Europe

  • Le 10e congrès de la Société Française de Télémédecine aura lieu les 7 & 8 décembre 2017 à Paris

    « Ambulatoire et Domicile : les Enjeux de la Télémédecine », tel est le thème du 10e congrès européen de la Société Française de Télémédecine qui se tiendra les 7 & 8 décembre 2017 à la Maison Internationale de la Cité Universitaire à Paris.

    L’accent sera notamment mis sur les préconisations de la SFT autour des quatre domaines qui sous-tendent son activité : domaines scientifique et institutionnel, Sciences Humaines-Economie-Droit, Ingénierie.

    Programme :

    Jeudi 7 décembre 2017

    • 9h30-11h30 : Actualités et perspectives de la télémédecine autour de l’ambulatoire : Parole à la DGOS, aux ARS et aux GCS
    • 11h30-12h30 : Retours d’expériences
    • 12h-12h45 : Tribune : Pour les déserts médicaux, télémédecine ou mobilité des professionnels de santé ?
    • 14h-15h : Attente des professionnels envers la télémédecine pour la chirurgie ou les procédures ambulatoires
    • 15h-16h : Communication orales scientifiques libres
    • 16h30-17h15 : Des projets qui améliorent l’accès aux soins ambulatoires
    • 17h15-17h30 : Pitchs des prix innovations 2016 et annonce auditions 2017

    vendredi 8 décembre 2017

    • 9h30-11h30 : Formation des professionnels à la télémédecine : quelles spécificités ?
    • 11h30-12h : Les préconisations de la SFT : Nous sommes prêts !
    • 12h-13h : Le service médical attendu ou rendu de la télémédecine
    • 13h-13h30 : Retours d’expériences
    • 14h30-15h30 : La relation patient au cœur des organisations de soins avec la télémédecine
    • 15h30-16h30 : Télémédecine : l’atout gagnant du parcours de soins ambulatoires
    • 16h30-17h : Remise des prix de l’innovation et conclusion

    Pour toute information : contact@sft-congres.com

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription

    Le programme est disponible via le lien ci-contre : Programme

  • GHT : la DGOS propose un modèle de convention d’association entre GHT et CHU

    La Direction générale de l’offre de soins a mis en ligne lundi 13 mars 2017 un modèle de convention d’association entre GHT et CHU, pour les GHT ne comprenant pas de CHU dans leurs membres.

    La loi prévoit en effet que tous les GHT s’associent à un CHU pour les activités suivantes :
    • l’enseignement et la formation initiale des professionnels médicaux
    • la recherche
    • la gestion de la démographie médicale
    • la référence et le recours.

    Le modèle de convention apporte des précisions sur chacune de ces activités. La convention est conclue pour une durée de 5 ans.

    Enseignement et formation initiale des professionnels médicaux

    Le CHU coordonne l’organisation de certaines des missions d’enseignement de formation initiale des professionnels médicaux et paramédicaux :

    • généralisation de l’utilisation de la simulation dans les parcours de formation, par la mutualisation des moyens et la complémentarité des actions;
    • facilitation de l’enseignement à distance pour les internes : visioconférence, simulation, e-staffs… ;
    • gestion des étudiants hospitaliers, des internes et sages-femmes ;
    • mise en place, le cas échéant, d’actions communes pour le développement professionnel continu des professionnels de santé, hospitaliers et hospitalo-universitaires.

    Recherche et innovation

    L’association du CHU avec un GHT et ses membres a quatre objectifs :

    • développer la recherche biomédicale, notamment clinique, en territoire;
    • évaluer des produits et des technologies biomédicales ;
    • transférer des technologies de recherche vers le diagnostic et le traitement des pathologies ;
    • diffuser les connaissances issues de la recherche.

    Le CHU :

    • coordonne l’organisation territoriale de la recherche clinique et translationnelle, en association avec le GHT et en concertation avec les UFR et les composantes recherche (INSERM, clusters…)
    • développe les fonctions hospitalières supports aux activités de recherche et d’innovation dans les territoires de sa subdivision universitaire.

