Etablissements

  • Fabrice Perrin est nommé conseiller d’Agnès Buzyn chargé du médico-social et du grand âge

    Fabrice Perrin est nommé à compter du 1er avril 2019, « conseiller spécial chargé du secteur médico-social et de la réforme du grand âge au cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé ». Cette nomination a été publiée au Journal officiel du 5 avril 2019. Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par Agnès Buzyn d’une loi sur la dépendance à l’automne 2019.

    Fabrice Perrin a déjà fait partie du cabinet d’une ministre chargée de la Solidarité, ayant été conseiller budgétaire, conseiller pour l’administration générale et la réforme de l’État de Roselyne Bachelot de 2010 à 2012.

    Fabrice Perrin était depuis septembre 2017 directeur général des services du conseil départemental d’Indre-et-Loire, après avoir été deux ans durant directeur général adjoint chargé de la Solidarité.  

    Il a été de 1999 à 2003 chef de la division des affaires générales et des ressources humaines à la Direction de la Sécurité sociale puis chef du bureau des programmes de santé publique à la Direction générale de la Santé.

    Appelé en 2007 à Bercy comme adjoint au chef du bureau de la solidarité et de l’insertion à la direction du Budget, il a été de 2009 à 2010 chef du bureau du politique de la ville au sein de cette même direction. Il l’a de nouveau rejointe comme chef du bureau Comptes sociaux et santé (2014-2015) après une expérience de conseiller pour les Affaires sociales et la santé au sein d’ambassades de France en Europe du nord.

  • Numérique : Antoine Darodes et Nicolas Vignolles épauleront Cédric O

    Le secrétariat d’État au Numérique a transmis à à HTI le mardi 9 avril 2019 la composition du cabinet de Cédric O.

    Antoine Darodes est nommé directeur de cabinet. Directeur de l’Agence du Numérique depuis depuis juillet 2015, il avait quitté son poste en décembre 2018. Il avait été chargé dès 2012 par le gouvernement de diriger la Mission Très Haut Débit. Il est ancien élève de l’École Normale Supérieure de Cachan.

    Nicolas Vignolles est nommé chef de cabinet et conseiller parlementaire. Directeur Affaires publiques et communication de France Digitale depuis janvier 2019, il occupait le même poste au sein de la plateforme de « civic tech » Make.org, « solution digitale de consultation massive », depuis février 2017.

    Il a également été chef de cabinet adjoint, conseiller parlementaire de Fleur Pellerin quand elle était ministre déléguée chargée de l’Innovation de 2012 à 2014. Il l’a suivie quand elle a été nommée au Commerce extérieur puis à la Culture. Il est diplômé du Celsa et de l’IEP Grenoble.

    Philippe Englebert est nommé « Conseiller entreprises et écosystèmes ». Il était Adjoint Chef de Bureau Financement et Développement des Entreprises au sein de la Direction générale du Trésor, chargé notamment de soutenir les introductions en Bourse en France, « des entreprises technologiques et innovantes ». Il était parallèlement en charge de la relation avec les capital-risqueurs pour la Mission French Tech.

    Conseillère innovation et économie auprès de Mounir Mahjoubi depuis janvier 2009, l’énarque Carole Vachet est nommée conseillère « régulations et transformations numériques ». Directrice de la division Epargne et Marchés financiers au sein de la Direction Générale du Trésor (2017-2018), elle était notamment chargée de la régulation et du conseil autour des sujets fintech et blockchain.

    Yolaine Proult, conseillère « innovation et société » de Mounir Mahjoubi, n’est pas reconduite.

    Antoine Boscher est nommé conseiller communication et presse. Il dirigeait la communication du 13e arrondissement de Paris après avoir dirigé celle de la ville de Palaiseau.

  • Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, propose désormais des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA

    Amazon a annoncé le 4 avril 2019 sur le blog dédié aux développeurs d’Alexa que son assistant virtuel prenait pied pour de bon dans le monde de la santé grâce à sa conformité à la norme HIPAA, ce texte de 1996 qui réglemente l’échange électronique de données de santé.

    Via son Alexa Skills Kit, le groupe de Jeff Bezos permet désormais aux développeurs qu’il sélectionne de programmer pour Alexa des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA : ces « skills » sont l’équivalent des applications pour smartphones. Chaque société peut lancer la sienne pour être accessible à ses clients via Alexa.

