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  • « Les innovations en santé permettent un saut qualitatif et quantitatif phénoménal » (X. Comtesse)

    « Santé 4.0, Le tsunami du numérique » (Georg Editeur, 2017), tel est le titre du livre de Xavier Comtesse, mathématicien et docteur en informatique de formation, créateur de start-ups et directeur du think tank Health@large. L’ouvrage est l’aboutissement d’une enquête de plus de 5 ans autour de l’impact de la révolution numérique dans le domaine de la santé : blockchains, big data, IoT ou Deep Mind.

    L’enquête a débuté en 2012 lorsque l’auteur suisse organise, avec l’appui de la Fondation Hoffmann, des « world café » dans la Métropole Lémanique (de Genève à Montreux en passant par Lausanne) pour prendre le pouls de la population face aux comportements nouveaux dans le domaine de la santé. Les résultats ont montré une grande capacité d’ « empowerment » et de « social accountability » de la part de la population (à savoir de la responsabilisation, de la volonté de prise en charge et de contrôle social sur le système de santé et de sa propre santé). Elle a été complétée par une série d’entretiens d’un certain nombre d’experts en Suisse et aux États-Unis et a débouché sur la rédaction de son ouvrage qui développe douze thèses qui devraient bouleverser le monde de la santé.  

    Dans cette interview que l’auteur a accordée à H&TI, il explique que certains métiers de la santé sont amenés à disparaître, engloutis par ce tsunami du numérique. Mais les choses vont se faire progressivement, estime-t-il, car nous sommes actuellement « dans la phase calme du tsunami, correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir ».

    Votre ouvrage débute par une affirmation : Notre société vit aujourd’hui un changement de paradigme dans le domaine de la santé, comparable au passage de l’image photographique au cinéma. Quel est, selon vous, le point déclencheur de cette évolution  ?

    Pour la première fois, tout un chacun va pouvoir obtenir des mesures en continu sur son état de santé. Toute sorte d’objets connectés, notamment des montres, des lentilles et autres, vont fournir des informations qui alimenteront le Big Data et le Deep Learning permettant ainsi un diagnostic, un traitement et un suivi continu et permanent. On passe de la photographie de l’état de notre corps à un instant donné à un suivi cinématique.

    La thèse centrale de « Santé 4.0 » est que la révolution numérique dans le secteur de la santé pourra s’accompagner d’une baisse des coûts. Comment ?

    Dès lors que la technologie pourra se substituer aux actes médicaux, on assistera à une baisse du personnel, ce qui réduira considérablement les coûts sachant qu’aujourd’hui les ressources humaines contribuent à 80% des coûts.

    Selon vous, la e-santé, et notamment la médecine personnalisée (ADN et digital), la médecine préventive (big data, algorithmes et IA) ou encore la médecine participative, vont apporter une telle quantité d’innovations au système de soins actuel que celui-ci va subir un saut qualitatif et quantitatif phénoménal. Qu’est-ce qui vous permet d’avancer cette thèse ?

    La qualité du service va elle aussi progresser dès lors qu’elle répondra de manière plus prédictive et personnalisée aux besoins du patient. Une fois encore, seule la technologie est à même d’absorber ces quantités phénoménales d’informations (Big Data) et de les restituer avec un sens approprié (Deep Learning).

    Le système de santé publique est-il prêt à faire ce virage ?

    Non. La préservation des acquis domine encore. C’est sous la menace des GAFAM que la situation devrait à terme se débloquer du côté institutionnel.

    Quid des patients ? Sont-ils prêts à porter des « bracelets de santé », à partager toutes leurs informations santé en réseau ? A se faire opérer via l’imagerie 3D ou 4D ? Vous dites que l’usage des blockchains aurait tendance à les sécuriser. Mais le grand public n’est-il pas mal informé ?

    D’après notre enquête, le consom’acteur de la santé est non seulement prêt à être plus actif mais également il l’appelle de ses vœux.

    Dans un sous chapitre intitulé « Demain » vous parlez des relations patients-médecins du futur, qui vont subir « un bouleversement radical ». Pouvez-vous développer ?

    Lorsque le radiologue sera confronté à une machine qui sera capable de faire son travail à un niveau de qualité supérieur grâce à son accès aux Big Data, celui-ci comprendra immédiatement la portée de cette révolution et tous les autres praticiens des autres corps de métiers de la santé avec lui. On a déjà vu cet effet lorsque dans les décennies précédentes, certains métiers ont disparu. Exemple : le navigateur dans le cockpit, le caissier dans les banques, la dactylographe, la standardiste, etc.

    Qu’attendre des start-ups de la e-santé dans cette révolution ? Vous parlez de « novices dans le domaine, avec une immense soif de conquête technologique et économique ».

    Les start-ups ont l’avantage de projeter leur rêve sur une page blanche. En quelque sorte, rien ne leur est interdit (c’est surtout vrai dans la Silicon Valley). Ainsi, elles vont forcément apporter de l’innovation disruptive.

    Est-ce que selon vous la e-santé se développe trop vite ? Pas assez ? 

    Ni l’un, ni l’autre. Elle avance entre le nécessaire et le suffisant.

