Europe

  • L’AP-HP rencontre de futurs partenaires industriels aux 15e rencontres de transfert de technologies

    500 participants se sont retrouvés à la 15e édition des rencontres de transfert de technologies APinnov dédiées à la mise en valeur des projets, innovations et start-ups issus de ses équipes hospitalières, organisée par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris le 5 juin 2018.

    Deux temps forts ont rythmé cette édition qui a permis aux équipes de l’AP-HP de rencontrer de futurs partenaires industriels et des acteurs-clés des secteurs publics et privés qui financent, développent et protègent l’innovation en milieu hospitalier :

    • l’AP-HP et la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île-de-France ont signé le renouvellement de leur convention de partenariat pour une durée de trois ans.

    • la remise des Trophées de l’Innovation APinnov, qui valorisent des travaux innovants portés par des équipes de l’AP-HP.

    APinnov était d’abord une rencontre pour échanger sur l’innovation, le transfert de technologie et l’accélération de projets innovants mais aussi un rendez-vous d’affaires pour rencontrer des partenaires publics et privés et présenter des innovations ainsi qu’un Workshop dédié aux partenariats dans le domaine des TIC en Santé, co-organisé avec les pôles de compétitivité Medicen Paris Région, Cap Digital et Systematic. Le Village APinnov de l’innovation a permis de rencontrer les partenaires sur leurs stands.

    Le renouvellement de la convention de partenariat avec la CCI

    Grâce à la signature de la convention de partenariat entre Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP et Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Île-de-France,  les équipes de l’AP-HP pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement de la CCI Paris Ile-de-France sur les thématiques suivantes : 

    • la fiscalité de la recherche : accompagner les entreprises et porteurs de projet pour le crédit impôt recherche et le statut de Jeune entreprise innovante ;
    • l’accès aux financements : évaluer avec les entreprises et porteurs de projet les aides et financements possibles pour développer leur projet et/ou leur stratégie ;
    • le développement international : structurer la démarche de l’entreprise en identifiant des nouveaux marchés et partenaires à l’international ;
    • la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences / Ressources Humaines : faire le point sur la gestion des ressources humaines pour pouvoir l’optimiser.

    La CCI Paris Ile-de-France pourra par ailleurs présélectionner des sociétés ou projets de sociétés développant des dispositifs médicaux et pouvant bénéficier de l’appui de la cellule innovation de l’AP-HP et des équipes de l’AP-HP.

    Remise des trophées de l’innovation : trois catégories

    • Trophée « Brevet prometteur » : traitement des troubles autistiques par l’allopurinol dans le déficit en adenylosuccinate lyase (ADSL)// Projet porté par Irène Ceballos-Picot
    • Trophée « Interne innovant » : un algorithme performant automatisé issu des outils de l’intelligence artificielle pour la détection des angiodysplasies (AGD) de l’intestin grêle en vidéo-capsule endoscopique (VGE) //Projet porté par Romain Leenhardt
    • Trophée « Soignant innovant » : cordon pédiatrique personnalisé de fixation de trachéotomie « Trach&fix » // Projet porté par Elise Chauvin, Zina Ghelab et Anne Pilotti

  • La ville de Pékin délivre des cartes de santé électroniques à ses habitants par le biais de WeChat

    Pékin a commencé en mai 2018 à émettre des cartes de santé électroniques à ses habitants par l’intermédiaire du réseau social WeChat, une initiative faisant partie d’un programme pilote mis en place par le géant chinois de l’internet Tencent (maison mère de WeChat) et le spécialiste en développement de logiciels Sinosoft Technology.

    Les patients du Peking University Hospital et du Beijing Friendship Hospital peuvent déjà bénéficier du service.

    Un programme national pour améliorer les services de santé en Chine d’ici 2030

    Selon les rapports officiels, le lancement de ces cartes numériques fait partie d’un plan plus large visant à améliorer les services de santé en Chine d’ici 2030 et s’inscrit dans le cadre d’une démarche ayant pour objectif de normaliser l’information des patients.

