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  • Apple lance Attain, une application qui propose des défis aux utilisateurs pour améliorer leur santé

    Apple a annoncé qu’il lancera au cours de l’été 2019 Attain, une application mobile visant à fixer des objectifs aux utilisateurs pour améliorer leur bien-être et leur santé au quotidien. La question de l’exploitation des données personnelles par une société privé se pose à nouveau dans le cadre de ce projet car le géant américain pourrait ainsi avoir accès à une masse importante d’informations de particuliers.

    Ce programme est le fruit d’une collaboration qui a commencé en 2016 entre la multinationale et le grand groupe d’assurance américain Aetna. Ce dernier s’est associé avec le laboratoire CVS en novembre 2018 pour répondre à la demande de plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde, soit un canal privilégié de diffusion de son offre e-santé et de l’Apple Watch. Afin d’élargir la cible client, les non adhérents à Aetna pourront aussi utiliser le service en passant par d’autres canaux mais le prix serait plus élevé.

    Apple est de plus en plus présent sur le marché de la santé. Tim Cook, son P.-D.G., a d’ailleurs récemment indiqué qu’il souhaitait que la plus grande contribution de son entreprise soit dans ce secteur.

    Des cadeaux pour les utilisateurs les plus assidus

    Reliée à l’Apple Watch, Attain permet un suivi et propose des recommandations personnalisées. Les données prennent en compte l’âge, le sexe, la taille ainsi que le poids de l’utilisateur pour lui soumettre un programme se présentant sous la forme de différents objectifs à atteindre au quotidien ou au cours de la semaine, des défis du type « faire trois marches rapides de 10 minutes avant samedi ».

    Dès qu’un objectif est atteint, le système débloque un lot de crédits à dépenser sur l’App Store pour acheter des cartes-cadeaux. De plus, les utilisateurs les plus assidus au programme auront la possibilité de gagner une Apple Watch.

    Une utilisation possible pour les personnes qui n’ont pas d’Apple Watch

    Les personnes qui veulent s’inscrire au programme mais qui ne disposent pas d’Apple Watech reçoivent un appareil de série 3 d’Aetna ou peuvent payer pour obtenir une mise à niveau vers la dernière série 4. Ils reçoivent ensuite une somme correspondant au prix de l’appareil sur 24 mois s’ils atteignent les objectifs santé fixés par l’application.

    Les utilisateurs qui arrêtent le programme en cours peuvent être contraints de payer une partie de la part d’Apple Watch, sauf en cas de maladie grave, d’opération chirurgicales ou de grossesse.

    L’application sera limitée à 300 000 utilisateurs dans un premier temps

    Pour participer, il faut un minimum un iPhone 5S.

    L’application n’est actuellement téléchargeable que par les 300 000 premiers utilisateurs. À partir du printemps 2020, de nouvelles inscriptions devraient être possibles.

    En ce qui concerne les adhérents à l’assureur santé Aetna, ils auront la possibilité d’acheter leur emplacement personnellement.

    L’exploitation des données personnelles parmi les préoccupations

    Cette initiative pose question cependant du point de vue de l’exploitation de données personnelles par une société privée car, dans le cadre de ce projet, Apple aura accès à des centaines de milliers d’informations sur les utilisateurs.

    Des services d’Apple ont déjà présentés des défaillances en termes de sécurité des données

    Le groupe américain a été à plusieurs reprises mis en cause dans la gestion imparfaite de ces données de santé. Dernièrement, l’application FaceTime a connu une importante faille de sécurité. Une personne pouvait en effet espionner son correspondant en passant un appel sans que ce dernier ne décroche.

    En France, la taxation des GAFA, dont fait partie Apple, est un sujet qui fait l’objet de débats.

  • Le Samu 38 compte sauver 40 à 50 victimes d’arrêt cardiaque en plus par an avec l’appli Sauv Life

    Les professionnels de la régulation du Samu 38 estiment pouvoir sauver 40 à 50 victimes d’arrêt cardiaque en plus chaque année en Isère grâce à un ensemble d’interventions incluant l’utilisation de l’application mobile Sauv Life, lancée en janvier 2019 dans le département.
    Environ 500 arrêts cardiaques sont recensés chaque année en Isère, où le taux de survie pour ce type d’attaque est de 10 %.

    La solution permet de géolocaliser les citoyens volontaires qui peuvent effectuer les gestes de premiers secours en cas d’arrêt cardiaque survenu sur la voie publique. Elle guide ces personnes vers la victime et le défibrillateur automatique le plus proche. Lorsqu’un appel est passé au Samu pour un arrêt cardiaque, l’application est déclenchée simultanément à l’envoi de l’équipe médicale du Samu ou des secouristes.
    Le personnel du Samu assiste les citoyens témoins par téléphone pour qu’ils puissent réaliser aux mieux les gestes d’urgence.

