International

  • Singapour et la Finlande renforcent leur collaboration dans le domaine de la Tech Santé

    aUne dizaine de sociétés du secteur des technologies de santé faisaient partie de la délégation finlandaise qui s’est rendue à Singapour du 12 au 19 septembre 2018 pour participer à la semaine Meet Finland in Singapore (Rencontrez la Finlande à Singapour). L’événement « a suscité un vif intérêt chez les entreprises et les investisseurs », ont commenté les organisateurs dans un communiqué diffusé en octobre 2018.

    L’événement a ouvert de nouvelles possibilités de collaborations entre Singapour et la Finlande, en particulier dans le domaine de la santé numérique. Plusieurs technologies favorables et prêtes à être commercialisées dans le domaine de la santé et du bien-être ont en effet trouvé un accueil favorable à Singapour, alors que Singapour cherche à adopter des solutions smart health afin de fournir des services de soins améliorés de manière plus efficace. Parmi elles, le dispositif conçu par la start-up Triumf Health, un serious game apportant un soutien psychologique aux enfants atteints d’une maladie chronique.

    Triumf Health fait partie de l’écosystème Icory, un consortium d’entreprises finlandaises qui cherche à développer des solutions centrées sur le patient, et dont ses représentants ont par ailleurs annoncé qu’ils souhaitaient travailler avec deux hôpitaux de Singapour, le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH), pour développer leurs produits sur le marché asiatique.

    120 délégués finlandais pour promouvoir la collaboration avec Singapour

    L’ambassade de la Finlande à Singapour, Business Finland, la plus importante agence publique de financement de la recherche en Finlande dirigée par le ministère finlandais de l’Emploi et de l’Économie, et les villes de Helsinki, Espoo et Turku ont réuni un total de 120 délégués finlandais comprenant des innovateurs et des sociétés de technologie afin de promouvoir la collaboration commerciale entre la Finlande et Singapour.

    Singapour, « un marché lucratif » pour les solutions de santé numérique

    « Singapour est une smart nation et un marché lucratif pour les solutions de technologie de la santé, de réalité augmenté (AR) et de réalité virtuelle (RV), a déclaré Paula Parviainen, ambassadrice de la Finlande à Singapour (source : Scandasia.com). Les deux pays reconnaissent la nécessité de créer des moyens efficaces de prendre en charge la population vieillissante (…), en utilisant les technologies de la AR et de la RV afin de répondre à l’évolution du mode de vie et aux attentes grandissantes des consommateurs. »

    L’analyse des big data, un secteur prometteur en santé

    Lors de l’ouverture d’une conférence sur les technologies de la santé, Meria Heikelä, directrice du programme national de santé personnalisé finlandais (Finland’s National Personalized Health Program), a insisté sur l’importance du secteur de l’analyse des big data qui a « offert à Singapour et à la Finlande de nombreuses possibilités de fournir des solutions de soins personnalisés ».

    « Dans le secteur des soins, il existe une pression croissante pour produire des services plus rentables et offrir une approche plus centrée sur le patient et adaptée aux soins personnalisés. Nous sommes donc très heureux de travailler avec Singapour [dans l’optique de] créer des solutions pour des parcours de soins personnalisés, centrés sur le patient, qui prennent en compte les besoins particuliers des patients », a-t-elle poursuivi.

    Projet Icory : un partenariat avec deux hôpitaux singapouriens

    Un consortium d’entreprises de santé finlandaises

    Au centre de la collaboration entre les deux pays figure le projet iCory, présenté à l’occasion de l’événement. L’initiative est financée par Business Finland et soutenu par un consortium comprenant des entreprises finlandaises de santé et de bien-être, des universités et des hôpitaux.

    Des solutions intelligentes centrées sur le patient

    L’écosystème iCory cherche à créer des solutions intelligentes centrées sur le patient pour les procédures de chirurgie en utilisant les dernières technologies telles que l’apprentissage automatique et la robotique afin d’offrir des soins plus personnalisés.

    Les participants finlandais du projet iCory envisagent une collaboration avec deux hôpitaux de Singapour : le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH).

    Kadri Halijas, P.-D.G. de Triumf Health, une start-up finlandaise à l’origine d’un serious game à destination des enfants atteints d’une maladie chronique et faisant partie de l’écosystème iCory, a déclaré (source : Scandasia.com) : « Certains marchés ne sont pas prêts pour les solutions de santé numériques mais Singapour est certainement l’un des leaders mondiaux. En outre, le fait que la délégation que nous avons rencontrée ait spécifiquement souligné l’importance du soutien psychologique dans la gestion des maladies est unique dans le contexte mondial. En résumé, je dirais que la réunion avec l’équipe de direction des organisations de la santé de Singapour nous a été très bénéfique, car nous avons constaté que [notre solution serait adaptée à] Singapour. »

  • Australie : la prolongation de l’option de retrait au DSE My Health Record refusé par le ministère

    Après avoir examiné le dossier de santé électronique australien My Health Record (MyHR), un comité sénatorial a émis 118 recommandations au gouvernement le 17 octobre 2018, dont une prolongation de douze mois de l’option de retrait du système.

