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  • L’Agence régionale corse pour les dépistages des cancers (Arcodeca) lance l’appli mobile A Salute

    L’agence régionale corse pour les dépistages des cancers (Arcodeca) a mis en ligne, au début du mois de mai 2018, la première application mobile corse d’aide au dépistage des cancers intitulée « A Salute », d’après le quotidien Corse Matin (numéro du 9 mai 2018).

    Selon le Docteur Franck Le Duff, directeur du centre de coordination de dépistage des cancers de Corse (ex-Arcodeca) et développeur d’A Salute, cette application vise à atteindre un public large d’adultes habitués aux « medias dans l’air du temps », dans le cadre d’une mission de sensibilisation du grand public. Le Docteur Le Duff espère que les informations apportées à la population via A Salute aideront à augmenter le taux de participation aux programmes de dépistage, en baisse dans l’île. Par ailleurs, d’après lui, l’application serait également intéressante pour la prévention de cancers dont les dépistages « ne sont pas encore organisés, comme le poumon ou la peau ».

    A Salute, qui a reçu le soutien de l’Institut national du cancer (INCa), est téléchargeable gratuitement et procède notamment en délivrant à ses utilisateurs des conseils personnalisés – liés à leur sexe, leur âge et leurs antécédents.

    A Salute, une application mobile téléchargeable gratuitement sur smartphone

    Depuis le début du mois de mai 2018, A Salute peut être téléchargée gratuitement et installée sur les smartphones fonctionnant grâce au « système iOS uniquement, pour l’instant », précise Corse Matin.

    Concrètement, cette application qui se présente comme un « assistant de poche au service de la santé et […] du dépistage des cancers » et qui toutefois « ne remplace évidemment pas une consultation et un suivi régulier chez un médecin traitant » permet de :

    • conseiller ses utilisateurs en fonction de leur sexe, de leur âge et de leurs antécédents éventuels : conseils hygiéno-diététiques, indication des coordonnées des centres de dépistage des cancers de Corse,…
    •  rappeler aux utilisateurs les tests de dépistages auxquels il est conseillé de participer en fonction des périodes de la vie ;
    • calculer le score d’Eisinger des utilisateurs, ce score permettant d’estimer les prédispositions génétiques d’une personne vis-à-vis d’un cancer donné « et de savoir si une consultation d’oncongénétique pourrait être proposée », explique Franck Le Duff à Corse Matin.

    A Salute, outil de prévention et d’incitation au dépistage

    Un outil de prévention des cancers pour lesquels il n’existe pas encore de programme de dépistage

    D’après Franck Le Duff, les conseils délivrés par l’application peuvent aider à la prévention des cancers pour lesquels, contrairement aux cancers du sein, du col de l’utérus, et colorectal, il n’existe pas encore de programme de dépistage : « C’est principalement intéressant pour [les dépistages] qui ne sont pas encore organisés, comme le poumon ou la peau », affirme-t-il.

    Un outil de sensibilisation au dépistage

    Cet outil a été conçu dans le contexte d’un taux de participation aux dépistages organisés des cancers en baisse sur l’île : l’espoir des développeurs d’A Salute est de voir les taux de participation aux dépistages augmenter en Corse, notamment pour le cancer colorectal dont les méthodes de dépistages repoussent encore de nombreux patients.

    Le Docteur Le Duff insiste sur l’importance de l’information des patients à propos de ces cancers pour lesquels une prise en charge précoce augmente les chances de guérison : »Nous avons une mission d’information auprès du grand public et c’est dans ce cadre que nous avons lancé cet outil. Nous organisons avec la Marie-Do et la Ligue de nombreuses manifestations pour sensibiliser la population mais il nous fallait toucher un public plus jeune et au moyen d’un média dans l’air du temps » explique-t-il.

