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  • « Les acteurs de la santé peuvent bénéficier de la recherche médicale spatiale » (CNES et Lyonbiopôle)

    « Permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale, mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques », tel est l’enjeu de la collaboration entre Lyonbiopôle, pôle de compétitivité santé basé à Lyon, et le Centre national d’études spatiales (CNES), entérinée le 29 mars 2018 à l’occasion d’une première journée de réflexion commune.

    H&TI s’est entretenu avec Christophe Cizeron, président de Lyonbiopôle et Gilles Rabin, économiste en Chef du CNES.

    L’objectif du partenariat est triple, rappellent-ils :
    • faire émerger de nouveaux services en accompagnant les acteurs de la santé dans l’appropriation des solutions spatiales ;
    • favoriser le développement de co-innovations répondant à la fois aux besoins de l’exploration spatiale habitée et aux besoins médicaux terrestres ;
    • identifier, au sein de notre écosystème, des innovations indispensables pour permettre à l’homme d’être un habitant de long terme dans l’espace et capitaliser sur ces solutions développées pour le spatial pour répondre à des besoins médicaux terrestres.

    Votre partenariat part du principe que les études spatiales peuvent accompagner le développement de solutions en santé mais aussi que les start-ups en e-santé de Lyonbiopôle sont susceptibles d’apporter des solutions au CNES. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    Gilles Rabin, économiste en chef au CNES : Les questions de santé ont toujours fait partie des préoccupations du spatial et inversement : d’abord parce que quand on envoie un homme dans l’espace, on veut qu’il soit en bonne santé, qu’il le reste pendant son séjour et après son retour.

    Ensuite, on a toujours monitorisé les variables du corps humain des astronautes. On sait en direct si leur cœur bat trop fort, s’ils suent, etc. Récemment Thomas Pesquet a aussi montré au grand public qu’il réalisait lui-même depuis la station spatiale des échographies quotidiennes qu’il envoyait aux médecins des équipes santé du MEDES (Institut de médecine et de physiologie spatiale), l’une des filiales du CNES. Il existe donc depuis longtemps une télémédecine de l’espace, du télédiagnostic, des transmissions de données médicales. Il est intéressant de voir comment notre expérience peut aider au développement de la télémédecine terrestre. 

    Enfin, quand on envoie des astronautes dans l’espace pendant plusieurs mois, il peut survenir une rage de dent, des problèmes de cœur et bien entendu des problèmes psychologiques, c’est ce à quoi se consacrent les professionnels du MEDES, qui étaient présents lors de cette journée d’échange. Ils peuvent bénéficier de l’expérience et de l’expertise des starts-ups de la e-santé de Lyonbiopôle.

    Christophe Cizeron, Président de Lyonbiopôle : Déployer un partenariat avec le CNES sur le développement d’applications médicales s’inscrit dans la mission fondamentale du pôle de mise en relation d’acteurs complémentaires et de promotion de l’innovation en santé. L’écosystème de Lyonbiopôle a beaucoup à partager avec celui de CNES. Il s’agit non seulement de permettre aux acteurs de la santé « terrestre » de bénéficier des résultats de la recherche médicale spatiale, mais aussi d’imaginer des passerelles réciproques.

    La puissance de la révolution numérique bouleverse le domaine de la santé : médecine personnalisée, nanotechnologies, Big Data, connexion numérique des territoires … Autant de changements qui façonnent la médecine du futur. Le spatial pourrait accompagner par exemple la transformation numérique en santé, en contribuant à faciliter l’accès à une santé pour tous, accélérant la R&D et participant à l’amélioration de l’offre de soins. Les vols habités nécessitent également de relever d’autres défis en santé pour limiter les effets de la microgravité, du confinement et des radiations sur le corps humain. Les recherches et solutions dans ce domaine peuvent avoir des retombées pour des applications sur terre dans la lutte contre le vieillissement et de nombreuses pathologies !

