DMN

  • Journée mondiale de la santé mentale le 10/10 2016 : ICM lance l’appli Crazy’App

    Innover afin d’évincer les préjugés relatifs aux troubles de santé mentale, c’est ce que mettent en œuvre les chercheurs de l’ICM, à travers leur web application Crazy’App présentée avant la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre 2016.

    Le Pr Luc Mallet a dirigé une équipe de psychiatres, psychologues et sociologues en partenariat avec la Cité des Sciences, la Fondation Philippe & Maria Halphen et Meeting for Minds et mis au point un nouvel outil, la Crazy’App, qui permet l’évaluation originale des représentations des Français sur la Santé mentale, tout en remettant en cause leurs préjugés par l’accès à la connaissance.

    L’évolution des mentalités repose, selon les chercheurs, sur le renforcement de la prévention à destination du grand public afin de contribuer à une meilleure connaissance de ces pathologies, les conduisant à une meilleure acceptation par la société.

    Améliorer le processus de soin

    Les participants à cette enquête plus vivante que traditionnelle répondent à un questionnaire en ligne (www.crazyapp.fr) à l’aide de vidéos réalisées par des personnes vivant avec la maladie. Un espace web pédagogique est à leur disposition, l’objectif est la progression des connaissances.

    Dans le monde des soins et plus particulièrement le champ de la santé mentale, la prise en considération des représentations et attentes des différents acteurs constitue l’essentiel de l’amélioration possible du processus de soin : avant la prise en charge, lors du choix de la stratégie thérapeutique, ainsi que dans la consolidation de l’alliance thérapeutique. La relation entre les patients et leurs proches influencent également l’évolution clinique et le vécu des malades.

  • Maladies respiratoires : Biocorp lance le capteur intelligent Inspair

    Transformer les inhalateurs en dispositifs connectés pour les patients asthmatiques ou atteints de BPCO, c’est ce que propose Biocorp, société française spécialisée dans le développement et la fabrication de dispositifs médicaux et systèmes intelligents d’administration de médicaments, qui annonce le 6 octobre 2016 le lancement de son capteur intelligent Inspair.

    « L’ambition de Biocorp est de développer des solutions innovantes afin d’améliorer l’observance dans le cadre de maladies chroniques. Après de premières applications développées en diabétologie, endocrinologie et neurologie avec le Datapen et l’Easylog, notre nouveau device connecté, Inspair, nous permet de nous tourner aujourd’hui vers les maladies respiratoires chroniques, dont le nombre de cas augmente considérablement chaque année, et pour lesquelles l’observance est un élément clé du traitement », déclare Jacques Gardette, fondateur et CEO de Biocorp.

    6 malades sur 10 n’ont pas un asthme suffisamment contrôlé

    Mal contrôlée, l’asthme est une pathologie qui peut avoir des conséquences lourdes sur la vie quotidienne. En découlent une observance et un suivi indispensables afin d’éviter à un développement au stade sévère voire des hospitalisations en urgence. L’assurance maladie estime à ce jour que près de 6 personnes asthmatiques sur 10 n’ont pas un asthme suffisamment bien contrôlé.

    La BPCO nécessité également un suivi sans faille conduisant à la diminution des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie des patients.

    Inspair a pour objectif d’optimiser l’éducation thérapeutique qui, combinée au traitement permet la réduction du nombre d’hospitalisations et appels aux services d’urgences.

    Biocorp a déposé une série de brevets à l’échelle internationale lui assurant la propriété, la preuve d’antériorité et l’exclusivité de l’exploitation du produit Inspair.

  • Prévention des infarctus cérébraux par un appareil mobile conçu par VTT (Finlande)

    Une application mobile et un appareil de petite taille permettant d’aider à éviter la survenue d’infarctus cérébraux à un stade préliminaire lors d’une fibrillation auriculaire, c’est ce qu’a conçu le Centre de Recherche Technique de Finlande « VTT », selon un annonce faite par le Centre le 19 septembre 2016.

    Cette innovation permet de pallier le manque de diagnostic d’arythmie survenant lorsqu’aucun symptôme n’est détecté durant la surveillance cardiaque Holter. Ce dispositif a obtenu des résultats concluants pendant ses deux années de test, en conditions réelles, en coopération avec le Centre hospitalier universitaire de Turku.

