DMN

  • Evaluation des candidats médicaments : Biophytis lance sa plateforme e-santé SARA-data

    Collecter les données patients des études cliniques SARA afin de combiner des données hautement standardisées provenant d’études cliniques avec des mesures de paramètres de santé au quotidien, c’est l’objectif de la plateforme d’e-santé, SARA-data dont la mise en place a été annoncée le 11 octobre 2016 par la société de biotechnologie Biophytis. Cette dernière est spécialisée dans le développement de candidats médicaments pour traiter les maladies du vieillissement.

    Cette plateforme permettra d’évaluer l’efficacité du premier représentant d’une nouvelle classe de candidat médicament de traitement de la sarcopénie, dystrophie musculaire liée à l’âge et caractérisée par une perte de masse et de force musculaire, entraînant une perte de mobilité chez les seniors.

    Une plate-forme de données cliniques

    Cette plate-forme permet de collecter, à partir de toutes les sources disponibles et en temps réel, des données cliniques issues d’essais, et plus particulièrement de l’étude SARA-OBS, elle comprend :

    • Electronic Case Report Form (e-CRF) et l’Electronic Patient-Reported Outcomes (e-PRO, cahier d’observation et résultats déclarés par les patients), outils facilitant la mise en place d’une gestion plus fiable, plus rapide et plus économique des données collectées, par rapport au recueil de questionnaires papier standards
    • Un portail internet permettant aux seniors de remplir les e-PRO à distance depuis leur domicile
    • Les données provenant de la bio-imagerie et les résultats bio-analytiques, dont les biomarqueurs, seront stockées pour d’éventuelles recherches complémentaires
    • L’enregistrement en continu de l’activité physique spontanée, via un accéléromètre connecté

    Bluecompanion partenaire du développement de SARA-data

    La start-up européenne innovante dans le domaine de la e-santé, Bluecompanion a été sélectionnée par Biophytis pour élaborer cette plate-forme.
    Le CEO de Biophytis, Stanislas Veillet explique ce choix : « Avec Bluecompanion, nous avons conçu SARA-data de façon à enregistrer, intégrer et rendre disponibles sur la même plate-forme digitale différents types de données-sources : questionnaires patients, mesures et enregistrements d’activité physique, et images DXA, combinées aux mesures cliniques standards ».

  • Les réseaux sociaux pourraient faciliter la pharmacovigilance (Académie nationale de Pharmacie)

    Les réseaux sociaux pourraient rapidement devenir des outils de promotion, de rapprochement, de partage, appliqués à la santé, et plus particulièrement en pharmacovigilance.

    C’est la conclusion de la séance thématique de l’Académie nationale de Pharmacie organisée le 12 octobre 2016 à la faculté Paris Descartes sur le thème: « Réseaux sociaux, un nouvel outil de pharmacovigilance ? ».

    Cinq projets ayant pour objectif de rechercher et analyser des EI rapportés par les patients dans les réseaux sociaux ont été présentés lors de cette séance:

    – Vigi4MED, financé par l’ANSM et présenté par Cédric Bousquet, Pharmacien, INSERM St-Etienne, Coordinateur du projet.

    – ADR-PRISM, financé par le Fond Unique inter-ministrériel et présenté par Mr Schuck, président de Kappa Santé.

    –  Le projet pilote SANOFI présenté par le Dr Stéphanie TCHERNY-LESSENOT, Responsable de l’unité pharmco-épidémiologie, pharmacovigilance globale et épidémiologie, Sanofi.

    – Web RADR, présenté par Mr Houÿez, Directeur de l’Information et de l’Accès aux Traitements (Director of Treatment Information and Access), Eurordis, membre du groupe de travail « Patients and consumers » de EMA.

    – Le projet RENALOO, présenté par le Dr Evelyne PIERRON, Médecin, Consultant Pharmacovigilance, Conseil d‘Administration de RENALOO.

    Un avantage évident des réseaux sociaux est qu’ils pourraient rapidement devenir des outils de promotion, de rapprochement, de partage, appliqués à la santé, et plus particulièrement en pharmacovigilance. Ils pourraient être une solution complémentaire de la déclaration à la BNPV qui rebute nombre de patients.

    Une sous-notification des effets indésirables

    Alain Saint-Pierre, docteur et membre de l’Académie nationale de Pharmacie, indique que malgré plusieurs dispositifs réglementaires, il existe une réelle sous notification des EI.
    Selon l’ANSM, l’origine des déclarants est constituée à :

    • 65 % par des médecins spécialistes
    • 20 % de pharmaciens
    • 8 % de médecins généralistes
    • 5 % par des non professionnels de santé, c’est-à-dire les patients.

