Europe

  • Les 15 GHT de l’Ile de France

    l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, a arrêté le 1er juillet 2016 la liste des 15 GHT franciliens.

    Deux établissements, le Centre Hospitalier de Provins et l’Etablissement Public de Santé Barthélémy Durand, bénéficient d’un temps de réflexion supplémentaire sur les modalités d’intégration à un GHT.

    Trois établissements de santé n’intègrent pas un GHT en raison de leurs spécificités : l’Etablissement Public de Santé National de Fresnes ; le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie ; l’Etablissement Public de Santé de Ville-Evrard.

  • GHT : la FHP appelle au « respect des coopérations public-privé existantes »

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) « sera attentive à l’équilibre de l’offre de soins au plan régional, et notamment au respect des coopérations public-privé existantes sur les territoires », indique-t-elle dans un communiqué du 30 juin 2016. Cette prise de position intervient alors que les périmètres des GHT doivent être définis le 1er juillet 2016.

    La mise en place des GHT est, selon la FHP, « l’occasion attendue de restructurer le secteur hospitalier public ». Mais si la fédération, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés, »considère favorablement les GHT, comme instrument d’organisation et de mutualisation des moyens à l’hôpital public », elle souligne le risque d’une réforme « qui aboutisse à une bunkérisation ».

    « La prise en charge des maladies chroniques, par exemple, nécessite des démarches partenariales pour lesquelles les coopérations public-privé existantes doivent être respectées. Or leur mention a disparu de la deuxième version du décret (décret du 27 avril 2016 sur la mie en place des GHT, NDLR). Nous partageons cette préoccupation avec d’autres fédérations, comme la Fehap et Unicancer », souligne Lamine Gharbi, le président de la FHP.

    La FHP déclare par ailleurs qu’elle attendra la constitution de chaque GHT et l’explicitation de leurs projets médicaux de territoire pour évaluer sa réponse en fonction de chaque situation :
    • soit la création de GHT privés afin de constituer des filières cohérentes de soins pour les patients en associant les autres acteurs privés, les maisons de santé et la médecine libérale face aux GHT publics ;
    • soit une prise d’initiative dans le contact avec les GHT dans l’objectif de garantir la sécurisation des partenariats public-privé et la réponse aux besoins de santé dans les territoires ;
    • soit une attitude d’observation, lorsque la situation locale ne permet pas de distinguer ou de dégager une ligne d’action claire dans l’immédiat.

  • Journées francophones de radiologie (JFR) du 14 au 17/10/2016

    « Suivi oncologique et imagerie du sportif » sera le thème des journées francophones de radiologie 2016 qui auront lieu du 14 au 17 octobre 2016 au Palais des congrès de Paris.

  • E-santé : les pistes de l’Institut Montaigne pour un leadership français

    • L’automatisation des processus, à l’hôpital comme en ville, pour la prise de rendez-vous, la gestion du dossier patient, le développement des produits de santé (par exemple pour la collecte des données et le suivi des essais cliniques).
    • L’amélioration des prises en charge et des parcours patients grâce à une fluidification des échanges de données et d’informations avec le recours aux téléconsultations et au télésuivi des patients
    • L’utilisation de la donnée et les approches analytiques pour élaborer des outils d’aide à la décision permettant de comparer les données de leurs patients à des jeux de données massifs et prendre en compte pleinement les connaissances scientifiques disponibles,
    ce sont les trois axes principaux définis par l’Institut Montaigne dans son rapport de juin 2016 « pour faire de la France un leader du numérique en santé ».

    Le rapport met en avant une étude réalisée en 2014 par le NHS (National Health Service), système de santé publique du Royaume-Uni, qui évaluait des gains d’efficacité de l’ordre de 6% à 10% des coûts grâce à une meilleure exploitation des outils numériques, soit une économie annuelle comprise entre 15 milliards et 25 milliards d’euros.

  • Accès aux soins : « Un recul en 4 ans pour 30 millions de Français » (UFC – Que Choisir)

    « Entre 2012 et 2016, l’accès géographique aux médecins généralistes (à moins de 30 minutes du domicile) s’est dégradé pour plus du quart de la population », c’est ce qu’affirme l’association de consommateurs UFC – Que Choisir qui a mis en ligne le 29 juin 2016 sa carte interactive de la « fracture sanitaire ».

