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  • Recherche en santé : la Nouvelle-Zélande double son budget et s’intéresse de près au numérique

    La Nouvelle-Zélande va augmenter de 97 millions de dollars NZD (59 millions d’euros) sont budget dédié au financement de la recherche en santé au cours des quatre prochaines années, a annoncé le gouvernement en mai 2016.

    Il s’agit du « plus important coup de pouce donné [à ce secteur] dans l’histoire du pays », souligne Steven Joyce, le ministre néo-zélandais des Sciences et de l’Innovation.

    Recherche en santé : le budget augmentera de 56 % d’ici 2020

    Le montant annuel de l’enveloppe accordée au HRC augmentera de 56 % d’ici 2020 : de 77 millions NZD (47 millions d’euros) en 2015-2016, il passera à 120 millions NZD (73,5 millions d’euros) en 2019-2020.

    • « Cet investissement accru (…) témoigne de notre engagement à faire en sorte que la recherche en santé demeure une force pour la Nouvelle-Zélande », a déclaré le ministre de la Santé Jonathan Coleman lors de la présentation officielle du nouveau budget.
    • « Investir sur le marché de la recherche médicale est aussi une grande opportunité pour notre pays d’augmenter nos exportations à haute valeur ajoutée », a expliqué M. Joyce.
    • « Nous avons besoin d’un programme de recherche dans lequel les chercheurs, les agences gouvernementales et le secteur privé travaillent ensemble afin d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il ajouté.

    Objectif : offrir aux patients de nouveaux traitements, de nouveaux médicaments et de nouvelles technologies le plus rapidement possible.

    L’e-santé au cœur des priorités du gouvernement

    Le gouvernement néo-zélandais a par la même occasion publié le document dévoilant l’avancée des discussions sur l’élaboration d’une nouvelle stratégie dans le domaine de la recherche en santé.

    On y découvre, entre autres, que l’e-santé fait partie des priorités. Parmi les principaux objectifs annoncés :

    • identifier et prioriser les nouvelles technologies dans le domaine de la santé ;
    • optimiser l’utilisation combinée des données de santé ;
    • fournir un accès à une technologie de pointe de façon rapide, efficace et à moindre coût : une attention particulière sera accordée aux nanotechnologies et à la télémedecine ;
    • assurer la protection des données.

    En octobre 2015, le gouvernement a déclaré être en train d’élaborer avec le cabinet Deloitte un dossier national de santé électronique (EHR).

  • E-santé : Singapour attire les acteurs de la santé numérique

    En Asie du Sud-Est, Singapour attire les acteurs de la santé numérique pour sa fiabilité et son positionnement stratégique au cœur de la zone Pacifique. Exemple le plus récent : le partenariat annoncé en janvier 2016 entre la branche e-santé de Philips et l’agence gouvernementale en charge du développement économique de la cité-État, l’EDB (The Economic Development Board). Objectif : aider les petites et moyennes entreprises centrées sur la santé numérique à se développer dans la région.

    Comment expliquer cet attrait pour la « little red dot », comme on la surnomme ici ? Les Dr. Eddy Lee et Kevin Yap, experts en e-santé, exposent pour H&TI leurs points de vue sur le marché.

    Singapour : un marché ouvert sur l’Asie du Sud-Est

    « Je pense que l’une des raisons pour lesquelles les acteurs de la santé digitale s’intéressent à Singapour c’est parce que nous sommes réputés pour notre excellent niveau en technologies de l’info-com », estime le Dr. Yap, maître de conférences à l’Université de Singapour et spécialiste en cyber-pharmacie.

    Il évoque aussi le rôle joué par le programme « Healthcare 2020 vision », mis en place par l’État en 2012 pour améliorer le système de santé, en partie grâce à des outils numériques. « L’une des stratégies utilisées par le gouvernement pour faire de Singapour une « Smart City » est d’attirer des entreprises étrangères pour co-développer des solutions innovantes. » Philips a été séduit par la formule.

