Incubateurs

  • Roche et Voluntis lancent l’essai clinique pour valider Zemy, le compagnon digital en oncologie

    Roche, laboratoire engagé dans l’accompagnement des patients atteints de cancer a annoncé fin mars 2018 avoir lancé un essai clinique pour tester Zemy, un dispositif médical de suivi développé en collaboration avec la start-up Voluntis.

    Les objectifs visés par la mise en œuvre de l’étude sont :
    • améliorer les connaissances quant à l’utilisation quotidienne du dispositif Zemy ;
    • mesurer l’impact du dispositif sur la relation patient-équipe soignante ;
    • collecter des données robustes témoignant des bénéfices du dispositif.

    Zemy est en train d’être testé sur six sites différents impliquant des patientes traitées pour un cancer du sein et ayant initié un traitement anticancéreux administré par voie orale ou parentérale. L’objectif visé par Roche est d’utiliser une solution de santé connectée pour améliorer la qualité de vie des patientes.

    Zemy, une solution numérique d’amélioration du parcours du patient en oncologie

    Une solution à la croisée du numérique et du thérapeutique grâce à un développement pluridisciplinaire

    Initié en 2015 en partenariat avec Voluntis, spécialisé dans le développement de solution-compagnon digital, le développement de Zemy s’inscrit dans une démarche de convergence du numérique et du thérapeutique.

    Zemy est une solution de télémédecine en oncologie visant à optimiser le parcours du patient et améliorer le suivi dans la phase particulière entre deux rendez-vous médicaux dans un centre de soin.

    La recherche collaborative entreprise depuis 2015 a consisté en l’implication des représentants d’associations de patients, d’institutions, de directeurs de centres de soins, d’experts scientifiques, médecins généralistes et pharmaciens. Cette collaboration a notamment permis de parfaire le développement d’algorithmes et de valider l’ergonomie du produit.

    Un test clinique en sénologie pour gérer les effets indésirables liés au traitement anticancéreux à domicile

    Roche annonce que d’importantes étapes ont été franchies dans le développement de son compagnon digital depuis le lancement du projet. En 2017, des études ont été menées afin de tester l’ergonomie de la solution auprès de patients de tous âges.

    Par ailleurs, une application et une interface dédiées ont été développées. L’application permet aux patients de rentrer la description de leur symptômes qui vont être automatiquement analysés par des algorithmes intégrés. La plateforme web est à la destination des professionnels de santé.

    Aujourd’hui, ce sont les malades atteintes d’un cancer du sein qui sont visées en priorité, mais la solution a vocation à être adaptée à l’accompagnement de malades souffrant de tous types de tumeurs solides et les assister dans la gestion des effets indésirables au quotidien.

    En renseignant les effets indésirables tels les nausées et vomissements, la diarrhée, le syndrome mains-pieds ou la fatigue, les patientes enrôlées obtiennent en temps réel l’évaluation de leurs symptômes et se voient proposer des conseils par l’application. En cas de situation critique, l’appli peut déclencher une alerte auprès de l’équipe soignante correspondante et inviter la patiente à contacter d’urgence les professionnels dont les numéros ont été enregistrés à l’occasion de la consultation initiale. Cela permet d’éviter les situations aggravantes de l’état général des patientes entre deux rendez-vous.

    Sécurité et actions de réconfort au service d’une meilleure qualité de vie garanties

    La solution vise avant tout à rassurer le patient et lui permettre d’appréhender ses symptômes même en l’absence d’un professionnel de santé. Le développement des maladies chroniques pose des problèmes de coordination entre les professionnels et de prise en charge rapide.

    Roche considère que les solutions-compagnons répondent à ce problème sociétal en plus d’offrir un moyen de traiter toutes les questions qu’un malade souffrant d’un cancer n’ose pas poser en face-à-face.

    Lors de l’élaboration de Zemy, les exigences imposées par l’entrée en vigueur du RGPD ont déjà été prises en compte. Ainsi, les accès sont sécurisés aussi bien du côté des patientes que du côté des professionnels de santé lorsqu’ils se connectent à la plateforme.

    En outre, l’ensemble des données et informations échangées via la solution-compagnon sont hébergées par un hébergeur de données de santé agréé.

  • Bayer Korea: 3 South Korean health tech startups join Grants4Apps program

    Bayer Korea and the Korea Trade-Investment and Promotion Agency (KOTRA) announced on April 16, 2018 that three South Korean digital health startups have been selected to join its venture acceleration program (Grants4Apps Korea) created to help promising startups to pursue their businesses in the health technology sector.