    L’écosystème de Lyonbiopôle peut apporter son expertise au CNES. En effet, Lyon dispose par exemple d’un P4 (laboratoire de haute sécurité, ndlr), qui pourrait être utilisé dans le futur par le CNES pour l’analyse de micro-organismes très pathogènes suite au prélèvement d’échantillons lors d’expéditions lointaines, pourquoi pas de Mars ?

    Quelles solutions innovantes envisagez-vous ? A quelle échéance ? Avec quels moyens ?

    Rabin et C. Cizeron : Notre volonté est de développer une stratégie commune de développement d’applications médicales. L’objectif est triple : faire émerger de nouveaux services en accompagnant les acteurs de la santé dans l’appropriation des solutions spatiales, favoriser le développement de co-innovations répondant à la fois aux besoins de l’exploration spatiale habitée et aux besoins médicaux terrestres et enfin identifier, au sein de notre écosystème, des innovations indispensables pour permettre à l’homme d’être un habitant de long terme dans l’espace et capitaliser sur ces solutions développées pour le spatial pour répondre à des besoins médicaux terrestres.  

    Ce partenariat pourrait, dites-vous, aider à développer des stratégies médicales de lutte contre le vieillissement ?

    G. Rabin : Pourquoi pas. Les astronautes qui reviennent de mission ont subi un vieillissement accéléré et ils ont les muscles atrophiés. Les professionnels du MEDES les aident à se réhabituer à la terre, à la gravité, à se remuscler. Ils sont au final dans un état proche d’une personne qui sort de plusieurs mois passés dans un lit d’hôpital. Quels sont les technologies, les médicaments que l’on pourrait utiliser pour aider l’un et l’autre ? Nous pourrions partager nos réflexions et nos recherches. Au CNES nous avons avancé sur ces questions mais les traitements que nous utilisons ne sont que des tests. Il faut voir si on peut les étendre à grande échelle.

    Quid de la télémédecine ? En effet si c’est faisable dans le domaine spatial, pourquoi n’est-ce pas déjà développé sur terre ?

    Bien sûr que les outils que nous développons pour les IRM, les échographies dans l’espace peuvent servir sur terre pour une personne âgée au fin fond de la Bretagne mais plusieurs problèmes se posent et ce ne sont pas des problèmes technologiques. Il y a d’abord le coût mais aussi des questions pratiques et législatives : Qui peut exercer la télémédecine ? Quelle liaison entre le domicile et l’hôpital ? Quelles précautions faut-il prendre pour assurer la sécurisation et l’anonymisation des données transmises par satellite ou 5G ? etc.

    Le 29 mars 2018 vous avez participé à une première journée de réflexion. Quelles ont été les premières conclusions ?

    C. Cizeron : Cette journée marquait effectivement le lancement de notre partenariat stratégique avec le CNES. Les échanges très intéressants, organisés autour de trois tables rondes, ont permis de partager les visions sur l’usage des technologies spatiales en santé, sur la notion d’habitat sain dans un environnement hostile à propos des vols habités et sur le suivi de la santé des astronautes dans l’espace, plus particulièrement la synergie avec le vieillissement et la sédentarité.

    Les éclairages des intervenants du CNES et des entreprises du domaine de la santé ont permis de mettre en lumière de nombreuses possibilités de collaboration.

    Quelles ont été les réactions des participants : start-ups, PME et grands groupes issus des biotechnologies, du diagnostic et de la e-santé ?

    G. Rabin et C. Cizeron : L’ensemble des participants était assez enthousiaste. Cette rencontre est la première d’une série, dont la finalité est de favoriser les approches interdisciplinaires et l’émergence de solutions innovantes. Ce partenariat d’envergure traduit la capacité de Lyonbiopôle et des acteurs de l’écosystème santé Auvergne-Rhône-Alpes à jouer un rôle moteur face aux enjeux de structuration de l’innovation santé en France. Aucun contrat n’a été signé pour le moment, les différents acteurs apprennent à se connaître et vont voir ce qu’ils peuvent faire ensemble. 