    Ceci se confirme au niveau européen : l’EMA indique un nombre total de notifications d’1 228 342, le pourcentage relatif aux déclarations patients étant de 4 %. Sur les réseaux sociaux l’information est bien plus disponible mais de moindre qualité, contrairement aux notifications réalisées sur la BNPV sur laquelle il y a peu d’information, mais fiable.

    Surabondance de données sur les réseaux sociaux

    Sur les réseaux sociaux l’information est bien plus disponible mais de moindre qualité, contrairement aux notifications réalisées sur la BNPV sur laquelle il y a peu d’information, mais fiable.

    A titre d’exemple, Doctissimo héberge 5 millions de messages rien que sur le cancer. L’anonymat, la recherche d’informations, de soutien, de partage, incitent les patients à davantage se confier sur les réseaux sociaux plutôt que sur la BNPV.

    Si bien que l’EMA a déjà mis en place une ébauche réglementaire pour encadrer ce qui pourrait constituer des données « exploitables » en pharmacovigilance. Les titulaires d’AMM ont certaines obligations quant à leurs supports numériques :

    • Les bonnes pratiques de PV européennes prévoient déjà dans certaines circonstances la déclaration d’EI potentiels détectés sur internet ou médias numériques
    • Les titulaires d’AMM doivent régulièrement rechercher les EI potentiels sur internet ou les médias numérique sous leur responsabilité pour une éventuelle déclaration
    • Les médias numériques sont considérés comme dépendant du titulaire de l’AMM s’ils appartiennent, sont financés ou contrôlés par lui
    • Si le titulaire de l’AMM est au courant d’une notification d’un EI potentiel sur un média numérique non sponsorisé par lui, cette notification doit être évaluée pour savoir si elle doit faire l’objet d’une notification aux autorités.

    Le défi du traitement des informations recueillies sur les réseaux sociaux réside dans le fait de traduire en langage médical ce qui ne l’est pas. Puis de répertorier tous les EI, ce qui constitue un problème de temps.

    Réseaux sociaux et pharmacovigilance: les 5 projets présentés

    Faire redescendre l’information vers les professionnels

    Le président de l’Académie nationale de Pharmacie, Claude Monneret, a conclu cette séance en résumant les trois informations importantes qu’il avait lui-même retenues :

    • Les réseaux sociaux pourraient permettre de renforcer la PV par croisement des données, si des précautions sont instaurées.
    • Il est nécessaire de faire « redescendre » l’information vers les professionnels et favoriser le partage des données entre eux.
    • Les réseaux sociaux devraient pouvoir participer à l’amélioration de l’éducation thérapeutique des patients.

  • Les médecins 2 fois plus efficaces que les algorithmes d’autodiagnostic (Harvard Medical School)

    Les médecins « humains » sont environ deux fois plus efficaces pour trouver le bon diagnostic que 23 des applications d’autodiagnostic les plus utilisées, c’est ce que montre une étude de la Harvard Medical School menée entre décembre 2015 et mai 2016, publiée dans JAMA Internal Medicine le 10 octobre 2016.

    72% des 234 médecins participants ont trouvé le bon diagnostic pour les cas cliniques présentés contre 34% pour les applications d’autodiagnostic.

    « Le diagnostic est aujourd’hui autant de l’art que de la science »

    L’étude a demandé à 234 médecins d’évaluer 45 cas cliniques, à la fois simples et complexes, à des degré divers de gravité.

    Pour chaque scénario, les médecins ont dû établir le diagnostic le plus probable, et donner deux autres diagnostic possible. Chaque cas présenté avait été choisi et résolu par 20 médecins.

    • 72%, des médecins ont trouvé le bon diagnostic
    • 34%,  des outils d’autodiagnostic ont trouvé le bon diagnostic.
    • 84% des médecins ont cité le bon diagnostic dans leur 3 propositions.
    • 51% des outils d’autodiagnostic ont trouvé le bon diagnostic dans leur 3 propositions

    Les erreurs de diagnostic des machines vont de l’impossibilité à reconnaître une maladie à l’incapacité à le faire dans un temps donné.

    L’écart entre les humains et les machines est plus important dans les cas graves et les pathologies les moins répandues.

    « Le diagnostic est aujourd’hui autant de l’art que de la science. Mais les technologies venant en appui du diagnostic sont très prometteuse », a tempéré Ateev Mehrotra, professeur associé à la Harvard Medical School, un des chercheurs ayant participé à l’étude.