    Le pilote a pour but d’explorer les applications possibles de la carte virtuelle dans les zones urbaines de Pékin, de Tianjin et de Hebei, afin, à terme, de rassembler les informations des patients des trois régions.

    Numériser pour renforcer la protection des données personnelles

    La carte de santé virtuelle est actuellement disponible sur le compte WeChat du Peking University Hospital. La Beijing Friendship University n’est pas en mesure de délivrer des cartes pour l’instant car elle est en train de résoudre un bug survenu sur sa plateforme d’émission de cartes, précisait fin mai le site spécialisé Technode.com.

    La numérisation de cartes émises par le gouvernement est en train de devenir une tendance en Chine. Les dirigeants espèrent par ce biais améliorer la praticité des services et la protection des données personnelles.

    Une vérification des identités plus sécurisée

    En avril 2018, le gouvernement de la province de Jiangxi a émis le premier lot de puces d’identification pour les utilisateurs de smartphones. Les puces intelligentes, appelées SIMeID, se connectent à la carte SIM du téléphone et peuvent stocker des informations sensibles pour une vérification de l’identité des utilisateurs plus sûre sur internet.

    De plus en plus d’entreprises s’intéressent au procédé. Les géants chinois de l’internet Tencent et Alibaba, par exemple, sont en train de tester des cartes d’identité numériques pour les utilisateurs de leurs services en ligne.

  • Un Français sur 2 est prêt à téléconsulter avec son médecin traitant (Etude Qare/Ipsos Santé)

    L’institut de sondage Ipsos Santé a dévoilé le 29 mai 2018 une étude sur la télémédecine réalisée pour le compte de la start-up Qare.

    L’objectif était de savoir si les patients et les professionnels de santé voyaient la télémédecine d’un bon œil et s’ils y étaient bien préparés. Quelles sont les bénéfices qu’ils associent à la télémédecine ? Sur quels aspects de la prise en charge en particulier ?

    Les principaux enseignements de l’étude sont les suivants : 60% des Français seraient prêts à téléconsulter pour une question de routine pour leur enfant et 61 % d’entre eux se disent prêts à téléconsulter pour obtenir rapidement un premier avis médical, suite à un problème de santé rencontré ponctuellement.

    Du côté des professionnels, 85% des médecins généralistes et 72% des patients estiment que la télémédecine est une tendance médicale de fond.

    L’enquête Ipsos pour Qare a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 011 individus représentatifs de la population française ainsi que de 101 médecins généralistes libéraux et 56 médecins spécialistes. Ils ont été interrogés par Internet du 29 mars au 9 avril 2018.

    L’étude met en avant 10 chiffres clés

    • 6 Français sur 10 ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé ;
    • 38 % ont attendu trop longtemps avant de consulter un médecin pour un problème de santé à priori bénin et qui s’est par la suite aggravé ;
    • 76 % des médecins généralistes et 71 % des spécialistes s’estiment aujourd’hui sursollicités par leurs patients ;
    • 46 % des médecins généralistes interrogés déclarent qu’ils peinent à consacrer autant de temps qu’ils le souhaiteraient à leurs patients ;
    • 68 % des généralistes et 59 % des médecins spécialistes déclarent échanger fréquemment à distance avec leurs patients (en communiquant par téléphone, mail ou SMS) ;
    • 1 Français sur 2 déclare être prêt à consulter un médecin via une consultation en télémédecine, en complément des consultations physiques avec leur médecin traitant ;
    • 60 % des Français seraient prêts à téléconsulter pour une question de routine pour leur enfant ;
    • 61 % des Français seraient prêts à téléconsulter pour obtenir rapidement un premier avis médical, suite à un problème de santé rencontré ponctuellement ;
    • 85% des médecins généralistes et 72% des patients estiment que la télémédecine est une tendance médicale de fond ;
    • 3 médecins sur 4 sont aujourd’hui favorables au développement de la télémédecine.  