    Chaque Australien possédant une carte d’assurance santé se verra en effet automatiquement attribuer un dossier MyHR contenant ses antécédents médicaux, à moins qu’il n’exprime explicitement avant le 15 novembre 2018 son refus d’être inclus dans la procédure.
    Le comité a demandé que le délai soit prolongé afin de poursuivre la communication sur l’outil My Health Record et de s’assurer que les citoyens comprennent parfaitement les bénéfices et les inconvénients du dispositif.
    Le ministre de la Santé, Greg Hunt, a déclaré qu’il examinerait les recommandations mais a exclu la prolongation du délai de retrait afin de ne pas « retarder [la mise en place des] avantages pour les patients » (source : ABC News).

    Le déploiement de MyHR fait l’objet de certains préoccupations en matière de confidentialité, certains craignant notamment que des tiers ne puissent accéder aux données des patients de manière inappropriée.

    « Nous veillons à ce que les citoyens sachent parfaitement quelles sont leurs options »

    « Nous veillons à ce que les citoyens sachent parfaitement quelles sont leurs options et ce que signifie My Health Record, a déclaré la sénatrice du parti Greens (écologiste ), Rachel Siewert, à la tête du comité qui a examiné le système (source : ABC News). Cela permettra aux [citoyens] de prendre des décisions en toute connaissance de cause mais aussi de donner au gouvernement le temps de donner suite à certaines des recommandations. »

    « La date de retrait a déjà été prolongée et les retraits [s’avèrent beaucoup] plus bas que prévu », a déclaré de son côté une porte-parole du ministère de la Santé australien afin de justifier la décision du ministre.

    En septembre, il a été révélé que près d’un million d’Australiens avaient décidé de refuser la création d’un dossier MyHR pour leur compte.

    Le comité demande aussi un renforcement des règles de confidentialité

    L’enquête du comité sénatorial, qui a duré deux mois, a rassemblé près de 120 personnes et groupes. À son issue, le comité, composé en majorité de sénateurs de l’opposition, a formulé diverses recommandations dont :

    • le renforcement des règles pour empêcher l’utilisation des données des patients à des fins commerciales ;
    • la limitation des informations accessibles aux ministères ;
    • l’amélioration de la sensibilisation du public afin de mieux l’informer des avantages et des risques que représente My Health Record mais aussi des mesures qu’il est possible de prendre pour mieux protéger sa vie privée dans le cadre de l’utilisation du dispositif.

    Le cas particulier des données de santé des adolescents

    Le comité sénatorial a également proposé des modifications pour que les informations médicales des adolescents ne soient pas automatiquement visibles pour leurs parents.

    En Australie, lorsqu’un enfant atteint l’âge de 14 ans, il doit généralement donner son consentement aux parents pour qu’ils puissent accéder aux données relatives à son assurance santé. Toutefois, les parents peuvent enregistrer les informations concernant leur enfant sur leur compte My Health Record et gérer son dossier jusqu’à ce qu’il ait 18 ans.

    Alors que les données du système d’assurance santé cessent de figurer dans le dossier des enfants de plus de 14 ans si leurs parents le contrôlent toujours, certains craignent que d’autres informations, telles que les listes de médicaments téléchargées par les médecins, restent visibles.

  • Le PLFSS 2019 étend l’Art. 29 au médico-social et instaure un forfait de réorientation des urgences

    La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le texte du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 et y a apporté 54 amendements le 17 octobre 2018.

    Parmi les principaux points :
    • désengorger les urgences à coups de « forfaits de réorientation » ;
    • étendre le dispositif de l’article 29 (ancien article 51 de la LFSS de 2018) au secteur médico-social ;
    • donner la voix aux patients dans l’évaluation de la qualité des soins hospitaliers ;
    • dispensation par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO) à partir du 1er janvier 2019.

    Le PLFSS validé par la commission doit être adopté en séance publique à l’Assemblée nationale la semaine prochaine.

    Désengorger les urgences

    Afin de rééquilibrer l’offre de soins entre la ville et l’hôpital, les députés ont adopté un amendement qui introduit un nouveau forfait dit de « réorientation » des patients s’étant présentés aux urgences, mais ne nécessitant pas un soin immédiat : 20 à 60 euros par patient réorienté.

    En outre, à ces patients légers sera appliqué un forfait de « consultation aux urgences » au cas où ils souhaitent tout de même être pris en charge aux urgences, malgré une proposition de réorientation des équipes médicales. Ils devront s’en acquitter s’ils refusent la réorientation.

