du living lab.
  • L’AP-HP propose des « coffres-forts numériques » pour les patients les plus vulnérables

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) déploie des « coffres-forts numériques » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour que les patients « les plus vulnérables », en situation précaire ou éloigné du numérique (personne âgée et isolée par exemple), aient la possibilité de conserver leurs documents administratifs sous forme numérique, a annoncé l’établissement le 21 novembre 2018. Aucune donnée médicale ne sera enregistrée dans ce dossier dématérialisé.

    Le dispositif permet de stocker, de classer et de partager de manière sécurisée et électronique, via ordinateur ou smartphone, des documents nécessaires à l’obtention de nouveaux droits ou à la réalisation de démarches administratives relatives à la sortie de l’hôpital et à l’orientation vers une structure médico-sociale.

    Dans ce cadre, l’AP-HP a signé un partenariat avec Reconnect, une start-up spécialisée dans l’exploitation du numérique pour la lutte contre l’exclusion sociale, et avec Digipost, le coffre-fort numérique du groupe La Poste.
    L’objectif de cet accord est de mettre en place 35 000 coffres-forts numériques sur trois ans dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP.

    Après la phase pilote mise en place à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui s’achèvera fin décembre 2018, le service sera déployé en priorité au cours de l’année 2019 dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

    Le patient choisit qui peut accéder à son coffre-fort numérique

    Le service est proposé par les assistants sociaux de l’hôpital, qui peuvent ouvrir le coffre-fort numérique avec l’accord du patient et scanner ses documents pour qu’ils soient enregistrés numériquement.

    Le service social hospitalier pourra ouvrir et alimenter ce dossier numérique au fil du temps. Le patient a la possibilité d’ouvrir son accès à d’autres professionnels des secteurs sanitaire, médico-social ou social.

    Aucune donnée médicale stockée

    Les dates de consultations et les coordonnées des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du patient peuvent être recueillies mais aucune donnée médicale n’est stockée dans le système.

    Coût : moins d’un euro par ouverture de coffre

    Le coût de ce service pour l’AP-HP est de « moins d’un euro par ouverture de coffre et par patient », précise Christine Morisset, cheffe de projet « Mission vulnérabilité(s) » de l’AP-HP (source : Ticsanté).

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : site pilote jusqu’à fin décembre 2018

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a été retenu comme site pilote pour expérimenter ces coffres-forts numériques dans une trentaine de services spécifiquement concernés par l’accueil de personnes vulnérables, tels que les services d’urgence, la maternité ainsi que les permanences d’accès aux soins généralistes et bucco-dentaires.

    18 établissements proposeront le service en 2019

    La phase pilote se terminera fin décembre 2018. Après l’évaluation de ses résultats, une généralisation progressive sera lancée. Le service sera déployé au cours de l’année 2019 en priorité dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

  • Les ARS ont dépensé 22,76 M€ en 2017 pour 344 projets de télémédecine (rapport d’activité du FIR)

    Les Agences régionales de santé (ARS) ont dépensé 22,76 millions d’euros pour 344 projets de télémédecine en 2017, soit 2,5 millions d’euros (11 %) de plus qu’en 2016, année au cours de laquelle elles avaient soutenu 206 projets, indique le rapport d’activité 2017 du fonds d’intervention régional (FIR)*, publié le 18 novembre 2018. Près d’un tiers de ces projets concernent le secteur hôpital-médico-social (26 %) et les établissements de santé « sont également très présents en partenariat avec les acteurs des secteurs « ville » associés au « médico-social » (24 %) ».

    « Cette dynamique de dépenses est conforme aux orientations du plan d’égal accès aux soins qui fait du déploiement de la télémédecine sa priorité n°2« , précise le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, auteur du document.

    À ces projets s’ajoutent, et ce avant la généralisation de la téléconsultation et de la télé-expertise, les dépenses liées au programme Etapes, qui couvrent les actes de téléconsultation, de télé-expertise et le forfait financement des établissements proposant des téléconsultations. « Les ARS ont financé via le FIR protégé ce programme avec 1 366 133 [euros] de dépenses selon les données nationales », note le secrétariat.