    Des données directement transmises aux terminaux mobiles

    « Avec l’appareil mobile développé par VTT, les utilisateurs peuvent enregistrer leur signal ECG en cas d’arythmie ou de symptômes cardiaques. L’appareil est aussi adapté à la surveillance cardiaque pré et post chirurgicale des patients. Les patients n’ont pas à se rendre à l’hôpital, car les données sont automatiquement envoyées depuis un téléphone portable au personnel médical par le biais d’un service cloud », explique Timo Varpula, scientifique chez VTT.

    Le rythme ou la variabilité du rythme cardiaque sont mesurés avec précision afin de détecter tout battement de cœur irrégulier, ainsi que la surcharge de stress : un rythme cardiaque au repos élevé et une variabilité cardiaque faible en sont des indicateurs. Les variations du signal ECG peuvent indiquer une myocardite ou d’autres maladies cardiaques graves.

    Testé sur des patients cardiaques

    L’appareil a été testé sur des patients cardiaques du centre hospitalier universitaire de Turku ainsi que sur des athlètes de haut niveau souffrant de pathologies cardiaques : fibrillation auriculaire, arythmie et trouble de la conduction cardiaque ont pu être détectés.

    La mise en vente de l’appareil est prévue à partir d’avril 2017.

  • MedWhat, Healthtap, KidsMD, Ask Lucie : les chatbots font du conseil médical

    Un robot conversationnel qui informe les utilisateurs sur leurs symptômes, c’est ce qu’a mis au point la start-up américaine MedWhat.

    MedWhat est une intelligence artificielle qui comprend le langage naturel:

    • L’utilisateur répond à une série de questions simples,
    • Le robot croise ensuite ces réponses avec les données issues d’articles scientifiques, de revues médicales ou du dossier médical personnel de l’utilisateur,

    Le robot fournit des conseils relatifs à l’état de santé.MedWhat revendique près de 100 000 utilisateurs et affirme que son robot a déjà répondu à plus d’un million de questions.

    Les chatbots se développent dans la e-santé et le conseil médical en ligne.

    • En mai 2016, le chatbot de Healthtap était intégré à l’application de messagerie de Facebook.
    • L’Hôpital pour enfants de Boston utilise également une application KidsMD basée sur l’assistant virtuel Alexa d’Amazon.

    L’application est chargée de répondre aux inquiétudes des parents concernant la santé de leur enfant.

    • En France, le docteur Leonardo Uribe a lancé en avril 2016, un robot conversationnel intelligent pour répondre aux questions médicales des patients, Ask Lucie.

    Qu’est-ce qu’un chatbot ?

    • Un agent conversationnel ou chatbot est un robot ou une intelligence artificielle capable de dialoguer avec un utilisateur humain en langage naturel. La recherche sur cette interface homme-machine est influencée par la compétition sur le test de Turing (1950) : donner l’illusion qu’un programme pense par un dialogue sensé.
    • À l’origine, le chatbot fonctionne en s’appuyant sur une base de données de questions-réponses qui sont déclenchées en fonction de certains mots-clés repérés dans la conversation. Mais les progrès de l’intelligence artificielle, plus précisément de l’apprentissage automatique, ont permis de créer des agents conversationnels beaucoup plus évolués dotés d’un système d’analyse du langage naturel très performant et capables de s’améliorer au fur et à mesure de leur utilisation.
  • Dossier pharmaceutique : le CNOP veut faciliter la coordination ville-hôpital (Isabelle Adenot)

    Étendre l’accès du dossier pharmaceutique aux hôpitaux pour faciliter la coordination ville-hôpital, c’est le prochain défi de l’Ordre des pharmaciens annoncé par Isabelle Adenot, sa présidente, le 29 septembre 2016.

    La généralisation du dossier pharmaceutique à l’hôpital nécessite un décret d’application qui devrait être publié «incessamment», selon Isabelle Adenot, après avis de la Cnil. La loi de Santé permet cette généralisation de l’accès au dossier pharmaceutique à tous les médecins des établissements de santé et non plus uniquement aux urgentistes, anesthésistes-réanimateurs et aux gériatres.

    Pour accéder au DP, il est nécessaire de posséder la carte du professionnel de santé (CPS) ainsi que la carte vitale du patient. Ceci n’étant pas possible dans tous les établissements, le CNOP a développé un système pour que lorsqu’un patient entre à l’hôpital, son consentement soit recueilli pour utiliser une trace de sa carte vitale. Mais cette «empreinte» n’est active que 15 jours.

