DMN

  • Une application améliore l’autonomie suite à un AVC ou à la maladie de Parkinson

    Une application thérapeutique destinée à améliorer l’autonomie des patients suite à un AVC ou souffrant de la maladie de Parkinson, c’est ce qu’a développé la start-up BYM (Beyond Your Motion).

    Romain Flèche et Sébastien Brault, tout deux ingénieurs en biomécanique, ont créé BYM fin 2014 avec pour objectif d’élaborer une solution mobile pour améliorer les performances des mouvements grâce au biofeedback (ensemble de techniques principalement relatives à la bioélectricité pour la mesure de fonctions organiques qui repose sur la visualisation, avec des appareils électriques, des signaux physiologiques d’un sujet conscient de ces mesures).

    La technique de visualisation qu’ils ont mise au point permet de rendre compte en temps réel de la qualité du mouvement produit.

    La start-up ciblait au départ le sport de haut niveau, mais l’intérêt d’appliquer le principe à la rééducation fonctionnelle s’est promptement imposé.

    Les deux ingénieurs souhaitaient concevoir un outil facile à utiliser, accessible à tous, reposant sur l’utilisation d’une tablette tactile, une application mobile et un capteur de mouvements qui s’allume en le secouant. Une séance de rééducation personnalisée peut être constituée d’un entraînement à la marche, avec un protocole se déroulant de façon automatique, composé d’exercices ludiques et de périodes de récupération.

    L’outil réside tient compte des possibilités de chacun :

    • le capteur offre la possibilité d’observer le patient,
    • de comprendre comment il bouge et d’adapter le guide de rééducation en conséquence
    • de détecter les progrès afin de régler le niveau de difficulté permettant d’obtenir le maximum de bénéfices pour le patient.

    Il existe deux versions de l’outil : une B2C que la personne peut obtenir elle-même, et une version plus évoluée, réservée aux professionnels, comprenant des fonctions d’administration et configuration de la rééducation. Sont inclus dans cette dernière des possibilités de suivi à distance, destinée aux centres de rééducation, kinésithérapeutes, ergothérapeutes et EHPAD.

    Les tests d’études cliniques ont été lancés afin de démontrer l’intérêt thérapeutique et scientifique de BYM pour plusieurs pathologies. La solution interactive d’entraînement au mouvement utilise un objet connecté soumis et conforme aux normes CE classiques. L’objectif des start-uppers est de le convertir en dispositif médical, d’où les études cliniques élaborées pour démontrer les bénéfices de cette application sur la santé.

  • Alzheimer : la Croix Rouge s’associe à Bluelinea pour la géolocalisation des personnes désorientées

    Renforcer la liberté de déplacement des personnes désorientées tout en assurant sécurité et sérénité à leurs aidants, tel est l’objectif du partenariat annoncé par la Croix rouge française et Bluelinea le 21 septembre 2016 à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer.

    Dans le cadre de ce partenariat, la Croix Rouge française dote ses structures de répit, qui accueillent temporairement des personnes en perte d’autonomie afin de soulager leurs aidants, du bracelet Bluegard développé par Bluelinea. Ce dernier sera proposé aux personnes âgées accueillies dans les structures de répit de la Croix Rouge et à leurs aidants afin qu’ils puissent le tester à domicile.

    Le bracelet Bluegard est relié à une plateforme d’écoute et de recherche opérationnelle 24h/24 et 7J/7 qui permet, en cas de besoin, de situer précisément la personne qui se serait égarée et de contacter son aidant.

  • Première édition innovation Silver Santé d’AgeingFit les 2 & 3 février 2017 au Grand Palais de Lille

    La première convention d’affaires européennes entièrement consacrée à l’innovation en Silver Santé aura lieu à Lille les 2 et 3 février 2017 dans un cadre réunissant l’ensemble des acteurs de la chaîne d’innovation : industriels, prestataires de services, assureurs et mutuelles, établissements d’accueil et de soins de personnes âgées, groupements d’achats hospitaliers et instituts de recherche afin de développer des partenariats commerciaux et d’innovation et promouvoir les dernières solutions innovantes à destination des seniors.

    Seront notamment présents : Orange Healthcare, Imperial College Londond, la FHF, Axa Foundation, Healthy Ageing Campus.

