Europe

  • Insuffisance cardiaque : un nouveau parcours de prise en charge aux hôpitaux Henri-Mondor (AP-HP)

    La Cellule de coordination de l’insuffisance cardiaque et des cardiomyopathies (CCICC) des Hôpitaux universitaires Henri Mondor (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) a été créée pour améliorer la prise en charge des patients atteints d’insuffisance cardiaque.

    Selon un communiqué de l’AP-HP, elle propose depuis le 5 avril 2018 un parcours de soin innovant, qui permet d’améliorer leur qualité de vie et leur pronostic, en combinant plusieurs leviers : l’innovation technologique, de nouvelles compétences paramédicales afin de lutter contre la désertification médicale, et le maintien d’un contact humain indispensable pour améliorer le suivi des patients et leur observance des traitements.

    Le CCICC poursuit un triple objectif

    Soutenu par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, le CCICC est dispositif innovant tant dans la conception du parcours que dans les compétences médicales et paramédicales mobilisées, et repose sur deux infirmiers. Il poursuit un triple objectif :

    • améliorer le parcours intra-hospitalier et la sortie d’hospitalisation des patients en insuffisance cardiaque : réalisation d’une consultation d’annonce et organisation d’ateliers d’éducation thérapeutique, mise en place d’outils connectés et coordination du retour au domicile en lien avec les professionnels de ville ;
    • optimiser le traitement de fond de l’insuffisance cardiaque après la sortie des patients : réalisation de consultations de titration rapprochées (de quatre à dix). À terme, ces consultations pourront être réalisées par les équipes paramédicales seules (coopération, transfert de compétence) ;
    • télé-surveiller les symptômes et le poids par des outils connectés afin d’intervenir rapidement au domicile des patients si besoin. Cette télésurveillance permet de suivre au quotidien leur prise de poids (via une balance connectée) et d’évaluer leurs symptômes (via un boîtier proposant un questionnaire).

    En fonction des données recueillies, plusieurs options sont envisageables : majoration du traitement diurétique, prise de rendez-vous avec leur médecin de ville ou organisation d’une consultation urgente réalisée par la CCICC afin de décider de leur retour au domicile, ou de leur hospitalisation, ou de leur prise en charge à domicile par perfusion de diurétique (HAD).

    Cette consultation doit permettre d’éviter les nombreux passages aux urgences non coordonnés de ces patients qui peuvent se retrouver bloqués aux urgences ou hospitalisés dans des unités non spécialisées.

  • La HAS élargit son spectre de compétences en intégrant les missions de l’Anesm

    La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a confié à la Haute Autorité de Santé, à partir du 1er avril 2018, les missions de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm).

    En plus de son rôle central dans le champ sanitaire, la HAS intervient désormais aussi dans les champs social et médico-social : évaluation des établissements, élaboration de recommandations pour l’inclusion sociale, la protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes handicapées et des personnes âgées.

    L’objectif est de favoriser des parcours de santé complets et de qualité, coordonnés et transversaux, répondant aux besoins de soins et aux situations de vie de chaque personne. 

    Pour intégrer ces nouvelles fonctions, une direction spécifique au champ social et médico-social est créée au sein de la HAS, la Direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (DiQASM).

    « L’intégration des missions de l’Anesm à la HAS répond à l’impératif d’envisager la santé dans sa globalité, sans se limiter aux soins médicaux mais en y intégrant tous les aspects de la vie des personnes, en améliorant les pratiques de l’ensemble des professionnels et établissements impliqués », explique la HAS dans un communiqué du 5 avril 2018 diffusé sur son site web.

    Favoriser des parcours de santé de qualité

    L’intégration des missions de l’Anesm va permettre à la HAS de renforcer sa mission première : améliorer les pratiques de soins et de santé pour tous. Les deux principaux objectifs seront notamment de :

    • favoriser des parcours de santé complets, transversaux et lisibles pour tous.

    Le cloisonnement entre les champs sanitaire, social et médico-social a des effets délétères : errance des personnes, ruptures dans les parcours, non-recours à des soins ou des accompagnements. Les missions élargies de la HAS devront permettre une meilleure articulation et collaboration des différents acteurs sur le terrain, en se recentrant sur les besoins des personnes.

    • élaborer des travaux transversaux en profitant des expertises des différents champs.

    L’intégration des missions de l’Anesm et de ses équipes va favoriser le partage des approches qualité et des méthodologies, ce qui permettra d’enrichir les évaluations d’établissements ainsi que l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques. Si le sujet s’y prête, ces recommandations aborderont d’ailleurs systématiquement les aspects sanitaires, sociaux comme médico-sociaux. 

