Incubateurs

  • IA et imagerie médicale : partenariat Guerbet /IBM Watson Health sur le cancer de la prostate.

    La société Guerbet, spécialiste de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, annonce avoir conclu avec IBM Watson Health un accord de co-développement et de co-commercialisation d’une solution d’IA visant à aider au diagnostic et au suivi des patients atteints d’un cancer de la prostate. Ce partenariat fait suite à une première alliance signée entre les deux sociétés en juillet 2018 pour le suivi par IA du cancer du foie.

    Selon le communiqué daté du 24 septembre 2019, Guerbet et IBM prévoient de développer un outil utilisant l’intelligence artificielle pour «la détection, la segmentation, la caractérisation et le suivi des lésions dans le temps » avec pour objectif « un diagnostic plus rapide et plus précis » du cancer de la prostate.

    « Dans le cancer de la prostate, l’enjeu principal du diagnostic est de distinguer les cancers nécessitant un traitement rapide de ceux qui ne nécessitent qu’une surveillance active »,  souligne le docteur David Gruen, directeur médical d’IBM Watson Health chargé de l’imagerie. Yves L’Epine, Directeur Général de Guerbet, poursuit : « l’intelligence augmentée devrait permettre aux médecins de diagnostiquer plus vite et plus précisément ces différents cas, et donc de réduire le nombre de biopsies inutiles tout en permettant de proposer la stratégie thérapeutique la plus adaptée à chaque patient ».

  • Cardiologie : Archeon lance Eolife, dispositif d’aide à la ventilation doté d’IA

    La société bisontine Archeon lance Eolife, dispositif d’aide à la ventilation pour la réanimation cardiaque. Selon le communiqué daté du 19 septembre 2019, l’intelligence artificielle (IA) intégrée à Eolife permet d’éviter le risque d’hyperventilation, en indiquant le juste volume d’air à administrer aux victimes d’arrêts cardiaques et la fréquence de ventilation optimale. Archeon vise la commercialisation de son dispositif en juin 2020, après tests en laboratoire et obtention du marquage CE.

    La société estime que dans 80 % des cas les secouristes chargés de la réanimation administrent beaucoup trop d’air aux victimes avec « de très lourdes conséquences pour l’organisme » : réduction de l’efficacité du massage cardiaque, lésions et infections pulmonaires, barotraumatismes, pneumonie, séquelles neurologiques. Cette hyperventilation « impacte les chances de survie dans 70 % des cas », complète-t-elle, expliquant en partie que « le taux de survie résultant d’une tentative de réanimation reste inférieur à 5 % » et que l’arrêt cardiaque « demeure aujourd’hui la première cause de mortalité dans le monde ».

    Eolife interprète par IA les variables de la ventilation prodiguée aux patients, en fonction de leur profil, de leur poids et de leur état, ainsi que du type de réanimation effectuée (invasive ou non) : il donne aux secouristes « un retour sonore et visuel ». Selon des tests réalisés auprès de médecins urgentistes, d’anesthésistes et d’ambulanciers, notamment au sein de la Croix-Rouge française et de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, Eolife permettrait de passer de 15 % à 90 % de ventilation adéquate en conditions expérimentales.

  • Singapour : une localisation en temps réel des patients pour lutter contre les maladies infectieuses

    Un système de localisation en temps réel (Real-Time Location System, RTLS) des patients va être testé au sein du nouveau Centre national des maladies infectieuses de Singapour (The National Centre for Infectious Diseases, NCID) : il devrait être déployé à la fin 2019. Cette annonce a été émise lors de l’ouverture officielle du NCID le 7 septembre 2019, en présence du ministère de la Santé singapourien Gan Kim Yong.

    Le système RTLS permettra de suivre les patients, les visiteurs et le personnel de l’établissement lors de l’éclosion d’une maladie infectieuse mais aussi de localiser rapidement et de manière fiable les personnes concernées à contacter pour que les mesures nécessaires puissent être prises rapidement afin d’enrayer la transmission de la maladie.

