Etablissements

  • DATA – Répartition géographique des diabétiques et coût de prise en charge du diabète de type 2

    Le diabète touche en France 3,16 millions d’assurés du régime général avec une prévalence (nombre de personnes touchées par rapport à l’ensemble de la population) de 5,5 % (chiffres Assurance maladie – Sniiram), indique le rapport « charges et produits pour l’année 2019 » de la Cnam. À cela s’ajoutent environ 500 000 diabétiques qui s’ignorent.

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Par ailleurs, le coût de prise en charge attribué à cette pathologie est de plus de 6,6 milliards d’euros de dépenses remboursées.

    À noter, le lancement de l’étude Entred 3, une enquête fouillée qui permet d’établir un état des lieux de la population des personnes diabétiques en France. Cette nouvelle étude nationale sur le diabète se penchera notamment sur :les évolutions récentes dans la prise en charge de la maladie, comme le recours aux objets connectés ou aux applications de santé. Les résultats sont attendus pour 2020.

    Le tableau présentant les dépenses liés au diabète de type 2 et le graphique présentant la répartition géographique des diabétiques en France sont disponibles via ce lien.

  • Horizon 2020 : journée d’information sur les financements européens pour les PMEs en santé, 28/05/19

    Le réseau de la Commission européenne « Enterprise Europe Network », Medicen Paris Region et Genopole, en association avec les Points de contact nationaux (PCN) Santé et PME, organisent le 28 mai 2019 à Paris une journée d’information sur les futurs appels à projets en santé. L’événement s’adresse à la communauté PME francilienne.

    Au cours de cette session, des entreprises ayant bénéficié de financements européens témoigneront et ces financements seront ensuite présentés à l’auditoire.
    Seront à l’ordre du jour :
    • défi sociétal santé, changement démographique et bien-être ;
    • EDCTP ;
    • EIT Health ;
    • EUROSTARS ;
    • Fast-Track to Innovation ;
    • Instrument PME ;
    • IMI ;
    • Financements en cascade.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne disponible sur Horizon2020.gouv.fr.

    Cette manifestation s’inscrit dans le contexte de la prochaine publication, en juin, du programme de travail « Santé, changement démographique et bien-être 2018-2020 » mis en place dans le cadre du programme-cadre Horizon 2020.

    Programme prévisionnel

    9h15 –9h30 Accueil par Isabelle Pottier, CCI Paris Ile-de-France

    Introduction et présentation des objectifs de la journée

    9h30 –10h45 Quelques financements européens par l’exemple

    Table-ronde animée par Laurence Faigenbaume, Bpifrance – point de contact national (PCN) PME

    • Témoignage d’un lauréat Instrument PME phase 2
    • Témoignage Eurostars
    • Témoignage IMI
    • Témoignage H2020 collaboratif Témoignage EIT Health

    10h45-10h50 Panorama des financements européens

    Jérôme Billé, PCN PME

    10h50-11h05 Pause

    11h05–11h30 Horizon 2020 – Défi sociétal santé, changement démographique et bien-être

    Philosophie des appels, contexte politique et fonctionnement

    Sophie Decamps, PCN Santé

    11h30-12h00 Présentation des autres dispositifs de financements européens

    • EDCTP – Sophie Decamps, PCN Santé
    • EUROSTARS – Laurence Faigenbaume, Bpifrance, PCN PME
    • Fast track to innovation – Jérôme Billé, PCN PME
    • IMI – Sophie Decamps, PCN Santé
    • Financements en cascade – Damien Gras, Région Ile-de-France
    • Dont EIT Health – Jérôme Fabiano, EIT Health
    • Instrument PME – (à confirmer)

    12h00–12h20 Dispositifs d’aide au montage Recherche de partenaires avec le réseau de la Commission européenne, Enterprise Europe Network

    12h20–12h35 Questions/réponses

    13h00–14h15 Déjeuner offert

    14h15–15h15 Présentation des thématiques du programme de travail (WP) Santé 2018-2020

    • Conseils pour le montage (critères d’évaluation, attentes de la CE)
    • Comment trouver des partenaires

    Sophie Decamps, PCN Santé

    15h15–16h15 Comment concevoir une « bonne copie » Instrument PME phase 2

    • Explications des attentes de la Commission européenne
    • Facteurs clés de succès d’une bonne proposition
  • « L’association Cara est missionnée pour déployer le “DMP” en Suisse occidentale » (Patrice Hof)