    Le chercheur rappelle que « la cité-État dispose des capacités pour devenir un précurseur dans l’industrie». C’est en effet l’un des premiers pays à avoir numérisé l’ensemble de son système de santé via le lancement du programme NEHR (National Electronic Health Record) en 2011.

    « [L’un des autres points forts de la ville est] la grande confiance accordée aux produits de Singapour dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des technologies financières », analyse de son côté le Dr. Eddy Lee, un investisseur singapourien revenu il y a environ un an sur l’archipel asiatique, après quatre années passées dans la Silicon Valley et un séjour en France dans la ville de Lyon. En janvier, il a lancé avec son associé Kevin Darmawanhas Coffee Ventures, une société de capital-risque qui cible les start-up souhaitant se lancer sur le marché international, entre autres dans le domaine de l’e-santé.

    Le Dr. Lee nous explique avoir choisi de baser son entreprise dans la cité-État pour profiter de son excellente position en Asie du Sud-Est (près de 630 millions de consommateurs potentiels) et pour faire évoluer positivement l’écosystème des start-up dans la région grâce à l’expérience en investissement forgée par son équipe en Californie. D’autant plus que l’ASEAN (The Association of Southeast Asian Nations) – à l’instar de l’UE – facilite le commerce entre les pays de cette zone clé.

    Des règles strictes pour gagner la confiance des entreprises mondiales

    Enthousiastes quant à l’avenir de Singapour dans le domaine des technologies de santé, les deux experts n’en restent pas moins lucides. « La santé numérique est un nouveau secteur qui remet en question les traditionnels business modèles établis, souligne le Dr. Eddy Lee. Est-ce par exemple aux constructeurs high-tech de prendre en charge la vente d’un moniteur cardiaque sans fil, est-ce plutôt aux compagnies d’assurance d’acheter le produit puis de le distribuer aux patients, ou est-ce aux hôpitaux de proposer un système de prêt pour ce genre d’outils ? Pour espérer une utilisation généralisée de ces dispositifs, il faudrait s’adapter à la culture de chaque ville et du pouvoir d’achat moyen de chaque population».

    Le Dr. Yap se préoccupe quant à lui des problèmes liés à la confidentialité et à la sécurité des informations personnelles. « Le gouvernement prend très au sérieux le sujet. En 2012, une loi sur la protection des données personnelles, le PDPA (Personal Data Protection Act), a été instaurée. Elle régit la collecte et l’utilisation des ces informations, un cadre strict en matière d’e-santé. Cela peut être perçu comme un avantage pour le consommateur, auquel on garantit la protection de ses données, mais aussi comme un frein». Car certaines entreprises, notamment celles spécialisées dans l’analyse de données, sont ainsi plus limitées que dans d’autres pays. « Il faut néanmoins préciser que cette exigence du PDPA vise aussi à renforcer la position de Singapour comme hub mondial fiable auprès des entreprises », nuance le chercheur.

    Parmi les éventuels freins au développement de l’e-santé sur le territoire, il y aussi cette peur de l’échec, très présente dans la cité-État, notent les deux experts. Le Dr. Kevin Yap admet que les investisseurs de la little red dot sont très exigeants. « Ils veulent des garanties. Mais c’est l’une des forces du pays. Les entreprises y viennent parce qu’elles savent que les projets lancés ici sont bons. Nos bases sont solides ! ».

    Anticiper le vieillissement de la population et donner sens aux big data

    L’universitaire identifie deux enjeux essentiels à moyen terme. Le premier est l’anticipation du vieillissement de la population : à Singapour, l’âge médian est passé de 34 à 40 ans entre 2000 et 2015, indique le département national des statistiques. Le Dr. Yap redoute que la part grandissante des personnes âgées soit réticente au développement des innovations en e-santé. « Je pense qu’il faut se concentrer sur les individus aujourd’hui âgés de 40-50 ans. Ils savent utiliser un ordinateur, ils connaissent les technologies liées à la téléphonie mobile. Ils pourraient nous aider à faire le lien entre les générations».