    Sauv Life fait l’objet d’une étude de recherche, baptisée « Dispatch », sur l’amélioration de la régulation du massage cardiaque par les centres Samu de dix départements.

    L’application a été lancée à Paris, à Lyon et à Lille en mars 2018 après avoir été testée par le Samu de Lille en février de la même année. À partir du 7 février 2019, elle sera déployée par le Samu de Rouen et à partir du 13 février dans l’Eure par le Samu 27.

    4 000 citoyens ont installé l’application en Isère

    L’application Sauv Life, gratuite, peut être utilisée par tous les citoyens volontaires. En Isère, déjà 4 000 personnes l’auraient téléchargée selon Guillaume Debaty, responsable du Samu 38 (source : APMnews).

    À échelle nationale, le service a été installé par environ 80 000 personnes au total mais il n’est pas actif sur tout le territoire.

    Une étude incluant 2 000 patients et impliquant 15 Samu de France

    L’étude multicentrique Dispatch, coordonnée par Guillaume Debaty, a pour but d’évaluer l’intérêt d’une combinaison d’interventions dans l’optique d’augmenter le nombre de patients bénéficiant d’un massage cardiaque avant l’arrivée des secours en cas d’arrêt cardiaque.

    Cette étude, randomisée et contrôlée, prévoit d’inclure 2 000 patients en 2 ans et d’impliquer au total 15 Samu de France, qui passeront en phase d’intervention de manière échelonnée après une phase d’observation.

    Les travaux portent sur deux interventions principales :

    • une formation des assistants de régulation médicale (ARM) à la reconnaissance téléphonique précoce de l’arrêt cardiaque, dans le cadre notamment d’un programme de formation en ligne incluant l’écoute régulière de bande de régulation ;
    • l’utilisation de l’application Sauv Life.

    Guillaume Debaty espère que les résultats de cette étude permettront de promouvoir l’utilisation de Sauv Live et la formation des ARM sur l’ensemble de la France.

  • Le point sur l’éducation thérapeutique dans le télésuivi de l’insuffisance cardiaque (SFcardio)

    Le Dr Pierre Raphaël, du service de cardiologie de la clinique Saint-Gatien de Tours, a présenté les problèmes que pose l’évaluation des effets de l’éducation thérapeutique via un télésuivi lors de la session intitulée « la télésurveillance des patients insuffisants cardiaques », qui s’est tenue le 18 janvier 2019 à l’occasion des 29èmes Journées européennes de la Société française de cardiologie, auxquelles Health & Tech Intelligence a assisté.

    Dans le cadre des pathologies cardiaques, l’éducation thérapeutique permet de donner aux patients et à son entourage les compétences pour gérer au mieux la maladie et éviter les décompensations cardiaques. Elle est apparue en France au début des années 2000 avec le programme Icare et le registre Odin, qui a concerné 61 centres de 2004 à 2010. L’analyse de ce registre a montré des premiers résultats encourageants : « Les patients éduqués avaient une espérance de vie supérieure d’un à deux ans à ceux qui ne l’étaient pas. Cependant, cela n’est pas aussi évident », commente le Dr Raphaël, précisant que les études portant sur le sujet ne sont pas vraiment concluantes.

    Faciliter l’accès à l’éducation thérapeutique via la télé-médecine

    Constat :

    • Faire de l’éducation thérapeutique en France nécessite de justifier d’une formation de 40 heures et d’avoir l’accréditation de l’agence régionale de santé concernée.
    • Il n’y a pas d’actes identifiés en la matière.
    • L’accès a l’éducation thérapeutique est difficile, au regard du million de patients concerné et des 210 000 hospitalisations par an, à mettre en parallèle avec la diminution, ou du moins la stagnation, du nombre de cardiologues en France.

    Des études peut concluantes sur le sujet

    La télémédecine paraît donc une opportunité pour faciliter cet accès.

    « Une méta-analyse de 2015 montre que les patients suivis par télésuivi avait une espérance de vie supérieure aux autres patients et étaient moins hospitalisés, note le Dr Pierre Raphaël. Cependant, les patients sont très hétérogènes dans ces études. Pris individuellement, elles sont moins concluantes ». Les travaux permettant franchement de trancher manque.

    La seule étude sur cette association de l’éducation thérapeutique au télésuivi, californienne et menée sur six centres, n’est pas très positive. Le télé-suivi a consisté en une analyse du poids et de la fréquence artérielle cardiaque. Le programme d’éducation thérapeutique a pris la forme d’une séance d’inclusion puis un suivi par téléphone.

    Au final, il n’y a pas eu de diminution des réhospitalisations, ni d’amélioration concernant la mortalité.