    La Suisse, dont vous êtes originaire, est-elle précurseur en termes de e-santé ?

    Non. La Silicon Valley, Boston et sa région, et Israël restent les pôles principaux de l’émergence de la e-santé.

    Vous évoquez dans votre ouvrage les avancées de la Mayo Clinic, la Cleveland Clinic et le Massachussetts general hospital, aux Etats-Unis, qui « dictent le tempo » du progrès. Pouvez-vous expliquer en quoi ?

    Ces trois institutions sont dotées de moyens financiers colossaux et font tout pour rester en tête dans cette course à l’excellence. Dès lors que l’argent reste indispensable à cette mutation, elles ont toutes leurs chances.

    Votre chapitre final invite à une discussion publique. Votre livre a-t-il davantage vocation à susciter le débat qu’à donner des conclusions ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas de conclusions à donner, il y a juste un chemin à tracer, c’est ce que j’ai essayé de faire dans cet ouvrage.

    Finalement la e-santé, c’est un tsunami, une révolution ou une belle nouveauté ?

    Un tsunami, bien sûr. Et comme dans le cas d’un vrai tsunami, il y a deux phases. Nous sommes actuellement dans celle qui est encore calme correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir (phase terminale).

  • Etude : l’utilisation de la réalité virtuelle dans la santé recueille 74 % d’opinion favorable

    Les commentaires sur Facebook suite à la diffusion d’un documentaire sur la réalité virtuelle dans le domaine sanitaire ont été analysés. Les travaux* menés par des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, aux Etats-Unis, publiés en décembre dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR) mettent en évidence un a priori très favorable des internautes. Près de 75% des commentaires sont positifs.
    Une mauvaise prise en charge des coûts de la réalité virtuelle fait cependant partie des principales craintes.

    La réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans le secteur de la santé. Cette technologie est utilisée dans des contextes très variés, tels que le traitement des troubles anxieux, la prise en charge des chutes chez les personnes âgées ou encore les soins de réhabilitation, le traitement de l’obésité, de la douleur, etc.

    Une méta-analyse a montré que la réalité virtuelle (RV) était globalement efficace et bien tolérée par les patients. Cependant, des chercheurs du Center for Outcomes Research Education du centre médical Cedars-Sinai estiment que ces études sont souvent de petite taille et de qualité variable. En outre, les études portent souvent sur des applications très précises de la RV. Par conséquent, les différentes étapes qu’il reste à franchir avant que la RV ne puisse être largement utilisée dans la pratique clinique restent mal connues.

    La réalité virtuelle évaluée sur Facebook

    Les experts du Cedars-Sinaï ont donc souhaité mené une étude plus large. Pour atteindre leur objectif, ils ont posté sur Facebook un documentaire traitant de l’utilisation de la réalité virtuelle dans le monde de la santé et ils ont ensuite analysé les commentaires postés sur le réseau social. Ce documentaire a généré 4,3 millions de vues, 36 000 partages, 67 000 « j’aime » et 2 401 commentaires spontanés.

    Les auteurs de l’étude ont eu recours à des techniques de « social listening », servant à collecter puis à analyser des données issues de réseaux sociaux sans l’intervention d’un chercheur. Ainsi, les commentaires spontanés ne risquent pas d’être « pollués » par l’effet Hawthorne : les participants se sachant observés ont tendance à modifier leur comportement. Le « social listening » permet, en outre, de recueillir un très grand nombre de données issues d’un large public.

    Résultats : 2/3 d’opinions positives

    • 1 614 commentaires postés sur Facebook ont été analysés
    • 63 % des commentaires émanaient de femmes, 36 % d’hommes et dans 1 % des cas, le sexe n’était pas connu
    • 74 % des commentaires exprimaient une opinion positive sur la réalité virtuelle, 16 % une opinion négative et 35 % une opinion neutre (chaque commentaire pouvait contenir des points de vue différents)

    Tout d’abord, la technologie en elle-même suscite un vrai intérêt : les internautes expriment souvent l’envie de tester eux-mêmes la réalité virtuelle. Ensuite, ils estiment que c’est surtout un bon outil pour :

    • les personnes à mobilité réduite ;
    • la prise en charge de la douleur ;
    • le traitement de certains troubles mentaux.

    La crainte d’une technologie trop coûteuse

    Les commentaires négatifs portent essentiellement sur :

    • le coût et le taux de prise en charge des soins réalisés grâce à la RV ;
    • le risque de dépendance à la technologie ;
    • le risque de « motion sickness », une sorte de mal des transports spécifique à la RV ;
    • l’inutilité d’une technologie dont les bénéfices ne sont pas supérieurs à ceux des médicaments ;
    • la nécessité de mener davantage de recherche avant de l’utiliser pour la santé.

    La réalité virtuelle suscitait beaucoup plus d’enthousiasme chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, les personnes s’exprimant sur Facebook souhaitaient que la réalité virtuelle soit utilisée dans certains situations précises : l’accouchement, les soins dentaires, les chimiothérapies et les examens d’imagerie.