    Une direction et des instances dédiées aux champs social et médico-social

    La Direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (DiQASM) est créée au sein de la HAS. Celle-ci intègre les personnels de l’Anesm et est dirigée par Véronique Ghadi.

    Elle aura la charge d’élaborer les recommandations de bonnes pratiques relatives à l’inclusion sociale, la protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes handicapées, des personnes âgées mais aussi de fixer le cadre d’évaluation des quelques 30 000 établissements et services sociaux et médico-sociaux.

    Pour fixer les orientations et valider les travaux de cette direction, une commission réglementée va également être constituée, disposant du même statut que les commissions d’évaluation des médicaments, des dispositifs médicaux ou d’évaluation médico-économique déjà existantes à la HAS. Ses membres seront nommés prochainement par le Collège de la HAS.

    En complément de cette commission réglementée, la HAS constituera courant mai 2018 un comité de concertation rassemblant les parties prenantes des champs social et médico-social afin d’instaurer un espace d’échange régulier et de recueil de leurs avis et attentes.

    Des travaux déjà programmés : élaboration d’un référentiel commun, recueil de la satisfaction des personnes

    L’un des premiers chantiers concernera l’élaboration d’un référentiel commun pour l’évaluation des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

    En complément de ce socle commun, la HAS produira des volets spécifiques selon le type d’établissement et d’activité, en concertation avec les professionnels du secteur. De la même façon qu’elle l’a systématisé pour les hôpitaux et cliniques, la HAS va également développer des indicateurs pour recueillir la satisfaction des personnes âgées et handicapées accueillies dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Enfin, dans le cadre de l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques, des articulations seront construites ou renforcées entre certains travaux prévus aux programmes de travail respectifs de la HAS et de l’Anesm.

     

  • Journée de réflexion sur la valeur ajoutée de la RV dans les formations en santé, 13/06/18-Station F

    Pour la 5e édition de sa conférence annuelle, SimforHealth organise, le 13 juin 2018 à la Station F, une matinée d’information et de réflexion sur l’utilisation de la simulation numérique pour la formation et l’accompagnement des professionnels de santé.

    Rythmée par une conférence de 2h regroupant des experts du secteur académique, professionnels de santé, associations de patients et de l’industrie de la santé, la matinée se poursuivra de deux ateliers spécialisés, organisés en parallèle, afin de répondre au mieux aux questions et besoins de chacun.

    Participation gratuite, sur inscription uniquement, via le lien ci-contre.

    Au programme

    9h

    • INTRODUCTION DE LA CONFÉRENCE & PRÉSENTATION DE SIMFORHEALTH
      • Jérôme LELEU, Président de Interaction Healthcare, en charge du développement stratégique de SimforHealth
    • PRÉSENTATION DE STATION F ET DE SON ÉCOSYSTÈME E-SANTÉ
      • Vincent GALAND, Directeur des Partenariats – Ad Scientiam

    9h25 : Keynote

    L’INTÉRÊT DES OUTILS NUMÉRIQUES DANS LA FORMATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

    Dr. Thomas Grégory, Chef du service de chirurgie orthopédique à l’hôpital Avicenne de Bobigny – Expert international en réalité virtuelle & Augmentée en santé.

    9h35 : Table-ronde

    COMMENT LA SIMULATION NUMÉRIQUE S’IMPLANTE-T-ELLE DANS LA FORMATION ET L’ACCOMPAGNEMENT DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

    – Michèle LENOIR-SALFATI, Directrice générale Agence Nationale du Développement Professionnel Continu

    – Marcel AFFERGAN,Co-fondateur, Orion Santé

    – Pr. Patrick DEHAIL, Vice-Doyen de l’UFR des Sciences Médicales de l’Université de Bordeaux

    – Jean-Michel DECRET, Chargé des Relations Publiques de France AVC (Association d’aide aux patients et aux familles de patients victimes d’AVC)

    10h05 : Keynote

    VALEUR AJOUTÉE DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE POUR LES SOINS INFIRMIERS. DÉMONSTRATION LIVE DE LA RÉFECTION D’UN PANSEMENT DE PICC LINE

    Catie KINDEL, Ingénieure pédagogique, Orion Santé

    10h15 : 2e table-ronde

    – Isabelle VITALI, Innovation & Business Excellence Director, Sanofi Aventis France

    – Stéphane EIFLER, International Medical Affairs Director Biocodex

    – Dr. Julien PICARD, Anesthésiste-réanimateur Centre de Simulation de Grenoble (CESAR)

    11h Café et visite du showroom

  • HAD : l’ANAP publie des outils pour améliorer le dialogue entre les structures HAD et MCO

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP), souhaitant contribuer à améliorer le dialogue entre les établissements d’hospitalisation à domicile (HAD) et établissements MCO avec hébergement, a constitué avec la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile – FNEHAD, un groupe de travail composé de professionnels d’établissements HAD et d’experts en analyse de données.

