DMN

  • Concertation citoyenne sur la vaccination : proposition pour un dossier vaccinal électronique

    La création d’un dossier vaccinal électronique, c’est l’une des propositions émises lors de la concertation citoyenne sur la vaccination, méthode utilisée par le ministère de la Santé pour lever les inquiétudes et reconquérir la confiance des Français, de plus en plus méfiants vis-à-vis des vaccins.

    Après six mois de discussions, 44 auditions d’acteurs variés autour de cette question, 10.435 contributions d’internautes, le comité d’orientation de cette concertation citoyenne sur la vaccination a présenté le 30 novembre 2016 ses conclusions.

    Pour que les vaccins obligatoires, conseillés et autres rappels soient bien clairs pour chacun, ce dossier vaccinal individuel permettrait à chacun, selon le comité d’orientation, d’être plus autonome. Ce dossier pourrait être lié au dossier médical personnel (DMP).

    Un outil utile également pour les médecins généralistes mais aussi les pharmaciens, qui selon ces préconisations, pourraient vacciner sur la base du volontariat.

    «Aujourd’hui, c’est au point et ça permettrait d’avoir une source en temps réel sur la couverture vaccinale française», insiste Claude Rambaud, secrétaire générale du Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS).

  • Traitement de la douleur chronique : conformité européenne pour un wearable de NeuroMetrix

    NeuroMetrix a annoncé le 29 novembre 2016 avoir reçu le certificat de conformité européenne pour son wearable Quell, dispositif médical de soulagement de la douleur chronique.

    Gestion de la douleur chronique jour et nuit

    Ce neuro-stimulateur a été approuvé par la FDA pour une utilisation de gestion de la douleur chronique pendant la journée et la nuit.

    • Portable jour et nuit, il dispose d’un accéléromètre capable de discerner si le patient est en position allongée.
    • Il ajuste automatiquement en conséquence la thérapie afin de ne pas le réveiller, en interrompant les signaux douloureux.
    • Alternative au traitement médicamenteux, il stimule les nerfs sensibles qui transmettent l’information au cerveau.
    • Ces stimuli nerveux déclenchent une réponse naturelle du système nerveux central qui bloquent les signaux douloureux.
    • Connecté à un smartphone ou une tablette via Bluetooth il peut être contrôlé sans fil lorsqu’il est utilisé via son application.
    • Il peut couvrir le dos, les jambes ou les bras en fonction de la localisation de la douleur.

    L’application contrôle thérapie antalgique et suivi du sommeil.

  • Cybersécurité : menace sur les implants médicaux (Les Echos)

    Les pacemakers, pompes à insuline et implants cérébraux peuvent facilement être piratés. C’est ce que révèle le 29 novembre 2016 une enquête publiée dans Les Echos qui fait référence aux résultats de plusieurs études scientifiques sur ce sujet.

    Selon cette enquête, la solution du cryptage des données transmises serait incompatible avec les capacités techniques de ces dispositifs.

    La plupart des implants peuvent communiquer avec l’extérieur

    «La plupart de ces appareils (les implants médicaux connectés, NDLR) ne comportent aucune protection et, s’ils en ont, elles sont obsolètes », constate Carmen Camara, du département informatique de l’université Charles III de Madrid, coauteur d’une étude sur la sécurité des implants médicaux réalisée en 2015.

    Constat confirmé en août 2016 par sept chercheurs d’Oxford ont montré que l’on pouvait pirater un implant cérébral, là aussi, avec de terribles conséquences.

    Ces informations, rappelées dans Les Echos du 29 novembre 2016, posent le problème de la sécurité des implants médicaux dans les mêmes termes que celle des objets connectés. La plupart des implants médicaux peuvent en effet communiquer sans fil avec l’extérieur, ce qui permet au médecin de régler l’appareil et de contrôler l’état de santé du patient.

    Sécurité insuffisante du réseau de communication, mots de passe trop facilement décodables, failles dans le logiciel embarqué sont les faiblesses de ces dispositifs pointés par cette enquête.

    Des dispositifs qui manquent de puissance pour supporter les protocoles de cryptographie

    «Nous avons publié dès 2014 une étude prospective sur les objets connectés: nous avions imaginé un certain nombre de scénarios, mais nous ne pensions pas qu’ils se réaliseraient aussi vite », a déclaré aux Echos Délia Rahal-Löfskog, chef du service de la santé à la Commission nationale de l’informatique et des Libertés (CNIL).

