Incubateurs

  • Médecine factuelle : Roche recherche des start-up pour développer les activités de Flatiron en Inde

    La multinationale suisse Roche recherche des start-up en Inde pour aider l’entreprise à introduire la médecine factuelle (EBM) au sein du pays grâce à la technologie développée par Flatiron Health, expert en DSE, a indiqué à la mi-avril 2018 Lara Bezerra, la nouvelle directrice générale de Roche en Inde.

    Roche veut développer les logiciels de DSE Flatiron sur le marché indien

    Mme Bezerra a précisé que dans le cadre de sa stratégie à long terme, la société souhaitait développer sur le marché indien l’activité de Flatiron Health, une société health tech basée à New York et acquise en février 2018 par le groupe suisse pour 1,9 milliard de dollars (1,5 Md €).

    Une plateforme basée sur le machine learning

    Flatiron est l’un des leaders du marché des logiciels de dossiers de santé électroniques (DSE) spécifiques à l’oncologie et fait également figure d’expert dans le domaine de la conservation et du développement de données probantes pour la recherche sur le cancer.

    L’entreprise a mis au point une plateforme conçue pour apprendre de l’expérience de chaque patient, permettant ainsi aux médecins d’établir des diagnostics plus rapidement et avec plus de précision.

    « (…) Nous avons réalisé que tout ce qui était entrepris en Inde ne pouvait être mener à bien sur le court terme. Nous devons donc penser sur le long terme. Nous cherchons donc de quelle manière nous pouvons développer au mieux la technologie Flatiron en Inde, a déclaré Mme Benzerra (source : The Economic Times – India). Peut-être qu’une start-up basée en Inde pourrait travailler avec Flatiron. Nous examinons toutes les options. »

  • Evidence-based medicine: Roche is looking for startups to develop Flatiron activities in India

    Swiss healthcare group Roche is looking for startups in India that will help the company to bring evidence-based medicine (EBM) in India through the technology developed by Flatiron Health, an EHR software expert, said in mid-April 2018 Lara Bezerra, the new managing director of Roche in India.

    Roche wants to develop Flatiron’s EHR software in the Indian market

    Ms. Bezerra said in a statement that as part of its long-term strategy, the firm wanted to bring in India applications of Flatiron Health, a New York-based health tech company acquired in February 2018 by the Swiss group for US$1.9 billion (€1.5 billion).

    A platform based on machine learning

    Flatiron is one of the market leaders in oncology-specific electronic health record (EHRs) software as well as the curation and development of real-world evidence for cancer research.

    The company has developed a platform designed to learn from the experience of every patient, allowing doctors to make more accurate diagnoses.

    « (…) We realized that whatever you do in India you can’t do in short term. So we have to think something long term. So we are looking how we should bring Flatiron tech to India, » said Lara Benzerra (source: The Economic Times – India ). « Maybe there is startup in India that can work with Flatiron so we are looking at all these options. »

  • Télé-radiologie : Philips s’unit à Digital China Health pour améliorer l’accès aux soins en Chine

    Philips a annoncé le 12 avril 2018 qu’il s’associait à Digital China Health, le plus grand fournisseur de services de santé sur le cloud de Chine, pour lancer Shinefly : une plateforme d’applications et de services de radiologie co-créée par les deux entreprises pour répondre aux exigences du système de santé de la Chine, actuellement en pleine mutation.

    La collaboration entre les radiologues et les cliniciens situés à différents endroits du pays, assistés par les outils d’imagerie, d’information et d’analyse de Philips, aidera les hôpitaux de Chine éloignées des centres à améliorer l’accès aux soins et la qualité de leurs services.

    Shinefly vise à pallier le manque de radiologues et de ressources financières

    L’imagerie médicale combinée à l’informatique de pointe permet une détection rapide, un diagnostic précis et donc un traitement efficace de la maladie, rappelle Philips sur son site officiel.

    Cependant, le volume de procédures d’imagerie en Chine augmente plus rapidement que le nombre de radiologues.

    De plus, de nombreux hôpitaux primaires (cantonaux) et secondaires (comté/district) du pays ne disposent pas des ressources financières nécessaires ou n’ont pas accès a du personnel qualifié pour offrir des services de radiologie adéquats.