    Les objectifs du DP pour sécuriser la dispensation des médicaments sont :
    – Éviter les traitements redondants
    – Détecter les risques d’interactions entre médicaments
    – Mieux coordonner les soins entre la ville et l’hôpital
    – Contribuer au bon usage du médicament
    – Améliorer la couverture vaccinale
    – Disposer de l’information la plus récente possible

    Coordination, décloisonnement, sécurité, réactivité

    Au départ, le DP constituait le dossier patient, outil efficace contre la iatrogénie médicamenteuse (effets indésirables) en évitant les risques d’interaction entre les médicaments et les traitements redondants.
    Avec le temps, ses usages se sont déployés afin de répondre à d’autres enjeux professionnels, sanitaires ou du système de santé : coordination entre les professionnels de santé, décloisonnement ville-hôpital, sécurité de la chaîne d’approvisionnement en médicaments, réactivité lors d’alertes sanitaires et amélioration de la couverture vaccinale.

    Le budget du DP et son modèle économique reposent sur un financement direct du Cnop des coûts d’investissement et de fonctionnement, la ratification de conventions cadres avec les autorités sanitaires et la ratification de conventions de services avec les utilisateurs. Le coût annuel du DP existant s’élève en officine à 7,6 centimes€/an et par dossier. Celui du service DP en PUI progresse entre 2015 et 2016 de par le déploiement et financement d’évolutions du logiciel Fast pour atteindre légèrement moins de 300 000 € par an.

    Le DP-Patient contient, pour chaque bénéficiaire de l’assurance maladie, tous les médicaments (qu’ils soient prescrits ou conseillés par un pharmacien), lui ayant été délivrés au cours des 4 derniers mois. Les données sont anonymisées. Le pharmacien peut vérifier qu’il n’y a pas de doublon ou qu’il n’y a pas de risques d’interactions dangereuses.

    Aujourd’hui, le DP se décline dans les établissements de santé (hôpitaux) et en services : DP-Rappels, DP-Alertes, DP-Ruptures, DP-Suivi sanitaire, DP-Vaccins.

    Le DP-Patient constitue une source d’informations pour les différents professionnels hospitaliers, en particulier lors de la PEC d’un patient aux urgences, en consultation pré-anesthésique ou lors de l’accueil d’une personne âgée dans un service gériatrique.

    Une arrêté ministériel de juin 2013 a officialisé le début de l’expérimentation de l’accès au DP-Patient:

    • Aux urgences, permettant aux médecins de disposer d’une information instantanée des traitements antérieurs,
    • En anesthésie réanimation pour établir le risque anesthésique au regard des médicaments pris
    • En gériatrie où le risque iatrogène est accru compte tenu de l’habituelle polymédication de ses patients

    Le déploiement du DP dans les établissements de santé s’est accéléré grâce à la généralisation de son accès à tous les médecins des établissements de santé, une fois la publication du décret d’application et l’obtention de l’autorisation de la CNIL.

    Prochains enjeux du DP

    Interconnexion entre DP et DMP au bénéfice des patients, à travers la démarche de rapprochement de la Cnamts et le CNOP.
    La solution technique privilégiée est de réaliser un lien entre SI du DP et du DMP incluant une authentification réciproque entre les deux systèmes.

  • 3 Français sur 4 convaincus de l’intérêt de la e-santé (Etude Deloitte)

    • Plus de 3 Français sur 4 convaincus de l’intérêt de la e-santé pour la prévention, le dépistage et la prise en charge médicale,
    • Plus de 7 Français sur 10 favorables à la mise à disposition de leurs données de santé,
    • Leur utilisation d’objets connectés en santé a triplé depuis 2015,
    • Un Français sur trois prêt à utiliser un dossier médical électronique,

    tels sont les éléments concernant la e-santé qui ressortent d’une enquête menée en avril 2016 par le cabinet Deloitte dans le cadre de son étude « santé 2016 » et dont les résultats ont été rendus publics le 4 octobre 2016.

    Ci-dessous, les chiffres clés de cette étude.

