Europe

  • « Il existe un impératif moral à digitaliser notre système de santé » (Colloque Ethik IA – Sénat) 2/2

    L’initiative Ethik-IA organisait au Sénat, le lundi 2 juillet 2018, un séminaire intitulé « Pour une régulation positive de l’IA et de la robotisation en santé : le temps est compté ! »

    Cet article constitue la suite de la synthèse des interventions de la première table-ronde intitulée « IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ? », que vous propose Health & Tech Intelligence.

    Chaque orateur disposait de cinq minutes pour exposer sa vision des enjeux juridiques, éthiques et économiques de l’IA en santé.

    Table-ronde 1 : IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ?

    Session coordonnée par Maître Delphine JAAFAR (Cabinet Vatier) et Julia PETRELLUZZI (Ethik IA)

    « Il existe un impératif moral à réaliser la transformation digitale de notre système de santé », Thomas LONDON, Directeur Santé chez Mc Kinsey

    Thomas London considère qu’il existe « un impératif moral à réaliser la transformation digitale de notre système de santé », à plusieurs titres :

    • notre système n’est pas soutenable à moyen terme, sa digitalisation permettrait de dégager des économies importantes ;
    • l’accès aux soins s’améliore en France mais n’est pas encore intégralement assuré (pour des raisons géographiques, sociologiques ou économiques). Les outils digitaux facilitent l’accès à l’information des patients ;
    • il existe une « tension palpable » sur les ressources humaines médicales et médico-sociales ;
    • la digitalisation du système de santé permettrait de répondre à une préoccupation croissante des décideurs politiques et professionnels de santé, à savoir la qualité des actes médicaux dispensés : il existe une variabilité importante dans les prises en charge, selon les établissements et les professionnels, rappelle l’intervenant. Cette variabilité se traduit par des taux de mortalité évitable parfois élevés. Thomas London préconise à ce titre d’automatiser certains processus pour en réduire la variabilité.

    Une étude réalisée par le cabinet McKinsey en 2013 (« Accélérer la mutation numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France) a montré que le potentiel de création de valeur des technologies du numérique d’ici 2023 est chiffré à 1 000 milliards d’euros (tous secteurs confondus).

    Le Global Institute de la société McKinsey a réalisé une étude sur les conséquences des nouvelles technologies sur les ressources humaines, publiée en mai 2018 (intitulée « Skill shift : automation and the future of the workforce » et consultable ici). Ses conclusions se veulent « rassurantes ». L’étude rapporte un « effet net neutre ou positif » des technologies numériques, lesquelles n’induisent pas un chômage de masse mais renforcent l’efficacité, la qualité et la soutenabilité du système de santé.

    « Les stratégies européennes de soutien à l’innovation ne sont pas viables » David FAJOLLES, Professeur Affaires publiques Sciences Po Paris

    Les stratégies de soutien à l’innovation au sein de l’Union européenne sont-elles viables ? Professeur d’affaires publiques à l’IEP de Paris, David Fajolles juge que la politique de soutien à l’innovation en Europe est lacunaire, sinon « risquée ».

    Il rappelle que les États-membres se sont alignés sur la politique insufflée par la Commission européenne, qui propose une stratégie de communication proactive des données. L’Europe manque de capital risque disponible pour l’IA. Le European Tech Report (2017) a montré que le dispositif d’accompagnement des start-up est optimal en phase initiale (early stage), mais moins efficace lors du passage à échelle. Ce cocktail « risqué » peut, à termes, placer l’Europe à la remorque d’États plus innovants, comme la Chine ou les États-Unis et en faire « l’idiot éthique du village » mondial.

    Combler le retard français en matière d’IA, Michel BALLEREAU, Président COS AFNOR, Délégué général FHP

    Si la France « sait innover », d’après Michel Ballereau, elle accuse un certain retard en matière d’IA et doit « revenir dans le concert international » sous peine de s’en voir rapidement exclure.

    « L’IA peut améliorer le recours aux soins » en matière d’insuffisance rénale chronique, Magali LEO, Renaloo

    Membre de l’association de patients Renaloo, Magali Leo rappelle que les personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique subissent aujourd’hui des prises en charge relativement lourdes (à raison de 3 séances hebdomadaire de dialyse d’une durée chacune de 4h) et coûteuses pour les patients et l’Assurance maladie. Les modes de rémunération actuels sont peu propices à la rénovation des formes de prise en charge car ils favorisent les traitements non autonomes.

    Le recours en l’IA en matière d’insuffisance rénale chronique s’avère à ce titre pertinent. Il permettrait aux patients de réaliser leur dialyse à domicile, d’écourter les durées de traitement et d’en alléger le coût total. Par ailleurs, Magalie Leo regrette que les données compilées dans le registre « Rein » ne soient accessibles qu’au niveau régional, rendant à l’heure actuelle difficile la mise en place de dispositifs de prise en charge autonome au niveau national.