    Par ailleurs, le rapport révèle que le financement 2017 des 54 plateformes territoriales d’appui (PTA) atteint les 11 millions d’euros, contre 5,7 millions d’euros en 2016. Ce montant ne comprend pas le financement des coordination territoriale d’appui (CTA) de PAERPA, ni les PTA du projet « territoire de soins numérique » (TSN), ni celui des dispositifs d’appui à la coordination (réseaux de santé et MAIA). Les régions Bretagne, Nouvelle Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ont versé la majorité des financements, soit 7,6 millions d’euros.

    Télémédecine : enseignements clés du rapport

    La Nouvelle-Aquitaine a financé 104 projets de télémédecine

    • En dehors du programme Etapes, le rapport d’activités du fonds d’intervention régional (FIR) indique que les dépenses opérées par la Nouvelle-Aquitaine représentent près du tiers des projets de télémédecine financés en 2017 à l’échelle nationale (104 projets financés).
    • Arrivent ensuite la Normandie (54 projets) et la région Grand Est (37 projet).

    La Normandie a dépensé près de 3,5 M€ pour des projets de télémédecine

    En ce qui concerne les dépenses, la Normandie arrive en première position avec près de 3,5 millions d’euros alloués à des projets de télémédecine. Suivent les Hauts-de-France (3,2 millions d’euros) et la Bourgogne-France-Comté (2,7 millions d’euros).

    Types d’acteurs impliqués dans les projets financés (% projets)

    « L’augmentation du nombre de partenariats depuis trois ans illustre un renforcement des liens entre l’hôpital, la ville et le médico-social », indiquent les auteurs du rapport d’activités.

    Types de prise en charge financés (% projets)

    En 2017 :

    • 48 % des projets financées concernent des « pathologies », ce qui « correspond sensiblement aux données de 2016 avec, tout de même, des évolutions au sein des groupes de pathologies » ;
    • « un développement important des projets relatifs aux plaies chroniques » a été observé (17 % des projets, contre 3 % en 2016 et 5 % en 2015) ;
    • les projets relatifs à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) concernent en revanche 3 % de l’ensemble des projets, contre 6 % en 2016 et 12 % en 2015 ;
    • les projets concernant le diabète représentent quant à eux 2 % des projets, contre 8 % en 2016.

    Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap : les populations de patients les plus représentées

    Les populations de patients les plus représentées sont les personnes âgées (principalement en dermatologie et soins palliatifs avec 35 % des projets) et les personnes handicapées (un peu moins de 15 % des projets).

    Les dépenses d’équipements augmentent, celles concernant les SI diminuent

    Du côté de la nature des dépenses, le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales note une hausse importante des dépenses d’équipements (43 % en 2017, contre 22 % en 2017) et une baisse des dépenses relatives aux systèmes d’information (13 %, contre 23 % en 2016).

    PTA : enseignements clés du rapport

    Évolution de la mise en place des PTA en France 2016-2017

    Acteurs à l’initiative de la mise en place de la PTA

    Évolution du nombre de réseaux de santé en France

    Évolution des réseaux de santé par thématique

  • L’IA au centre des 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer, le 04/02/2019 à Paris

    Les 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer (Inca) se tiendront le 4 février 2019 au Palais Brongniart, à Paris. Des centaines de professionnels de santé, d’acteurs institutionnels, d’associations, de chercheurs et de scientifiques sont attendus pour l’événement, dont l’objectif est de « partager les dernières évolutions, avancées et réflexions autour de la lutte contre les cancers et de ses enjeux sociétaux », explique l’Inca dans un communiqué.

    Cette nouvelle édition sera centrée sur trois thématiques principales :
    • « D’hier à aujourd’hui, des histoires de lutte, des succès et des échecs » ;
    • « Et demain : quelles priorités, quelles responsabilités » ? ;
    • « L’intelligence artificielle, une nouvelle frontière ou un nouvel outil » ?

    Le programme complet de l’événement sera disponible ultérieurement.

    Les inscriptions à la journée doivent être réalisées sur le site Rencontresinca.fr.

    Pour plus d’informations, envoyer un email à info@rencontresinca.fr.