    Le besoin d’études médico-économiques

    Les auteurs de cette étude reconnaissent qu’elle comporte plusieurs limitations. Tout d’abord, le documentaire présentait la réalité virtuelle sous un angle plutôt positif. Ensuite, les auteurs de commentaires possédaient tous un compte Facebook, ce qui n’est pas représentatif de la population générale.

    La réalité virtuelle semble malgré tout jouir d’un bon taux d’acceptabilité dans l’opinion publique. L’adoption et la diffusion de la RV dans le cadre des soins dépendront sans doute de la façon dont les systèmes de soins de santé évalueront ce service et si les compagnies d’assurance choisiront de prendre en charge cette technologie. Des futures études qui examinent le rapport coût-efficacité de l’ajout de la RV aux soins hospitaliers standard seront utiles pour comprendre la valeur ajoutée de la RV.

  • Télémédecine : Philips et American Well s’associent

    Philips a annoncé dans un communiqué aux États-Unis daté du 8 janvier 2018 la signature d’un partenariat stratégique de coopération avec la société américaine American Well, fournisseur de services de télémédecine.

    Philips va progressivement intégrer les solutions et services de American Well qui est la société la plus représentée auprès des plus grands financeurs, établissements de santé et employeurs aux États-Unis.

    L’objectif du partenariat pour Philips est d’intégrer les solutions de soins numériques proposées par American Well à sa propre offre de services de santé numériques à destination des individus et des professionnels. L’intégration va se faire progressivement et la première étape sera marquée par l’intégration de l’application uGrow, le perfectionnement de la plateforme Philips HealthSuite Digital Platform pour la gestion de données et enfin l’accès à la bourse des services numériques des services, American Well Exchange.

    S’appuyer sur le pouvoir de la donnée pour développer les solutions existantes

    Les deux sociétés comptent s’appuyer l’une sur l’autre pour développer des services de santé numérique à échelle internationale et partout dans le monde. Elles partagent déjà une offre de services de vidéoconsultation permettant aux patient d’accéder à un médecin 24h/24 et 7j/7.

    Philips propose déjà des solutions, des dispositifs et des programmes étayés d’une capacité analytique conséquente appréciée par les fournisseurs de soins et les payeurs dans le cadre de leur démarche d’amélioration de leur modèle économique.

    Intégration échelonnée : app uGrow, Philips HealthSuite Digital Platform et American Well Exchange

    Application uGrow, app des parents

    La première intégration d’application concerne l’application nommée uGrow, destinée aux parents pour le suivi du développement et de la croissance de leurs bébés. C’est une application qui permet de recueillir l’ensemble des données générées par des appareils de la gamme Philips que les parents sont en mesure de partager avec des professionnels de santé afin d’obtenir des conseils personnalisés.

    Au cours de l’année cette application sera dotée d’une nouvelle fonctionnalité, activée par la voix grâce au système Amazon Echo, et qui permettra aux parents de suivre automatiquement le temps, le volume et la durée de l’allaitement.

    Par ailleurs, grâce au service de télémédecine de American Well, les parents utilisateurs pourront faire appel et avoir accès en temps réel à un médecins spécialiste qui pourra éventuellement les orienter vers un spécialiste de la lactation.

    Philips HealthSuite Digital Platform pour la gestion des données

    La plateforme de Philips sera améliorée afin d’offrir aux patients un service de gestion autonome de leur données de santé personnelles y compris celles recueillies par les objets connectés afin de sélectionner celles qu’ils souhaitent partager avec des professionnels de santé pour des soins plus personnalisés.

    American Well Exchange, une place du marché de services cliniques  numériques

    American Well Exchange est une place ouvert aux sociétés partenaires et qui permet aux fournisseurs et prestataires de soins partenaires de s’échanger entre eux des services de santé numériques et de les redistribuer à de nouvelles populations de patients par l’intermédiaire des assureurs en santé, des employeurs et les systèmes de santé de l’écosystème d’American Well.

  • Silver Economie : La CNIL publie un pack de conformité pour les produits et services de la Silver Eco

    A l’issue de travaux menés en partenariat avec la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), la CNIL publie un « pack de conformité Silver Economie et données personnelles » le 10 janvier 2018.

    Ce référentiel sectoriel de 32 pages permet aux professionnels proposant des produits et services de la « silver économie », de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, qui sera effectif à compter de mai 2018.

    Les produits et applications de la « silver économie » sont de plus en plus présents dans la vie des seniors

    La « silver économie » regroupe l’ensemble des activités économiques, industrielles et de service à la personne qui bénéficient aux seniors. Les produits et applications commercialisés sont destinés à :

    • améliorer le confort et garantir la sécurité des seniors « fragilisés » ;
    • prévenir leur perte d’autonomie ou les accompagner dans l’entrée dans la dépendance ;
    • intervenir auprès de la personne concernée en cas de besoin ou d’urgence vitale.

    Le pack de conformité de la CNIL/FIEEC affiche un double objectif 

    L’objectif de ce pack est double. Il vise à :

    • accompagner l’innovation des industriels en intégrant la dimension « protection des données personnelles » le plus en amont possible  dans la conception des produits et des services ;
    • assurer la transparence et la bonne maîtrise par les personnes âgées de leurs données.