    L’événement sera rythmé par des rendez-vous d’affaires qualifiés, des conférences spécialisées animées par 60 intervenants internationaux de renom qui aborderont les enjeux économiques, médicaux, scientifiques et réglementaires de la Silver Santé, une exposition de sponsors et et de partenaires (offreurs de solutions innovantes, établissements, assureurs, services spécialisés) et des sessions de présentations de solutions, services et produits innovants.

  • Convertir la chaleur corporelle en électricité pour alimenter des wearables IoT santé

    Collecter la chaleur corporelle pour la convertir en électricité alimentant des wearables IoT de santé, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de Caroline du Nord. Leurs travaux intitulés « Wearable thermoelectri generators for human body heat harvesting » ont été publiés dans le journal Applie Energy le 27 août 2016.

    Les prototypes expérimentaux qu’ils proposent présentent un poids léger, selon la forme du corps, et peuvent produire bien plus d’électricité que les précédents essais. Les chercheurs ont également identifié le site optimal du corps pour récolter cette chaleur.

    Utiliser la différence de température entre le corps et l’air ambiant

    « Les générateurs thermoélectriques wearables (TEG) produisent de l’électricité en utilisant la différence de température existant entre le corps et l’air ambiant » explique Daryoosh Vashaee, professeur associé d’ingénieurie informatique et électrique à la NC State et auteur du travail réalisé.
    « Notre technologie génère jusqu’à 20 µW/cm² et n’utilise pas de dissipateur de chaleur, le rendant plus léger et bien plus confortable ».

    Le nouveau design débute avec une couche de matériau capable de conduire la température, demeurant sur la peau et propageant la chaleur. Ce matériau reconductible est recouvert par une couche de polymère empêchant la chaleur du corps de se dissiper vers l’air extérieur.  Cela force la chaleur du corps à traverser un TEG localisé centralement, qui dissipe rapidement la chaleur. L’intégralité du système est fin, seulement 2 mm et flexible.

    « Dans ce prototype, le TEG ne quadrille qu’1cm mais on peut facilement l’agrandir selon les besoins en énergie nécessaires au dispositif. Les chercheurs ont aussi établi que l’avant-bras était le site idéal pour collecter la chaleur. De plus ils ont aussi réussi à incorporer le TEG dans des tee-shirts, produisant ainsi 6µW/cm² voire 16 µW/cm²si la personne court » précise le professeur.

    Le but d’ASSIST (Advanced Self-Poxered Systems of Integrated Sensors and Technologies) est de rendre les technologies wearable utilisables pour une surveillance à long terme de la santé.

  • Objets connectés : collaboration de Teva et Intel sur la maladie de Huntington

    Teva Pharmaceuticals et Intel annoncent le 15 septembre 2016 leur collaboration pour le développement d’une plateforme connectée pour suivre la progression de la maladie d’Huntington.

    Teva déploiera cette nouvelle technologie dans le cadre d’une étude en cours sur cette maladie dégénérative mortelle pour laquelle il n’existe aucun traitement curatif approuvé (certains médicaments peuvent toutefois en atténuer les symptômes).

    Les données seront récoltées via des smartphones et des montres connectées et automatiquement transférées vers une plateforme dans le cloud. Les données seront analysées pour évaluer la sévérité des symptômes.

    Le but affiché par les deux sociétés est de prouver que certains médicaments peuvent améliorer l’état de santé de larges groupes de patients et les promouvoir ainsi auprès des compagnies d’assurances soucieuses de maîtriser leurs coûts.

  • Première conférence du 2ème cycle Centrale Santé Essec le 11 octobre 2016 à Paris

    La première conférence du 2ème cycle Centrale Santé Essec Santé sur le thème « La France peut prendre l’initiative de la construction de filières de soins, services et produits innovants en Europe » aura lieu le 11 octobre 2016 à Paris.

    Les trois questions qui se posent sont : Avec qui ? Comment ? Dans quels cadres ?
    Plusieurs conférences se tiendront :
    – Quelle genèse des projets d’innovation en santé ? De l’intrapreneuriat à l’entrepreneuriat
    – Quelles chaînes de valeurs entre soins, services et produits en santé ?
    – Quelles libertés à conquérir entre marchandisation du vivant et étatisation de la santé ?