  • Les dépenses IT en santé sont un « investissement et non un coût » (D. Forslund, Ville de Stockholm)

    « La numérisation des systèmes de santé devrait impliquer non seulement les professionnels de la santé mais également les politiciens« , a déclaré Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et à la e-santé pour la Ville de Stockholm, lors de la conférence « Digitalizing healthcare », qui s’est tenue à Paris le 27 novembre 2018 et à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    Le commissaire a souligné l’importance d’un investissement en IT dans le secteur de la santé, qu’il perçoit comme nécessaire et « non comme un coût », soulignant qu’au moins 10 millions d’euros pourraient être économisés chaque année dans le budget informatique des établissements de soins si les systèmes informatiques obsolètes étaient écartés, la maintenance de ces derniers étant parfois plus coûteuse que l’intégration de nouvelles technologies.

    Daniel Forslund a également cité quelques exemples de déploiements réussis du numérique en santé au sein de la région de Stockholm, où 26 000 patients par jour passent par des services électroniques pour consulter leurs dossiers médicaux, prendre rendez-vous avec un médecin et renouveler des ordonnances, 100 % digitales en Suède.

    L’allocution de Daniel Forslund s’inscrivait dans le cadre de l’événement « Innovation en santé : un dialogue franco-suédois » (« Innovation in health: a french-swedish dialogue« ), organisé par Business Sweden à l’occasion de la Semaine suédoise, qui a lieu du 27 novembre au 5 décembre 2018 à Paris et à Nice.

    Les nouvelles technologies peuvent aider à surmonter les défis du système de santé

    Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et à la e-santé pour la Ville de Stockholm, pointe du doigt les inconvénients, en termes de coût et d’organisation, d’un manque d’investissement dans les nouvelles technologies numériques eu sein des établissements de santé :

    • « Nous pourrions établir un lien entre les principaux défis rencontrés par le système de santé et l’utilisation de systèmes informatiques médiocres », estime-t-il, un manque de modernité qui peut se traduire selon lui par :
      • un accès limité aux professionnels de la santé ;
      • un environnement de travail stressant ;
      • des problèmes de sécurité pour les patients ;
      • des temps d’attente inutiles.
    • « Il est possible de retrouver dans la même organisation de soins une technologie médicale de pointe et des systèmes informatiques anciens (fax, papier), qui entraînent beaucoup de contraintes administratives pour les médecins et les infirmières et donc un manque de temps pour leurs activités directement liées aux soins », ajoute-t-il.

    « Concentrer les investissements sur la technologie pourrait permettre de résoudre les frustrations de la vie quotidienne des patients et des professionnels », explique Daniel Forslund.

    Investir dans la technologie pour améliorer l’environnement de travail et mieux personnaliser l’offre de soins

    Selon le commissaire, investir dans les nouvelles technologies permet :

    • d’améliorer l’environnement de travail :
      • réduction des tâches administratives et donc de la bureaucratie ;
      • renforcement de la sécurité des patients avec un accès sécurisé aux données et connaissances pertinentes ;
      • davantage de chance d’attirer la nouvelle génération à travailler dans le secteur de la santé. C’est une « question de crédibilité », note Daniel Forslund. « Vous ne voulez pas vraiment travailler dans un environnement si le télécopieur est plus vieux que vous. » ;
    • de personnaliser la communication et les soins délivrés aux patients :
      • flexibilité, disponibilité et meilleur service ;
      • meilleure continuité des soins et plus grande liberté pour les patients atteints de maladie chronique.

    L’IT doit être perçu comme « un investissement » et « non comme un coût »

    • La maintenance des anciens systèmes informatiques peut coûter plus cher que d’investir dans de nouvelles technologies :
      • la perte de temps estimée en raison de difficultés techniques et d’une double documentation inutile est de 25 à 60 minutes par jour et par employé (x 35 000), soit 35 000 heures par jour, note Daniel Forslund ;
      • la réduction des problèmes liés à la technologie dégage du temps à 2 000 infirmières dans la région de Stockholm, souligne l’expert, ce qui leur permet de davantage se concentrer sur leurs activités centrales et donc sur les patients ;
      • Au moins 10 millions d’euros pourraient être économisés chaque année dans le budget informatique des établissements de soins si les systèmes obsolètes étaient abandonnés au profit de nouveaux systèmes.

