DMN

  • Focus sur les principaux projets de santé numérique au Vietnam, secteur en plein développement

    Susann Roth, spécialiste senior du développement social à l’Asian Development Bank (Philippines), a livré fin décembre 2017 sur le site HealthInvestor Asia, son analyse du marché de la e-santé au Vietnam. Elle a plus précisément évoqué la manière dont le pays est en train de développer ses capacités dans le secteur de la santé numérique.

    Le gouvernement envisage notamment d’introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours de l’année 2018, de développer les technologies IoT au sein de l’industrie et de mettre en place un cadre légal précis afin d’uniformiser les normes du système de santé.

    Canada, Danemark et Corée du Sud : 3 exemples à suivre en matière d’e-santé

    Susann Roth explique que le Vietnam peut s’inspirer d’autres pays en matière de santé :

    • Le ministère de la Santé regarde notamment de près la situation au Canada, qui a investi 2,15 milliards de dollars US (1,8 Md €) dans son Health Infoway numérique, un programme de développement des données de santé sur internet. Il a réalisé des bénéfices estimés à 16 milliards de dollars US (13,4 Mds €) dans le secteur et ainsi amélioré à la fois la qualité des services de santé, l’accès aux soins et la productivité des équipes médicales en développant les systèmes d’information sur les médicaments, l’imagerie diagnostique et les dossiers médicaux électroniques des hôpitaux et des cliniques.

    Danemark et e-santé : un modèle économique intéressant sur le long terme

    • Le Danemark est, selon la spécialiste, l’une des meilleurs exemples de modèle économique sur le long terme en matière d’e-santé pour le Vietnam. Depuis 2009, le gouvernement danois a dépensé près de 335 millions de dollars US (280 M. €) en cyber-santé, soit environ 1 % de ses dépenses de santé à l’époque. Cet investissement a généré des économies annuelles comprises entre 53 à 78 millions de dollars US (entre 44 M. et 65 M. €).
    • Le pays asiatique peut également s’inspirer de la Corée du Sud, qui a récemment annoncé une augmentation des investissements dans les secteurs médical et sanitaire de plus de 100 millions de dollars US (83,5 M. €) au cours des deux prochaines années, « la majeure partie de cette activité étant concentrée sur la simplification administrative, l’ajustement des réclamations et les dossiers de santé électroniques », précise Susann Roth.

    Les PED peuvent directement « appliquer les dernières technologies à leur contexte »

    « L’avantage des pays en développement est qu’ils n’ont pas besoin de s’appuyer sur les systèmes d’information numériques hérités d’il y a vingt ans, estime-t-elle. Ils peuvent sauter le pas et appliquer les dernières technologies à leur contexte, comme le Vietnam le fait maintenant en passant rapidement du papier au numérique. »

    Data : l’intérêt sera porté sur les données pertinentes recueillies individuellement

    Le Vietnam construit rapidement sa capacité de santé numérique, observe l’experte. Le gouvernement sait que la santé numérique deviendra moins hiérarchique et davantage centrée sur le patient dans les années à venir.

    Les acteurs du secteur se préoccuperont moins des données agrégées sur la population et davantage des données pertinentes recueillies individuellement pour chaque patient. Une meilleure information sur la santé est en effet essentielle pour gérer des maladies chroniques plus complexes, qui nécessitent souvent plusieurs spécialistes et beaucoup d’échanges d’informations sur les patients.

    L’exemple du patient atteint de diabète

    Afin d’éclairer son propos, Susann Roth prend en exemple un patient atteint de diabète souffrant d’hypertension.

    • Il doit consulter un médecin de soins primaires pour effectuer des examens réguliers.
    • Il est également contraint de surveiller son taux de glucose, d’enregistrer les résultats et de consulter des spécialistes pour repérer d’éventuels signes précoces d’effets secondaires dus à la prise de médicaments contre l’hypertension par exemple.
    • Il dispose également d’un fichier complet de ses antécédents médicaux via divers dossiers de santé électroniques, des documents cruciaux en cas d’interventions d’urgence telles qu’une chirurgie et qui permettent de réduire les erreurs de traitement, de faire gagner du temps aux médecins, de limiter les formalités administratives et de faciliter les remboursements d’assurance.

    « Il est donc clair que la santé numérique peut réduire le fardeau administratif de la prestation des soins, améliorer sa qualité, la rendre plus efficace et améliorer l’autogestion [de la maladie pour les] patients. »

    Des « plans ambitieux » pour introduire un DSE national

    « Le Vietnam a [par ailleurs] des plans ambitieux pour introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours des prochains mois ».