    Le second enjeu est la gestion des big data. Le chercheur estime que l’essentiel du travail pour les acteurs de la filière est de « donner un sens à ces données afin de les rendre utiles et exploitables pour l’industrie ».

    E-santé : Singapour se concentre sur ses points forts

    La little red dot pourrait-elle prendre la place de la Silicon Valley dans le domaine de l’e-santé ? « Pourquoi vouloir remplacer la Silicon Valley, qui fonctionne si bien ? », s’interroge le Dr. Eddy Lee. « Je pense cependant que Singapour peut devenir un centre d’excellence en ce qui concerne le diagnostic, le traitement et la gestion des maladies spécifiques à l’Asie, comme le diabète ou certains cancers ». Le Dr. Kevin Yap partage le même avis. « Chaque pays peut apporter sa pierre à l’édifice en se concentrant sur un domaine précis. À Singapour, on travaille notamment de près sur la télésanté et la télémédecine afin d’être en mesure de suivre n’importe quel patient, n’importe quelle maladie, n’importe où ».

    Pour les deux experts, il faut percevoir le marché de la santé numérique comme un tout. Les pays ont tout intérêt à travailler ensemble à échelle internationale, et non les uns contre les autres.

  • Cyber-pharmacie : « Singapour pourrait devenir leader » (Dr. Kevin Yap)

    « La gestion des médicaments est une question importante, qui doit être abordée. (…) De nombreux acteurs internationaux du secteur sont en train de se pencher sur ce marché pour réfléchir aux manières dont ils pourraient l’intégrer. »

    Le Dr. Kevin Yap, maître de conférences et expert en cyber-pharmacie à l’Université de Singapour, revient pour H&TI sur les spécificités et les intérêts de la cyber-pharmacie, un domaine dans lequel la cité-État excelle.

    Un entretien rythmé en quatre points :

    1. Les objectifs de la pharmacologie cybernétique ;
    2. Investir dans la cyber-pharmacie : la stratégie de Singapour pour anticiper le vieillissement de sa population ;
    3. L’intérêt grandissant des sociétés high-tech pour ce marché particulier ;
    4. Cyber-pharmacie : Singapour, leader mondial ?

    L’une de vos spécialités est la pharmacologie cybernétique, aussi appelée cyber-pharmacie. Quelles sont les applications concrète de ce domaine ?

    La pharmacologie cybernétique est une discipline en plein essor. Elle vise à perfectionner le système de prescription des médicaments à travers l’utilisation combinée de technologies impliquant une interaction entre l’Homme, l’ordinateur et les facteurs environnementaux. Objectif : réduire les risques liés à la prise de médicaments (surdosage, sous-dosage, effets secondaires indésirables, interactions médicamenteuses, etc.).

    Le dessein des professionnels du secteur est de veiller à ce que les innovations technologiques développées pour faciliter la bonne utilisation des médicaments soient de qualité et fiables. Le but, à terme, est d’améliorer les soins et d’assurer une meilleure sécurité des patients.

    Vous travaillez en collaboration avec le ministère de la Santé singapourien (MOHH) sur l’application du programme « Healthcare 2020 », qui vise à améliorer le système de santé en passant notamment par le développement d’outils numériques. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

    Plusieurs initiatives opérées par le MOHH rejoignent la mission du gouvernement, qui est de faire de Singapour une « smart city » et d’atteindre les objectifs annoncés dans le programme « Healthcare 2020 », soit améliorer l’accès aux soins et leur qualité afin de mieux répondre aux besoin des citoyens.