    Une proportion croissante de Français renonce à consulter un médecin, parfois au détriment de leur santé

    Consulter un médecin est perçu par une majorité de Français comme une démarche de plus en plus contraignante. 6 Français sur 10 déclarent en effet avoir déjà renoncé à consulter un professionnel de santé au cours des 5 dernières années. Parmi les principales raisons énoncées : des délais d’attente trop longs pour obtenir un rendez-vous par rapport à l’urgence du problème de santé rencontré (49%), une date de rendez-vous qui ne convient pas (37%) ou encore par manque de temps (29%).

    38% des Français déclarent que les difficultés d’accès à un médecin ont pu être à l’origine de l’aggravation d’un problème de santé au départ bénin. 7 Français sur 10 considèrent que l’accès aux professionnels de santé s’est dégradé au cours des 5 dernières années et s’inquiètent des déséquilibres de la répartition des médecins sur le territoire français.

    Des professionnels de santé sur-sollicités mais qui souhaitent se consacrer davantage à leurs patients

    À l’image du ressenti des patients, le manque de temps est aussi un des principaux motifs d’insatisfaction des professionnels de santé. 76% des médecins généralistes interrogés pointent du doigt les sur-sollicitations régulières sous forme d’appels, de mails ou de SMS de la part des patients et 46% déclarent ainsi qu’ils peinent à consacrer autant de temps qu’ils le souhaiteraient à leurs patients.

    Si une consultation en cabinet médical dure environ 18 minutes selon un médecin généraliste et 22 minutes de l’avis d’un spécialiste (parmi les spécialités interrogées), l’ensemble de la profession s’accorde sur le fait que ces consultations devraient durer plus longtemps pour être efficaces. Parmi les principales contraintes invoquées pour expliquer ce manque de temps médical disponible : la gestion administrative du cabinet (pour 59% des généralistes) et le nombre croissant de demandes de consultations (pour 57% des généralistes et 77% des spécialistes).

  • My Health Record : l’Australie renforce la protection des données de santé contenues dans le DPI

    Lors d’un discours adressé le 24 mai 2018 au National Press Club (organisation professionnelle mondiale pour journalistes), le directeur général de l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) Tim Kelsey a abordé les problèmes de sécurité et de confidentialité soulevés par l’utilisation de My Health Record (MyHR), le dossier médical en ligne national actuellement en cours de déploiement.

    Tim Kelsey a mis en avant les mesures mises en place depuis quelques mois afin de mieux assurer la protection des données personnelles des patients, parmi lesquelles la création, en 2017, d’un centre de cybersécurité visant à surveiller le système et les informations qui y sont recueillies.

    Il a par ailleurs indiqué qu’une nouvelle feuille de route pour le déploiement de My Health Record est en cours de développement et sera dévoilée au cours du mois de juillet 2018.

    Un centre de cybersécurité pour assurer une surveillance constante

    « My Health Record respecte les normes de cybersécurité les plus strictes d’Australie et fait l’objet d’un audit indépendant par un certain nombre d’organisations, a déclaré M. Kelsey (source : Zdnet.com). L’agence a mis en place un centre national de cybersécurité pour assurer une surveillance constante (…) de My Health Record » tout en rappelant que depuis le lancement de MyHR en 2012, « il n’y avait eu aucune violation » de données.

    Un code d’accès pour renforcer la sécurité des comptes MHR

    Autre mesure de sécurité abordée par le directeur de l’Agence de la santé numérique australienne : la mise en place d’un code d’accès ou code PIN pour garantir que les détenteurs d’un compte MHR soient assurés d’être les seuls à pouvoir consulter leurs informations personnelles de santé.

    Le patient reçoit une alerte SMS lorsque son dossier est consulté par un tiers

    Par ailleurs, les utilisateurs pourront consulter un journal d’audit en temps réel leur indiquant qui a accédé à leur dossier. Ils pourront également mettre en place un système d’alerte SMS pour être averti de l’ouverture de leur compte.