    Un système basé sur le cloud pour analyser à distance les images médicales

    L’une des principales priorités du gouvernement chinois mises en avant dans la réforme de santé est d’optimiser l’allocation de ressources médicales de qualité grâce à un nouveau système de soins, dans lequel les grands et petits hôpitaux partagent leurs ressources et leurs expertises pour fournir des soins de qualité à moindre coût.

    Avec Shinefly, Philips et Digital Health China (DC Holdings) offrent une solution de gestion d’images médicales évolutive et personnalisable basée sur le cloud pour stocker, récupérer, visualiser et analyser ces images à distance.

    La plateforme Shinefly comprendra des applications cliniques avancées en cardiologie, en neurologie et en oncologie. Elles seront déployées en tant que services de téléradiologie basés sur le cloud et permettront de réduire les coûts des établissements de santé.

    Grâce à cette technologie, les images radiologiques et les informations des patients associées peuvent être consultées et analysées à distance par des experts partout dans le pays pour que les patients puissent recevoir un traitement optimal au sein de leur hôpital local, peu importe où il se situe.

    Une plateforme personnalisable

    La plateforme Shinefly peut être personnalisée pour s’adapter à différents modèles de services radiologiques. Par exemple, elle peut être utilisée :

    • dans les groupes hospitaliers pour rendre disponibles à tous les niveaux les images médicales et les applications cliniques ;
    • par les centres médicaux nationaux pour fournir des services de radiologie spécifiques à certaines maladies ;
    • pour créer des services de groupe de médecins à la demande auxquels les hôpitaux peuvent s’abonner.

    « Ces initiatives sont considérées comme des éléments importants dans l’expansion du système de santé chinois pour répondre aux besoins de sa population », insiste Philips.

  • Tele-radiology: Philips partners with Digital China Health to improve access to care in China

    Philips announced on April 12, 2018 a partnership with Digital China Health (DC Holdings), the largest provider of cloud-based healthcare services in China, to launch Shinefly, a tele-radiology application and services platform co-created by the two firms to meet the demands of China’s rapidly expanding healthcare system.

    Collaboration between radiologists and clinicians located in different parts of the country, aided by Philips’ image, information and analysis tools, will help remotely located hospitals in China to improve access and quality of care.

    Shinefly aims to make up for the lack of radiologists and financial resources

    Medical imaging combined with advanced informatics enables rapid detection, accurate diagnosis, and effective treatment of disease, Philips said on its website. However, the volume of imaging procedures in China is increasing faster than the number of radiologists.

    In addition, many of the country’s primary (township) and secondary (county/district) hospitals don’t have the necessary financial resources or access to qualified staff to provide adequate radiology services.

    A cloud-based system for remotely analyzing medical images

    One of the main priorities in China’s healthcare reform is to optimize the allocation of quality medical resources through a new healthcare system, in which large and small hospitals can share their resources and expertise to provide quality care at lower cost.

    With Shinefly, Philips and Digital Health China offer a scalable, customizable cloud-based medical image management solution for remotely storing, retrieving, viewing and analyzing these images.

    The platform will include advanced clinical applications for cardiology, neurology and oncology. These will be deployed as cloud-based tele-radiology services and will pioneer pay-per-use arrangements to reduce costs for healthcare institutions.

    Via this technology, radiological images and associated patient information can be remotely viewed and analyzed by clinical experts anywhere in the country, so that patients can receive optimal treatment at their local hospital, wherever they are.

    A customizable platform

    Shinefly platform can be customized to fit different radiological service models. For example, it can be used:

    • in tiered hospital alliances to make medical images and clinical applications available at all levels;
    • by national medical centers to provide disease-specific radiology services;
    • to create commercial on-demand doctors’ group services that individual hospitals can subscribe to.

    « Such initiatives are regarded as important elements in expanding China’s healthcare system to meet the needs of its population, » Philips said.

  • Etude : le deep learning pourrait transformer les smartphones en microscope

    Des chercheurs américains de l’université de Californie (UCLA) ont développé une technique permettant d’améliorer la qualité de photos prises par des smartphones. Grâce au deep learning, la résolution de l’image est équivalente à celle des images de microscope. Cette technologie pourrait aider les pays en développement à poser des diagnostics médicaux de haute qualité. Leurs travaux* ont été publiés le 15 mars 2018 dans ACS Photonics, la revue de l’American Chemical Society.