    Objectif : mieux gérer les patients au niveau des communautés locales et mieux comprendre les besoins de santé de la population tout en évaluant l’impact du système national d’assurance maladie.

    L’introduction des DSE comporte toutefois de nombreux défis, note Mme Roth. L’un d’entre eux est que les responsables de la santé vietnamiens devront se mettre d’accord sur les normes à instaurer en matière d’information sur la santé. Ils doivent en effet décider quels seront les codes d’échange d’informations à utiliser.

    « La normalisation est la base d’un échange d’informations de santé transparent et sécurisé au sein du système de santé numérique. Il faut une structure de gouvernance de la santé numérique pour permettre aux [acteurs de l’industrie] de déterminer qui a accès aux données, où et comment les données sont stockées et échangées de manière sécurisée (…). Bien sûr, la santé numérique est complexe et des erreurs seront sûrement commises. Mais il est important de commencer quelque part, puis de faire avancer le processus étape par étape. »

    Vers une adoption des technologies IoT

    Les technologies de la santé numérique évoluent également rapidement avec l’adoption de l’Internet des objets (IoT), ajoute Susann Roth.

    La technologie IoT conduira à des systèmes d’information sanitaire plus complexes, « car il faudra connecter plus d’appareils et plus de sources d’informations, idéalement liées aux dossiers de santé électroniques pour obtenir une image complète des patients. Des informations plus détaillées devront être échangées, ce qui dépend également de la bonne gouvernance et de la normalisation », analyse la spécialiste.

    HL7 FHIR : un cadre pour établir des normes au sein de l’industrie

    Le Vietnam a décidé d’utiliser le cadre HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) comme solution pratique pour l’échange de données sur la santé et l’interopérabilité des systèmes d’information.

    HL7 FHIR est un projet visant à l’établissement de normes au sein du secteur de la santé. Il s’agit d’un cadre comprenant divers formats et ressources de données ainsi qu’une interface de programmation d’application pour faciliter l’échange de dossiers de santé électroniques, en particulier dans des systèmes d’information complexes, y compris l’IoT.

    La solution FHIR améliore le partage de documents, comme les fichiers PDF, en exposant directement des éléments de données sensibles en tant que services, explique l’experte. Par exemple, les informations de base, comme les données sur les patients, les admissions à l’hôpital, les rapports de diagnostic et les médicaments prescrits peuvent toutes être récupérées et manipulées via l’URL de l’espace numérique respectif sur lequel elles sont stockées. Ce processus permet d’accélérer l’échange d’informations sur la santé et d’explorer de données à partir de documents complexes.

    « Bien qu’il soit encore tôt pour démontrer pleinement comment HL7 FHIR va modifier les technologies de la santé numérique, les experts prédisent qu’il va fondamentalement changer la façon dont les données de santé sont échangées, indique Susann Roth. HL7 FHIR permettra essentiellement aux pays de créer un « web santé » numérique en utilisant le protocole http comme plateforme d’échange d’informations et ainsi de créer un système d’information distribué, qui fournira des informations pertinentes à chaque utilisateur, tout en protégeant [sa] vie privée. Il encouragera également l’analyse stratégique des big data, la surveillance des patients en temps réel et les feedback [des utilisateurs]. »

    DSE : le Vietnam pourrait devenir un exemple à suivre en Asie

    L’objectif du Vietnam sur le long terme est de développer un réseau de santé connecté qui renforcera la coordination des soins et améliorera l’efficacité du système de santé en termes de coûts, de productivité et de sécurité, avec un accès rapide aux informations nécessaires à la prise de décision.

    « Si tout se passe comme prévu, le Vietnam sera le premier pays à revenu intermédiaire d’Asie à mettre en œuvre des DSE normalisés à l’échelle nationale avec HL7 FHIR », se réjouit Mme Roth, qui, de par son poste au sein de l’ADB, participera à cette transformation.

  • Vietnam: focus on major digital health projects, a sector in full development

    At the end of December 2017, Susann Roth, senior social development specialist at the Asian Development Bank (Philippines), delivered on the website HealthInvestor Asia her analysis of the eHealth market in Vietnam, and more precisely on how the country is developing its digital health capacity.

    Among the government projects are the introduction of a nationwide electronic health record (EHR) system during the year, the development of IoT technologies within the industry, and the implementation of the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework to improve health data exchange and information systems interoperability.