    L’article 51 est élargi au secteur médico-social mais exclut les fédérations

    L’article 29 du PLFSS pour 2019 vise à amplifier la portée du dispositif d’innovation du système de santé (ancien article 51).

    La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, par amendements, l’étend au secteur médico-social en permettant une mise en œuvre des expérimentations en dérogeant aux règles de tarification mais également d’organisation. Cette extension concerne notamment les innovations organisationnelles en accord avec l’objectif gouvernemental de « permettre d’intégrer des projets plus ambitieux » au sein des établissements de santé.

    Le nouveau cadre d’expérimentation pour le secteur médico-social vise à permettre un décloisonnement des financements et des organisations pour faciliter la coopération des acteurs sociaux, médico-sociaux et sanitaires au service du parcours des personnes », un critère de qualité de la prise en charge.

    Ainsi, alors que Antoine Dubout, président de la Fehap, déclarait dans un communiqué publié le 9 octobre 2018 sur le thème du financement des expérimentations prévues dans le cadre de l’article 51, que « la Fehap [était] favorable à ce que l’enveloppe consacrée au financement à la qualité augmente [mais] vigilante quant aux modalités de mise en œuvre reposant sur des critères objectifs, mesurables, indiscutables et incitatifs et qu’il fallait encourager les acteurs à s’engager collectivement au sein d’un territoire et au service de la population qui y vit, en favorisant le maintien au domicile », les fédérations ont été exclues du dispositif.

    Démocratie sanitaire : les patients, juges de la qualité

    Des amendements apportés ont fini par officialiser l’implication des usagers de santé dans l’élaboration des nouveaux critères d’évaluation de la qualité des soins à l’hôpital. Ce dispositif concernera les soins en psychiatrie en 2020.

    L’enveloppe de l’incitation financière à la qualité (IFAQ) s’élève à ce jour à 300 millions d’euros et, à partir de 2021, une sanction financière pourra être appliquée aux établissements n’appliquant pas cette règle.

    Extensions des prérogatives des pharmaciens d’officine

    L’idée d’étendre les prérogatives des pharmaciens et de lancer une expérimentation de la dispensation directe par les pharmaciens de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO) a été portée par l’Ordre national des pharmaciens et d’autre partenaires de la profession.

    Cette proposition avait également été reprise dans le rapport du député de la 1ère circonscription de Charente Thomas Mesnier sur l’accès aux soins.

    L’amendement correspondant a été adopté et vise à permettre d’expérimenter dans deux régions et pour une durée de 3 ans à compter du 1er janvier 2019 « la dispensation, par les pharmacies d’officine, de certains médicaments à prescription médicale obligatoire dans le cadre d’un protocole médical et de coopération conclu avec le médecin traitant et les communautés de santé des structures d’exercice coordonnés ».

    Les pathologies d’application dans ce cadre expérimental sont la cystite, la conjonctivite ou l’eczéma, un choix calqué sur la pratiques des pharmaciens suisses.

  • UNESCO : rapport du groupe de travail Santé digitale lutter contre les maladies non-transmissibles

    La commission broadband pour le développement durable et son groupe de travail consacré à la santé digitale au sein de l’UNESCO travaillent depuis 2010 à la réalisation des engagements du programme pour le développement durable de l’Agenda 2030. En septembre 2018, elle a restitué les conclusions de son rapport « The Promise of Digital Health ».

    En 2017, le groupe de travail de la commission « broadband«  de l’Organisation des nations unies (ONU) dédié à la santé digitale a publié son rapport « Santé Digitale : un appel aux états à la coopération internationale à travers les NTIC pour le secteur de la santé » afin d’inciter les gouvernements à développer et à décloisonner une santé digitale encore trop fragmentée.

    Cette année, le groupe de travail co-présidé par la Fondation Novartis et le groupe Intel identifie la santé digitale comme moyen de lutte contre les maladies non transmissibles, via une approche par les soins primaires, afin de favoriser l’accès universel aux soins (UCH- Universal Health Coverage) dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

    • Publics concernés : administrations et institutionnels, organisations internationales, donateurs, personnalités du secteur privé, ONG et autres acteurs de la société civile œuvrant dans la promotion internationale de la santé digitale.
    • Objectif : proposer des recommandations pratiques afin de déployer des solutions digitales durables et compatibles avec les systèmes de santé existants.
    • Restitution : septembre 2018, en marge du Haut sommet des Nations unies pour les maladies non-transmissibles.

    Chiffres clés

    Les auteurs du rapport « The Promise of Digital Health » indiquent que :

    • plus de 40 millions de décès sont liés chaque année à une maladie non-transmissibles tel que le diabète ou les maladies cardiaques.

    • 85 % de ces décès ont lieu dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire.