    « En Suisse, la santé est une responsabilité portée au niveau du canton. Néanmoins un référentiel interfédéral permet de s’assurer que un et un seul DEP (équivalent du DMP français) est créé par personne« , explique Patrice Hof, secrétaire générale de Cara, une association intercantonale dont la mission est de développer la cyber santé dans les cantons suisses de Genève, de Valais, de Vaud, de Fribourg et du Jura, et qui coordonne entre autres la mise en place du DEP. « Concernant l’accès au dossier, une réflexion est encore en cours au niveau national pour arbitrer la question de l’identification numérique, poursuit-il. Cara milite en faveur d’un identifiant numérique unique pour tous les services numériques publics (pas uniquement ceux de la santé). »

    Dans le cadre d’une interview accordée à Health & Tech Intelligence courant mars 2019, Patrice Hof revient sur la loi sur le dossier électronique du patient (LDEP) suisse, qui s’applique aux institutions de santé stationnaires devant se constituer en communautés et proposer dès le mois d’avril 2020 un DEP à chacun de leurs patients.
    Il explicite également les missions de son association et présente les principales fonctionnalités de la plateforme de santé numérique que cette dernière doit mettre en place pour les institutions de santé publiques et privées, les professionnels de santé et les patients.

    Proposer un dossier électronique à chaque de leurs patients en 2020

    Qu’est la LDEP ?

    Patrice Hof : La LDEP est la loi sur le dossier électronique du patient qui décrit sur la base de 650 critères un cadre fonctionnel, sécuritaire et technique fixé par la confédération et à mettre en place par les acteurs de santé avant le 15 avril 2020.

    Comment doit s’appliquer cette loi?

    Cette loi s’applique aux institutions de santé stationnaires qui doivent se constituer en communautés et proposer dès le 15 avril 2020 un dossier électronique à chacun de leurs patients.

    Cara doit déployer une plateforme de santé numérique

    Quelle est la mission de l’association Cara ?

    Cara est une association inter-cantonale créée et missionnée par 5 cantons de Suisse occidentales (Genève, Valais, Vaud, Fribourg et Jura) pour développer la cybersanté et mettre en place le dossier électronique du patient en Suisse occidentale, dictée par la loi sur le dossier électronique du patient LDEP du 15 avril 2017.

    L’association travaille à la mise en œuvre d’une plateforme de santé numérique aux bénéfices des institutions de santé (publiques et privées), des professionnels de santé en général et des patients.

    Vers un plan de médication partagé

    Quelles sont les fonctionnalités prévues sur la plateforme ?

    Pour 2020, Cara se concentre sur deux fonctionnalités : d’une part le dossier électronique du patient (DEP) qui permettra de partager les documents de santé générés par les acteurs de santé et d’autre part le transfert sécurisé de documents entre professionnels.

    En outre, et dans une deuxième phase de déploiement, Cara proposera un plan de médication partagé qui permettra d’établir une carte de médication du patient et un plan de soins partagé, tous deux interfacés avec le DEP.

    Interopérabilité : « un effort est réalisé sur la standardisation des interfaces »

    Le libre choix de la plateforme est donné aux communautés de professionnels et aux cantons. Comment traitez vous le sujet de l’interopérabilité ?

    Un effort est réalisé sur la standardisation des interfaces, à la fois entre les différentes plateformes et d’autre part chacune des plateformes avec les systèmes de santé des professionnels. De plus, nous essayons de nous appuyer sur des solutions industrielles du marché.

    Dans un pays fédéral comme la Suisse, comment est géré l’identification des patients ?

    En Suisse, la santé est une responsabilité portée au niveau du canton. Néanmoins un référentiel interfédéral permet de s’assurer que un et un seul DEP est créé par personne. Concernant l’accès au dossier, une réflexion est encore en cours au niveau national pour arbitrer la question de l’identification numérique. Cara milite en faveur d’un identifiant numérique unique pour tous les services numériques publics (pas uniquement ceux de la santé).

    Une phase de déploiement « assez longue »

    Qui crée le DEP?