    Leurs travaux ont abouti à la publication d’un ouvrage et d’un kit d’outils, disponibles en ligne depuis le 4 avril 2018, qui regroupent des indicateurs de performance du recours à l’HAD dans les territoires ainsi que des outils d’analyse des liens entre établissements MCO et HAD.

    Ces documents s’adressent aux médecins coordinateur en établissements HAD, chefs de service, directeurs de structures HAD et avec hébergement, référents HAD en ARS et directeurs de l’offre de soins

    Une bonne coordination, clé de la réussite de l’HAD

    L’hospitalisation à domicile nécessite la coordination de professionnels de structures différentes en amont, pendant et en aval du séjour d’HAD : médecins traitants, professionnels hospitaliers (MCO, SSR), acteurs de ville (infirmiers libéraux, pharmaciens, rééducateurs, etc.) et parfois des structures et des services médico-sociaux sont nécessaires pour la bonne réalisation d’une hospitalisation à domicile. Ainsi, la bonne fluidification du parcours patient dépend de nombreux acteurs et de coordinations plus ou moins formalisées.

    La nouvelle publication de l’ANAP vise à aider à la compréhension des enjeux du recours à l’HAD et à proposer des outils d’aide aux dialogues entre les structures HAD et MCO :

    • la première partie, consacrée aux enjeux du recours à l’HAD en France, présente l’hétérogénéité de ce type de prise en charge tant au niveau du recours, des tailles de structures que des filières auxquelles elle participe ;
    • la deuxième partie présente les résultats issus de la démarche analytique appuyée par une expertise métier. Elle a pour ambition d’introduire des indicateurs de performance du recours à l’HAD et les outils d’explorations complémentaires téléchargeables dans le kit outil HAD ;
    • la troisième partie présente sous forme de fiches de synthèse les résultats nationaux pour chaque indicateur.

    Trois outils mis en avant

    Les trois outils suivants permettent d’améliorer la connaissance réciproque de l’hospitalisation MCO et l’hospitalisation à domicile par les acteurs des territoires :

    • l’outil de connaissance des établissements HAD et SSR partenaires des établissements MCO (ORFEE) documente les transferts avec les établissements MCO/SSR-HAD et précise le lien de l’hospitalisation à domicile sur la durée de séjour des établissements MCO dans une perspective d’amélioration de la fluidité des parcours des patients ;
    • l’outil «taux de transfert moyen» permet d’évaluer un volume potentiel de transfert moyen des établissements MCO, basé sur les «taux de transferts nationaux par séjours» dans une perspective de graduation des soins ;
    • l’outil de parangonnage «ORFEE HAD» permet aux établissements HAD d’identifier des axes d’amélioration à destination des établissements et de leurs prescripteurs.

    En complément de ces outils, la fiche «facteurs explicatifs» permet de s’interroger sur les écarts de résultats entre établissements et le cas échéant, d’identifier des améliorations à mettre en place.

    Le guide « HAD : État des lieux et outils d’analyse au niveau territorial » est disponible via ce lien.

  • Appel à projets ARS IDF : créer des postes d’enseignant-chercheur pour les professions du soin

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a ouvert en février 2018 un appel à projets visant à soutenir l’innovation de l’enseignement et de la recherche par des professionnels de santé en favorisant l’émergence des fonctions « d’enseignant-chercheur bi-appartenant » pour les professions d’infirmier ou de rééducateur (masseur kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste orthoptiste, etc.).

    Il s’agit de créer un pont entre les établissements de santé (CHU, service universitaire d’hôpitaux et/ou GHT, centre ou maison de santé universitaire) et les universités, en développant leurs complémentarités reposant sur une unité de recherche de préférence ayant une approche interdisciplinaire.

    Les dépôts de candidature sont acceptés jusqu’au 20 avril 2018.

    La note complète sur l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Critères de sélection et enjeux

    Le projet est conditionné par l’engagement d’au moins trois professionnels éligibles aux fonctions d’enseignant-chercheur garantissant la mise en œuvre d’un projet d’équipe.

    Les projets seront examinés par un comité de sélection et retenus en fonction de :

    • la qualité des propositions et leur caractère structurant pour l’institution demandeuse ;
    • la stratégie universitaire d’engagement autour de l’universitarisation des professions paramédicales.

    Les projets retenus feront l’objet d’une convention permettant l’attribution des montants alloués. Ce sont 30 000 euros par personne et par an durant trois ans qui seront alloués pour appuyer la rémunération des professionnels, le reste de la rémunération devant être assuré par l’établissement et l’université.