    Vous préparez pour octobre 2018 à Lyon des tables-rondes dédiées à aux applications spatiales au service de la santé. Pouvez-vous en dire plus aux lecteurs de H&TI ?

    C. Cizeron : Nous organisons chaque année en octobre notre « Journée Collaborative ». Cet événement scientifique aborde des thématiques prospectives au travers de tables rondes, conférences plénières, pitchs d’entreprises et de projets innovants. En octobre 2018, nous comptons donc dédier au moins deux tables rondes aux thématiques Espace & Santé, le plus difficile restant de sélectionner deux thèmes compte tenu du nombre potentiel de sujets intéressants et de passerelles entre nos écosystèmes.

  • RespirH@cktion : appel à projets pour l’édition 2018 du hackathon des maladies respiratoires

    RespirH@cktion est un hackathon santé entièrement dédié aux pathologies respiratoires : BPCO, apnées du sommeil, asthme, cancer du poumon et maladies pulmonaires interstitielles.

    Sa 3e édition se déroulera à la Faculté de médecine de Lille du 12 au 14 octobre 2018.

    Les porteurs de projets ayant un projet digital pouvant venir en aide aux malades respiratoires dans leur quotidien ou dans leur prise en charge peuvent tenter de participer à ce hackathon et remporter un des deux prix de 5 000 euros ou l’un des nombreux prix d’accompagnement pour booster leur projet.

    Date limite de dépôt des projets : 30 juin 2018, via le lien ci-contre.

    « Le hackathon RespirH@cktion, c’est l’événement qui propose des projets autour des maladies respiratoires. Durant 48h, médecins, patients, étudiants, geeks, développeurs, designers se réunissent autour d’une quinzaine de projets communs. L’objectif, explique Caroline Mascret, organisatrice de l’événement, est de faire aboutir ces projets. »

    L’an dernier, parmi les porteurs de projets récompensés on trouvait Vitality Recovery, un programme numérique d’accompagnement avec un support de réalité virtuelle/augmentée pour les patients BPCO ayant eu une réhabilitation respiratoire ou non, ou encore BEES – BreathE Easy at School, un carnet de santé numérique, visuel et pédagogique, pour accompagner les enfants de 1 à 3 ans pendant le temps scolaire et périscolaire et faciliter la mémorisation de la prise en charge médicale par leur enseignant. 

    Dix associations de pneumologies unies dans la lutte contre les maladies respiratoires sont à l’origine de cette initiative :

    Alliance Apnée du sommeil, Fédération française de pneumologie, la Fondation du souffle, Association Asthmes et Allergies, l’Association Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive, la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires, le Syndicat de l’appareil respiratoire, la Société de Pneumologie de langue française et l’Association des pneumologues de la Région Nord, Association de Perfectionnement post universitaire des Pneumologues.

    Comment déposer un projet ?

    1. Un premier dépôt sur le site via un formulaire simplifié

    2. Pré-sélection du projet et contact du candidat pour un second dépôt via un dossier plus complet avec pièce jointe (JPEG, vidéo ou PDF)

    3. Les projets complets seront soumis à un vote en ligne à partir du 3 septembre 2018 et le porteur de projet activera son réseau personnel et professionnel pour soutenir son initiative

    4. Sélection finale de 15 projets par le comité de sélection

    Les projets définitivement retenus pour la participation finale à l’évènement Respirh@cktion seront communiqués sur le site internet www.respirhacktion.com.

    Déroulement du Hackathon

    Rendez-vous à Lille, du 12 au 14 octobre 2018 :

    • Étape 1 : le pitch

    Devant une assemblée de 200 à 300 personnes composée de geeks, de designers, de scientifiques, de patients, d’utilisateurs, d’entrepreneurs, d’étudiants, etc., les 15 porteurs de projets sélectionnés ont 3 minutes pour faire leur « pitch ». Le pitch a pour objectif de présenter les bases du projet et d’exprimer son objectif ainsi que les compétences nécessaires à l’atteinte de cet objectif.