    Cara propose une plateforme pour le DEP à l’ensemble de la population et des professionnels de santé. Le patient à la liberté d’ouvrir un dossier. C’est un outils de santé public centré sur le patient. Tout les patients qui ont un numéro AVS (le numéro AVS est le numéro de sécurité sociale suisse) sont concernés. C’est le patient qui donne l’accès à son dossier aux professionnels de son choix.

    Comment envisagez-vous le déploiement du DEP ?

    La stratégie de déploiement va dépendre de chaque canton. Cependant, avant de lancer la plateforme, cette dernière doit être certifiée selon les critères spécifiés par la loi. Si nous nous basons sur les retours d’expériences des pilotes, notamment Mondossiermedical.ch mis en place par le canton de Genève, nous pensons que cette phase de déploiement sera assez longue.

  • Répartition géographique des diabétiques et coût de prise en charge du diabète de type 2

    Le diabète touche en France 3,16 millions d’assurés du régime général avec une prévalence (nombre de personnes touchées par rapport à l’ensemble de la population) de 5,5 % (chiffres Assurance maladie – Sniiram), indique le rapport « charges et produits pour l’année 2019 » de la Cnam. À cela s’ajoutent environ 500 000 diabétiques qui s’ignorent.

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Par ailleurs, le coût de prise en charge attribué à cette pathologie est de plus de 6,6 milliards d’euros de dépenses remboursées.

    À noter, le lancement de l’étude Entred 3, une enquête fouillée qui permet d’établir un état des lieux de la population des personnes diabétiques en France. Cette nouvelle étude nationale sur le diabète se penchera notamment sur :les évolutions récentes dans la prise en charge de la maladie, comme le recours aux objets connectés ou aux applications de santé. Les résultats sont attendus pour 2020.

    Une étude de la Cnam sur les dépenses liés au diabète de type 2

    Une étude* de la direction de la stratégie, des études et des statistiques de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) présentée en mars 2018 à Montpellier au congrès organisé par l’Adelf et Emois, vise à combler en partie le déficit d’information sur l’évolution des dépenses en fonction de l’évolution du diabète.

    • Elle présente les remboursements de soins de ville, d’hospitalisations en médecine, chirurgie et obstétrique et les versements de prestations en espèces effectués pour une cohorte de patients nouvellement traités pour diabète de type 2 à partir de 2008.
    • Elle permet de visualiser la part de ces remboursements liée au diabète et de mesurer l’évolution de cette part sur la période 2008-2015, soit pendant les 8 premières années du traitement.Les résultats montrent une évolution progressive de la dépense remboursée directement attribuable au diabète de type 2, de 1 500 euros à 1 900 euros par ans.

    L’Assurance maladie indique qu’elle s’accélère à partir de la 7e année de traitement. »Il faudra prolonger l’analyse afin de préciser les raisons qui expliquent cette accélération : meilleur suivi médical, intensification thérapeutique, ou plutôt complications du diabète ? », précise-t-elle.

    Répartition géographique des diabétiques en France

    Les personnes diabétiques ne sont pas réparties de façon homogène sur le territoire français. La prévalence est plus forte dans les Outre-mer ainsi que le nord et l’est de la France.

    Prévalence du diabète traité pharmacologiquement par région en France en

    Entred 3 : 3ème édition d’une étude unique auprès des patients diabétiques

    Menée pour la première fois en 2001 puis renouvelée en 2007, Entred est « la seule étude qui permet de fournir des informations à la fois d’ordres épidémiologique, médical, économique et social sur les personnes traitées pour un diabète en France », indique la Haute autorité de santé.

    L’instance explique que ces données sont « indispensables » pour mettre au point les stratégie de prévention nécessaire à l’amélioration de l’état de santé, des pratiques médicales et de la qualité de vie des personnes diabétiques.

    Un échantillon de 13 000 personnes diabétiques

    L’enquête est réalisée auprès d’un échantillon de 13 000 personnes diabétiques sous traitement médicamenteux tirées au sort.

    • Elle se caractérise par une double approche patient-médecin.
    • Elle cherche aussi à décrire les évolutions survenues dans le parcours de soins, dont les démarches éducatives entreprises, le recours aux soins et l’adhérence des patients au traitement.

    Mesurer les évolutions : le recours aux objets connectés et aux applications de santé analysé

    Cette nouvelle étude nationale sur le diabète se penchera sur :

    • les évolutions sur le long terme de l’état de santé des personnes atteintes de diabète mais aussi de leur qualité de vie et du recours aux soins ;
    • les évolutions récentes dans la prise en charge de la maladie, comme le recours aux objets connectés ou aux applications de santé.