    Par ailleurs, le CHU et le GHT signataires de la convention promeuvent le développement de la recherche en soins primaires, en particulier sur les parcours de santé, les organisations innovantes, les pratiques de soins avancées.

    Gestion de la démographie médicale

    Le CHU et le GHT travaillent sur des principes communs :

    • définition de règles partagées de publication des postes vacants et d’offres de recrutement;
    • harmonisation des règles d’organisation et de gestion du temps de travail médical et de la permanence des soins;
    • harmonisation des règles relatives à la rémunération du temps de travail additionnel et à la reconnaissance du temps consacré par les praticiens à leurs différentes activités au sein des établissements publics de santé;
    • harmonisation et limitation des coûts d’intérim via une approche groupée.

    Référence et recours

    • L’établissement support du GHT et le CHU  établissent un diagnostic partagé des besoins liés aux activités de recours et de référence.
    • Le CHU définit et met en place avec le GHT les étapes du parcours de prise en charge des patients.
    • La télémédecine, la concertation médicale inter-établissements et le partage du temps médical sont développés afin de favoriser l’échange, la promotion des bonnes pratiques professionnelles et la pertinence des conduites médicales.
  • Signalement des effets indésirables : ouverture du portail signalement-sante

    Signalement-sante.gouv.fr, tel est l’adresse du portail ouvert le 13 mars 2017 par le ministère de la Santé pour le signalement des événements sanitaires indésirables. Prévu par la loi de modernisation du système de santé, le site simplifie les démarches à effectuer en la matière, pour les usagers comme les professionnels.

    Trois cas de figure sont prévus selon l’événement indésirable ou la situation identifiée :

    • déclaration en ligne directe ; 
    • renvoi vers des systèmes de télé-déclaration existants, comme par exemple le portail vigie-radiothérapie de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ;
    • renseignements sur la démarche à suivre pour certains signalements spécifiques qui nécessitent d’être effectués soit par un professionnel de santé (côté usager) ou par un professionnel spécialisé (côté professionnel).

  • « Le pharmacien, premier recours de soins des patients » (Avenir Pharmacie)

    A l’occasion de PharmagoraPlus, qui s’est tenu les 11 et 12 mars 2017 à Paris, Satispharma et Opinionway ont réalisé une étude intitulée « Avenir Pharmacie », qui s’intéresse à la pharmacie comme centre des services de santé de demain à travers quatre thématiques :

    • Observance et bon usage
    • Interprofessionnalité
    • Spécialisation
    • Services quotidiens

    Cette enquête, menée auprès d’équipes officinales et de leurs patients, a été réalisée entre le 20 janvier et le 16 février 2017 et a été publiée le 1er mars 2017.

    L’objectif était de comprendre ce que les patients attendent de leurs pharmaciens et d’appréhender les enjeux de la pharmacie du futur. Xavie Pavie, Pr à l’ESSEC Business School et parrain académique de cette étude, estime que « nous disposons du chemin à prendre pour construire le métier du pharmacien du 21e siècle et qui à l’évidence sera l’acteur de santé prioritaire ».

    Le pharmacien : un rôle clef avec le patient et les autres professionnels de santé

    Le pharmacien d’officine, professionnel de santé de proximité de confiance

    • 99 % des patients chroniques interrogés font confiance à leur pharmacien pour les aider à bien prendre leur traitement, mais deux tiers d’entre eux souhaiteraient un entretien de 15 minutes avec leur professionnel de santé à ce sujet.
    • 38 % des patients désireraient que leurs piluliers soient préparés par le pharmacien chaque semaine, et près d’un quart d’entre eux seraient même prêts à payer pour ce service.
    • En cas d’hospitalisation prévue, 68 % des patients interrogés trouveraient utile se s’entretenir durant 15 minutes avec leur pharmacien pour répondre à leurs questions et préparer leur retour à domicile.
    • 96 % des patients estiment qu’avoir une pharmacie à proximité de leur domicile est indispensable mais 53 % d’entre eux indiquent être prêts à changer de pharmacie pour bénéficier de conseils spécialisés en cas de maladie grave, tout en faisant à 94 % confiance aux-dits pharmaciens pour leurs conseils dans cette situation.