    Canada, Denmark and South Korea: 3 examples to follow in eHealth

    Roth said that Vietnam can be inspired by other countries in the digital health sector :

    • The Ministry of Health is closely watching the situation in Canada, which has invested US$ 2.15 billion (€1.8 billion) in its digital Health Infoway and achieved an estimated US$16 billion (€13.4 billion) in benefits in quality, access and productivity gains from investments made in tele-health, drug information systems, diagnostic imaging, and clinic electronic medical records.

    Denmark and eHealth: interesting long-term savings from going digital case

    • According to the specialist, Denmark is one of the best example of a long-term savings from going digital for Vietnam. Since 2009, the Danish government has spent nearly US$335 million (€280 million) on eHealth, about 1% of its healthcare spending at the time. This investment has generated annual savings between US$53 million and US$78 million (between €44 million and €65 million).
    • The Asian country can also draw inspiration from South Korea, which recently announced that it would increase investments in the medical and healthcare sectors by more than US$100 million (€83.5 million) over the next two years, « with most of this activity concentrated in areas related to administrative simplification, claims adjustment (…) and electronic health records », Susann Roth said.

    Developing countries can directly « apply the latest technologies to their context »

    « The advantage of developing countries is that they don’t have to build on legacy digital information systems from 20 years ago, » she added. « They can leapfrog and apply the latest technology to their context, like Vietnam is doing now by quickly moving from paper-based to digital. »

    Data: an increasingly concern about data content relevant for the individual patient

    Vietnam is rapidly building its digital health capacity, the expert observes. The government knows that digital health will become less hierarchical and more patient-centered in the coming years.

    Sector stakeholders will be less concerned with aggregated population data and more with data content relevant for the individual patient. Better health information is indeed essential for managing more complex chronic diseases, which often require several specialists and a lot of patient information exchange.

    The example of a patient with diabetes

    In order to shed light on the importance of digital data, Susann Roth takes as an example a diabetic patient with hypertension.

    • He/she needs to consult a primary care doctor for regular checkups.
    • He/she is also required to monitor his/her blood sugar levels, record the results, and consult specialists to identify any early signs of side effects due to the use of diabetes medication like hypertension, for example.
    • He/she also benefits from a complete record of his/her medical history through various electronic health records, crucial documents for emergency interventions such as surgery, and which reduce treatment errors, save time, cut red tape, and facilitates insurance reimbursements.

    « It is thus clear that digital health can decrease the administrative burden of care delivery, improving its quality, make it more efficient, and enhance patient self-management. »

    « Ambitious plans » to introduce a nationwide EHR

    « [In particular,] Vietnam has ambitious plans to introduce a nationwide electronic health record (EHR) system in the next months. »

    Goal : to better manage patients at the local community level, and to better understand the health needs of the population « while assessing whether the national health insurance scheme has had actual impact ».

    The introduction of EHRs, however, comes with many challenges, Mrs. Roth noted. One of them is that Vietnamese health officials will have to agree on health information standards. They have to decide which information exchange codes to use.

    « Standardization is the foundation for seamless, secure health information exchange within the digital health system. It requires a digital health governance structure to enable officials figure out who has access to data, where and how the data securely stored and exchanges (…). Of course, digital health is complex, and mistakes will be made for sure. But it’s important to start somewhere, and then take the process forward step by step. »

    Towards an adoption of IoT technology

    Digital health technology is also rapidly evolving with the adoption of the internet of things (IoT).

    IoT technology will lead to more complex health information systems, « since more devices and more sources of information will need to be connected, ideally linked to electronic health records to get a complete picture of patients. More detailed information will need to be exchanged, which again depends on good governance and standardization, » the expert said.

    FHIR: a framework for setting standards in the industry

    Vietnam has decided to use the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework as a practical solution for health data exchange and information systems interoperability.

    HL7 FHIR aims to set standards in the healthcare sector. It is a draft standard describing data formats and resources as well as an application programming interface for the exchange of electronic health records, particularly in complex information systems, including IoT.

    The solution improves the sharing of documents such as PDF files by directly exposing discrete data elements as services. For example, basic information such as patient data, admissions, diagnostic reports, and prescribed medications can each be retrieved and manipulated through their own resource URLs. This speeds up the exchange of health information and allows data mining from complex documents.

    « Although it is still early to fully demonstrate how HL7 FHIR will change digital health technology, experts predict that it will fundamentally change how health data is exchanged, » Susann Roth said. « HL7 FHIR will basically allow countries to create a digital “health web” by using the http protocol as an information exchange platform and thus create a distributed information system, which will provide relevant information to each user, while protecting privacy. It will also encourage strategic big data analytics, real-time patient monitoring, and feedback. »

    EHR: Vietnam could become an example to follow in Asia

    The long-term goal of Vietnam is to develop a connected health web that will enhance coordinated care and will improve health system efficiency in terms of cost, productivity and security, with quick access to the information needed for decision-making.