    Modalités de soumission

    Les participants doivent utiliser le dossier d’intention de participation au projet disponible ici et envoyer à l’ARS leur dossier de candidature en deux exemplaires :

    • à Ljiljana JOVIC, Directeur des soins–Conseillère technique régionale, ARS -DOS–Pôle ressources humaines en santé, Millénaire 235, rue de la Gare,75935 PARIS Cedex 19 ;
    • par voie électronique à l’adresse suivante: ARS-IDF-CSLTECH@ars.sante.fr en précisant dans l’objet: « Projet «Emergence enseignant-chercheur bi-appartenant-2018» ».

    Calendrier

    • 20 avril 2018 : réception des dossiers d’intention de participation au projet;
    • 25 mai 2018 : identification des équipes participant au projet ;
    • octobre 2018 : mise en place du projet avec les équipes identifiées;
    • suivi de la mise en place et du déploiement du projet;
    • 30 septembre 2019/ 2020 / 2021 : transmission à l’ARS des rapports d’activité des équipes et des «enseignants-chercheurs bi-appartenants».

  • Un Conseil national de la e-santé dans l’objectif de consolider l’écosystème français

    Le Conseil National de la e-Santé (CNeS) est une nouvelle instance scientifique et technologique à but non lucratif.

    Si cette démarche a été créée officiellement le 10 août 2017 avec élection d’un bureau fondateur suite à une assemblée générale constitutive, elle a été lancée jeudi 29 mars 2018, à Reims, à l’occasion du Take Care Show.

    L’objectif est de consolider un écosystème pour soutenir et faire avancer efficacement le développement de la e-santé, en réunissant des experts, des compétences et des talents (uniquement des personnes physiques) dans les différents domaines impliqués et en ayant une représentation de l’ensemble des professions et métiers concernés.

    Autre ambition de ce Conseil, la création d’un label indépendant, CeSanté, officiel et gratuit, qui sera lancé le 1er juin 2018.

    Les principaux objectifs du conseil national de la e-santé

    Voici les mission du Conseil :

    • une réflexion interprofessionnelle globale et neutre autour de la e-santé ;
    • la rédaction de notes stratégiques, de rapports et de recommandations sur le développement de la e-santé ;
    • l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques ;
    • l’organisation événements pour promouvoir la recherche, la réflexion ou l’échange autour de la e-santé;
    • la coordination et publication d’articles et d’études scientifiques en santé numérique ;
    • toutes opérations, y compris expérimentales ou de recherches, ayant pour objet l’étude et/ou la mise en œuvre de ces recommandations ;
    • la vulgarisation et communication auprès du grand public, la formation post-universitaire des professions médicales et paramédicales.

    Plus de 80 acteurs du secteur de la e-santé impliqués

    Marc Soler, Nicolas Bondu, Adnan El Bakri, Wassim Badiou, Xavier Schneider, Eudes Ménager, Sophie Sergent, Anca Petre, Denise Silber, Benjamin De Viaris, Charles Nahmanovici, Jacques Durand, Hélène Decourteix, entre autres, font partie des membres fondateurs. 

    Les membres actuels ont été réunis par cooptation. Plus de 80 experts de tout horizon sont désormais impliqués et, selon l’association, les portes sont grandes ouvertes pour tous ceux qui souhaiteraient rejoindre le conseil.

    Composition du bureau

    • Docteur Wassim Badiou, gynécologue, est le président du Conseil national de la e-santé ;
    • Olivier Ami, gynécologue, directeur de l’intelligence artificielle chez le moteur de recherche Qwant est trésorier ;
    • Adnan El Bakri, PDG d’InnovHealth est le porte-parole du CNeS.

    Le conseil participera activement au e-Health World à Monaco  (31 mai – 1er juin 2018).

    Plus d’informations sur la page Facebook de l’association.

  • Les Contrepoints de la santé : réflexions autour de l’hôpital du futur et présentation d’un sondage

    A l’occasion des Contrepoints de la santé, conférence organisée à Paris le 27 mars 2018,  Frédéric Boiron, directeur général du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille et Jean Sibilia, doyen de la fac de médecine de Strasbourg, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine, ont discuté autour du thème de « L’hôpital du futur ».

    Les résultats d’un sondage BVA sur ce thème ont également été dévoilés. Celui-ci montre notamment que si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés que rencontrent les établissements, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % des personnes sondées.