    Les évolutions annoncées de l’application

    Franck Le Duff affirme vouloir ajouter « sur la prochaine version […] un accès direct à destination des médecins qui pourront ainsi l’avoir sous la main » : l’application s’adresserait également aux professionnels de santé, dans le but d’accélérer et de faciliter la communication entre corps médical et patients.

    Corse matin ajoute que l’application sera « amenée à évoluer pour proposer d’autres fonctionnalités, au service de la santé », sans plus de précisions.

  • Dossier – le système de santé français se lance dans la santé populationnelle (été 2018)

    Health & Tech Intelligence publie un dossier consacré à la santé populationnelle. Dans un contexte marqué par l’émergence de dispositifs expérimentaux en santé, le lecteur y trouvera des explications théoriques, des cas pratiques inspirés de modèles français et étrangers et des solutions techniques permettant de mettre en oeuvre la santé populationnelle.

    L’approche populationnelle a pour objectif de maintenir et d’améliorer la santé de la population d’un territoire donné. Il s’agit de rendre accessible un ensemble de services sociaux et de santé pertinents et coordonnés, qui répondent aux besoins exprimés et non exprimés de cette population et d’agir en amont sur les déterminants de la santé, grâce à la collaboration entre divers acteurs du territoire (hôpitaux, maisons de santé, ARS, cabinets médicaux, etc.) et l’usage de technologies innovantes.

    La santé populationnelle repose sur deux principaux piliers (institutionnels et technologiques) dont les déclinaisons et les acteurs sont multiples. Le dossier de H&TI se propose d’examiner les politiques publiques, acteurs de santé, outils technologiques et dispositifs institutionnels permettant de mettre en oeuvre l’approche populationnelle en santé.

    Le dossier comporte sept articles rédigés entre 2016 et 2018 par l’équipe de Health & Tech Intelligence couvrant ces deux axes : 

    Expérimentations en cours ou à venir en France

    • Santé populationnelle (article de synthèse) : l’évolution de la rémunération et le Value-Based Healthcare (VBHC) sont des leviers efficaces (Nicolas Revel (CNAM)).
    • Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge.
    • Santé populationnelle : la FHF dresse des pistes pour renforcer les liens ville-hôpital.
    • Santé populationnelle : le HCAAM appelle à une organisation plus intégrée des médecins spécialistes.

    Solutions et outils technologiques liés à l’approche populationnelle en santé 

    • Santé populationnelle : IBM Watson Health s’allie à Siemens pour une approche populationnelle en santé.
    • Santé populationnelle : sa mise en oeuvre à travers l’outil HealtheIntent de Cerner.
    • Santé populationnelle : collaboration de 3M et Verily pour développer une technologie de SP.

    Le dossier est consultable sur la plateforme Health & Tech Intelligence.

  • Un service de santé 100 % numérique et intégré d’ici 10 ans en Nouvelle-Galles du Sud (Australie)

    En Australie, l’État de la Nouvelle-Galles du Sud (NSW) devrait disposer d’un système de santé entièrement numérique et intégré dans une décennie, a déclaré au début du mois de mai 2018 le Dr. Zoran Bolevich, directeur général et directeur informatique de eHealth NSW — agence informatique qui fournit des solutions de TIC innovantes dans tout le système de santé publique de l’État australien.

    Le Dr. Bolevich est chargé de la transformation numérique complète du système de santé de la Nouvelle-Galles du Sud, le NSW Health. Avec une équipe d’environ 1 000 personnes, sa société est responsable de la planification, de la mise en œuvre et du contrôle du plus grand programme de santé numérique d’Australie.

    Vers un système de santé entièrement numérique centré sur le patient

    La Nouvelle-Galles du Sud s’est fixé comme objectif de mettre en place au cours des huit à dix prochaines années « un système de santé entièrement numérique et intégré, qui place les patients, leurs soignants et leurs familles au centre [du processus de soins] », a précisé Zoran Bolevich lors d’une session de questions-réponses à l’Oracle Cloudworld — une conférence internationale organisée le 1er mai 2018 à Sydney par la société Oracle et centrée sur le développement du cloud, d’après Computerworld.com.au.