    Les innovations de la santé digitale permettent une meilleure offre de soins aux professionnels de santé, des outils au suivi de leur propre santé pour les patients, et un appui au système de santé existant pour les états. 

  • Les acteurs de la e-santé s’engagent à collaborer pour accélérer la transformation numérique en UE

    Le 15 octobre 2018 s’est tenue à Bruxelles une table ronde avec industriels des technologie de santé autour du programme d’action défini dans la communication récemment adoptée par la Commission européenne (CE) pour « permettre la transformation numérique de la santé et des soins dans le marché unique numérique (Digital Single Market)« .

    Mariya Gabriel, la commissaire européenne en charge de l’économie et de la société numériques, et Roberto Viola, directeur général de la CE en charge des réseaux de communication, du contenu et des technologies de santé, ont accueilli à cette occasion des représentants du secteur européens pour débattre de la transformation numérique des soins au sein de l’Union européenne (UE), à laquelle les acteurs de l’industrie peuvent contribuer, et échanger leurs points de vue sur la vision d’avenir à adopter en la matière.

    Les participants ont notamment abordé les défis et les opportunités que représentait l’interopérabilité des systèmes d’informations hospitaliers ainsi que les projets de la Commission pour sa prochaine recommandation visant à établir un format standard pour l’échange de dossiers de santé électroniques (DSE). Ils ont également discuté du potentiel de « technologies clés » telles que l’intelligence artificielle et l’informatique haute performance (HPC), qui peuvent aider à concevoir de nouveaux produits de santé ainsi qu’à établir un diagnostic plus rapide et de meilleurs traitements.

    Au cours de la table ronde, les entreprises et les organisations présentes se sont engagées à collaborer pour faire en sorte que l’Europe restent dans la course sur le marché de la e-santé.

    De « formidables opportunités » mais des obstacles restent à surmonter

    Le numérique pour remettre le patient au centre du système de soins

    Les participants à la table ronde se sont accordés sur le fait que les solutions numériques en santé offraient de « formidables opportunités pour améliorer le bien-être des citoyens et changer radicalement la manière dont les services de soins sont délivrés aux patients », l’idée étant de replacer ces derniers « au centre des préoccupations » du secteur.

    Ces transformations numériques profiteraient non seulement aux personnes mais aussi à la durabilité des systèmes de santé, ont-ils ajouté.

    Un marché fragmenté, un manque d’interopérabilité et une adoption trop lente des solutions de e-santé

    Les différents représentant de l’industrie et de la Commission européenne (CE) présents à cette réunion ont néanmoins souligné le fait que les citoyens ne pouvaient pas encore tirer pleinement parti du marché unique numérique (Digital Single Market) dans ce domaine, la fragmentation du marché et le manque d’interopérabilité entre les systèmes de santé freinant cette transformation digitale. De plus, l’adoption de solutions numériques dans le secteur de la santé reste trop lente et varie considérablement entre les États membres et les régions, ont-ils noté.

    Les entreprises et les organisations s’engagent à collaborer

    « Cette transformation [numérique] est complexe et ambitieuse et n’est possible que si les différents principaux acteurs s’engagent dans un effort commun, explique la CE dans un communiqué. À cet égard, la communauté européenne des technologies de santé joue un rôle essentiel dans la réussite de ce programme. C’est leur innovation qui contribuera à façonner l’avenir du secteur et, grâce à leur innovation, cette transformation sera possible. Encourager l’innovation dans ce domaine et créer un environnement propice aux investissements pour les entreprises de technologies de santé nouvelles et existantes constituent également une priorité pour la Commission. »

    Au cours de l’événement, les entreprises et les organisations se sont engagées à collaborer pour faire en sorte que l’Europe ne soit pas à la traîne en matière de connectivité, d’infrastructures numériques, de recherche et, donc, de e-santé au bénéfice des citoyens.

    La Commission européenne en soutien pour la durabilité des systèmes de santé

    La Commission européenne continuera à travailler avec toutes les parties prenantes sur diverses questions, allant de l’interopérabilité et des normes à mettre en place, de la confidentialité et de la sécurité des données à l’infrastructure informatique, au HPC et à l’intelligence artificielle, a-t-elle précisé, dans l’optique de mener à bien la transformation numérique des systèmes de santé.

    L’objectif, à terme, est d’améliorer les résultats en matière de santé pour les citoyens et la durabilité des systèmes de santé ainsi que de stimuler la croissance et de promouvoir l’industrie européenne dans ce domaine.

  • Les enjeux autour de l’évaluation des IoT et leur impact sur l’offre de soins (univ. Paris Diderot)

    Le 8 octobre 2018 se déroulaient les premières rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé organisées par l’AP-HP, l’université Paris Diderot et l’Inria. Face aux objets connectés (IoT), les attentes et les espoirs sont immenses mais les questions qu’ils soulèvent sont aussi nombreuses et requièrent une réflexion interdisciplinaire que les trois acteurs ont décidé d’entreprendre. 

