Efficience

  • FASN Parcours innovants : Qalyo remporte le start-ups challenge

    Qalyo remporte le start-ups challenge de l’événement « Parcours innovants », organisé le 27 juin 2019 à Paris par Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN.

    Fondé en 2016, Qalyo propose un logiciel permettant d’optimiser et de coordonner le parcours de soins des patients par le biais d’algorithmes.

    Les 2 autres finalistes du concours étaient :
    • Docmadi : application SaaS dédiée à l’accompagnement, aux interactions soignants-patients et au télé-suivi entre consultations à l’hôpital ;
    • Félix Santé : plateforme qui propose de la prévention santé sous format d’épisodes, d’un forum, d’illustrations ou encore de quiz (se présente comme le « Netflix de la santé ») ;

  • Cegedim obtient les certifications HDS et ISO 20000-1 :2018

    Cegedim, spécialiste de l’édition de logiciel notamment dans le domaine de la santé, annonce avoir obtenu 2 certifications : HDS (hébergement de données de santé) et ISO 20000-1 :2018 (sécurisation et optimisation de son « cloud »).

    Le communiqué daté du 17 juin 2019 souligne que la société obtient « les deux certificats concernant deux métiers distincts » de l’hébergement des données de santé, « hébergeur d’infrastructure physique » et « hébergeur infogéreur », soit l’ensemble des activités 1 à 6 du référentiel HDS. 

    L’entreprise ajoute qu’elle obtient également 2 nouvelles attestations de conformité portant sur « la sécurité et la protection des données personnelles en environnement cloud », à savoir :
    • ISO 27017 : 2015 : Code de bonnes pratiques pour les contrôles de sécurité dans les services cloud ;
    • ISO 27018 : 2014 : Code de bonnes pratiques pour la protection des données personnelles dans les services cloud.

    « L’obtention de ces nouvelles certifications est une étape importante dans le développement de Cegedim.cloud, déjà agréé hébergeur de données de santé depuis 2009, ISAE 3402 Type II (SOC 2) depuis 2012 et certifié ISO 27001 en 2017 », déclare Romain Vergniol, responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) de Cegedim. Il souligne que « la mise en conformité avec ces référentiels en 2019 est le fruit d’un travail collectif et de l’engagement de la direction (…) vers l’excellence opérationnelle dans les métiers du cloud ».

  • Servier lance à Paris-Saclay un incubateur pour start-ups innovantes, y compris en e-santé

    Servier va ouvrir un incubateur dédié aux start-ups « les plus innovantes dans le domaine de la santé ». Il se situera au sein de l’Institut de recherche Servier Paris-Saclay, dont la première pierre a été posé le 19 juin 2019 et qui regroupera d’ici 2022 l’ensemble des activités de recherche du groupe basées en France.

    L’incubateur s’étendra sur une surface de 1 850 m2 et sera composé de 80 postes de travail. Il permettra aux start-ups hébergées de « développer leurs projets de façon autonome » et de « partager leur expertise avec les équipes Servier pour créer une dynamique partagée supplémentaire », précise Servier dans un communiqué.

    Contacté par Health & Tech Intelligence, le groupe explique que cet « hôtel à projets » sera appelé à accueillir « des entreprises du numérique et de la e-santé à partir du moment où cela fera sens » du point de vue du soutien que Servier peut apporter ou « vis-à-vis d’autres start-up présentes sur le site ». C’est le professionnel choisi pour la gestion de cet incubateur qui se chargera de sélectionner les jeunes sociétés appelées à rejoindre le site en 2022 : Servier fera partie du comité de sélection.

    « Le futur institut s’inscrit dans un écosystème extraordinaire par sa proximité avec CentraleSupelec, l’ENS, l’ICE, le CNRS, l’Inserm… et nous l’espérons bientôt un hôpital dédié aux soins et à la recherche à proximité », commente Olivier Laureau, président de Servier.