    « If everything goes according to plan, Vietnam will be the first middle-income country in Asia to implement nationwide standardized EHRs with HL7 FHIR, » said Mrs. Roth, who will be part of this transformation as a senior social development specialist at the Asian Development Bank.

  • Etude : résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude* publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

    Le jeu vidéo pour récupérer une vision binoculaire

    L’amblyopie est un trouble d’acuité visuelle qui touche entre 2 et 5% de la population. Un oeil a une acuité très diminuée, voire inexistante, alors que l’autre fonctionne correctement. Cette maladie est le plus souvent traitée par un masquage de l’oeil sain afin de forcer l’autre à travailler davantage. Cette méthode, assez stigmatisante, n’est par ailleurs efficace que chez les enfants.

    Depuis 2006, de nouvelles formes de prise en charge sont donc apparues. Elles consistent à faire travailler les deux yeux en même temps, en présentant des stimuli visuels à fort contraste à l’œil amblyope et d’autres avec un contraste inférieur à l’œil sain. Ce principe, visant à récupérer une vision binoculaire, a été appliqué à des jeux vidéo. Des études préliminaires ont montré des résultats prometteurs dans le traitement de l’amblyopie de l’enfant mais aussi de l’adulte.

    Un tetris pour traiter l’amblyopie

    Des chercheurs canadiens, néo-zélandais et australiens ont donc mis au point un essai multicentrique, randomisé, en double aveugle afin de comparer l’efficacité d’un jeu vidéo binoculaire à un jeu placebo. Entre mars 2014 et juin 2016, 115 participants âgés de 7 ans et plus atteints d’une ambyopie unilatérale ont été recrutés. La moitié d’entre eux devait utiliser un jeu vidéo de type Tetris, avec des blocs qui tombent, pendant une heure par jour pendant six semaines. Ce jeu se pratiquait à domicile sur un iPod Touch. Les membres du groupe contrôle jouaient à un jeu placebo qui présentait des images identiques aux deux yeux. Les résultats de cette étude ont été publiés en ligne, le 4 janvier, dans le Jama Ophthalmology.

    Résultats

    • La pratique du jeu vidéo n’a pas eu d’impact significatif sur l’amélioration des symptômes
    • Le jeu vidéo actif a amélioré l’acuité visuelle de 0,06 logMar (unité qui permet de quantifier l’acuité visuelle) alors que le jeu placebo l’a amélioré de 0,07
    • Le taux d’adhésion au jeu vidéo était plus faible dans le groupe actif que dans le groupe contrôle
    • Aucune différence d’impact n’a été noté entre les enfants et les adultes

    Vers des jeux plus attrayants pour mieux soigner

    Ces résultats décevants, aussi bien sur les symptômes que sur l’adhésion au traitement, font dire aux auteurs de ces travaux qu’ « un contenu plus attrayant et une plus grande variété de jeux aideront à maintenir l’attention pendant de longues périodes ». Les études les plus convaincantes avaient été menées en laboratoire. Dans ce contexte, les participants jouaient pendant une voire deux heures. A domicile, les malades jouaient plusieurs fois par jour mais pendant de courtes périodes. Un autre essai clinique randomisé est en cours. Il devrait permettre de savoir si la réponse au traitement de l’amblyopie par jeu vidéo est dépendant de sa durée.

  • New models of care using smarter systems to improve access to care in remote areas in NZ

    Navilluso Medical, one of New Zealand’s leading healthcare companies, announced in late 2017 that it had partnered with the New Zealand Ministry of Health and Accident Compensation Corporation (ACC), a New Zealand Crown entity, to explore, design and deliver new models of care, using smarter systems in order to improve health outcomes for New Zealanders, particularly in isolated areas.

    Over the next two years, a total of NZ$ 1.4 million (€828,000) will be allocated to a pilot project to improve access to healthcare services and resources for people living in remote areas or places that are difficult to reach.

    Navilluso Medical to establish the 1st national digital health center in NZ

    This new model of care, called « MAiHEALTH », will be evaluated at the end of the project term.

    Navilluso Medical is led by Dr Lance O’Sullivan, who developed iMOKO, a digital health program that provides high quality basic health services focusing on people with high needs, especially vulnerable children.