    Amazon est aujourd’hui en mesure de proposer ces programmes parce qu’il est habilité à passer des accords avec des professionnels de santé soumis à la norme HIPAA. 6 nouvelles « skills » ont été publiées.

    Les six nouvelles Skills conformes à la norme Hipaa

    Les nouveaux programmes disponibles pour Alexa et habilités à gérer des données de santé émanent de diverses sociétés actives dans le domaine sanitaire, notamment d’établissements hospitaliers ou d’industriels.

    Express Scripts permet désormais à ses membres de vérifier via sa Skill Alexa l’état d’une commande de médicaments à domicile et demander des notifications lorsqu’elles sont expédiées.

    Le groupe Cigna permet aux bénéficiaires d’un de ses programmes de gérer leurs objectifs d’amélioration de leur santé via la Skill Cigna Health Today.

    Avec la Skill Eras (Enhanced Recovery after Surgery), l’hôpital pour enfants de Boston (Boston Children’s hospital) permet aux parents de leurs jeunes patients de tenir les soignants informés de l’évolution de leur état de santé après leur sortie de l’hôpital, et de recevoir des notifications relatives au suivi post-opératoire.

    Les groupements d’hôpitaux américains Providence St Joseph Health et Atrium Health  permettent via leurs  » skills » respectives de localiser un service d’urgence à proximité et de prendre rendez-vous pour le jour même.

    Livongo permet aux utilisateurs de son outil de contrôle glycémique de demander leurs analyses et de recevoir des conseils personnalisés via Alexa.

    « Les développeurs de ces nouvelles Skills dans le domaine de la santé sont ravis de permettre à leurs clients d’accéder à leurs services dans le confort de leur foyer en demandant simplement à Alexa « , affirme Rachel Jiang, chef de projet Alexa Health and Wellness chez Amazon.

  • L’APF France Handicap lance APFLab-LeHub pour connecter numérique et inclusion

    APF France Handicap lance APFLab-Le Hub. Cette structure se fixe l’objectif d’ »évaluer le potentiel des technologies émergentes, des nouveaux produits et services susceptibles de compenser un handicap ou un déficit sensoriel [et de] faire connaître ces mêmes technologies au plus grand nombre, en informant et formant les aidants et les bénéficiaires ». Elle remplace le Centre d’expertise et de ressources nouvelles technologies et communication (C-RNT).

    Le lancement a été célébré le 5 avril 2019 à l’imaginarium Plaine Images de Tourcoing (Nord) en présence de Sophie Cluzel, la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées, de Gérald Darmanin, du ministre de l’Action et des Comptes publics etex-maire de Tourcoing (2014-2017), et de Marie-Anne Montchamp, présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Le C-RNT était installé depuis sa création en 1996 à l’Institut d’éducation motrice (IEM) Christian Dabbadie, à Villeneuve-d’Ascq. Il a rejoint en juin 2018 la Plaine images, écosystème de 125 entreprises dédié aux industries créatives (animation, audiovisuel, jeux vidéo, marketing digital) afin de promouvoir l’innovation dans son domaine.

    800 fiches pratiques à disposition

    APFLab-LeHub se veut « l’interlocuteur privilégié de toute personne physique ou morale à la recherche de solutions innovantes d’accessibilité [ou qui] cherche à approfondir sa connaissance des usages numériques des personnes en situation de handicap », précise APF France Handicap. Il publie sur son site internet quelque 800 fiches pratiques dans 7 domaines : contacteurs, ordinateurs, logiciels et appli, jeux et loisirs, aide à la communication, mobilité et domotique.

    Une collaboration avec des chercheurs et des industriels

    Parallèlement à cette mission d’information, le Hub ambitionne de collaborer avec des chercheurs et des industriels pour « s’assurer que les besoins des personnes en situation de handicap sont intégrés dès les phases de conception ».

    La Plaine image : un hébergeur de start-ups

    Saluant de son côté les entrepreneurs qui « font bouger les lignes en proposant des solutions adaptées », La Plaine image donne l’exemple d’une start-up qu’elle héberge, Wivy, connue grâce à son application professionnelle d’animation en Ehpad.