    La conformité des travailleurs de la santé aux règles relatives à l’hygiène des mains sera également surveillée par le biais de l’outil, un élément essentiel dans le contrôle des infections au sein d’un espace de soins. Le RTLS améliorera également le suivi des actifs, en facilitant la localisation et le rappel des équipements clés, tels que les lits et les fauteuils roulants en cas de situations extrêmes ou d’apparition d’une épidémie.

    NCID : une approche globale et intégrée de la gestion des maladies infectieuses

    Marqué par une utilisation importante des nouvelles technologies de santé, le National Centre for Infectious Diseases de Singapour (NCID) est un établissement construit par le ministère de la Santé et doté de 330 lits, répartis sur 14 étages, afin d’améliorer la gestion des éclosions de maladies infectieuses et la prévention auprès de la population par les organismes de santé publique de la cité-État.

    Le NCID regroupe diverses activités (services cliniques, organismes de fonctions de santé publique, formation en matière d’éclosion des maladies, éducation du public et participation de la communauté à la prévention des épidémies) afin de permettre une approche globale et intégrée de la gestion des menaces de maladies infectieuses.

    Exploiter les technologies pour mieux protéger la population

    « Les installations nouvelles et améliorées en cas d’épidémie, la recherche constante de l’excellence dans la prestation des soins, l’expertise de notre personnel ainsi que l’intégration des fonctions cliniques et de santé publique du NCID pour faire face à une épidémie de maladie infectieuse ont été mis à l’essai en quelques mois à peine après notre déménagement au sein du NCID, commente le Pr Leo Yee Sin, directeur exécutif du NCID (communiqué). Nous continuerons de renforcer notre volonté de faire face à une épidémie en formant du personnel soignant et en exploitant les technologies permettant de protéger la population de Singapour des maladies infectieuses. »

  • AP-HP : partenariat d’innovation pour automatiser le codage des diagnostics de séjours courts via IA

    L’AP-HP s’engage dans un partenariat d’innovation afin de parvenir à l’automatisation du codage des diagnostics de séjours courts (zéro, une ou deux nuits, hors séances) de médecin, chirurgie et obstétrique (MCP) sur le base des documents médicaux produits par les professionnels à l’occasion de ces séjours.

    L’idée est d’utiliser un système basé sur intelligence artificielle (IA) pour réduire le travail de codage nécessaire dans le cadre de ces séjours et « libérer des ressources humaines qui pourront notamment se concentrer sur les séjours longs au codage plus complexe », explique l’AP-HP dans un communiqué publié le 12 septembre 2019. Améliorer la qualité des données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) pourrait avoir un impact positif sur la recherche biomédicale et le pilotage des organisations de soins, estime l’établissement.

    La démarche concerne 600 000 séjours (en 2018), soit 43 % de l’activité « séjours » de l’AP-HP.

    Pour concevoir une solution adaptée, l’AP-HP recherche des entreprises spécialisées en IA afin de l’épauler. Un appel à candidatures (AAC) va être lancé au cours du mois pour sélectionner ces sociétés partenaires :
    • le démarrage de la recherche et développement avec les lauréats de l’AAC est programmé pour janvier 2020 ;
    • 3 phases de développement sont ensuite prévues jusqu’à fin 2021, pour un objectif d’acquisition finale et de mise en place de la solution en 2022-2023.
    La procédure sera pilotée par le pôle d’intérêt commun Achat de l’AP-HP.

    Partenariat d’innovation : des collaborations encadrées entre acheteurs publics et opérateurs économiques

    Le partenariat d’innovation, prévu à l’article L. 2127-3 du code de la commande publique, « a pour objectif de faciliter la passation de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à faire une meilleure utilisation stratégique de leurs marchés pour stimuler l’innovation », synthétise le ministère de l’Économie (site web). Son but est de développer des collaborations encadrées entre les acheteurs publics et des opérateurs économiques sur des projets à élaborer.