  • H&TI Webinar : piloter la santé par les données, pourquoi, comment et qu’en attendre ? (01/07/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, consacré au data management de la santé à la suite de la publication du livre La révolution du pilotage des données de santé. Enjeux juridiques, éthiques et managériaux, écrit conjointement par les experts Élodie Chapel, David Gruson (auteur principal), Delphine Jaafar, Pierre Loulergue, Judith Mehl, Florent Parmentier et Anaïs Person (LEH Édition, collection « Décideur santé »).

    Les auteurs présenteront les nombreuses dimensions du data management en santé, décrit comme un « continent nouveau » en train d’émerger : sécurité sanitaire et régulation du système, gestion prévisionnelle des ressources humaines et des compétences, adaptations des modes de financement vers une reconnaissance des parcours des patients, modalités de valorisation du pilotage par les données, etc.

    « L’objectif est de donner aux décideurs, professionnels de santé mais aussi à chacun de nos concitoyens, les clés de compréhension de ce mouvement majeur et irréversible. »

    Connectez-vous le 1er juillet 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct à :
    • David Gruson, Chaire santé de Science Po et fondateur d’Ethik IA ;
    • Maître Delphine Jafaar, cabinet Vatier Avocats.

    Les débats seront animés par Sandrine Degos, présidente de Care Insight.

    Les inscriptions doivent être réalisées via ce lien.

  • « Le Health Data Hub peut être l’une des plus belles bases de données de santé au monde » (E. Bacry)

    « Mes missions sont de mobiliser, d’associer et de faire participer les acteurs de l’écosystème (académiques, industriels, start-ups) dans le cadre de la mise en place du hub. Je suis aussi en charge de l’organisation d’événements et du suivi scientifique des projets lauréats dévoilés en avril (AAP) », explique le chercheur Emmanuel Bacry, directeur scientifique du futur Health Data Hub (HDH) et également directeur de recherche au CNRS à l’université Paris-Dauphine.

    Sa nomination au sein du HDH, annoncée en avril, fait suite à la transformation de l’Institut national des données de santé (INDS) en « plateforme de données de santé » (le Health Data Hub) prévue dans le cadre du projet de loi santé, sur lequel députés et sénateurs sont parvenus le 20 juin à un accord en commission mixte paritaire (CMP).

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Emmanuel Bacry revient sur l’état d’avancement du hub et des 10 projets lauréats de l’AAP (sur 189), précisant qu’ils devraient « avoir une idée très claire des besoins de chaque projet à la fin du mois de juin pour lancer, si besoin, les procédures juridiques nécessaires ». Il partage aussi sa vision plus globale de l’initiative. « Nous souhaitons que le Health Data Hub soit non seulement bien sûr une plateforme de données mais aussi une plateforme de mise en relation de compétences et d’intérêts, que lorsqu’il est question de données de santé, que ce soit en France ou à l’étranger, on se tourne naturellement  vers le hub », commente-t-il entre autres, ajoutant qu’en cas de succès, « la France pourrait être au centre du secteur des données et le Health Data Hub être l’une des plus belles bases de données de santé au monde« .

    La création du Health Data Hub en France vise à contribuer à favoriser l’innovation médicale par le traitement de volumes massifs de données de santé. Le projet dans sa globalité est doté d’une enveloppe de 80 millions d’euros sur 4 ans.

    « Je souhaite que le hub soit une plateforme de données mais aussi de mise en relation de compétences et d’intérêts »

    Quelles sont précisément vos missions en tant que directeur scientifique du Health Data Hub (HDH) ?

    Emmanuel Bacry : Je travaille pour le projet « Health Data Hub ». Mes missions sont de mobiliser, d’associer et de faire participer les acteurs de l’écosystème (académiques, industriels, start-ups) dans le cadre de la mise en place du hub. Je suis aussi en charge de l’organisation d’événements et du suivi scientifique des projets lauréats dévoilés en avril (AAP Health Data Hub).

    Ainsi par exemple, certains porteurs de projets souhaitent être mis en lien avec des académiques, collaborer avec des seniors pour vérifier la bonne conduite scientifique de leur projet.