    • Étape 2 : création des équipes

    La première soirée de RespirH@cktion est une étape clé pour le recrutement des équipes. Les porteurs de projets ont pour mission de recruter 9 personnes au maximum qui sont prêtes à s’investir à fond pour booster et rendre viable le projet !

    • Étape 3 : création et développement

    Les 15 groupes créés vont travailler pendant 40 heures non stop pour développer le projet (plateforme/site web/device, etc.) et préparer la présentation pour le pitch de la finale où ils vont devoir être réalistes et convaincants.Tout au long du week-end des « coachs » experts seront mis à disposition pour conseiller et guider les participants.

    • Étape 4 : la finale

    Restitution des 15 groupes lors d’une présentation de 5 minutes, sous forme de power point, maquette, prototype ou encore d’une vidéo. Les prix seront décernés par un jury pluridisciplinaire.

  • Le projet Maxibone teste les substituts osseux imprimés 3D pouvant accueillir les implants dentaires

    Maxibone est le projet européen porté par le laboratoire Phy-Os (Université de Nantes, Inserm et Centre Hospitalier Universitaire de Nantes) qui repose sur le recours à la régénération osseuse maxillo-faciale et qui a reçu fin février 2018 une subvention avoisinant les 6 millions d’euros de la Commission Européenne pour le développement clinique.

    Il s’agit d’un projet qui consiste en la reconstitution d’une structure osseuse basée sur l’utilisation combinée de cellules souches et des biomatériaux. La méthode devrait apporter une réponse de traitement à destination des dizaines de millions de citoyens européens qui ne disposent pas de suffisamment d’os maxillo-facial pour le placement d’implants dentaires.

    Un essai clinique est en cours afin de valider la technique pour aboutir à une mise sur le marché d’ici trois ans.

    Os maxillo-facial fabriqué à partir de cellules souches et d’un biomatériau

    Le projet qui vise à entériner l’approche médicale, coordonné par le Pr Pierre Layrolle, Directeur de recherche dans le laboratoire Phy-Os, repose sur la technique de la médecine régénératrice, impliquant un don de cellules souches.

    Les cellules souches mésenchymateuses, responsables de l’apparition des cartilages, des os et des tissus conjonctifs, peuvent être prélevées dans la moelle osseuse d’un adulte. De récentes études montrent qu’il en existe dans les dents de sagesse.

    La production des cellules souches se fera dans les centres de transfusion sanguine en Allemagne, en Espagne et en France où l’Établissement français du sang de Saint-Herblain sera impliqué.

    En deuxième étape intervient la production de substituts osseux anatomiques par impression 3D à partir d’images scanner de patient. Il s’agit lors de cette deuxième étape d’associer les cellules souches au phosphate de calcium. La production aura lieu à Barcelone, en Espagne par la société Mimetis Biomaterials, qui est à l’origine de la technologie et qui a conduit des tests pré-cliniques.

    La technologie d’impression 3D de Mimetis Biomaterials permet de façonner ce biomatériau à température ambiante tout en contrôlant de manière très précise la géométrie et la porosité du substitut osseux.

    Ce dernier confère l’avantage d’adhérer à la mâchoire du patient et combler le défaut existant.

    Étude clinique pour valider la démarche

    Le projet associe douze partenaires hospitaliers de différentes nationalités issus notamment des pays comme la Norvège, le Danemark, l’Espagne, l’Allemagne et la France.

    L’essai clinique en cours sera réalisé sur 150 patients et déployé dans 10 grands centres hospitaliers européens parmi lesquels le CHU de Nantes et le CHU Henri Mondor en France.

    L’essai vise à établir notamment l’intérêt de la cette approche innovante impliquant un biomatériau face à la technique traditionnelle consistant à faire une greffe osseuse autologue (prélever une partie d’un os dans le corps du patient).

    Troisième aspect du projet : production cellulaire automatisée par bioréacteur

    Dans le cadre du projet Maxibone, les chercheurs tenteront également de développer la production cellulaire automatisée grâce aux bioréacteurs.

