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  • Data : 11 laboratoires publics français spécialisés dans la recherche en IA appliquée à la santé

    En France, plus de 80 laboratoires de R&D publics et privés travaillent sur des problématiques liées à l’intelligence artificielle. Selon le hub France is AI, ils seraient donc près de 15 000 chercheurs à se consacrer à cette problématique. Mais seule une petite partie de laboratoires revendiquent clairement des recherches sur les applications dans le domaine de la santé.

    Si les entreprises privées qui ont ouvert un laboratoire d’IA dans l’hexagone sont connues (et souvent d’origine étrangère) – Huawei, IBM Watson Health, Microsoft research, Orange Healthcare, Axa data lab, Fujitsu ou Facebook AI Research Paris -, les laboratoires publics se font plus discrets.

    Dans la rubrique Data du site web, H&TI présente, mercredi 24 janvier 2018, 11 structures publiques, leur nom, l’identité de leur directeur, leur site.

  • Medicen étend le délai pour candidater à son AMI « Digital Health for Chronic Disease Management »

    Dans une communication du 23 janvier 2018, Medicen Paris Région annonce prolonger le délai de dépôt de candidatures pour l’AMI qu’il avait lancé le 22 novembre 2017 sur le thème de la prise en charge de maladies chroniques « Digital Health for Chronic Disease Management » – DHforCDM.

    Les conditions et modalités de candidature demeurent comme décrites dans l’article ci-contre, mais la date limite de candidature a été fixée au 12 février 2018.

    Acteurs académiques, cliniciens, start-ups, PME, industriels, mutuelles et assurances sont invités à rejoindre l’initiative DHforCDM. Les nouveaux candidats seront conviés à une réunion d’information qui se tiendra le mercredi 14 février 2018, de 14h à 17h, dans les locaux de Medicen, et lors de laquelle les pré-projets déjà formés ainsi que les nouveaux porteurs de projets ayant rejoint l’initiative seront présentés.

  • Etude : des chaussures à laser améliorent la marche des parkinsoniens (Neurology)

    Moins de blocages de la marche et sur des durées moins longues chez des personnes souffrant de la maladie de Parkinson, c’est le résultat obtenu par des chaussures équipées de lasers. Cette preuve de concept, apportée par une équipe de chercheurs néerlandais, a été publiée* le 20 décembre 2017 dans l’édition en ligne de la revue Neurology.

    Parkinson : lutter contre le « freezing » de la marche

    En France, 150 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson. Deuxième maladie neurodégénérative derrière la maladie d’Alzheimer, elle se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques qui sont centraux dans le contrôle des mouvements. L’un des principaux symptômes se nomme le « freezing » : pendant quelques secondes, voire quelques minutes, le malade est bloqué, les pieds restent collés au sol, il lui est impossible d’effectuer un pas. Ce symptôme est à l’origine de nombreuses chutes. Et les médicaments dopaminergiques ne sont guère efficaces contre ces blocages de la marche.

    Des chaussures à rayon laser testées en laboratoire

    Des chercheurs en neurologie néerlandais ont testé une approche non-pharmacologique contre le « freezing » : des chaussures équipées de lasers. Ce dispositif s’appuie sur des connaissances bien établies concernant la maladie de Parkinson. En effet, les neurones impliqués dans les mouvements conscients ne sont pas affectés. Les chaussures projettent donc automatiquement un rayon laser dès que le malade entame un pas en déplaçant le poids du corps sur un pied. Le patient pense alors à avancer son pied vers ce repère visuel.

    Le dispositif a été testé sur 21 patients parkinsoniens souffrant tous de freezing. Seulement une partie d’entre eux étaient sous médicaments dopaminergiques. Dans cette étude de concept, tous les participants ont fait dix essais avec et dix essais sans chaussures lasers. L’évaluation a été faite dans le cadre d’un protocole de marche standardisé. Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 décembre 2017 dans la version en ligne de Neurology, la revue officielle de l’American Academy of Neurology.