    De façon plus générale, nous souhaitons que le Health Data Hub soit non seulement bien sûr une plateforme de données mais aussi une plateforme de mise en relation de compétences et d’intérêts, que lorsqu’il est question de données de santé, que ce soit en France ou à l’étranger, on se tourne naturellement  vers le hub. Notre objectif est que le HDH fasse de la mise en réseau, réunisse tous les acteurs, privés et académiques, centralisent toutes les questions relatives au sujet des données de santé.

    En avril, Jean-Marc Aubert, le pilote du projet Health Data Hub, a annoncé votre nomination en tant que directeur scientifique ainsi que d’autres recrutements à venir pour compléter l’équipe centrale du hub. Combien de personnes vont rejoindre le projet au total ?

    Actuellement, le Health Data Hub c’est encore l’INDS, soit une dizaine de personnes employées. La mission de constitution du hub est piloté par la Drees qui se fait aider par un certain nombre de consultants. Nous allons recruter petit à petit pour le futur HDH, en fonction des besoins des projets, en interne mais aussi en externe par le biais de prestataires (data scientists et data engineers par exemple). Je ne peux pas vous donner de chiffres précis pour l’instant.

    De mon côté, je cherche à mobiliser les différentes institutions de recherche françaises et par ce biais les chercheurs de ces institutions. Nombre d’entre eux devraient être intéressés pour nous aider à la constitution du hub et plus tard à être associés à son fonctionnement. Ils apporteront des expertises essentielles dont nous avons besoin et participeront aux différentes activités ou animations. Cela permettra par ailleurs de faciliter le recrutement, d’être plus attractifs.

    Si nous parvenons à assurer aux talents du secteur qu’ils vont côtoyer de grands noms, alors nous allons recruter très facilement.

    La création du hub est souhaitée par la ministre Agnès Buzyn avant le 31 octobre 2019. Pensez-vous pouvoir tenir ce calendrier ?

    Oui, l’idée étant que nous soyons prêts quand la loi sera définitivement votée (L’Assemblée nationale se prononcera sur les conclusions de la CMP le 10 juillet 2019 et le Sénat le 23 juillet). Il est en tout cas évident que nous aurons commencé à bien travailler avec les différents porteurs de projets à cette date.

    AAP : « Nous devrions avoir une idée très claire des besoins des projets à la fin juin »

    La collaboration avec les porteurs des 10 projets lauréats de l’appel à projets (AAP) Health Data Hub a débuté en avril. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

    Nous avons entamé la phase de cadrage. Nous sommes en train de les auditionner à nouveau pour bien identifier leurs besoins afin de mener à bien leur projet. C’est très complexe, il y a beaucoup de travail à accomplir avec chacun des porteurs, notamment du point de vue juridique.

    Nous devrions avoir une idée très claire des besoins de chaque projet à la fin du mois de juin pour lancer, si besoin, les procédures juridiques nécessaires.

    D’autres AAP ont été annoncés par Jean-Marc Aubert. Des dates précises ont-elles été fixées ?

    Il n’y aura pas d’autres AAP avant la fin 2019. Aucune date n’a encore été fixée pour les prochains appels mais, dans tous les cas, il y aura des événements organisés au premier semestre 2020. Nous devons déjà nous concentrer sur les 10 projets retenus en avril pour construire des bases solides, savoir quels sont les points pour lesquels le projet fonctionne et quels sont ceux qui posent problème. C’est comme cela que nous apprenons.

    L’idée, à terme, est de ne plus passer systématiquement par des appels mais de permettre à chaque acteur qui le souhaite de déposer une demande d’accès aux données du hub et aux producteurs de données d’y héberger leurs datas en respectant le principe de gouvernance unique du hub.

    « Nous sommes précurseurs mais il existe déjà des initiatives dans d’autres pays »

    La création du Health Data Hub en France va contribuer à favoriser l’innovation médicale par le traitement de volumes massifs de données de santé, mais le pays, et plus généralement l’Europe, souffrent encore d’un « vrai déficit » en plateformes d’intégration de données issues de plusieurs sources, a observé Bernard Hamelin, directeur monde de Sanofi en charge de la production de preuves médicales (Tic Pharma). Partagez-vous cet avis ?