    « Imaginez un avenir où un quart de tous les services de santé seront fournis en ligne plutôt qu’en face à face, où les patients contrôleront leur dossier personnel et pourront choisir de disposer d’un service via une consultation vidéo (…) », a-t-il demandé à l’auditoire.

    Un patient plus actif pour un traitement plus rapide

    « Imaginez un système de santé capable de cibler de manière proactive des groupes de patients [, de proposer] des services de santé complets qui préviennent les problèmes de santé ainsi que les complications de maladies chroniques comme le diabète, évitant ainsi les hospitalisations inutiles, a-t-il ajouté. Lorsqu’un patient a besoin de se rendre aux urgences, il pourrait commencer le processus lui-même avec son smartphone pour que l’équipe de soins soit prête à l’accueillir à son arrivée, [connaissant déjà la situation] et ses besoins, pouvant [ainsi rapidement] établir un diagnostic et le soigner immédiatement. »

    Traitements du cancer : la Nouvelle-Galles du Sud mise sur la génomique et l’IA

    Le Dr. Bolevich envisage « un avenir où les traitements du cancer seront soutenus par la génomique et l’intelligence artificielle. [Ainsi,] les cliniciens [pourront] élaborer les meilleurs protocoles de traitements possibles, à même d'[engendrer] les meilleurs résultats possibles, pour chaque patient, en fonction de ses caractéristiques uniques ».

    NSW : la taille et la complexité du système de santé rendent difficile sa numérisation

    La Nouvelle-Galles du Sud dispose du plus grand système de santé en Australie, avec un budget annuel de 13,7 milliards d’euros (soit 21,7 milliards de dollars AUD ou 16,2 milliards de dollars US), pour 228 hôpitaux et 135 000 employés.

    Selon Zoran Bolevich, la taille et la complexité de ce système rendront la réalisation du projet difficile, tout comme « le nombre [important] d’acteurs et de bailleurs de fonds [nécessaires à son aboutissement] ».

    Autre défi : l’interopérabilité. « En raison de la manière dont l’informatique de la santé a évolué, beaucoup de nos systèmes ne sont pas capables d’échanger [des données,] même des informations de base. C’est un grand challenge [à relever] » affirme Zoran Bolevich.

  • A fully integrated digital health service within 10 years in Australia (New South Wales)

    The state of NSW plans to have a fully integrated digital health service within a decade, said in  early May 2018 Dr Zoran Bolevich, chief executive and chief information officer of eHealth NSW — an IT agency that delivers innovative ICT solutions across the public health system of the Australian state.

    Dr Bolevich is responsible for the digital transformation of NSW Health. With a team of about 1,000 people, his agency is responsible for planning, implementing and supporting the largest digital health program in Australia.

    Towards a fully digital and patient-centered healthcare system

    New South Wales had set a goal that, over the next eight to ten years, « [it] will become a fully digitally enabled and integrated healthcare system that places patients, their carers and families at the center, » Dr Zoran Bolevich said in a Q&A session at Oracle Cloudworld, an international conference organized by Oracle — a company centered on the development of cloud — which was held on May 1, 2018 in Sydney, according to Computerworld.com.au.

    « Imagine a future where perhaps one quarter of all healthcare services are delivered online rather than face-to-face, where patients have control over their personal health records and can choose whether they would like to have service provided by video consultation, » he told the audience.