    « Le renouvellement de l’étude Entred est crucial pour montrer les progrès réalisés depuis 2007, commente la HAS, mais aussi ceux qui restent à faire, pour mieux prendre en charge les personnes diabétiques, prévenir et retarder la survenue des complications graves (cardiaques, ophtalmologiques, podologiques, rénales…). »

    Décrire les caractéristiques des diabétiques résidant en Outre-Mer et des patients atteints de diabète de type 1

    La nouveauté de cette 3ième édition est que les spécificités de certaines populations seront étudiées.

    Des focus seront ainsi faits sur :

    • les personnes diabétiques résidant dans les départements d’Outre-mer, « sachant que le diabète et ses complications y sont près de deux fois plus fréquents qu’en métropole ».

    • les personnes adultes atteintes d’un diabète de type 1, pour lesquelles peu de données sont aujourd’hui disponibles.

    Les résultats de l’étude Entred 3 sont attendus à partir de mi-2020.

  • ARS Bretagne : un AMI pour généraliser Gwalenn, outil numérique de parcours et de coordination

    L’agence régionale de santé (ARS) Bretagne lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) régional pour identifier les structures et organisations qui souhaitent utiliser Gwalenn, l’outil numérique du groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Bretagne. Il s’adresse aux centres locaux d’information et de coordination (Clic), au réseaux de santé spécifique, aux pôles de compétences et de prestations externalisées (PCPE) et aux plateformes territoriales d’appui (PTA) nouvellement constituées.

    Les structures et organisations concernées doivent renseigner une fiche type (ci-contre) et la retourner avant le 15 avril 2019 à ars-bretagne-dis@ars.sante.fr.
    Une réponse leur sera adressée courant juin 2019.

    Un second AMI pour généraliser l’outil Gwalenn

    Les MAIA, les PTA et les réseaux de santé spécifiques de la région ont exprimé le souhait de disposer d’un système d’information partagé pour accompagner la prise en charge de certaines situations complexe. C’est dans ce contexte qu’a été acquis l’outil numérique de gestion des parcours Gwalenn, une démarche accompagné par le GCS e-santé Bretagne.

    La solution a déjà été déployée dans les MAIA et les PTA

    En 2018, la priorité était de déployer le dispositif auprès des MAIA et des PTA. « Il semble à présent opportun de généraliser son déploiement auprès des professionnels travaillant au quotidien avec les dispositifs d’appui à la coordination : Clic, PTA nouvellement constituées, réseaux de santé spécifiques, et PCPE », explique l’agence régionale de santé Bretagne dans un communiqué publié le 7 mars 2019, date de diffusion de l’appel à manifestation d’intérêt.

    Dans ce cadre, l’ARS lance un second AMI dans l’optique d’identifier les acteurs souhaitant intégrer cette démarche régionale et de planifier l’accompagnement pour la mise en place de ce service numérique.

    Gwalenn vise à faciliter la prise en charge des patients tout au long de leur parcours

    Gwalenn, fruit d’une co-construction régionale et pluridisciplinaire, a été mis en place pour faciliter la prise en charge des patients tout au long de leur parcours de soins. L’annonce de son déploiement est parue au mois de juin 2018.

    L’outil permet notamment :

    • de créer le dossier d’une personne (données administratives, qualifier le statut du dossier dans la structure) ;
    • d’associer des événements et rendez-vous sous forme de fiche de suivi ;
    • d’ajouter les professionnels et structures travaillant autour de la personne, en lien direct avec l’annuaire régional ;
    • d’ajouter les coordonnées de l’entourage de la personne ;
    • de créer un projet de coordination : liste de problématique, et plan d’action associé ;
    • de générer automatiquement un plan de soins individualisé (PSI), et un document de type plan personnalisé de soins (PPS).

    L’outil sera abondé de nouvelles fonctionnalités au fil du temps

  • Australie-Occidentale : Atos choisi pour assurer la transformation numérique du ministère de la Santé

    La société de services et de conseils en informatique (SSII) français Atos signe un contrat de 5 ans à hauteur de 124 millions de dollars australiens (environ 78,2 M€) pour réaliser la transformation numérique des systèmes informatiques du ministère de la Santé de l’Australie-Occidentale (WA Health) et mieux accompagner le système de santé publique local.