    Nous sommes précurseurs mais il existe déjà quelques initiatives dans d’autres pays européens dans le domaine des données de santé. Nous regardons donc quels sont les modèles mis en place à l’étranger que nous pouvons imiter.

    Cependant, nous sommes parmi les premiers à proposer une telle plateforme de données de santé. Cela devrait permettre un rayonnement mondial et attirer de nombreux chercheurs étrangers.

    Est-il possible d’envisager une interopérabilité entre les différentes plateformes de données de santé européennes ?

    Nous pouvons rêver à un Health Data Hub européen, à une interopérabilité entre les plateformes issus de différents pays. Nous sommes d’ailleurs en train de regarder du côté de nos partenaires européens pour trouver une synergie entre nos projets. C’est un sujet que je vais observer de près.

    « Pour réussir, il faut que le HDH soit un projet en évolution et non figé »

    Dans quel état d’esprit êtes-vous quelques semaines après l’annonce de votre nomination ?

    Je suis toujours enthousiaste ! Nous sommes en mesure de créer quelque chose de magnifique. Je ne vois pas de freins particuliers à l’accomplissement de ce projet mais j’admets que nous avons un vrai défi à relever, des ambitions élevées, l’une de nos missions centrales étant de mettre en place une gouvernance qui fasse sens. Il faut aussi que nous organisions des think tanks et des comités scientifiques pour répondre notamment aux multiples questions qui se posent dans l’utilisation des données de santé (notamment d’ordre éthique). Pour réussir, il faut que le Health Data Hub soit un projet en évolution et non figé.

    Je suis partagé entre excitation et appréhension parce que tout est à faire, tout est à inventer. Il s’agit d’un projet unique, splendide, il faut juste que nous réussissions. Si nous parvenons à atteindre notre objectif, la France pourrait être au centre du secteur des données et le Health Data Hub être l’une des plus belles bases de données de santé au monde.

  • Télémédecine : Hellocare lance Hellocare Platform pour les éditeurs de solutions numériques en santé

    Hellocare, qui propose une plateforme e-santé mettant en relation patients et professionnels de santé, annonce le lancement de Hellocare Platform après celui de ses solutions de téléconsultation Hellocare Connect et Hellocare Now. Déployée depuis avril 2019, ce nouvel outil s’adresse aux éditeurs de logiciels et de solutions numériques en santé qui souhaitent ajouter un service de télémédecine à leur offre.

    « Grâce à cette nouvelle solution, nous pouvons désormais équiper les éditeurs de solutions numériques de santé, en leur permettant de nous intégrer directement dans leurs outils. Ils gagnent ainsi plusieurs mois de développement et bénéficient des évolutions de nos solutions au fil de l’eau », commente Mathilde Le Rouzic, directrice de l’exploitation et co-fondatrice d’Hellocare, dans un communiqué publié le 18 juin.

    La start-up française met plus précisément à la disposition des équipes techniques des API (interface de programmation d’application) documentées. « Ce sont des points d’accès qui permettent de brancher les deux solutions pour appeler les briques technologiques souhaitées, explique la société. Les partenaires peuvent choisir leur niveau d’intégration et ainsi avoir une solution complètement intégrée à leurs interfaces. »

    La facturation est réalisée sur un modèle d’usage des API, « en fonction de l’utilisation qui est faite des services intégrés », est-il indiqué.

    Une solution pour équiper indirectement les professionnels de santé, dont les hôpitaux

    Fonctionnement de Hellocare Platform

    En utilisant Hellocare Platform, « les intégrateurs n’ont pas besoin de passer plusieurs mois à développer les briques que nous leur mettons à disposition et peuvent se concentrer sur leur déploiement commercial », note Mathilde Le Rouzic.