    Dans le contexte présent, il permet de structurer le projet d’automatisation du codage des séjours courts en travaillant sur plusieurs phases avec divers partenaires sélectionnées afin de développer à terme la solution la plus adaptée possible.

    « Il s’agit d’une véritable démarche de recherche et développement »

    « Il s’agit d’une véritable démarche de recherche et développement, car les produits informatiques existant actuellement ne sont pas encore adaptés à l’objectif de qualité du codage de ces séjours », commente l’AP-HP.

    Dans le cadre de ce partenariat :

    • les entreprises retenues à l’issue de l’appel à candidatures apporteront leur savoir-faire dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ;
    • l’AP-HP mettra à disposition son entrepôt de données de santé, le plus grand disponible actuellement en France, et l’expertise de ses équipes d’information médicale.

    Les partenaires collaboreront en ces termes pour concevoir la meilleure solution possible de codage automatisé des diagnostics de séjours courts.

  • Soins à domicile : Korian lance Oriane, une plateforme de suivi avec dossier patient partagé

    Korian, spécialiste de la gestion de la dépendance et des personnes âgées, lance Oriane, une plateforme numérique orientée vers les soins à domicile. Ce nouveau service s’appuie sur l’expertise du réseau Petits-fils, intégré à Korian en novembre 2018, précise le groupe dans un communiqué daté du 16 septembre 2019.   

    Oriane prévoit que, dans un premier temps, une infirmière se rende au domicile de la personne dépendante pour une première évaluation de son degré de dépendance, de sa mobilité et de l’ergonomie de son domicile, une évaluation de suivi étant prévue tous les 6 mois.

    Un conseiller santé, qui est également infirmier, assure ensuite à la personne dépendante un suivi médical individuel via un appel téléphonique hebdomadaire ou quinzomadaire, en lien avec les professionnels de santé qui suivent le patient. Ce conseiller tient à jour le dossier médical de ce dernier, constitué sur un espace sécurisé du site web, grâce aux comptes rendus des appels téléphoniques. Il signale également tout événement (chute, perte de facultés, perte ou gain de poids, changement d’humeur, etc.) au médecin généraliste ainsi qu’à la famille. 

    Les services proposés, accessibles via Oriane.fr, sont actuellement disponibles dans les zones couvertes par les agences Petits-fils situées à Paris, dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine. Ils seront disponibles d’ici la fin de l’année 2019 dans toutes les villes desservies par le réseau Petits-fils au niveau national.

    Un dossier de santé partagé intégré

    L’abonnement à Oriane se fait via la plateforme numérique, développée avec la société Move in Med. Les familles peuvent s’assurer du bon fonctionnement des services via une application mobile.

    Le dossier regroupe toutes les données de santé du patient, les rapports d’évaluation et les rapport de suivi

    Oriane intègre également un dossier de santé partagé, ce qui constitue selon Korian « une première dans le secteur des soins à domicile ». Ce dossier rassemble toutes les données de santé de la personne dépendante, les rapports d’évaluation et les rapports de suivi réalisés par le conseiller santé ainsi que le calendrier des rendez-vous médicaux.

    Un accès à la plateforme possible à tout moment

    Les professionnels de santé qui suivent le patient peuvent accéder à tout moment à la plateforme sécurisée, échanger des informations et suivre son parcours en toute transparence.

    1 000 clients visés la première année

    « Notre ambition est de repenser les soins à domicile en facilitant la vie quotidienne des personnes en perte d’autonomie souhaitant rester chez elles, et celle de leurs familles, déclare Sophie Boissard, directrice générale du groupe Korian. Nous attendons 1 000 clients la première année. »

  • Tic Meeting Santé : « l’IA en santé : pour quels usages ? », le 26/09/2019 à Bordeaux

    « L’intelligence artificielle (IA) est actuellement partout en santé comme ailleurs. Mais entre fantasmes et réalités : Où en est-on ? Qu’entend on par intelligence artificielle ? Quelles en sont les applications en santé ? Quels en sont les usages ? » Ces interrogations rythmeront les échanges du Tic Santé Meeting organisé le 26 septembre 2019 à partir de 18 heures à Bordeaux par Tic Santé Nouvelle-Aquitaine.