    To reduce inequalities and improve access to care through digital tools

    « We aspire to create health outcomes that address issues like inequity and access and that allow us to deliver better health to more people for less cost, » Dr O’Sullivan said (source: Nzdoctor.co.nz). « This new partnership is an opportunity to further develop an innovative digital health program by New Zealand for New Zealand. »

    Dr. Lance O’Sullivan said he often heard about patients not having access to doctors in remote areas. « These people aren’t coming in with trivial [health] problems, he said (source: Radionz.co.nz). It just goes to show we need to redesign how we allow people to get access to health. »

    E-health: making New Zealand’s regions more attractive

    Navilluso Medical intends to develop the first national digital health center. It will be based in Kaitaia, a town in the Far North District of the country. This project will help promote regions in New Zealand as legitimate bases when considering where to operate innovative businesses such as MAiHEALTH.

    High tech: health services must catch up in New Zealand

    According to Dr. O’Sullivan, health services have to catch up with the technology changes that have influenced other sectors such as e-commerce and entertainment. « The opportunity presents itself today to utilise technology for more than entertainment or convenience such as online shopping, netflix, Uber and so on, » he said (source: Nzdoctor.co.nz). « It is about getting our country healthier in ways that are quicker, smarter and more economical. »

  • Une Application de suivi pour aider les patients à mieux gérer leur santé mentale (Australie)

    Monsenso, une entreprise danoise qui développe des solutions mobiles pour la santé mentale, a annoncé début janvier 2018 avoir signé un partenariat avec l’association australienne de santé sociale On the Line afin d’épauler les conseillers de l’entreprise.

    Objectif : leur fournir des informations précises sur les patients pour qu’ils puissent les aider à gérer eux-mêmes leur anxiété, leur trouble bipolaire, leur trouble de la personnalité borderline, leur dépression, leur trouble de stress post-traumatique ou leur schizophrénie.

    Une application d’autogestion pour renforcer le lien entre conseillers et patients

    On the Line offre des services de consultation par téléphone mais aussi des services de discussion sur internet, des services de vidéo-conseil et de modération sur les réseaux sociaux 24h/24 et 7j/7 à plus de 80 000 personnes chaque année.

    La solution mHealth de Monsenso agira en tant qu’application proactive d’autogestion pour renforcer le soutien des personnes dans le besoin et la connexion entre les conseillers et les patients. Plus précisément, la technologie offrira un système de surveillance détaillé du quotidien des patients pour que les conseillers On the Line puissent accéder à des informations précises sur leurs clients. Ces données leur permettront d’aider les personnes qui les contactent à mieux gérer leur santé en personnalisant davantage leurs conseils.

    Des données précises seront récoltées sur les patients afin de personnaliser les interventions

    Les clients pourront enregistrer via l’outil diverses informations telles que leur niveau d’humeur et de stress, leurs heures de sommeil, les médicaments qu’ils prennent et les exercices physiques qu’ils pratiquent. Ces données seront intégrées au tableau de bord de l’application pour donner aux conseillers On the Line un aperçu et une analyse historiques pour chacun de leurs clients.

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins ambulatoires »

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins à distance et ambulatoires, estime Thomas Lethenborg, P.-D.G. de Monsenso (source : Monsenso.com). La collecte de données en temps réel et la synchronisation des informations entre clinicien et client peuvent contribuer à améliorer la qualité du conseil psycho-thérapeutique. »

    La technologie de Monsenso aidera les patients à identifier les signaux d’alerte

    « [L’outil] de Monsenso aidera les conseillers à avoir une vision plus claire [de l’état de santé quotidien de leurs clients], a déclaré de son côté Kim O’Neill, P.-D.G. d’On The Line. Pour nos clients, [la technologie] les aidera à gérer leur condition, à identifier les déclencheurs et les signaux d’alerte [afin de] leur permettre de mieux gérer leur santé sociale et leur bien-être. »

  • A monitoring mobile app to help patients better manage their mental disorders (Australie)

    Monsenso, a Danish company that develops mobile solutions for mental health, announced in early January 2018 that it had signed a partnership with the Australian social health association On the Line to support its counselors.

    The purpose is to give them accurate information about their clients in order to help them self-manage their own anxiety, bipolar disorder, borderline personality disorder, depression, post-traumatic stress disorder, or schizophrenia.

    A proactive self-management app to strengthen connection between counselors and patients

    On the Line offers telephone consultation, web chat, video chat and social media moderation services 24/7 to more than 80,000 people each year.

    Monsenso’s mHealth solution will be used as a proactive self-management mobile app to strengthen support and connection between counselors and patients. More precisely, the tool will offer a detailed routine monitoring system to help On the Line counselors access detailed information about their clients. These data will help counselors help clients to better manage their health by refining their interventions.