    The three winners are:
    – Is it Fresh (IoT);
    – NuriBio (cancer diagnosis);
    – Deep Medi (blood pressure device).

    The three winners will benefit from strategic support from Bayer Korea

    The three Grants4Apps Korea finalists are:

    • Is it Fresh, a company which has developed a disposable IoT sensor designed to be discarded after one-time use;
    • NuriBio, an analysis reagent developer for early cancer diagnosis;
    • Deep Medi, a company that has designed S-vital, a blood pressure measuring solution that works by using the cameras built into ordinary smartphones.

    The three startups will receive customized mentorship and consulting from employees of Bayer Korea, KOTRA and external experts from the industry? They also be able to use a working space at the Bayer Korea office for three months from April to July 2018.

    A demo day planned during the summer of 2018

    Following the program, Bayer Korea plans to organize a demonstration day in which the three selected startups will be able to present their products and hold networking sessions with investors and industry officials.

    This is the second edition of Grants4Apps Korea, the Korean version of Bayer’s global innovation program Grants4Apps Accelerator which discovers, funds and supports selected digital health tech startups around the world.

  • Etude : lA et smartphone peuvent prévoir la survenue d’une maladie cardiaque

    Mesurer la vitesse de l’onde de pouls et évaluer la rigidité artérielle ne nécessiteraient pas forcément une IRM. Des chercheurs américains sont parvenus à réaliser cet examen grâce à l’appareil photo d’un smartphone et à un algorithme spécifique. L’étude* publiée courant avril 2018 dans Scientific Reports montre que les mesures prises permettent même de prédire la survenue d’une maladie cardiaque.

    L’intelligence artificielle plutôt que l’IRM

    La raideur artérielle est un facteur de risque connu des maladies cardiovasculaires. En effet, quand les artères deviennent moins élastiques, la pression sanguine augmente, ce qui peut causer des dommages à différents organes. A l’heure actuelle, la rigidité artérielle s’évalue grâce à la mesure de la vitesse de l’onde de pouls. Cet examen peut se pratiquer de deux manières : par IRM ou tonométrie. Ces méthodes sont à la fois coûteuses et relativement compliquées, nécessitant donc l’implication de personnel formé. La tonométrie nécessite par exemple deux mesures de pression et un électrocardiogramme, et l’appareil coûte environ 15 000 euros.

    Un smartphone enregistre l’onde de pouls

    Des chercheurs américains de l’université de Caroline du Sud ont mis au point une nouvelle technique grâce à l’intelligence artificielle. Dans une étude publiée en avril 2018 dans la revue Scientific Reports (groupe Nature), les scientifiques ont testé la pertinence de cette méthode qui consiste, dans un premier temps, à capturer l’onde de pression dans la carotide grâce à l’appareil photo d’un smartphone. Dans un second temps, un algorithme développé par ces mêmes chercheurs calcule la vitesse de l’onde de pouls, et donc la rigidité artérielle, grâce à une forme d’onde non calibrée, et par conséquent facile à enregistrer via un téléphone.

    Un algorithme pour prédire le risque cardiaque

    Pour tester leur approche basée sur l’apprentissage automatique, les auteurs de cette étude ont réexaminé un jeu de données de plus de 5000 patients, enregistrées par tonométrie, issue de la célèbre Framingham Heart Study. En comparant ces vitesses d’onde de pouls enregistrées à celles estimées par l’algorithme, ils ont observé une corrélation de 85%.

    En outre, les chercheurs ont cherché à déterminer si ces estimations pouvaient être utilisées pour prédire le risque de maladies cardiovasculaires. En utilisant un échantillon de données de 4 798 patients, parmi lesquels 171 ont eu une maladie cardiovasculaire dans les 10 ans, l’équipe a constaté que leurs données issues de l’IA étaient significativement associées à un risque accru de premier événement majeur chez le patient.

    Une technique fiable et peu coûteuse

    « Ce que le clinicien veut savoir, c’est si vous les aidez à améliorer les résultats », a déclaré Niema Pahlevan, professeur adjoint en aérospatiale et génie mécanique à l’université de Caroline du Sud. Et nous avons montré que c’est aussi prédictif que la tonométrie actuelle. » Dans une étude précédente, parue en septembre 2017, la même équipe avait démontré qu’une appli mobile utilisant la caméra d’un smartphone pouvait mesurer la fraction d’éjection ventriculaire en quelques minutes, de manière aussi fiable que grâce à une échographie.

    Les résultats ci-dessus montrent que cette technique, moins intrusive et plus facile à utiliser, a le potentiel de devenir une méthode fiable de mesure de la rigidité artérielle. D’autant que la taille de l’échantillon utilisé est assez grande et comprend à la fois des volontaires sains et des personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.