    Les inscriptions pour participer à l’événement, gratuites mais obligatoires, doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme :

    • 18h00 : accueil

    • 18h30 : mot d’accueil

    • 18h45 : Qu’entend-on aujourd’hui par « intelligence artificielle » dans le domaine de la santé ? Quelles applications, quelles thématiques, quelles évolutions ?

      • Dr Béatrice Falise-Mirat, de Health and Tech Intelligence (Care Insight)

    • 19h15 : La médecine orientée par les données :

      • Thierry Colin, PhD, VP imaging applications à Sophia Genetics
    • 19h30 : Quels usages, quelles enjeux ?

      • retour d’expérience du Pr Stéphane Lafitte, professeur de cardiologie au CHU de Bordeaux, aux cotés de Bertrand Moal, P.-D.G. de la start-up Deski (IA et imagerie médicale) ;
      • notion de confiance autour de l’IA par le Dr Jean-Arthur Micoulaud-Franchi, MCU PH en physiologie au CHU de Bordeaux/Sanpsy.
  • Étude : un candidat médicament validé en un temps record grâce à l’IA (Nature Biotechnology)

    La start-up Insilico Medicine et des chercheurs canadiens de l’University of Toronto sont parvenus grâce à un système basé sur intelligence artificielle (IA) à concevoir, à synthétiser et à valider un nouveau candidat médicament contre la fibrose en seulement 46 jours, contre 2 à 3 ans en temps normal. L’étude*, publiée le 2 septembre 2019 dans Nature Biotechnology, démontre que l’IA a un véritable potentiel disruptif dans la recherche de nouveaux médicaments, accélérant considérablement le process et le rendant moins aléatoire.

    Accélérer la recherche de nouveaux médicaments grâce à l’IA

    La découverte de nouveaux médicaments nécessite des années de recherche. Ce processus long est donc aussi coûteux. Selon l’économiste Joseph DiMasi, directeur du Tufts Center for the Study of Drug Development, le coût moyen nécessaire pour amener une nouvelle molécule sur le marché a même été multiplié par 6 entre 1991 et 2013.

    De nombreuses start-ups tentent donc de développer des outils d’intelligence artificielle (IA) pour raccourcir ce temps et permettre à des molécules prometteuses d’arriver plus vite au lit du patient. En 2012, le chercheur canadien, Georges Dalh, spécialiste en machine learning (apprentissage automatique), avait ouvert la voix en remportant le Merck Molecular Activity Challenge : il avait démontré l’efficacité de réseaux de neurones profonds – peu entrainés – pour prédire l’activité d’une molécule à partir de sa structure. À partir de là, le recours à des algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour dénicher de nouveaux médicaments se généralise. Les partenariats entre start-ups et laboratoires pharmaceutiques se multiplient.

    2 techniques d’IA au service d’un médicament contre la fibrose

    Une nouvelle étude, publiée le 2 août 2019 dans Nature Biotechnology, a été menée par la Fondation de recherche en biogérontologie. En combinant 2 techniques d’intelligence artificielle – les réseaux antagonistes génératifs (GAN) et l’apprentissage par renforcement (RL) -, l’équipe de chercheurs d’Insilico Medicine à l’origine de ces travaux a réussi à valider le pouvoir réel de l’IA. C’est-à-dire la réduction du temps dédiée à la découverte et au développement du médicament, ainsi que la transformation d’un processus aléatoire semé d’impasses en un processus intelligent, ciblé et dirigé, qui prend en compte les propriétés moléculaires spécifiques d’un produit compte tenu de la maladie.