    Exemples d’un déploiement réussi du numérique en santé à Stockholm

    • Le numérique est la nouvelle norme pour les patients dans la région de Stockholm : l’objectif est que tous les patients puissent choisir comment ils peuvent contacter les professionnels de santé, c’est-à-dire soit par téléphone, chat, vidéo ou rendez-vous physique :
      • les cliniques ont été dans l’obligation de proposer des services électroniques et les hôpitaux devront faire de même en 2019 ;
      • le remboursement de la télé-consultation a été rendu possible au même titre qu’une consultation physique ;
      • des services numériques ont été intégrés dans toutes les composantes des systèmes de santé régionaux ;
      • numérisation généralisée attendues : à Stockholm, 26 000 patients par jour utilisent leurs services électroniques personnels pour consulter leurs dossiers médicaux, prendre rendez-vous avec un médecin et renouveler leurs ordonnances (les ordonnances sont à 100 % numérique en Suède)
      • un portail national a été mis en place pour les patients depuis les années 2000.
    • Stockholm cherche à développer un meilleur environnement de travail pour les professionnels de la santé :
      • 220 millions d’euros ont été investis dans la création d’une plateforme d’information ouverte et normalisée comportant le nouveau système de dossiers de santé électroniques (EHR) et une aide à la décision ;
      • toutes les ambulances sont équipées d’une plateforme de documentation et de communication mobile ;
      • des applications mobiles centrées sur la santé ont été déployées ;
      • des solutions basées sur l’intelligence artificielle sont testées pour l’aide à la décision clinique.
    • La région investit dans les compétences numériques :
      • un programme de compétences en cybersanté à été déployé à Stockholm :
        • programme de 3 ans pour développer les compétences numériques ;
        • 15 000 employés ont été formés en 2016-2018 ;
        • l’objectif est d’apprendre à utiliser des outils numériques pour collaborer avec des collègues et des patients ;
        • l’idée est aussi d’apporter des modifications dans le fonctionnement des établissements de soins et dans la manière dont les professionnels de santé utilisent les données recueillies par leurs systèmes pour prendre des décisions cliniques, etc. ;
        • un nouveau programme visant à diriger la transformation numérique va être lancé en 2019
    • « Identifier, comprendre et supprimer les obstacles à la numérisation » est « un travail systématique » dans la région, insiste Daniel Forslund, un effort passant par :
      • un processus de révision annuelle : identifier et éliminer systématiquement les obstacles à l’innovation ;
      • la mise en œuvre de systèmes de remboursement ;
      • une observation des marchés publics : « Que font les prestataires de services de santé et les directeurs d’hôpitaux pour promouvoir l’innovation ? » ;
      • un soutien pratique.
    • Stockholm cherche également à trouver des idées et à créer des innovations en collaboration [avec les acteurs du secteur] afin de  « favoriser une nouvelle culture de l’innovation » :
      • en construisant à partir de la base, avec l’expérience des patients et des professionnels ;
      • en créant un bureau d’innovation local pour les personnes, les start-ups, les équipes de recherche et les sociétés pharmaceutiques, à qui s’adresser ;
      • en développant un fonds d’innovation interne.
  • La HAS veut « favoriser l’accès rapide et sécurisé à l’innovation » d’ici 2024 (projet stratégique)

    « Favoriser l’accès rapide et sécurisé à l’innovation » fait partie des six priorités à l’horizon 2024 établies par la Haute autorité de santé (HAS), qui a présenté son nouveau projet stratégique 2019-2024 le 26 novembre 2018. L’objectif de cette première mission est d’identifier, d’accompagner et de suivre les innovations technologiques mais aussi organisationnelles, notamment l’intelligence artificielle, l’impression 3D, la robotique, les technologies numériques facilitant le maintien à domicile ou encore la télémédecine.ƒ

    Les 5 autres priorités identifiées par la HAS sont les suivantes :
    • favoriser l’engagement des usagers ;
    • promouvoir des parcours efficients de santé et de vie ;
    • évaluer l’offre de soin et d’accompagnement au regard de la pertinence des pratiques et des résultats pour les personnes ;
    • optimiser l’efficacité de l’institution ;
    • renforcer la présence de la Haute autorité de santé à l’international.