    Faire de ce pack de conformité une « ligne directrice européenne »

    Les auteurs de ce pack ambitionnent d’en faire une ligne directrice européenne en application du règlement 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, abrogeant la directive 95/46/CE (RGPD).

    3 scénarios et les obligations qui en découlent pour les concepteurs de produits et services

    Trois hypothèses de travail ont été retenues pour identifier le cadre et les conditions dans lesquelles le traitement des données peut être réalisé conformément aux dispositions de la loi Informatique et Liberté. La question à laquelle la CNIL tente de répondre à travers ce référentiel est la suivante :

    Dans chaque hypothèse, quelles sont les obligations qui s’imposent aux concepteurs de produits ou de service, au regard de la loi Informatique et Libertés et du règlement général sur la protection des données (RGPD) ?

    Dans chaque cas, le référentiel précise : la finalité, la base légale, la catégorie de données traitées, les durées de conservation, les destinataires, les droits des personnes et les mesures de sécurité à respecter.

    Scénario 1 « IN & IN » 

    • Scénario 1 : Les données sont traitées dans l’espace privé, notamment au sein du domicile de la personne âgée, via des dispositifs qui demeurent sous la maîtrise unique de la personne et pour son usage personnel.
    • Exemple : Système de gestion des éclairages ou des volets roulants que l’usager peut commander via son smartphone.

    Scénario 2 « In & OUT »

    • Scénario 2 : Les données sont traitées dans l’espace privé et transmises à l’extérieur pour fournir un service ou intervenir auprès de la personne.
    • Exemple : Un détecteur de chute permettant au porteur de déclencher une alerte à destination d’un service de téléassistance en cas d’urgence.

    Scénario « IN & OUT & IN »

    • Scénario 3 : Les données sont transmises à l’extérieur pour permettre une intervention auprès de la personne ou pour lui délivrer un service impliquant un pilotage à distance ou l’usage d’un équipement dans l’espace privé.
    • Exemple : Un dispositif équipé de sonde et de thermostats permettant d’alerter les tiers en cas de variation inhabituelle de la température du logement.
  • eDomsanté, l’App de l’Institut Bergonié qui relie les patients avec leur oncologue

    eDomsanté est l’application utilisée par l’Institut Bergonié de Bordeaux depuis début 2016 dans le cadre d’une expérimentation de suivi à distance prenant fin en 2018.

    Au cours de la phase d’expérimentation, l’application a été utilisé pour maintenir en contact les malades atteints d’un cancer et leur oncologue grâce à une tablette qui recueille les données générées par une montre connectée au bras du patient.

    Le déploiement de l’application dans d’autres établissements au cours de l’année est soutenu par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, la Région et les pouvoirs publics.

    Créé au départ pour permettre un suivi d’une quinzaine de patientes atteintes de cancers du sein métastatiques résidant dans les Landes et loin de leur centre de traitement, eDomsanté est un dispositif qui repose sur :

    • une tablette grâce à laquelle les patientes remplissent un questionnaire hebdomadaire composé de 10 rubriques : douleur, sommeil, transit, appétit, état cutané/muqueux, moral/anxiété, nausées/vomissements, fatigue, dyspnée et poids ;
    • une montre connectée renseignant sur 3 aspects :
      • l’activité ;
      • l’alitement ;
      • les éventuelles chutes de la patiente;
    • un portail dédié à l’Institut Bergonié qui permet de récupérer toutes ces données.

    L’analyse de l’ensemble de ces données peut ensuite donner lieu à trois types d’intervention en cas de problème médical avéré :

    • action à distance par téléconsultations ;
    • échanges avec les équipes soignantes locales avec une priorité donnée au médecin traitant, une infirmière, un pharmacien et l’équipe de la plateforme Territoriale d’Appui «Santé Landes», grâce à la plateforme de communication sécurisée PACOO ;
    • admission à l’Institut Bergonié en anticipation d’une éventuelle hospitalisation aggravée.

    Le projet est porté par le docteur Nathalie Quenel-Tueux.

    Le dispositif se veut une réponse aux désert médicaux, en visant l’économie du parcours de longues distances par les patientes et un suivi personnalisé.

  • Impression 3D : une place de plus en plus importante dans le domaine de la chirurgie (EM Consulte)

    L’impression 3D occupe une place de plus en plus importante dans le secteur médical et particulièrement en chirurgie, explique une étude publiée dans les Annales pharmaceutiques françaises et réalisée par des chercheurs du service pharmacie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

    L’étude a été réalisée sur la base d’une enquête nationale menée auprès de 78 établissements de santé – dont 8 sont équipés d’imprimantes 3D et 47 ont recours à des prestataires extérieurs pour bénéficier de cette technologie.

    Ce travail constitue un premier état des lieux de l’utilisation hospitalière de cette technologie en France. Il soulève la question de l’implication des pharmaciens hospitaliers dans la production de dispositifs médicaux par l’impression 3D.