    46 jours au lieu de 3 ans

    Ce système, appelé « GENTRL », a permis de trouver 6 traitements prometteurs contre la fibrose à partir de 30 000 modèles de molécules, et ce en seulement 21 jours. Ces 6 molécules ont ensuite été synthétisées et l’une d’entre elles a été testée chez la souris et a donné des résultats prometteurs. Au total, toutes ces étapes ont été menées à bien en 46 jours. En temps normal, l’ »Hit to Lead » (H2L), qui est la phase où les molécules sorties des campagnes de criblage à haut débit sont évaluées et identifiées comme prometteuses, requiert 2 à 3 ans de travail.

    « Nous avons une stratégie d’intelligence artificielle combinée à une imagination d’intelligence artificielle », commente Alex Zhavoronkov, P.-D.G. d’Insilico, qui compare le fonctionnement de GENTRL au système d’apprentissage automatique AlphaGo mis au point par Google Deepmind pour mettre au défi les joueurs de Go.

    Un algorithme en open source 

    « Il est également intéressant de noter que l’équipe a publié le code de son algorithme dans un format open source, permettant à d’autres chercheurs d’appliquer leurs techniques et de s’appuyer sur leurs réalisations pour faire progresser tout le domaine de l’IA pour la conception de médicaments, la recherche sur le vieillissement et la longévité, » déclare Richard Siow, directeur de la recherche sur le vieillissement au King’s College de Londres et ancien vice-doyen de la Faculté des sciences de la vie et de la médecine du King’s College de Londres.

    La Biogerontology Research Foundation espère, de son côté, que cette étude incitera d’autres chercheurs à exploiter le potentiel de l’IA dans la recherche sur la longévité, et poussera les départements R&D des grands laboratoires pharmaceutiques à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs programmes « pour apporter des médicaments permettant de sauver des vies entre les mains de vrais patients ».

  • Dräger s’allie à Bow Médical (Fance) pour l’informatisation des services d’anesthésie en Europe

    Dräger, un groupe allemand spécialiste de la technologie médicale et de sécurité, signe un accord de partenariat en Europe avec Bow Médical, fournisseur français spécialisé dans l’informatisation des services d’anesthésie et de réanimation. Dans le cadre de cette alliance, l’entreprise allemande va participer au déploiement de Diane, une solution élaborée par Bow Médical. « Ce partenariat commercial d’innovation (les détails financiers n’ont pas été dévoilés) nous permet de compléter notre offre pour les zones de soins critiques et [de] contribuer ainsi au développement d’une société française en Europe« , commente Yves Le Gouguec, président de Dräger France, dans un communiqué publié début septembre 2019.

    L’objectif est de proposer aux services hospitaliers un outil afin de mieux répondre aux problématiques de coordination de soins et de mise en perspective des données issues de diverses sources (dispositifs médicaux, laboratoires, imagerie, pharmacie et dossier patient informatisé).

    • Diane Anesthésie gère actuellement l’ensemble des informations relatives au patient avant, pendant et après l’anesthésie dans 2 700 salles d’opération.
    • En réanimation, Diane propose un moteur de prescription et un plan de soins marqués CE, intégré à un dossier patient complet à destination de toute l’équipe de réanimation (réanimateurs, spécialistes, infirmières, diététiciens, kinésithérapeutes et assistantes sociales). Cette solution équipe plus de 500 lits de réanimation, aussi bien dans l’hospitalisation publique que privée française.

    La suite permet l’impression de rapport d’anesthésie mais se présente aussi comme une station de travail pour l’anesthésiste, « configurable et adaptable aux besoins spécifiques de chaque utilisateur, à chaque étape de son travail », indique Bow Médical sur son profil Linkedin. Par le biais d’une interface web, il est également possible de consulter toute ou partie des données de la base à partir de n’importe quel poste banalisé de l’établissement équipé d’un navigateur et d’un accès réseau.

    Des solutions complémentaires

    Les solutions de Bow Médical s’inscrivent en complémentarité avec les solutions de Dräger, notamment les dispositifs de thérapie en anesthésie, en réanimation ou des moniteurs de surveillance patient Infinity associés.

    Une cellule dédiée à la cybersécurité des DM

    La cybersécurité des DM, l’un des enjeux centraux du secteur actuellement, est prise en compte par Dräger avec une cellule dédiée qui intervient dès la conception des produits.