    Le pharmacien coordonnateur des professionnels de santé

    • 49 % des patients seraient intéressés par la possibilité de confier à sa pharmacie la prise de rendez-vous avec les autres professionnels de santé qui les suivent (médecins généralistes, infirmiers, spécialistes etc.).

    De nouvelles missions pour le pharmacien d’officine ?

    • Avant la précision du prix, 54% des patients seraient intéressés par la livraison des médicaments à domicile et 62 % souhaiteraient envoyer leurs ordonnances par Internet.
    • 39 % des patients seraient favorables à l’autorisation de la vente d’assurances santé en pharmacie.
    • Quant à la fixation des prix des médicaments non remboursés 78 % des patients et 64 % des pharmaciens y seraient favorables.
    • 96 % des pharmaciens interrogés seraient favorables à leur autorisation de prolonger certaines ordonnances et 66 % d’entre eux à l’autorisation de prescrire et interpréter les analyses de laboratoires.

  • Le congrès e-Health World Monaco 2017 aura lieu les 1er et 2 juin 2017

    Le congrès e-Health World Monaco tiendra sa troisième édition en Principauté les 1er et 2 juin 2017.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par Israël Nisand, Président du Forum Européen de Bioéthique de Strasbourg.

    Il s’articulera autour de débats (impression 3D – 4D, l’IA au service de la médecine, l’homme augmenté, les robots) d’ateliers (blockchain, business et économie en e-santé), de conférences (bioéthique de l’e-santé, e-santé : et l’Afrique ?) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-up.

    Les débats

    • La création de tissus, les biomatériaux au service de l’humain
    • Impression 3D, 4D
    • Les organes de synthèse
    • Le patient connecté
    • L’intelligence artificielle au service de la médecine
    • L’homme augmenté, les robots
    • La Simulation, les Serious Games, la Réalité virtuelle et l’impression 3D pour Apprendre, Enseigner, Opérer.
    • Présentations de start-ups
    • La beauté connectée en partenariat avec l’Oréal et la Samcep

    Les ateliers

    • Blockchains
    • Science et Recherche
    • Business et économie en e-santé
    • e-santé en Afrique
    • Le patient connecté en partenariat avec BeWell Connect

    Les conférences

    • Bioéthique de l’e-santé Pr Israël Nisand Directeur du Forum de Bioéthique de Strasbourg
    • e-santé : et l’Afrique ? Pr Dinard Kouassi Directeur de l’Institut National de Santé Publique de Cote d’Ivoire Samir Abdelkrim Fondateur de StartupBRICS.com

    La « nuit connectée » sera un moment d’échange entre start-uppers et partenaires et, pour les congressistes, la découverte en avant-première des innovations qui préfigurent la médecine de demain.

    La liste des conférenciers est accessible via le lien ci-contre : Conférenciers

    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription

  • GHT : l’ANAP et l’ASIP lancent un dispositif d’accompagnement à la convergence des SI

    L’ANAP et l’ASIP santé ont lancé le 9 mars 2017 une plateforme dédiée à l’accompagnement de la convergence des systèmes d’information des GHT. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif national d’appui à la mise en place des GHT piloté par la DGOS.

    La mutualisation des systèmes d’information des établissements membres d’un GHT est fixée à 2018 et leur convergence à janvier 2021.

    Un guichet unique pour les relations GHT – agences nationales

    Le site si-ght mis en place par l’Asip et l’Anap permet aux acteurs de consulter la documentation disponible et de solliciter l’appui des agences nationales. Il rassemble un panel de ressources pour aborder les problématiques de la convergence des systèmes d’information.

    Un formulaire permet de poser des questions ou de soumettre des  difficultés à l’ANAP et l’ASIP. Il est prévu que les questions les plus pertinentes et structurantes fassent l’objet d’un groupe de travail dont les résultats enrichiront la plateforme. Les requêtes seront traitées par un collège d’experts composé de l’ANAP, l’ASIP et de la FHF.