    Les solutions passeraient par un changement régulier des mots de passe, l’absence de divulgation sur Internet les numéros de série des implants, la sensibilisation des publics concernés ou le cryptage des échanges d’informations.

    Mais les spécialistes cités par Les Echos admettent que «ces petits appareils ne disposent pas d’assez de batterie, de mémoire et de puissance de calcul pour supporter les protocoles de cryptographie classiques».

  • Obtention du marquage CE pour un dispositif OTC d’apnée du sommeil contrôlé par smartphone

    Le dispositif OTC « SnooZeal » d’apnée du sommeil contrôlé par une application smartphone, a obtenu le marquage CE, indique FierceBiotech le 21 novembre 2016.

    Sa société créatrice a pour objectif de traiter l’apnée du sommeil à l’aide d’un dispositif porté le jour, en ciblant une des causes sous-jacentes du ronflement.

    Cibler la cause sous-jacente de l’apnée du sommeil

    • Nombreuses sont les causes de l’apnée du sommeil, toutes sont dues à la relaxation des muscles de la langue et de la gorge pendant le sommeil, selon le NIH.
    • Cela provoque un rétrécissement des voies respiratoires, qui n’affecte pas la respiration mais peut provoquer un ronflement.
    • Chez les personnes souffrant d’apnée du sommeil, cela peut conduire à une obstruction complète ou partielle des voies respiratoires.
    • C’est cette relaxation excessive et la perte de tonus musculaire de la langue que la société créatrice entend aborder.
    • Le dispositif est porté pendant 20 à 25 minutes deux fois par jour pendant six semaines.
    • Il délivre des impulsions électriques à l’arrière de la langue afin d’en augmenter le tonus musculaire et d’inverser son excessive relaxation pendant le sommeil.
    • L’utilisateur contrôle ce traitement à l’aide d’une application smartphone.
    • Il existe d’autres traitements innovants comme des implants de neuro-stimulation.
    • La société prévoit l’approbation de la FDA pour le deuxième semestre 2017.

  • Le premier wearable de suivi de la vitamine D et de la dose d’UV

    Un coach personnalisé matérialisé par une bague intelligente, permettant de trouver le bon équilibre entre exposition à la lumière solaire et production de vitamine D, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point la start-up e-Senses et l’Holst Center le 9 novembre 2016.

    Une bague intelligente personnalisée adaptée au type de peau et comportement de son utilisateur

    Ce wearable fournit un retour d’information sur la dose de lumière reçue et le taux de vitamine D produit.

    Il permet de trouver un équilibre entre sécurité par rapport à l’exposition aux rayons UV et le taux de production nécessaire de vitamine D.

    Essentielle pour plusieurs organes (dents, muscles et os), la vitamine D est produite lorsque l’on est exposé au Soleil. Elle est bénéfique pour le système immunitaire, la santé physique et mentale, voire dans la prévention contre le cancer.

    L’application associée au wearable permet un suivi de l’exposition au Soleil & lumière du jour et l’index UV.

    L’utilisateur y renseigne un profil selon son type de peau, les vêtements portés et l’utilisation ou non d’écran solaire.

    L’application calcule la production de vitamine D quotidienne, alerte lorsque le seuil minimum recommandé quotidien est atteint, et fournit des statistiques quant à la lumière solaire, lumière du jour, production de vitamine D, par semaine, par mois et par an.

    Le coach « daylight » encourage l’utilisateur à être assez exposé à la lumière du jour chaque jour, tandis que le coach « sunlight » informe lorsqu’il est temps de réduire son exposition au soleil afin d’éviter les effets nocifs des UV.

    Ce wearable sera mis en vente en février 2017 et présenté au CES 2017 à Las Vegas aux Etats-Unis du 5 au 8 Janvier 2017.

  • 1er patch de santé éco-énergétique mesurant activité physique, cardiaque & impédance bioélectrique

    Le premier patch de santé éco-énergétique réalisant le suivi des activités physique et cardiaque tout en surveillant l’impédance bioélectrique a été présenté par l’IMEC, le Holst Centre & le TNO à Electronica, salon international de l’électronique qui s’est tenu à Munich, du 8 au 11 novembre 2016.