    « La mission de préfiguration du Health Data Hub rendra ses conclusions en septembre 2018 » – Yvanie CAILLE, Directrice générale de l’INDS

    Depuis 2016, les acteurs de santé peuvent avoir accès au Système National des Données de Santé (SNDS), ce qui permet de chaîner :

    • les données de l’Assurance Maladie (base SNIIRAM) ;
    • les données des hôpitaux (base PMSI) ;
    • les causes médicales de décès (base du CépiDC de l’Inserm) ;
    • les données relatives au handicap (en provenance des MDPH – données de la CNSA) ;
    • un échantillon de données en provenance des organismes d’Assurance Maladie complémentaire.

    Directrice générale de l’INDS, Yvanie Caille salue la création récente du Health Data Hub dédié à l’intelligence artificielle en santé. Elle rappelle également le rôle essentiel des CHU, qui disposent d’entrepôts de données importants (notamment à l’AP-HP) et l’existence de cohortes et registres nationaux.

    Elle souhaiterait « faciliter les synergies » entre les bases de données de santé. A ce titre, la mission de préfiguration du Health Data Hub rendra ses conclusions dans le courant du mois de septembre 2018.

    « Les industriels sont partisans d’une régulation minimaliste des technologies » Jérôme CHEVILLOTE, Directeur General Electrics France

    Directeur de General Electrics France, Jérôme Chevillote rappelle que les industriels doivent assumer une double responsabilité : « catalyser les innovations et les rendre accessibles au monde ». Cette mission nécessite :

    • de pouvoir agir selon un principe d’efficience ;
    • d’évoluer vers « des pratiques quantitatives » ;
    • d’associer les patients aux processus de conception des outils en les faisant participer à des évaluations proactives pour réduire les risques.

    Dès lors, pour le Directeur de General Electrics France, les industriels sont partisans d’une régulation minimaliste des technologies (de santé).


    Les deux tables-rondes suivantes portait sur les thématiques suivantes :

    • « IA, robotisation et accompagnement à la transformation des métiers du champ sanitaire et médico-social : comment mettre en œuvre une RSE digitale en santé? »
    • « IA, robotisation et innovation en santé : comment prendre le tournant de la médecine algorithmique et valoriser l’expertise française dans un contexte mondialisé » ?

    Les actes du colloque seront publiés à l’automne 2018.

  • Pulsy, le nouveau Groupement régional d’appui au développement de la e-santé Grand Est

    Pulsy est le nouveau Groupement régional d’appui au développement de la e-santé (GRADeS) de la région Grand Est, apprend-on dans un communiqué du 28 juin 2018. Pulsy, pour « Proximité, Unité, Lien et Synergie » est le GIP impulsé par l’Agence Régionale de Santé Grand Est qui va œuvrer pour l’amélioration des services de soin en agissant sur les SI, l’organisation et la coordination des différents acteurs, les services de télémédecine et de téléradiologie, l’orientation des patients, la diffusion de comptes rendus d’imagerie et de biologie, les e-parcours, etc.

    Il est né du rapprochement des GCS Alsace e-santé, e-santé Champagne-Ardenne et Télésanté Lorraine. Les missions portées par Pulsy consisteront à conduire, développer, accompagner et promouvoir les usages de services de e-santé en conformité avec la stratégie régionale portée par l’ARS Grand Est et en cohérence avec le socle commun de services numériques en santé défini nationalement.

    Le GIP comprend d’ores et déjà environ 70 établissements-membres fondateurs organisés en quatre pôles : institutionnel, sanitaire, libéral et médico-social.

    Didier Mathia est le directeur préfigurateur du GRADeS Grand Est.

  • L’étape française du projet européen eMen interrogera l’efficacité des services de e-santé mentale

    Le prochain séminaire français du projet européen en e-santé mentale eMen aura lieu au cours du mois de décembre 2018 au centre hospitalier Guillaume Régnier, à Rennes, et aura pour problématique centrale : « Comment les solutions de e-santé mentale peuvent être efficaces pour améliorer les services de santé mentale ? ».

    Un an après le premier séminaire organisé par le Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) en juin 2017 à Paris et quelques mois avant ce prochain événement français à Rennes, Health & Tech Intelligence se propose de revenir sur les objectifs et les principaux résultats attendus de ce projet européen de e-santé mentale qui :
    • regroupe six pays (les Pays-bas, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni) mettant en commun une expertise technologique et clinique dans les domaines de la recherche et du développement.
    • est financé par le programme Interreg North-West Europe à hauteur de 5,36 millions d’euros ;
    • se poursuivra jusqu’au mois de novembre 2019.