    Des comités d’appui régionaux 

    Le dispositif d’appui mis en place par l’ANAP et l’ASIP prévoit également des comités régionaux, organisés par les ARS et l’ASIP deux fois par an,  et réunissant les directeurs des SI des GHT. L’objectif est d’échanger sur la convergence, les bonnes pratiques, les freins rencontrés et ainsi, d’ajuster les besoins des établissements en termes de système d’information.

    L’ANAP installe en parallèle un « réseau de pairs » pour favoriser la diffusion des bonnes pratiques et augmenter la proximité entre professionnels.

  • Implants : « Chercheurs et industriels doivent se rapprocher pour soutenir l’innovation » (Pr Mondain)

    L’implant cochléaire a 40 ans. Le brevet a été déposé le 16 mars 1977. A cette occasion, Health&Tech Intelligence a interrogé le Pr Michel Mondain, responsable de l’équipe médicale ORL et audiologie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, qui met en évidence le rythme d’innovation soutenu de ce secteur.

    La première implantation d’un implant cochléaire a eu lieu en France. A quoi ressemblait ce 1er implant électronique ?

    Au tout début, l’appareil n’était doté que d’une électrode, l’implant était réservé aux adultes, souffrant d’une surdité profonde. Dans les années 1980/1990, les électrodes et le matériel se sont miniaturisés, les stratégies de codage du son se sont sophistiquées, les batteries sont devenues plus autonomes. Progressivement, nous avons pu implanter des enfants présentant une surdité congénitale, à partir de 2 ans au début, puis aujourd’hui dès 9 mois. Dans les années 2000, nous avions suffisamment de recul pour démontrer que l’implant cochléaire donnait de très bons résultats auditifs. La parole peut être reconnue facilement dans le silence.

    Grâce à cela, l’extension d’indication à des surdités incomplètes est devenue possible. D’autant que parallèlement, la chirurgie a elle aussi progressé. Le travail sur le design des électrodes et bientôt le recours à des robots chirurgicaux permettent de réaliser des actes moins agressifs. La pose d’un implant cochléaire chez une personne sourde d’une seule oreille, qui n’est pas totalement handicapée, est maintenant en cours de diffusion.

     Aujourd’hui, les implants cochléaires sont des objets connectés. Est-ce un gadget ou un vrai plus pour le patient ?

    Bien sûr, être capable de fournir au cerveau un signal sonore le plus proche possible de la réalité, c’est l’essence de la recherche. Mais nous devons aussi favoriser le confort du patient et répondre à ses besoins. Un implant relié à un smartphone en bluetooth permet d’écouter de la musique. Pour les personnes âgées, un implant communicant présente aussi des avantages : il devient possible de réaliser des réglages à distance, par des systèmes de télé-audiologie.

    Par ailleurs, recueillir des « data » via l’implant fait l’objet de développements intéressants. En effet, le succès de l’appareillage repose sur le réglage des paramètres de stimulation. Pour cela, un examen s’impose : le recueil des potentiels évoqués auditifs. Si nous sommes capables de les réaliser en continu, nous pourrons affiner le réglage et faire du sur-mesure.

    La France a été pionnière dans l’implant cochléaire. A-t-elle réussi à maintenir son avance ?

    Nous avons des scientifiques, des structures de recherche et des cliniciens de renommée internationale. Mais, quand vous allez en Allemagne; en Australie, ou aux États-Unis – des pays en pointe dans le secteur -, vous vous rendez compte que les industriels et les chercheurs travaillent vraiment ensemble. Les moyens financiers des industriels arrivent directement. En France, ce rapprochement est en train de s’opérer mais il n’est pas encore optimal. C’est un handicap pour notre développement industriel. Si nous voulons accélérer les phases de développement et accéder plus rapidement au marché, nous devons améliorer l’interpénétration des mondes universitaire et industriel.