    Encourager les projets RHU et IHU

    Les modérateurs ont voulu savoir si les nouvelles technologies vont, selon les deux intervenants, permettre de modifier la prise en charge des soins et leur organisation. Pour Jean Sibilia, c’est une évidence, en prenant en compte trois aspects :

    • l’aspect  cœur de métier du CHU de demain qui permet de développer des plateformes de très haut niveau pour produire des données pour le soin et la recherche. « Il ne suffit pas d’avoir du stockage mais de l’intelligence humaine et artificielle pour les traiter. Indiscutablement on est très en retard à l’hôpital. Les projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé »(RHU) les projets Instituts HospitaloUniversitaires (IHU) sont à promouvoir » ;
    • la télémédecine et les objets connectés qui permettront à distance de ramener des données via le domicile des patients ;
    • le numérique pour l’apprentissage des médecins. « Ce n’est pas le futur, c’est aujourd’hui, notamment pour l’apprentissage à l’habilité chirurgicale.

    Frédéric Boiron estime que l’hôpital du futur passe par le développement via un réseau. « Il faut préserver la relation humaine certes mais il y a beaucoup de choses pour lesquelles on peut imaginer qu’à l’avenir, cela passera par un transport de l’information, d’analyse de l’information et de réponses adaptées » Il espère que les hôpitaux existeront toujours en 2050, mais qu’ils se présenteront sous une autre forme, avec une gradation entre les structures.

    Améliorer le système de santé… grâce au numérique pour prendre en charge le volet administratif

    L’enquête quantitative BVA a été réalisée par internet du 14 au 16 mars 2018 auprès de 1 006 Français âgés de 18 ans et plus.

    Elle montre d’abord un fort décrochage de l’opinion des Français sur la bonne action de l’hôpital en matière de santé : 71% d’entre eux pensent que la politique du gouvernement ne va pas dans le bon sens en matière de santé. En décembre 2017, ils n’étaient que 57 % à avoir cette opinion défavorable. 

    L’enquête a permis de déterminer ce qui, selon eux, permettrait d’améliorer le système de santé. Ils sont 49 % à penser que la solution serait une réduction des inégalités de santé, 35 % une meilleure organisation des professionnels entre eux et 27 % la réorganisation des hôpitaux pour mutualiser les plateaux techniques, avec des services numériques pour prendre en charge le volet administratif.

    Enfin, pour faire face aux difficultés de l’hôpital (déficit, malaise des personnel, expérience patients à améliorer, fermeture des services, etc.), ils préconisent « l’embauche de personnel soignant pour donner plus de temps aux soignants pour le soin aux patients » à 66 % et « le développement de maisons de santé et le renforcement de la médecine de ville pour prendre en charge les soins courants et désengorger les urgences.

    Si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés pour les personnes sondées, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % d’entre elles.

  • Appel à candidatures : 6e Trophées des Hauts-de-France pour l’Innovation des professionnels de santé

    Anciennement appelé Concours des professionnels de santé, THIPS (Trophées des Hauts-de-France pour l’Innovation des professionnels de santé), lancé par Eurasanté, a pour objectif de détecter et de valoriser les idées des professionnels de santé des Hauts-de-France proposant des solutions améliorant leurs conditions de travail et la prise en charge des patients au quotidien.

    La 6e édition a été lancée officiellement le 19 mars 2018.

    Produit ou service, innovations technologiques ou d’usages et quel que soit le stade de développement, le concours discerne chaque année les idées les plus innovantes en lien avec l’expérience terrain des professionnels de santé de la région Hauts-de-France.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés avant le 20 juin 2018 à minuit, via le lien ci-contre.

    Les meilleures solutions permettant d’améliorer le quotidien des patients et/ou aidants professionnels ou familiaux seront distinguées et bénéficieront d’un accompagnement, pour en faire de véritables projets d’innovation.

    10 jours d’accompagnement à la clé

    Les lauréats sont récompensés par un accompagnement d’Eurasanté et/ou de ses partenaires permettant de développer et de concrétiser leurs idées. Ces 10 jours d’accompagnement (d’une valeur de 10 000€) comprennent entre autre :

    • Définition du concept produit / service
    • Panorama des inventions protégées sur le même sujet
    • Stratégie de valorisation du projet : développement du projet au sein d’un établissement, dépôt d’un brevet, création d’entreprise, etc.
    • Évaluation de la protection de l’idée (brevet, marque, dessin et modèle, dépôt APP, …)
    • Étude de positionnement du produit sur le marché
    • Identification du cadre règlementaire adapté
    • Mise en relation avec des partenaires académiques et/ou industriels

    Qui peut participer ?