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    7 spécialités chirurgicales adeptes de l’impression 3D

    L’étude révèle que 7 spécialités chirurgicales, qui requièrent une grande précision, recourent plus que les autres à l’impression 3D :

    • La chirurgie orthopédique ;
    • la chirurgie maxillo-faciale ;
    • la chirurgie plastique reconstructrice ;
    • la chirurgie ORL ;
    • la neurochirurgie ;
    • la chirurgie cardiaque ;
    • la chirurgie urologique ;

    Parmi ces spécialités, la chirurgie orthopédique et la chirurgie maxillo-faciale recourent plus que les autres encore à la technologie 3D. 

    Réduction du temps opératoire et gain de précision

    Les imprimantes 3D servent essentiellement à réaliser des modèles anatomiques facilitant la planification préopératoire. Les chirurgiens y recourent aussi pour réaliser des guides chirurgicaux en 3D, fabriquer des attelles de rhinoplastie mais aussi pour produire des prototypes et des modelages de greffons osseux.

    La majorité des professionnels ont pointé la réduction du temps opératoire et le gain de précision dans les gestes opératoires.

    24 chirurgiens interrogés, 19 se disent satisfaits de la qualité des impressions

    Si la majorité des professionnels disent être satisfaits, certains émettent encore quelques réserves. Plusieurs chirurgiens pointent ainsi une « variabilité » de la qualité des dispositifs imprimés en 3D, certains bugs les rendant inutilisables.

  • Appel à candidature : 11e Prix OCIRP « Acteurs économiques et handicap »

    Le Prix OCIRP a pour objectif de faire connaître et de valoriser les actions innovantes menées par les entreprises privées, publiques ou les acteurs de l’économie sociale au profit d’une meilleure intégration des personnes handicapées dans la cité.

    Il récompense tout type de projet qui s’inscrit dans l’une des huit thématiques et un coup de cœur du jury. L’une des thématiques est centrée sur les « Recherche appliquée et innovations technologiques ». Il s’agit de promouvoir la recherche appliquée dans le domaine des sciences humaines, sociales et de la réadaptation, la domotique, la robotique, les aides techniques, le cadre bâti.

    L’an dernier, c’est l’association AVA (AudioVisuel Accessible) qui était lauréate de cette catégorie pour son outil dédié à la reconnaissance vocale des émissions télévisuelles pour les sourds et les malentendants.

    Le Prix OCIRP Acteurs Économiques & Handicap valorise les lauréats par la mise en oeuvre d’un plan de communication dédié.

    Placé sous la présidence d’honneur d’Axel Kahn, et co-présidé par Marie-Anne Montchamp et Patrick Gohet, le jury est composé des partenaires, de médias, de représentants des institutions de prévoyance et des personnes qualifiées issues d’entreprises privées, publiques, du monde associatif et de l’économie sociale, soit une trentaine de membres.

    Date limite de remise des dossiers : Dimanche 25 février 2018 via le lien ci-contre.

  • Focus sur les principaux projets de santé numérique au Vietnam, secteur en plein développement

    Susann Roth, spécialiste senior du développement social à l’Asian Development Bank (Philippines), a livré fin décembre 2017 sur le site HealthInvestor Asia, son analyse du marché de la e-santé au Vietnam. Elle a plus précisément évoqué la manière dont le pays est en train de développer ses capacités dans le secteur de la santé numérique.

    Le gouvernement envisage notamment d’introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours de l’année 2018, de développer les technologies IoT au sein de l’industrie et de mettre en place un cadre légal précis afin d’uniformiser les normes du système de santé.

    Canada, Danemark et Corée du Sud : 3 exemples à suivre en matière d’e-santé

    Susann Roth explique que le Vietnam peut s’inspirer d’autres pays en matière de santé :

    • Le ministère de la Santé regarde notamment de près la situation au Canada, qui a investi 2,15 milliards de dollars US (1,8 Md €) dans son Health Infoway numérique, un programme de développement des données de santé sur internet. Il a réalisé des bénéfices estimés à 16 milliards de dollars US (13,4 Mds €) dans le secteur et ainsi amélioré à la fois la qualité des services de santé, l’accès aux soins et la productivité des équipes médicales en développant les systèmes d’information sur les médicaments, l’imagerie diagnostique et les dossiers médicaux électroniques des hôpitaux et des cliniques.

    Danemark et e-santé : un modèle économique intéressant sur le long terme

    • Le Danemark est, selon la spécialiste, l’une des meilleurs exemples de modèle économique sur le long terme en matière d’e-santé pour le Vietnam. Depuis 2009, le gouvernement danois a dépensé près de 335 millions de dollars US (280 M. €) en cyber-santé, soit environ 1 % de ses dépenses de santé à l’époque. Cet investissement a généré des économies annuelles comprises entre 53 à 78 millions de dollars US (entre 44 M. et 65 M. €).
    • Le pays asiatique peut également s’inspirer de la Corée du Sud, qui a récemment annoncé une augmentation des investissements dans les secteurs médical et sanitaire de plus de 100 millions de dollars US (83,5 M. €) au cours des deux prochaines années, « la majeure partie de cette activité étant concentrée sur la simplification administrative, l’ajustement des réclamations et les dossiers de santé électroniques », précise Susann Roth.