    Seront présents pour les animer :
    – Olivier Delabroy, vice-président transformation digitale, fondateur de l’incubateur i-lab
    – Jean Bernard Gouyon, PU-PH de pédiatrie
    – Béatrice Gouyon, présidente de la jeune entreprise Logiprem-F
    – David PIney, Pharmacien hospitalier, secrétaire général de la conférence des présidents des CME des centres hospitaliers, membre du CA de la FHF

    Rendez-vous à partir de 18h30 à l’espace Clery, 17, rue Clery, 75002 Paris

  • Innovation Days les 3 & 4 octobre 2016 à la Maison de la Chimie à Paris

    Les Innovation Days se tiendront à Paris les 3 & 4 octobre 2016 à la Maison de la Chimie à Paris.
    L’événement international Life Science Innovation rassemble chaque année les principaux acteurs de la santé dans le domaine des sciences de la vie : laboratoires pharmaceutiques, associations de patients, sociétés scientifiques, start-ups, Venture et Business Angels du secteur de la santé.

    Au programme : rencontre d’équipe les plus innovantes des Sciences de la vie, innovations de pointe développées par des start-ups, groupes de recherche universitaires, institutions de recherche, ainsi qu’un large éventail d’investisseurs cherchant des opportunités d’investissement à un stade précoce et des partenaires industriels à la recherche de co-développements, accords de licence.

    Programme Innovation Days Paris 2016

  • Thaïlande : le ministère de la santé améliore son système numérique avec VMware

    Depuis fin août 2016, le ministère de la santé thaïlandais collabore avec la société VMware pour créer un système de santé digital national et ainsi améliorer l’accès aux soins.

    Objectif : consolider l’infrastructure IT du système existant et permettre un échange plus rapide des informations entre le ministère et les unités individuelles du pays – la Thaïlande compte 10 000 unités informatiques et 76 provinces.

    Le ministère a développé deux services VMware pour améliorer la coordination des services de santé :

    • VMware vSphere : pour consolider les serveurs et applications du centre de données du ministère.
      Les techniciens vont ainsi passer moins de temps et dépenser moins d’énergie à restaurer manuellement ces serveurs.
      > Résultat : le ministère va pouvoir suivre, gérer et fournir des services informatiques plus performants tout en réalisant des économies.
    • VMware Horizon : pour virtualiser l’infrastructure du bureau du ministère.
      Les utilisateurs et les employés de l’hôpital vont être en mesure de fournir des services de santé 24 heures/24 et 7 jours/7 mais aussi de gérer les requêtes grâce à des applications accessibles via la quasi totalité des téléphones mobiles.
      > Résultat : il y aura une meilleure communication entre l’utilisateur final et les employés.

    « Une étape cruciale dans la transformation numérique de la nation »

    « Nous sommes déterminés à innover dans le secteur des services des soins en Thaïlande. Dans le cadre de la stratégie globale du ministère de la Santé visant à développer l’e-santé, nous avons déployé la technologie VMware afin d’améliorer notre efficacité et le niveau de sécurité des données. [Ce projet] est une étape cruciale dans la transformation numérique de la nation », a déclaré Polawat Witoolkollachit, directeur du Centre d’information et des technologies de la communication – rattaché au bureau du secrétaire permanent du ministère de la Santé publique.

    Vers une « Digital Thailand »

    L’accord entre le ministère de la Santé et VMware fait partie du plan établi par le gouvernement pour développer une « Thaïlande numérique » (« Digital Thailand ») d’ici 2036.

    • Le but global : encourager l’utilisation de la technologie numérique afin de créer de meilleures opportunités économiques pour le pays.
    • Principal objectif dans le secteur de la santé : améliorer l’accès aux services de soin de base grâce au développement d’outils numériques.

    Le système de santé thaïlandais poursuit son évolution

    Depuis le début des années 2000, le système de santé thaïlandais a connu une rapide évolution positive en parallèle du développement économique du pays.

    Parmi les principales évolutions :

    • l’amélioration de la prise en charge des soins : avec la mise en place d’une couverture universelle en 2002, la quasi-totalité de la population (67 millions d’habitants) bénéficie actuellement d’une assurance-maladie ;
    • la baisse de la mortalité infantile et juvénile ;
    • l’ augmentation de l’espérance de vie.

