La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) « sera attentive à l’équilibre de l’offre de soins au plan régional, et notamment au respect des coopérations public-privé existantes sur les territoires », indique-t-elle dans un communiqué du 30 juin 2016. Cette prise de position intervient alors que les périmètres des GHT doivent être définis le 1er juillet 2016.
La mise en place des GHT est, selon la FHP, « l’occasion attendue de restructurer le secteur hospitalier public ». Mais si la fédération, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés, »considère favorablement les GHT, comme instrument d’organisation et de mutualisation des moyens à l’hôpital public », elle souligne le risque d’une réforme « qui aboutisse à une bunkérisation ».
« La prise en charge des maladies chroniques, par exemple, nécessite des démarches partenariales pour lesquelles les coopérations public-privé existantes doivent être respectées. Or leur mention a disparu de la deuxième version du décret (décret du 27 avril 2016 sur la mie en place des GHT, NDLR). Nous partageons cette préoccupation avec d’autres fédérations, comme la Fehap et Unicancer », souligne Lamine Gharbi, le président de la FHP.
La FHP déclare par ailleurs qu’elle attendra la constitution de chaque GHT et l’explicitation de leurs projets médicaux de territoire pour évaluer sa réponse en fonction de chaque situation :
• soit la création de GHT privés afin de constituer des filières cohérentes de soins pour les patients en associant les autres acteurs privés, les maisons de santé et la médecine libérale face aux GHT publics ;
• soit une prise d’initiative dans le contact avec les GHT dans l’objectif de garantir la sécurisation des partenariats public-privé et la réponse aux besoins de santé dans les territoires ;
• soit une attitude d’observation, lorsque la situation locale ne permet pas de distinguer ou de dégager une ligne d’action claire dans l’immédiat.