    1. Favoriser l’accès rapide et sécurisé à l’innovation

    Objectif 1.1. Identifier, accompagner et suivre les innovations technologiquesƒ

    Les sous-objectifs de cet objectif sont :

    • d’identifier précocement les innovations à fort potentiel ;
    • de faire évoluer les méthodes d’évaluation de la HAS ;
    • d’accompagner l’accès aux innovations ;
    • de suivre les innovations en évaluant leur impact en vie réelle ;
    • de renforcer le dialogue avec les partenaire.

    La Haute autorité de santé (HAS) envisage d’identifier de manière précoce les innovations technologies (technologies numériques, médicaments de rupture, médecine génomique, etc.) et de les évaluer afin de mettre à disposition rapidement pour les personnes « ce qui est utile et sécurisé », indique le communiqué.

    Dans le secteur social et médico-social, les technologies numériques doivent également être intégrées dans la définition de nouveaux modes d’accompagnement et de parcours de vie (maintien à domicile, création de nouvelles interactions sociales, etc.), indique la HAS. « Autant d’évolutions à l’œuvre qui nécessitent une évolution des méthodes d’évaluation de la HAS. »

    « Dans certaines situations, l’évaluation de l’innovation implique désormais de gérer une forme d’incertitude associée à la précocité des données fournies initialement, qui auront donc besoin d’être consolidées par la suite, notamment par le suivi de l’utilisation et de l’impact en vie réelle. Cela pourrait conduire, pour certains produits de santé, à des avis d’inscription ou de renouvellement conditionnés notamment à une réévaluation rapide. »

    Objectif 1.2. Identifier, accompagner et suivre les innovations organisationnelles

    Les sous-objectifs de cet objectif sont :

    • de participer à la modernisation des organisations des secteurs sanitaire, social et médico-social ;
    • de poursuivre et renforcer les travaux d’évaluation des innovations organisationnelles ;
    • d’évaluer l’impact organisationnel de l’innovation technologique ;
    • d’évaluer les innovations technologiques, notamment numériques, pour une mise à disposition rapide.

    La HAS annonce vouloir « identifier et promouvoir » les innovations organisationnelles ainsi que l’utilisation de technologies qui modifieraient les organisations, comme la télémédecine et la télé-expertise le font déjà par exemple.

    Elle valorisera également les adaptations visant à intégrer dans les dispositifs ordinaires les personnes en situation de fragilité et les personnes âgées. Par exemple, l’autorité travaille actuellement à « une recommandation sur le parcours scolaire des enfants en situation de handicap ou des enfants bénéficiant de mesures de protection de l’enfance qui prenne en compte à la fois le projet scolaire et pédagogique ainsi que le projet éducatif et de socialisation ».

    • Le numérique, « levier d’amélioration de l’efficience du champ de la santé »

    « Le numérique a ouvert des mondes nouveaux et apparaît comme un levier d’amélioration de l’efficience du champ de la santé, notamment en termes d’accessibilité et de coordination, souligne la Haute autorité de santé dans son projet stratégique. Il ouvre également des perspectives d’évolution dans les champs d’investigation et les modalités de travail de l’institution. La HAS a un rôle notamment dans la construction des procédures d’évaluation de ces nouveaux dispositifs comme dans la définition la mise en œuvre et l’évaluation des bonnes pratiques intégrant ces nouveaux outils. »

    La HAS évoque notamment l’importance des innovations digitales qui impactent le secteur social et médico-social, notant que ces dernières permettent de mettre en place des solutions d’accompagnement du handicap, entre autres « dans une perspective d’inclusion sociale » (enseignement à distance, réseau social, outils numériques adaptés aux différents handicaps, etc.)

    2. Favoriser l’engagement des usagers

    Objectif 2.1. Donner aux usagers la capacité à être des acteurs de la qualité des soins et de l’accompagnementƒ

    Objectif 2.2. Systématiser l’intégration du point de vue des usagers dans l’ensemble des méthodes et travaux de la HAS

    Deux premières mesures sont envisagées :

    • la création d’un Conseil pour l’engagement des usagers au sein de la Haute autorité de santé, soit un groupe d’appui et de ressources permanent afin d’éclairer les travaux de l’institution.

