Incubateurs

  • M-santé : Association de Pegasystem et Philips

    Améliorer et personnaliser les soins du patient en utilisant objets connectés et données de santé, c’est l’objectif de la coopération annoncée le 10 juin 2016 par Philips healthcare et Pegasystem, fournisseur d’applications métier. Cette coopération consiste à connecter Pega Care Management à la plateforme cloud Philips Health Suite afin de faciliter le traitement à distance des patients par l’ensemble du personnel soignant ainsi que la coordination des soins.

    De ce fait, les professionnels de santé obtiennent un panorama synthétique en temps réel de l’état de santé de leur patient, optimisant la prévention de l’apparition de pathologies.

    La commercialisation de cette solution sera réalisée par Pegasystem au deuxième semestre 2016.

  • Intelligence artificielle : Google installe son premier groupe de recherche européen à Zurich

    Un groupe de recherche sur l’intelligence artificielle et le machine-learning va s’installer dans les bureaux européens de Google à Zurich, apprend-on le 16 juin 2016 sur le blog officiel de Google.

    Baptisé « Google Research Europe », ce groupe de chercheurs et d’ingénieurs se concentrera sur 3 domaines :

    • Intelligence artificielle
    • Traitement du langage naturel & compréhension
    • Machine Perception

    Ce centre de recherche sera rattaché au Google Research Center de Zurich, qui est le plus grand laboratoire de Google en dehors des Etats-Unis et compte près de 1800 employés. Zurich développe notamment les moteurs qui propulsent Knowledge Graph et l’assistant Google Allo.

  • Intelligence artificielle : 3 mois gagnés pour anticiper les épidémies

    Détecter l’ampleur d’une épidémie trois mois avant qu’elle se déclenche, c’est ce que permet l’intelligence artificielle présentée en mai 2016 par la start-up californienne AIME et qui a été testée au Brésil et en Malaisie.

    Grâce à un algorithme, ce système repère le lieu de démarrage d’une épidémie du virus Zika ou de la dengue et la probabilité que ces maladies s’étendent sur des points donnés.

    Le seul moyen de se prémunir contre ces épidémies était jusque-là la surveillance des insectes qui en sont les vecteurs.

    Un algorithme qui utilise onze variables différentes

    Plutôt que tenter de stopper une épidémie, pourquoi pas éviter sa progression en repérant les zones où elle peut prendre naissance ? C’est à partir de cette approche que la start-up AIME Inc a développé un système d’intelligence artificielle qui permet de localiser le point de départ potentiel d’une épidémie et d’indiquer la probabilité de son extension.

    Cette intelligence artificielle repose sur un algorithme qui utilise onze variables différentes, comme les données météorologiques, les données sur les zones de construction, les données sur la mortalité due à des épidémies comme la dengue ou le virus Zika. Le traitement de ces données permet de localiser sur une carte avec 90% de précision dans un rayon de 400 mètres l’endroit d’où peut se, déclencher l’épidémie. Il permet aussi de prédire la probabilité d’extension géographique de la maladie.

    Développer la prévention et l’information

    Cette capacité de prédiction de maladies contre lesquelles il n’existe ni traitement ni vaccin permet aux responsables de territoires menacés par les épidémies de développer des stratégies de prévention et d’information des populations, selon les co-fondateurs d’AIME Inc.

  • « Colloque Big Data en santé : Quels usages ? Quelles solutions ? » le 04/07/2016

    Le colloque « Big data en santé : quels usages ? Quelles solutions ? », organisé par le ministère de la Santé, aura lieu le 4 juillet au Numa.

    Au programme : les grandes questions posées par le big data en santé, les résultats de la consultation en ligne…

  • Télémédecine : la téléconsultation vidéo intégrée au dossier médical électronique aux Etats-Unis

    Intégrer de la téléconsultation vidéo au dossier médical électronique (EHR), c’est ce que propose l’école de médecine de l’université de Caroline du Sud, apprend-on le 1er juin 2016.

    Pour cela, l’université a associé Vidyo, une solution de communication vidéo en direct, à la plateforme de gestion de dossier médical électronique d’Epic systems corporation.