    Objectifs généraux du projet

    La Commission européenne a relevé que l’utilisation moyenne en Europe du Nord-Ouest des dispositifs connectés de santé mentale n’était actuellement que de 8 % : le premier objectif du projet eMen est de faire passer cette utilisation à 15 %. Ce changement doit être promu par une première « plateforme transnationale pour l’innovation et la mise en œuvre de la e-santé mentale » formée par des partenaires privés et publics.

    Le principal bénéfice secondaire attendu de cette plus grande utilisation des produits de e-santé par la commission consiste en une augmentation de la capacité de performance et d’innovation économique de la région, qui passerait par :

    • la réduction des coûts de soins de santé ;
    • l’amélioration de la prévention ;
    • l’amélioration des soins et des traitements ;
    • la croissance des PME dans le domaine de la e-santé.

    Axes de travail 

    Le projet est articulé autour de divers axes de travail :

    • le développement et le test d’objets connectés de e-santé mentale : dans ce cadre, l’Inserm a proposé le développement de StopBlues (par ailleurs développé dans le cadre du Printemps), projet de recherche reposant sur la mise en place et l’évaluation d’une appli mobile et d’un site web de prévention de la souffrance psychique et du suicide ;
    • la formation et la sensibilisation à la e-santé mentale : dans cet axe qui relève de la communication, un cycle de 24 événements (18 séminaires et 6 conférences) est prévu dans l’ensemble des pays participants, comptant un séminaire tous les six mois dans un pays donné. Le prochain séminaire français aura lieu à Rennes en décembre 2018. La liste des séminaires passés et futurs est la suivante :
      • 06/09/2018, à Geel (Belgique) : « Wearables » ; 
      • 11/06/2018, à Düsseldorf (Allemagne) : « Mise en œuvre de la e-santé mentale : la révolution numérique dans les soins de santé mentale » ;
      • 24/05/2018, à Édimbourg (Écosse) : « Approches géocentriques de la santé mentale » ;
      • 10/04/2018, à Haarlem (Pays-Bas) : « Formation en santé mentale : maintenant et dans le futur » ;
      • 30/03/2018, à Hellemmes (France) : « Citoyenneté active et habilitation en santé mentale communautaire » ;
      • 23/02/2018, à Bruxelles (Belgique) : « Thérapie en ligne : réflexions sur les questions psychodynamiques, psychothérapeutiques et éthiques » ;
      • 16/11/2017, à Dublin (Irlande) : « Technologie pour le bien-être » ;
      • 12/10/2017, à Berlin (Allemagne) : « Entrer en contact avec les interventions numériques pour la santé mentale » ;
      • 11/07/2017, à Amsterdam (Pays-Bas) : « Confidentialité, qualité et défis techniques » ;
      • 22/06/2017, à Paris (France) : « La santé mentale en ligne : définitions, défis, expériences » ;
      • 26/04/2017, à Belfast (Irlande) : « Équité et cybersanté mentale : La technologie numérique peut-elle nous aider à atteindre une bonne santé mentale pour tous? » ;
      • 96/02/2017, à Malines (Belgique) : Conférence de lancement du projet.
    • l’élaboration de recommandations politiques à destination des décideurs européens et nationaux ;
    • la création d’une plateforme de coopération européenne favorisant la mise en œuvre et l’échange de bonnes pratiques en matière de e-santé mentale.

    Principaux résultats attendus 

    Les pays pilotes de eMEN attendent de lui qu’il mène :

    • au développement de 5 produits connectés de e-santé mentale : 2 dispositifs concerneront la dépression et les troubles de l’humeur, 2 autres l’anxiété et un dernier la prise en charge des états de stress post-traumatique. Un de ces produits (StopBlues) est développé en France ;
      • Ce développement doit être conduit avec un coût raisonnable.
      • Les produits doivent répondre à des besoins clairement exprimés par les usagers.
      • Ces dispositifs doivent être élaborés à partir des bonnes pratiques de e-santé mentale.
      • Les produits développés doivent par ailleurs être testés dans les pays partenaires du projet.
    • à la mise en place d’une plateforme de coopération transnationale qui permettra de favoriser la connaissance, l’innovation, la réalisation de tests et l’échange de savoirs dans le domaine de la e-santé mentale ;
    • à l’élaboration d’une méthodologie de recherche économiquement efficiente et reposant sur des données probantes (evidence based) afin d’évaluer au mieux la qualité des produits de e-santé mentale ;
    • au soutien de 15 PME proposant des services de e-santé mentale dans les 6 pays partenaires du projet ;
    • à l’émission de recommandations politiques transnationales pour une utilisation efficace et mieux cadrée à grande échelle des applications de e-santé mentale en Europe ;
    • à une sensibilisation des professionnels et du public suffisante pour atteindre 4 000 professionnels et 70 000 utilisateurs.
  • Les Centres Unicancer ont multiplié les initiatives innovantes en santé en 2017 (rapport d’activité)

    Unicancer a publié le 28 juin 2018 son rapport d’activité pour l’année 2017 qui répertorie entre autres les démarches innovantes engagées par les 18 Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) d’Unicancer au cours de l’année 2017, telles que le recours aux applications mobiles, à l’intelligence artificielle, à la réalité virtuelle, etc.