  • Gustave-Roussy investira 28 millions d’euros par an pour se maintenir « à la pointe de l’innovation »

    L’Institut Gustave Roussy (IGR) annonce le lancement d’un plan d’investissement de 250 millions d’euros d’ici à 2024 visant notamment à  « porter l’innovation » et à « la maintenir à son plus haut niveau ».

    L’IGR prévoit dans un communiqué publié le 3 avril 2019 de « développer une stratégie numérique innovante » afin de « poursuivre la digitalisation du parcours patient», de «développer des projets d’e-santé» et d’«aller vers une dématérialisation généralisée pour un hôpital zéro papier ». Il fait part de sa décision de se doter d’« une infrastructure de calcul et de stockage de données lui permettant de déployer ses projets de Big Data et d’Intelligence Artificielle ».  

    « L’objectif est de mettre Gustave Roussy en ordre de marche pour relever les nouveaux défis de la lutte contre le cancer » , souligne Frédéric Varnier, directeur général adjoint de l’Institut.

    Il s’agit pour l’IGR de préparer l’ouverture en 2024 de la station de métro (ligne 14 et 15) qui portera son nom, et le remaniement du futur quartier Campus Grand Parc qui l’entoure. L’institut se doit d’« augmenter ses capacités d’accueil » notamment par l’ouverture en 2020 d’un nouveau bâtiment « dédié au circuit ambulatoire ».

    Gustave Roussy fait part de son ambition de « disposer d’un parc d’imagerie de pointe », ce qui implique « le renouvellement de plusieurs équipements (…) scanner, IRM et TEP ». Il prévoit par ailleurs 1 à 2 remplacements par an en radiothérapie, soulignant qu’« avec 10 accélérateurs installés sur le même site », son département dédié « est l’un des plus performants de France, tant pour le traitement que pour la recherche ». Après le lancement de deux robots de préparation des chimiothérapies, l’IGR annonce également sa décision d’installer « un laboratoire de biothérapie en lien avec le programme d’immunologie ».

  • L’ARS Pays de la Loire lance un AAP : innovation en santé et prise en charge de la douleur

    L’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire souhaite soutenir des projets porteurs d’innovation permettant d’améliorer l’accès aux soins et la prise en charge de la douleur chez les personnes atteintes de cancer sur l’ensemble du territoire, en permettant à plus de patients d’avoir accès aux techniques innovantes tout en assurant un suivi de proximité.

    Cet appel à projet (AAP) dispose d’une enveloppe de 100 000 euros et est ouvert à l’ensemble des professionnels, établissements et associations du champ concerné. L’ARS sera attentive aux collaborations proposées : établissements de santé, entreprises et start-ups, sociétés savantes, laboratoires, associations, living lab….  

    Le dossier de candidature doit être envoyé au plus tard le 30 juin 2019 :
    • par courrier électronique : chantal.boudet.ars44@ars.sante.fr
    • ET par voie postale, en 2 exemplaires, en courrier recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre à l’adresse suivante :
    ARS Pays de la Loire
    CS 56233
    44262 NANTES cedex 2.

    Périmètre de l’appel à projet

    Les porteurs peuvent proposer :

    • des modalités d’interventions innovantes afin d’améliorer l’accès de la prise en charge de la douleur à proximité du lieu de vie des personnes.
    • des nouveaux outils, nouvelles pratiques des professionnels ou dispositifs d’accompagnement ayant un impact sur l’organisation de la prise en charge.
    • des nouveaux outils, nouvelles pratiques des professionnels ou organisation favorisant l’autonomie des patients.

    Les projets devront s’inscrire dans un objectif d’application concrète.

    Critères de recevabilité des projets :

    • dossier complet et régulier ;
    • projet sur 24 mois maximum ;
    • un montant inférieur à 50 000 euros pour l’aide demandée, demande de financement uniquement sur des dépenses non récurrentes et exclusivement liées à la mise en œuvre du projet ;
    • le coût complet doit être supérieur au montant de l’aide, le projet doit faire l’objet d’un cofinancement.