    Santé : des dépenses à la hausse dans le secteur public et privé

    Dans une récente étude, Deloitte estime que les dépenses de santé en Thaïlande atteindront 18,7 Md US$ (16,6 Md €) en 2018, soit une hausse de 8 % entre 2014 et 2018.

    La part des dépenses du gouvernement dans le domaine sanitaire arrive en seconde position dans la région (77 %) et les dépenses du secteur privé augmentent, indique l’Oxford Business Group dans son rapport 2016 sur la Thaïlande (The Report: Thailand 2016) :

    • En 2015, le gouvernement thaïlandais a dépensé 12,5 Md THB (319 M €) en santé, contre 8,2 Md THB (209 M €) en 2008.
    • De son côté, le secteur privé a dépensé 4 Md THB (102 M €) en 2015, contre 2,6 Md THB (66 M €) sept ans plus tôt.
  • Chine : un système de santé en mutation attiré par le digital

    Marqué par une profonde évolution dans les années 80, le secteur de la santé chinois doit aujourd’hui faire face à de multiples problèmes : difficulté d’accès aux soins dans les zones reculées, engorgement des hôpitaux d’excellence, vieillissement de la population…

    Des solutions apportées par les nouvelles technologies – télé-médecine en tête – sont envisagées, autant par l’État que par les professionnels du secteur, pour améliorer le système au niveau national et faire de la Chine un pays de référence dans l’industrie.

    Le marché de l’e-santé en Chine pourrait ainsi atteindre les 20 milliards de yuans (13,3 Md €) en 2020, contre 3 milliards (2,7 Md €) en 2014, anticipe une étude publiée en septembre 2015 par le Boston Consulting Group.

    Un système de santé en pleine transition

    1. AVANT 1980. L’économie chinoise repose sur les valeurs d’un système communiste. les soins sont quasiment 100 % gratuits mais la qualité de l’offre plutôt moyenne. Les patients sont dirigés vers tel ou tel hôpital public en fonction de la gravité de leur état.

    2. APRÈS 1980. Le système mue en raison de diverses réformes économiques engagées dès 1978, après la mort de Mao Zedong (1976), et la dé-collectivisation. « On entre alors dans une logique « pro-market », explique à H&TI Carine Milcent, chercheur au CNRS, professeur (affilié) au PSE et au CEFC. Il y a à la fois une amélioration très nette du système de santé (meilleure qualité des soins, des équipements et du niveau de formation des professionnels du secteur) et une forte augmentation des inégalités. »

    En effet, le passage d’une logique de production collective à une économie privée a bouleversé l’organisation de l’industrie :

    • L’État réduit de manière significative son implication dans le financement des hôpitaux publics. Il finance aujourd’hui moins de 8 % des dépenses.
      Résultats : les professionnels du secteur commencent à privilégier la recherche de profit au détriment de la qualité des soins ; les patients doivent payer plus cher.
    • Les habitants des zones rurales n’ont plus l’obligation de cotiser au système médical communautaire.
      Résultats : comme ils ne sont pas satisfaits par la qualité de l’offre de soins proposée, ils sont de moins en moins nombreux à cotiser donc de moins en moins bien couverts. L’accès aux soins dans les zones reculées décline.

    Les principaux problèmes découlant de cette évolution :

    • Les files d’attente s’allongent.
      « Comme ils doivent de toute façon payer le prix fort, les patients solvables cherchent à obtenir les meilleurs soins possibles : ils se dirigent logiquement vers les hôpitaux de niveau 3A, même s’ils sont éloignés de leur domicile, entraînant un engorgement de ces établissements, analyse Carine Milcent. Il y a donc une capacité d’accueil beaucoup plus importante dans les autres structures ».
      Conséquences : les praticiens sont surchargés, les patients bénéficient d’une prise en charge précipitée.
    • le coût des soins augmente : en raison notamment des surdiagnostics et de la survente de médicaments liés au désengagement du gouvernement dans les dépenses des hôpitaux publics, qui doivent désormais se financer par leurs propres moyens.
      Conséquences : l’accès à des soins de qualité est complexe pour les personnes à faible revenu.
    • la relation patient-client se détériore : conséquence résultant des deux problèmes précédemment cités, accentués par l’existence de nombreux dessous de table (hong bao).