    Résultats : une amélioration de la marche

    Le port de chaussures lasers a été associé à une réduction significative du nombre d’épisodes de « freezing » :

    • Baisse de 45,9% chez les patients sans traitement
    • Baisse de 37,7% chez les patients sous traitement

    Le dispositif a aussi permis de réduire le temps de blocage de :

    • 56,5% chez les patients sans traitement
    • 51,4% chez les patients sous traitement

    Par ailleurs, les 21 patients ont été interrogés sur leur sentiment par rapport au port de ces chaussures équipées de lasers :

    • 12 patients (57%) ont déclaré qu’ils avaient ressenti une amélioration modérée à importante de la marche
    • 4 patients (19%) ont rapporté une petite amélioration
    • 3 patients (14%) n’ont perçu aucun changement
    • 12 se sont dits intéressés par l’achat d’un tel dispositif, 6 ont déclaré y réfléchir et 1 n’était pas du tout intéressé.

    Une preuve de concept et des améliorations à prévoir

    « Ces résultats mettent en évidence l’efficacité immédiate des chaussures à lasers dans le cadre d’un essai contrôlé et mené en laboratoire », concluent les auteurs de l’étude. Des améliorations sont cependant nécessaires. « Idéalement, le laser ne devrait se déclencher que quand le blocage est détecté, mais nous n’en sommes pas encore là, » a déclaré Murielle Ferraye, principale auteure de l’étude et conceptrice des chaussures. Par ailleurs, le dispositif devra être évalué au domicile des patients, en situation de vie réelle, et sur un plus grand nombre de personnes.

     

  • 10M€, centres de formation et soutien à la recherche en IA : Facebook & Google investissent en France

    Facebook va doubler les capacités de son centre de recherche sur l’intelligence artificielle (IA) à Paris, injecter 10 millions d’euros dans la recherche et prendre part dans la recherche publique française. Google veut également devenir un acteur clé de la recherche publique française et ouvrira son premier centre de recherche sur l’IA sur le territoire français.

    L’objectif est de développer les usages de l’IA non seulement dans les domaines d’applications classiques, mais également en santé.

    Ces annonces ont été faites à l’occasion du sommet organisé le 22 janvier 2018 par Emmanuel Macron, Président de la République, réunissant 140 dirigeants d’entreprises internationales à Versailles, sous la bannière Choose France! (Choisissez la France!).

    FAIR : augmentation des capacités du laboratoire parisien et financement de plusieurs programmes

    Le laboratoire de recherche fondamentale sur l’IA de Facebook, Facebook AI Research, installée à Paris depuis 2013 et dirigé par Yann Le Cun, va doubler ses effectifs en passant d’une trentaine de chercheurs à une soixantaine. Facebook dispose de 3 autres centres de ce type.

    Un investissement dans l’IA française de 10 millions d’euros va accompagner cette première mesure.

    Par ailleurs, un programme de financement de bourses d’études et de doctorats auprès de plusieurs universités va être déployé. Un fonds pour la collecte de données ouvertes au profit d’une institution publique française va également être créé.

    Facebook a également annoncé le lancement de deux programmes de formation au numérique en ligne à destination de deux groupes de publics :

    • 65 000 chercheurs d’emploi en partenariat avec Pôle Emploi ;
    • femmes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat.

    Google : intérêt pour la recherche publique et constitution de centres de formation au numérique

    Google, quant à lui, a annoncé la création de quatre espaces de formation au numérique ainsi que la constitution d’un nouveau centre de recherche réunissant trois équipes de chercheurs (15 en tout) dans le domaine de l’IA.

    Ce sera le deuxième centre de recherche de ce type en Europe après celui de Zürich, dirigé par Olivier Bousquet, responsable de celui de Zürich, et qui serait amené à se développer en fonction des résultats obtenus.

    Devenir acteur de la recherche publique à long terme

    Google souhaite instaurer une coopération active et sur du long terme avec des acteurs de la recherche publique française et ne pas se limiter à déployer une activité commerciale sur le territoire français. Cette collaboration pourrait être matérialisée sous forme de contrats de recherche ou des postes hybrides avec des chercheurs acteurs à la fois du monde académique et du monde industriel.

  • Australie : un système NB-IoT pour améliorer le suivi des patients à domicile

    Des chercheurs de la Griffith University, en Australie, collaborent avec le groupe de télécommunications Huawei Australia et Tonwo Health Clinic Technology pour aider les patients et les médecins à gérer à distance les maladies chroniques via des dispositifs portables (tensiomètre, glucomètre…), a déclaré l’établissement fin décembre 2017.

    La particularité du système est que tous les appareils seront équipés de puces NB-IoT* afin d’envoyer en direct les données recueillies par les patients sur une plateforme dédiée, permettant ainsi aux médecins de les analyser en temps réel.