    Critères d’éligibilité des projets : 

    • entrer dans le champ de l’AAP et être réellement innovant ;
    • ne pas porter pas atteinte à un droit de propriété intellectuelle caractérisant une contrefaçon au sens de la propriété intellectuelle ;
    • avoir un projet fondé sur un modèle économique assurant sa pérennité ;
    • préciser les indicateurs d’évaluation et les modalités de réalisation de l’évaluation.
  • FASN Cancérologie : le CHU de Tours et la FHF Cancer misent sur le digital – Gilles Calais (2/04/19)

    « Au CHRU de Tours, nous avons une totale numérisation notamment des comptes rendus et des prescriptions des traitements, comme des examens… Le premier atout est la sécurisation de la prescription et du circuit du médicament. Nous avons réduit le nombre d’erreurs d’administration grâce a cette informatisation. Pour les suites de l’hospitalisation et l’ambulatoire, la principale transformation est l’accès à l’information du patient », explique à Health & Tech Intelligence le Pr Gilles Calais, président de la FHF Cancer et chef du service d’oncologie-radiothérapie au CHRU de Tours, à l’occasion des Rencontres Nationales de la Santé Numérique, qui se sont tenues le 2 avril 2019 à Paris.

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour faire avancer la santé numérique. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital ont été au cœur des discussions de ces Recnontres. L’événement, organisé dans le cadre de la campagne #FASN, portait sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    Le programme de ces « 36 heures chrono » a mis en lumière les retours d’expériences d’acteurs de santé sur les grands programmes et expérimentations déployés au sein des établissements de santé et sur les nouvelles formes de coordination mises en place pour les professionnels impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

    Comment la FHF Cancer et votre CHU accompagnent ce mouvement de la santé numérique ?

    Gilles Calais : Au niveau de la FHF, nous nous rendons compte que cette dynamique est très différente selon les établissements et les personnes. Nous regroupons des établissements publics de tailles très différentes avec une hétérogénéité de la part de l’activité de cancérologie. Certains n’ont pas d’activité concurrentielle de cancérologie dans un environnement proche, ou sont proches d’un centre de lutte contre le cancer, ou encore sont de plus petites tailles avec une part minime d’activité en cancérologie. Au sein des établissements publics, tous les professionnels ne sont pas au même niveau de développement du numérique. La quasi-totalité des établissements a maintenant atteint ce que j’appellerai un premier niveau d’informatisation : PACS, dossier informatisé plus ou moins étoffé. Mais au-delà, les situations sont très variables. Il est donc difficile d’avoir une stratégie commune sur ce point.

    Au CHU de Tours, nous avons une grosse activité de cancérologie. Elle représente 30 % des séjours. Le recrutement est d’autant plus fort qu’il n’y a pas de centre de lutte contre le cancer dans la même ville. Nous avons, en interne, développé plusieurs axes de développement de la santé numérique notamment dans la prise en charge de la thérapie orale ou encore avec le lancement d’un numéro unique d’appel pour tous les patients de cancérologie. Nous développons un certain nombre d’applications connectées avec les patients pour leur faciliter la vie. Cela fait partie de nos préoccupations quotidienne. Ces actions sont gérées par le comité de coordination de cancérologie (3C).

    Comment ces professionnels participent au développement de la santé numérique ?

    Il faudrait certainement qu’ils le soient plus. Nous préparons actuellement la création de toute pièce d’un nouvel hôpital, prévu à horizon 2026. Au sein de la Commission médicale d’établissement (CME) que je préside, je constate que nous avons du mal à embarquer certains médecins dans une démarche prospective. Ils sont demandeurs d’outils mais ont plus de mal à s’impliquer dans la réflexion en amont sur la conception, les caractéristiques des outils dont ils pourraient avoir besoin. Heureusement, d’autres ont une plus grande appétence pour ces technologies et sont plus moteurs. C’est souvent une question de différence générationnelle. Or, ce projet immobilier est une bonne opportunité pour faire également avancer nos pratiques dans un cadre adapté.

    Comment ces outils transforment la prise en charge des patients ?

    Au CHU de Tours, nous avons une totale numérisation notamment des comptes rendus et des prescriptions des traitements, comme des examens… Le premier atout est la sécurisation de la prescription et du circuit du médicament. Nous avons réduit le nombre d’erreurs d’administration grâce a cette informatisation. Pour les suites de l’hospitalisation et l’ambulatoire, la principale transformation est l’accès à l’information du patient. Toute l’information qui concerne un patient donné est centralisée, sécurisée et plus facilement utilisable.