  • Le CHU Bordeaux teste le télé-suivi en chirurgie ambulatoire grâce à un partenariat avec Satelia

    La plateforme de Satelia, start-up qui vise à optimiser le lien patient-hôpital dans le cadre des soins en ambulatoire, est en train d’être testée au Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, rapporte un communiqué de presse de la société en date du 19 avril 2018.

    Surfant sur la vague du développement de la télémédecine, la plateforme proposée par Satelia, Satelia Ambu, propose un suivi des patients soumis à un acte de chirurgie dans les phases pré et post-opératoires en facilitant la communication et l’échange d’informations nécessaires propres à chacune de ces phases.

    La start-up souhaite déployer son outil dans d’autres services hospitaliers et l’implanter dans les établissements publics et privés.

    Un outil d’échange d’informations médicales

    Satelia, start-up lancée fin 2017, a mis au point une plateforme permettant au patient d’être en contact avec les professionnels de santé impliqués dans sa prise en charge en amont et en aval d’un acte chirurgical effectué en ambulatoire.

    En amont de l’intervention, le patient renseigne un formulaire à destination de l’anesthésiste via l’application Satelia. L’analyse de ses données débouche sur l’envoi d’instructions visant à lui indiquer les interdits, les point de vigilance et les modalités pratiques autour de l’opération.

    À la suite de l’intervention, à des périodes établies par les professionnels de santé responsables de son suivi (J+1, J+7, etc.), le patient reçoit un questionnaire qu’il doit remplir en procédant à une auto-évaluation des éléments tels le niveau de douleur, l’état du pansement, ou la présence de symptômes tels des vomissements, un saignement ou un œdème.

    Un tableau de bord de suivi de patients opérés en ambulatoire

    Les informations renseignées par le patient sont envoyées vers la plateforme à destination des professionnels de santé, à travers laquelle ces derniers visualisent les résultats.

    En cas de réponse pouvant porter à croire qu’un événement anormal affecte l’état de santé du patient, les algorithmes intégrés à la plateforme alertent le professionnel de santé, en faisant apparaître un voyant rouge ou orange dans le tableau de bord, permettant ainsi à l’infirmier chargé du suivi de prendre contact avec le patient afin de s’assurer de son état.

    Gain en temps et efficacité de l’accompagnement, mais un intérêt pour la recherche aussi

    Selon les fondateurs, Nicolas Pagès, interne en anesthésie-réanimation, et Paul Tiba, directeur d’une compagnie aérienne de rapatriement sanitaire, cet outil permet:

    • un gain de temps pour les professionnels de santé grâce au recueil ciblé des informations auprès des patients, aussi bien en amont qu’en aval de l’intervention ;
    • un accompagnement du patient grâce à un contact facilité et la disponibilité des informations en tout temps ;
    • le recueil de données médicales anonymisées aux fins de recherche.

    Test  : un suivi plus régulier et efficace grâce à une réponse spontanée

    Début mars 2018, grâce à un partenariat avec le CHU de Bordeaux, une phase test a été lancée. Au bout d’un mois, fin mars 2018, une cinquantaine de patients ayant subi une chirurgie au sein avaient déjà fait l’objet d’un suivi via les outils décrits.

    Un suivi sur une période de 6 jours s’étalant du à J-1 de l’opération et allant jusqu’à J+1 a permis d’avoir une réponse valide du patient dans 4 cas sur 5, alors que la méthode traditionnel de suivi par téléphone permettait d’atteindre 1 patient sur 2.

    Élargissement à d’autres spécialités, l’oncologie et la cardiologie étant les spécialités prioritaires

    Les fondateurs espèrent développer leur activité selon deux axes – en déployant leur solution dans les services d’autres spécialités, en visant dans un premier temps l’oncologie et la cardiologie, et en multipliant les établissements qu’ils soient privés ou publics.

  • Data : Ineon Biotech propose une solution logicielle SaaS pour la gestion des composés chimiques

    Ineon Biotech a annoncé le 17 avril 2018 la commercialisation de sa solution de gestion de chimiothèque en mode SaaS, reposant sur la technologie du cloud, à destination des laboratoires de recherche académiques et privés.

    Fruit d’une collaboration d’experts issus de diverses disciplines scientifique, elle est censée apporter davantage de fiabilité dans le suivi des composés et permettre leur traçabilité complète en faveur d’une meilleure sécurité dans la gestion des stocks.