  • Applications m-santé en 2016 : un marché « saturé » (enquête research2guidance)

    • Un marché en phase de saturation,
    • Une demande en baisse,
    • Une publication multiplateforme des applications,
    • Des applications de plus en plus connectées à d’autres applications, capteurs ou wearables via des APIs,
    • Des sociétés éditrices plus petites,
    • Des éditeurs peu rentables,
    • 10 $ (9 €), le maximum qu’un utilisateur est prêt à dépenser pour les services d’une application m-santé,
    • Les compagnies d’assurances devraient jouer un rôle clé sur le marché, mais pas tout de suite,
    • Un marché en croissance,
    • Le suivi à distance sera le plus concerné au sein du parcours du patient,
    • La réduction des hospitalisations et l’amélioration de l’adhésion aux traitements, leviers de développement dans les 5 prochaines années,

    tels sont les principaux enseignements de la 6e enquête annuelle sur le marché des applications de m-santé en 2016, menée auprès de 2600 éditeurs d’applications, par research2guidance et publiée en octobre 2016.

    Les principaux enseignements de l’enquête

  • Evaluation des objets connectés : partenariat entre L’ARS Centre-Val-de-Loire et DMD Santé

    Les objets connectés de santé sont-ils fiables et utiles en termes de pratiques médicales? C’est pour répondre à cette question que l’ARS Centre-Val-de-Loire et DMD Santé annoncent le 11 octobre 2016 le co-développement, dans le cadre d’un partenariat, des critères d’évaluation reproductifs.

    Ce partenariat trouve son origine dans un projet de télésurveillance des patients atteints d’une insuffisance cardiaque réalisé avec deux centres pilotes, le Centre Hospitalier Régional d’Orléans et le centre de réadaptation de Bois Gibert. La télésurveillance des patients à domicile (EHPAD y compris) est réalisée par des cardiologues et des infirmières expertes réalisant un accompagnement thérapeutique des insuffisants cardiaques.

    4 types d’objets connectés sont au cœur du dispositif de télésurveillance: balance, autotensiomètre, podomètre et oxymètre de pouls. L’objectif du partenariat est donc de tester ces objets avec les professionnels et les patients, dans une démarche collaborative permettant de valider les grilles d’évaluations dans la vraie vie.

  • «  Les nouvelles technologies au service des seniors  » : colloque les 17-18/10/2016, La Grande-Motte

    Le colloque-exposition sur le thème « Les nouvelles technologies au service des seniors » aura lieu les 17 & 18 octobre 2016 au Palais des congrès de La Grande-Motte dans le Languedoc-Roussillon.

    Organisé par la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) du Languedoc-Roussillon et l’institut régional du vieillissement, cet événement ambitionne de promouvoir et encourager les innovations techniques et la créativité à destination des seniors.

    Cette manifestation se déroulera sous forme de stands, ateliers et conférence plénière.

    Seront notamment abordés les sujets suivants :
    – La place de la robotique d’assistance auprès des personnes âgées
    – S’approprier les nouvelles technologies en santé
    – l’évaluation de l’impact des nouvelles technologies sur le bien vieillir et le maintien à domicile
    – Prévention de la chute et autonomie de la personne âgée
    – Meilleur accompagnement du parcours de vie grâce aux outils numériques
    – Première maison connectée sans contraintes pour les seniors
    – L’Europe et les nouvelles technologies
    – les nouvelles technologies au service du quotidien

    Le détail du programme est disponible en cliquant sur le lien suivant :

    Programme détaillé du colloque CARSAT

  • Wearables : Fitbit ouvre une base de données d’études utilisant les données de ses utilisateurs

    Fitbit research Libray est une base de données regroupant 164 études utilisant les données collectées auprès des utilisateurs d’appareils Fitbit. Le fabricant d’objets connectés la met à disposition du public depuis le 6 octobre 2016 sur le site Fitabase.com.

    Les différentes études, dont certaines remontent à 2012, portent sur des sujets allant des conséquences sociales et physiques de l’utilisation d’un capteur d’activité aux effets sur des personnes obèses ou diabétiques.

    Selon le fabricant, ses capteurs auraient collecté plus de 2 milliards de minutes de données à des fins de recherche à ce ce jour.

  • Apitrak : 25 balises de géolocalisation de matériel pour l’hôpital d’Annecy

    La start-up Apitrak, installée à Inovallée Meylan (parc technologique près de Grenoble axé principalement dans le domaine des technologies de l’information et de la communication), spécialisée dans la localisation de matériels dans les hôpitaux, a annoncé le 6 octobre 2016 avoir signé un contrat (au montant gardé confidentiel) de 25 balises avec l’hôpital d’Annecy.