    La technologie NB-IoT permet un suivi à domicile en temps réel

    Un patient plus engagé

    Cinq appareils sont prêts pour le lancement : un tensiomètre, une moniteur de pression artérielle à placer sur le bras, un oxymètre de pouls à tenir dans la main, un glucomètre et une échelle de graisse corporelle.

    Le but est d’aider les patients à gérer eux-même leurs problèmes de santé tels que l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et le diabète.

    Les dispositifs, qui devraient être mis à la disposition des médecins et des patients en février, seront dotés de puces NB-IoT* fournies par Huawei Technology, qui enverront les données en temps réel sur une plateforme d’application.

    Les médecins pourront alors analyser en direct les informations recueillies pour établir un diagnostic, vérifier à distance la santé de leurs patients et guider les utilisateurs sur la façon de surveiller leur santé.

    * L’IoT à bande étroite (NB-IoT) est une technologie basée sur les normes de faible puissance et à grande portée (LPWA), développée pour permettre le déploiement d’une large gamme de nouveaux appareils et services IoT. Le NB-IoT améliore de manière significative la consommation d’énergie des dispositifs utilisateurs, la capacité du système et son efficacité.

    Home care : des soins plus efficaces et moins coûteux

    L’ajout de dispositifs portables pour la gestion et la surveillance des soins devrait permettre au système de santé australien d’économiser des milliards de dollars, analyse Mme Jing Sun, professeure agrégée du Menzies Health Institute du Queensland (MenziesHIQ) de la Griffith University.

    « Nous nous attendons à ce que les patients puissent surveiller leur tension artérielle, leur taux de glucose, leur IMC, leur fréquence cardiaque, leur pouls et l’état de leur cœur, explique-t-elle. Pendant ce temps, le médecin généraliste aura la capacité de fournir à un patient une surveillance complète à distance, en effectuant tous les contrôles de santé requis et en pouvant guider un patient sur son propre bilan de santé, sans déplacement (source : Griffith.edu.au).

    Un essai prévu dans les prochaines semaines sur la côté Est australienne

    Le Pr. Sun a participé avec son équipe à l’élaboration d’un prototype du dispositif portable et évalueront en ce début d’année les données dans le cadre d’un essai sur la Gold Coast, une région métropolitaine située au sud de Brisbane sur la côte est de l’Australie.

    « Le potentiel de l’IoT-NB dans le secteur des soins est illimité »

    « Nos dispositifs médicaux en temps réel NB-IoT sont les premiers au monde [à être développés] et sont désormais prêts pour la production de masse », a déclaré John Zeng, président de Tonwo Health Clinic Technology.

    Le réseau en Australie sera fourni par les opérateurs pour soutenir la communication entre les appareils et le dispositif NB-IoT.

    « Grâce à notre technologie IoT innovante, Huawei aide nos différents partenaires à connaître le succès et remplit sa mission en tant que plus grand incubateur IoT d’Australie », a déclaré Xichu Zhao, P.-D.G. d’Huawei Australia.

    « La technologie IoT est particulièrement adaptée au suivi des patients atteints de maladies chroniques ou pour ceux en cours de rétablissement. Avec la collaboration de la plateforme de test NB-IoT de la James-Cook University (Australie), nous sommes ravis d’en faire partie, a-t-il ajouté. Le potentiel de l’IoT-NB dans le secteur des soins est illimité et nous prévoyons que des business modèles encore plus prometteurs se concrétiseront dans un avenir proche. »

  • Australia: a NB-IoT system to improve home care monitoring

    A team of researchers at Griffith University, Australia, is collaborating with telecoms company Huawei Australia and Tonwo Health Clinic Technology to help patients and physicians remotely manage chronic conditions via wearable devices (blood pressure monitor table, blood glucose meter …), said the university at the end of December 2017.

    The innovative part of the system is that all devices will be equipped with NB-IoT * chips to send live data to an application platform, allowing doctors to analyze them in real time.

    NB-IoT technology enables real-time home monitoring

    A more engaged patient

    Five devices are ready for launch: a blood pressure monitor table, a blood pressure monitor on arm, a handheld pulse oximeter, a blood glucose meter, and a body fat scale.

    The goal is to help patients better self manage health conditions such as hypertension and cardiovascular disease and diabetes.