    En France, différents systèmes associent télésuivi et éducateur thérapeutique. Leur évaluation permettra peut-être de confirmer l’intérêt de cette combinaison.

    Chronic Car Connect et TwoCanPulse : focus sur 2 solutions

    Chronic Car Connect

    À Toulouse, la solution Chronic Car Connect, de Air Liquide, existe depuis quelques années.

    Le patient reçoit une tablette. Il répond chaque jour à huit questions sur l’apparition éventuelle d’œdème, d’asthénie… En fonction des réponses, l’algorithme déclenche une alerte à destination des infirmières du centre, qui appellent le patient pour voir si l’alerte est justifiée et le cas échéant préviennent le médecin.

    Une étude est en cours. Ses résultats sont attendus dans les prochains mois.

    TwoCanPulse

    TwoCanPulse est une solution plus atypique qui ne repose pas sur un centre d’appels.

    Chaque patient reçoit une mallette avec une balance connectée et un saturomètre pour mesurer sa saturation et sa fréquence cardiaque. Le patient réalise quotidiennement les mesures.

    Sur un boîtier central, contenant un algorithme décisionnel, un voyant prend la couleur :

    • soit jaune : les valeurs sont satisfaisantes et ne sont pas annonciatrices d’une décompensation ;
    • soit rouge, avec effet sonore : elles montrent qu’une hospitalisation est nécessaire dans les trois à cinq jours. Le patient doit appeler le cardiologue qui peut se connecter à un serveur pour analyser l’évolution des mesures.

    La mallette comprend aussi un livret de 85 pages d’informations sur la nutrition, l’activité physique, le suivi et un lexique sur les termes entendus dans le cadre de sa prise en charge. Une grille de 24 questions sur le profil et la personnalité du patient ainsi que la perception de sa pathologie permet d’obtenir un parcours de soins personnalisé.

    Une étude sur la solution débutera dans les prochains mois.

    « Se méfier des études qui ne reflètent pas une vraie pratique » (Dr Pierre Raphaël)

    Au final, « il faudra utiliser l’outil ayant le meilleur algorithme décisionnel, commente le Dr Pierre Raphaël. Il est aussi important de se méfier des études qui ne reflètent pas une vraie pratique, notamment celle des professionnels de soins en cabinet ».

    En effet, les centres d’appel, souvent présents dans les études, sont plus difficiles à maintenir en routine. De même, la régularité du suivi des patients lors des travaux n’est pas le reflet de la réalité quotidienne. « La solution à utiliser sera la plus simple, la moins chronophage, et surtout celle qui aura la meilleure adhésion pour les malades », conclut le médecin.

  • IA en santé : une étude de marché prévoit une croissance de 50,2 % par an d’ici 2025

    Le marché de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé devrait passer de 2,1 milliards de dollars (1, 8 Md €) actuellement à 36,1 milliards de dollars (31,7 M €) en 2025, ce qui représente un taux de croissance annuel (CAGR) de 50,2 %.
    Cette estimation* réalisée par l’institut ReportLinker repose sur une analyse des investissements sur l’IA en santé dans le continent nord américain et notamment ceux réalisés aux États-Unis.

    Les principaux clients de ce marché sont les hôpitaux qui achètent ou co-développent des solutions de trois segments majeurs :
    • l’amélioration de la prestation de soins et de la pratique clinique ;
    • l’amélioration de l’expérience patient et de son parcours ;
    • la réduction de coûts.

    Les principaux enjeux pour les acteurs industriels sur ce marché sont l’amélioration de la puissance de calcul et la diminution des coûts du matériel.

    L’étude souligne toutefois trois freins importants à la pénétration de l’intelligence artificielle en santé :
    • la réticence des praticiens à adopter des technologies basées sur l’IA ;
    • le manque de ressources qualifiées ;
    • le cadre réglementaire ambigu relatif aux logiciels médicaux intégrant l’intelligence artificielle.

    Les deux principaux segments de croissance pour ce marché identifiés par les auteurs du document sont :
    • le machine learning :  la capacité à collecter et à gérer des données volumineuses et à déployer de plus en plus cette technologie par les hôpitaux, les centres de recherche, les sociétés pharmaceutiques et d’autres établissements de santé ;
    • la NLP : l’analyse des données relatives aux patients, détection de risques, gestion et surveillance du mode de vie et applications à la santé mentale.
    Par ailleurs, l’étude établit une liste des principales entreprises centrées sur l’IA.

    Les principaux acteurs industriels de l’IA en santé

  • L’incubateur WeHealth by Servier lance un « wearable » pour suivre à distance le rythme cardiaque

    WeHealth by Servier, filiale du groupe pharmaceutique français, lance sa première solution connectée, Cardioskin, un t-shirt connecté permettant d’enregistrer l’activité cardiaque en temps réel et à distance.