    Les Trophées des Hauts-de-France pour l’Innovation des Professionnels de Santé sont ouverts à l’ensemble des professionnels établis en Région :

    • Les salariés d’établissements de soins : professions médicales et paramédicales, personnels administratifs et techniques, métiers supports, etc. ;
    • les professionnels de santé libéraux : médecins de ville et spécialistes, métiers paramédicaux, pompiers professionnels de santé,ambulanciers, sages-femmes, etc. ;
    • les internes et étudiants des professions de santé : étudiants en médecine, soins infirmiers, dentaire, pharmacie, kinésithérapie, sage-femme, etc.

    Parmi les gagnants des précédentes éditions :

    • Mouth Mouse : une souris pilotable par la langue afin de donner la possibilité aux patients tétraplégiques d’interagir avec le monde numérique (ordinateurs, smartphones…) ;
    • une plateforme régionale Handicap permettant la fluidité du parcours de vie des personnes en situation de handicap via notamment une plateforme numérique pour une visibilité immédiate et réelle sur les places disponibles et pour informer des dispositifs existants ;
    • un appareil dentaire amovible doté de capteurs permettant au patient tétraplégique ou paraplégique d’interagir plus facilement avec son PC et son environnement grâce à sa langue.

  • AI for humanity : les multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël-Ran Balicer

    Le 29 mars 2018, le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » réunissait au Collège de France plusieurs experts internationaux sur le thème de l’Intelligence artificielle. Ran Balicer, directeur de l’institut de recherche israélien Clalit, évoquait  les applications de l’intelligence artificielle en santé en Israël.

    D’après le professeur Ran Balicer, l’usage de l’intelligence artificielle et du big data en santé présente de nombreux avantages. Il permet d’adopter une approche proactive, d’individualiser les traitements, réduire la charge administrative des personnels hospitaliers, mettre en oeuvre une médecine de précision, réduire la marge d’erreurs médicales. R. Balicer illustre cela à l’aide d’exemples concrets inspirés de l’expérience hospitalière israélienne d’aujourd’hui.

    Médecin diplômé de l’Université de Tel Aviv et titulaire d’un doctorat en santé publique de l’Université Ben Gurion du Néguev, le professeur Ran D. Balicer dirige l’Institut de recherche Clalit et le département de Health Policy Planning au sein de Clalit, organisme de santé publique couvrant près de 50% de la population israélienne. Responsable de l’organisation et de la planification des soins, il est également chargé de veiller à la qualité des soins, réduire les disparités d’accès au système de santé israélien, et en améliorer l’efficience.

    En guise d’introduction à sa keynote, le professeur Ran Balicer rappelle qu’au sein des pays développés, 30% des soins dispensés sont inutiles, de nombreux décès sont imputables à des erreurs médicales (3e cause de mortalité évitable au sein des hôpitaux), et 45% des prises en charges nécessaires ne sont pas assurées. R. Balicer en appelle à l’utilisation des outils de l’intelligence artificielle pour remédier aux insuffisances organisationnelles du système de santé. Israël est particulièrement actif en la matière.

    Le développement de l’IA en santé permet de mieux détecter les symptômes et de faire un suivi prédictif du développement d’une maladie, d’exploiter les résultats d’analyse (imagerie médicale), de formuler de nouvelles hypothèses de diagnostic et des propositions thérapeutiques plus personnalisés.

    Des multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël

    Reconnaissance d’image : Utilisation de l’IA en radiologie

    Les outils d’IA sont aujourd’hui performants en matière de reconnaissance d’images. L’IA peut lire des radiologies médicales. Israël souffre d’une pénurie de radiologues et certaines informations peuvent leur échapper. La fiabilité des outils d’IA en matière de lecture de radiologies est quasi-totale. D’après le prof. Balicer, « les algorithmes ne se contentent pas de lire les images de radiologies, ils peuvent également détecter ce que les médecins ne peuvent identifier ». A titre d’exemple, le diagnostic de l’ostéoporose est déjà réalisé en Israël au moyen de l’IA. 

    L’IA induit un changement de paradigme : d’un système de santé « réactif » (curatif) à « proactif » (préventif) 

    « The real paradigm shift is in the move from a reactive system to proactive care. Imagine you could see someone, and know that something bad is going to happen to them and that you can do something about it ». Ran Balicer

    L’IA permet de prévenir l’apparition d’une maladie ou de l’appréhender très précocement. Israël a adopté une approche proactive en santé. Le Prof. Ran Balicer illustre cette inflexion des modes de prise en charge en prenant l’exemple de l’insuffisance rénale. Quels peuvent être les usages de l’IA en ce domaine ? L’IA, couplée au traitement de base de données massives, permet de détecter, plusieurs années avant l’apparition de la maladie, le risque de contracter une insuffisance rénale à long terme et de prendre les mesures adaptées pour en réduire la gravité ou en prévenir le développement. 