    The devices, which are set to become available in February, will use NB-IoT* chips provided by Huawei Technology, which will send live data to an application platform.

    Physicians will be able to analyze the information to make a diagnosis, remotely monitor the health of their patients and guide a patients on their own health check.

    * Narrowband-Internet of Things (NB-IoT) is a standards-based low power wide area (LPWA) technology developed to enable a wide range of new IoT devices and services. NB-IoT significantly improves the power consumption of user devices, system capacity and efficiency.

    Home care : more effective and less expensive care

    The use of wearable devices to improve care management and health monitoring should save billions in dollars for the Australian healthcare system, analyzed Mrs Jing Sun, associate professor from Griffith University’s Menzies Health Institute Queensland (MenziesHIQ).

    « It is expected that patients will be able to monitor their own blood pressure, glucose levels, BMI, heart rate, pulse oximeter and the condition of their heart, » she said. Meanwhile, a patient’s GP will have the ability to provide a patient with full remote monitoring, making all the required health checks and even being able to guide a patient on their own health check (source: Griffith.edu.au).

    A patient trial is planned in the coming weeks on the Australian east coast

    Pr. Sun and her teamat MenziesHIQ have been involved in the development of a prototype of the wearable device and will be evaluating the data as part of a patient trial at the beginning of this year on the Gold Coast, a city in the state of Queensland on the east coast of the country.

    « The potential of NB-IoT in the healthcare industry is unlimited »

    « Our NB-IoT real time medical devices are first in the world and are ready for mass production now, » said John Zeng, president of Tonwo Health Clinic Technology.

    The network in Australia will be provided by several operators in order to support the communication between the devices and NB-IoT.

    « With our innovative IoT technology, Huawei is helping different partners on their road to success and achieving our role as the largest IoT incubator in Australia, » said Xichu Zhao, CEO of Huawei Australia.

    « IoT technology is particularly suitable for monitoring patients with chronic disease or for those undergoing rehabilitation. With the collaboration of the NB-IoT testing platform at James Cook University (Australia), we are delighted to be a part of this, » he added. « The potential of NB-IoT in the healthcare industry is unlimited and we are expecting more exciting business models to come in the near future. »

  • Etude : le profil des utilisateurs d’applis sommeil passé au crible (Health Communication)

    Les personnes qui traquent leur sommeil grâce à des applications mobiles sont en bonne santé, surveillent aussi leur alimentation, leur exercice physique et appartiennent aux classes aisées. Tel est le portrait des utilisateurs d’applis sommeil que viennent de réaliser des chercheurs de l’Ecole de médecine de la New York University. Les résultats* de leurs travaux ont été publiés le 15 janvier 2018 dans la revue Health Communication.

    Mieux surveiller le sommeil pour mieux le traiter

    Les troubles du sommeil touchent 40% des Français. Ce sont les femmes qui se déclarent le plus touchées (39% contre 29% des hommes). Et ces troubles augmentent avec l’âge : 44% des plus de 75 ans sont insomniaques contre 22% des 16-24 ans. Ce portrait-robot est à mettre en regard avec celui des utilisateurs d’applications mobiles visant à traquer le sommeil. Ces outils sont-ils utilisés par ceux qui en ont le plus besoin ?

    La question mérite d’être posée dans la mesure où ils pensent que où l’utilisation généralisée des appareils pour surveiller ses habitudes quotidiennes peur offrir aux professionnels de santé un moyen de diagnostiquer plus rapidement et de traiter plus efficacement les problèmes de santé liés à l’augmentation des maladies cardiaques, du cancer et du diabète. D’après une étude de 2015, le temps passé au suivi de ses habitudes de santé est le deuxième le plus important si l’on considère l’ensemble du temps consacré à Internet.

    Partant de ce postulat, des chercheurs de l’école de médecine de la New York University ont mené une étude en juin 2015 auprès d’une population de 934 utilisateurs d’applications mobiles afin de mieux connaître l’usage qu’ils en font.

    Utilisateurs d’applis : des hommes aisés…

    L’étude transversale menée sur des zones géographique diverses a révélé que le profil des utilisateurs d’applications mobiles dédiées au sommeil ne ressemblait pas du tout à celui des personnes souffrant de troubles du sommeil.