    Le recours à cette technique de production permettra à terme de réduire les coûts associés et préserver à un niveau élevé la sécurité des cellules-médicaments. Enfin, la production au sein de bioréacteurs pourra rapprocher cette technique innovante aux centres de soins à proximité des patients.

  • Bayer Korea: 3 South Korean health tech startups join Grants4Apps program

    Bayer Korea and the Korea Trade-Investment and Promotion Agency (KOTRA) announced on April 16, 2018 that three South Korean digital health startups have been selected to join its venture acceleration program (Grants4Apps Korea) created to help promising startups to pursue their businesses in the health technology sector.

    The three winners are:
    – Is it Fresh (IoT);
    – NuriBio (cancer diagnosis);
    – Deep Medi (blood pressure device).

    The three winners will benefit from strategic support from Bayer Korea

    The three Grants4Apps Korea finalists are:

    • Is it Fresh, a company which has developed a disposable IoT sensor designed to be discarded after one-time use;
    • NuriBio, an analysis reagent developer for early cancer diagnosis;
    • Deep Medi, a company that has designed S-vital, a blood pressure measuring solution that works by using the cameras built into ordinary smartphones.

    The three startups will receive customized mentorship and consulting from employees of Bayer Korea, KOTRA and external experts from the industry? They also be able to use a working space at the Bayer Korea office for three months from April to July 2018.

    A demo day planned during the summer of 2018

    Following the program, Bayer Korea plans to organize a demonstration day in which the three selected startups will be able to present their products and hold networking sessions with investors and industry officials.

    This is the second edition of Grants4Apps Korea, the Korean version of Bayer’s global innovation program Grants4Apps Accelerator which discovers, funds and supports selected digital health tech startups around the world.

  • Serious game en soins de suite : une tablette tactile géante pour faire de la rééducation post-AVC

    À la Clinique Provence-Bourbonne (Aubagne) du groupe Ramsay Générale de Santé, une tablette tactile géante a été installée afin de contribuer à la rééducation de patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), apprend-on dans un communiqué du 24 avril 2018.

    L’établissement de soins de suite de réadaptation s’apprête à mettre en place d’ici la fin de l’année une étude clinique visant à tester la capacité du dispositif intégrant le serious game baptisé S’tim et développé dans le cadre du projet par l’équipe de Clinique Provence-Bourbonne et de l’Université de Toulon. Dans ce cadre, la Clinique est à la recherche de partenaires.

    Recourir à un outil tactile pour gagner en motricité globale

    Afin de rééduquer la motricité globale, des jeux existants sur le marché sont téléchargés sur la tablette. C’est la taille de la tablette qui contribue à la récupération de l’amplitude des mouvements.

    Ainsi, le dispositif vient en support d’un accompagnement par des ergothérapeutes et des neuropsychologues au cours de la phase des soins de suite de réadaptation chez les patients souffrant d’affection de l’appareil locomoteur et du système nerveux.

    Porté par le Dr Michèle Timsit, une spécialiste en médecine physique et de réadaptation à la Clinique Provence-Bourbonne, le dispositif est testé depuis septembre 2017 au sein de la clinique.

    S’tim, le serious game développé par Ramsay Générale de Santé et le laboratoire I3M de l’Université de Toulon

    Le projet a vu le jour en 2016. Le laboratoire et la direction Recherche et Enseignement de Ramsay Générale de Santé ont pu obtenir une bourse du Ministère de la Recherche et de la Commission européenne.

    Aujourd’hui le projet est à l’aube de l’étude clinique visant à confirmer sa légitimité.

    En outre, le Dr Michèle Timsit en collaboration avec Julie Golliot, doctorante et ingénieur en cognitique, ont développé le jeu sérieux S’tim censé décupler les capacités du recours à une tablette tactile géante à accélérer la récupération des fonctions motrices.

    Différents niveaux de complexité en fonction de l’état de santé du patients doivent être intégrés au jeu, mais seulement les premiers ont été développés à ce jour.