    Plusieurs de ces projets se basent sur des approches liées à la cyber-pharmacie, dont la création du Singapore Drug Dictionary (SDD) et du système national de dossiers électronique de santé (National Electronic Health Record, NEHR). Ils sont tous fondés sur un usage et une gestion adaptés des médicaments dans le cadre de leur champ d’application. Ainsi, les soins et la sécurité des patients peuvent être améliorés.

    Pourquoi le gouvernement singapourien est-il autant intéressé par la cyber-pharmacie ?

    La population de Singapour vieillit de plus en plus vite. Les statistiques montrent qu’une personne sur cinq aura 65 ans ou plus en 2030 (chiffres du gouvernement). Les spécialistes parlent de « Silver Tsunami » (« tsunami argenté ») pour décrire ce groupe particulier. La polypharmacie est courante chez ces patients en raison d’un taux élevé de maladies chroniques, ce qui prédispose les personnes âgées à un risque accru d’effets indésirables liés à la prise de médicaments, comme une perte d’équilibre ou un déclin fonctionnel.

    Nous commençons à constater qu’une petite part de ces patients ont tendance à surfer sur internet pour obtenir plus d’informations sur leur état de santé ou leurs médicaments – on les appelle les « Silver Surfers » (« les surfeurs argentés »). On sait aussi que leurs jeunes enfants sont familiers des nouvelles technologies. C’est pourquoi il est logique que le gouvernement anticipe l’avenir en explorant les façons dont les innovations high-tech pourraient l’aider à mieux répondre aux besoins changeants des plus âgés.

    Les acteurs de la santé numérique (investisseurs, sociétés high-tech, etc.) s’intéressent-ils eux aussi à la cyber-pharmacie ?

    La gestion des médicaments est une question importante, qui doit être abordée. Je crois qu’il y a actuellement de nombreux acteurs internationaux du secteur qui sont en train de se pencher sur ce marché pour réfléchir aux manières dont ils pourraient l’intégrer.

    Par exemple, il existe déjà des piluliers numériques qui facilitent la prise de médicaments en envoyant aux patients des alertes sonores et visuelles, par SMS ou par e-mail. Des applications mobiles les informent aussi en cas d’oubli et leur rappellent quand un renouvellement d’ordonnance doit être effectué.

    Il y aussi Helius, l’une des technologies les plus intrigantes mise au point par la société californienne Proteus Digital Health. Il s’agit d’une pilule intelligente, capable de surveiller à distance l’observance d’un traitement mais aussi de fournir des données sur le médicament ingéré et l’organisme du patient. La pharmacologie cybernétique intervient ici à tous les niveaux.

    Pensez-vous que Singapour puisse se démarquer au niveau international sur le marché de l’e-santé grâce à son expertise en cyber-pharmacie ?

    Oui, j’en suis sûr. Singapour pourrait devenir leader. Les habitants de Singapour sont des adeptes de l’high-tech ; l’atout du pays réside dans cette capacité d’innovation caractéristique de ses habitants.

    Je crois d’ailleurs que quelques initiatives du gouvernement, comme le NEHR et le SDD, sont des premières dans le monde.

    Je suis persuadé que certains pays voudront s’inspirer de notre système de santé et de notre expertise en pharmacologie cybernétique.

  • Règlement européen : la notion de données de santé définie par l’UE

    La notion de « données de santé » est définie pour la première fois dans un règlement adopté par le Parlement européen le 14 avril 2016. Le règlement renforce également leur protection.

    La directive et le règlement européens sur la réforme de la protection des données personnelles ont été publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne le 4 mai 2016.

    • Le règlement définit les « données à caractère personnel relatives à la santé physique ou mentale d’une personne physique, y compris la prestation de services de soins de santé, qui révèlent des informations sur l’état de santé de cette personne ».

    • Il précise qu’elles comprennent « toute information concernant, par exemple, une maladie, un handicap, un risque de maladie, un dossier médical, un traitement clinique ou l’état physiologique ou biomédical de la personne concernée, indépendamment de sa source, qu’elle provienne par exemple d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé, d’un hôpital, d’un dispositif médical ou d’un test de diagnostic in vitro ».