    • 35% des hommes surveillent leur sommeil contre seulement 20% des femmes ;
    • Plus de la moitié appartiennent à des classes aisées ;
    • Leur âge moyen était de 47 ans ;
    • Ils ont entre 16 et 25 applis santé sur leur smartphone ;
    • Les applis sommeil les plus populaires sont Fitbit (10%), Lose (3,5%) puis Apple Health (2,6%).

    Les utilisateurs d’appli sommeil souhaitaient en savoir plus sur leur heure d’endormissement, l’existence d’éventuels micro-éveils nocturnes, d’un ronflement, de pauses respirations, et sur leurs changements de position.

    … et en bonne santé

    L’enquête de la New York Université qui comportait 36 questions a également permis de confirmer que les utilisateurs d’applis santé sont souvent eux-mêmes en… très bonne santé. Le sommeil n’est cependant pas la préoccupation numéro 1.

    • 28% de ces utilisateurs d’applis santé avaient recours à une appli sommeil ;
    • 53% avaient une appli dédiée à l’exercice physique ;
    • 48% utilisaient une appli pour améliorer leur alimentation.

    Les personnes qui traquaient leur sommeil avaient tendance à surveiller également d’autres éléments clés de leur hygiène de vie, et à avoir recours à d’autres fonctionnalités de la santé numérique, telles que les discussions en ligne avec des médecins. En outre, ils étaient nombreux à déclarer un « excellent » régime alimentaire. En revanche, l’utilisation d’applis sommeil était associée avec le fait de fumer tous les jours. Les personnes ayant souffert d’un AVC ou d’un infarctus étaient aussi sur-représentées.

    La nécessaire validation scientifique des applis

    « Pour le moment, les personnes collectent beaucoup d’informations sur leur sommeil mais elles ne savent pas les interpréter et même si ces données sont pertinentes », a déclaré le principal auteur de cette enquête, le Dr Rebecca Robbins. Quand ces applications seront validées scientifiquement, la chercheuse fait le pari que ces outils pourront devenir de véritables « coach de sommeil » et qu’ils seront des outils clés pour suivre les patients entre deux bilans de santé. Enfin, les concepteurs d’applis sommeil devraient s’interroger sur le marché potentiel que représentent les personnes modestes et celles en mauvaise santé.

  • Station F accueille la conférence « santé connectée et urologie », 26 janvier 2018 à Paris

    Les laboratoires Mylan Medical ont lancé une réflexion sur le potentiel du numérique en urologie, avec la mise en place d’un écosystème innovant basé sur le partage et la co-création avec les médecins et des partenaires experts en médecine connectée.

    Ad Scientiam, start-up incubée à la Pitié-Salpêtrière et à Station F, imagine et propose des solutions innovantes qui répondent aux problématiques que rencontrent les praticiens dans le suivi en vie réelle des maladies chroniques, rares ou complexes.

    Dans ce cadre, Ad Scientiam a proposé et a développé MyHBP®, première solution de suivi des patients atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate. Cette solution est une première étape dans le suivi des patients atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), et évoluera en fonction des besoins des professionnels de santé, des cliniciens et des patients.

    Les deux entreprises organisent un après-midi d’échange sur les thématiques citées et de découverte des dernières avancées en santé connectée.

    Programme

    Conférence « MyHBP®, la nouvelle solution du patient HBP »

    11h30 : Accueil

    12h00 : Introduction, par Grégory Moses (Directeur, Mylan Medical) et Liouma Tokitsu (Président, Ad Scientiam)

    12h15 : Découverte de MyHBP® : Fonctionnement, Intérêts en pratique et perspectives (Dr Saad Zinai (Directeur Médical, Ad Scientiam) et Dr Patrick Coloby, Pr Daniel Chevallier, Chirurgiens Urologues)

    12h45 : Questions / réponses avec l’auditoire

    13h00 : Déjeuner-buffet – Visite des stands de test de la solution MyHBP® et présentation des start -ups partenaires.