    Dans le secteur du dispositif médical, la majorité des entreprises sont des PME. Est-ce le cas dans l’audition et est-ce un handicap pour soutenir l’innovation ?

    Les compagnies qui fabriquent des implants cochléaires pèsent lourd. Par ailleurs, le marché est en train de se restructurer. Depuis quelques années, nous assistons à des rachats d’entreprises qui modifient le paysage économique. Il y a eu la fusion de Phonak et d’Advanced Bionics puis en 2013, la PME française Neurelec, spécialiste de l’implant cochléaire, a été rachetée par le groupe danois William Demant, qui fabrique des aides auditives. Ces rapprochements de professionnels de la restauration auditive permettent des convergences de compétences, de mieux valoriser l’innovation et de proposer un éventail de solutions plus large, allant de la simple déficience auditive à la surdité profonde.  Enfin, des regroupements vont peut-être « booster » la phase de développement industriel.

                                                                                                                               

     

  • Paerpa : 27 % des professionnels de santé ayant pris part au dispositif ont abandonné (Sondage UNPS)

    Le modèle Paerpa ne fait pas ses preuves auprès des professionnels de santé libéraux, telle est la conclusion du sondage de l’Union Nationale des Professionnels de santé (UNPS), diffusé le 8 mars 2017. Lancé à l’été 2016, le sondage a recueilli les expériences Paerpa de 1444 professionnels de santé.

    Un grand nombre d’abandons et un manque de coordination

    Le sondage dévoile deux aspects du modèle Paerpa qui ne font pas leurs preuves, selon l’UNPS:

    • Sur un total de 1444 professionnels de santé (PS) interrogés, 127 exercent sur un territoire PAERPA et seulement 72 annoncent avoir participé au dispositif.
      • Sur ces 72 professionnels de santé ayant pris part au dispositif, 20 (dont 13 médecins généralistes, 3 infirmières, 1 pharmacien et 3 masseurs-kinésithérapeutes) ont abandonné, soit 27% d’abandon.
      • Les causes énoncées sont:
        • Une mise en concurrence avec les structures sanitaires et médico-sociales (SSIAD, HAD, réseaux de santé, etc…). 
        • Une lourdeur du dispositif, « son inutilité et ses modalités irréalistes ».
    • Deuxièmement, les professionnels interrogés pensent que le cahier des charges « ne génère pas davantage de concertation pluriprofessionnelle ni de réels échanges d’informations sur le patient », engendrant de fait une mauvaise coordination. Les missions et responsabilités des professionnels de santé sont insuffisamment définies et rémunérées. Enfin, il est également pointé que le modèle Paerpa souffre de l’absence de logiciel interprofessionnel opérationnel commun.

    Les volontés exprimées par l’UNPS

    L’UNPS évoque deux principales volontés:

    • Premièrement, elle veut « revoir le modèle pour qu’il réponde aux besoins de coordination des professionnels de santé libéraux sur lesquels repose l’enjeu du virage ambulatoire ».
    • Deuxièmement, définir avec les professionnels de santé libéraux dans le cadre du dialogue conventionnel les outils et le modèle de coordination pour qu’ils correspondent à l’exercice professionnel de terrain pour une prise en charge efficiente et adaptée des patients pour un maintien à domicile renforcé.
  • Journées internationales des technologies médicales et E-health Challenge, 13 -14 avril 2017 à Tunis

    L’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis organise les 13 & 14 avril 2017 la troisième édition des « Journées internationales des technologies médicales », sous l’égide de l’Université Tunis El Manar et des ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et de la Santé Publique.
    Professionnels de la santé, chercheurs et entreprises du secteur se rassembleront autour du thème « la recherche au service de l’industrie biomédicale ».

    Deux événements auront notamment lieu en parallèle :
    • L’E-Health Challenge : compétition nationale lancée afin de stimuler chez les jeunes chercheurs et diplômés l’aventure entrepreneuriale et récompenser leur capacité d’innovation.
    • Une conférence internationale sur les Technologies Médicales afin de réunir les chercheurs de ce domaine.