    Le deep learning au service des pays pauvres

    Les pays en développent souffrent de manque d’équipements sanitaires. Or, pour poser un diagnostic, des outils de haute technologie s’avèrent souvent nécessaires. Le deep learning pourrait contribuer à combler le fossé entre pays riches et pays pauvres.

    Des chercheurs américains de l’Ecole Samueli du Génie et des Sciences appliquées de l’Université de Californie (UCLA), et tout particulièrement Aydogan Ozcan, professeur de génie électrique et informatique, ont mis au point des innovations dans le domaine de détection et de la microscopie mobiles. Ils s’intéressent tout particulièrement aux dispositifs de diagnostics médicaux portatifs pour les pays en développement.

    Si la qualité des images réalisées par des smartphones dans le cadre de dépistage (notamment dans les pays pauvres) a déjà fait l’objet de nombreuses publications, les travaux publiés le 15 mars dans ACS Photonics, la revue de l’American Chemical Society, explorent une voix encore plus exigeante.

    Les chercheurs de l’UCLA avaient pour objectif de tirer parti du deep learning pour élever les capacités d’un appareil photo de smartphone standard jusqu’au niveau d’un microscope de laboratoire. A l’heure actuelle, les interfaces d’imagerie optique des téléphones mobiles ne sont pas conçues pour la microscopie et produisent des distorsions dans l’imagerie microscopique.

    Un dispositif imprimé en 3D et peu coûteux

    Pour palier ce handicap, les chercheurs relevé plusieurs défis :

    • la mise au point d’une pièce qui peut être placée sur l’objectif du smartphone afin d’augmenter la résolution et la visibilité des petits détails, jusqu’à une échelle d’environ un millionième de mètre.
    • Sa fabrication : elle est imprimée en 3D, ce qui permettait de la fabriquer pour un coût de 100 $ seulement.
    • Le développement d’un code informatique basé sur l’apprentissage en profondeur pour améliorer la qualité des photos prises avec un smartphone

    Les chercheurs fait appel à l’intelligence artificielle, et plus particulièrement au deep learning, pour atteindre vraiment la précision des images de laboratoire. « Grâce à l’apprentissage en profondeur, nous cherchons à combler le fossé entre les microscopes bon marché basés sur les téléphones portables et les microscopes de table standard à l’aide de lentilles haut de gamme », a déclaré Aydogan Ozcan, principal auteur de l’étude.

    Les chercheurs ont pris des photos d’échantillons de tissus pulmonaires, de sang et de frottis vaginaux, en utilisant d’abord un microscope standard de laboratoire, puis un smartphone équipé d’un accessoire de microscope imprimé en 3D. Les chercheurs ont ensuite transféré les images dans un système informatique qui «apprend» comment améliorer rapidement les images du téléphone mobile.

    Des smartphones aussi précis que des microscopes

    La technique améliore tellement la résolution et les détails de couleur des images du smartphone qu’elles se rapprochent de la qualité des images des microscopes de laboratoire. Elle s’est même révélée efficace avec des images de moindre qualité, qui avaient été compressées pour être plus facilement stockées et transférées.

    Cette technologie spécifique est juste une sorte de mise à niveau pour les caméras de smartphone, mais « nous croyons que notre approche est largement applicable à d’autres systèmes de microscopie à faible coût qui utilisent, par exemple, des lentilles ou des appareils photo bon marché, et pourrait faciliter le remplacement des microscopes de table haut de gamme avec des alternatives mobiles rentables », ont déclaré les auteurs de l’étude. L’utilisation en routine d’un tel dispositif dans des zones défavorisées du globe reste cependant inconnue.

    La recherche a été soutenue par la National Science Foundation et le Howard Hughes Medical Institute.

  • Rétinopathie diabétique : la FDA autorise la commercialisation d’un dispositif de diagnostic IA

    La Food and Drug Administration américaine a autorisé le 11 avril 2018 la commercialisation du premier dispositif médical fondé sur l’intelligence artificielle permettant de détecter la rétinopathie diabétique. Le logiciel peut identifier le trouble oculaire de manière autonome, sur le seul fondement d’une photographie de l’œil (sous réserve de la qualité du document). Ce dispositif pourra équiper les cabinets de médecins généralistes (GPs), qui pourront dès lors orienter leurs patients diabétiques vers des spécialistes en cas de suspicion avérée d’une rétinopathie.