    La solution permet ainsi d’équiper de manière indirecte les professionnels de santé, notamment les hôpitaux, dont les patients ont besoin de consultations et d’un suivi régulier, indique la start-up. « Avec les intégrateurs, nous nous intéressons plus particulièrement aux professionnels qui proposent des solutions sur des marchés très spécifiques tels que la dépendance, le suivi ambulatoire ou encore de lourdes pathologies. Ils peuvent ainsi utiliser nos solutions de télémédecine en marque blanche*, totalement intégrées à leurs logiciels habituels », précise la directrice de l’exploitation de Hellocare.

    Créer une « synergie médicale autour du patient »

    Le but de cette nouvelle offre est de créer une « synergie médicale autour du patient », qui aura la possibilité de bénéficier d’une consultation et d’une prescription mis à disposition sur un espace sécurisé, indique la start-up.

  • Orange Healthcare obtient la certification HDS

    Orange Healthcare annonce avoir obtenu la certification HDS, qui remplace depuis le 1er avril 2018 l’agrément hébergeur de données de santé. Le but de cette règlementation est de faire héberger les données de santé à caractère personnel par une entité certifiée à son tour par un organisme certificateur agréé par le Cofrac ou un organisme équivalent.

    « En 2011, Orange était le premier opérateur télécom à être agréé hébergeur de données de santé », l’entreprise dans un communiqué daté du 29 mai 2019.

    La société souligne que la certification HDS qu’elle a obtenue inclut à la fois le périmètre « hébergeur infrastructure physique » pour « les activités de mise à disposition de locaux d’hébergement physique et d’infrastructure matérielle » et le périmètre « hébergeur infogéreur », qui couvre « les activités de mise à disposition d’infrastructure virtuelle, de mise à disposition de plateforme logicielle, d’infogérance de systèmes d’Information de santé et de sauvegarde externalisée ».

  • Pipame : le numérique comme levier central de la modernisation de l’industrie de santé (rapport)

    Le Pipame identifie le numérique comme levier majeur de la transformation et modernisation de l’industrie de santé, tant pour la performance de son activité industrielle que pour son rôle structurant vers la médecine de demain ou médecine des 4P (prédictive, préventive, personnalisée, participative).

    Dans son rapport « Industrie du futur : enjeux et perspectives pour la filière industries et technologies de santé », publié le 19 juin 2019, le pôle interministériel propose un ensemble d’objectifs et de recommandations à destination des acteurs publics et privés afin de permettre une adoption rationnelle et partagée pour l’ensemble de la filière des industries de santé des technologies du numérique et de leurs usages (voir objectifs et recommandations dans l’encadré ci-dessous).

    • Le 1er objectif concerne les données de santé et vise à permettre aux acteurs de les exploiter dans un cadre d’interopérabilité :
    – défini, partagé, autour de conditions éthiques garantissant son acceptabilité par l’ensemble des acteurs, au premier chef les citoyens/patients ;
    – de fiabilité et de sécurité afin de créer un continuum des données de santé propres à venir pour enrichir les pratiques de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur en santé (en résultat : augmentation de la création de valeur en santé).

    • Le 2ième objectif est de consolider une filière industrielle structurée et compétitive par le levier du numérique au travers de la fédération des acteurs et de la mise en place d’outils permettant la réalisation d’ambitions communes.

    • Le 3ième objectif vise à obtenir un système de santé adapté aux nouvelles offres de santé numériques pour créer les conditions facilitant l’émergence et le développement des innovations numériques dans la filière des industries de santé.

    Le Comité stratégique de filière désigné pour porter le déploiement des recommandations

    Le Comité stratégique de filière (CSF) a été désigné pour porter avec les pouvoirs publics la transformation et le déploiement de ces recommandations, en associant les partenaires nécessaires.

    Ces propositions s’inscrivent dans un contexte déjà très sensibilisé et actif vis-à-vis de la filière des industries de santé :

    • Le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) de juillet 2018 a permis le lancement de différentes mesures proposées pour améliorer l’attractivité et le développement des entreprises. Sur une soixantaine de mesures, 2/3 sont en passe d’être développées. Un bilan à un an sera réalisé en juillet 2019.
    • Le contrat de filière des industries de santé, signé le 4 février, propose des actions dans différents domaines dont l’intelligence artificielle (IA). Le Heath Data hub va prochainement être créé, et, concernant les évolutions attendues des compétences en entreprises, un EDEC est en cours d’écriture.