    Cette assemblée visait entre autres à interroger les enjeux autour de l’évaluation des IoT afin de garantir que le développent intérêt du patient.

    Des différentes interventions, il est ressorti que les IoT en santé bousculeront plusieurs domaines :
    • les données : un cadre réglementaire d’accès aux donnée est nécessaire mais peut avoir moins d’impact sur les acteurs de taille et il faudrait davantage réguler les usages des données ;
    • le modèle assurantiel : la disponibilité des données médicales de divers type ne pourra pas être sans conséquence sur les modèles d’assurance en santé actuels ;
    • les business models : les start-ups doivent être résolument plus proches des professionnels des usages qui seront fait des solutions qu’elle proposent ;
    • intelligence artificielle (IA) : les véritables enjeux autour de l’IA telle qu’elle est en train de se développer sont la traçabilité et « l’explicabilité » des algorithmes sur lesquels les outils reposent.

    Après avoir investi le champ du bien-être et du quantified-self*, des IoT se sont invités dans le champs de la santé dans lequel les domaines d’application sont nombreux, notamment dans le cadre du suivi à distance. Les acteurs académiques ont considéré qu’il fallait donc s’intéresser aux questions d’ordre éthique, économique, clinique, psychologique, sociétal, technologique et numérique.

    Changements de paradigmes et besoin d’interdisciplinarité

    Au cours de l’introduction, Martin Hirsch soulignait l’avènement des IoT et la nécessité d’être capable des les évaluer. Cette évaluation implique, selon lui, une analyse du service médical rendu ainsi que des effets indésirables, au même titre que se fait l’évaluation des effets indésirables liés aux médicaments.

    Il avance par ailleurs que les IoT changent les paradigmes qui régissaient le système des soins, soit :

    • le rapport entre le médecin et le malade ;
    • le rapport du malade au système de santé ;
    • les conditions économiques dans lesquelles s’exerce le soin.

    Selon Martin Hirsch, forger des outils et des doctrines constitue un enjeu stratégique à échelle mondiale pour les soins de demain pour ne pas se faire dépasser par l’avalanche des IoT.

    Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot, soulignait dans son discours introductif la nécessité de l’interdisciplinarité dans le cadre de cette analyse qui ne peut que se placer à l’intersection des sciences fondamentales, naturelles et humaines.

    Elle soulignait également que la question sous-jacente aux IoT concernait les données. Elle préconisait une attention particulière au moment d’exploiter les données recueillies à l’aide d’outils technologiques par le patient car ce dernier n’est pas un professionnel de santé.

    Ainsi, selon Christine Clerici, la dimension clé dans la question du recueil, de l’évaluation et de l’exploitation des donnés réside dans leur fiabilité.

    Le modèle assurantiel sera chamboulé par la disponibilité des données générées par les IoT

    Durant son intervention, le Pr Étienne Minvielle, titulaire de la Chaire de Management, directeur de l’équipe d’accueil management des Organisations de Santé (EA 7348 MOS) et en charge de la mission « parcours innovant » à l’institut de cancérologie Gustave Roussy, s’est attaché à soulever les questions autour de la pénétration des IoT dans le secteur des soins.

    Parmi les principaux points qu’il a soulevés, on peut noter sa vision de l’impact des IoT sur le secteur de l’assurance en santé. 

    Il fait remarquer qu’à la suite de la disponibilité des données médicales générées par les IoT, les assureurs :

    • auront une meilleure connaissance du risque encouru par chaque individu et des comportements adoptés face au risque ;
    • des actions de prévention des facteurs de risques personnalisées en complément de la gestion de la réparation médicale et qui soient d’application directe par le biais des employeurs.

    L’autre versant de cette disponibilité des données massive comporte les risques et les questions qui y sont associés :

    • l’intrusion d’autres acteurs dans les informations confidentielles tels que les GAFA ;
    • la justification du maintien de la solidarité collective face au risque personnalisé ;
    • le risque d’accroissement d’inégalités fondées sur les IoT ou les connaissances provenant de données massives qu’ils permettent de générer : la fracture numérique, la cybersécurité, la discrimination génétique, la couverture assurantielle, etc.

    Au final, selon lui la meilleure contribution des IoT à la santé des personnes réside dans la personnalisation des soins qu’ils permettent.

    Réglementer l’usage des données ?

    Interrogé par un auditeur sur la politique réglementaire et le cadre juridique à construire autour des données de santé, le Pr Étienne Minvielle se montre réaliste. Il juge qu’un cadre juridique strict ne suffirait pas pour empêcher les GAFA d’obtenir et d’utiliser les données personnelles des patients. Aux États-Unis, par exemple, où la réglementation est moins stricte ou insuffisante, ils les utilisent déjà.