    « L’accès aux médecins spécialistes a diminué pour 38 % des Français en ce qui concerne les ophtalmologistes, 40 % pour les pédiatres et même 59 % de la population pour l’accès aux gynécologues. La situation est encore plus alarmante pour les spécialistes au tarif de la sécurité sociale, dont l’offre a reculé pour plus de la moitié des usagers, quelle que soit la spécialité étudiée », précise UFC – Que Choisir qui estime que son étude illustre  » un recul de l’accès aux soins en 4 ans pour plus de 30 millions de Français ».

    L’association a analysé l’offre exhaustive de soins de ville pour quatre spécialités (généralistes, pédiatres, ophtalmologistes et gynécologues), pour la totalité des communes de France métropolitaine, en croisant les deux dimensions de l’accès aux soins, géographique et financière.

    La méthodologie de l’étude de l’UFC – Que Choisir

    • Méthodologie inchangée entre 2012 et 2016
    • Données de l’Assurance maladie aspirées en février 2016 sur son site « annuaire santé » qui renseigne sur la localisation et le prix des médecins libéraux (généralistes et spécialistes)
    • Quatre spécialités étudiées (spécialités d’accès direct, c’est à dire non conditionné au passage préalable chez le médecin traitant): généralistes, ophtalmologistes, gynécologues, pédiatres
    • Définition de l’offre de soins disponible: relevé du nombre de praticiens exerçant en libéral et du prix le plus fréquemment demandé pour une consultation simple
    • Définition de la demande de soins : les différentes catégories de population ont été pondérées selon l’âge et le sexe (lorsque cet élément était disponible) en fonction des besoins moyens de cette catégorie par rapport à la moyenne de la population entière (exemple: pour un généraliste, un homme de 15 à 29 ans compte 0,64 et un homme de 60 à 74 ans compte 1,56)
    • Détermination du territoire géographique : relevé pour chaque commune du nombre de praticiens installés jusqu’à 30 minutes de route pour les généralistes, 45 minutes pour les spécialistes et adaptation des barèmes selon que la commune appartient ou non à une entité urbaine de plus de 50 000 habitants
    • Evaluation de la densité : le critère de « désert médical » retenu est une densité de médecins inférieure à 60% à la moyenne nationale (le ministère de la Santé retient pour ce critère une densité de médecins inférieure de 30% à la moyenne nationale)

  • 1 100 hôpitaux regroupés dans « 130 à 145 GHT » le 1er juillet 2016 (FHF)

    130 à 145 GHT, c’est la fourchette prévue par la FHF pour la future carte hospitalière qui doit se dessiner le 1er juillet 2016. A cette date, selon le décret du 27 avril 2016, les 1 100 hôpitaux français devront rejoindre l’un des groupements hospitaliers dont la mise en place est prévue par la loi de modernisation de la santé après la définition par les ARS du périmètre de chacun des GHT et la présentation d’une première ébauche de leur projet médical partagé.

    « Les choses avancent bien », déclare David Gruson, délégué général de la FHF en soulignant le rôle joué par les Fédérations régionales auprès des ARS « pour définir des périmètres qui puissent être portés par les acteurs hospitaliers ».

    La mise en place des GHT est encadrée par un comité de suivi mis en place par la DGOS dont la dernière réunion s’est tenue le 23 juin 2016 et portait sur l’information et le plan d’accompagnement des premières actions engagées. Le prochain comité de suivi se réunira le 20 juillet et sera consacré à la fonction RH.

  • Négociation conventionnelle : la réunion du 29 juin 2016 reportée au 7 juillet 2016

    La séance de négociation prévue le 29 juin 2016 entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins a été reportée au 7 juillet 2016. C’est ce qu’a annoncé le 28 juin 2016 l’Assurance maladie par un courrier adressé aux syndicats de médecins (CSMF, FMF, SML, MG France et Le Bloc) dans lequel elle indique que le rendez-vous du 7 juillet 2016 se fera  » sur la base d’un document de synthèse de l’ensemble des propositions de l’UNCAM ».

    Ce texte qui présentera des éléments chiffrés sera à nouveau discuté lors d’une autre réunion entre les partenaires prévue le 13 juillet 2016, selon l’Assurance maladie.

    Le report de la séance du 29 juin 2016 de la négociation conventionnelle intervient après les décisions de la CSMF et du Bloc de quitter la précédente réunion du 22 juin 2016.

    Depuis février 2016, les syndicats de médecins négocient avec l’Assurance maladie. Les parties ont jusqu’au 26 août 2016 pour trouver un accord autour d’un texte qui régit les relations entre les médecins et la Sécurité sociale et qui fixe leurs honoraires pendant 5 ans.

    Parallèlement au calendrier de la négociation, des rencontres bilatérales entre l’Assurance maladie et chaque syndicat doivent être programmées, selon une source syndicale.