    L’organisation Clalit, qui prend en charge la moitié de la population israélienne (soit près de 5 millions d’individus), utilise l’intelligence artificielle pour identifier les risques d’apparition d’une insuffisance rénale. L’organisme analyse les données de santé mises à leur disposition, appelle les patients, les incite à se rendre à l’hôpital, les sensibilise aux enjeux de cette pathologie et les encourage à adopter des comportements alimentaires sains. Un suivi de long terme de cette population est également assuré. Ceci, précise Ran Balicer, a permis de réduire significativement le recours aux dialyses parmi la patientèle à risque.

    Les usages de l’IA dans le suivi des maladies chroniques : médecine de précision, individual modeling et traitements proportionnées aux besoins des patients

    Médecin de formation, le Professeur Balicer rappelle que tout traitement médical doit être proportionné aux besoins spécifiques des patients : « When you give intensive treatment, too much is bad, too little is dangerous. The optimum point in the middle is individual and not average, because each patient is unique. There is a way with AI to take this data and have results for the individual person and not the average ».

    Les algorithmes sont aujourd’hui en mesure de traiter des millions de données de patients archivées au fil des décennies et d’en déduire le meilleure traitement pour un patient qui présenterait aujourd’hui les mêmes caractéristiques. Ce traitement est déjà opérationnel dans les hôpitaux israéliens, qui ont fait de la médecine de précision une priorité à l’image de leurs homologues nord-américains.

    « If it were not for the great variability among individuals, medicine might as well be a science, not an art ». William Osler, cité par Ran Balicer.

    Les préférences des patients peuvent être intégrées aux algorithmes 

    « Algorithmes are just opinions embedded in codes. We can embed in the codes the patients’ opinion and we can ask then what outcomes they are interested (…). Having the physician and the patient define what is important for them had a dramatic impact on what was recommended for intensive or non intensive cares ».

    Il est désormais possible d’intégrer les préférences des patients aux algorithmes et de définir des traitements adaptés à leurs souhaits (soins intensifs, etc.).

    En oncologie, rappelle le Professeur Balicer, 1/3 des traitements prescrits échouent à la première tentative. « L’usage de données individuelles permet de réduire la marge d’erreur et de soulager le travail des personnels hospitaliers ».

    L’usage de l’IA en santé n’est pas sans risque

    Les risques liés à l’utilisation de l’IA en santé sont de trois ordres : 

    • Respect des règles de confidentialité : au marché noir, les données de santé sont mieux valorisées que les données bancaires, concède R. Balicer. Il faut ainsi promouvoir des technologies de santé respectueuses de la confidentialité des données mais qui permettent toutefois de réaliser de réelles avancées en santé. La cybersécurité sera prochainement amenée à jouer un rôle centrale pour sécuriser l’utilisation des données. Israël est particulièrement actif en ce domaine.
    • Déficit de confiance : la culture médicale doit embrasser les nouvelles technologies. Il est indispensable de familiariser les médecins avec l’IA et d’encourager leur utilisation pour neutraliser les doutes et méfiances éventuelles suscités par cette technologie. 
    • Risques liés au maintient du statu quo : il faut aller au delà du statu quo. Ran Balicer rappelle que la médecine actuelle est perfectible et que l’usage de l’IA permet de réduire la mortalité évitable : « It is not risk free to stay where we are, people die everyday ».

  • 77 % des Français perçoivent « avec espoir » le recours aux outils numériques en santé (Etude Odoxa)

    Si le système de santé fait toujours la fierté des Français, tous les indicateurs d’image et de satisfaction sont en très nette dégradation : tel est l’un des enseignements du Baromètre 360 sur les « nouveaux usages en santé » d’Odoxa, réalisé en partenariat avec l’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (ASIP Santé), Orange, MNH Group, la chaire Santé de Sciences Po, Le Figaro santé et France inter, dévoilé lundi 26 mars 2018.

    Le numérique, le digital, les outils et services liés aux NTIC apparaissent, selon le sondage, comme un levier puissant de la satisfaction, un moyen de « remonter la pente ».

    Le sondage du Baromètre 360 a été mené en mars 2018 par Internet auprès d’un échantillon de 1002 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, de 322 médecins et 176 directeurs d’hôpitaux.

    Le numérique, une opportunité pour la qualité des soins

    Tous les échantillons interrogés par l’étude estiment, à une grande majorité, que le développement du numérique améliorera l’observance des traitements et des prescriptions (78% des Français et 86% des directeurs d’hôpitaux), la coopération et les relations entre professionnels soignants (77% et 85%), la qualité de soins (75% et 84%), et l’implication des patients dans l’élaboration et le suivi de leur traitement (74% et 87%).