    Dans le cadre de ce partenariat, Atos travaillera avec le fournisseur de services informatiques du ministère, WA Health Support Services (HSS), pour « assurer la transition de l’infrastructure existante de l’opérateur historique vers les plateformes cloud d’Atos », précise la société française dans un communiqué publié le 13 mars 2019.

    Cette transformation reposera sur les services appelés « GovNext-ICT » pour fournir une solution de cloud hybride ainsi qu’un « modèle flexible et adaptable à la demande ». L’objectif est de permettre au système du ministère australien d’améliorer les processus opérationnels grâce à davantage d’agilité et de réduire les coûts, tout en améliorant l’expérience des patients.

    La migration vers le cloud hybride permettra :

    • « d’échelonner les coûts opérationnels en fonction de l’évolution de la demande en matière d’infrastructures de santé ;
    • de fournir des services avec un minimum temps et de coût ;
    • d’adopter un système de paiement « pay-as-you-go » ;
    • de tirer parti des nouvelles technologies et de l’innovation sans avoir à procéder à des mises à niveau à grande échelle des infrastructures ;
    • de migrer les applications du WA Health vers des architectures modernes qui supportent des niveaux plus élevés de disponibilité, de capacité, de performance et d’évolutivité », indique Atos.
  • Scott Gottlieb quitte la direction de la FDA : un bilan marqué par des initiatives en e-santé

    Le directeur de la Food ans Drugs Administration (FDA) Scott Gottlieb, a annoncé le 5 mars 2019 sur Twitter sa démission, qui prendra effet début avril. Norman “Ned” Sharpless, directeur du National cancer institute, sera nommé directeur de l’administration par intérim.

    Ce départ « est un coup dur pour la Silicon Valley » estime la presse américaine, soulignant qu’au cours d’un mandat de seulement 2 ans, cet ancien capital-risqueur a engagé toute une série d’actions en faveur de l’innovation en santé numérique.
    Certains professionnels des technologies médicales doutent cependant que cette démission ait un impact important sur l’action de l’agence dans leur domaine, car Scott Gottlieb laissait une marge de manœuvre importante à Jeffrey Shuren, directeur du Centre pour les appareils et la santé radiologique (Center for Devices and Radiological Health), la branche de la FDA chargée de l’homologation des dispositifs médicaux.

    Prochain directeur par intérim de la FDA, l’oncologue Norman Sharpless semble par ailleurs particulièrement intéressé par les potentialités de l’analyse des données. Dans un discours prononcé en juin 2018 devant l’American Society of Clinical Oncology, il a défendu les efforts déployés par le National Cancer Institute pour relier d’énormes masses de données génomiques, radiologiques et cliniques, et vanter les promesses de ce domaine pour la recherche.

    Des actions faisant la part belle au numérique et à l’IA

    À l’actif de Scott Gottlieb, les projets Pre-Cert et NEST

    Scott Gottlieb a notamment initié le programme FDA Pre-Cert (Digital Health Software Precertification Program), qui prévoit d’accorder plus rapidement des agréments à des appareils de santé en évaluant les entreprises plutôt que des produits particuliers. Selon le Plan d’action pour l’innovation en santé numérique (Digital Health Innovation Action Plan), il s’agira évaluer la « culture de la qualité et de l’excellence organisationnelle » des développeurs des appareils.

    Il a également travaillé à l’élaboration d’un système national d’évaluation des technologies de la santé (NEST), qui vise à collecter des données de surveillance sur les appareils médicaux après leur commercialisation pour en évaluer la sûreté et l’efficacité.

    Un intérêt particulier pour l’IA

    Scott Gottlieb a aussi promu la thérapie numérique sur ordonnance, les systèmes de diagnostic par intelligence artificielle (IA) et l’usage des données de vie réelle.

    Sous sa direction, la FDA a homologué plusieurs dispositifs et algorithmes de diagnostic basés sur l’IA.

    « L’intelligence artificielle est extrêmement prometteuse pour l’avenir de la médecine, et nous élaborons activement un nouveau cadre réglementaire pour promouvoir l’innovation dans ce domaine » déclarait-il en juillet 2018 lors de la conférence Health Datapalooza à Washington.