    14h00 : Découverte de Station F en petits groupes

    Conférence « Les grandes tendances de la e-santé, cas pratiques en urologie »

    15h00 : Les grandes tendances de la e-santé : Retour sur le CES de Las Vegas par M. Lionel Reichardt (PharmaGeek)

    15h40 : Questions / réponses avec l’auditoire

    16h00 : Présentations de 4 solutions E-Santé développées par des start-ups partenaires

    • « La réalité virtuelle au service de la formation professionnelle des chirurgiens » par le Dr. Maxime Ros, Président de Revinax
    • « Les jeux vidéos thérapeutiques comme dispositifs médicaux numériques » par M. Pierre Foulon, Président de Genious Healthcare & Brain e-Novation
    • « iDi » pour la prise en charge des dysfonctions érectiles, par les Dr. Victor Soulier & Dr. Antonin Zoubian (lauréats des Doc-eAwards 2017)
    • « Textiles connectés et urologie » par Dr. Samir Medjebar, Business Development Director, Bioserenity

    17h00 : Cocktail de networking

    Inscription

    Inscriptions gratuites mais limitées sur le lien ci-contre.

  • Jeu sportif et bien-être : Intelligent Health cherche à lever 227 000 euros

    Intelligent Health, une start-up health tech britannique, a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une campagne de financement participatif sur la plateforme Seedrs (UK) dans l’optique de récolter 200 000 livres sterling (227 000 €) et de devenir l’un des leaders de la lutte contre l’inactivité.

    La société a conçu le programme Beat the Street. Le jeu présente des similitudes avec le jeu Pokémon Go puisqu’il utilise le principe de la gamification dans une région précise pour inviter les enfants et les adultes de toute une communauté à effectuer ensemble un parcours afin de gagner un maximum de points.

    Renforcer le lien social pour inciter les citoyens à prendre le contrôle de leur santé

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6%). Cette inactivité a un lien direct avec le développement de maladies comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques. L’OMS estime en effet qu’elle est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27 % des cas de diabète et d’environ 30 % des cas de cardiopathie ischémique.

    En Angleterre, environ 29 % des adultes sont inactifs (chiffres officiels).

    En se basant sur la théorie selon laquelle un changement de mode de vie peut largement contribuer à la préservation de la santé de la population, Intelligent Health utilise les nouvelles technologies et le principe de la gamification pour s’attaquer aux causes du mauvais état de la santé des citoyens.

    Concrètement, l’entreprise cherche à mettre les individus en relation les uns avec les autres pour renforcer le lien social et les inciter à prendre le contrôle de leur santé par le biais d’un défi sportif visant à augmenter leur activité physique et ainsi à lutter contre l’inactivité.

    Beat the Street : un défi sportif collectif pour lutter contre l’inactivité

    Intelligent Health réalise des changements grâce à des initiatives lancée à l’échelle de la communauté, comme le programme Beat the Street, qui transforme une ville en un espace de jeu où les participants gagnent des points à mesure qu’ils marchent, courent ou font du vélo. Pour instaurer le programme, la Ville doit investir un montant minimum de 10 livres (11 €).

    Des bornes réparties sur le parcours pour collecter des données

    Dans le cadre de ce dispositif, Intelligent Health recueille des données médicales accessibles en ligne et des informations sur la position et le parcours effectué par les utilisateurs grâce à des Beat Boxes, des bornes installés tout au long du parcours sur lesquelles les participants doivent passer leur badge pour suivre leur évolution et comptabiliser leurs points.

    Les informations récoltées sont ensuite envoyées aux organisateurs (services publics) et aux participants à qui sont délivrés en conséquence des conseils personnalisés afin de les aider à modifier leur mode de vie de manière à ce qu’ils puissent améliorer durablement leur santé.

    Un programme soutenu par le NHS

    Beat the Street a pour but ultime d’entraîner des changements de comportement sur le long terme. Il est mis en place à travers le Royaume-Uni avec le soutien de la santé publique et du NHS.

    750 000 participants en Europe et aux États-Unis

    « Avec 750 000 participants à ce jour ayant participé à notre programme phare, Beat the Street, et des preuves évidentes d’un changement de comportement durable, nous savons que nous pouvons avoir un impact positif et durable sur la société », a déclaré dans un communiqué le fondateur et P.-D.G. d’Intelligent Health, le Dr. William Bird.

    Le dispositif « engage plus de gens que n’importe quelle autre intervention d’activité physique en santé publique car il est simple, amusant et s’intègre dans la vie quotidienne », commente la société sur son site officiel.

    Il a jusqu’ici été mis en œuvre avec succès dans le monde entier, notamment à Londres, Dublin, Belfast, Vienne et New York.