    Chaque particulier peut également paramétrer les accès à son compte et décider d’empêcher un clinicien de consulter l’un des documents enregistrés dans son dossier.

    « Chaque accès par un clinicien lui est automatiquement associé et enregistré en temps réel », a déclaré Tim Kelsey, précisant qu’une utilisation non autorisée des données sera passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

    Des lignes directrices sur l’utilisation des données MHR

    L’usage des informations de My Health Record par une tierce personne fait partie des principales préoccupations liées à l’utilisation du dispositif.

    Le gouvernement a publié en mai des lignes directrices sur l’utilisation par des tiers des données générées par le dossier médical national.

    Elles précisent que l’accès direct et la diffusion des données de My Health Record sont uniquement réservés à une entité australienne et que les données vouées à être réutilisées doivent être stockées dans un établissement situé en Australie.

    Selon les conditions d’utilisation du service, l’accès aux données anonymisées est limité. Ces informations ne peuvent être utilisées qu’à des fins commerciales et non liées à des projets relatifs au secteur de la santé. Cela signifie que les compagnies d’assurance ne pourront pas les utiliser pour fixer le montant de leurs primes, par exemple, a expliqué M. Kelsey.

    MHR : un retrait du service possible entre juillet et octobre 2018

    À l’heure actuelle, environ 5,7 millions d’Australiens (sur plus de 24 millions d’habitants) possèdent un dossier My Health. Un compte sera automatiquement créé pour tous les citoyens d’ici la fin de l’année : les personnes ne souhaitant pas rejoindre le service pourront demander leur retrait du dispositif entre le 16 juillet et le 15 octobre 2018.

    Time Kelsey affirme que lorsqu’un dossier My Health sera annulé, le contenu de l’enregistrement sera sauvegardé selon la procédure de suppression des données définie par le gouvernement et deviendra indisponible pour une utilisation secondaire.

    Une nouvelle feuille de route pour le déploiement du My Health Record attendue pour juillet 2018

    L’objectif de l’Agence de la e-santé australienne pour l’année 2019 est de fournir à tous les cliniciens inscrits un moyen sûr de communiquer via une messagerie numérique avec leurs collègues en évitant de « recourir au papier ou au télécopieur (…) ».

    D’ici 2022, les premières régions sélectionnées en Australie auront raccordé tous leurs services de soins pour que les cliniciens aient un accès inter-organisationnel à l’information, a ajouté le directeur de la ADHA.

    La nouvelle feuille de route du déploiement à venir du dossier électronique afin d’assurer le respect des principes de l’Agence de la santé numérique sera prête pour juillet 2018. Ces principes seront centrés sur la participation – donnant aux citoyens les moyens de prendre davantage de contrôle sur leur santé -, sur la collaboration – ce qui nécessitera la co-création de services -, et sur l’innovation.

  • La DGOS fait un bilan du Programme Hôpital numérique : des progrès, mais travail à poursuivre

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a mené une large concertation auprès de l’ensemble des acteurs de la santé dans le cadre du programme Hôpital numérique qui a abouti à un premier bilan dressé à l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, qui s’est déroulée du 29 au 31 mai 2018.

    Les quatre principaux débouchés de cette étude :
    • création d’un contexte favorable à une réelle progression du niveau global des SIH ;
    • une réussite collective grâce notamment au rapprochement public-privé ;
    • l’émergence d’un volet financier innovant ;
    • un traitement et un recueil des données plus matures par les SIH.

    Selon la DGOS, ce programme constitue les prémices du programme HOP’EN qui sera annoncé prochainement et dont le DMP et la messagerie sécurisée de santé (MSS) seront deux axes clés.

    Les retombées positives du programme et axes d’amélioration

    Le programme ministériel Hôpital numérique avait été la feuille de route nationale pour les systèmes d’information hospitaliers afin de les rendre plus performants du point de vue de la qualité et de la sécurité des soins sur la période 2012-2017.