  • Lancement de LibreView (Abbott), une plateforme de suivi des patients diabétiques (programme Etapes)

    Abbott annonce le lancement effectif de LibreView, une plateforme de partage et de gestion des données des personnes atteintes de diabète, à destination des patients et des professionnels de santé.

    Avec cette plateforme web, sécurisée, les utilisateurs peuvent télécharger, visualiser et analyser les données enregistrées via le lecteur FreeStyle Libre, l’application FreeStyle Librelink, le lecteur FreeStyle Libre Pro et les autres lecteurs FreeStyle, indique Abbott dans un communiqué publié le 9 septembre 2019. Les informations peuvent être partagées entre le patient et son équipe soignante par le biais de la fonctionnalité de cabinet partagé.

    FreeStyle Libre, un système flash d’autosurveillance du taux de glucose, figure sur la liste des produits remboursables depuis 2017. L’appli FreeStyle LibreLink permet aux patients qui utilisent FreeStyle Libre de se « scanner » avec leur smartphone : elle communiqué avec LibreView en temps réel. Ainsi, à chaque scan du dispositif FreeStyle Libre, les informations du patients sont directement disponibles sur la plateforme, facilitant le suivi de l’état de santé des utilisateurs.

    Fin 2018, la plateforme LibreView a été certifiée conforme au cahier des charges du programme d’expérimentation Etapes. Depuis le mois de mai 2019, elle permet « aux médecins qui le souhaitent de mettre en place un programme personnalisé de télésurveillance pour certains patients traités a l’insuline et présentant un diabète mal équilibré », précise Abbott.

    Une expérimentation limitée à 6 mois renouvelables

    Selon Abbott, « LibreView est le premier système qui permet de faire de la télésurveillance avec la lecture en continu du glucose grâce au système de notifications qui a été mis en place prenant en considération :

    • le nombre de scans minimum effectués ;
    • le pourcentage de données récupérées ;
    • le temps passé dans la cible glycémique, au-dessus et au-dessous de celle-ci ;
    • le coefficient de variation ;
    • le nombre d’événements hyperglycémiques et hypoglycémiques ».

    La télésurveillance réalise avec LibreView propose des algorithmes de notifications générées en fonction de paramètres définis par le médecin. Elle doit être réalisée une fois par semaine. « La télésurveillance comprend obligatoirement un accompagnement thérapeutique du patient en présentiel ou à distance (une séance mensuelle minimum), note Abbott. Le patient doit ainsi se sentir pleinement impliqué pour adhérer à son plan de soins. »

    Cette expérimentation est limitée à 6 mois renouvelables. « 6 mois après l’inclusion d’un patient, le médecin doit obligatoirement vérifier que le patient présente toujours des critères nécessitant une télésurveillance de son diabète et, si tel est le cas, il doit procéder à une nouvelle prescription de télésurveillance », détaille le groupe.

    Une télésurveillance conforme au programme Etapes

    Pour rappel, le programme Etape vise, dans le cadre de certaines pathologies dont le diabète, :

    • à cibler les patients à risque d’hospitalisations récurrentes ou des patients à risque de complications à moyen et long termes ;
    • à parvenir à un état de stabilité de la maladie, voire à amélioration grâce à une surveillance adaptée et personnalisée ;
    • à améliorer la qualité des soins et leur efficience,-d’améliorer la qualité de vie des patients.

    Les patients éligibles au programme Etapes de télésurveillance du diabète sont :

    • les patients atteints de diabète de type 1 âgée entre 12 et 18 ans :
      • présentant une HbA1C ≥ 8,5 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 1:
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
      • lorsqu’il existe un déséquilibre avec une HbA1C ≥ 8 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 2 :
      • chroniquement déséquilibrés, avec une HbA1C ≥ 9 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois et traités sous insuline (à l’initiation lorsqu’il existe un risque de non autonomisation, ou à distance de l’instauration).