    84 % des médecins et 87 % des directeurs d’hôpitaux interrogés sont même convaincus que le numérique est « une opportunité pour la qualité des soins », mais que les pratiques restent « extrêmement limitées » en matière de recours aux services digitaux et aux outils de la santé connectée.

    Pour 76% des médecins, les nouvelles technologies permettront de « prendre des décisions thérapeutiques plus sereines et plus éclairées », et pour 66%, elles permettront de renforcer leurs compétences et qualifications.

    Pour 84% des médecins et 87% des directeurs d’hôpitaux, les objets et services numériques sont aussi un moyen d’améliorer la prévention.

    La majorité des Français interrogés perçoivent « avec espoir » le recours aux outils numériques comme les objets connectés pour le suivi post-hospitalisation (77%) ou l’utilisation de la télé-expertise pour solliciter l’avis d’un spécialiste (68%).

    Pourtant, à l’heure actuelle, quand on demande aux patients le type d’outils innovants qu’ils ont repéré dans l’hôpital qu’ils fréquentent et aux directeurs d’hôpitaux, les résultats sont proches : un quart des établissements permettent la prise de rendez-vous par Internet, un quart disposent de bornes interactives d’information, 20 % transmettent des questionnaires patients en ligne avant et après hospitalisation. 

    « Une note d’optimisme tout de même, si les niveaux d’usages et d’équipements actuels des professionnels de santé et des établissements de santé sont encore limités, un frémissement est déjà perceptible dans les radars de l’ASIP Santé », précise Stéphane Seiller, directeur de l’ASIP Santé, présent lors de cette restitution. L’agence a ainsi relevé en deux ans, une multiplication par 5 des médecins libéraux et par 6,5 des établissements de santé utilisant les messageries sécurisées « MSSanté » pour communiquer sur les données des patients. 

    Les objets connectés recommandés par les soignants pour 14 % des patients

    14% des Français disent que leur médecin leur a déjà recommandé l’usage d’un objet connecté médical ou grand public (pèse-personne numérique, tensiomètre…), alors que 80% d’entre eux seraient prêt à l’accepter. De leur côté, 50% des médecins disent faire ces recommandations.

    « Peut-être est-ce parce qu’ils sous-estiment la capacité de leurs patients à les utiliser, suggère Gaël Sliman, président d’Odoxa. En effet si 80 % des Français disent vouloir ainsi accéder aux objets connectés mais seuls 10 % des médecins pensent que 75 % des patients accepteraient d’être équipé de ce type d’outil. 

    Une majorité de Français (61%) souhaiterait que les médecins puissent accéder avec leur smartphone à leur dossier médical, et 43% voudraient qu’ils puissent le modifier par ce biais. Or, en terme de pratique, cela  ne concerne que 17% des médecins. Ceux-ci sont 41% à affirmer recevoir sur leur téléphone des informations de leurs confrères sur leurs patients, 27% envoient eux-mêmes des informations à leurs patients par ce biais, et 20% reçoivent des alertes sur leur patientèle.

    Numérique et établissements de santé

    Seuls 28% des directeurs d’hôpitaux interrogés déclarent disposer de la prise de rendez-vous en ligne dans leur établissement, 21% pratiquent la pré-admission en ligne, 17% ont des bornes d’accueil interactives et 18% permettent aux patients de disposer de leurs données de santé via leur dossier médical partagé (DMP).

    Partage des données de santé

    71 % des Français seraient favorables à ce que leurs données de santé soient partagées entre professionnels de santé pour pouvoir discuter de leurs traitements après les avoir étudier. « Les Français sont ils ignorants des problèmes liés au piratage, s’interroge Gaël Sliman. Non, ils savent qu’il existe des risques importants liés à l’utilisation de leur données de santé et d’ailleurs leur confiance baisse. Ils étaient à 69 % à avoir confiance en novembre 2017, 59 % en janvier 2018 et à 52% ce jour ».

    « Ce partage des données est quelque chose d’extrêmement encourageant car cela signifie que nos concitoyens ont confiance dans nos systèmes de sécurité et de protection des données personnelles, se réjouit Stéphane Seiller. Plus les usages dématérialisés vont se développer, plus il va falloir être vigilant. Il y a dans ce dans ce pays une culture de protection des données de santé personnelles de santé qui doit rester un axe important et permanent de vigilance ». 

    Enfin, Odoxa a interrogé les Français sur un dernier point : seraient-ils prêts à ce que l’on utilise leurs données pour que la Sécurité Sociale puisse réduire le remboursement des soins des personnes qui ne suivraient pas leur traitement ? 53 % restent favorables à ce partage. Pour une utilisation par les assurances privées en revanche, seul un quart des Français est d’accord. 

    Retrouvez l’intégralité du baromètre sur ce lien.