    Les PED peuvent directement « appliquer les dernières technologies à leur contexte »

    « L’avantage des pays en développement est qu’ils n’ont pas besoin de s’appuyer sur les systèmes d’information numériques hérités d’il y a vingt ans, estime-t-elle. Ils peuvent sauter le pas et appliquer les dernières technologies à leur contexte, comme le Vietnam le fait maintenant en passant rapidement du papier au numérique. »

    Data : l’intérêt sera porté sur les données pertinentes recueillies individuellement

    Le Vietnam construit rapidement sa capacité de santé numérique, observe l’experte. Le gouvernement sait que la santé numérique deviendra moins hiérarchique et davantage centrée sur le patient dans les années à venir.

    Les acteurs du secteur se préoccuperont moins des données agrégées sur la population et davantage des données pertinentes recueillies individuellement pour chaque patient. Une meilleure information sur la santé est en effet essentielle pour gérer des maladies chroniques plus complexes, qui nécessitent souvent plusieurs spécialistes et beaucoup d’échanges d’informations sur les patients.

    L’exemple du patient atteint de diabète

    Afin d’éclairer son propos, Susann Roth prend en exemple un patient atteint de diabète souffrant d’hypertension.

    • Il doit consulter un médecin de soins primaires pour effectuer des examens réguliers.
    • Il est également contraint de surveiller son taux de glucose, d’enregistrer les résultats et de consulter des spécialistes pour repérer d’éventuels signes précoces d’effets secondaires dus à la prise de médicaments contre l’hypertension par exemple.
    • Il dispose également d’un fichier complet de ses antécédents médicaux via divers dossiers de santé électroniques, des documents cruciaux en cas d’interventions d’urgence telles qu’une chirurgie et qui permettent de réduire les erreurs de traitement, de faire gagner du temps aux médecins, de limiter les formalités administratives et de faciliter les remboursements d’assurance.

    « Il est donc clair que la santé numérique peut réduire le fardeau administratif de la prestation des soins, améliorer sa qualité, la rendre plus efficace et améliorer l’autogestion [de la maladie pour les] patients. »

    Des « plans ambitieux » pour introduire un DSE national

    « Le Vietnam a [par ailleurs] des plans ambitieux pour introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours des prochains mois ».

    Objectif : mieux gérer les patients au niveau des communautés locales et mieux comprendre les besoins de santé de la population tout en évaluant l’impact du système national d’assurance maladie.

    L’introduction des DSE comporte toutefois de nombreux défis, note Mme Roth. L’un d’entre eux est que les responsables de la santé vietnamiens devront se mettre d’accord sur les normes à instaurer en matière d’information sur la santé. Ils doivent en effet décider quels seront les codes d’échange d’informations à utiliser.

    « La normalisation est la base d’un échange d’informations de santé transparent et sécurisé au sein du système de santé numérique. Il faut une structure de gouvernance de la santé numérique pour permettre aux [acteurs de l’industrie] de déterminer qui a accès aux données, où et comment les données sont stockées et échangées de manière sécurisée (…). Bien sûr, la santé numérique est complexe et des erreurs seront sûrement commises. Mais il est important de commencer quelque part, puis de faire avancer le processus étape par étape. »

    Vers une adoption des technologies IoT

    Les technologies de la santé numérique évoluent également rapidement avec l’adoption de l’Internet des objets (IoT), ajoute Susann Roth.

    La technologie IoT conduira à des systèmes d’information sanitaire plus complexes, « car il faudra connecter plus d’appareils et plus de sources d’informations, idéalement liées aux dossiers de santé électroniques pour obtenir une image complète des patients. Des informations plus détaillées devront être échangées, ce qui dépend également de la bonne gouvernance et de la normalisation », analyse la spécialiste.

    HL7 FHIR : un cadre pour établir des normes au sein de l’industrie

    Le Vietnam a décidé d’utiliser le cadre HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) comme solution pratique pour l’échange de données sur la santé et l’interopérabilité des systèmes d’information.

    HL7 FHIR est un projet visant à l’établissement de normes au sein du secteur de la santé. Il s’agit d’un cadre comprenant divers formats et ressources de données ainsi qu’une interface de programmation d’application pour faciliter l’échange de dossiers de santé électroniques, en particulier dans des systèmes d’information complexes, y compris l’IoT.

    La solution FHIR améliore le partage de documents, comme les fichiers PDF, en exposant directement des éléments de données sensibles en tant que services, explique l’experte. Par exemple, les informations de base, comme les données sur les patients, les admissions à l’hôpital, les rapports de diagnostic et les médicaments prescrits peuvent toutes être récupérées et manipulées via l’URL de l’espace numérique respectif sur lequel elles sont stockées. Ce processus permet d’accélérer l’échange d’informations sur la santé et d’explorer de données à partir de documents complexes.

    « Bien qu’il soit encore tôt pour démontrer pleinement comment HL7 FHIR va modifier les technologies de la santé numérique, les experts prédisent qu’il va fondamentalement changer la façon dont les données de santé sont échangées, indique Susann Roth. HL7 FHIR permettra essentiellement aux pays de créer un « web santé » numérique en utilisant le protocole http comme plateforme d’échange d’informations et ainsi de créer un système d’information distribué, qui fournira des informations pertinentes à chaque utilisateur, tout en protégeant [sa] vie privée. Il encouragera également l’analyse stratégique des big data, la surveillance des patients en temps réel et les feedback [des utilisateurs]. »

    DSE : le Vietnam pourrait devenir un exemple à suivre en Asie

    L’objectif du Vietnam sur le long terme est de développer un réseau de santé connecté qui renforcera la coordination des soins et améliorera l’efficacité du système de santé en termes de coûts, de productivité et de sécurité, avec un accès rapide aux informations nécessaires à la prise de décision.