    L’objectif déclaré de l’école de médecine de Caroline du Sud (Musc) est de permettre aux professionnels de santé d’accéder en temps réel aux données de santé des patients en consultation virtuelle directement au sein du portail Epic.

  • Erreurs médicales : une boîte noire dans un bloc opératoire

    Enregistrer les opérations de A à Z comme dans le cockpit d’un avion, c’est désormais possible dans un hôpital néerlandais, dans le but de réduire le nombre d’erreurs médicales.

    Une « boîte noire » a été installée le 7 Juin dans 2016 une des vingt salles d’opération du CHU d’Amsterdam : « Tout comme dans l’aviation, la boîte noire enregistre et analyse toutes les données électroniques pendant l’opération, comme la tension artérielle, la température, le rythme cardiaque », indique le journal De Volkskrant.

    970 décès par an aux Pays-Bas dus à des erreurs médicales

    Les enregistrements audio et vidéo contenus dans la boîte noire du bloc opératoire du CHu d’Amsterdam permettent de conserver une trace de tous les gestes, interventions et échanges du personnel médical.
    C’est en réalité un ordinateur qui combine toutes les informations les unes aux autres pour les analyser puis détecter les périodes de l’opération considérés comme critiques ou déviants. L’équipe médicale examine ces données après l’opération.

    Alors que 970 décès par an dans le pays sont dus à des erreurs médicales, selon les études locales, faire baisser ce chiffre est l’objectif visé par la mise en place de ce système.

    C’est un chirurgien canadien, Teodor Grantcharov qui a conceptualisé cette boîte noire. En enregistrant ses propres opérations, il s’est persuadé de l’utilité de ce procédé : « Après une opération, j’avais souvent l’impression que j’avais fait du très bon boulot. Mais quand je regardais les images quelques jours plus tard, mon sentiment était tout autre :  je voyais tellement de choses que j’aurais pu faire mieux. Or, en chirurgie, la sécurité peut faire la différence entre la vie et la mort ».  

    La peur des médecins : être poursuivis en justice

    Données audio et vidéo enregistrées par la boîte noire sont sauvegardées mais non intégrées au dossier médical du patient.
    Si une erreur médicale survient, ce dernier pourra toutefois demander à consulter « ses » données.
    Dans ce cas il y aura anonymisation des contenus audio et vidéo : visages et voix du personnel seront floutés et transformées, afin de les rendre méconnaissables.

    “Les médecins ont peur d’être poursuivis en justice [en cas d’erreur médicale]”, rappelle le porte-parole d’un CHU à Nimègue, aux Pays-Bas, qui envisage de suivre l’exemple de l’hôpital d’Amsterdam.
    “Le but n’est pas de créer une culture où l’on désigne les coupables, mais de créer un environnement propice à l’apprentissage”, a commenté la chirurgienne chargée du projet à Amsterdam, Marlies Schijven.

  • Australie : une société de télécoms partenaire du gouvernement pour le dépistage du cancer

    Le ministère de la Santé australien a conclu fin mai 2016 un accord avec Telstra afin de créer un registre national du dépistage du cancer.

    Le programme se concentrera au départ sur deux maladies : le cancer de l’intestin et le cancer du col de l’utérus. Il devrait être opérationnel à partir de mai 2017.

    La création du registre national s’appuiera pour l’essentiel sur un traitement des données patients. Les détracteurs du projet s’inquiètent de cette exploitation de données sensibles par Telstra, un groupe spécialisé dans les télécoms.

    Dépistage du cancer : un budget de plus de 180 millions de dollars

    Le budget consacré à ce plan sera de 223 millions de dollars australiens (146 M€) sur cinq ans (4 mai 2016-30 juin 2021), indique à H&TI un porte-parole du ministère de la Santé australien.