  • L’AP-HP organise un audit pour identifier les accès « abusifs » aux données patients via le DPI Orbis

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) va mener au cours de l’année 2019 un audit d’une journée portant sur la confidentialité du dossier patient informatisé (DPI) Orbis pour recenser les « accès abusifs » aux données des patients et identifier leur nature et leur origine. Cette mission sera réalisée par la Commission des accès aux données patients et échanges (Cadopé), créée en 2018 dans l’optique de définir les règles d’accès et d’habilitation ainsi que de suivre leur mise en place.

    L’ensemble des établissements de soins de l’AP-HP intègre petit à petit Orbis depuis 2011 dans le cadre de 2 marchés signés sur les périodes 2008-2015 et 2016-2020 avec l’éditeur Afga Healthcare. Selon les chiffres officiels dévoilés en janvier, plus de 59 000 utilisateurs actifs du logiciel ont été enregistrés, un nombre qui devrait atteindre les 85 000 en 2021.

    Dans un courrier adressé le 7 mars 2019 aux directions des établissements de l’AP-HP, Martin Hirsch, le directeur général, et le Pr Noël Garabédian, président de la commission médicale d’établissement (CME) indiquent que plusieurs alertes ont révélé des accès « abusifs », qui font actuellement l’objet de procédures disciplinaires.
    Ils rappellent que l’utilisation du DPI doit être accompagnée « d’une stricte maîtrise des accès, par le biais notamment d’une politique d’habilitation confirme aux règles du secret professionnel« . Et insistent, entre autres, sur le fait que les utilisateurs n’ont pas le droit de consulter le dossier médical d’un patient qui n’est pas pris en charge dans leur service.

    Identifier « le nombre d’accès à des dossiers de patients dont l’agent n’assure pas la prise en charge »

    L’audit « portera sur l’ensemble des accès aux dossiers patients sur une tranche horaire donnée, par les personnels médicaux et non médicaux », précisent la direction générale de l’AP-HP et la CME.

    Il identifiera « le nombre d’accès à des dossiers de patients dont l’agent n’assure pas la prise en charge, notamment susceptibles d’être des dossiers de proches, de personnalités publiques ou de professionnel AP-HP », est-il spécifié.

    « Des suites seront données »

    Les résultats de cet audit seront publiés en interne et « des suites seront données », indiquent Martin Hirsch et Noël Garabédian.

    Ces derniers encouragent les directions d’établissement à informer leurs personnels de ce contrôle et à ‘ »rappeler les règles qui s’appliquent en matière d’accès aux données de santé ».

  • Catel Visio 2019 : dynamiques nationales et de territoires en e-santé, le jeudi 4 avril 2019 (web)

    Le Club des acteurs de la TELésanté (Catel) propose le 4 avril 2019 une viosioconférence sur les bonnes pratiques en e-santé avec 25 témoignages concrets réalisés en direct depuis les villes participantes. « Dynamiques nationales et de territoires en e-santé » est la thématique centrale de la session.

    L’événement est organisé avec le soutien d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, qui prendra la parole à cette occasion.

    Inscription gratuite mais obligatoire via ce lien.

    Programme

    9h30 : accueil du public

    10h : ouverture officielle des sites participants

    10h30 : allocutions officielles

    11h15 : sessions du matin

    12h30 : allocution officielle du Catel

    12h45 : déjeuner

    14h : sessions de l’après-midi

    15h30 : synthèse des sites participants

    16h : clôture de Catel Visio 2019

    Programme des conférences :

    Une journée dédiée aux bonnes pratiques

    • villes, départements : ils s’impliquent et se structurent sur le sujet de la e-santé ;
    • hôpital numérique et GHT : de bonnes pratiques de coopération territoriale ;
    • e-santé & chirurgie : quelle télémédecine au bloc ? ;
    • prévention & e-santé : des outils et des programmes innovants.