    « Si tout se passe comme prévu, le Vietnam sera le premier pays à revenu intermédiaire d’Asie à mettre en œuvre des DSE normalisés à l’échelle nationale avec HL7 FHIR », se réjouit Mme Roth, qui, de par son poste au sein de l’ADB, participera à cette transformation.

  • Vietnam: focus on major digital health projects, a sector in full development

    At the end of December 2017, Susann Roth, senior social development specialist at the Asian Development Bank (Philippines), delivered on the website HealthInvestor Asia her analysis of the eHealth market in Vietnam, and more precisely on how the country is developing its digital health capacity.

    Among the government projects are the introduction of a nationwide electronic health record (EHR) system during the year, the development of IoT technologies within the industry, and the implementation of the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework to improve health data exchange and information systems interoperability.

    Canada, Denmark and South Korea: 3 examples to follow in eHealth

    Roth said that Vietnam can be inspired by other countries in the digital health sector :

    • The Ministry of Health is closely watching the situation in Canada, which has invested US$ 2.15 billion (€1.8 billion) in its digital Health Infoway and achieved an estimated US$16 billion (€13.4 billion) in benefits in quality, access and productivity gains from investments made in tele-health, drug information systems, diagnostic imaging, and clinic electronic medical records.

    Denmark and eHealth: interesting long-term savings from going digital case

    • According to the specialist, Denmark is one of the best example of a long-term savings from going digital for Vietnam. Since 2009, the Danish government has spent nearly US$335 million (€280 million) on eHealth, about 1% of its healthcare spending at the time. This investment has generated annual savings between US$53 million and US$78 million (between €44 million and €65 million).
    • The Asian country can also draw inspiration from South Korea, which recently announced that it would increase investments in the medical and healthcare sectors by more than US$100 million (€83.5 million) over the next two years, « with most of this activity concentrated in areas related to administrative simplification, claims adjustment (…) and electronic health records », Susann Roth said.

    Developing countries can directly « apply the latest technologies to their context »

    « The advantage of developing countries is that they don’t have to build on legacy digital information systems from 20 years ago, » she added. « They can leapfrog and apply the latest technology to their context, like Vietnam is doing now by quickly moving from paper-based to digital. »

    Data: an increasingly concern about data content relevant for the individual patient

    Vietnam is rapidly building its digital health capacity, the expert observes. The government knows that digital health will become less hierarchical and more patient-centered in the coming years.

    Sector stakeholders will be less concerned with aggregated population data and more with data content relevant for the individual patient. Better health information is indeed essential for managing more complex chronic diseases, which often require several specialists and a lot of patient information exchange.

    The example of a patient with diabetes

    In order to shed light on the importance of digital data, Susann Roth takes as an example a diabetic patient with hypertension.

    • He/she needs to consult a primary care doctor for regular checkups.
    • He/she is also required to monitor his/her blood sugar levels, record the results, and consult specialists to identify any early signs of side effects due to the use of diabetes medication like hypertension, for example.
    • He/she also benefits from a complete record of his/her medical history through various electronic health records, crucial documents for emergency interventions such as surgery, and which reduce treatment errors, save time, cut red tape, and facilitates insurance reimbursements.

    « It is thus clear that digital health can decrease the administrative burden of care delivery, improving its quality, make it more efficient, and enhance patient self-management. »

    « Ambitious plans » to introduce a nationwide EHR

    « [In particular,] Vietnam has ambitious plans to introduce a nationwide electronic health record (EHR) system in the next months. »

    Goal : to better manage patients at the local community level, and to better understand the health needs of the population « while assessing whether the national health insurance scheme has had actual impact ».

    The introduction of EHRs, however, comes with many challenges, Mrs. Roth noted. One of them is that Vietnamese health officials will have to agree on health information standards. They have to decide which information exchange codes to use.

    « Standardization is the foundation for seamless, secure health information exchange within the digital health system. It requires a digital health governance structure to enable officials figure out who has access to data, where and how the data securely stored and exchanges (…). Of course, digital health is complex, and mistakes will be made for sure. But it’s important to start somewhere, and then take the process forward step by step. »

    Towards an adoption of IoT technology

    Digital health technology is also rapidly evolving with the adoption of the internet of things (IoT).

    IoT technology will lead to more complex health information systems, « since more devices and more sources of information will need to be connected, ideally linked to electronic health records to get a complete picture of patients. More detailed information will need to be exchanged, which again depends on good governance and standardization, » the expert said.

    FHIR: a framework for setting standards in the industry

    Vietnam has decided to use the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework as a practical solution for health data exchange and information systems interoperability.

    HL7 FHIR aims to set standards in the healthcare sector. It is a draft standard describing data formats and resources as well as an application programming interface for the exchange of electronic health records, particularly in complex information systems, including IoT.