    • Il définit aussi les « données génétiques », « relatives aux caractéristiques génétiques héréditaires ou acquises d’une personne physique qui donnent des informations uniques sur la physiologie ou l’état de santé », et les données biométriques, « résultant d’un traitement technique spécifique, relatives aux caractéristiques physiques, physiologiques ou comportementales d’une personne physique ».

    Ces textes visent à renforcer la protection des données personnelles des citoyens en harmonisant les mesures et les standards de sécurité au niveau européen et à favoriser l’émergence d’un « marché digital » unique.

    La directive couvre également la question du transfert de données en dehors de l’UE afin d’assurer une meilleure protection.

    A ce titre, l’UE a présenté le 29 février 2016 le « EU-U.S. Privacy Shield » (bouclier de vie privée UE-US) « afin de restaurer la confiance dans les échanges de données transatlantiques après les révélations d’espionnage de 2013 ».

    Le règlement, qui entre en vigueur le 24 mai 2016, devra être appliqué dès le 25 mai 2018. La directive est effective depuis le 5 mai 2016 et doit être transposée dans les droits nationaux au plus tard le 6 mai 2018.

    Ce que change le règlement

    • Pour le citoyen
      • Un renforcement des droits existants, notamment en lui permettant de disposer d’informations complémentaires sur le traitement de ses données mais également de les obtenir sous une forme claire, accessible et compréhensible.
      • Le droit à l’oubli est conforté et un nouveau droit, le droit à la portabilité, rendant ainsi plus effective la maîtrise de ses données par la personne.
      • Les mineurs font également l’objet d’une protection particulière.
    • Pour les entreprises
      • Une simplification des formalités, la possibilité d’un interlocuteur unique pour toutes les autorités de protection des données européennes et d’une mise à disposition d’une boîte à outils de conformité dont certains seront nouveaux (ex : code de conduite, certification).
      • Ces outils pourront être modulés en fonction du risque sur les droits et libertés des personnes (ex : tenue d’un registre, consultation des autorités de protection, notification des failles de sécurité).
    • Pour les autorités de protection
      • Une affirmation de leurs compétences dès lors qu’il existe un établissement sur le territoire de l’Union ou que leurs citoyens sont affectés par le traitement, mais également un renforcement de leurs pouvoirs, notamment répressifs avec la possibilité de prononcer des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise concernée.
      • Surtout, les « Cnil » européennes pourront désormais prononcer des décisions conjointes, aussi bien pour constater la conformité d’un organisme que pour prononcer une sanction.
      • Cette intégration européenne renforcera ainsi la protection des personnes et la sécurité juridique pour les entreprises.
    • Une nouvelle architecture de coopération entre les autorités de protection avec un nouvel organe européen : le CEPD en charge d’arbitrer les différends entre les autorités et également d’élaborer une doctrine « européenne ».
    • Cette entité, qui prend la suite du G29, verra son indépendance renforcée et pourra rendre des avis contraignants, notamment dans le cadre de procédures de sanctions. (Source: Cnil)

     

  • Le salon HIT du 24 au 26 Mai 2016 Paris Expo – Porte de Versailles

    Le salon HIT de la Paris Healthcare Week traitera du 24 au 26 Mai 2016 des problématiques liées au Big Data, à la Sécurité des systèmes d’information, au Dossier Médical Personnel, à la Télésanté ou encore à la Santé Connectée.
    Il s’adresse aux professionnels du monde sanitaire et médico-social à la recherche de solutions technologiques pour optimiser la gestion de leur établissement et la gestion des soins.
    Le salon HIT est organisé autour d’un espace d’exposition accueillant 250 exposants, 4 villages thématiques et une agora dédiée et 5 parcours thématiques.