    Remplacer les feuilles Excel et réduire les risques d’erreur

    Le logiciel de gestion de chimiothèque est destiné aux chercheurs, scientifiques et autres professionnels des laboratoires de recherche dans le domaine de la pharmacie, de la chimie, de la cosmétique ou aux acteurs d’autres secteurs faisant appel aux composés chimiques dans le cadre de leur production industrielle.

    Ineon Lab Management Software (ILMS) est, selon ses fondateurs, une réponse à la problématique de gestion des composés chimiques pour laquelle il n’existait pas de solution logicielle adaptée et pour laquelle un outil comme une feuille d’Excel constituait la solution par défaut. Bruno Sargueil, conseiller scientifique d’Ineon et lui-même chercheur au CNRS, affirme que de nombreux chercheurs rencontrent de véritables difficultés chronophages au moment de rechercher les réactifs, ou lorsqu’ils souhaitent connaître leur disponibilité et établir un budget dans le cadre d’un projet.

    1,5 million d’euros pour une solution disruptive en mode SaaS

    Ineon Biotech est né sur les fondations d’un logiciel développé par la société Blue Soft. La confiance des investisseurs tel BNP Développement ou Bpifrance ayant permis à l’équipe de réunir 1,5 million d’euros a été cruciale pour le rachat du logiciel de base.

    De là, le logiciel a été repensé pour devenir une plateforme disponible en mode SaaS, basée dans le cloud, et dotée de fonctionnalités innovantes le toute placé dans une interface simple et ergonomique.

    Directement connectée au système d’information du laboratoire, elle permet d’assurer la traçabilité complète des composés et de leurs flux tout en réduisant les erreurs dans le cadre de projets globaux parfois gérés depuis plusieurs sites.

    Ineon Biotech propose son logiciel sous forme d’une version gratuite et ce avec des plug-ins sectoriels permettant une offre adaptée. Son président, Thierry Boccara, pense que la start-up a des perspectives de développement importantes, notamment grâce aux opportunités de vente indirecte via les fabricants de robots.

  • Exploitation de données de santé : le Royaume-Uni et les USA ont une longueur d’avance (Etude LIR)

    Le 19 avril 2018, le think tank LIR Imaginons la santé des Laboratoires Internationaux de Recherche, qui a notamment organisé le Healthcare Data Summit en mars 2018, a publié une étude qui fait le point sur l’usage des données de santé en France comparé aux autres pays étrangers.

    De ce document intitulé « Données de santé : nouvelles perspectives pour les acteurs et les systèmes de soins », il ressort notamment que les données de santé sont d’une grande disparité, généralement peu intégrées, et sont en pleine explosion, dans tous les pays du monde.

    Surtout, les pays nordiques, le Royaume-Uni et les États-Unis ont une longueur d’avance dans l’exploitation et le chaînage des données pour la transformation de leur système de soins.

    Cette étude sur les données de santé traduit une réflexion prospective menée depuis septembre 2017 par le think tank LIR, avec l’appui du cabinet EY, qui a permis de poser les perspectives de l’utilisation des données de santé pour les acteurs et les systèmes de soins.

    Une trentaine d’entretiens avec des spécialistes des données de santé en France et à l’étranger, des benchmarks internationaux et sectoriels et trois ateliers débats en présence d’experts publics et privés ont été réalisés.

    Une explosion des données de santé

    • 50 000 applis de santé recensées par la Haute Autorité de Santé en 2016 ;
    • le nombre d’objets connectés devrait atteindre 80 milliards en 2020 ;
    • le volume des données de santé produites va être multiplié par 44 chaque année dans le monde d’ici 2020 ;
    • ce volume mondial devrait atteindre 2,3 milliards de giga-octets d’ici à 2020.

    Une grande disparité des données de santé

    Que ce soit au niveau :

    • de leur typologie : environnementale, clinique, biologique, démographique, sociale comportementale, etc.
    • de leur sources : essais cliniques (privé/publics), bases de données médico-administratives (Sniiram, PMSI), cohortes (Constances, Hepater), dossiers médicaux (établissements de santé/professionnels de santé), données patients (objets connectés et appli), données d’opinion (réseau sociaux, sites internet, moteurs de recherche), etc.
    • de leur format : textes, valeur numérique, signal, image 2D et 3D, séquence génomique, etc.
    • de leurs caractéristiques et contexte de collecte : cohorte fermée ou ouverte, donnée individuelle ou agrégée, recueil prospectif ou rétrospectif, donnée structurée ou non structurée, etc. 

    Quelles initiatives en France et à l’international ?