    Le programme avait été pris en compte dans les politiques de santé régionales et dans la certification de la Haute Autorité de Santé des établissements de santé, ce qui a permis un ancrage structurel du programme.

    Par ailleurs, il a permis une prise de conscience des directions et des professionnels de santé de l’importance des SIH au sein du système de soin, mais c’est un axe d’amélioration car de trop nombreuses directions continuent de considérer les SI comme un investissement non stratégique. 

    Parce qu’il est apparu nécessaire de mieux préparer les professionnels en établissement de santé de demain aux sujets liées aux SI, il est prévu qu’un module obligatoire relatif aux SI soit été intégré à la formation initiale de ces premiers. Ce sont notamment de nouvelles compétences relatives au numérique et à la cybersécurité qui doivent être privilégiées.

    La structuration de l’offre de solutions des éditeurs de logiciels et intégrateurs constituait un autre axe du programme Hôpital numérique dans l’objectif d’accroître la qualité de l’offre industrielle et de favoriser une meilleur adéquation entre l’offre et la demande – 310 fournisseurs ou intégrateurs ont été référencés. Les acteur ont exprimé à cet effet la nécessité d’incitation à la mutualisation d’achats entre les établissements, mais également la nécessité d’accompagner davantage les acheteurs dans ces démarches juridiques et techniques complexes. 

    Le nouveau mode de financement à l’usage des SI proposé aux établissements de santé visant à récompenser l’utilisation effective du SIH par les professionnels de santé a été mis en place. Il conditionne le versement du financement à la mise en œuvre des systèmes d’information et l’utilisation effective à l’échelle de l’ensemble de l’établissement. Ce programme de financement s’est vu attribuer une enveloppe de 400 millions d’euros : 74% des établissements financés pensent que ce financement leur a permis de faire accélérer les projets et 54% estiment qu’il a été un vecteur efficace pour mobiliser et faire communiquer les acteurs, en soulignant néanmoins la lourdeur de mise en œuvre du dispositif.

    À l’aube du programme HOP’EN

    La DGOS annonce le prolongement de ce programme incarné par le programme HOP’EN qui devra être dévoilé prochainement afin de poursuivre les travaux d’amélioration des SIH.

    Les nouveaux domaines fonctionnels prioritaires en seront l’échange et le partage d’informations entre les professionnels hospitaliers et ambulatoires ainsi qu’avec les patients, matérialisé par le dossier médical partagé (DMP) et l’espace de confiance MSSanté.

  • Journée Start-ups innovantes du DM 2018 : le Snitem récompense Diabeloop et CorWave

    Le Snitem (Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales) a organisé sa 4e édition de la Journée des start-ups innovantes du dispositif médical, le 6 juin 2018, un challenge qui mettait en compétition 12 start-ups du secteur et dont Diabeloop et CorWave sont sorties gagnantes.

    Diabeloop a reçu le prix du jury « Start-up 2018 » pour son dispositif visant les diabétiques de type 1, et qui reproduit les fonctions du pancréas, et a reçu à ce titre une dotation à hauteur de 5 000 euros. CorWave a reçu le prix « Coup de cœur » du public pour son dispositif d’assistance cardiaque reposant sur une membrane ondulante capable de reproduire un pouls et des vitesses d’écoulement du sang similaires à ceux d’un cœur sain.

    D’autres start-ups ont présenté leurs solutions reposant sur les nouvelles technologies dont Health&Tech Intelligence a fait une sélection. Réalité virtuelle, analyse de données, imagerie et IA et suivi à distance sont les technologies qu’elles portent.

    Douze start-ups ont participé au challenge après été sélectionnées parmi 40 candidatures adressées au Snitem par les partenaires de l’évènement en régions, à savoir les pôles de compétitivité et le cluster Medtech.

    Voici cinq autres start-ups ayant concouru et qui proposent des dispositifs innovants faisant appel au technologies numériques :

  • Le soutien financier accordé aux maisons pluri-professionnelles de santé, en hausse de 96,7 %

    Le Plan d’accès aux soins présenté par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, prévoit de renforcer le développement des maisons pluri-professionnelles de santé (MSP).