    Une solution serait de réguler les usages qu’ont les acteurs des données. Ainsi, les ceux qui souhaiteraient exploiter les données de santé devraient passer par une accréditation émise par un organisme indépendant qui entérinerait l’usage qu’ils comptent en faire pour qu’une relation de confiance puisse s’établir.

    Les écueils à éviter par les start-ups, principaux acteurs de l’écosystème des IoT

    Le Pr Etienne Minvielle soulignait que dans le cadre des IoT touchant à la santé des citoyens, nous sommes dans des temps longs et des cycles de recherche et d’autorisation des dispositifs fidèles aux cycles d’évaluation dans le domaine de la santé. Il s’agit là du premier constat que les start-ups doivent intégrer dans leur business model pour éviter de s’essouffler à mi-chemin.

    Autres considérations à prendre en compte :

    • associer les professionnels de santé à leur projet le plutôt possible afin de répondre correctement à la question de l’usage qui est cruciale – la solution proposée doit répondre à un besoin précis d’une communauté de professionnels de santé ;
    • ne pas attendre et oublier de procéder à l’évaluation de la valeur ajoutée d’une solution dès le « temps zéro », car si une analyse est basée sur les données, les données de départ sont tout aussi importantes que les données postérieures ;
    • ne pas écarter les considérations économiques dès l’éclosion des projets car actuellement les IoT de bien-être et de santé ne font pas généralement l’objet d’un remboursement ;
    • bien définir le marché de lancement qui doit être favorable aux solutions technologiques, donc ne pas écarter la possibilité de s’exporter avant de revenir à la conquête du marché français.

    L’IA n’est pas porteuse d’un changement de paradigme ni de révolution mais va continuer à faciliter le travail des professionnels

    Le défi majeur lié à l’IA réside dans la traçabilité

    Selon Eric Fleury, directeur de l’Inria, l’intelligence artificielle (IA) a depuis longtemps été un facilitateur dans le domaine de la santé. Par ailleurs, la « e-santé » et la « e-médecine » sont selon lui deux concepts différents. le premier est lié au bien-être et le second à la médecine. Ainsi, les IoT n’évoluent pas de la même façon dans ces deux domaines.

    Ainsi, lorsque l’on parle de la médecine, le défi majeur associé aux solutions reposant sur l’IA est celui de « la traçabilité et de l’explicabilité », à savoir une démarche qui consiste à rendre toute décision apportée par une solution d’intelligence artificielle transparente en mettant à nu tous les éléments de la chaîne du processus qui a abouti à la proposition d’une solution.

    Les données nourrissant l’IA doivent être fiables

    Selon lui, la rupture peut se situer dans le domaine économique et plus précisément dans l’économie de l’assurance qui pourra être bouleversée.

    Il faut aussi calmer certaines ardeurs quant aux aspirations qui existent autour des données car pour arriver à de bonnes conclusions permettant de vérifier une hypothèse scientifique, il faut se fonder sur des données fiables, soit celles produites dans le cadre d’une expérience scientifique. Ainsi, la gratuité ou la disponibilité de données multiples provenant de sources multiples n’est pas forcément la méthode scientifique la plus adaptée.

  • Soutien à la French Tech : création d’un fonds dédié, captage de talents et développements locaux

    Les axes de développement de l’écosystème French Tech annoncés par Mounir Mahjoubi, alors encore secrétaire d’État en charge du Numérique, sont :
    • l’accompagnement des scale-ups et la promotion de la « tech for good » ;
    • l’attractivité des talents et le développement de la French Tech dans les territoires ; 
    • un fonds de soutien à la communauté French Tech – le French Tech Community Fund.

    Ces priorités pour le développement de la French Tech ont été annoncées à l’issue de la réunion entre le secrétaire d’État et plus de 90 personnes de l’écosystème French Tech – entrepreneurs, représentants des métropoles et des hubs French Tech, représentants institutionnels des régions et métropoles – qui s’est tenue le 10 octobre 2018, au lendemain de la visite à la Station F du Président de la République, Emmanuel Macron.

    Le French Tech Community Fund, un fonds de soutien

    Ce fonds sera mis en place début 2019 afin d’appuyer les initiatives des entrepreneurs, des communautés et des capitales French tech.

    Il sera alimenté par l’État, qui fournira un financement d’amorçage, et par les partenaires de la French Tech parmi lesquels on trouve les grands groupes, les fonds d’investissement et les start-ups bien établies.

    Les fonds réunis ont vocation à financer des événements, l’ouverture de nouveaux lieux de la French Tech, de nouveaux outils, etc.

    Accompagnement au cours de la phase de croissance et constitution d’un vivier de talents

    Parmi les priorités annoncées pour la French Tech :

    • l’accompagnement des start-ups en hyper-croissance, les scale-ups ;
    • la promotion de la Tech for Good : l’écosystème French Tech doit s’inspirer et inspirer des valeurs au service de la résolution des grands défis de la planète et des humains.