    Sur l’accès aux soins et coût des soins

    • 85% sont satisfaits de la qualité des soins
    • 86% sont satisfaits de la sécurité des soins
    • 70% sont satisfaits de l’accessibilité aux soins
    • 66% sont satisfaits des conditions financières d’accès aux soins
    • 88% considèrent comme important la facilitation de l’échange de données médicales des patients entre les professionnels de santé

    Sur la prévention

    • 79% sont favorables au recours à la médecine prédictive
    • 91% pensent que la prévention réduit le risque d’apparition de maladies chroniques

    mais :

    • 39% estiment ne pas disposer des moyens financiers suffisants pour assurer cette prévention
    • 46% estiment que les solutions technologiques dédiées à la prévention sont insuffisantes
    • 26% considèrent que les complémentaires santé devraient faire davantage pour la prévention
    • 10% considèrent que les acteurs du digital (dont les GAFA) devraient aussi faire davantage pour la prévention
    • 55% attendent des conseils et un accompagnement personnalisé dans la durée

    Sur le développement de la e-santé

    • 81% considèrent qu’il serait efficace pour améliorer la coordination des professionnels de santé
    • 77% estiment qu’il améliorerait la détection en temps réel, le dépistage et la prise en charge
    • 76% pensent qu’il aiderait à réaliser des actions de prévention ciblées et adaptées aux besoins
    • 75% déclarent qu’il permettrait de limiter les coûts liés aux déplacements sanitaires
    • 63% y voient un moyen de lutte contre les déserts médicaux

    Sur les données de santé

    • 43% ont des craintes sur la confidentialité des données de santé en lien avec le développement de la e-santé

    même s’ils sont favorables à la mise à disposition de leurs données de santé pour:

    • Favoriser la médecine prédictive (82%)
    • Anticiper les risques de maladies chroniques (80%)
    • Suivre des programmes de prévention personnalisés 80%)
    • Améliorer l’état de santé et le suivi au quotidien 77%)

    et si :

    • 78% sont favorables aux dispositifs permettant de collecter les données afin de permettre le développement du suivi et de la consultation à distance

    Sur le dossier médical électronique

    • 33% seraient prêts à l’utiliser comme outil de suivi et d’échanges en matière de santé

  • « Réseaux sociaux : un nouvel outil de pharmacovigilance ? » le 12/10/2016 à Paris-Descartes

    Le 12 octobre 2016 se tiendra à la faculté de pharmacie de Paris-Descartes une séance thématique organisée par l’Académie nationale de pharmacie sous le Haut-Patronage de la ministre de la Santé, Marisol Touraine :  » Réseaux sociaux : un nouvel outil de pharmacovigilance ? »

    Seront présents :
    – le Président de l’Académie nationale de Pharmacie
    – Dr Alain Saint-Pierre, membre de l’Académie nationale de Pharmacie
    – Dr Cédric Bousquet, Inserm, coordinateur du projet Vigi4Med
    – Stéphane Schuk, président de KAPPA Santé, qui présentera le projet ADS-Prism
    – Dr Stéphanie Tcherny-Lessenot, qui présentera un projet pilote Sanofi
    – François Houÿez, directeur de l’information et de l’Accès aux Traitements, qui présentera le projet WEB-RADR
    – Dr Evelyne Pierron, qui présentera l’expérience de l’association de patients Renaldo.

    Une table ronde ayant pour thème « Place de l’exploitation des réseaux sociaux parmi les outils de pharmacovigilance » aura lieu à 16h, avec pour modérateur Véronique Lamarque-Garnier, membre de l’Académie nationale de Pharmacie, à laquelle participeront Patrick Maison, directeur de la surveillance ANSM, et François Houÿez.

    Rendez-vous de 14h à 17h au 4, avenue de l’Observatoire dans le sixième arrondissement de Paris.

  • D-EYE, ophthalmoscope digital de diagnostic du glaucome

    Le D-EYE, ophtalmoscope digital conçu par la société Galileo Diagnostics, est une pièce-jointe pour smartphone, rivalisant avec les dispositifs traditionnels en termes de taille, coût, et facilité d’utilisation. Cette nouvelle technologie est présentée dans le Journal of Glaucoma de septembre 2016.