    L’objectif de l’étude clinique qui doit être menée au sein de la Clinique Provence-Bourbonne vise à déterminer si le recours à un dispositif virtuel spécialement conçu pour restaurer les fonctions cognitives et exécutives peut favoriser le travail de l’ergothérapeute en réadaptation.

    Afin d’enrôler un maximum de patients dans l’étude et réduire les coûts de développement, la Clinique est à la recherche d’autres centres pour poursuivre des tests. L’objectif est de constituer une cohorte de 60 patients pour un suivi sur plusieurs mois.

  • EDUK’BPCO, le e-carnet de bord des personnes atteintes de BPCO

    L’Association BPCO a lancé, fin mars 2018 le carnet Eduk’BPCO, un outil de suivi et de communication en ligne entre le patient atteint d’une maladie respiratoire et son médecin.

    Suivre l’évolution des symptômes et adopter de bons comportements

    La Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie bronchique qui évolue progressivement et qu’il faut apprendre à gérer dans le temps. Pour faciliter ce suivi au long cours, l’Association BPCO a créé Eduk’BPCO, un livret en ligne que le patient peut personnaliser en fonction de vos besoins. Tenir à jour son carnet Eduk’BPCO, c’est permettre à son pneumologue, à son médecin traitant, d’assurer un suivi optimal au fil des mois en y consignant tous les renseignements utiles se rapportant à l’expression de la maladie au quotidien, à ses traitements et à son mode de vie.

    De façon quotidienne ou mensuelle, le patient reporte dans ce e-carnet de santé ses symptômes (essoufflement/toux/crachats), son activité physique, des éléments de qualité de vie (fatigue, dépression), la qualité de son sommeil, son niveau de tabagisme et également différents indicateurs de santé (mesure du souffle, pression artérielle, glycémie, cholestérol…).

    S’y ajoute un module « Mon apprentissage », développé avec le Centre d’éducation thérapeutique de Bordeaux Aquitaine. Celui-ci contient des questionnaires et des contenus délivrés en fonction des réponses du patient, l’encourageant à adopter des comportements bénéfiques vis-à-vis de sa maladie et de son vécu.

    L’onglet « Mon Suivi » permet quant à lui d’apprécier l’évolution des indicateurs dans le temps. Chacun, patient et professionnel de santé, peut ainsi obtenir une rapide vue d’ensemble des facteurs de santé ou comportementaux qui se dégradent ou s’améliorent.

    Une fonction permet de renseigner les rendez-vous médicaux et de recevoir les rappels par e-mail.

    Seules les personnes dûment autorisées par le détenteur du carnet peuvent en prendre connaissance. Les données sont sécurisées.

    Un partenariat avec des laboratoires

    Les laboratoires Astra Zeneca, Boehringer Ingelheim, GlaxoSmithkline, Novartis, Philips et la Fédération Française des Associations et Amicales de malades, Insuffisants ou handicapés Respiratoires ont soutenu la réalisation de Eduk’BPCO.

    Pour créer un compte, suivre ce lien.

  • Les technologies peuvent-elles repousser les limites de la médecine ?, Totem HealthTech-30/05, Paris

    « Le cloisonnement Biotech – Medtech – e-santé est révolu. Bienvenue dans l’ère de l’interdisciplinarité, de l’hybridation et de la convergence des technologies » : le Totem Healthtech organisé par Bpifrance Le Hub illustrera cette approche décloisonnée de l’innovation médicale par des projets hybrides couplant biotechnologie et dispositif médical, intelligence artificielle et recherche clinique, sciences du vivant et hardware ; ainsi que par de nouvelles manières d’investir et de collaborer.

    La conférence, intitulée « Vers une convergence des technos au service de la santé de demain » sera suivie d’un cocktail networking et d’un showroom de l’innovation.

    Inscriptions gratuites mais obligatoires via le lien ci-contre.