    Une seule base de données, un dossier unique par patient

    Le plan prévoit de mieux gérer le dépistage du cancer de plus de 11 millions d’Australiens :

    • Le but premier est de regrouper le registre national sur le cancer de l’intestin et les huit autres registres d’États et de territoires sur le cancer du col de l’utérus existants.
      Pourquoi choisir de se focaliser sur uniquement deux maladies ? « Il n’y a pas de technologies appropriées en terme de rentabilité pour le dépistage de tous les cancers », répond le ministère de la Santé.
    • Telstra Health (filiale santé du groupe) rassemblera sur un seul et même support les données de différents acteurs du secteur, dont :
      – plusieurs organismes gouvernementaux, tels que My Health Record and Medicare – qui gère les dossiers de santé et d’assurance-maladie – ;
      – les médecins généralistes ;
      – les praticiens spécialisés ;
      – divers prestataires de santé privés et publics.

    « Le registre fournira une seule base de données avec un dossier unique par patient, a indiqué Cynthia Whelan. Les patients pourront accéder à leur dossier en ligne et, avec leur consentement, les médecins généralistes et les spécialistes auront accès depuis leur poste de travail aux données et aux dossiers des patients de n’importe quel État [australien] et de n’importe quel territoire [national]. »

    • Dans un second temps, le regroupement des données de dépistages liées à d’autres maladies, comme le mélanome, est envisagé.
      « L’une de nos exigences était que la plateforme ait la capacité d’être étendue à d’autres programmes de dépistage du cancer », ajoute le porte-parole du ministère interrogé.
    • Un centre de contact sera mis en place pour assister les médecins et les patients ainsi qu’un service de messagerie pour gérer la sensibilisation au dépistage et inciter la population à réaliser des tests.

    La protection des données personnelles en question

    Comment garantir la protection de ces informations personnelles ? C’est la question que se posent certains experts du secteur. Pourquoi le gouvernement australien « juge approprié de confier à une compagnie de télécom nos données médicales personnelles et les résultats de nos dépistages du cancer » ?, s’interroge notamment dans les colonnes de The Australian Antony Harrowell, conseiller en affaires et en nouvelles technologies (Huxxer Corporation).

    Telstra garantit la protection des données

    Le directeur général de Telstra Health, Shane Solomon, rassure les patients. « Le Pr Ruth Salom  et moi-même qui travaillons sur le projet sommes très sensibles aux questions relatives à la confidentialité et à la sécurité des données des patients (…) Notre engagement sur ce sujet est absolu. Nous avons conscience de la gravité des problèmes engendrés si ces informations sont utilisées à tort. » (The Australian Financial Review)

    Il rappelle qu’en remportant l’appel d’offres, Telstra s’est « engagé à respecter les normes de confidentialité très strictes imposées par le Commonwealth ». Le système utilisé pour l’exploitation des données doit, par exemple « atteindre un certain niveau de sécurité et toutes ces données doivent être stockées en Australie, ce qui est bien le cas ».

    Le gouvernement, seul détenteur des données recueillies

    Le gouvernement australien affirme qu’il n’avait pas les moyens de créer seul un registre national de dépistage du cancer.

    Il précise cependant que le Commonwealth sera l’unique possesseur de la propriété intellectuelle et des données de ce nouveau registre.
    « Toutes les données du registre seront [protégées] par des politiques gouvernementales strictes afin de prévenir toute mauvaise utilisation ou perte, explique à H&TI le ministère de la Santé. Pour ce faire, Telstra Health devra régulièrement effectuer des tests indépendants afin de démontrer que le système continue d’être au conforme au règlement en vigueur. De plus, toute utilisation des données du programme non liée au fonctionnement du registre sera rigoureusement interdite. »

  • Recherche sur le génome : comment protéger les données

    Comment assurer et garantir la protection des données hautement sensibles comme celles utilisées dans la recherche sur le génome? C’est la problématique sur laquelle travaillent les spécialistes de la sécurité informatique et qui a été abordée lors du Symposium de Lausanne sur la génomique en mai 2016.

    Jean-Pierre Hubaux, professeur à l’EPFL, est un pionner de la confidentialité des informations génomiques.
    Il a été mandaté pour sécuriser la Biobanque Institutionnelle de Lausanne, qui stocke l’ADN de plus de 20 000 Vaudois dans des congélateurs. Il insiste sur la vigilance nécessaire sur la sécurité de ces données mais souligne qu’elles doivent malgré tout rester en partie au moins accessibles aux chercheurs.