    Les balises wifi d’Apitrak, en se fixant sur le matériel hospitalier, permettent aux infirmières et aux aides-soignants de le géolocaliser en quelques secondes, à l’intérieur même de l’établissement.

    « Notre système offre la possibilité de réaliser des historiques et des statistiques sur les temps d’immobilisation du matériel à des endroits déterminés. Pour les praticiens comme pour les services administratifs des hôpitaux, c’est un véritable atout», explique Vincent Lê, président d’Apitrak.

  • L’appli de santé Mon Coach Douleur labellisée par mHealth Quality

    L’analyse juridique et réglementaire, la conformité éthique, la sécurité du code, la valeur d’usage au travers de panel d’usagers potentiels, la pertinence des contenus médicaux et le respect de la vie privée sont les critères retenus par mHealth Quality qui annonce le 7 octobre 2016 avoir accordé son label à l’application Mon Coach Douleur de Takeda France qui a pour vocation d’aider les patients atteints de cancer.

    mHealth Quality est le 1er label européen en santé mobile et connectée lancé en 2015 par DMD Santé.

    Elaborée dans le cadre d’un Hackathon réunissant des médecins (oncologues, radiothérapeutes, spécialistes de la prise en charge de la douleur, généralistes) de l’AFSOS, des infirmières de l’AFIC et des patients de l’AFVD, l’application Mon Coach Douleur accompagne le patient cancéreux dans la gestion de sa douleur et permet au professionnel de santé de réaliser un suivi de ses douleurs.

    L’application permet au patient de décrire sa douleur : sa localisation, son intensité, sa durée, le type de douleur ainsi que son retentissement et offre la possibilité de suivre la prise des traitements prescrits ainsi que les répercussions de la douleur sur les activités quotidiennes.

  • L’e-santé en perspective

    L’hôpital européen Georges Pompidou organise le 20 octobre 2016 une journée sur le thème « L’e-santé en perspective ».

    Programme

    Session 1 – Présidents : Pr. Philippe Cinquin (Association française d’informatique médicale, Université de Grenoble) Pr. Marius Fieschi (Université Aix Marseille)

    • 9h45-10h25 – Dr. Jean-Pierre Thierry (J-P Thierry Consulting) Trop soigner rend malade, l’eSanté en perspective
    • 10h25-10h45 – Pr. Philippe Cinquin (Université de Grenoble) Les robots symbiotiques
    • 10h45-11h05 – Pr. Pascal Staccini (Université de Nice) Les jeux sérieux et la eSanté
    • 11h20-11h40 – Dr. Marie-Christine Jaulent (Unité INSERM 1142) L’ingénierie des connaissances et la eSanté
    • 11h40-12h00 – Pr. Alain Venot (Université Paris 13) L’élaboration d’un projet de recherche en eSanté
    • 12h00-12h20 – Pr. Marius Fieschi – Dr Jean-Yves Robin (OpenHealth Institute, Paris) La eSanté : quelles nouvelles perspectives pour la sécurité sanitaire ?

    Session 2 – Présidents : Pr. Gérard Friedlander (Doyen de la Faculté de Médecine Paris Descartes) Anne Costa (Directrice des Hôpitaux Universitaires Paris Ouest)

    • 14h00-14h40 – Pr. Charles Safran (Harvard Medical School, Boston) Biomedical informatics as a medical specialty (Keynote)
    • 14h40-15h00 – Louis Omnès (Ancien Directeur de l’HEGP) L’hôpital numérique et la eGouvernance
    • 15h00-15h20 – Dr. Rodolphe Meyer (Hôpital Cantonal Universitaire de Genève) Le pilotage médicalisé et la eSanté
    • 15h20-15h40 – Pr. Joël Ménard (Université Paris Descartes)Le patient (est-il) au coeur des projets de eSanté ?

    Session 3 – Présidents : Pr. Eric Thervet (Président de la CMEL) Pr. Anita Burgun (HEGP)

    • 16h00-16h40 – Pr. Ulrich Prokosch (Erlangen University Hospital) Clinical information systems and translational research (Keynote)
    • 16h40-17h00 – Dr. Pierre Durieux, Dr. Brigitte Sabatier (HEGP) La eSanté au coeur de l’amélioration des pratiques – L’exemple du circuit du médicament
    • 17h00-17h20 – Pr. Anita Burgun (HEGP) L’informatique au service de la médecine personnalisée
    • 17h20-17h50 – Pr. Patrice Degoulet (Université Paris Descartes) Les cercles vertueux de l’eSanté : une utopie nécessaire mais insuffisante
    • 18h00-18h15 – Conclusion – Pr. Jean-Yves Fagon (Délégué Ministériel à l’Innovation en Santé)