    Au cours de 2017 de nombreuses initiatives ont été conduites par les CLCC en matière d’innovations technologiques destinées à améliorer le suivi des patients et à accompagner l’exercice médical des professionnels de la santé. En voici une liste non exhaustive, consultable en détails dans le rapport d’activité du réseau hospitalier Unicancer.

    Unicancer rappelle que ses Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) sont « animés par la culture de la recherche et de l’innovation dans tous les domaines. Ils investissent dans les équipements technologiques les plus innovants, testent les nouvelles possibilités de la santé connectée et misent sur la recherche ».

    Centres de Lille, Marseille, Rennes, Toulouse

    Améliorer le suivi à domicile grâce aux applications smartphone

    En 2017, plusieurs Centres ont lancé des applications mobiles destinées à faciliter la vie des malades en rassemblant rendez-vous, dossier médical et contacts avec l’équipe soignante. Ces applications sécurisent le retour à domicile via des questionnaires de suivi et la saisie de constantes médicales, un système censé alerter l’équipe soignante en cas de problème et l’aider à contacter rapidement les patients prioritaires.

    Toulouse a lancé un projet pilote de suivi à distance via un portail Web, qu’il sera possible de généraliser à potentiellement tous ses patients suivis en chirurgie ambulatoire, en sénologie.

    Centres de Dijon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nice, Rouen

    Des équipements de pointe

    Les Centres de Marseille et de Montpellier ont acheté un accélérateur linéaire de particules avec IRM embarquée, pour une radiothérapie de précision y compris sur les tumeurs « mobiles » qui oscillent avec la respiration. A Nice, le scanner 4D permet de « filmer » les tumeurs, y compris celles qui bougent avec la respiration, pour cibler les contours à irradier.

    Pour la radiothérapie stéréotaxique, Nancy a investi dans un CyberKnife M6 de dernière génération et Rouen dans un TrueBeam Novalis STx Normand. Dijon s’est pour sa part équipé du premier TEP Scan numérique français.

    « L’apport d’Unicancer »

    Les marchés mutualisés d’Unicancer ont permis l’achat de plusieurs de ces machines.

    Institut du cancer de Montpellier

    Le supermarché virtuel, innovation au service de la prévention

    Epidaure, le département de prévention de l’Institut du cancer de Montpellier a conçu un supermarché virtuel « ludique et interactif » destiné à faire réfléchir les jeunes sur l’influence de la publicité, des techniques de vente, et leurs proches sur les choix alimentaires essentiels pour la santé et la prévention du cancer.

    Centre Henri Becquerel, Rouen

    Intelligence artificielle en imagerie médicale

    Le logiciel Body Comp AI aide à diagnostiquer la sarcopénie (perte musculaire). L’intelligence artificielle facilite l’analyse des scanners qui nécessite normalement une expertise pointue de radiologie.

    Centres de Caen, Lille, Lyon, Paris-Saint-Cloud, Rennes, Villejuif

    La recherche des Centres rayonne à l’American Society of Clinical Oncology

    Plusieurs Centres ont présenté leurs recherches au congrès de l’ASCO 2017 (American Society of Clinical Oncology), rendez-vous de la communauté internationale des cancérologues. Les résultats de l’essai Latitude sur le cancer de la prostate (Gustave Roussy) étaient présentés en conférence plénière, tout comme l’étude Profiler (Centre Léon Bérard) qui propose des traitements ciblés existant en fonction d’anomalies moléculaires détectées. Les centres de Caen, Lille, Paris-Saint-Cloud et Rennes y ont également présenté leurs travaux.

    Centres de Lyon et Saint-Cloud

    Réalité virtuelle avant les traitements

    Les traitements en oncologie peuvent être sources d’anxiété. Pour la réduire, le Centre Léon Bérard propose aux patients un casque simulant une plongée sous-marine pour une séance relaxante avant la chirurgie. A Curie, la réalité virtuelle sert avant la pose de chambre implantable, petit boîtier inséré sous la peau facilitant l’administration de la chimiothérapie.

    Centre Antoine Lacassagne, Nice

    Une fédération de recherche en radiothérapie

    Une fédération de recherche sur les interactions des radiations ionisantes de l’Université Côte d’Azur (UCA) associant le Centre Antoine Lacassagne a vu le jour en 2017. La Fédération Claude Lalanne rassemble une dizaine de structures et équipes de recherche autour de la recherche en radiothérapie.