    Keynote

    Pr Newton Howard | Director of the MIT Synthetic Intelligence Lab & Professor of Computational Neurology and Functional Neurosurgery at the University of Oxford

    Table-ronde n°1

    Patricia Zilliox,  CEO, Eyevensys

    Maria Pereira, CIO, Gecko Biomedical

    Modérateur : Sandra Kanani, Voisin Consulting

    Duo

    Pierre-Yves Frouin, CEO, BioSerenity

    David Guez, Managing Director, We Health by Servier

    Table-ronde n°2

    François-Henri Boissel, CEO, NovaDiscovery

    Olivier Clatz, CEO & Co-founder, Therapixel

    Jean-Sébastien Hulot, Cardiologue, AP-HP

    Modérateur : Rosalie Maurisse, Responsable Sectorielle Santé, Bpifrance

    Duo

    Jean-Frédéric Petit-Nivard, Responsable Innovation, Roche France

    Mehdi Benchoufi, Chef de clinique, Hôpital Hôtel Dieu

    Table-ronde n°3

    Alexia Pérouse, CEO, iBionext

    Chahra Louafi, Fonds Patient Autonome, Bpifrance

    Modérateur : Marion Cassiau, Directrice du Programme d’Accélération Healthtech, Bpifrance le Hub

    Keynote conclusion

    Jean-Michel Besnier | Professeur de Philosophie à la Sorbonne et co-auteur du livre “Les Robots font-ils l’amour ?”

  • moKam, un appareil d’assistance en rééducation locomotrice et de prévention de blessures sportives

    La start-up Kinestesia, qui a développé un outil dédié à l’analyse du geste à destination des professionnels de santé spécialistes du mouvement, a annoncé le 24 avril 2018 son partenariat avec Volum-e, spécialiste de la fabrication additive (impression 3D) d’objets en métal et plastique, afin de doter son outil, moKam, d’une coque ergonomique conçue par procédés innovants visant à réduire les coûts de l’industrialisation et de production.

    moKam est un appareil composé de caméras qui filment en 3D les mouvements du corps humain avec précision. Il inclut également une valise et un ordinateur qui procèdent à l’analyse directe du mouvement enregistré, grâce à un algorithme propriétaire et une interface graphique modulaire qui favorise la captation et la lecture des résultats.

    L’appareil peut être transporté par les professionnels du mouvement dans leur pratique quotidienne afin d’optimiser les examens du geste que les outils de captation d’image en 2D ne permettent pas.

    L’application médicale d’un appareil fabriqué par des procédés d’impression 3D

    L’appareil a été conçu de façon à être faiblement transportable par les éducateurs sportifs dans le cadre de leur accompagnement de professionnels sportifs, notamment en vue de corriger les gestes sportifs pouvant occasionner une usure ou des blessures.

    Il peut de la même façon être utilisé en prévention dans le domaine de la santé au travail.

    Les images en 3D captées par le caméras sont analysées et traduites en données intégrées à l’interface modulaire sous forme de graphique pour une réponse immédiate à l’interrogation du professionnel, visant en général à réduire une douleur causée par un geste mal exécuté ou la prévenir.

    Il est également à destination des équipes médicales. Kinestesia travaille déjà avec des CHU et des centres de soins de suite de réadaptation. L’objectif de cette collaboration avec les CHU est d’objectiver les protocoles scientifiques.

    En termes de partenariats industriels, la start-up travaille déjà avec l’atelier de production de fauteuils roulants de Berck.

    5 appareils ont été vendus à ce jour et la start-up souhaite poursuivre son développement grâce à une prochaine levée de fonds qui servira notamment à agrandir l’équipe.

  • Le bilan de 3 ans de télémédecine en Ehpad indique une économie de 197 € par acte de dermatologie

    La Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM, membre du groupe Eovi Mcd Santé et Services a publié le 19 avril 2018 un communiqué les résultats d’une expérimentation d’installation de salles de télémédecine dédiées dans ses Ehpad depuis 2015. En 2017, ce sont 341 actes de télémédecine qui ont été réalisés dans les 10 établissements impliqués dans le projet.