    More active patients for faster treatment

    « Imagine a health system that is able to proactively target groups of patients with comprehensive health services that prevent illness and the deterioration of chronic illnesses like diabetes, and that therefore prevents unnecessary hospitalizations, » he added. « When a patient needs to go to an emergency room, he can start the process himself with his smartphone so that when he arrives, the care team is ready for him, already educated about the patient and his needs, and can start diagnosis and treatment immediately. »

    Cancer treatments: NSW is looking at genomics and AI

    Dr Bolevich envisions « a future where cancer treatments are supported by genomics and artificial intelligence so that clinicians can put together the best treatment protocols that will yield the best outcomes for each patient, based on his unique characteristics. »

    NSW: the size and complexity of the healthcare system make its digitization challenging

    New South Wales has the largest healthcare system in Australia with an annual budget of AU$21.7 billion (€13.7b; US$16.2b), 228 hospitals and 135,000 employees.

    According to Zoran Bolevich, its size and complexity would make the realization of the project challenging. Another challenge would be the interoperability. « Because of the way health informatics has evolved, a lot of our systems are not able to exchange even basic information. It is a big challenge [to overcome]. »

  • L’intelligence artificielle présente à l’Université d’été de la e-santé, 3-5/07/18 à Castres

    Le technopôle de Castes-Mazamet organise, à Castres, les 3, 4 et 5 juillet 2018, l’Université d’été de la e-santé. Cette série de conférences, organisée en partenariat avec le centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet et l’école d’ingénieurs Isis — spécialisée notamment dans les systèmes d’information pour la santé, sera animée par un comité scientifique pluridisciplinaire.

    Ces trois jours se dérouleront à l’hôpital intercommunal de Castres-Mazamet, à l’école d’ingénieurs Isis et à l’hôtel de ville.

    L’inscription, payante, doit être effectuée avant le 5 juin 2018 via le lien ci-contre.

    Programme du mardi 3 juillet 2018 – Centre Hospitalier

    Tout au long de la journée (de 9h à 17h), des visites de l’hôpital (par groupes de 8 personnes), des visites de projets présentés dans des chambres connectées de l’hôpital (jusqu’à 16h, par groupes de 7 personnes) ainsi que des simulations IFSI (protocole d’urgence) seront proposées en plus des conférences indiquées ci-dessous.

    Matinée (9h-12h30)

    9h-9h30 : Accueil des participants et Keynote d’introduction à la journée hospitalière

    9h30-10h45 : Formation des professionnels de la santé aux outils numériques : culture générale ou expertise spécifique ? (LA FABRIQUE DE L’INTELLIGENCE)

    9h30-11h : Les GHT peuvent-ils se concevoir sans stratégie numérique ? (INTELLIGENCE TERRITORIALE)

    11h-11h15 : Pause

    11h15-12h30 :  Territoires et offre de santé : au-delà de l’efficience, la e-santé au service des populations (INTELLIGENCE TERRITORIALE)

    11h15-12h30 : Intelligence artificielle et santé – exemples concrets

    Après-midi (14h-17h)

    14h-15h15 : Téléconsultation – évolution ou révolution ?

    14h-15h15 : Le numérique au service de la formation des professionnels de la santé (LA FABRIQUE DE L’INTELLIGENCE)

    14h-15h : Stratégie e-santé du CHU de Toulouse (INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE)

    15h30-15h45 : Pause

    15h45-17h : Le patient contributeur, la véritable révolution de la e-santé (INTELLIGENCE COLLECTIVE)

    15h45-16h45 : Sécurité : user experiences dans les services e-santé

    Soirée (19h-22h) – Hôtel de ville

    19h-20h30 : Conférence d’ouverture : Santé connectée : peut-on mieux prendre en compte l’être humain ?

    20h30-22h : Cocktail dînatoire (réservation obligatoire)

    Programme du mercredi 4 juillet 2018 – école Isis

    Le mercredi 4 juillet 2018 se tiendra de 11h à 18h15 le IA Santé Challenge.

    Matinée (08h30-12h45)

    8h30-09h00 : Accueil des participants

    9h-12h45 : Auditions des trophées de la e-santé

    9h15-10h30 : La e-EHPAD : une réponse à des besoins toujours plus importants ? (INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE)

    9h15-10h45 : Atelier juridique et réglementaire – Données de santé, nouveautés législatives et réglementaires : pas de panique !