  • Blockchain : lancement par IBM du premier framework sécurisé pour le développement d’applications

    Développer un framework sécurisé pour les blockchain hébergées dans le Cloud, telle est l’initiative annoncée par IBM le 29 avril 2016. Ce framework permet aux entreprises de déployer des réseaux blockchain sécurisés et capables de supporter des milliers d’utilisateurs. IBM annonce avoir travaillé avec des « centaines de clients et de développeurs » concevant des applications blockchain pour mettre au point ce framework applicable dans les secteurs financiers, gouvernementaux et de la santé.

    « Nos clients nous disent que l’un des freins à l’adoption de la blockchain est la préoccupation concernant la sécurité. Bien qu’il y ait un sentiment d’urgence de la part des entreprises pour être pionnières dans le domaine de la blockchain, la plupart d’entre elles ont besoin d’aide pour définir l’environnement de Cloud idéal qui permet aux réseaux de fonctionner en toute sécurité », déclare Jerry Cuomo, vice-président Blockchain chez IBM.

    IBM a investi 60 millions de dollars (52 millions d’euros) dans Digital Asset Holding (DAH), le 21 Janvier 2016. Cette start-up vise à adapter la blockchain au monde de la finance. IBM a rejoint le projet Open Source de Linux « hyperledger », avec JPMorgan et Cisco, en janvier 2016, et a contribué au développement de ce projet avec plus de 44 000 lignes de code.

  • Connected Health Monaco 2016 du 31 Mai au 1er Juin

    La 2e édition de Connected Health Monaco aura lieu les 31 mai et 1er juin 2016 à l’hôtel Fairmont Monte-Carlo.
    Les thématiques abordées dans les débats seront: l’hôpital numérique et le patient numérique, la révolution des diagnostics et des traitements par la robotique et les nanotechnologies, la simulation pour l’enseignement des professionnels et l’éducation des patients ou la confidentialité des données.
    Le concours Start-up CHM permettra d’identifier, de récompenser et d’accompagner un créateur d’entreprise ou porteur de projet dans la e-Santé. Enfin «La nuit connectée» rassemblera acteurs de l’écosystème pour une soirée de networking.
    L’événement est présidé par Guy Vallancien, professeur d’urologie à l’université Paris Descartes, membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de chirurgie.

  • Big Data : Google accède aux données de 1,6 millions de patients britanniques du NHS

    Un accord d’exploitation de données a été signé entre Google DeepMind (le programme d’intelligence artificielle d’Alphabet) et le NHS. Cet accord donne accès à Google aux informations médicales de 1,6 millions de patients britanniques suivis depuis 2011 dans trois hôpitaux londoniens. C’est ce que révèle le site Internet du New Scientist dans un article publié le 29 Avril 2016.

    Deepmind et le NHS avait annoncé un partenariat en février 2016 portant sur le développement d’une application destinée à aider les professionnels à suivre les patients souffrant de maladies rénales (Stream). Mais selon le New Scientist, cet accord va bien plus loin que ce qui avait été annoncé publiquement.

    Les données partagées avec Deepmind ne se limiteraient pas aux pathologies rénales mais à l’intégralité des informations concernant les patients, incluant les éventuels usages de drogue ou les avortements, le statut du patient au jour le jour et même le journal des visites.

    Quelques limitations

    L’accord que s’est procuré le New Scientist fait toutefois état de restrictions. Google n’a pas le droit d’utiliser ces données pour d’autres secteurs de ses affaires. Par ailleurs, les données analysées ne sont pas stockées chez DeepMind mais par une entreprise tierce en Grande-Bretagne. Enfin, DeepMind à l’obligation d’effacer les données dès la fin de l »accord en 2017.

    Le document met également en lumière un autre projet de Google, dénommé Patient Rescue. Cette plateforme fournira de l’analyse de données aux hôpitaux du NHS. Les flux de données provenant des hôpitaux seront utilisés pour concevoir de nouveaux outils dans la lignée de Stream permettant d’améliorer la médecine prédictive.