    Les données de santé constituent la première cible des hackers: deux attaques sont dénombrées tous les quinze jours aux États-Unis.

    Un défi gigantesque

    L’exploitation de notre matériel génétique par une médecine du Big Data est proche. Grâce à de l’ADN de volontaires, l’objectif est de résoudre les énigmes que présentent certaines pathologies, prédire leur évolution et développer des traitements personnalisés. « Protéger ces données est un défi gigantesque car elles sont extrêmement complexes, résume Jean-Pierre Hubaux. Le secret médical est en danger, cela paraît évident. La présence de données génomiques augmente ce risque».

    Sécurisation et anonymisation de ces données sont l’objet de la recherche de son équipe depuis cinq ans, en collaboration avec de nombreuses institutions aux États-Unis, dont la Standford University.

    Les échantillons sanguins de 23 536 personnes sont actuellement stockés à la BIL. La prochaine étape consiste à séquencer le génome, pour ensuite le mettre les données issues de ce travail à la disposition de la communauté scientifique, académique ou privée.

    L’ADN, ciblé par les hackers

    «Le risque de vol est réel», explique le professeur Hubaux. Ces data renferment une quantité infinie d’informations sur un individu et ne peuvent pas tomber entre les mains des assurances-maladies ou des employeurs.

    «Elles ont une capacité de prédiction, sont corrélées entre personnes de la même famille et sont identifiantes», énumère le professeur Hubaux. Elles sont aussi stables dans le temps; leur validité perdure tout au long de notre existence. «Leur protection est un grand défi à l’échelle de l’humanité, explique le spécialiste. Les techniques de cryptage vieillissent vite. Aucun système n’a une durée de vie d’un siècle.»

    «Il faut encrypter ces données pour faire en sorte que, même si elles étaient volées, elles soient inutilisables. Et qu’il ne soit pas possible pour un individu de les récupérer pour les revendre». Pour ce faire, la BIL utilise la technique d’encryptage du « chiffrement homomorphique. »

    Comment protéger ces données sur une très longue durée?

    Le deuxième enjeu crucial réside dans le fait d’inventer des modalités de partage entre acteurs de la santé. «Il faut définir des standards communs, insiste Jean-Pierre Hubaux. Parce que plusieurs biobanques de plusieurs pays voudront partager leurs données, et cela doit se faire de manière respectueuse des engagements pris à l’égard des donneurs».
    « Le monde de la bio­médecine s’intéresse peu à celui de la sécurité informatique et réciproquement», c’est le constat que fait le professeur Jean-Pierre Hubaux, qui s’est associé avec Sophia Genetics, société créée à l’EPFL spécialisée dans la gestion des data génomiques.
    Leur nouveau projet cryptographique en faveur de la confidentialité des données médicales, évalué à 1 million de dollars (880 036,67 euros), est financé notamment par la Confédération Helvétique.

  • Recherche en santé : la Nouvelle-Zélande double son budget et s’intéresse de près au numérique

    La Nouvelle-Zélande va augmenter de 97 millions de dollars NZD (59 millions d’euros) sont budget dédié au financement de la recherche en santé au cours des quatre prochaines années, a annoncé le gouvernement en mai 2016.

    Il s’agit du « plus important coup de pouce donné [à ce secteur] dans l’histoire du pays », souligne Steven Joyce, le ministre néo-zélandais des Sciences et de l’Innovation.

    Recherche en santé : le budget augmentera de 56 % d’ici 2020

    Le montant annuel de l’enveloppe accordée au HRC augmentera de 56 % d’ici 2020 : de 77 millions NZD (47 millions d’euros) en 2015-2016, il passera à 120 millions NZD (73,5 millions d’euros) en 2019-2020.