    Autre défi à relever : le vieillissement de la population

    Les plus de 65 ans étaient 222 millions en Chine fin 2015 (16,1 % de la population), précise le ministère des Affaires civiles dans sa dernière étude parue en juillet 2016. Ils seraient 331 millions en 2050, soit près de 40 % de la population totale, prédit l’Onu.

    Conséquence : le nombre de cancers et de maladies chroniques est en augmentation. En 2015, 4,3 millions de nouveaux cas de cancer et plus de 2,8 millions de décès liés à cette maladie ont été recensés en Chine par les autorités.

    De profondes réformes engagées depuis 2009

    En 2009, un plan de 850 milliards de yuans (113 Md €) d’investissement est instauré par le gouvernement chinois pour mettre en place une réforme du système de santé sur trois ans (280 milliards de yuans par an, soit 37 Md € annuels).

    Les principaux objectifs de ce programme sont :

    • couvrir 100 % de la population d’ici 2020. La couverture assurance maladie a été petit à petit rétablie depuis le début des années 2000. Fin septembre 2011, 95 % des Chinois étaient couverts, indiquent les chiffres officiels ;le développement des soins de proximité ;
    • l’amélioration de l’offre de soin de qualité ;
    • l’encadrement de l’accès et de la sécurité des médicaments de base en créant une liste de produits dits « essentiels » ;
    • la modernisation des hôpitaux publics.

    Santé : la Banque mondiale incite la Chine à évoluer plus vite

    Ces évolutions sont encouragées au niveau international. En août 2016, la Banque mondiale a demandé au gouvernement chinois de faire davantage d’efforts pour réformer son système de santé. Selon l’analyse de l’organisation, l’État pourrait réduire de manière importante ses dépenses dans le secteur si des mesures stratégiques sont mises en place dès à présent.

    Objectif premier : passer d’un modèle actuellement centré sur les hôpitaux à un modèle focalisé sur les soins primaires, en améliorant la qualité des services de base et des soins de haute qualité mais aussi en proposant des services rentables.
    L’utilisation d’outils électroniques et un meilleur partage des données de santé est fortement encouragés.

    « Les recommandations du rapport (…) contribueront utilement à la formulation du 13e plan quinquennal sur la réforme de la santé (2016-2020). Nous étudierons soigneusement les conclusions du rapport et nous les appliquerons afin de faire progresser la réforme du système de santé », a déclare Liu Yandong, vice-premier ministre du Conseil des affaires de l’État chinois.

    Les solutions offertes par l’e-santé

    Pour résoudre les problèmes actuels du secteur et anticiper les évolutions futures, plusieurs solutions émanant de l’e-santé sont aujourd’hui en train d’être développées.

    • 1. Le secteur le plus exploité est pour l’instant celui de la télé-médecine.

      Objectifs premiers :

      • faciliter l’accès au soin de qualité dans les zones reculées.
        La commission de santé et de planning familial de chaque province (PHFPC) encourage la création de sites web simplifiant le lien entre patient et praticien.
        Exemple : 72 millions d’utilisateurs chinois consultaient un médecin en ligne en 2014, signale la revue Perspective chinoises.
      • réduire les files d’attentes physiques.
        Exemple : Lancé en 2011, le online booking system (OBS) sera obligatoire à Pékin d’ici janvier 2017 pour les hôpitaux de niveaux 3A. Via ce système de réservation, les patients reçoivent par SMS un code de rendez-vous après avoir entré leurs informations personnelles.
    • 2. Le secteur IT pourrait aussi permettre aux hôpitaux et praticiens d’être plus efficaces au niveau de leur organisation et de l’offre de soins proposée.

    Exemple : 21 hôpitaux chinois envisage d’adopter la plateforme d’IBM, Watson for Oncology, pour aider les médecins à personnaliser le traitement du cancer.

    Un récent rapport du cabinet d’études International Data Corporation (IDC) indique que le marché des solutions IT en Chine pourrait doubler d’ici 2020.

    • 3. « Le marché des objets connectés est aussi à observer , signale Carine Milcent. Ces produits mobiles peuvent être une manière d’accompagner à domicile les seniors, de leur rappeler leur rendez-vous médicaux, leur prise de médicaments, etc. »
      Samsung et Huawei font partie des groupes à suivre.