    Grand débat e-santé avec :

    • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé ;
    • Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam

    Contexte : la e-santé est en marche avec de nombreuses mesures prises :

    • déploiement généralisé du DMP ;
    • entrée dans le droit commun de l’Assurance maladie de la téléconsultation et de la téléexpertise ;
    • innovations organisationnelles et économiques soutenues par l’article 51 ;
    • orientations en matière de médecine de la donnée et d’intelligence artificielle.
  • Soins non programmés : l’ARS IDF développe un outil pour prédire les flux d’activité grâce à l’IA

    L’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France (IDF) souhaite développer un outil permettant aux professionnels de santé, aux établissements de soins et à l’ARS de prédire les soins non programmés en anticipant les flux d’activité dans l’optique d’optimiser l’organisation du système de santé et la mobilisation des ressources. L’ARS rappelle que l’accès aux soins non programmés fait partie des priorités du plan national Ma santé 2022 et du projet régional de santé d’Île-de-France.

    Les acteurs de santé de la région, dont le Lab Santé, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Sesan et l’AP-HP, vont participer avec l’agence régionale de santé au développement de prédictions fiables à court, moyen et long terme d’un nombre important d’indicateurs portants sur les soins urgents et non programmés, précise l’ARS IDF dans un communiqué publié le 11 mars 2019.
    Dans le cadre de ce projet, des bases de données de santé volumineuses (big data), directement liées à l’activité des services d’urgence ou des Samu, de climatologie (Météo France), de qualité de l’air (Airparif) ou provenant des réseaux sociaux vont être exploitées.

    Le dispositif fonctionnera grâce à la puissance de calcul des algorithmes de prédiction issus de la recherche en intelligence artificielle (IA), l’ARS s’inscrivant ainsi dans la démarche présentée dans le rapport Villani de mars 2018, dont la préconisation centrale est de donner un sens à l’intelligence artificielle dans l’optique d’établir une stratégie nationale et européenne sur le sujet.

    Une IA pour anticiper les pics d’activités

    À terme, l’ensemble des professionnels de l’urgence, des directions des établissements de santé et de l’ARS disposeront d’un outil doté d’une interface « ergonomique et simple d’utilisation » visant à anticiper les pics d’activité liés :

    • aux phénomènes épidémiques prédictibles (bronchiolite, grippe…) ;
    • aux événements climatiques récurrents (canicule, neige-verglas, pics de pollution…) ;
    • aux événements calendaires prévisibles (vacances scolaires, événements sportifs ou socio-culturels de masse, mouvements sociaux…).

    L’objectif est d’encourager la coordination entre les acteurs territoriaux évoluant dans le domaine des soins non programmés, à l’hôpital mais aussi en ville.

    Les étapes du projet en 2019 :

    17 et 18 avril 2019 : atelier d’idéation

    2 journées d’idéation et d’ateliers de travail avec différents acteurs seront organisées pour :

    • réunir les futurs utilisateurs de l’outil : 60 personnes professionnelles de l’urgence, responsables établissements hospitaliers et l’ARS seront rassemblés ;
    • s’inspirer d’organismes de santé (ou d’autres secteurs) utilisant des outils similaires en France ou à l’international ;
    • aligner l’ensemble des parties prenantes sur les modes de fonctionnement et de gouvernance de l’outil ;
    • fédérer « autour d’un projet ambitieux et innovant », commente l’agence régionale de santé Île-de-France.

    Septembre 2019 : 72 heures continues de datathon interne

    Un « datathon », qui aura lieu pendant 3 jours, regroupera start-ups, data scientists, développeurs et UX designers (professionnel en charge de l’expérience utilisateur et de l’interface Utilisateur, évolution du métier de web designer) avec pour objectif le développement du prototype de l’outil.

    Les prototypes et tous les livrables produits seront « la propriété intégrale » de l’ARS IDF, indique-t-elle.

    Fin de l’année 2019 : finalisation des développements de l’outil avec un objectif de mise à disposition des utilisateurs des établissements et de l’ARS

    Un comité de pilotage pour assurer la gestion stratégique du projet

    La gestion stratégique du projet sera assurée par un Comité de pilotage, indique l’agence régionale de santé d’Île-de-France. Les fédérations représentant les établissements de santé d’Île-de-France et l’AP-HP seront invitées à participer afin d’accompagner l’ARS dans la gestion du projet.

    La démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’agence régionale de santé, le Lab Santé d’Île-de-France et le Liberté Living-Lab. « Les compétences informatiques et de traitement de l’information en santé du GCS Sesan seront mobilisées à toutes les étapes : de l’élaboration du prototype au développement de l’outil, puis pour le déploiement et l’accompagnement des utilisateurs de l’outil », précise l’ARS IDF.