    Commercialisation du premier dispositif de détection de la rétinopathie diabétique fondé sur l’IA

    La rétinopathie diabétique (atteinte des yeux : œil et rétine) est une grave complication du diabète qui affecte près de 50% des patients diabétiques de type 2. Les yeux sont particulièrement sensibles à l’atteinte des petits vaisseaux. En France, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant 65 ans. Aux Etats-Unis, elle est également la première cause de cécité des personnes « en âge de travailler ». 

    « Un diagnostic précoce de la rétinopathie est une composante essentielle du suivi des millions de patients diabétiques, alors que nombre d’entre eux ne sont pas examinés de manière adéquate pour cette affection et que 50% d’entre eux ne consultent pas leur ophtalmologue tous les ans », rappelle le Dr. Malvina Eydelman, directrice du département des dispositifs ophtalmologiques et oto-rhino-laryngologique au sein du Center for Devices and Radiological Health de la FDA. 

    Généraliser l’utilisation d’outils de diagnostic fondés sur l’IA chez les médecins généralistes

    Au docteur Eydelman de poursuivre : « Notre décision permettra de commercialiser une nouvelle technologie médicale basée sur l’intelligence artificielle, qui peut être utilisée au sein d’un cabinet de médecine généraliste. La FDA entend faciliter l’accès et l’usage de dispositifs médicaux connectés susceptibles de renforcer l’accès aux soins nécessaires dans le traitement d’une pathologie précise ».

    Le dispositif, intitulé IDx-DR est un logiciel informatique qui s’appuie sur des algorithmes IA pour analyser des images des yeux prises à l’aide d’une caméra rétinienne appelée Topcon NW400. Le médecin généraliste télécharge les images sur un serveur cloud équipé du logiciel IDx-DR. Ce dernier peut formuler deux propositions : 

    • « more than mild diabetic retinopathy detected : refer to an eye care professional »
    • « negative for more than mild diabetic retinopathy; rescreen in 12 months ».

    En cas de diagnostic positif, le patient est dirigé vers un spécialiste capable de confirmer ce diagnostic. Ce dispositif médical est le premier du genre à analyser des images et proposer un diagnostic de manière autonome, sans l’aide d’un professionnel de santé spécialiste. 

    Des essais concluants menés par la FDA pour tester la fiabilité du dispositif

    Pour tester la fiabilité de IDx-DR, la FDA a recueilli les images de 900 patients diabétiques et a comparé les résultats  obtenus pas des professionnels de santé et par le dispositif. Il ressort de cette étude que IDx-DR est capable d’identifier correctement les rétinopathies diabétiques dans 87,4% des cas et l’absence de troubles oculaires sévères dans 89,5% des cas.

  • ICHOM : la transition vers le value-based healthcare, le 16 mai 2018 à Paris

    À l’heure de la transformation de notre système de santé, la Chaire Innovation Management & Healthcare Performance de la Faculté de médecine de l’Université Paris-Descartes, en partenariat avec l’International Consortium for Health Outcomes Measurement, organise la conférence Shifting to Value-Based Health Care: From Theory to Practice. 

    L’événement réunissant de acteurs internationaux se tiendra le mercredi 16 mai 2018 dans le Grand Auditorium du CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental), à Paris. 300 participants et 30 leaders issus de 10 pays directement impliqués dans l’émergence de systèmes de santé fondés sur la valeur et la pertinence des soins, notamment la mesure des résultats qui importent aux patients sont attendus.

    Parmi les organisations participantes : Harvard Business School, Harvard Medical School, Karolinska Institute, Mayo Clinic, Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), European Patients’ Forum, Haute Autorité de Santé (HAS), Caisse nationale d’assurance maladie, Axa, Medtronic, Amgen, Elsan, Institut Hospitalo-Universitaire de Strasbourg, Clalit Uppsala University Hospital, Erasmus University Medical Center, etc.

    Inscriptions via le lien ci-contre.