    9h45-10h45 : Marché de la e-santé en Grande-Bretagne

    10h45-11h : Pause

    11h-12h45 : Comment développer les échanges santé digitale entre l’Afrique et la France ? (INTELLIGENCE DE MARCHE)

    11h-12h45 : Blockchain et Santé : Du concept au concret, itinéraire d’une confiance retrouvée (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    11h-12h45 : Impact de la santé digitale sur les maladies chroniques

    Après-midi (14h-18h15)

    14h-16h30 : E-santé et vaccination : conférence puis atelier

    14h-15h : Mobilité et santé : Déporter les moyens hospitaliers au plus près du patient

    14h-15h30 : Vers une nouvelle coordination régionale pour soutenir l’innovation numérique en santé (INTELLIGENCE TERRITORIALE)

    14h-15h30 : E-santé : et si votre marché était au milieu d’un océan bleu ? (INTELLIGENCE DE MARCHE)

    15h45-16h : Pause

    16h-17h30 : La e-santé à la conquête des investisseurs (INTELLIGENCE DE MARCHE)

    16h-17h : Les robots conversationnels sécurisés de santé (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    16h-17h : Ville-hôpital : quelle intelligence organisationnelle mettre en place ? (INTELLIGENCE ORGANISATIONNELLE)

    17h30-18h15 : Pause

    Soirée (18h15-22h45)

    18h15-19h45 : Cérémonie de remise des trophées de la e-santé

    19h45-22h45 : Cocktail et dîner de Gala (réservation obligatoire)

    Programme du jeudi 5 juillet 2018 – école Isis

    Matinée (8h30-12h30)

    8h30-09h30 : Accueil des participants

    8h30-12h : IA Santé Challenge

    9h30-12h30 : Session fermée – Réunion du consortium européen pour le projet « Links Up »

    9h30-10h45 : E-santé animale

    9h30-10h45 : Les technologies de la rupture (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    9h30-10h45 : Sport et e-santé

    10h45-11h : Pause

    11h-12h30 : E-santé animale

    11h-12h30 : Les technologies de la rupture (INTELLIGENCE TECHNOLOGIQUE)

    Après-midi (14h-17h30)

    14h-15h45 : E-santé animale

    15h45-16h : Pause

    16h-17h : E-santé animale

    17h-17h15 : Remise du trophée E-santé animale

    Pour plus d’informations, veuillez consulter le site de l’ Université d’été de la e-santé.

  • Aviitam propose un carnet de santé intelligent pour prévenir et gérer les maladies chroniques

    Aviitam, plateforme créée par deux médecins du Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, propose un carnet de santé connecté, imaginé comme un compagnon dans le changement d’habitudes et de modes de vie nocifs pour la santé et pouvant déboucher sur des pathologies chroniques, lancé dans sa nouvelle version le 18 mai 2018.

    Conçu comme un outil de prévention visant à accompagner les patients vers un mode de vie plus équilibré, il peut également être utilisé comme outil de suivi dans le cadre de maladies chroniques liées au mode de vie tels le diabète, l’obésité, le cholestérol et les troubles du sommeil.

    La start-up est en train de travailler sur le développement d’un service de télé-surveillance visant les établissements de santé notamment ainsi que de téléconsultation à destination des mutuelles et assureurs.

    Outil compagnon de prévention et de suivi pour les professionnels de santé

    Le Pr Antoine Avignon, médecin chef de service, et le Dr Vincent Attalin, médecin nutritionniste, du CHU de Montpellier (Hérault), ont travaillé conjointement pour développer une solution de carnet de santé intelligent et sécurisé aux patients leur permettant de centraliser, protéger et partager leurs données médicales avec leurs médecins.