    L’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis (ISTMT), qui fait partie de l’Université de Tunis El Manar (UTM), organise la première édition du Tunisie eHealth Challenge en partenariat avec Technopark Elghazala, la Faculté de Médecine de Tunis et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.
    Ce défi invite les jeunes talents tunisiens à mettre leurs passions et leur créativité dans le développement technologique du secteur de la santé, en particulier les soins de santé et la santé publique.

    Thématiques

    • systèmes d’information clinique et hospitalière
    • systèmes médicaux sur ordinateur
    • systèmes médicaux embarqués
    • télémédecine
    • domotique et soins de santé,
    • M-Health (applications mobiles pour la santé)

    Calendrier

    • 28 février 2017 : soumission du prototype
    • 15 mars 2017 : demi-finale
    • 14 avril 2017 : finale

    Critères d’éligibilité

     La compétition est ouverte à:

    • Étudiants des institutions éducatives tunisiennes en tant que chefs d’équipe avec ajout possible d’autres étudiants ou membres professionnels à l’équipe.
    • Maximum 4 membres.
    • Chaque équipe doit comprendre un chef de projet qui doit fournir une adresse e-mail et des coordonnées pour recevoir toutes les communications des organisateurs de la compétition.
    • Les participants doivent être âgés de plus de 18 ans.

    Sont acceptées pour la soumission toutes les idées novatrices qui n’ont pas fait l’objet de récompenses précédentes.

    Évaluation

    Les participants seront évalués selon les critères suivants:

    • Innovation et créativité
    • Avantages, utilité, temps et rentabilité, convivialité
    • Impacts à court et à long terme sur les patients, les professionnels de la santé, l’économie, etc.
    • Qualité des prototypes démontrés et présentation des projets / idées

    Vous pouvez participer via le lien ci-contre : Participation

  • « Les patients sont de plus en plus intéressés par les données techniques » (Pr Damien Léger, AP-HP)

    Le Professeur Damien Léger, qui dirige le centre du Sommeil et de la Vigilance de l’Hôtel-Dieu (AP-HP, Paris), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence sur les apports de la e-santé en matière de prévention, de dépistage et de suivi des troubles du sommeil :

    • les applis et bracelets connectés permettent de mesurer les phases d’éveil et d’endormissement, pas la qualité du sommeil ;
    • les dispositifs médicaux, pour l’apnée du sommeil, sont de plus en plus communicants et permettent une alerte précoce des soignants ;
    • la télétransmission des données recueillies à domicile est complexe sur le plan juridique ;
    • la capacité à mesurer le sommeil sans capteurs est l’innovation qui permettra d’améliorer le confort des patients.

    Tels sont les principaux points abordés par le Pr Léger dans cet entretien.

    Quels peuvent être les apports du numérique pour le suivi des troubles du sommeil ? Où en est-on actuellement, entre produits orientés « bien-être » et dispositifs médicaux ?

    Il existe des technologies numériques depuis longtemps pour bien suivre les patients à domicile, comme les bracelets d’actimétrie (examen du rythme veille-sommeil). De bonne qualité, ils fournissent de nombreuses informations utiles pour mesurer le sommeil. Ces appareils ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie.

    De nouveaux outils comme les bracelets connectés liés à une application permettent de renseigner sur le rythme coucher/lever. Bien que leurs algorithmes ne soient pas toujours bien validés, ils peuvent aider dans la pratique clinique dès lors que le transfert des données vers le dossier médical est possible. Je précise que ces outils ne renseignent pas sur le sommeil, mais sur le comportement vis-à-vis du sommeil, notamment le temps passé au lit. La mesure des phases de sommeil qu’ils proposent n’a pas de validation scientifique.

    Il existe aussi des applis utiles pour le sommeil. Nous avons par exemple mis au point une appli qui s’appelle ISommeil, et dont le développement a été financé dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Elle permet de mesurer le temps de sommeil et les ronflements. Elle facilite également l’endormissement et le réveil avec des séquences sonores et des lumières adaptées. Disponible aujourd’hui en 3 langues, elle a été téléchargée plus de 100 000 fois.