    Exemple : en mai 2016, le géant chinois Huawei a signé un partenariat avec Visiomed Group, spécialiste français de l’électronique médicale. Parmi les premiers produits retenus par l’entreprise : une valise de télémédecine connectée et un chariot médicalisé connecté.

    Les enjeux sous-jacents au développement de l’e-santé

    Plusieurs problématiques liées au développement du secteur de l’e-santé sur le marché chinois se dessinent :

    • La mainmise du secteur privé sur le secteur public.

    Trois géants du secteur privé dominent le marché :

      • 1. Alibaba et son projet d’hôpital du futur en ligne, le leader du marché.
      • 2. Baidu et son site dédié à la santé, un répertoire de professionnels de la santé et d’hôpitaux permettant de prendre des rendez-vous en ligne.
      • 3. Tencent avec son application We Chat, qui propose notamment une plateforme pour faciliter les échanges entre professionnels et patients.

    Cette oligarchie pose question d’un point de vue éthique : ces entités privées pourraient être tentées de valoriser la recherche de profit aux dépens d’une offre de qualité. Fin 2015, Baidu a par exemple été pointé du doigt pour avoir mis en avant des services d’hôpitaux hors licence sur des forums dédiés à la santé.

    • La gestion complexe des big data.

    En Chine, le recueil des données de santé est décentralisé. Chaque province dispose de son propre système. L’un des objectifs du gouvernement est de créer une base nationale unique mais « ce projet va être extrêmement complexe à mettre en place », observe Carine Milcent.

    Se pose également la question de la sécurité et de la confidentialité de ces données, d’autant plus si elles sont en partie confiées à des sociétés privés telles que Alibaba.

    Autant de thématiques sur lesquelles la Chine doit s’interroger dès à présent pour poursuivre le plus sereinement possible la grande révolution de son système de santé. Et, peut-être, espérer devenir l’un des leaders mondiaux du marché.

  • China: a changing health system attracted to digital

    Since the deep change started in the 80s, the Chines healthcare system is facing different issues nowadays: there is a lack of access to care in remote areas, 3A hospitals are overloaded, China’s population is aging rapidly…

    The government and the industry have a keen interest in hi-technology solutions, especially telemedicine.

    China’s digital health sector generated 20 billion RMB (€ 13,3 billion) in 2014. A number expected to grow to about 3 billion (€ 2,7 billion) in 2014, according to a study published in September 2015 by the Boston Consulting Group.

    An evolving healthcare system

    1. Before 1980. Health care was free but the quality of the offer remained quite poor. Patients were referred to a public hospital depending on the severity of their problems.

    2. After 1980. The system changed because of various economic reforms launched in 1978, after the death of Mao Zedong (1976), and de-collectivization. “It was a pro -market position, Carine Milcent, research Professor CNRS – PSE and CEFC, said to H&TI. There was both a significant improvement in the health system (better quality of care, equipment and level of doctors) and a sharp increase in inequality.”

    Indeed, the transition from a collective production to a private economy had fundamentally changed the market organization:

    • Public hospitals were no longer exclusively funded by the State. The Chinese government now funds fewer than 8% of their expenditures.
      Consequences: industry professionals began to favor the pursuit of profit at the expense of quality of care; patients had to pay more.
    • People living in rural areas did not have to contribute to the community medical system anymore.
      Consequences: as they were not satisfied with the quality of care, most of them stop contributing to the system and therefore to be covered. Thus, access to care in remote areas declined.

    Current problems arising from this change:

    • Queues are getting longer in the waiting room. « As they must pay dearly anyway, creditworthy patients look for the best care practitioners: so, they go to 3A hospitals, even if they are away from their home, causing an overload of patients in these facilities, Carine Milcent said. Therefore, there is more vacant rooms in other hospitals. »
      Impact: practitioners are overloaded, patients feel they receive a sloppy consultation.
    • The cost of care increases: mainly because of overdiagnosis and oversold drugs (related to the fact that public hospitals must now finance themselves).
      Impact: access to quality healthcare is reduced for low-income people.
    • Customers patient relationship sours. Compounded by the existence of numerous bribes (hong bao), this situation results from the two aforementioned problems.