    Accurate patients data will be collected to improve counselors’ interventions

    Patients will be able to record some health information via the app such as mood level, stress, sleep hours, medications taken, and physical exercise. This data will be integrated into the app’s dashboard to give On the Line counselors an historical overview and analysis for each client.

    « Our mHealth solution is the ideal complement to outpatient care »

    « Our mHealth solution is the ideal complement to remote and outpatient care, » said Thomas Lethenborg, CEO of Monsenso (source: Monsenso.com). « The live-time data collection and synchronization between clinician and client can help enhance the quality of psychotherapeutic counseling. »

    Monsenso’s solution will help patients identify warning signs

    « The Monsenso solution will help counselors have a clearer picture of how their clients feel on a daily basis, » said Kim O’Neill, CEO of On The Line. For our clients, it will help them manage their condition, identify triggers and warning signs and empower them to better manage their social health and well-being. »

  • Des modèles de soins plus intelligents pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées (NZ)

    Navilluso Medical, l’une des principales sociétés de santé néo-zélandaises, a annoncé fin 2017 s’être associée avec le ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande et l’Accident Compensation Corporation (ACC) pour explorer, concevoir et offrir de nouveaux modèles de soins en utilisant des systèmes plus intelligents afin d’améliorer les résultats de santé des Néo-Zélandais, en particulier dans les régions isolées du pays.

    Au cours des deux prochaines années, un montant total de 1,4 million NZD (828 000 €) sera affecté à un projet pilote visant à améliorer l’accès aux services et aux ressources de santé pour les personnes vivant dans des zones reculées ou difficiles d’accès.

    Navilluso va créer le 1er centre national de santé numérique en Nouvelle-Zélande

    Ce nouveau modèle de soins, baptisé « MAiHEALTH », sera évalué à la fin du projet.

    Navilluso Medical est dirigé par le Dr. Lance O’Sullivan. Ce dernier a développé iMOKO, un programme de santé numérique qui fournit des services de santé de première nécessité de haute qualité en se concentrant sur les personnes présentant des besoins importants, en particulier les enfants vulnérables.

    Limiter les inégalités et le manque d’accès aux soins via le numérique

    « Nous aspirons à créer des résultats en matière de santé qui traitent de problèmes tels que l’inégalité et le manque d’accès aux soins et qui nous permettent d’offrir une meilleure santé à plus de personnes et à moindre coût, a déclaré le Dr. O’Sullivan (source : Nzdoctor.co.nz). Ce nouveau partenariat est l’occasion pour la Nouvelle-Zélande de développer un programme de santé numérique innovant. »

    Le Dr O’Sullivan a déclaré qu’il entendait souvent parler de patients qui n’avaient pas accès à des médecins dans des endroits isolés. « Ces personnes ne [cherchent pas à consulter pour] des problèmes [de santé] triviaux, assure-t-il (source : Radionz.co.nz). [Cette situation] montre simplement que nous devons revoir la façon dont nous permettons aux gens d’accéder à la santé. »

    E-santé : rendre les régions de Nouvelle-Zélande plus attractives

    Navilluso Medical a l’intention de développer le premier centre national de santé numérique de Nouvelle-Zélande. Il sera basé à Kaitaia, dans le Northland. Ce projet permettra de favoriser la promotion de la région dans l’optique qu’elle devienne une base légitime pour les entreprises innovantes comme MaiHEALTH.

    NZ : les services de santé doivent rattraper leur retard en matière de high tech

    Selon le Dr. O’Sullivan, les services de santé doivent rattraper au plus vite leur retard dans le domaine des nouvelles technologies, très développées dans d’autres secteurs comme le commerce ou les loisirs. « Aujourd’hui, nous avons l’occasion d’utiliser la technologie pour [être plus ludique ou gagner en] commodité, comme c’est le cas avec les achats en ligne, Netflix, Uber et ainsi de suite, a-t-il déclaré (source : Nzdoctor.co.nz). Il s’agit de rendre notre population en meilleure santé d’une manière plus rapide, plus intelligente et plus économique. »

  • WDMH Academy : appel aux porteurs d’innovations pour participer à une série dédiée à la e-santé

    L’association AquitHealth organise sous la marque WDMH (When Doctors Meet Hackers), a lancé le 6 janvier 2018 un appel aux start-ups dans le domaine de la e-santé, ayant des produits innovants à proposer et souhaitant se positionner sur le marché de la e-santé, pour participer à un programme d’accélération sous forme d’une mini-série télé de 6 épisodes.