    En plus de conférer des avantages aux patients et leurs aidants-familiaux, ainsi qu’aux professionnels de santé en Ehpad, une évaluation médico-économique a conforté l’acteur dans sa démarche, puisqu’elle a permis de dégager des économies financières sur les différents types de consultation réalisés via la télémédecine. Ainsi, réaliser une consultation de dermatologie via son dispositif innovant permet une économie de 197€ par acte.

    À terme, la Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM prévoit d’étendre l’utilisation de la télémédecine à d’autres spécialités et dans d’autres structures partenaires désireuses de s’équiper en salle de télémédecine.

    Une salle de télémédecine dédiée, fruit de synergies d’acteurs locaux, territoriaux et régionaux 

    L’expérimentation a pu voir le jour grâce notamment au soutien numéraire de la Fédération Nationale de la Mutualité Française en provenance de son fonds de Développement des Services de Soins et d’Accompagnement Mutualistes.

    La Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM qui a misé sur le développement de la télémédecine dès 2014, a également pu bénéficier d’un financement de l’ARS Pays de Loire. Ayant été la première structure à signer un contrat avec l’ARS, la Mutualité à ce titre intégré le comité stratégique dédié à ce sujet et mis en place par l’ARS.

    Réseau sécurisé et médecins du réseau mutualiste

    En 2015, l’équipement de salles dédiées à la télémédecine au sein des Ehpad a commencé. Cela passe par l’installation d’un réseau sécurisé pour garantir la sécurité de l’information médicale et d’un dispositif de visioconférence incluant une caméra équipée d’un zoom x18 pour faciliter des examens exigeant une précision visuelle conséquente comme dans le cas des escarres ou des plaies dermatologiques.

    La réalisation des actes à distances repose sur les médecins du réseau mutualiste ou des partenaires locaux (gériatres, psychologues, dermatologues, spécialistes de la douleur, etc.) qui apportent leur expertise.

    Afin de standardiser les procédures médicales, un guide de procédures des examens et un schéma organisationnel ont été élaborés.

    Bilan : 341 actes de télémédecine dans 10 Ehpad

    La dermatologie est la spécialité qui regroupe à elle seule 83% d’actes réalisés. L’expérience montre que la télé-expertise est pratiquée pour la prise en charge des plaies chroniques. 10% des actes sont des téléconsultations pour gérer les douleurs chroniques, alors que 7 % des actes sont des actes de télé-expertise dans le domaines de la psychiatrie impliquant une équipe pluridisciplinaire.

    Pour les patients qui affichent une moyenne d’âge de 95 ans, cette méthode a permis d’éviter des déplacements ou des hospitalisations.

    Les actes de télé-expertise contribuent à la formation continue des professionnels de santé en Ehpad et consolide les liens avec la médecine de ville et les hospitaliers.

    En prenant en compte les frais de transport et le temps de la prise en charge, la Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM a comparé le coût d’une consultation avec et sans télémédecine pour un résident d’EHPAD et a pu mettre en évidence une économie de 44 euros pour une consultation de psychiatrie, 78 euros pour une consultation douleur et de 197 euros pour une consultation de dermatologie, et ce par acte réalisé.

    Développement selon deux axes

    Le groupe Eovi Mcd Santé et Services avec la Mutualité française Loire – Haute Loire SSAM, prévoit d’un côté d’ouvrir la télémédecine à des spécialités telles la médecine générale, les soins bucco-dentaires et la dermatologie.

    En parallèle, le groupe Eovi Mcd Santé et Services entend poursuivre l’équipement d’autres établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes, au nombre de 35, ainsi que dans des structures partenaires, en y installant des salles de télémédecine dédiées.

  • Data : les montres connectées pour personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer

    Dans la rubrique Data du 25 avril 2018, H&TI a répertorié les différentes montres connectées actuellement disponibles sur le marché français – caractéristiques, prix, contact -, toutes développées par des entreprises ou des start-ups françaises ou belges.

    Le tableau récapitulatif est disponible via ce lien.