    Le rapport d’activité 2017 est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • Cimsa 2018 : 8 résolutions pour soutenir le déploiement de la e-santé en Afrique

    La Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afrique (Cimsa) s’est tenue à Cotonou (Bénin) du 17 au 22 juin 2018.

    Les intervenants, issus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, sont parvenus à un accord comprenant huit résolutions visant à accélérer le développement de la e-santé en Afrique, dont :
    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins sur le continent.

    Ces mesures tentent de répondre aux défis auxquels doivent faire face les États africains sur les plans institutionnel, stratégique et opérationnel.

    Le Bénin souhaite se positionner en tant que leader et encourager les autres nations africaines à entamer une révolution numérique en santé.

    Une déclaration sur la sécurité des patients et la transformation digitale en santé

    Les huit résolutions présentées dans le rapport de synthèse établi à l’issue de l’événement sont :

    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • la signature de la Charte africaine sur l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion des risques et de la sécurité des patients dans les établissements de santé ;
    • la mise en place d’une journée annuelle sur la gestion des risques et de la e-santé en Afrique ;
    • la création d’un fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et de la santé numérique en Afrique (Faspes) ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins en Afrique ;
    • l’instauration d’un cadre de collaboration permanent entre les ministres de la Santé et les ministres des TIC en Afrique ;
    • la création d’une Agence régionale de sécurité sanitaire des produits de santé (Aressaps) ;
    • l’intensification d’une action pour la lutte contre les infections liées aux soins.

    E-santé et TIC : les défis à relever sur le continent africain

    Ces mesures ont été pensées en réponse aux recommandations énoncées lors de la conférence au niveau institutionnel, stratégique et opérationnel et à l’échelle des organisations sous-régionales, régionales et internationales afin de répondre aux défis du marché africain.

    « Les travaux ont permis de mettre en évidence l’existence d’une situation alarmante du développement de la sécurité des patients et de l’introduction des TIC dans les établissements de santé », a indiqué Dorothée Akoko Kindé-Gazard, présidente du Comité scientifique international (source : Lanouvelletribune.info).

    Sur le institutionnel, cette situation « alarmante » est liée :

    • à l’absence de programmes spécifiques pour traiter les sujets de santé numérique, a précisé Mme Kindé-Gazard.
    • à la pauvreté de l’environnement institutionnel et réglementaire approprié à l’utilisation des TIC dans la gouvernance des structures de santé ;
    • à l’inexistence d’un système de veille sanitaire sur les indicateurs relatifs à la sécurité des patients afin d’améliorer la collecte de données sur la santé.

    Sur le plan stratégique, les travaux issus de la conférence ont relevé :

    • l’absence de développement de référentiels communs pour la mise en place de technologiques du numérique dans le secteur de la santé ;
    • le manque d’accès, pour les citoyens, à l’information sur l’utilisation des réseaux sociaux, des dossiers électroniques mais aussi sur la sécurité en ligne et la confidentialité des données de santé.

    Sur le plan opérationnel, les participants à la conférence ont souligné :

    • l’utilisation insuffisante du numérique pour le suivi des données factuelles sur la prévalence des infections nosocomiales et les événements indésirables dans les établissement de soins ;
    • le manque de ressources humaines spécialisées en e-santé dans les États africains ;
    • le manque d’infrastructures adaptées pour traiter les questions relevant de la e-santé (au niveau des États africains).

    Le Bénin, moteur de la e-santé en Afrique ?

    « Le défi fondamental qui s’impose à nos États aujourd’hui, c’est comment utiliser dans un contexte d’extrême pauvreté et de rareté de ressources humaines et financière, le développement du numérique pour construire des systèmes de santé résilients de manière à pouvoir atteindre la couverture sanitaire universelle », a analysé le représentant résident de l’OMS au Bénin, le Dr Jean-Pierre Baptiste.

    Il estime que les résultats de la Cisma 2018 sont la preuve que le bon chemin est en train d’être pris pour le continent. Il souhaite que « le Bénin soit le flambeau de la e-santé [en Afrique] et puisse porter les messages de la présente conférence au niveau de l’Union africaine pour que [son] engagement soit aussi l’engagement de [toute] la région africaine ».

    « Nous venons de mettre les balises pour l’union entre les ministères des TIC et de la santé de tous les pays d’Afrique », a résumé de son côté le ministre béninois de la santé, le Dr. Benjamin Hounkpatin.

    Le prochain rendez-vous « e-santé » en Afrique se tiendra en août 2018 au Sénégal avec la réunion du Comité régional des ministres de la Santé.

  • Appel à projets : la CNSA finance service, produit ou application numérique soulageant la dépendance

    Améliorer les conditions de vie des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes handicapées grâce à des solutions innovantes mises au point dans le cadre d’une approche collaborative entre les acteurs du handicap et de la perte d’autonomie et des designers, tel est l’objectif de l’appel à projets de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dévoilé le 25 juin 2018.