    Qu’en est-il de l’apnée du sommeil ?

    La majorité des dispositifs médicaux sont équipés de capteurs mesurant la compliance des patients : flux, durée d’utilisation de l’appareil, etc. Avant, les données étaient récupérées grâce à une petite carte intégrée à l’appareil. La nouveauté aujourd’hui, c’est que certains dispositifs médicaux télétransmettent les données, et permettent ainsi aux médecins de récupérer des données traitées. C’est le cas par exemple de Nowapi (VitalAire, Air Liquide Healthcare).

    Mais la télétransmission des données mesurées par les dispositifs médicaux est complexe sur le plan juridique : elle est en effet autorisée si le patient ne s’y oppose pas.

    Du point de vue du praticien, cette télétransmission apporte un gain de réactivité : les données sont traitées par le prestataire avec un niveau d’alerte, ce qui permet de réagir plus rapidement.

    Quels sont les apports du numérique en matière de prévention et de dépistage des troubles du sommeil ?

    En matière de prévention, nous travaillons actuellement avec la sécurité routière sur les systèmes embarqués pour dépister la somnolence au volant. Il s’agit encore d’un gadget pour les constructeurs, avec un positionnement marketing plutôt que l’élaboration de véritables outils. Nous souhaiterions que ces systèmes soient validés par une commission d’experts.

    En matière de dépistage, le matériel du lit commence à être utilisé pour évaluer la durée de sommeil : oreillers connectés, draps connectés, bandeaux sous les matelas… La start-up Rythm a, de son côté, développé Dreem, un bandeau censé améliorer la qualité et augmenter la durée du temps de sommeil profond. Ce n’est pas un dispositif médical.

    Le matériel médical, notamment les polysomnographes, est de plus en plus fiable, miniaturisé et numérisé. Les tracés de sommeil sont toutefois encore longs à lire. Pour en faciliter la lecture, nous menons actuellement un projet de machine learning dans le cadre d’un consortium avec Polytechnique et Rythm. Il est financé dans le cadre du PIA.

    Quelles sont les conséquences du numérique sur vos pratiques professionnelles ?

    Le métier de techniciens du sommeil est en cours de développement et de professionnalisation. Nous avons monté un DU à l’université Paris Descartes, et en formons entre 40 et 50 chaque année. Les techniciens du sommeil, qui sont souvent d’anciens infirmiers ou techniciens de radiologie, sont capables d’équiper les patients, en laboratoire ou en cabinet médical, et d’analyser une partie de leurs données. La prescription et l’analyse restent du ressort du médecin.

    Par ailleurs, les patients sont de plus en plus intéressés par les données techniques. Je pense notamment aux personnes souffrant de syndrome d’apnée du sommeil : il y a beaucoup d’indicateurs directs sur les appareils, et ces personnes connaissent leurs chiffres (pression moyenne, nombre d’apnées…). La situation est plus confuse pour les insomniaques, car ils maîtrisent mal les notions autour du sommeil, et ne savent pas quoi faire de leurs données.

    Travaillez-vous avec des entreprises/start-up à la co-construction de solutions ?

    Nous sommes amenés à valider des algorithmes dans le cadre de la recherche, mais nous sommes très prudents sur leur présentation et leur validation. Il faut garder en tête l’intérêt des patients.

    Le cadre actuel d’évaluation des technologies de santé est-il adapté à ces innovations ?

    Une fois que les produits sont validés, nous les utilisons, en les adaptant si besoin. Nous n’avons pas de rôle spécifique dans l’évaluation, et, pour l’instant, il n’y a pas de dispositifs médicaux qui nécessiteraient d’évaluation en vie réelle.

    Comment se dessine l’innovation pour le suivi du sommeil ?

    Je pense à la capacité à mesurer le sommeil sans capteurs, car ces derniers gênent les patients. La literie « intelligente », et plus largement l’environnement des dormeurs, apporte des informations de plus en plus précises.