    L’open data dans le code de la santé publique en France

    La collecte, l’analyse et la sécurité des données médicales est une question cruciale sur laquelle toutes les inquiétudes n’ont pas été levées. En France, la ministre de la Santé a lancé le 28 Avril 2016 une grande consultation publique sur le sujet. L’article 47 de la loi de modernisation de la santé prévoit en effet un « open data de santé », ainsi qu’une plus large accessibilité aux données de santé pour la recherche et l’innovation. L’objectif de la loi étant de chercher un équilibre entre la protection de la vie privée et l’ouverture des données pour créer le meilleur impact économique et social possible. A ce titre, la cour des comptes dénonçaient la mauvaise gestion de ces données dans un rapport remis à l’Assemblée nationale le 19 Avril 2016.

  • Revealer, nouvel outil identifiant les altérations génétiques liées au cancer

    Les chercheurs de l’Université de Californie (UC San Diego School of Medicine) et du Broad Institute ont développé un nouvel outil, Revealer, algorithme qui permet d’identifier un ensemble de variations génétiques, impliquées dans un même type de cancer, et de les associer à un phénotype, comme le mécanisme d’activation de facteurs oncogènes, la dépendance d’un gène (à un facteur ou à une voie de signalisation), ou encore la sensibilité à un traitement médicamenteux (ScienceDaily).

    Implication de nouvelles variations génétiques, dans le cancer

    Revealer a été testé en utilisant l’Atlas TGCA (The Cancer Genome Atlas) qui recense les données génétiques de plus de 500 types de cancers.

    L’étude parue dans Nature le 18 avril 2016, indique que Revealer a été utilisé pour découvrir des altérations génomiques associées à l’activation transcriptionnelle de la β-caténine (dont la surexpression est impliquée dans les cancers) et du facteur de transcription NRF2 qui serait impliqué dans la chimiorésistance, à la sensibilité à l’inhibiteur de MEK (étudié et utilisé dans les traitements anti-tumoraux) et à la dépendance à KRAS (protéine impliquée dans la prolifération cellulaire et le cancer).

    L’algorithme a révélé des associations entre l’altération de certains gènes et les processus cellulaires connus pour être impliqués dans le cancer ou dans la réponse à certains traitements. L’implication de certains de ces gènes était déjà connue, mais d’autres associations ont été mises en lumière par le programme, notamment en ce qui concerne la β-caténine et la réponse au stress oxydatif.

  • Santé numérique : une carte électronique lancée en juillet 2018 en Allemagne

    Les médecins allemands pourront accéder aux informations santé d’un patient via cette carte, à condition que le patient l’ait autorisé. Les différents avant-projets de cette loi avaient été critiqués par des associations de défense des consommateurs, craignant une protection insuffisante des données personnelles et un manque d’accès aux informations enregistrées sur la carte.

    La protection des données jugée prioritaire, selon le Bundestag

     La loi prévoit :

    • La possibilité d’inscrire à l’avenir les traitements suivis par les patients sur leur carte personnalisée. La loi définit un nouveau cadre pour la digitalisation du secteur de la santé.
    • Un encouragement financier pour les médecins afin de s’assurer qu’ils entrent bien les informations et leurs décisions dans le système. À terme, ils pourront être sanctionnés s’ils ne le font pas.
    • Un accès aux données étroitement contrôlé et enregistré dans un historique. Les données en elles-mêmes seront cryptées.
    • Le choix pour les patients quant aux informations qu’ils souhaitent voir conservées dans le système et décideront quelles personnes ou organisations peuvent y accéder.
    • Le pouvoir d’accéder à leurs propres données et de les supprimer à tout moment.

    En France, DMP, opérationnel depuis 2011 et comptant 500 000 dossiers créés à ce jour, devrait faire l’objet d’une refonte complète par l’Assurance maladie à partir du second trimestre 2016.