    Les participants sélectionnés pourront exposer leurs projets et, au fil des épisodes, grâce à un travail collaboratif, faire évoluer leurs capacités commerciales à développer du business. Ils pourront ainsi mettre à l’échelle leur activité.

    Pour les participants, c’est l’occasion de s’inspirer des autres, profiter de conseil d’experts et d’une levée de fond pour les finalistes.

    Ambitions du projet

    L’objectif est de donner de la visibilité aux start-ups et de repenser la santé à travers l’innovation. En réunissant des équipes toutes tendant vers le même objectif, le travail collaboratif qui se mettra en place permettra à chaque acteur d’en sortir enrichi.

    À raison d’une émission par mois, les participants seront confrontés à de nouveaux défis et à leur issue remporteront des récompenses.

    Le jury

    Le jury est composé de Cécile Monteil, directrice médicale à iLUMENS, Uwe Diegel, PDG de LifeInABox et Eric Sebban, président de Visiomed Group S.A.

    Inscription

    La candidature doit être soumise via ce lien.

    Pour recevoir les informations liées à l’appel, il est possible de souscrire à une newsletter via ce lien.

  • NHS England : le Centre national de cybersécurité a renforcé la sécurité du système de santé (bilan)

    Le National Cyber Security Center (NCSC), une agence appartenant au service de renseignements électroniques du gouvernement britannique (GCHQ), a publié début décembre un rapport synthétisant le travail accompli par l’organisation depuis sa création en octobre 2016.

    Ce premier bilan est plutôt positif. Le NCSC a réussi à renforcer la sécurité numérique du système de santé britannique en gérant avec efficacité plus de 1 000 rapports d’incidents et en contrant des dizaines de milliers d’attaques dites « de phishing » au cours de l’année.

    Plus de 79 000 attaques de phishing potentielles empêchées

    Au cours de ses douze premiers mois d’activité, le National Cyber Security Center a reçu 1 131 rapports d’incidents, dont 590 qui ont été classés comme « importants », indique le rapport de l’agence.

    Il déclare par ailleurs avoir empêché plus de 79 000 attaques de phishing* potentielles en bloquant les courriels malveillants portant un suffixe « @gov.uk ». Le document révèle également que l’organisation est parvenue à réduire à seulement une heure, contre 27 heures auparavant, la durée d’existence en ligne d’un site de phishing.

    Parmi les plus grandes opérations menées cette année par le NCSC figure la résolution de l’incident causé par le logiciel malveillant WannaCry, qui a perturbé plus d’un tiers des trusts du NHS England.

    * Le phishing est une forme de cyberattaque. Les victimes reçoivent un e-mail contenant un lien vers un site pirate sur lequel le(s) hacker(s) peuvent récupérer leurs données personnelles.

    « Le NCSC est en 1ère ligne pour protéger le RU contre [les] cyberattaques »

    « Le NCSC a réuni des compétences, des capacités et des partenariats sans pareil et, au cours de sa première année, a fait d’énormes progrès pour accroître et améliorer nos capacités cybernétiques, félicite Jeremy Fleming (source : Digitalhealth.net), directeur du Government Communications Headquarters (GCHQ). Il est en première ligne pour protéger le Royaume-Uni contre un nombre croissant de cyberattaques. »

    Cybersécurité et santé : les initiatives se multiplient au Royaume-Uni

    Des alertes SMS pour améliorer la communication en cas de cyberattaques

    NHS Digital a récemment mis en place un système permettant d’envoyer aux différents professionnels du NHS des mises à jour sur l’état du système de sécurité de l’établissement ciblé en cas d’incident de sécurité majeur. Il a été mis au point par la CareCERT, une équipe d’intervention dédiée à la gestion des urgences informatiques formée par NHS Digital à la demande du ministère de la Santé.

    Lors d’une cyberattaque, les alertes et mises à jour de la CareCERT sont envoyées à l’ensemble des cliniciens et à tout le personnel hospitalier. Les professionnels du NHS peuvent également avoir accès aux informations fournies par la CareCERT sur le site web de NHS Digital.

    Par ailleurs, l’agence travaille actuellement avec le National Cyber Security Center pour « établir un réseau de professionnels de l’informatique et de la sécurité dans les domaines de la santé et des soins », capable de fournir une assistance aux établissements et au personnel médical en cas d’attaques.

    Pays de Galles : un programme d’accélération pour les start-up IoT

    Un nouveau programme d’accélération de douze semaines vient d’être lancé au Pays de Galles. Il vise à apporter un soutien financier et stratégique aux start-ups du secteur de l’IoT spécialisées dans la cybersécurité, les services de soins et d’autres domaines clés de l’industrie.