    Les grands axes de travail sur lesquels vont se pencher les équipes engagées dans une approche d’innovation sociale par le design, dont l’objectif est de répondre à des besoins sociaux, sont notamment :
    • concevoir un accueil de jour gériatrique ;
    • améliorer l’organisation d’une maison départementale du handicap (MDPH) ;
    • développer un service, un produit ou une application numérique.

    Les dossiers de candidature sont à déposer du 3 au 28 septembre 2018 via la plate-forme de dépôt de la CNSA Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

    Sensibiliser aux enjeux du handicap et de la dépendance

    La CNSA souhaite grâce à ce projet favoriser la collaboration entre les acteurs du champ du handicap et de la perte d’autonomie, d’une part et designers, d’autre part.

    Les designers seront immergés dans les structures pertinentes afin d’être en capacité d’identifier les points à améliorer. Les solutions qu’ils proposeront seront testées sous forme de prototypes.

    Cette phase d’expérimentation sera l’occasion de recueillir des retours des utilisateurs afin de faire en sorte que les solutions élaborées répondent au plus grand nombre d’exigences remontées par l’ensemble des parties prenantes.

    Cap juin 2020 : une initiative pour construire des ponts avec des acteurs pouvant apporter un bénéfice aux personnes dépendantes

    Au-delà d’aboutir à des solutions concrètes, la démarche de la CNSA s’inscrit également dans un cadre pédagogique et d’étude. Voici les objectifs que se fixe la CNSA:

    • acculturer le secteur aux approches de design ;
    • intéresser les designers aux enjeux du handicap et de la perte d’autonomie ;
    • faire émerger des réponses innovantes à partir de constats de terrain ;
    • vérifier et donner à voir le potentiel du design comme mode de construction de solutions, de services et de politiques publiques dans le champ de l’autonomie.

    Afin de capitaliser sur les enseignements tirés de cette expérience, la CNSA organisera un séminaire de restitution en juin 2020.

    Critères d’éligibilité

    Les deux principes suivants doivent être satisfaits :

    • le projet innovant doit viser à améliorer l’accompagnement des personnes handicapées ou des personnes âgées en perte d’autonomie que ce soit dans le cadre d’un Ehpad ou à domicile ;
    • il est impératif que le projet soit porté par deux acteurs dont l’un du secteur médico-social et l’autre du monde du design.

    Pour tout renseignements, écrire à l’adresse suivante : innovation2018@cnsa.fr

    Modalités de soumission

    Le dépôt de candidatures se fait du 3 au 28 septembre 2018.

    La soumission de dossiers se fait via la plate-forme de dépôt de la CNSA, en sélectionnant la télé-procédure intitulée « Appel à projets thématique 2018 ».

  • La CNAM préconise de soutenir les expérimentations organisationnelles (« Charges et produits » 2018)

    La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) présente au Gouvernement et au Parlement ses propositions relatives à l’évolution des charges et produits au titre de l’année suivante et aux mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre prévu par le cadrage financier pluriannuel des dépenses d’assurance maladie, dans un rapport intitulé « Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses » publié le 29 juin 2018.

    À partir d’analyses réalisées sur l’évolution des dépenses et des pratiques, et en s’appuyant sur les recommandations françaises et internationales, le rapport Charges et produits pour l’année 2018 présente des propositions et des pistes de réflexion visant à améliorer la qualité et l’efficience des soins, et à optimiser les dépenses de santé.

    Parmi ces propositions :
    – Poursuivre le virage ambulatoire et l’adaptation des prises en charge en établissement ;
    – Renforcer les actions de pertinence des produits de santé et favoriser une adoption plus large des médicaments génériques et biosimilaires ;
    – Améliorer la pertinence et le bon usage des soins ;
    – Lutter contre la fraude et les abus en ville et à l’hôpital ;
    – Créer un dispositif d’appui à l’expérimentation et à la diffusion d’innovations organisationnelles ;
    – Soutenir le système d’innovation français ;
    – Soutenir la recherche et les actions d’évaluation dans des services de santé.

    L’édition 2018 du rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de la CNAM.

  • Maladies rares : Sanofi-Genzyme et 23 acteurs de la e-santé mobilisés contre l’errance diagnostique

    Sanofi-Genzyme, unité opérationnelle de médecine de spécialités (maladies rares, sclérose en plaques, oncologie, hématologie et immunologie) de Sanofi, a annoncé par communiqué le 28 juin 2018 le lancement d’une démarche d’innovation visant à l’amélioration du parcours de diagnostic des maladies rares.