    Une autre priorité concerne également l’attractivité des talents au service de laquelle une politique de délivrance de visas assouplie et accélérée pour le recrutement de talents étrangers sera mise en place dès le 1er mars 2019.

    Installer la French Tech dans les territoires

    La French Tech reposait jusqu’à présent sur 13 métropoles French Tech et 22 hubs de la French Tech installés à l’étranger. Pour favoriser la pénétration de la French Tech au sein des territoires, un dispositif à deux niveaux est proposé :

    • installation de communautés French Tech en France et à l’international dès qu’une trentaine d’entrepreneurs sont présents sur un territoire géographique et/ou autour d’un thème donné dans l’objectif de promouvoir leur écosystème. Une trentaine de communautés devraient d’ores et déjà pouvoir se constituer ;
    • labellisation de capitales French Tech qui sont au centre d’un écosystème particulièrement dynamique composé de start-ups en hyper-croissance et au sein duquel un fort soutien des collectivités locales est avéré.

    La mission French Tech va constituer une liste de critères de reconnaissance des communautés et des capitales dans une approche collaborative avec les entrepreneurs et les équipes actuelles des hubs et métropoles.

  • CardioRenal s’associe avec le CEA pour perfectionner son DM de télémédecine de surveillance

    Un accord de co-développement pluriannuel a été signé entre la start-up CardioRenal, à l’origine d’un dispositif de télémédecine pour les patients insuffisants cardiaques, et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) afin de perfectionner le dispositif existant de cette première, selon un communiqué rendu public le 8 octobre 2018.

    Le partenariat en question donne la possibilité à CardioRenal de bénéficier de l’expérience et des infrastructures du CEA pour poursuivre le développement de capteurs incorporant les technologies d’électrochimie et de microfluidique de dernière génération dans son boîtier, capable de détecter à partir d’une goutte de sang les signes d’un problème cardiaque.

    L’objectif de l’alliance consiste à accélérer la commercialisation de son laboratoire d’analyse de sang utilisable à domicile par les patients insuffisants cardiaques.

    Analyse de sang, lecture et transfert de données

    CardioRenal a mis au point un dispositif reposant sur une mini boîtier équipé d’une micro puce qui permet l’auto-suivi de paramètres biologiques des patients insuffisants cardiaques dans le but de leur éviter des hospitalisations et le poids que ces dernières entraînent sur le système de santé. 

    Une goutte de sang apposée sur le boîtier déclenche la mesure de l’hémoglobine et du niveau de potassium et de créatinine pour s’assurer de la bonne fonction rénale. Ce boîtier s’insère dans un lecteur électronique qui lit les résultats de la micro puce intégrée et transfère les données dans des centres de data où elles sont stockées et peuvent être consultées par un professionnel de santé. L’examen des données peut donner lieu à une modification du traitement prescrit.

    L’objectif est de réduire les hospitalisations inutiles et évitables mais aussi d’améliorer la qualité de vie et le taux de survie des patients insuffisants cardiaques.

    La collaboration avec le CEA au service du perfectionnement des capteurs électrochimiques

    L’expertise du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives sera exploitée pour faire évoluer les capteurs électrochimiques inclus dans la puce microfluidique qui permet les mesures des paramètres biologiques du patient.

    CardioRenal s’était déjà associé avec Servier pour obtenir un soutien au cours de la phase de développement réglementaire et de la preuve clinique du dispositif.

    « La solidité scientifique du CEA-Leti ainsi que la richesse de ses équipes scientifiques sont pour nous le gage que nous allons continuer de bénéficier d’un savoir-faire de niveau mondial », a déclaré Maurice Bérenger, P.-D.G. de CardioRenal.

    Outre l’appui en recherche et développement des équipes du CEA, cet accord permettra à CardioRenal de bénéficier de l’appui de Hub4AIM, une alliance de partenaires académiques et industriels dotés des compétences nécessaires à toute la pré-industrialisation des dispositifs médicaux innovants.

    « Le Leti est heureux d’accompagner CardioRenal dans les améliorations de son dispositif de suivi à domicile des patients insuffisants cardiaques. Le laboratoire commun permettra à l’équipe CardioRenal d’accéder à l’intégralité des moyens et compétences du Leti dans l’objectif d’augmenter l’avance technologique de CardioRenal et d’accélérer sa mise sur le marché », a indiqué Emmanuel Sabonnadière, directeur du Leti.