    Le lundi 4 juin 2018, les chiffres publiés par l’Assurance maladie montrent une hausse de 96,7% du soutien financier accordé aux MSP entre avril 2017 et juin 2018. Leur financement s’élève ainsi à 35,6 millions d’euros.

    Cette augmentation résulte de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) signé le 20 avril 2017, qui « pérennise et renforce la rémunération collective du travail en équipe qui fait la spécificité de ces structures », d’après un communiqué publié sur le site internet du ministère des Solidarités et de la Santé le 6 juin 2018.

    Le renforcement du soutien financier aux MSP de l’Assurance maladie répond à l’objectif de doublement du nombre de structures d’exercice du quinquennat d’ici 2022, inscrit dans le Plan d’accès aux soins dans les territoires.

    Stratégie gouvernementale de renforcement du soutien au MSP

    Le Plan d’accès aux soins dans les territoires présenté par Agnès Buzyn le 13 octobre 2017 constitue le dernier jalon d’une série de plans gouvernementaux destinés à lutter contre les déserts médicaux et renforcer l’accès aux soins. La ministre avait alors émis le souhait de doubler le nombre de maisons pluri-professionnelles de santé présentes sur le territoire national, passant de 910 en mars 2017 (d’après un rapport sénatorial publié en 2017) à 2 000 en 2020 d’après un article du Parisien.

    Le plan s’articule autour de 4 axes prioritaires

    • Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients ;
    • La mise en oeuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances ;
    • Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue
    • Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale

    Le renforcement du soutien financier des MSP et Centres de Santé (CDS) s’inscrit dans le cadre du premier axe et concerne les 538 MSP adhérentes à l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI). « Il est accordé en l’échange d’engagements qui tiennent à la qualité du service et qui permettent de renforcer l’accès aux soins pour les patients », rappelle le communiqué de presse du ministère. Ces engagements concernent : l’amplitude des horaires d’ouverture au public, l’accès à des soins non programmés, la coordination entre les professionnels de la structure, notamment grâce à un système d’information partagé.

    Spécificités du nouveau dispositif conventionnel

    Le nouveau dispositif conventionnel (ACI) vise à mieux prendre en compte les spécificités des MSP les plus jeunes, afin de soutenir leur création. Elles pourront plus rapidement accéder à ces financements conventionnels, grâce à la mise en place d’une garantie de rémunération annuelle minimale de 20 000 euros.

    Le modèle des Maisons-pluridisciplinaires de santé présentent plusieurs « avantages » :

    • Pour les professionnels de santé : l’exercice pluri-professionnel permet d’échanger avec les pairs, offre une organisation de travail plus souple et des opportunités de formation individuelle ou collective ; 
    • Pour les patients : les MSP permettent aux patients de recourir à des expertises diversifiées et facilitent l’accès aux soins.
  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • La France présente 426 communications au Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology

    A l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui se tient du 1er au 5 juin à Chicago, Illinois, l’Institut national du cancer (INCa) propose une sélection d’articles parmi les 5056 communications programmées. La France est le principal contingent étranger représenté au congrès.

    426 des 5056 communications prévues seront présentées par des équipes dont au moins l’un des auteurs est affilié à une entité française (publique et privée). « Avec 426 communications, la France est le premier pays européen en termes de nombre de présentations inscrites cette année au congrès », rapporte l’lNCa.

    Les collaborateurs de l’Institut Curie présenteront une quinzaine de sessions orales, rapporte le site internet de l’Institut. Les plus grands experts de la cancérologie sont réunis à Chicago pour cette conférence annuelle, qui est le théâtre d’annonces importantes dans les domaines de la recherche et des traitements innovants contre les cancers.

    Pour consulter le site officiel de l’évènement, cliquez ici.