    Le patient via l’application peut partager toutes ses données de santé avec le médecin au service d’un accompagnement plus efficace, une prise de conscience de l’impact de certaines pratiques quotidiennes sur la santé et préparer en amont les consultations en renseignant des paramètres. Toutes les données d’Aviitam sont protégées chez un hébergeur agréé de données de santé.

    Une solution pour les établissements de santé et les mutuelles

    Aviitam est un outil à destination des établissements de santé qui leur permet selon les fondateurs d’optimiser le parcours de soins, de préparer et suivre les séjours, d’optimiser des PMSI et de faire prochainement de la télésurveillance.

    Par ailleurs, vis-à-vis des mutuelles, la solution présente l’avantage d’organiser un parcours de soins coordonnés, de proposer des actions de prévention et de sensibiliser aux modes de vie nocifs et un suivi médico-chirurgical des personnes souffrant d’obésité, le cas échéant. Un service de téléconsultation est en train d’être préparé par la start-up et sera bientôt disponible.

    Projets de développement : une version payante et télé-surveillance

    Actuellement disponible gratuitement, le carnet de santé d’Aviitam avait été testé par 1 300 professionnels de santé et patients début 2018. Les fondateurs envisagent d’inclure leur solution dans des offres payantes dans le cadre desquelles elle serait associée à des programmes d’accompagnement et des formations en ligne.

    Néanmoins, une version payante est déjà proposée aux établissements de santé qui souhaitent pouvoir en bénéficier. Aviitam va également proposer un service de télésurveillance aux particuliers et aux médecins.

    Enfin, la start-up se projette comme prestataire de services pour la sécurité sociale en visant l’intégration au Dossier Médical Personnel de l’Assurance Maladie dans le cadre de l’optimisation du parcours de santé.

  • Prise en charge psychologique : Shamballa lance son appli de thérapie en ligne

    « Un psychologue dans votre poche », tel est le credo de Shamballa lancée en début d’année 2018, annonce la start-up dans un communiqué de presse du 18 mai 2018.

    Shamballa est une plateforme de soutien psychologique en ligne qui s’adresse à toutes les personnes désireuses de consulter un psychologue ou un psychanalyste, pour des problèmes de long terme (dépression, stress ou anxiété) ou des problématiques ponctuels (procrastination, rupture, etc.).

    Le service s’adresse à toutes les personnes qui ne peuvent pas prendre rendez-vous avec un thérapeute:
    • les personnes timides ou introverties qui n’osent pas franchir le cap de se rendre dans un cabinet de psychologue ;
    • les salariés travaillant la journée et jusqu’à tard le soir, ne pouvant pas se rendre disponible une heure en semaine ;
    • les personnes vivant en zone rurale, qui doivent faire des kilomètres en voiture pour se rendre chez le psy le plus proche ;
    • les personnes à mobilité réduite ;
    • les personnes qui déménagent mais qui souhaitent garder le même psychologue ;
    • les expatriés ;
    • les agoraphobes ;
    • les personnes assignées à résidence par décision de justice.

    Il ne s’agit pas d’une consultation par webcam, mais d’un contact quotidien via l’application. 

    Le communiqué précise que l’entreprise prépare une levée de fonds.

    Une mise en relation entre praticiens et personnes en souffrance

    « C’est après avoir appris que que 88 % des psychologues travaillent à temps partiel et que 42% des gens qui ne vont pas chez le psychologue ne le font pas parce qu’ils ont peur, qu’ils n’ont pas confiance ou qu’ils n’ont pas les moyens, nous nous sommes dit que nous devions mettre ces personnes en relation », explique Jean-Baptiste Jézéquel, co-fondateur et président de Shamballa.

    Le service a été lancé le 20 janvier 2018, mais la jeune équipe travaille sur l’application depuis mars 2017.