    La télésurveillance du diabète s’organise autour de 4 acteurs, rappelle Abbott :

    • la personne atteinte de diabète ;
    • le médecin réalisant la télésurveillance médicale ;
    • la personne en charge de l’accompagnement thérapeutique du patient ;
    • le fournisseur de solution technique en charge de fournir la plateforme de télésurveillance.

    Les médecins exerçant selon l’un des modes suivants peuvent être impliqués dans un projet de télésurveillance dans le cadre du cahier des charges du programme Etapes :

    • le médecin spécialiste en diabétologie–endocrinologie ;
    • le médecin spécialiste en médecine interne ;
    • le médecin traitant ;
    • le médecin spécialiste en médecine gériatrique.

    « Ils sont susceptibles d’exercer un rôle de médecin incluant et/ou effectuant la télésurveillance », complète Abbott.

    Les rôles de chaque médecin selon leur mode d’exercice :

  • L’hôpital Necker lance Poop&Pee, un e-calendrier pour le suivi des émissions de selles et d’urines

    La filière de santé maladies rares NeuroSphinx, hébergée à l’hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP), lance l’application mobile Poop&Pee. Il s’agit d’un calendrier numérique de suivi des émissions de selles, d’urines et des fuites éventuelles, auquel s’ajoute un relevé de la prise d’aliments et de boissons. La solution a été conçue pour « faciliter l’échange de données entre le patient et son médecin, adapter le traitement pour améliorer la propreté, aider au diagnostic et inciter le patient à devenir acteur de sa santé », explique l’AP-HP dans un communiqué publié le 12 septembre 2019.

    Créée à l’initiative du Dr Crétolle, chirurgien pédiatre à l’hôpital Necker, l’application mobile a été élaborée par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de patients, de psychologues et de spécialistes du digital. « Le projet a été récompensé à quatre reprises par des jurys d’experts« , note l’AP-HP.

    Par le biais de l’application, mobile et web, le patient peut enregistrer les informations liées à sa propreté (selles et urines) et à ses prises de repas. Son médecin a la possibilité de suivre à distance les données, depuis son ordinateur via une plateforme web sécurisée, pour mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée au profil de la personne. Les informations se présentent à lui sous la forme de graphiques personnalisables en fonction de la pathologie du patient.

    L’application est « un outil ludique, au design attractif et ergonomique, incitant le patient à jouer le jeu du remplissage assidu de ses données », commente l’AP-HP. Ses objectifs sont d’améliorer la prise en charge du patient, d’affiner son suivi et son diagnostic, d’améliorer sa qualité de vie mais aussi de permettre une conservation des données ainsi qu’un meilleur historique.

    4 millions d’incontinents chroniques en France

    « En France, malgré le manque de données à ce sujet, on estime à près de quatre millions les personnes souffrant d’incontinence chronique urinaire et/ou fécale », indique l’AP-HP, précisant que cette incontinence peut être partielle ou totale.

    Les manifestations de cette dernière varie d’une personne et d’une pathologie à l’autre. Elle peut provenir, par exemple, d’un traumatisme obstétrical, d’une intervention prostatique, d’une malformation rare ou d’un trouble neurologique.

    Contrairement aux idées reçues, l’incontinence peut concerner des personnes de tous âges et de tous sexes.

    Un calendrier qui existe essentiellement au format papier, augmentant le risque d’oublis

    Comme il s’agit d’une pathologie chronique, le suivi des patients est important. Afin d’établir le diagnostic et de réaliser le suivi de l’incontinence, « le recueil des informations sur la fréquence des selles et des urines par le patient est indispensable par le biais d’un calendrier », explique l’AP-HP, ajoutant que cet outil existe actuellement sous forme papier essentiellement. Cela entraîne des contraintes puisqu’il peut plus facilement y avoir des oublis lors des consultations, le remplissage des informations risquant d’être approximatif comme il est effectué seulement le jour de la consultation.

    C’est dans ce contexte que le Dr Crétolle a eu l’idée de créer l’application Poop&Pee.