    L’étude du LIR met en lumière le potentiel des données de santé françaises accessibles, et la dynamique enclenchée avec la création du Système National des Données de Santé ou encore les Observatoires Régionaux de Santé qui gèrent les bases « SCORESANTÉ », une base d’indicateurs disponibles à des échelles différentes (territoires de santé, départements, régions, etc.) et les Entrepôts de Données de Santé (EDS) des établissements de santé.

    Mais alors que le chaînage des données est un accélérateur de la transformation des systèmes de soins, les pays nordiques et anglo-saxons ont pris une longueur d’avance sur la France.

    Au Royaume-Uni

    On compte de nombreuses initiatives nationales, régionales et locales visant à améliorer la qualité et l’efficience des soins, comme le Système de gestion de la performance et de rémunération à destination des médecins généralistes de la NHS, le logiciel de visualisation des données patients Datawell, à destination des professionnels de santé permettant d’avoir une vue complète du dossier patient, ou le projet pilote du Grand Manchester en lien avec Cancer research UK pour mieux exploiter les données de vie réelle.

    Dans les pays nordiques

    Il existe une culture de partage de la donnée à tous les niveaux. Par exemple :

    • 16 registres nationaux en Norvège (le premier a été créé en 1951) pour une population de 5 millions d’habitants ;
    • 73 registres nationaux en Suède pour une population de 10 millions d’habitants ;
    • regroupement des données de la Suède, Finlande, Norvège et Islande afin de créer une base commune de prescription de médicaments regroupant 25 millions de personnes.

    Ces initiatives ont toutes permis le recueil d’une donnée de qualité permettant d’améliorer le suivi des produits de santé en vie réelle, la surveillance sanitaire et l’évaluation des problématiques de santé publique.

    Aux États-Unis

    De nombreux projets de transformation visant à améliorer la coordination des acteurs et l’efficacité du système de soins ont déjà été engagés au niveau national par des acteurs publics et privés :

    • « Health connect », le système d’information de Kaiser Permanente, organisation de soins de santé intégrés (12 millions d’adhérents en 2016, 21 000 médecins, 54 000 infirmières) qui a permis d’améliorer la collecte et le partage des données de santé ;
    • Medicare, qui a regroupé l’ensemble des acteurs de soins responsables de la dépense et de la qualité de soins pour améliorer la coordination des soins.

    Conclusions de l’étude

    • Tous les acteurs de la chaîne de santé ont intérêt à accélérer la production et l’exploitation de données réellement performantes, estime le LIR ;
    • le potentiel des données de santé en matière de recherche constitue autant de nouveaux outils pour le développement d’une médecine personnalisée pour tous ;
    • l’exploitation des données de vie réelle passe obligatoirement par une meilleure coordination entre les acteurs et le renforcement de l’inter-connectivité entre les systèmes ;
    • la valeur accordée aux données provenant des patients (données connectées ou données des réseaux sociaux par exemple) est un véritable levier pour la sécurité sanitaire et pour accompagner les citoyens dans leur vie quotidienne.

  • MarkB, un test sanguin portable pour surveiller à domicile l’évolution d’un cancer (Corée du Sud)

    Fondé en 2014 et notamment basé à Séoul, en Corée du Sud, BBB Tech (BBB) a développé un appareil portable équipé d’un capteur permettant d’examiner une goutte de sang afin de surveiller à domicile l’évolution des cellules cancéreuses chez les malades, a révélé le 9 avril 2018 The Korea Herald.

    Le produit, nommé MarkB, devrait être lancé sur le marché sud-coréen d’ici la fin de l’année.

    Contrôle des cellules : BBB est parvenu à miniaturiser et à automatiser la procédure

    L’utilisation de l’appareil est simple. L’utilisateur doit piquer l’un de ses doigts avec une aiguille puis tamponner le sang sur une bandelette de test à usage unique. 30 microlitres de sang suffisent. Les données générées sont ensuite enregistrées et conservées par le médecin pour assurer un suivi.

    Le fonctionnement de MarkB repose sur deux technologies fondamentales :

    • la première permet de séparer le plasma (partie contenant des protéines) du sang ;
    • la seconde utilise des ondes électromagnétiques pour séparer les protéines dérivées de cellules cancéreuses sélectionnées et détecter leur densité.

    L’identification de la densité de ces protéines dans le sang permet aux médecins de déterminer si les cellules cancéreuses croissent ou rétrécissent à l’intérieur de l’organisme.

    Le dispositif peut être utilisé pour surveiller l’évolution de 5 cancers

    « (…) La clé est que nous avons réussi à miniaturiser et à automatiser les procédures [actuellement] effectuées par de gros équipements lourds, sans compromettre la précision [du résultat] », a déclaré au Korea Herald le co-fondateur et P.-D.G. de la start-up, Jae-kyu Choi.