    Le patient – qui souhaite aborder un problème ponctuel ou une problématique de fond – se connecte sur l’application puis remplit un questionnaire. Shamballa le met alors en contact avec les psychologues, tous diplômés et certifiés, les plus à même de résoudre la problématique de la personne, avec qui elle peut échanger tous les jours en illimité à partir de 35 euros par semaine. 

    Le patient peut choisir de souscrire une première semaine d’évaluation gratuite, lui permettant de juger par lui-même la pertinence de ce mode de suivi.

    Les échanges ont lieu tous les jours par messages vidéo, audio ou textuel et sont sécurisés. Les conversations sont cryptées, afin que ni l’entreprise ni un tiers ne puissent y avoir accès.

    Lors de l’inscription, Shamballa ne demande ni le nom ni les coordonnées de l’utilisateur – celui-ci peut donc choisir un pseudo garantissant l’anonymat.

    Importance du présentiel ?

    Quid de la relation patient-psychologue sans contact direct ? « C’est vrai que c’est une dimension qui préoccupe certains psychologues qui découvrent notre application », reconnaît Jean-Baptiste Jézéquel, qui espère à terme pouvoir travailler avec une centaine de professionnels. « Cependant un nombre important de psychologues ont déjà bien pris conscience que ce mode de consultation peut être bénéfique à énormément de patients ».

    La plateforme est fonctionnelle depuis 4 mois, et la trentaine de personnes ayant déjà consulté sur des périodes de 1 à 8 semaines se disent satisfaites.

    Une étude de l’Université de Zurich a montré que la psychologie en ligne peut parfois s’avérer plus efficace que la thérapie en face-à-face sur le long terme, car elle responsabilise davantage le patient qui n’est pas assisté directement par le psychologue.

    « Nous souhaitons mener notre propre étude à l’horizon septembre 2018, lorsque nous aurons 6 mois de recul » précise Jean-Baptiste Jézéquel.

    Il précise que ce service ne peut se substituer à une consultation traditionnelle en face-à-face dans n’importe quel cas de figure. Le recours au suivi psychologique via Shamballa ne s’adresse qu’aux personnes souhaitant résoudre un problème qui ne nécessite pas une aide urgente. 

    L’entreprise souhaite dès la rentrée proposer son service aux entreprises afin de lutter contre le burn out ou encore le harcèlement.

    L’application est disponible sur GooglePlay, AppStore et https://shamballa.co/

  • Les robots au service du handicap et autres innovations au Festival Tous engagés, 22-23/06/18, Dugny

    La Croix-Rouge française organise les 22 et 23 juin 2018 le festival Tous engagés autour de l’innovation sociale à Dugny (Seine-Saint-Denis).

    Il s’agit d’explorer les possibilités d’exploitation de nouvelles technologies dans l’optique de leur  mettre les nouvelles technologies au service de la mission sociale.

    Un festival et 7 thématiques dont la santé et les nouvelles technologies

    Au travers des conférences organisées ainsi que des projets présentés sur le Village, 7 grandes thématiques chères à la Croix-Rouge française seront abordées :

    • L’engagement sous toutes ses formes : capter, valoriser & favoriser l’engagement dont les formes évoluent
    • La société inclusive : mieux associer les personnes accompagnées et leurs entourages pour plus d’impact social
    • La santé & le secourisme en mutation : demain, accès à la santé & citoyenneté secouriste pour tous ?
    • Les nouvelles technologies : mettre les nouvelles technologies au service de notre mission sociale
    • La résilience des territoires : redynamiser les territoires fragiles par de nouveaux modèles d’action
    • L’environnement & le développement durable : prendre part à la transition énergétique et solidaire
    • La jeunesse : les jeunes font aussi leur Festival avec les 3e Assises de la Jeunesse

     Conférences et tables-rondes

    Ce sont plus de 30 heures de conférences qui se dérouleront durant le festival et qui permettront de faire le plein d’idées nouvelles et de construire la Croix-Rouge de demain en répondant aux questions suivantes :

    • Demain, le citoyen sera-t-il l’acteur des premiers secours ?
    • Le pair-à-pair est-il l’avenir du solidaire ?
    • Les nouvelles formes d’accès à la santé pour les plus vulnérables
    • Quel accueil pour les réfugiés ?
    • 2030 : quel avenir pour l’humanitaire ?
    • Les robots au service des handicaps ?