    Une partie des patients sont d’ailleurs moteurs dans ce développement. Cela dépend aussi de la situation de l’établissement. À Tours, nous sommes face a une population globalement rurale et pas toujours impliquée mais très demandeuse d’outils pour simplifier leur vie, au quotidien, en termes d’agenda, de rappels des consultations par SMS, de rendez-vous… Il s’agit notamment, pour les patients, une fois en dehors de l’hôpital, de communiquer facilement avec les professionnels de santé (secrétaires, infirmières, médecins) autrement que par le réseau téléphonique.

    Quels sont les freins à lever ?

    Ce ne sont pas tant des freins qu’un accompagnement des équipes, ce qui implique notamment de prendre du temps. Dans mon équipe, une partie des praticiens vit la mise en place de ces outils comme une contrainte, consommatrice de temps au détriment de la relation avec le patient, de la relation humaine. Nous leur expliquons que, certes, ils passent un peu plus de temps à saisir des données mais que la contrepartie est l’accès facilité à beaucoup plus d’informations, qu’ils n’avaient pas avant, ou avaient du mal à avoir. C’est au bénéfice du patient et de la communauté.

    Les plus jeunes sont plus familiers de ce genre d’outils et ne voudraient surtout pas revenir en arrière. Ils ne sont pas effrayés par cette saisie de l’information. Ils nous font plus remonter le besoin d’une meilleure ergonomie, rapide, pratique. Certaines solutions que nous utilisons ont été développées il y a une dizaine d’années, comme notre dossier patient informatisé. Il est de qualité mais il y a eu des évolutions depuis et, au regard de la gestion d’un gros établissement hospitalier comme le nôtre, nous ne pouvons pas changer le système tous les deux ans. L’avenir est sans doute aux solutions évolutives.

  • Cédric O chez Doctolib : faire du numérique un « facteur de simplicité et pas d’exclusion »

    Cédric O, le nouveau secrétaire d’État au Numérique, a choisi le siège parisien de la société Doctolib pour sa première visite officielle, le mercredi 3 avril 2019. Il s’est fait expliquer le fonctionnement de la société par le président-fondateur Stanislas Niox-Château et ses collaborateurs, avant d’évoquer sa vision et ses projets en matière de numérique. Health & Tech Intelligence était présent.

    Cédric O a confié avoir été « beaucoup marqué » par sa première entrevue avec Stanislas Niox-Château, quand il a reçu entre 100 et 150 entrepreneurs du secteur de la tech en tant que conseiller de l’Élysée chargé du numérique.
    Le président de Doctolib a de son côté confié espérer « un grand plan » en faveur du numérique en santé : il a fait part de sa volonté de doubler à court terme ses effectifs, qui dépassent déjà les 800 personnes.

    Lors de son intervention, le secrétaire d’État a notamment indiqué qu’il allait « créer le cadre » nécessaire à l’émergence de Google, Facebook, Amazon européens. Soulignant que la notion de « start-up nation » était pour lui importante, il a également insisté sur son intention de faire du numérique un « facteur de simplicité et pas d’exclusion ».

    Faire émerger des leaders européens

    Regrettant l’absence dans le CAC 40 d’au moins une grande entreprise « liée aux dernières révolutions technologiques », Cédric O s’est assigné la tâche de « créer le cadre » nécessaire à l’émergence de Google, Facebook, Amazon européens. « Quand Facebook modifie ses conditions générales d’utilisation, il change la loi pour 2 milliards de personnes », note-t-il, jugeant « impensable [que] ce soient les plateformes qui décident ». « Quand vous êtes leader vous créez la norme, a souligné le secrétaire d’État. J’aimerais que certaines applis soient européennes. »

    Faire du numérique un facteur d’inclusion sociale

    Cédric O a évoqué son échange de la veille avec le député communiste Christian Hutin pour sa première séance de questions au gouvernement : interpellé sur « la brèche numérique sociale », à savoir sur « les oubliés de la start-up nation », ceux qui « ne peuvent absolument pas accéder au numérique », Cédric O a souligné qu’« aux États-Unis, sur les 10 dernières années, jusqu’à la moitié des emplois créés l’ont été directement ou indirectement grâce à la technologie ».