    The solution improves the sharing of documents such as PDF files by directly exposing discrete data elements as services. For example, basic information such as patient data, admissions, diagnostic reports, and prescribed medications can each be retrieved and manipulated through their own resource URLs. This speeds up the exchange of health information and allows data mining from complex documents.

    « Although it is still early to fully demonstrate how HL7 FHIR will change digital health technology, experts predict that it will fundamentally change how health data is exchanged, » Susann Roth said. « HL7 FHIR will basically allow countries to create a digital “health web” by using the http protocol as an information exchange platform and thus create a distributed information system, which will provide relevant information to each user, while protecting privacy. It will also encourage strategic big data analytics, real-time patient monitoring, and feedback. »

    EHR: Vietnam could become an example to follow in Asia

    The long-term goal of Vietnam is to develop a connected health web that will enhance coordinated care and will improve health system efficiency in terms of cost, productivity and security, with quick access to the information needed for decision-making.

    « If everything goes according to plan, Vietnam will be the first middle-income country in Asia to implement nationwide standardized EHRs with HL7 FHIR, » said Mrs. Roth, who will be part of this transformation as a senior social development specialist at the Asian Development Bank.

  • L’AP-HP créé le Digital Medical Hub, sa plateforme d’analyse des objets connectés en santé

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, a annoncé dans un communiqué de presse du 10 janvier 2018 le lancement de la première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé, le Digital Medical Hub (DMH), en partenariat avec la Fondation de l’AP-HP pour la recherche, et avec le soutien du laboratoire MSD France et de La Fondation du Souffle.

    Le DMH réunit un consortium de scientifiques des secteurs privé, institutionnel et public, qui vont évaluer l’usage et la pertinence, puis valider scientifiquement, les objets connectés et leurs applications mobiles de santé afin d’améliorer la qualité des soins.

    En janvier 2018, le DMH lance sa première étude auprès de patients transplantés pulmonaires – EOLE-VAL avec DOCAPOST, filiale du Groupe La Poste.

    « Le DMH va faciliter et fiabiliser le déploiement des services de santé connectée en évaluant leur potentiel médical, leur fiabilité, leur acceptabilité sociale et leur viabilité économique » explique le Pr Marie-Pia d’Ortho, chef de service, PU-PH Paris Diderot, qui pilote le projet.

    Le Digital Medical Hub porte son action de recherche et d’enseignement sur les thématiques suivantes :

    • évaluation et validation clinique des objets connectés en santé et leurs applications mobiles ;
    • stratégie d’intégration des nouvelles technologies dans le parcours des soins ;
    • valorisation et transfert des nouvelles technologies en santé ;
    • enseignement et formations (en santé numérique) des générations actuelles et futures.

    EOLE-VAL, première étude menée auprès de 25 patients transplantés

    L’étude EOLE-VAL évaluera sur deux ans la qualité des objets connectés de santé pour le suivi des patients transplantés pulmonaires à l’hôpital Bichat, ainsi que leur impact sur la pratique des soins et sur la relation professionnels/patients.

    Cette étude a obtenu une bourse de recherche de la Fondation du Souffle, ainsi qu’une bourse de recherche Inria. Elle s’appuie sur un partenariat avec DOCAPOST qui, via son Espace Numérique de Santé, intègre les solutions du Groupe Santé Tactio.

    25 patients transplantés pulmonaires seront équipés d’une valise médicale comprenant trois objets connectés :

    • le thermomètre patch Tucky de la société e-TakesCare, lauréate French IoT 2016 ;
    • le spiromètre SmartOne de la société MIR ;
    • l’oxymètre sous la forme d’une montre connectée de la société Oxitone, première montre d’oxymétrie de pouls au monde.

    Cette valise médicale sera associée à une application mobile permettant le suivi régulier et à distance des patients ainsi que l’anticipation de l’évolution de leur traitement

    Cette application permet :

    • d’organiser, via Bluetooth et réseau mobile, le circuit de collecte en temps réel des données mesurées par les capteurs connectés ;
    • de faire passer au patient, à intervalle régulier, des questionnaires numériques permettant de recueillir des informations sur son état de santé (fatigue, toux…) ;
    • de mesurer l’observance du patient.

    La bourse de thèse Inria est dédiée à l’analyse des données recueillies par capteurs dans un but pronostique. L’objectif est de proposer une méthode de prédiction précoce et en temps réel -« online »- des événements redoutés (comme l’infection ou le rejet dans le cas de la transplantation).

    Le potentiel porté par l’étude clinique EOLE-VAL conduit le DMH et DOCAPOST à envisager l’extension du projet au télésuivi des patients transplantés cardiaques.

    Le DMH étudie d’autres projets visant à évaluer différents outils

    Des applications mobiles et/ou dispositifs pour le sommeil, le suivi de la femme enceinte, le télésuivi de patients sous respirateur et autres seront évaluées.

    Les études prendront des formes diverses : mise à disposition de temps expert dans les étapes initiales de développement, mise en place d’études de type métrologiques de validation des mesures, études de recherche cliniques et médico-économiques, évaluation des usages, des pratiques et représentations.