    Dix participants seront sélectionnés pour rejoindre le programme. Ils recevront chacun un investissement de 50 000 livres sterling (56 600 €) et une formation supplémentaire d’une valeur de 70 000 GBP (79 200 €), en échange d’une participation de 10 % dans l’entreprise.

    Les start-up retenues auront également accès à des installations et à des locaux gratuits pour les aider à développer leurs activités.

    Le projet a été mis en place par Innovation Point, The Accelerator Network, Barclays Eagle Labs, Inspire Wales et la Development Bank of Wales.

  • Etude : les ophtalmologistes estiment que les EHR ont fait baisser leur productivité (Jama)

    Une majorité d’ophtalmologistes a adopté le dossier patient électronique (EHR). Pourtant, si 72% de ces spécialistes ont abandonné le papier, ils jugent sévèrement l’arrivée de cette nouvelle technologie. D’après une étude publiée le 28 décembre dans le Jama Ophthalmology, 75% estiment que les EHR ont fait grimper leurs charges et diminuer leur productivité.

    Le dossier électronique devenu majoritaire

    En 2006, une première étude sur le dossier patient électronique (EHR, Electronic Health Records) avait révélé que seulement 19% des ophtalmologistes américains avaient adopté cet outil. Le taux de satisfaction chez ces pionniers était en revanche élevé : 69% d’entre eux se disaient satisfaits des EHR. La mise en place d’incitation à l’adoption du dossier médical électronique s’est révélée efficace puisqu’en 2011, 47% des ophtalmologistes étaient passé aux EHR. En revanche, le taux de satisfaction avait commencé à baisser.

    Des opinions très mitigées

    Une nouvelle étude a été menée chez les spécialistes de la vue afin de suivre le taux d’adoption de la technique mais aussi, en parallèle, le ressenti des médecins concernant son impact sur la productivité. Quelque 2000 membres de l’American Academy of Ophthalmology ont reçu un questionnaire par mail entre 2015 et 2016; 348 (soit 17,4%) ont répondu.

    Résultats

    • 72,1% des ophtalmologistes utilisaient un système de dossier patient électronique
    • 2/3 avaient recours aux EHR dans un but clinique (e-prescription, gestion des images, documentation clinique…) En 2011, l’utilisation des EHR était surtout administrative.
    • 52% stockaient leurs données localement, 34% sur un serveur externe et 10% ne savaient où étaient stockées leur data

    Une baisse de la productivité ressentie

    Les ophtalmologistes ont également été interrogés sur leur niveau de satisfaction concernant leur système d’electronic health records :

    • 49% se sont déclarés satisfaits de leur système de gestion d’image et 50% de documentation clinique
    • 41% des ophtalmologistes interrogés estiment que leurs revenus ont baissé suite à l’adoption du dossier électronique, 35% estiment qu’ils sont restés stables, et 9% qu’ils ont augmenté
    • 76% estiment que l’attitude des patients vis à vis des EHR est positive
    • 35% déclarent que les EHR ont affecté négativement la qualité des soins, 25% que cette technologie a eu un effet positif et 36% qu’elle n’a pas eu de conséquence

    L’impossible retour au papier

    Malgré ces sentiments mitigés, plus de la moitié des ophtalmologistes (52%) recommanderaient à leurs confrères de passer au dossier électronique et ils ne sont « que » 36% à se dire prêts à retourner au papier. Et en la matière, les jeunes et les seniors partagent le même retour d’expérience. Pourtant, 60% de l’ensemble des spécialistes déclarent que des « erreurs » interviennent quelquefois, voire souvent, avec les EHR.

    Par ailleurs, le sentiment de baisse des revenus n’est pas corroboré par des chiffres. Trois larges études ont, au contraire, montré qu’il n’y avait eu aucune diminution du nombre de patients par spécialiste avec l’arrivée du dossier patient électronique. Les auteurs de l’étude avancent l’hypothèse que les ophtalmologistes qui ont répondu sont peut-être ceux qui étaient le plus mécontents. Ce qui pourrait constituer un biais.

    Vers des EHR plus conviviaux

    « Les sondages révèlent une insatisfaction croissante dans l’utilisation des EHR », déclare cependant l’un des auteurs de l’étude. Dans un monde parfait, ces systèmes devraient aider les fournisseurs à prodiguer des soins efficaces aux patients et incluraient une interface positive et conviviale, a-t-il ajouté. Selon lui,  » nous finirons avec de tels systèmes si les intervenants, y compris les professionnels de la santé qui utilisent le dossier électronique, et ceux qui les conçoivent travaillent ensemble. »