  • 8 Français sur 10 ont une bonne image de leurs hôpitaux (sondage Odoxa)

    • Près de 8 Français sur 10 (79% pour le public et 81% pour le privé) ont une bonne image de leurs hôpitaux,
    • Le conseil du médecin traitant est à 59% le premier élément pris en compte pour le choix de l’hôpital, avant le critère de distance qui n’arrive qu’en seconde position à 49%,
    • 68% des personnes interrogées attendent de l’hôpital une prise en charge complète dans le traitement des maladies chroniques contre 31% une prise en charge ponctuelle à laquelle la médecine de ville ne peut répondre,
    • 53% préfèrent un hôpital éloigné mais qui concentre de nombreuses spécialités à plusieurs petits hôpitaux plus proches mais qui ne peuvent traiter tous les problèmes de santé (46%),
    • 54% jugent que la place accordée aux patients par les établissements de santé est insuffisante,
    • 82% souhaitent que les établissements publient leurs résultats en termes de qualité des soins,
    • 50% souhaitent pouvoir utiliser mails ou SMS pour leurs échanges avec un établissement de santé,

    tels sont les principaux enseignements d’un sondage Odoxa pour Orange et la MNH avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po rendu public le 27 juin 2016. Cette enquête sur le thème « hôpital et territoire » a été réalisée dans le cadre du « Baromètre Santé 360° » entre le 26 mai et le 16 juin 2016 auprès d’un échantillon représentatif de Français, de patients et de familles de patients.

  • 2 Mds€ sur 5 ans pour les hôpitaux : la FHF attend de la ministre une « confirmation rapide »

    S’assurer que le plan d’investissement hospitalier de 2 Mds€ sur 5 ans à partir de 2017 annoncé par Marisol Touraine le 24 mai 2016 corresponde bien à des moyens nouveaux et soit bien dédié à l’accompagnement de la mutation du tissu hospitalier, c’est l’objectif du courrier commun adressé le 22 juin 2016 par la FHF et les conférences hospitalières à la ministre des Affaires sociales et de la Santé.

    « Il serait en effet peu compréhensible que cette enveloppe soit alimentée par transformation de crédits déjà existants au sein de l’ONDAM », est-il précisé dans ce courrier.

    Les signataires qui affirment que « les projets aujourd’hui présentés par les établissements devant le Comité pour la performance et la modernisation des établissements de santé (Copermo) sont, pour l’essentiel, appréciés en fonction de critères de gestion interne aux établissements (taux de marge brute, caractéristiques de l’endettement…) » estiment que « pour accompagner le soutien à l’investissement, cette analyse des projets d’investissement gagnerait désormais à être positionnée à l’échelle des nouveaux territoires issus de la structuration en GHT et à intégrer comme critères prioritaires de sélection notamment des indicateurs de résultats en matière d’innovation en santé ».

    « L’engagement du plan de 2 milliards d’euros que vous avez annoncé constitue à cet égard une opportunité d’enclencher une nouvelle approche en matière d’investissement hospitalier », ajoutent la FHF et les responsables de conférences hospitalières.

    « C’est une manière de marquer l’attention de la communauté hospitalière suite à cette annonce », explique David Gruson, délégué général de la FHF qui attend de la part de la ministre « une confirmation rapide » de son engagement.

  • DMP : 9 départements pilotes désignés par décret au plus tard le 01/07/2016 (GCS e-santé Bretagne)

    9 départements pilotes vont tester le nouveau DMP à compter du 15 septembre 2016, dont les Côtes d’Armor, annonce le GCS e-santé Bretagne sur son compte Twitter le 24 juin 2016, à l’occasion des journées régionales des systèmes d’information partagés et de la télémédecine.

    La liste complète des 9 territoires participant à l’expérimentation devrait être annoncée par décret au plus tard le 1er juillet 2016. Ce décret devrait également mettre en application le transfert de la gestion du DMP de l’Asip Santé à la Cnamts. Un 2e décret fixant les modalités des expérimentations et les fonctionnalités du DMP devrait être publié dans le courant de l’été, précise Pierre Barel, chef de projet DMP du GCS e-santé Bretagne à Health & Tech Intelligence.

    La refondation du DMP, lancé par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, est prévue par la loi de « modernisation de notre système de santé » du 26 janvier 2016 et le transfert de sa gestion de l’Asip Santé à la Cnamts.

    Le site www.dmp.gouv.fr revendique 580 000 DMP créés en juin 2016, 12 ans après sa création en juin 2004.