  • Appel à patients chroniques : l’AP-HP vise les 100 000 volontaires pour sa communauté ComPaRe

    Dans le cadre de sa communauté de patients pour la recherche ComPaRe, l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris (AP-HP) a lancé le 4 octobre 2018 un appel à patients souffrant de maladies chroniques. Toutes les maladies sont concernées :
    • les maladies fréquentes comme le diabète, la bronchite chronique, le cancer, l’hypertension artérielle, la lombalgie chronique ;
    • les maladies moins connues comme le vitiligo, l’endométriose, la maladie de Verneuil, la maladie de Crohn ou encore d’autres maladies rares.

    L’objectif est de constituer une communauté de 100 000 patients volontaires pour apporter, par la recherche clinique, des connaissances nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie des patients et de la prise en charge de leur maladie chronique.

    Les informations dans la cadre de cette recherche sont hébergées par la plateforme de recherche publique portée par l’AP-HP, ComPaRe, pilotée par le directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu, le Pr Philippe Ravaud.

    Contribuer à la recherche en fournissant des données ou en la façonnant

    Les conditions d’accès sont les suivantes :

    • être majeur ;
    • être détenteur d’une adresse de messagerie électronique ;
    • être pris en charge pour une ou plusieurs maladies chroniques (c’est-à-dire une affection nécessitant un suivi médical de plus de six mois).

    Données impactant 20 millions de personnes

    Actuellement, à peu près un tiers de la population française souffre d’une maladie chronique soit environ 20 millions de personnes. Améliorer la recherche dans ce domaine contribuerait à éviter à ce que la qualité de vie ne soit pas détériorée de façon considérable par la pathologie à cause, notamment, d’errances de diagnostic, de complications ou d’invalidités et de souffrances physiques et morales associées.

    Aujourd’hui, 7 000 volontaires ont adhéré à ComPaRe tout comme 29 associations de patients partenaires, depuis le lancement de la plateforme en 2017 sous la direction du Pr Philippe Ravaud, directeur du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu AP-HP.

    Actuellement, sept cohortes dédiées au diabète, à la maladie de Verneuil, au vitiligo, à la lombalgie chronique, aux maladies rénales, aux vascularites et à l’hypertension artérielle ont été mises en place. Il est prévu que quatre autres cohortes spécifiques soient constituées d’ici la fin 2018.

    Recueil des données via des questionnaires via la plateforme

    Les patients volontaires  s’inscrivent et contribuent directement en ligne, sur la plateforme hébergée et sécurisée https://compare.aphp.fr.

    Ils répondent aux questionnaires élaborés par des chercheurs qui portent sur des dimensions liées directement à leurs maladies, les symptômes associés, les traitements reçus, mais également sur des  aspects liés à leurs perceptions et ressentis : le vécu et l’impact de la maladie sur leur vie quotidienne et la qualité de vie. En fonction de la pathologie, renseigner les questionnaires peut prendre entre 10 et 30 minutes par mois.

    Le traitement de ces données doit permettre aux chercheurs d’identifier des pistes pour améliorer la qualité de vie et la prise en charge des patients.

    Participer aux instances de gouvernance

    Les patients volontaires peuvent aussi apporter leurs contributions à toutes les étapes de la recherche clinique :

    • gouvernance des études via les conseils scientifiques ;
    • conception des études (proposition et choix des questions et des informations recueillies, etc.) ;
    • réalisation des études (aide au recrutement d’autres patients et à la promotion de la communauté via les Patients Ambassadeurs, analyse des données avec les chercheurs…).
  • Les plateformes de télémédecine d’Auvergne et de Rhône-Alpes fusionnent via l’outil Estela

    Depuis le 13 septembre 2018, les groupements de coopération sanitaire (GCS) Sisra (Rhône-Alpes) et Simpa (Auvergne) proposent aux établissements de soins une solution unique sur l’ensemble de la région par le biais de la plateforme Estela. La fusion de leurs offres de télémédecine respectives, lancées en 2013, a été officialisée le 8 octobre 2018, l’accord cadre entre les deux anciennes solutions régionales étant arrivé à terme fin septembre.
    Les deux GCS ne forment plus qu’une seule équipe opérationnelle sur l’ensemble de la région depuis juillet.

    Le dispositif Estela se base sur le logiciel Covotem de Covalia (Maincare Solutions) et est accessible par le biais d’un accord cadre conclu avec le groupement d’intérêt public Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah), auquel les GCS e-santé régionaux sont adhérents.
    Les GCS Sisra et Simpa, constitués en centrale d’achat, proposent aux établissements membres des tarifs négociés permettant d’accéder à l’outil Estela pour pratiquer des actes de téléconsultation et de télé-expertises dans tous les domaines cliniques.

    « Cette solution a déjà largement fait ses preuves en Auvergne depuis 2013, notamment sur les filières AVC et neurochirurgie, et en Rhône-Alpes pour des téléconsultations en milieu carcéral et en dermatologie », indiquent les deux groupements de coopération sanitaire dans leur communiqué.

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