    Programme

    8 h : Welcome coffee

    9h Introduction de Frédéric Dardel – President, University Paris-Descartes (FRA)

    9h10 How medical education can make a difference by Gérard Friedlander – Dean, University Paris-Descartes Medical School (FRA)

    9h20 How ICHOM is translating theory into practice by Christina Akerman – President, International Consortium for Health Outcomes Measurement (USA)

    9h40 What does « value » mean to patients

    Chair : Thomas Kelley – Vice President, International Consortium for Health Outcomes Measurement (GBR)

    • Helen Rochford-Brennan, Chair, European Working Group, Alzheimer Europe (IRL)
    • Anne-Sophie Joly, President, Collectif National des Associations d’Obèses (FRA)
    • Véronique Roger, Director, Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic (USA)
    • Nicola Bedlington, Secretary General, European Patients’ Forum (GBR)

    10h30 Coffee break

    10h50 Why France needs standardized outcome registers by Gregory Katz – Chaired Professor, Innovation Management & Healthcare Performance, University Paris-Descartes Medical School (FRA)

    11h10 The quality agenda in France par Dominique Le Guludec – President, Haute Autorité de Santé (FRA)

    11h30 Measuring value : data, standards & cost

    Chair : Martin Ingvar – Professor of Neurophysiology, Karolinska Institutet (SWE)

    • Jan Hazelzet, Professor of Healthcare Quality & Outcome, Erasmus University Medical Center (NLD)
    • Ran Balicer, Director, Clalit Research Institute, Chair, Israeli Society for Quality in Healthcare (ISR)
    • Detlev Loppow, Chief Executive Officer, Martini Klinik (DEU)
    • Morten Kildal, Lead for Value Based Healthcare,Uppsala University (SWE)

    12h40 Lunch break

    13h30 Challenges for health policy makers by Olivier Veran – General Rapporteur, Commission des Affaires Sociales, Assemblée Nationale (FRA)

    13h50 The payer perspective by Nicolas REVEL – General Director, Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (FRA)

    14h10 Funding for value

    Chair: Zirui SONG – Assistant Professor of Health Care Policy, Harvard Medical School (USA)

    • David Lansky, Chief Executive Officer, Pacific Business Group on Health (USA)
    • Teus Linsen, Healthcare Manager, Menzis (NDL)
    • Didier Weckner, Deputy Chief Executive Officer, AXA France (FRA)
    • Laurence Comte-Arassus, President, Medtronic France (FRA)

    15h20 Coffee break

    15h40 Measuring what matters most to patients by Alain-Michel Ceretti – President, France Asso Santé (FRA)

    16h Building outcome registers

    Chair: Patrick Pessaux – Professor of Digestive Surgery, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (FRA)

    • Thierry Chiche, Executive President, Elsan (FRA)
    • Eric Hans Eddes, Director, Dutch Institute of Clinical Auditing (NDL)
    • Béatrice Cochener, President, European Society of Cataract & Refractive Surgeons (FRA)
    • Corinne Le Goff, Senior Vice-President, Amgen Europe (CHE)

    17h10 The OECD initiatives by Stefano Scarpetta – Director, Employment Labour and Social Affairs, OECD (ITA)

    17h30 Closing remarks by Michael E. Porter – Bishop William Laurence University Professor, Harvard Business School (USA)

    Retrouvez le programme complet via ce lien.

  • L’appli « Toi Même » de l’Institut Pasteur contribue à la lutte contre les troubles bipolaires

    L’Institut Pasteur a annoncé le 5 avril 2018 le lancement d’une étude clinique visant à valider la pertinence de l’utilisation de son application « Toi Même » dans la pratique clinique quotidienne après de personnes souffrant de troubles de l’humeur.

    Cet outil est issu d’une recherche clinique sur des personnes présentant un trouble de l’humeur, et représente une solution innovante et non invasive de mesure de paramètres pertinents concernant les variations comportementales, émotionnelles et cognitives grâce aux capteurs de smartphone.

    Détecter des micro-variations d’humeur imperceptibles sans outil numérique de suivi

    Les chercheurs de l’unité Perception et mémoire de l’Institut Pasteur, dirigée par Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche CNRS, ont développé le système Toi Même© qui adossé à une application mobile permet de mesurer les micro-variations de l’humeur en temps réel chez un individu.

    Les chercheurs en charge du développement de l’outil ont bénéficié d’une aide financière d’AG2R La Mondiale et du Laboratoire d’Excellence Revive.