    Les industries de santé : un secteur stratégique pour la France, aujourd’hui face à une situation dégradée

    Les industries de santé (médicaments, dispositifs médicaux, diagnostic) constituent un secteur stratégique considérable, avec un poids économique majeur :

    • 3100 entreprises ;
    • un chiffre d’affaires de plus de 75 milliards d’euros ;
    • un employeur majeur avec plus de 340 000 employés (emplois directs et indirects, hors hôpitaux) ;
    • un secteur innovant : les entreprises du G5 ont investi 3,3 milliards d’euros en 2017 ;
    • une exportation de 25,4 milliards d’euros en médicaments et 8Mds en DM en2017.

    Toutefois, ce secteur connait depuis plusieurs années une dégradation de sa situation, avec :

    • une diminution de 37 % de production pharmaceutique entre 2004 et 2014 ;
    • un décrochage des essais cliniques réalisés sur le territoire : 3 312 en France vs 8 739 en Allemagne ;
    • une faiblesse des investissements privés dans les entreprises en fin de période d’amorçage.

    Dans le contexte contraint de cette industrie (fortes régulation et réglementation), le numérique est identifié comme un des leviers majeurs de sa modernisation et de sa performance. Toutefois, son adoption reste complexe, et lors des différents travaux menés dans le cadre du Pipame, il a été constaté qu’aucun acteur n’a mis en place une transformation complète vers le numérique.

    Une filière qui doit de recomposer en intégrant les solutions de l’industrie du futur

    L’opportunité de la médecine des 4P :

    Les industriels sont un maillon essentiel de l’évolution de la médecine vers la médecine des 4P.

    En tant que fournisseurs de solutions nouvelles s’appuyant sur la numérisation des données de santé, ils participent à leur partage entre professionnels et patients, voire entre industriels.

    Ces nouvelles solutions nécessitent pour eux de passer du produit unique vers un modèle de médecine personnalisée fondée sur la convergence de plusieurs technologies (molécule, numérique, dispositif médical), et de changer de business modèle (du produit au service et à la création de valeur).

    L’industrie 4.0

    L’industrie 4.0 est basée sur l’adoption du numérique pour transformer l’industrie sur toute sa chaine d’activité :

    • la R&D (découverte de nouvelles molécules, les jumeaux numériques, plateformes collaboratives) ;
    • le développement (essais cliniques,) ;
    • l’accès au marché (valeur médicale, démonstration de la valeur en vie réelle) ;
    • la production (automatisation des lignes de production, objets connectés, monitoring des lignes, planification…) ;
    • la distribution, le pilotage de la performance commerciale ;
    • les usages.

    Le rapport a constaté chez les industriels une compréhension partagée de la nécessité d’adopter les technologies numériques mais une difficulté à sortir d’initiatives isolées.

    Parmi les technologies de l’industrie du futur, 8 ont été identifiées comme structurantes. Leur intégration sera de nature à amplifier et à accélérer les transformations technologiques nécessaires pour l’industrie de santé.

    Ces 8 technologies ont été analysées en profondeur dans le rapport. Il s’agit :

    • du cloud ;
    • de la cybersécurité ;
    • de la robotique ;
    • de l’intelligence artificielle ;
    • de la simulation numérique ;
    • des objets connectés ;
    • de la réalité augmentée ;
    • du big data.

    Les enjeux des industriels :

    Selon le rapport, les défis que doivent se poser les industriels aujourd’hui se structurent autour de 5 enjeux majeurs :

    • construire des modèles d’innovation pérennes et efficients ;
    • transformer le modèle de démonstration et d’évaluation des bénéfices apportés au patient au regard des coûts générés (en particulier aborder la question de la démonstration de la valeur) ;
    • moderniser l’outil industriel de production et en faire un levier de compétitivité du territoire ;
    • réussir une transition vers un modèle de médecine personnalisée fondée sur la convergence de plusieurs technologies ;
    • tirer parti de la révolution en santé à travers la circulation et l’exploitation transverse de la donnée.