    Personnalisation & optimisation du traitement, réduction des inefficacités & des coûts médicaux, et faible consommation d’énergie, tels étaient les objectifs des inventeurs de ce patch.

    Actuellement au stade d’étude préclinique, ce nouveau concept de patch repose sur une puce interne, optimisée pour consommer peu d’énergie, et combinée avec des électrodes de mesure intégrées.

    L’innovation réside dans la combinaison d’une variété de capacités de détection, accéléromètre pour le suivi de l’activité physique, ECG pour la mesure de l’activité électrique du cœur, tout en surveillant l’impédance bioélectrique, mesure de la composition corporelle, activité respiratoire et distribution des fluides corporels.

  • Traitement de l’asthme : un rapport britannique plaide pour une solution technologique

    • Améliorer les résultats en termes de santé grâce aux plateformes technologiques,
    • Lutter contre la complaisance des patients grâce à des dispositifs informatiques,
    • Définir des plans d’accès plus rapides aux outils, traitements et technologies médicales innovants bénéfiques pour le NHS, les patients et les innovateurs,

    tels sont les trois axes proposés par Joseph Clift, responsable politique de UK Asthma et auteur du rapport « Connected Asthma » sur la gestion optimisée de l’asthme par la technologie, relayés par HealthTech Wire le 31 octobre 2016.

    Constatant :
    – l’intérêt manifesté par les jeunes britanniques quant à une vie saine (61% selon une recherche Mintel),
    – une image peu favorable des applications de santé consacrées à l’asthme,
    – un écart en termes de qualité sur le marché des applications de santé pour l’asthme,

    Joseph Clift considère qu’il existe un défi à relever et une opportunité pour les développeurs: concevoir une meilleure application pour l’asthme, en s’inspirant des technologies déjà existantes dans d’autres domaines clés de santé.

    Amélioration des résultats de santé grâce aux plateformes numériques

    • Déploiement de la technologie existante sur le marché :
      • L’accès à des plans d’action personnalisés contre l’asthme est un élément clé
      • Optimisation de l’accessibilité et de la disponibilité des documents pour les patients grâce à format numérique
    • Mise en place d’alertes électroniques :
      • Après un certain nombre d’admission aux urgences
      • Remontée au médecin généraliste des informations collectées
      • Analyse et réévaluation du traitement du patient, modifications à effectuer

    Dispositifs informatiques d’aide à la lutte contre la complaisance

    L’examen des technologies de gestion de l’asthme en cours de développement pour l’amélioration des résultats de santé concerne :

    • Les inhalateurs intelligents
    • Les applications de santé
    • La télésurveillance
    • Les systèmes innovants

    Face à la difficulté d’adhésion des asthmatiques à leur traitement, l’importance de l’autogestion de cette pathologie et la nécessité de concevoir un système axé sur l’utilisateur, le rapport de Joseph Clift place l’inhalateur intelligent comme outil digital présentant le meilleur potentiel. L’idée est d’intégrer la technologie à l’inhalateur-même dans l’objectif d’en faire un standard des soins de l’asthme.

    En parallèle, l’UK Asthma développe une plateforme en ligne, « Asthma Lab », visant à accélérer l’innovation dans la prise en charge de l’asthme, en prenant notamment en compte les besoins des asthmatiques de stade précoce. Cette initiative a pour objectif d’orienter les développeurs de technologies vers la conception de la meilleure application possible, centrée sur l’utilisateur.

    Par ailleurs il existe également un projet de recherche pionnier « myAirCoach », financé par l’European Commission (plan Horizon 2020) qui établit que :

    • Cliniciens et patients asthmatiques, étant habitués à utiliser quotidiennement d’autres outils digitaux de santé, sont demandeurs du développement d’une application pour l’asthme.
    • Il n’existe pas de système remplaçant la relation médecin-patient à l’heure actuelle.
    • 25% des patients souhaitent aujourd’hui remplacer l’examen annuel de l’asthme par un format digital.
    • Il y a jusqu’à présent un fort développement des inhalateurs intelligents hors Royaume-Uni.
    • Les entreprises recherchent comment elles pourraient intégrer le NHS.