    Another big challenge: the aging population

    There were 222 million people aged 65 or above in China at the end of 2015 (16.1 % of the total population), the Ministry of Civil Affairs said on July 2016. There will be 331 million in 2050 (nearly 40% of the total population), the United Nations said.

    Consequently, the number of cancers and chronic diseases is increasing. In 2015, there were 4.3 million new cancer cases and more than 2.8 million cancer deaths in China, according to national authorities.

    The government has introduced major reforms since 2009

    The Health Care System Reform was launched full scale in 2009. An investment plan of 850 billion Yuan (€ 113 billion) is planed by Chinese government between 2009 and 2011 to set up the reform (280 billion Yuan per year, about € 37 billion).

    The main goals of this program:

    • 100% of the population insured by 2020. Chinese officials say they have 95% of the population already insured since 2014.
    • development of community care;
    • improvement of healthcare quality;
    • regulation of the access and the security of basic drugs by creating an essential drugs list;
    • modernization of public hospitals.

    World Bank urges China to deepen healthcare reform

    These developments are promoted internationally. In August 2016, World Bank suggest Chinese government to take ten years to fully implement changes. According to the international organization’s report, structural changes to China’s current healthcare system could result in cost savings equivalent to 3 per cent of GDP by 2035.

    Main goal: putting patient-centered care at the center of the system. This means a shift from an hospital-centric model to a primary care-centric model, by improving the quality of basic health services and delivers high quality care but also cost-effective health services.

    The authors of the study strongly encouraged the use of electronic tools and health data sharing.

    « The report’s recommendations (…) will contribute positively to the formation of the 13th Five-Year Plan on health reform (2016-2020). We look forward to carefully studying and applying the report’s findings, so it will help us push ahead on health reform, » Liu Yandong, Vice-Premier of the State Council of China, said in a statement.

    How eHealth can help solving China’s Healthcare challenges

    To solve the current challenges in healthcare, the government and many key players in the industry look at the eHealth sectors.

    • 1. Telemedicine is the sector which is growing most rapidly.

      Main objectives:

      • improving access to quality care in remote areas.
        The Provincial Health and Family Planning Commission (PHFPC) encourages the creation of platforms to simplify the communication between patients and practitioners.
        Example: 72 million Chinese users consulted a doctor online in 2014, said Perspectives chinoises magazine (April 2016).
      • reducing patient wait times.
        Example: All major hospitals under in Beijing will stop issuing registration tickets on site for nonemergency patients by 2017. Patients can make appointments through the Internet or mobile phone.
    • 2. The IT sector could also allow hospitals and practitioners to be more effective

    Example: 21 Chinese hospitals plan to adopt the IBM’s platform (Watson for Oncology) to help physicians deliver personalized, evidence-based cancer treatment options.

    A recent report of International Data Corporation research firm (IDC) shows that China’s healthcare IT solutions market could double by 2020 .

    3. « The connected devices market is also growing, Carine Milcent said. These products could help to monitor the elderly people at home, to remind them of their medical appointments or their medications, etc. »
    Samsung and Huawei are among the most entrepreneurial companies in this sector.

    Example: in May 2016, Huawei has signed a partnership with Visiomed Group, a French society specialized in new generation medical electronics. The first products chosen by the Chinese group for its services are: a telemedicine kit and a medical trolley (both connected).

    The underlying issues to the development of eHealth

    Several issues related to the development of China’s eHealth market are emerging:

    • The predominance of the private sector.

    Three major companies dominate the market:

      • 1. Alibaba and its online Future Hospital plan.
      • 2. Baidu and its eHealth platform to book appointments online.
      • 3. Tencent and WeChat, an application to facilitate communication between practitioners and patients.

    This oligarchic market is problematic from an ethical point of view. These private companies could be tempted to value the pursuit of profit at the expense of quality of care. For instance, in 2015, Baidu has been singled out for having put forward advertisements for unlicensed hospitals in its disease-themed forums.

    • The big data management.

    In China, the health data collection is decentralized. Each province has its own system. One of the government’s goals is to create a national electronic health records system but « this will be extremely complex to set up, » Carine Milcent said.

    There is also security, privacy, and confidentiality issues related to the sharing of health data, especially if they are partly collected by private companies such as Alibaba.

    China must now examine these different themes to continue the important transformation of its health system and, perhaps, to become one of the world leaders in the healthcare market.