  • Atlas des systèmes d’information hospitaliers 2018 : le déploiement et l’usage du SIH se poursuit

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a publié, le 30 mai 2018, l’Atlas des Systèmes d’information hospitaliers (SIH) 2018. Elaboré en collaboration avec l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH), il met à disposition de l’ensemble des acteurs de la santé les données principales et les tendances de l’évolution des SIH sur le territoire.

    Les chiffres 2018 démontrent que la dynamique de développement des SIH se poursuit. Cette évolution s’inscrit dans le cadre du programme Hôpital Numérique. La DGOS « constate une amélioration du recueil d’information dans l’observatoire des Systèmes d’information de santé (oSIS) ».

    Suivi de l’évolution des systèmes d’information hospitaliers

    La DGOS assure le pilotage de plusieurs outils permettant de suivre l’évolution des systèmes d’information de l’ensemble des établissements de santé quelles que soient leur taille et leur nature juridique :

    • l’observatoire des Systèmes d’Informations de Santé (oSIS) ;
    • l’observatoire du Référencement des Editeurs de Logiciels et des Intégrateurs du Monde de la Santé (RELIMS) ;
    • le dispositif de suivi des charges et ressources SIH administré via la plateforme Ancre de l’ATIH (établissements publics et privés d’intérêt collectif).

    Depuis 2013, la DGOS publie annuellement un Atlas des SIH. Ce guide se propose de mettre à disposition de l’ensemble des acteurs de la santé les données principales et tendances de l’évolution des systèmes d’information hospitaliers sur le territoire.

    Depuis 2014, la DGOS enrichit l’atlas d’un état des lieux des indicateurs du socle commun du programme Hôpital numérique. L’Atlas est élaboré en collaboration avec l’ATIH en charge de la mise en œuvre de l’oSIS et de RELIMS ainsi que du recueil et de l’analyse des données relatives aux charges et ressources SIH.

    Principaux enseignements de l’édition 2018

    L’information du dossier patient se poursuit

    L’informatisation du dossier patient reste bien engagée avec des taux de projets en cours ou finalisés en progression. 

    Augmentation du taux d’atteinte des prérequis du programme Hôpital numérique

    Le nombre d’établissements ayant déclaré atteindre l’ensemble des prérequis du programme Hôpital numérique est passé de 1 560 à 1 904 établissements. Le niveau moyen d’atteinte des prérequis a également bien progressé, passant de 92% à 95%. Concernant les domaines prioritaires, la progression continue mais les niveaux d’atteinte restent fortement hétérogènes.

    Sécurisation croissante des SIH hospitaliers

    La maturité des établissements dans le domaine de la sécurité de leur SIH, progresse encore cette année : l’échantillon de répondants est en forte progression avec 1500 à 2000 établissements répondants. Les résultats montrent une progression significative tant sur le pilotage que sur les mesures opérationnelles de sécurité des SI.  

    Progression de la convergence des SI des GHT

    Concernant la convergence des SI de groupement hospitalier de territoire (GHT), l’échantillon de GHT représentatifs a progressé avec 93% de GHT répondants. Les résultats montrent que les travaux sont d’ores et déjà engagés : état des lieux terminé pour la majorité des GHT, travaux autour de la mise en place d’une direction des systèmes d’information commune engagés par près de 75% des répondants, mais les travaux autour du schéma directeur des SI de GHT sont toujours en cours pour plus de la moitié des répondants. 

    Panorama des SIH et des éditeurs de logiciels 

    En termes de moyens dédiés, les établissements consacrent en moyenne 1,7% de leurs charges d’exploitation aux SIH, proportion stable par rapport aux années précédentes. 

    Enfin, le secteur industriel présente toujours une forte diversité : 317 sociétés sont inscrites sur le répertoire des éditeurs de logiciels et des intégrateurs du monde de la santé (Relims) et ont déclaré 864 logiciels disponibles sur le marché français. Le nombre de sociétés a progressé de 5% par rapport à 2017 tout comme le nombre de logiciels disponibles.

    L’Atlas est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.