    Les plans du AAR bénéfiques pour le NHS, les patients et les innovateurs

    • Il existe une émergence de fabricants britanniques d’inhalateurs.
    • Les anciens obstacles étaient constitués par les voies réglementaires
    • Les processus d’approbation sont nombreux (NICE & MHRA) mais restent « traditionnels » et non adaptés à la santé numérique et sa vitesse de développement.

    L’accès à l’innovation dans le NHS représente un défi important : l’AAR publié par le gouvernement britannique propose un accès accéléré aux outils, traitements et technologies médicales innovantes.

    Joseph Clift rappelle qu’au congrès de l’European Respiratory Society de Septembre 2016, d’après le rapport de Asthma UK:

    • Il existe beaucoup de tentatives de développement de technologie dans l’objectif d’une intégration au NHS
    • Une nécessite de prudence s’impose quant au niveau d’interopérabilité entre les différentes innovations.
    • Il s’appuie sur l’exemple de la modification d’un traitement par l’utilisation d’un inhalateur intelligent différent :
    • La transparence du processus s’avère nécessaire afin d’éviter la perturbation des soins.

    Le prochain rapport de la UK Asthma se focalisera sur l’inhalateur intelligent et contiendra une feuille de route pour l’intégrer dans les soins du NHS.

  • Un ventilateur intelligent pour l’arrêt cardiaque

    Un ventilateur adapté à la réanimation cardio-pulmonaire, conçu pour servir d’assistant aux secouristes, urgentistes et cliniciens lors de la prise en charge des victimes d’un arrêt cardiaque, c’est le dispositif innovant présenté le 22 novembre 2016 par Air Liquide Healthcare au Centre hospitalier Annecy Genevois.

    Baptisé « Cardio Pulmonary Ventilation » (CPV), ce dispositif permet, pour la première fois, de synchroniser, de façon automatique en appuyant sur un seul bouton, la ventilation et le massage cardiaque du patient.

    Tous les indicateurs cliniques de la personne secourue sont visibles en temps réel sur le même écran du monitoring, en particulier la continuité, la fréquence et la force des compressions thoraciques, la fraction de CO2 expirée et d’oxygène inspirée.

    50.000 personnes meurent prématurément chaque année en France d’un arrêt cardiaque, et le taux de survie sans séquelles ne dépasse pas 5 %, selon les chiffres de l’Assurance-maladie.

  • Diabète : un dépistage en officine et sans prise de sang

    Un dispositif permettant de dépister les personnes ayant un risque de diabète sans passer par une prise de sang, c’est ce que la société française Impeto Medical a développé et dont elle annonce le 21 novembre 2016 l’installation progressive en pharmacie.

    EZscan permet une détection précoce de complications nerveuses dans le but de dépister les personnes ayant un risque accru de diabète ou de pré-diabète. En deux minutes, la machine munie d’électrodes analyse les fonctions sudorales (glandes produisant la sueur des mains et pieds) et indique si certaines fibres nerveuses sont affectées, indice de présence de diabète.

    Cet appareil est déjà utilisé en hôpital et Impeto Medical souhaite désormais le développer en officine où, selon le résultat, le pharmacien recommandera d’en parler au médecin qui pourra demander un examen complémentaire en laboratoire. « Cela permettra aux patients de bénéficier d’un test sans aucune contrainte (non invasif, pas besoin d’être à jeun) et de résultats immédiats, associés aux conseils adaptés du pharmacien », souligne Impeto Medical.

  • MonDocteur lance un carnet de santé en ligne pour le partage de données de santé

    Un carnet de santé 2.0 pour stocker son dossier médical complet, tel est le nouveau service annoncé par MonDocteur le 21 novembre 2016.

    Ce carnet de santé sera disponible gratuitement sur l’espace patient sécurisé de MonDocteur, et inclus dans le forfait mensuel pour les professionnels de santé.

    Toutes les données seront stockées par un hébergeur de données de santé agréé, précise le site de prise de rendez-vous en ligne.

    « Nous avons décidé de nous attaquer au carnet de santé en ligne pour permettre aux médecins de partager plus facilement les documents de leurs patients, et aux patients d’accéder à leur dossier médical facilement, de manière sécurisée, avec une simple connexion internet », explique Thibault Lanthier, cofondateur de MonDocteur.fr.