    Pour l’instant, MarkB peut contrôler l’évolution de cinq cancers parmi les plus communs : le cancer colorectal, le cancer du foie, le cancer de la prostate, le cancer de l’utérus et de l’ovaire ainsi que le cancer affectant les organes digestifs tels que le pancréas et la vésicule biliaire. L’entreprise espère élargir la portée de son appareil dans les années à venir.

    MarkB bientôt classé comme outil de prévention du cancer à domicile ?

    Le produit de BBB est pour l’instant catégorisé comme outil de pronostic. Il est destiné aux patients atteints d’un cancer post-opératoire qui doivent subir des examens de routine tous les trois à six mois.

    Bien que les patients devront toujours se rendre à l’hôpital pour des examens d’imagerie médicale, ils pourront effectuer leurs tests sanguins à domicile grâce à ce nouveau dispositif.

    Après qu’il aura accumulé des cas d’utilisation positive, BBB espère repositionner MarkB comme un outil de prévention du cancer à domicile pour toute personne intéressée, a précisé Jae-kyu Choi.

    Un lancement à échelle internationale est envisagé

    Actuellement, la start-up travaille sur des essais cliniques en partenariat avec l’hôpital de l’Université de Bundang, à Séoul, avec pour objectif d’obtenir l’approbation du ministère coréen de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique.

    L’objectif final de BBB est de lancer son dispositif au niveau international. La société prépare actuellement des documents et des données d’essais cliniques pour obtenir l’approbation des organismes de réglementation des dispositifs médicaux aux États-Unis et en Europe.

    BBB envisage également la création d’une plateforme de soins personnalisée via laquelle les entreprises pourraient aider à prévenir les maladies de leurs employés et prendre des mesures préventives si nécessaire.

    BBB devrait réaliser un chiffre d’affaires de 8 Mds de wons en 2018

    « Beaucoup de start-up dans ce secteur ont tendance à se plaindre, [expliquant] qu’elles ne peuvent pas développer de nouveaux produits parce que la réglementation n’existe pas encore [en la matière]. Mais je pense que la direction devrait être prise par l’industrie, et suivie par les organismes de réglementation, a déclaré le P.-D.G. de BBB. (…) Lorsque les entreprises présentent des appareils offrant des performances et un usage acceptables, les réglementations suivent naturellement. »

    BBB fait partie des pionniers dans le domaine. L’entreprise a déjà lancé avec succès sur le marché un autre dispositif de test sanguin, Elemark, qui mesure les niveaux de glucose dans le sang. L’appareil a été approuvé l’année dernière pour une utilisation par les patients souffrant de diabètes.

    En 2017, BBB a enregistré un chiffre d’affaires de 6,1 milliards de wons (4,6 M. € ; 5,7 M. US$). Cette année, la start-up devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 8 milliards de wons (6 M. € ; 7,5 M. US$) et enregistrer une hausse importante de ses bénéfices une fois que les ventes de MarkB auront décollé, a indiqué M. Choi.

    À ce jour, BBB a levé environ 5,5 milliards de wons (4,2 M. € ; 5,1 M. US$) dans différents tours de financement (série A) assurés par diverses sociétés de capital de risque, dont Posco Venture Capital et Mirae Asset Capital (Corée du Sud). La société prévoit de lever de nouveaux fonds cette année.

  • MarkB, a portable blood test to monitor the progress of cancer at home (South Korea)

    Founded in 2014, Seoul-based BBB Tech (BBB) has developed sensor-equipped portable device that examines a droplet of blood to detect cancer signals, revealed The Korea Herald on April 9, 2018.

    The product, named MarkB, is expected to be launched in the South Korean market by the end of this year.

    Cancer cells monitoring: BBB has managed to miniaturize and automate procedures

    The use of the device is simple. The user has to prick one of his/her fingertips with a needle and dab the blood on the one-use testing strip. 30 microliters of blood are enough. The generated data is then logged and kept by the doctor for monitoring.

    MarkB is based on two fundamental technologies:

    • the first one separates out the plasma (the part of the blood containing proteins) from the blood;
    • the second one uses electromagnetic waves to separate out selected cancer cell-derived proteins, and detecting their density.

    Identifying the density of these proteins in the blood allows doctors to determine whether cancer cells are growing or shrinking inside a patient’s body.

    The device can be used to monitor the evolution of 5 cancers

    « (…) The key is that we’ve managed to miniaturize and automate procedures previously carried out by large, heavy equipment, without compromising accuracy, » BBB co-founder and CEO Jae-kyu Choi said to Korea Herald.

