• Réduction des maladies psychiatriques et neurologiques grâce à l’analyse des données des wearables,
• Utilisation de modèles permettant de limiter les tests de médicaments sur les animaux,
• Développement des thérapies personnalisées,
telles sont les principales avancées prédites par 20 spécialistes qui ont répondu à 20 questions du magazine Scientific American le 1e septembre 2016 dans un contexte d’interrogation sur le futur de l’humanité.
- Rosablind Picard, fondateur et directeur de l’Affective Computing research group au MIT a répondu à la question « Utiliserons-nous des technologies connectées portables (wearables) pour détecter nos émotions ? »
Selon lui, des signaux biochimiques et électriques atteignent tous les organes du corps et sont impliqués dans la constitution des émotions. Ainsi le stress impacte la santé physique et mentale par exemple. Les wearables permettraient la quantification longue durée des motifs de ces signaux.
L’analyse des données recueillies assurerait la mise en place d’une prévention ciblée comme par exemple augmenter le sommeil lors d’une période de stress afin de réduire la probabilité de survenue d’une crise épileptique dans les jours suivants.
» Au cours des 20 prochaines années, les wearables et analyses en découlant pourront considérablement réduire les maladies psychiatriques et neurologiques « , estime Rosalind Picard.
- Donald E Inger, directeur et fondateur du Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering à l’Université d’Harvard quant à lui s’est exprimé sur la question » La technologie éliminera t-elle le besoin de tester les médicaments sur les animaux ? «
» Si il est prouvé que les organes humaines sur puces sont robustes et récapitulent/re-créent les phénotypes malade et physiologique des organes complexes humains dans des laboratoires non liés à travers le monde, comme suggéré par des études avec preuve de concept précoces, alors nous les verrons progressivement remplacer les modèles animaux au final. Cela conduira à la fin à des réductions significatives d’utilisation d’animaux pour ces tests. «
» Ces dispositifs ouvriront également de nouvelles approches au développement des médicaments impossible sur des modèles animaux aujourd’hui, comme le développement de médecine personnalisée ou de thérapeutiques pour des sous-populations génétiques utilisant des puces créées en utilisant des cellules de patients particuliers ».