    • « Cet investissement accru (…) témoigne de notre engagement à faire en sorte que la recherche en santé demeure une force pour la Nouvelle-Zélande », a déclaré le ministre de la Santé Jonathan Coleman lors de la présentation officielle du nouveau budget.
    • « Investir sur le marché de la recherche médicale est aussi une grande opportunité pour notre pays d’augmenter nos exportations à haute valeur ajoutée », a expliqué M. Joyce.
    • « Nous avons besoin d’un programme de recherche dans lequel les chercheurs, les agences gouvernementales et le secteur privé travaillent ensemble afin d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il ajouté.

    Objectif : offrir aux patients de nouveaux traitements, de nouveaux médicaments et de nouvelles technologies le plus rapidement possible.

    L’e-santé au cœur des priorités du gouvernement

    Le gouvernement néo-zélandais a par la même occasion publié le document dévoilant l’avancée des discussions sur l’élaboration d’une nouvelle stratégie dans le domaine de la recherche en santé.

    On y découvre, entre autres, que l’e-santé fait partie des priorités. Parmi les principaux objectifs annoncés :

    • identifier et prioriser les nouvelles technologies dans le domaine de la santé ;
    • optimiser l’utilisation combinée des données de santé ;
    • fournir un accès à une technologie de pointe de façon rapide, efficace et à moindre coût : une attention particulière sera accordée aux nanotechnologies et à la télémedecine ;
    • assurer la protection des données.

    En octobre 2015, le gouvernement a déclaré être en train d’élaborer avec le cabinet Deloitte un dossier national de santé électronique (EHR).

  • En Chine, la e-santé en plein essor

    La Chine offre une place grandissante à la e-santé afin de métamorphoser son système de soins. La prise de rendez-vous et la consultation en ligne s’étendent rapidement, favorisées par une grande médiatisation et les actions menées par la commission de santé et de planning familial de chaque province chinoise.

    Gérer les files d’attente liées à la démographie du pays est devenu un problème majeur dans l’accès aux soins.

    Demeure le vaste chantier de l’harmonisation des plate-formes informatiques entre provinces voire entre établissements hospitaliers.

    Les premières mesures mises en place

    Le online booking system (OBS) lancé en 2011 sera obligatoire à Pékin pour les hôpitaux évalués comme excellents (3AAA) d’ici Janvier 2017. Après avoir renseigné ses informations personnelles (nom, numéro d’identité équivalent à son numéro de sécurité sociale) le patient reçoit par SMS un code de rendez-vous.

    • D’après la revue « perspectives chinoises », 72 millions d’utilisateurs chinois en 2014 consultent un médecin en ligne.
    • Ils font parvenir leurs dossiers médicaux par fichiers attachés ou en prenant des photos de leurs informations médicales (analyse de biologie médicale, radio, rapport de consultations antérieures…) via des applications mobiles.

    Le marché représente 2,95 milliards de RMB, contre 4,27 milliards aujourd’hui pour 138 millions d’utilisateurs, selon Journal of Development Studies. C’est un gain de temps pour le patient pour un coût minimum comparé à ce qu’engendrerait un déplacement à l’hôpital.

    La communication en ligne patient-médecin connaîtra, elle aussi, un essor important, grimpant de 7 milliards de dollars en 2017 à 26 milliards en 2020, selon le rapport China’s Digital Health-Care Revolution du Boston Consulting Group (BCG). Ce rapport portant sur la révolution digitale du secteur de la santé en Chine et paru le 31/12/15, indique que le marché chinois de la e-santé pourrait passer de 3 Mds de dollars en 2014 à 110 Mds en 2020.

    Le challenge de la gestion des données médicales

    Les questions de confidentialité des données et de la qualité du service de soins offerts restent posées.
    Celle du suivi du dossier médical est devenue centrale. Opérateurs publics et privés proposent des clouds permettant le stockage de big data comme le« Beijing Health Cloud » mis en place dans la capitale par Baidu, le « Google chinois ». L’OBS a été complètement éclipsé par un service concurrent lancé par Alibaba (équivalent chinois d’Amazon) impliquant 800 hôpitaux dans 18 provinces.
    Gratuité du service et volonté de participer à la construction d’un service public sont mises en avant par cette société.

    Les projections financières de ce secteur en construction sont vertigineuses et attirent la convoitise de nombreux opérateurs.