    For now, MarkB can monitor the evolution of five of the most common cancers: colorectal cancer, liver cancer, prostate cancer, uterine and ovarian cancer as well as cancer affecting digestive organs such as the pancreas and gallbladder. The company hopes to expand the device’s diagnostic scope in the coming years.

    MarkB should be reposition as an at-home cancer prevention tool

    For now, the product of BBB has been positioned as a prognosis device. It is intended for use by post-surgery cancer patients required to undergo routine checkups every three to six months.

    Although patients would still have to go to the hospital for imaging-based examinations, they could do blood tests at home.

    After accumulating positive use cases, BBB hopes to reposition MarkB as an at-home cancer prevention tool for use by anyone, Jae-kyu Choi said.

    An international launch is planned

    Currently, the start-up is working on clinical trials in partnership with Seoul University Bundang Hospital, with the goal of obtaining approval from the Korean Ministry of Food and Drug Safety.

    The eventual goal of BBB is to launch its device in the global markets. The company is currently preparing documents and clinical trial data to get MarkB approved by medical device regulators in the US and Europe.

    BBB is also considering the creation of a personalized healthcare platform through which companies could help predict diseases and take preventive action if needed.

    BBB should achieve a turnover of 8 billion wons in 2018

    « A lot of startups in this sector tend to complain that they can’t develop new products because regulations have yet to exist. But I think the lead should be taken by the industry, and followed-up on by regulatory agencies, » the BBB CEO said. (…) When companies present devices that offer acceptable performance and usability, the regulations will naturally follow. »

    BBB is one of the pioneers in the sector. It has already successfully launched on the market another blood test device, Elemark, which measures blood glucose levels. The device was approved last year for use by patients with diabetes.

    In 2017, BBB logged around 6.1 billion won (€4.6m; US$5.7m) in revenue. This year, the company is expected to achieve around 8 billion won (€6m; US$7.5m) in revenue, and see a major hike in earnings once MarkB sales take off, Mr Choi said.

    BBB has raised around 5.5 billion won (€4.2m; US$5.1m) in Series A funding from various venture capital companies, including Posco Venture Capital and Mirae Asset Capital (South Korea). It plans to raise further capital this year.

  • Cloud : Ambra Health (US) lance sa plateforme de gestion d’imagerie médical au Japon

    Ambra Health, fabricant d’un dispositif de gestion d’imagerie médicale basée sur le cloud, a annoncé le 12 avril 2018 avoir signé un accord de distribution avec MC Healthcare, l’un des plus grands distributeurs médicaux du Japon, et une filiale de Mitsubishi Corporation, afin de développer sa plateforme d’imagerie médicale au Japon.

    La technologie d’Ambra Health est la première solution de santé numérique à être proposée par MC Healthcare sur le marché japonais.

    Imagerie médicale : une collaboration entre les 8 000 hôpitaux du Japon

    L’industrie des soins au Japon doit surmonter des défis similaires à ceux rencontrés par le secteur au États-Unis, y compris le fort besoin de collaboration entre les réseaux régionaux de fournisseurs de soins.

    En ce qui concerne le domaine de l’imagerie médicale, cela signifie que les plus de 8 000 hôpitaux du Japon doivent désormais travailler ensemble pour que l’accès aux images médicales se déroule de manière homogène, un challenge qui peut être relevé par les plateformes cloud telles que celle développée par Ambra Health.

    Le marché global de la gestion des images médicales au Japon représente une opportunité de marché importante (430 millions USD ; 348 M. €) mais le secteur est actuellement dominé par des systèmes fermés sur serveur, qui font de la mise en place d’une véritable interopérabilité un défi coûteux à surmonter.

    La solution d’Ambra permet d’échanger des données en toute sécurité

    « Au Japon, il est essentiel de fournir des soins médicaux efficaces pour réduire les coûts élevés, les hôpitaux en particulier pouvant jouer un rôle de leader dans ce domaine et disposer d’une technologie sûre et efficace, y compris au niveau de la gestion des images. Ambra offre un moyen d’échanger en toute sécurité des informations sur les patients et de permettre des collaborations régionales », a déclaré Osamu Miyashita, Pdg de MC Healthcare (source : Prnewswire.com).

    Une plateforme adaptée au marché japonais

    La plate-forme d’Ambra Health a été entièrement repensée pour le marché japonais : elle est conforme à l’APPI (loi sur la protection des renseignements personnels), est gérée à partir d’un centre de données basés à Tokyo pour obtenir une performance optimale et dispose d’une interface utilisateur en japonais.