    • l’élaboration d’une recommandation visant à favoriser l’engagement des usagers, qui aura pour objectifs de développer la compréhension entre les acteurs, la participation en santé, la mobilisation associative et une expression accrue via le numérique.

    3. Promouvoir des parcours efficients de santé et de vie

    Objectif 3.1. Définir des stratégies de parcours de Santé et de vie efficientesƒ

    Objectif 3.2. Contribuer à l’amélioration de la coordination entre les acteurs

    La HAS souhaite déployer « une approche globale du parcours de vie de la personne ». « Cela suppose de faire en sorte qu’une population reçoive la combinaison optimale des bonnes interventions par les bons professionnels, au bon endroit, au bon moment, le tout au meilleur coût », explique-t-elle.

    De plus, pour répondre aux problématiques relatives à la qualité, à la sécurité ainsi qu’à la pertinence des soins et des accompagnements, elle cherchera à développer des indicateur de qualité des parcours, en commençant par les pathologies les plus fréquentes en 2019

    • Le parcours de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) fera l’objet d’un premier travail, « qui devrait permettre de consolider la méthode à appliquer aux autres pathologies ».
    • D’autres domaines présentant des enjeux de santé publique majeurs ont été identifiés et seront, à terme, au centre de travaux réalisés par la HAS : l’obésité, la maladie coronarienne stable, l’insuffisance rénale chronique, l’épilepsie, l’accident vasculaire cérébral, le cancer du sein ou encore le diabète.
    • En dehors des pathologies, la Haute autorité de santé souhaite mettre en place des travaux sur des parcours de vie : celui des personnes vivant dans la rue et confrontées à des problèmes de santé ou celui des enfants accueillis par la protection de l’enfant et ayant besoin d’une prise en charge en pédopsychiatrie par exemple.

    4. Intégrer la pertinence des pratiques et les résultats pour l’usager dans les dispositifs d’évaluation de l’offre de soins et d’accompagnement

    Objectif 4.1. Intégrer les résultats dans l’évaluation du service rendu aux usagersƒ

    Objectif 4.2. Renforcer la prise en compte de la pertinence dans l’évaluation du service rendu aux usagersƒ

    Objectif 4.3. Permettre une meilleure appropriation de la certification des établissements de santé et de l’évaluation externe des établissements et services médico-sociaux et sociaux par les professionnels et par les usagers

    • La Haute autorité de santé envisage d’intégrer les résultats dans l’évaluation du service rendu aux usagers, en concevant des indicateurs orientés sur les parcours et les résultats ainsi que leur exploitation dans l’ensemble des travaux qu’elle mène.
    • L’organisme renforcera également la prise en compte de la pertinence dans l’évaluation du service rendu aux usagers.
    • L’autorité envisage aussi d’améliorer l’appropriation de la certification des établissements de santé et de l’évaluation externe des établissements et services médico-sociaux et sociaux par les professionnels et par les usagers.
      • Dans ce cadre, la prochaine version de la certification des établissements de santé répondra à 3 orientations stratégiques : médicaliser et mieux prendre en compte les résultats du niveau de qualité des soins de la prise en charge, simplifier l’ensemble du dispositif et adapter la certification à la recomposition de l’offre sanitaire.
      • Le dispositif d’évaluation des établissements ainsi que des services sociaux et médico-sociaux évoluera sur la base des bilans effectués à l’issue du premier cycle d’évaluation.

    5. Optimiser l’efficacité de l’institution

    Objectif 5.1. Définir et mettre en œuvre des priorités pluriannuellesƒ

    Objectif 5.2. Renforcer l’impact des productions HAS

    ƒObjectif 5.3. Accompagner la HAS et ses équipes dans les évolutionsƒ

    Objectif 5.4. Renforcer la transversalité des travaux entre sanitaire, social et médico-social

    6. Renforcer la présence de la HAS à l’international

    Objectif 6.1. Accroître la visibilité et renforcer la place de la HAS en Europe et à l’internationalƒ

    Objectif 6.2. Renforcer la place de la HAS en Europe à travers l’évaluation HTA

    ƒObjectif 6.3. Renforcer le réseau de la HAS dans le champ de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins

    La Haute autorité de santé, acteur important du réseau européen d’évaluation des technologies de santé EUnetHTA mis en place dans le cadre d’actions conjointes de la Commission européenne, cherche à développer la coopération entre les institutions nationales dans le cadre de l’évaluation des technologies de santé.