    « Si l’on veut réduire le chômage [mais aussi voir] perdurer [notre] vision de la vie et de la société, sauver notre modèle, conclut-il, la start-up nation c’est important ». Il a cité en tête de ses 3 grands dossiers l’accès aux services publics depuis la ruralité, et l’importance de faire du numérique un « facteur de simplicité et pas d’exclusion », de le penser en termes d’accès.

  • Le CHRU de Brest lance un appel d’offre pour l’accompagnement de sa stratégie d’innovation

    Engagé dans une politique globale d’innovation, le CHRU de Brest cherche à inscrire sa stratégie d’innovation dans une vision collective et partagée de l’hôpital du futur.

    Pour cela, dans l’optique de diffuser un nouvel état d’esprit et une nouvelle culture d’innovation en son sein, le CHRU lance un appel d’offre pour être accompagné dans le déploiement de cette stratégie.

    Il s’agit d’une procédure adaptée par application des articles 27 et 34 du Code des marchés publics (Décret 2016-360 du 25 mars 2016). La date limite du dépôt des candidatures, à effectuer sur Private.e-marchespublics.com, est le 12 avril 2019 à midi.

    Objectif : diffuser une nouvelle culture de l’innovation

    Cette nouvelle dynamique a pour enjeu d’inventer « l’hôpital de demain » en répondant notamment à 3 questions :

    • Quels seront les besoins des patients et des professionnels de santé ?
    • Quelles sont les évolutions technologiques/organisationnelles que l’établissement doit anticiper afin de répondre à cet objectif ?
    • Comment les ressources hospitalières peuvent-elles être mobilisées à cette fin ?

    Elle devra reposer sur 3 piliers :

    • des méthodes d’action nouvelles, basée sur l’intelligence collective ;
    • une veille technologique et organisationnelle ;  
    • une collaboration étroite et facilitée avec les entreprises innovantes.

    3 axes de réflexions à mener :

    Afin de co-construire ce projet avec l’ensemble des professionnels, le CHRU souhaite être accompagné sur 3 axes de réflexions :

    1. définition de la stratégie et du premier plan d’action :

    • diagnostic du positionnement du CHRU ;
    • proposition d’un projet stratégique adapté aux enjeux d’avenir du CHRU de Brest ;
    • proposition d’un premier plan d’action.

     2. accompagnement méthodologique de la structuration :

    • structurer le pilotage de l’innovation ;
    • importer les méthodes d’innovation ;
    • proposer une méthode de constitution d’un vivier de professionnels et définir des méthodes d’animation ;
    • créer les lieux d’innovation.

     3. diffuser l’innovation au sein de la structure : outils  adaptés à la diffusion de la culture de l’innovation et à l’appropriation des méthodes

    Informations et contact 

    Pour obtenir tous renseignements complémentaires et déposer un dossier de candidature, se rendre sur Private.e-marchespublics.com.

    Date limite de dépôt : 12 avril 2019 à midi

  • ExclusifH&T Morning : déploiement des services numériques par le NHS (UK) versus France (infographie)

    Établir un comparatif entre les approches du NHS et du ministère de la Santé en matière de e-santé, tel est l’objectif de l’infographie présentée lors du HTI Morning du 28 mars 2019, organisé avec le think tank le Cercle numérique et santé.
    L’infographie met en évidence un système de santé anglais sous pression, avec un accès aux soins primaires difficile : temps d’attente long (13 jours en moyenne), nombre de médecins généralistes faible (0,9°/00) – et un coût de système très lourd, avec un reste à charge pour le citoyen plus de deux fois supérieur à celui de la France.
    Face à ces défis, le NHS entend résolument mettre en place des services numériques pour faciliter l’accès aux soins et la prise en charge : plus d’un million de rendez-vous en ligne par mois sont directement pris sur le site du NHS ou via l’application NHS App, 17 % des consultations sont faites par téléphone et la e-prescription est fortement déployée (62 % des pharmacies connectées).
    L’appui à la prise en charge est également digitalisé : un chatbot de triage et de réponse aux premières questions de santé est mis à disposition de la population ainsi qu’une librairie d’applications santé référencées.

    La stratégie digitale du NHS est continue depuis plus de 15 ans et se voit renforcée dans le Long term plan présenté en janvier 2019 par le gouvernement de Theresa May.