    Intelligent Health veut développer une offre de « prescription sociale »

    Le Dr. Bird et son équipe sont également en train de concevoir une offre de « prescription sociale », une formule qui devrait devenir la norme chez tous les médecins généralistes au cours des deux prochaines années, estime la société.

    La prescription sociale est définie comme un moyen de permettre aux fournisseurs de soins primaires (médecins généralistes, infirmières…) de diriger les patients ayant des besoins sociaux, émotionnels ou pratiques spécifiques vers une gamme de services locaux non cliniques, souvent attribués par les secteurs bénévole et communautaire.

    En clair, le médecin généraliste délivre au patient une ordonnance qui habilite la communauté à améliorer la santé de la personne par le biais d’exercices physiques et/ou d’une alimentation saine.

    Une première offre va prochainement être lancée dans la ville de Newham

    Le premier programme du genre sera lancé par Intelligent Health dans quelques semaines à Newham, un district du Grand Londres situé dans l’est de la capitale britannique.

    Si la campagne de financement participatif est suffisamment efficace, les fonds récoltés serviront à augmenter la croissance de l’entreprise, en partie par le développement d’une licence Beat the Street en Europe et aux États-Unis et d’un programme de prescription sociale.

  • Des robots intelligents employés pour le transport de matériel médical à l’hôpital au Japon

    Le Nagoya University Hospital (Japon) a révélé début janvier 2018 qu’il allait lancer en février un programme pilote pour le déploiement de robots capables de livrer des médicaments et des échantillons dans les hôpitaux.

    Le but des appareils est de pallier la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi d’alléger le fardeau du personnel soignant et des autres fournisseurs de soins auxiliaires en leur permettant de se concentrer davantage sur leurs tâches principales et donc de passer plus de temps à s’occuper des patients et moins de temps à récupérer et transporter des matériaux médicaux.

    Le robot suit les instructions du personnel via une tablette numérique

    Au cours de l’année d’essai, quatre robots travailleront au sein de l’établissement japonais, en faisant la navette entre l’unité de soins intensifs, la pharmacie hospitalière et le laboratoire pour livrer des liquides intraveineux, des échantillons d’essai et d’autres matériels aux professionnels qui en ont besoin.

    Les employés de l’établissement inscrits au programme, y compris les infirmières et les pharmaciens, peuvent appeler un appareil et lui indiquer sa destination par le biais d’une tablette numérique. Le robot livre alors automatiquement les matériaux selon les instructions renseignées.

    Une mobilisation la nuit, quand les équipes médicales sont réduites

    Les quatre dispositifs seront mobilisés entre 17 heures et 8 heures du matin, lorsque moins d’employés travaillent.

    Des appareils intelligents

    Les robots se déplaceront selon un itinéraire précis en se référant aux plans d’étage de l’hôpital et en s’appuyant sur des appareils radars ainsi que des caméras leur offrant un champ de vision à 360°. Ils sont capables d’emprunter les ascenseurs et de se diriger automatiquement vers une station de recharge lorsqu’ils n’ont presque plus de batterie.

    Si une personne se retrouve sur leur chemin, les machines ont deux options : l’esquiver ou diffuser un message du type : « Excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ».

    Les robots peuvent transporter jusqu’à 30 kg de matériaux

    Chaque appareil mesure 125 centimètres de haut, 50 centimètres de large et affiche une profondeur de 63 centimètres de profondeur. Il peut voyager jusqu’à 3,6 km/h sans être rechargé. En forme de réfrigérateur, l’engin dispose d’une capacité de 90 litres et peut transporter jusqu’à 30 kilogrammes de médicaments et d’échantillons.

    Si les résultats sont concluants, les responsables de l’hôpital pourraient étendre son utilisation à d’autres départements du centre de soins.

    Un projet inspiré du secteur automobile

    Le dispositif a été développé conjointement par l’Université de Nagoya et Toyota Industries Corp., une filiale de Toyota Motor Corp., sur la base de la technologie déployée pour les voitures autonomes.

    Des robots de transfert autonomes similaires sont déjà utilisés dans les usines automobiles et dans d’autres secteurs mais le dispositif a rarement été introduit dans les hôpitaux ou d’autres installations médicales au Japon, ont indiqué des responsables (source : Asahi.com).

    Le projet du Nagoya University Hospital vise à tirer parti des technologies robotiques développées dans le secteur manufacturier pour améliorer l’efficacité et la qualité de l’offre de soins.