    Collecte silencieuse de données au service d’un suivi dans le temps

    Le suivi possible par « Toi Même » nécessite l’implication de l’utilisateur lorsqu’il s’agit de lui faire remplir des tests d’évaluation de son humeur et de l’évolution de son comportement. Cette méthode traditionnelle de suivi, qui s’apparente à des entretiens cliniques, n’est pas dénuée de biais et ne permet pas un suivi rapproché et basé sur des paramètres précis.

    En outre de cette collecte traditionnelle de donnée, « Toi Même » collecte en parallèle, sans intervention de l’utilisateur, des données renseignant sur son activité physique et sociale, grâce aux capteurs d’un smartphone. Les données sont recueillies en temps réel et peuvent être facilement transmises, traitées et stockées afin d’identifier des changements de comportements et d’humeur.

    Le stockage et l’analyse des données permet une évaluation de la maladie qui s’inscrit dans le temps.

    Pour le patient, la disponibilité des données lui permettra de mieux comprendre sa maladie, mieux se connaître et au final d’être davantage acteur de son traitement.

    Une étude clinique rendue possible grâce à la DSI et le Centre de recherche translationnelle de l’Institut

    Le 2 avril 2018, l’équipe a lancé une étude clinique pour valider la faisabilité et tester la pertinence de cet outil dans le suivi des patients souffrant de troubles de l’humeur.

    À terme, l’étude permettra de disposer de mesures objectives qui aideront à :

    • préciser les diagnostics ;
    • mieux connaître les facteurs prédictifs de réponses aux traitements ;
    • mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent ces troubles.

    Les chercheurs espèrent, grâce à une collaboration multidisciplinaire regroupant cliniciens, ingénieurs, bio-informaticiens et épidémiologistes, reposant sur les outils hautement technologiques, arriver à développer des algorithmes prédictifs de la nature dynamique des troubles identifiés. Une façon de prévoir les risques de rechute ou de réponses partielles au traitement.

  • L’appli de télémédecine Babylon bientôt accessible aux utilisateurs du réseau WeChat (Chine)

    Babylon Health, une start-up britannique de santé numérique qui utilise des algorithmes basés sur l’IA pour établir des diagnostics à distance, a signé début avril 2018 un accord avec le géant chinois de l’internet Tencent afin de proposer sa technologie sur WeChat, le service de messagerie du groupe, réseau social le plus populaire de Chine.

    L’accord permettra aux utilisateurs de WeChat de communiquer leurs symptômes à l’application de Babylon, qui leur enverra ensuite des conseils médicaux. Cette alliance va permettre à l’entreprise britannique de pénétrer plus facilement l’immense marché chinois.

    Tencent et Babylon n’ont pas révélé les détails financiers du partenariat.

    Confidentialité des données de santé : des réglementations moins strictes en Chine

    La méfiance du NHS vis-à-vis de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé pourrait être l’une des raisons pour lesquelles Babylon Health recherche des opportunités à l’étranger, selon le Financial Times.

    Sam Smith, coordinateur de campagne à medConfidential, une organisation qui milite pour le respect de la confidentialité des informations des patients, a déclaré que l’entreprise britannique devrait en effet être mieux accueillie dans les pays avec des services de santé et des règlements moins développés qu’en Europe.

    De son côté, Tencent a déjà investi dans WeDoctor, un fournisseur chinois de soins en ligne, mais a déclaré que Babylon était un « leader dans cette technologie ».

    Babylon cherche à développer ses partenariats internationaux

    Il s’agit du deuxième contrat international établi par Babylon Health au cours des deux derniers mois, le premier ayant été signé en mars avec le ministère de la Santé de l’Arabie saoudite.

    Babylon Health comptabilise actuellement plus d’1,4 million d’utilisateurs, qui peuvent bénéficier de consultations vidéo payantes et d’un vérificateur de symptômes automatisé gratuit. Près de la moitié d’entre eux sont basés au Royaume-Uni, les autres étant répartis entre le Rwanda et l’Irlande.

    IA médicale : les médecins britanniques restent prudents

    Le directeur général de Babylon Health, Ali Parsa, a tenté de nouer des partenariats avec de grandes entreprises high tech britannique et des services de santé publique comme le NHS du Royaume-Uni.