    Désormais, l’outil développé par Ambra est disponible dans huit langues différentes : en anglais, en japonais, en allemand, en espagnol, en portugais, en néerlandais, en mandarin et en arabe.

    « Les solutions d’imagerie d’Ambra ont résolu un certain nombre de problèmes pour les principaux fournisseurs de soins aux États-Unis, améliorant ainsi l’échange et le stockage d’images, les économies de coûts et l’expérience des patients », explique Morris Panner, Pdg d’Ambra Health.

    Exemple d’utilisation : le cas du Sagara Women’s Healthcare Group

    Le Sagara Women’s Healthcare Group (SWHG) de Kagoshima, au Japon, un hôpital de premier plan spécialisé dans le cancer du sein et la santé des femmes, est l’un des premiers centres de soins à avoir adopté les solutions d’échange d’images médicales d’Ambra pour ses services de mammographie mobile.

    Afin d’encourager le dépistage du cancer du sein, Sagara a déployé des camionnettes de mammographie mobile qui se déplacent dans toute la ville pour que les citoyennes n’aient pas à se rendre à l’hôpital pour effectuer l’examen médical.

    Jusqu’ici, les données et les images des patientes étaient enregistrées sur des DVDs qui devaient ensuite être envoyés à l’hôpital pour examen. Un processus long, peu sûr et coûteux.

    Des images transmises directement à l’hôpital via le cloud

    Avec le dispositif d’Ambra Health, les images médiales collectées dans la camionnette de mammographie mobile sont directement téléchargées sur le cloud via un hotspot mobile sans fil, ce qui permet de les transmettre instantanément à l’hôpital de Sagara, accélérant ainsi la prestation de soins et augmentant l’efficacité de l’examen.

  • Ambra Health (US) to launch its cloud medical imaging platform in Japan

    Ambra Health, which developed a cloud-based, medical image management suite, announced on April 12, 2018 that it has signed a distribution agreement with MC Healthcare, one of Japan’s largest medical distributors, and a subsidiary company of Mitsubishi Corporation, to offer its medical imaging platform in Japan.

    Ambra Health’s technology is MC Healthcare’s first digital health solution offered in the Japanese market.

    Medical imaging: a collaboration between the 8,000+ hospitals across Japan

    The healthcare industry in Japan is characterized by similar trends occurring in the United States, including the strong need for collaboration among regional networks of healthcare providers.

    For the medical imaging industry, this means that the 8,000+ hospitals across Japan have now to work together to make access to prior medical imaging flow seamlessly, a challenge that cloud platforms like the one that Ambra created are built to address.

    The overall enterprise image management market in Japan represents a significant market opportunity (US$430 million ; €348 million) that is currently dominated by on-premise, closed, server-based systems which make true interoperability an expensive challenge to overcome.

    Ambra solution enables secure data exchange

    « In Japan, performing efficient medical care is critical to reducing high costs. Hospitals in particular can act as a leader in this area, and are expected to have secure and efficient technology, including image management. Ambra provides a way to securely exchange patient information and allow for regional collaborations, » said Osamu Miyashita, CEO of MC Healthcare (source: Prnewswire.com).

    A platform adapted to the Japanese market needs

    The Ambra platform has been fully localized for the Japanese market: it is APPI compliant, run from a data center in Tokyo for optimized performance, and features a Japanese language user interface.

    Ambra’s device is now available in eight languages: English, Japanese, German, Spanish, Portuguese, Dutch, Chinese and Arabic.

    « Ambra’s imaging solutions have solved a number of pain points for leading US healthcare providers, resulting in more efficient image exchange and storage, significant cost savings and improved patient experiences, » said Morris Panner, CEO of Ambra Health.

    Example of use: the case of Sagara Women’s Healthcare Group

    Sagara Women’s Healthcare Group (SWHG) in Kagoshima, Japan, a leading hospital specializing in breast cancer and women’s health, is one of the first healthcare centers which has adopted Ambra’s industry imaging exchange solutions for its mobile mammography services. In order to encourage women to be screened for breast cancer, Sagara has deployed mammography vans that travel throughout the city so that women do not have to go to the hospital for medical examination.

    Until now, patients’ data and imaging had to be recorded on DVDs which then had to be driven back to the hospital for review was a long and potentially error-prone process that was expensive.

    Imaging is transmitted directly to the hospital via the cloud

    With Ambra Health’s technology, imaging taken in the mobile mammography van is uploaded directly to the cloud, allowing instant routing of mammography images through the web via a mobile wireless hotspot to Sagara Hospital, speeding time-to-care delivery and increasing efficiency of the medical checkup business.