    Une once d’habileté suffit pour observer la vascularisation ou le disque optique, à tel point qu’il serait possible de s’auto-examiner. Une étude conduite en Italie (Comparison of Smartphone Ophthalmoscopy With Slit-Lamp Biomicroscopy for Grading Vertical Cup-to-Disc Ratio) a montré que le D-EYE est comparable à une lampe à fente de bio-microscopie indirecte pour l’évaluation VCDR (Ratio Coupe-Disque Vertical), technique permettant de diagnostiquer le glaucome.

    L’ophtalmoscopie via smartphone est encore évaluée à travers des essais cliniques mais sa diffusion ubiquitaire, sa connectivité et sa portabilité pourraient servir à screener le glaucome, en particulier dans des situations où les ressources matérielles sont faibles.

  • Télémédecine en Chine : 2,18Mds€ investis dans la relation patients-docteurs (chiffres 2014)

    En Chine, les relations entre patients et praticiens sont tendues. Un problème en grande partie lié à l’engorgement des hôpitaux de niveau 3A : le temps d’attente avant d’être pris en charge est très important et le temps de consultation très court.

    Le développement de la télémédecine (le gouvernement chinois affirme avoir investi 2,18 Mds€ dans le secteur en 2014) est l’une des solutions actuellement envisagées par la profession pour tenter d’améliorer l’offre de soins (réduction de l’attente, meilleure répartition des malades…) et ainsi l’échange entre patients et médecins.

    L’un des 1ers problèmes des hôpitaux chinois : la mauvaise relation patient-médecin

    Selon la Commission nationale chinoise de la santé et de la planification familiale (NHFPC), le nombre d’attaques envers le personnel médical a légèrement baissé depuis quatre ans au sein du pays mais elle reconnaît que les incidents restent trop importants.

    Les incidents de sécurité dans les hôpitaux chinois sont courants

    • En 2014, 1 425 personnes ont été arrêtées et 4 599 incidents de sécurités ont été recensés dans des hôpitaux chinois, rapporte l’agence de presse nationale chinoise Xinhua.
    • En 2015, un rapport de la CMDA indiquait que près de 60 % du personnel médical en Chine avait été confronté à de la violence verbale et environ 14 % avait été agressé physiquement.

    Conséquence : en juillet 2016, plusieurs départements du gouvernement chinois ont exigé la présence d’agents de police armés dans les hôpitaux afin de contrer les éventuelles attaques violentes envers les médecins et le personnel médical.

    « Les patients se sentent frustrés quand une consultation ne dure que quelques minutes alors qu’ils ont attendu en salle d’attente pendant des heures », expliquait cet été Chen Penghui, un médecin du Fujian Medical University First Hospital (Xinhua).

    Comment la télémédecine peut apaiser les tensions

    En réduisant le temps d’attente physique

    Dans les grandes villes chinoises, un patient est parfois contraint de faire la queue pendant cinq, sept heures ou plus pour prendre un rendez-vous et espérer bénéficier d’une consultation en début de soirée, rapporte régulièrement les médias nationaux.

    L’une des priorités des entreprises privées qui ont investi le secteur est de réduire au maximum ce temps d’attente.

    • En 2010, Tencent investit un peu plus de 80 millions d’euros dans Guahao, un service de santé en ligne permettant de prendre rendez-vous via son smarpthone. Il couvre déjà 900 hôpitaux chinois.
    • Au cours de l’été 2014, Alibaba lance Alipay « Future Hospital », un service mobile permettant aux utilisateurs de prendre un rendez-vous médical à distance en sélectionnant un praticien et une date. Grâce à ce système, une visite peut durer une heure, voire moins, indiquait à Businessweek en juin 2014 le directeur de communication du centre médical pour femmes et enfants de Guangzhou, la troisième ville la plus peuplée du pays qui a testé parmi les premiers l’application.
    • Au niveau du secteur public : lancé en 2011, le online booking system (OBS) sera obligatoire à Pékin d’ici janvier 2017 pour les hôpitaux de niveaux 3A. Via ce système de réservation, les patients reçoivent par SMS un code de rendez-vous après avoir entré leurs informations personnelles.

    En améliorant l’accès aux soins dans les zones rurales

    En 2014, environ 750 millions de Chinois vivaient dans une zone urbaine, contre 620 millions dans une zone rurale, indique le portail de statistiques Statista. Ce n’est qu’en 2011 que la population urbaine de la Chine a dépassé le nombre d’habitants des zones rurales pour la première fois dans l’histoire du pays.