    Un premier puis un deuxième essai ont été mis en place pour permettre à environ 1 million de Londoniens de tester l’application. Mais, le dispositif n’a pas dépassé le mode expérimental en raison des critiques exprimées par certains médecins, avançant que Babylon Health « sélectionnerait » les patients les plus faciles à gérer et que l’application pourrait s’avérer dangereuse d’un point de vue éthique ou renforcer la pression exercée sur le système de santé publique.

    La sécurité des données posent question

    Daniel Ray, directeur « Data Science » du NHS Digital, a déclaré au Financial Times que l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé offrait d’énormes possibilités, mais soulevait aussi des questions sur la sécurité et la confidentialité des informations des patients. En conséquence, le NHS a lancé un groupe de travail pour discuter de la réglementation à adopter concernant l’usage de l’intelligence artificielle dans le domaine médical.

    Les médecins britanniques s’interrogent également sur l’efficacité des outils de diagnostic créés par Babylon Health. Selon eux, les algorithmes d’IA conçus pour apprendre par eux-mêmes à partir de l’analyse de données historiques présenteraient quelques défaillances.

    Babylon Health rappelle être classé parmi les « fabricant d’appareils médicaux de classe 1 » selon les règles établies par l’Autorité de réglementation des médicaments et des produits de santé du Royaume-Uni. Cependant, Margaret McCartney, médecin généraliste et rédactrice dans le domaine de la santé, a déclaré que les normes existantes n’étaient pas adaptées aux systèmes basés sur l’intelligence artificielle (Financial Times).

    Ce nouveau contrat avec Tencent va permettre à Babylon Health d’expérimenter sa technologie à grande échelle et d’envisager des ajustements en fonction des retours des utilisateurs.

  • Babylon Health’s telemedicine app soon available to WeChat users in China

    Babylon Health, a British digital health start-up that uses AI-based algorithms to assess illness, signed an agreement in early April 2018 with the Chinese internet giant Tencent to offer its technology on WeChat, the group’s social messaging platform, very popular in China.

    The deal will give WeChat’s almost 1 billion users the ability to send medical symptoms to Babylon’s app, which will send back healthcare advice. This alliance will propel the British company into the huge Chinese market.

    Tencent and Babylon did not disclose the financial terms of the licensing agreement.

    Health data privacy: less resistance in China

    According to the Financial Times, the challenges with the NHS – which is quite worried about the use of artificial intelligence (AI) in the health sector – could be the reason why Babylon is looking for opportunities abroad.

    Sam Smith, a campaign co-ordinator at medConfidential, a health data privacy advocacy group that campaigns the implementation of data protection law, said the UK company should experience less resistance in countries with less developed health services and regulations.

    Tencent has invested in WeDoctor, a Chinese online healthcare provider, but said Babylon was a « leader in this technology. »

    Babylon seeks to develop its international partnerships

    It is the second international agreement established by Babylon in the past two months, the first having been signed in March 2018 with Saudi Arabia’s Ministry of Health.

    Babylon has currently more than 1.4 million users, who can benefit from paid-for video consultations and free automated symptom-checker. Nearly half of its users are based in the United Kingdom, with the  remainder spread across Rwanda and Ireland.

    Medical IA: British doctors are skeptical

    Ali Parsa, Babylon’s chief executive, has tried to make partnerships with British large tech companies and public health services like the UK’s NHS.

    The company agreed a first and a second trial with the NHS in November 2017 to allow about 1 million Londoners to test the application. But, it didn’t go further because of the criticism of some doctors, arguing that Babylon is “cherry-picking” the easiest patients and the app could could be unsafe from an ethical point of view, or increase pressure on the public health system.

    Data security is the main concern

    Daniel Ray, director of data science for NHS Digita, told the Financial Times that the use of artificial intelligence in healthcare offered enormous opportunities; but also raised questions about data privacy and accountability. As a result, the NHS has launched a working group to discuss regulation for AI.

    British doctors have also been questioning the effectiveness of Babylon’s diagnostic tools, pointing to biases in AI algorithms that learn from historic data sets to predict future patterns.

    Babylon says that it is registered as a so-called “class 1 medical device manufacturer” under rules set by the UK’s Medicines and Healthcare Products Regulatory Authority. But Margaret McCartney, a GP and healthcare writer, said existing standards are ill-equipped to analyze artificial intelligence (Financial Times).

    This new partnership with Tencent will allow Babylon to experiment its technology on a large scale and to consider adjustments based on user feedback.