    23 acteurs français de la e-santé participeront, dans le cadre de cette démarche ouverte ayant vocation à s’inscrire dans la durée et avec le laboratoire 39BIS (laboratoire e-santé de Sanofi), au développement de solutions innovantes fondées sur les nouvelles technologies.
    Il est en outre prévu que ces solutions soient :
    – testées afin d’en évaluer l’efficience en particulier « là où les pertes de chances sont aujourd’hui les plus importantes » ;
    – partagées « avec le plus grand nombre ».

    Cette initiative anticipe par ailleurs l’annonce officielle d’un 3ème Plan National Maladies Rares destiné à améliorer la prise en charge des malades.

    Les membres impliqués dans cette démarche d’innovation ouverte

    Sanofi-Genzyme a révélé dans son communiqué qu’une « vaste démarche participative s’inspirant de méthodes d’innovation ouvertes avec différentes parties prenantes » avait déjà été engagée fin 2017 en collaboration avec Orange Healthcare. Dès lors, 23 entités telles que des associations de patients, des filières de santé et des acteurs du numérique ont été impliquées, notamment :

    • Sanofi-Genzyme, en collaboration avec Orange Healthcare ;
    • l’Alliance Maladies Rares, Maladies Rares Info Service, Vaincre les Maladies Lysosomales, l’Association Francophone des Glycogénoses ; 
    • Les Filières de Santé Maladies Rares (FAI2R, FILNEMUS, FIMARAD, AnDDI-Rares, MaRIH, DefiScience) ;
    • le pôle de compétitivité Medicen ;
    • l’INRIA, l’Institut national de recherche dédié au numérique ;
    • des médecins hospitaliers experts et non experts, des médecins généralistes et spécialistes libéraux, un médecin du travail, un médecin scolaire, des professions para et périmédicales (kinésithérapeutes, biologistes, psychologues) ;
    • les start-ups Anamnèse et Semeia.

    Une démarche qui veut répondre aux enjeux de santé publique attendus du 3ème Plan National Maladies Rares

    Si le 1er Plan National Maladies Rares a structuré une offre de soins de haut niveau (en permettant la labellisation de 131 centres de référence nationaux et de 500 centres de compétence régionaux) et si le 2ème Plan National Maladies Rares a complété cette offre par la création de 23 filières de santé réunissant tous les acteurs participant à la prise en charge des malades et à la recherche, un 3ème Plan National Maladies Rares 2018-2022 devrait s’attacher particulièrement au problème de l’errance diagnostique. Ainsi la démarche de Sanofi-Genzyme anticipe-t-elle les priorités de ce futur plan.

  • Australie : une stratégie nationale de la e-santé pour favoriser la com’ interopérable et sécurisée

    Fin juin 2018, l’Agence de la santé numérique australienne a dévoilé une stratégie numérique nationale en matière de santé et a mis en évidence comment elle sera en mesure de résoudre les problèmes d’interopérabilité et de communication sécurisée entre les prestataires de soins, les professionnels et les patients mais aussi de soutenir l’adoption des services de santé numériques.

    Le Conseil de santé du Conseil des gouvernements australiens (COAG) a approuvé la stratégie, qu’il décrit comme sûre, transparente et sécurisée.

    Limiter les erreurs médicales dues à une mauvaise communication

    En Australie, des fax obsolètes et non sécurisés sont toujours utilisés pour partager les informations sur les patients entre les fournisseurs de soins.

    Le décès d’un patient a accéléré la mise en place de la stratégie numérique

    En mai 2018, un rapport du coroner* a révélé qu’un patient atteint d’un lymphome hodgkinien (forme de cancer du système lymphatique) était décédé seul parce que ses résultats d’examens médicaux avaient été faxés au mauvais numéro. Son hématologue n’avaient pas reçu les informations vitales qui auraient pu lui sauver la vie.

    L’une des principales priorités de la stratégie nationale est de permettre aux fournisseurs de soins de communiquer avec d’autres professionnels et leurs patients via des canaux numériques sécurisés.

    * Dans les pays de culture anglo-saxonne et au Japon, un coroner est un fonctionnaire chargé, au nom de la Couronne, d’enquêter sur les circonstances d’un décès violent ou obscur.

    Des acteurs de la santé se sont vus pour résoudre les soucis d’interopérabilité

    Le 6 juin 2018, des acteurs clés de l’industrie ont participé à un atelier de collaboration sur la messagerie sécurisée au cours duquel ils ont accepté d’adopter les outils, processus et normes éprouvés pour résoudre les problèmes d’interopérabilité entre systèmes de messagerie sécurisés et d’information clinique.

    La réunion était co-présidée par Emma Hossack, présidente de la Medical Software Industry Association (MSIA), Bettina McMahon, directrice générale de l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), et Nathan Pinskier, président du comité d’experts e-santé du Royal Australian General College and Practice Systems et président du groupe de pilotage du programme Secure Messaging de l’ADHA.