    « Dans le contexte de la volonté de la Commission européenne de pérenniser cette collaboration entre États membres après 2020, la HAS (leader dans certains des domaines visés comme par exemple celui des early dialogues) renforcera sa participation à ces instances », commente-t-elle.

    La HAS souhaite également, « sous réserve d’une évolution des textes », développer une offre de services pour l’étranger dans le domaine de l’assistance, du conseil et de l’évaluation externe en matière de qualité des soins afin de « renforcer le rayonnement de son expertise ».

  • Silver éco : Ailes, prix du public 2018 de l’Appel à projets de la Fondation Legrand

    L’Association interentreprises locale d’entraide sociale (Ailes), basée en Bourgogne-Franche-Comté, a décroché le prix du public (sur la base de 1 995 votes) dans le cadre de l’appel à projets en faveur du maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, lancé par la fondation Legrand. Elle obtient ainsi 2 000 € pour développer son projet d’expérimentation d’équipement de 80 ménages en outils technologiques adaptés.

    Par ailleurs, trois associations ont été honorées par le jury :

    • 1er prix (10 000 euros) : l’association Demen’âge, qui vise à soutenir les personnes âgées lors d’un déménagement, pour son service d’accompagnement lors d’une entrée en Ehpad ;
    • 2e prix (7 000 €) : l’association Val de Cher Services, pour son projet d’habitat inclusif, une alternative entre le domicile et l’Ehpad proposant des espaces de vie communs (comme un jardin partagé) et adaptée aux personnes à mobilité réduite, aussi bien aux personnes âgées qu’aux personnes plus jeunes en situation de handicap.
    • 3e prix (5 000 €) : l’association Envie autonomie 35, pour son action de collecte, de rénovation et de redistribution des aides techniques usagées.

    De plus, le prix des collaborateurs Legrand a été obtenu par Val de Cher Services, qui a ainsi reçu un second chèque, d’un montant de 2 000 € cette fois-ci.

    La fondation a remis les récompenses aux différents gagnants le 28 novembre 2018 lors de la Silver Economy Expo, qui se tenait à Paris.

    Au total, une quarantaine de dossiers ont été déposés. Dix d’entre eux avait été présélectionnés par le jury avant le vote final.

  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • European Open Science Cloud : 600 M€ débloqués pour créer une base de données scientifiques unique

    L’European Open Science Cloud (EOSC), la solution cloud européenne visant à fournir un environnement fiable pour analyser, stocker et réutiliser les banques de données scientifiques à des fins de recherche, d’innovation et d’éducation, a été lancé le 23 novembre 2018 par la Commission européenne, qui a présenté le même jour à la communauté scientifique le projet lors d’une conférence assurée à Vienne par la présidence autrichienne du Conseil de l’Union européenne (UE).

    L’EOSC a pour but de réunir sur un même espace les nombreuses bases de données scientifiques des États membres de l’UE. La plateforme sera disponible en accès open data à 1,7 million de chercheurs et plus de 70 millions de professionnels des secteurs scientifiques et technologies mais aussi des sciences humaines et sociales. Elle couvrira toutes les phases du cycle de recherche et toutes les communautés scientifiques, l’objectif étant aussi d’élargir sa base d’utilisateurs aux secteurs public et privé.
    « Le lancement du portail, qui permet d’accéder aux premiers ensembles de services et de ressources, constitue une étape majeure dans la réalisation de l’EOSC d’ici 2020 », commente la commission dans un communiqué.

    Dans le cadre d’Horizon 2020 (ou H2020), le programme européen pour la recherche et le développement pour la période 2014-2020, 600 millions d’euros ont été alloués pour la mise en place de l’EOSC d’ici à 2020.

    Les participants à la conférence du 23 novembre ont également entériné la structure de gouvernance de l’European Open Science Cloud et se sont engagés à participer au développement du portail. Un conseil de gouvernance sera formé afin de concevoir un plan de mise en œuvre stratégique, des plans de travail annuels et un cadre normatif de participation à l’EOSC. Il sera présidé par la Commission européenne et chaque État membre aura la possibilité de désigner un membre.