    Près de 80 % des institutions médicales sont concentrées dans les villes et les praticiens les plus spécialisés du pays résident dans les zones urbaines, précise le magazine Nursing Sciences (n° septembre 2014).

    Les « Family doctor programs » ont été introduits au début des années 2010 dans plusieurs provinces et régions chinoises afin de réduire la fréquentation des grands hôpitaux et d’assurer une égalité dans l’accès aux soins. En 2013, Luzhai County a été choisie comme zone pilote pour tester ce programme dans le Guangxi Zhuang, une région autonome du sud de la Chine.

    Le principe : les familles issues des zones rurales signent un contrat avec les médecins généralistes dans les cliniques du canton. Les praticiens offrent un service personnalisés aux patients, une prestation de soins basiques et des consultations médicales.

    À Xi’an City, dans la province du Shaanxi, plus de 2,5 millions de résidents locaux ont signé un contrat avec un médecin de famille, et dans la province de Liaoning, plus de la moitié de la population rurale a rejoint le programme.

    C’est dans ce cadre qu’Ali Health (filiale santé d’Alibaba) a lancé une application mobile à Pékin pour relier les médecins des institutions médicales de base et les riverains. Ainsi, les patients n’ont qu’à prendre leur téléphone pour interagir avec un médecin.

    « La [télémédecine] pourra-t-elle tous les problèmes liés aux tensions observées dans les hôpitaux chinois ? Absolument pas. Mais elle permet de libérer des chambres et, au minimum, d’offrir un peu de répit à certains patients dont les soins peuvent être raisonnablement livrés en dehors du système hospitalier », expliquait dans Forbes en mars 2015 Benjamin Shobert, spécialiste du marché de la santé de Chine et d’Asie du Sud-Est.

    Télémédecine : le gouvernement chinois commence à légiférer

    Construire un réseau national uniforme de télémédecine

    La commission de santé et du planning familial de chaque province chinoise (PHFPC) encourage la création de sites web simplifiant le lien entre patients et médecins.

    En août 2014, le NHFPC a publié une série de documents afin d’établir quelques lignes directrices à propos du développement des services de télémédecine en Chine. En 2015, il va plus loin en présentant le Technical Guideline for Telemedicine Information System Construction (2014), un guide mettant en avant un plan ambitieux dans l’optique de construire un réseau national uniforme de services de télémédecine dans le pays.

    Le document pointe du doigt différents problèmes : les dispositifs de télémédecine actuellement mis en place en Chine ont été construits de manière indépendantes, sans suivre des normes techniques nationales, et n’établissent pas de connexion réelle entre les hôpitaux et les plateformes de soins de santé régionaux.

    La construction de ce réseau national sera basée sur l’ouverture, l’uniformité, l’inter-connectivité et l’égalité géographique, précise le rapport.

    En résumé

    Le gouvernement chinois a investi environ 16,36 milliards de RMB (2,18 Mds€) dans le secteur de la télémédecine en 2014 (derniers chiffres communiqués). Bilan à la fin de cette année-là :

    • 72 millions d’utilisateurs chinois consultaient un médecin en ligne, signale la revue Perspectives chinoises.
    • 50 % des hôpitaux de province et 42 % des hôpitaux de soins primaires disposaient d’un centre de télémédecine en Chine, selon un rapport publié par le cabinet Research and Markets (Telemedicine and Online Healthcare Industry in China – 2015)

    « La Chine est résolument sur la bonne voie pour devenir l’un des plus grands marchés de la télémédecine dans le monde », analyse le cabinet d’avocats Foley & Lardner LLP, spécialiste du secteur de la santé.

  • How telemedicine can improve the doctor-patient relationship in China

    In China, relationships between patients and practitioners are strained. This issue is largely due to the overload of 3A hospitals: the waiting time there before seeing a doctor is very important (sometimes a whole day) and time of a consultation is very short.

    The development of telemedicine is one of the solutions being considered by the industry to to improve the provision of healthcare and thus appease the relationship between patients and practitioners.

    The bad doctor-patient relationship is one of the main issues in Chinese hospitals

    According to the NHFPC, the number of attacks on medical personnel declined slightly over the last four years in the country but acknowledges that incidences remain too common.

    Security incidents in Chinese hospitals are common

    • In 2014, 1425 people were arrested and 4,599 security incidents were reported in hospitals in China, reports Xinhua, theofficial press agency of China.
    • In 2015, a reportpublished by the CMDA said that nearly 60% of medical staff in China had faced verbal abuse and about 14% had been physically assaulted.