    Deux consortiums ont été formés

    • Telstra Health dirige un consortium qui teste la livraison des documents relatifs à la décharge des patients de l’hôpital Royal Melbourne à un certain nombre de médecins généralistes. Les autres participants à cette mission sont CorePlus, Genie Solutions, Global Health, HealthLink et Zedmed.
    • Healthlink dirige un autre consortium chargé de tester la livraison des références d’un éventail de médecins généralistes à des spécialistes. Les autres acteurs de ce projet sont MedicalDirector, Best Practice Software, Genie Solutions, Global Health et Telstra Health.

    Les deux consortiums sont en train de finaliser une fonction de recherche grâce à laquelle une seule recherche permettra d’identifier les prestataires de soins australiens, offrant commodité et transparence aux cliniciens recherchant d’autres cliniciens.

    Les projets ont également été étendus à des praticiens paramédicaux et à des dispositifs de dossiers médicaux électroniques utilisés dans ce domaine (source : Opengovasia.com).

    Un consensus a été trouvé pour adapter la com’ numérique au secteur

    Bettina McMahon a déclaré que le partenariat avec le reste de l’industrie et ses clients était la clé pour résoudre les problèmes d’interopérabilité.

    « Les systèmes et les normes de messagerie sécurisée sont en place depuis de nombreuses années, mais en tant que pays, nous avons eu du mal à les mettre en œuvre à l’échelle nationale. Il a fallu du temps pour coproduire avec l’industrie une solution réalisable répondant aux attentes de la communauté clinique », a-t-elle expliqué (source : Opengovasia.com).

    « Nous avons commencé ce projet il y a dix-huit mois. Adopter un véritable processus de coproduction nécessite autant de temps et, finalement, cela nous a permis de parvenir à un consensus sur la façon dont nous allons adapter la communication numérique [au secteur]. »

  • Australia: Digital health strategy to solve interoperability and secure communication problems

    In late June 2018, the Australian Digital Health Agency unveiled national digital health strategy and highlighted how it will be able to solve problems concerning interoperability and secure communication among healthcare providers, professionals and patients but also support the uptake of digital health services.

    The Council of Australian Governments (COAG) Health Council approved the strategy, which it described as safe, seamless and secure.

    Reducing medical errors due to miscommunication

    In Australia, outdated and insecure fax machines are still being used to share patient information between healthcare providers.

    The death of a patient accelerated the implementation of the digital strategy

    In May 2018, a coroner’s* report revealed that a patient with Hodgkin’s lymphoma (a type of lymphoma) died alone because his medical test results were faxed to the wrong number. His hematologist did not received the vital information that could have saved his life.

    One of the main priorities of the national strategy is to enable healthcare providers to communicate with other professionals and their patients via secure digital channels.

    * In Anglo-Saxon countries and Japan, a coroner is a public official responsible for the investigation of violent, sudden, or suspicious deaths.

    Health actors gather to solve interoperability issues

    On June 6, 2018, key industry players attended a secure messaging industry collaboration workshop where they agreed to adopt the tools, processes, and standards that have been demonstrated to solve the interoperability problems across secure messaging and clinical information systems.

    The meeting was co-chaired by Medical Software Industry Association (MSIA) president Emma Hossack, Australian Digital Health Agency (ADHA) chief operating officer Bettina McMahon, and Dr Nathan Pinskier, chair of the Royal Australian College of General Practitioners (RACGP) Expert Committee for eHealth and Practice Systems, and chair of the ADHA’s Secure Messaging Program Steering Group.

    Two consortia were formed

    • Telstra Health is leading a consortium that tests the delivery of discharge summaries from Royal Melbourne Hospital to a number of general practitioners. The other participants in this work are CorePlus, Genie Solutions, Global Health, HealthLink and Zedmed.
    • Healthlink is leading another consortium that has to test the delivery of referrals from a range of general practitioners to specialists. The other participants in this project are MedicalDirector, Best Practice Software, Genie Solutions, Global Health and Telstra Health.

    Both consortia are finalizing a federated search capability wherein a single search will identify Australian healthcare providers, providing convenience and transparency for clinicians looking up other clinicians.

    The projects have also been extended to include allied health practitioners and electronic medical record products used in that domain (source: Opengovasia.com).

    Scaling digital communication: a consensus has been found

    Ms McMahon said the partnership with the rest of the industry and their customers is the key to solving the interoperability issues.

    « Secure messaging systems and standards have been in place for many years, but as a country, we’ve struggled to implement at a national scale. It has taken time to co-produce a workable solution with industry that meets the expectations of the clinical community, » she said (source: Opengovasia.com)

    « We started this project 18 months ago. But to adopt a true co-production process takes this long, and ultimately, has allowed us to reach consensus about how we will scale digital communication. »