    L’évolution des métiers et des compétences qui en découlera est également un thème à aborder. Le rapport constate qu’il y a peu de nouveaux métiers (sauf dans les métiers autour de la donnée) mais une évolution des métiers existants. Un Edec est en cours de rédaction pour aborder cette thématique.

    Un intérêt et un enthousiasme partagés, des questions toujours présentes

    Les objectifs et les recommandations et le rôle de pilote donné au Comité stratégique de filière ont été salués par les professionnels présents à Bercy. La mobilisation des acteurs et les actions en place ont été unanimement plébiscitées.

    Toutefois, lors des tables rondes, certaines questions ont été posées, traduisant la complexité des thématiques ouvertes, et l’évolution des maturités des acteurs. Ainsi, des questions sur la précision de l’ambition souhaitée par la France pour son industrie de santé et sur les acteurs de la donnée que l’on souhaite y voir émerger ont été posées. Une réflexion sur la monétisation de la donnée a été demandée. L’évaluation, la certification de solutions en constante évolution restent également compliquées, tout comme le fait de savoir comment la France peut s’inspirer de modèles étrangers (notamment US) pour apporter des réponses.

  • Stratégie e-santé de la Norvège

    Sur la période 2017-2022, la stratégie norvégienne en e-santé consiste à mettre en place : 
    • de nouveaux moyens en santé ;
    • la digitalisation de processus ;
    • l’amélioration du contexte des parcours de soins ;
    • une utilisation plus intelligente des données de santé ; 
    • une infrastructure et des « briques » communes ;
    • la réorganisation de la gouvernance nationale de la e-santé et une meilleure capacité d’exécution.

    Créé en 2016, le Norwegian Directorate of eHealth met en place la politique nationale de e-santé, établit les standards nécessaires, et administre le déploiement de la méthodologie e-santé à travers le territoire.

    La Norvège met déjà de nombreux services à disposition des professionnels de santé et des patients, tels que la e-prescription (généralisée), la messagerie électronique, un portail patient (prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation…) et un dossier de santé synthétique pour cas d’urgence.
    Depuis 2016, le pays dispose également de son centre national de recherche en e-santé. Il contribue à l’avancée de la politique « One Citizen – One Record », qui vise à faciliter et à sécuriser l’accès aux données de santé pour les professionnels, à proposer des services numériques simples et sécurisés aux patients et à rendre la donnée exploitable pour améliorer la qualité, la surveillance, la gouvernance et la recherche.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Norvège

    Sur la période 2017-2022, la stratégie norvégienne en e-santé consiste à mettre en place :
    • de nouveaux moyens en santé ;
    • la digitalisation de processus ;
    • l’amélioration du contexte des parcours de soins ;
    • une utilisation plus intelligente des données de santé ;
    • une infrastructure et des « briques » communes ;
    • la réorganisation de la gouvernance nationale de la e-santé et une meilleure capacité d’exécution.

    Créé en 2016, le Norwegian Directorate of eHealth met en place la politique nationale de e-santé, établit les standards nécessaires, et administre le déploiement de la méthodologie e-santé à travers le territoire.

    La Norvège met déjà de nombreux services à disposition des professionnels de santé et des patients, tels que la e-prescription (généralisée), la messagerie électronique, un portail patient (prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation…) et un dossier de santé synthétique pour cas d’urgence.
    Depuis 2016, le pays dispose également de son centre national de recherche en e-santé. Il contribue à l’avancée de la politique « One Citizen – One Record », qui vise à faciliter et à sécuriser l’accès aux données de santé pour les professionnels, à proposer des services numériques simples et sécurisés aux patients et à rendre la donnée exploitable pour améliorer la qualité, la surveillance, la gouvernance et la recherche.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Norvège est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.