    Result: In July 2016, the Chinese central government ordered armed police officers in hospitals to prevent any violent attacks against doctors or medical staff.

    “Patients get frustrated when a consultation lasts only a few minutes after they have waited in line for hours,” Chen Penghui, a doctor from Fujian Medical University First Hospital, told Xinhua this summer.

    How telemedicine can ease tensions

    By reducing patient wait times

    In Chinese big cities, patients sometimes have to wait for five-seven hours or more to get an appointment and hope to see a doctor in the early evening, reported national media regularly.

    One of the priorities of privates companies which has invested in the healthcare sector is to minimize patient wait times.

    • In 2010, Tencent spent over € 80 million for Guahao, an online health service created to make an appointment via a smarpthone. The service already lists 900 Chinese hospitals.
    • In 2014, Alibaba launched Alipay « Future Hospital », a mobile service which allows users to ask for a medical appointment by selecting a practitioner and a date remotely.
      Thanks to this device, a visit can last an hour or less, said in June 2014 to Businessweek the communications director of the Guangzhou Women and Children’s Medical Center, the third most populous city in the country which is one of the first to test the application.
    • Public sector: launched in 2011, the online booking system (OBS) will be mandatory in Beijing by January 2017 in 3A hospitals.

    By improving access to care in rural areas

    China’s urban population exceeded for the first time the number of rural dwellers in 2011. In 2014, about 749 million people had lived in urban areas and 619 million in rural regions of China, reported Statista, a satistics portal.

    Nowadays, “over 80% of the medical institutions are concentrated in cities and high-qualified health care providers overwhelmingly reside in urban areas,” said the international magazine Nursing Sciences (No. September 2014).

    The « Family doctor programs » were introduced in the early 2010s in several Chinese provinces in order to decrease the attendance of major hospitals and ensure equal access to care. In 2013, Luzhai County was chosen as a pilot zone to test the program in China’s Guangxi Zhuang Autonomous Region.

    > families from rural areas sign a contract with general practitioners in the township clinics. Practitioners offer one-on-one service for patients, providing basic care and health consultations.

    In Xi’an City (Shaanxi Province), more than 2.5 million local residents have signed up with family doctors. In Liaoning province, more than 50% of the rural population has joined the program.

    Ali Health (Alibaba’ healthcare subsidiary) launched in this context a mobile application in Beijing to connect doctors of basic medical institutions and residents. Thus, patients need only to use their phone to communicate with a doctor.

    “Does [telemedicine] solve the problems happening within China’s strained public hospitals? Absolutely not. But, it does create the possibility for breathing room, and at a bare minimum offers the possibility of some respite for certain types of patients whose care can reasonably be delivered outside the public hospital system,” explained to Forbes (March 2015) Benjamin Shobert, expert in the Chinese and Southeast Asia healthcare market.

    Telemedicine: the Chinese government begins to legislate

    A uniform telemedicine service network in progress

    The PHFPC encourages the creation of platforms which simplify the connection between patient and practitioner.

    In August 2014, the NHFPC introduced in a document some guidelines about the development of telemedicine services in China. In 2015, he went further by publishing the Technical Guideline for Telemedicine Information System Construction (2014), a plan to create a a uniform national telemedicine service network in the country.

    The Technical Guidance highlights various problems: telemedicine devices already set up in China were independently built, without compatible design and technical standards, and often lack connectivity with hospitals and regional healthcare platforms or with each other.

    The construction of this national network will focus on openness, uniformity, inter-connectivity and geographical equality.

    Briefly

    The Chinese government has invested about RMB 16.36 billion (€ 2.18 billion) in telemedicine in 2014 (latest figures). Balance at the end of that year:

    • 72 million Chinese users consulted a doctor online, reports the Chinese Perspective magazine.
    • 50% of provincial level hospitals and 42% of primary hospitals has buil up telemedicine centers in China, according to a report made by Research and Markets (Telemedicine and Online Healthcare Industry in China, 2015)

    “Without doubt, telemedicine continues to garner robust attention, both within China and from international partners, placing China squarely on track to become one of the largest telemedicine markets in the world,”analyzes a group of US experts in a story published on the platform of Foley & Lardner LLP.