    Un village dédié à l’innovation

    Plus de 100 projets seront présentés pour l’occasion.

    L’inscription est gratuite mais obligatoire pour des raisons de sécurité, sur https://www.festivaltousengages.fr/.

  • China: GSK partners with eHealth service JD to offer integrated online medical services

    Chinese online retailer JD.com and pharmaceutical multinational company GSK have expanded their current strategic partnership in China.

    In early May 2018, the two companies signed a memorandum of understanding that will allow both partners to leverage each other’s complementary strengths in healthcare, pharmaceuticals and internet applications to create solutions that improve patient experience.

    Big data analytics and community programs

    A better data management to better manage chronic diseases

    GSK and JD plan to explore how to make the best use of medical information and big health data to develop new solutions for chronic disease management and improve health and wellness education.

    Community programs to facilitate access to medical services

    As part of the partnership, a bilateral plan will be rolled out to set up community programs in order to help people access medical services more easily for diseases such as HIV.

    Online care services: « A key link » in China’s national health strategy

    « Working with GSK, we can find better, clearer, faster and more transparent ways to get medicines and medical and health information to people when they need it, » said Lijun Xin, president of JD Home and Life (source: Enterpriseinnovation.net).

    « Internet-based healthcare is a key link in China’s national health strategy, » Thomas Willemsen, chariman of GSK China Investment, said. Through our strategic collaboration with JD.com, a pioneering leader in China’s online healthcare and pharmaceutical services, we are committed to exploring and developing ‘Internet + Healthcare’ solutions against the strategic backdrop of ‘Healthy China 2030’ [national program], and ultimately improving Chinese people and patients’ healthcare service quality and accessibility (…) »

  • Zentrum Überleben (Allemagne) développe 2 applis pour le soutien médico-psychologique des réfugiés

    L’association allemande Zentrum Überleben (littéralement, « centre de survie »), basée à Berlin et spécialisée dans le soutien médical et psychologique des personnes en provenance de zones de conflit, a développé deux applis mobiles dédiées au public qu’elle accompagne, annonce-t-elle dans un communiqué publié mi-avril 2018 sur son site internet.

    La première, ALMHAR, propose un soutien aux réfugiés face aux problèmes psychiques qu’ils rencontrent les plus fréquemment (troubles du sommeil, symptômes dépressifs, sentiment de culpabilité, stress, etc.) et leur donne des conseils pratiques. Elle est disponible gratuitement en anglais, en arabe et en farsi, sur Google Play.

    La seconde, SMILERS s’adresse aux réfugiés arabophones présentant de signes dépressifs. Il s’agit d’une application d’auto-surveillance en sept étapes contenant des informations sur l’origine et la persistance des symptômes. Elle permet également une mise en contact rapide avec des intervenants en cas de crise. Elle n’est disponible que sur l’AppStore pour le moment.

    Les développeurs de l’application expliquent que ce projet a vu le jour en réponse au nombre croissant de réfugiés provenant de zones de conflit et qu’il constitue une réponse économique à la prise en charge thérapeutique. « De plus, les réfugiés peuvent accéder à ce soutien depuis n’importe quel lieu, du moment qu’ils ont leur smartphone », indique le communiqué. Mais ces applis ne constituent pas un substitut à la psychothérapie, et elles ne doivent pas empêcher les personnes atteintes de graves troubles de se rendre à l’hôpital.

    Plus d’infos sur http://almhar.org/ et http://ilajnafsy.bzfo.de/portal/en/