    Ce dispositif ambulatoire, mis au point en partenariat avec la start-up Bioserenity, réalise un électrocardiogramme (15 dérivations), sur prescription et sous surveillance médicale. Via des capteurs, il est capable de mesurer l’activité ECG du cœur et d’identifier les anomalies lorsqu’une évaluation de longue durée du rythme cardiaque (plus de 24 heures) est nécessaire.

    La solution, qui a obtenu le marquage CE et l’autorisation 510(k) de la FDA, sera commercialisée dans les prochains mois en Europe et ultérieurement au Moyen-Orient. Son coût sera de 5 000 euros pour l’ensemble de la solution (t-shirt, accès à l’espace cloud, application dédiée, etc.), a indiqué David Guez, directeur de WeHealth, lors d’une présentation presse organisée dans le cadre des Journées européennes de la Société française de cardiologie, qui se tiennent du 16 au 19 janvier 2019 à Paris, et à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté. Les partenaires du projet sont en réflexion en ce qui concerne les modalités de remboursement, l’idée étant que le patient n’ait pas à payer pour le dispositif.

    10 autres solutions sont actuellement en cours de développement, indique le responsable, et ce dans 5 domaines : la cardiologie, l’oncologie, le diabète, l’immunologie et les neurosciences, « avec des pathologies qui se recoupent parfois ».

    Cardioskin : une solution pour un suivi de plus de 24h

    Une solution, 6 outils

    • T-shirt unisexe sans fil disponible en 5 tailles :
      • 13 électrodes intégrées au textile pour un enregistrement sur 15 dérivations ;
      • bouton de notification intégré pour permettre au patient de signaler le moment où des « événements » surviennent et ainsi au praticien de corréler lesdits événements aux données recueillies ;
      • lavable en machine et possibilité de prendre une douche avec après avoir retiré la batterie ;
    • Cardioskin Cloud : permet de prescrire, de collecter et d’analyser les données ECG des patients ;
    • application mobile Cardioskin pour smartphone et tablette :
      • permet de lancer les enregistrement ECGs ;
      • interface dédiée pour les patients et pour les professionnels de santé : le patient peut y enregistrer des informations sur son ressenti afin de compléter les résultats de l’électrocardiogramme ;
    • module d’acquisition Cardioskin : enregistre les données ECG du patient jusqu’à 14 jours ;
    • batteries Cardioskin (amovibles) et câble USB : alimente le module d’acquisition Cardioskin ;
    • Dock Cardioskin : permet le transfert des données ECG du module d’acquisition Carsioskin vers la plateforme cloud Cardioskin via wiki.

    Déroulée du processus type avec Cardioskin

    • Consultation : décision du médecin de prescrire Cardioskin ;
    • prescription d’une surveillance ECG par le biais du cloud Cardioskin ;
    • le patient est équipé de Cardioskin ;
    • téléchargement de l’application et lancement de l’enregistrement ECG ;
    • réception continue du signal :
      • mode « en ligne » : résultats envoyés sur le cloud Cardioskin ;
      • mode « hors ligne » : 14 jours de stockage dans le dossier Cardioskin ;
    • transmission et stockage des données collectées sur le cloud ;
    • fin du suivi : analyse des données via le logiciel Mortara ;
    • établissement du diagnostic.

    « Les dispositifs comme Cardioskin peuvent améliorer la performance des professionnels de santé, à condition cependant que les usages changent, note David Guez, directeur de WeHealth by Servier. Si les acteurs du secteur se confortent dans leurs habitudes et sont réticents au changement, nous n’allons pas évoluer. »

    Apporter une expertise là où il n’y a pas de spécialistes

    Selon le Pr Patrick Jourdain, professeur de cardiologie au Kremlin Bicêtre (Val-de-Marne), l’un des avantage d’une analyse automatisée des données ECG recueillies est que les résultats peuvent être observés par un non-spécialiste, ce qui peut s’avérer utile dans les zones sous-denses. « Si je ne suis pas rythmologue, je ne vais rien comprendre à certains enregistrement d’un ECG classique, explique le médecin. En revanche, si on me transmet un compte rendu analysé, là je vais pouvoir établir un diagnostic. L’idée avec Cardioskin est d’accéder à un niveau d’expertise quel que soit l’endroit où la patient se trouve. »

    Les modalités de remboursement en réflexion

    Le t-shirt se porte juste le temps du diagnostic (deux jours, quelques semaines ou un mois selon les besoins) et non pendant une longue durée. « Le but est que le patient s’engage et prenne en charge sa santé », commente David Guez.

    Le Pr Patrick Jourdain précise que dans le cadre du modèle en question, « ce n’est pas le patient qui va payer pour sa solution ».

    Lorsque le t-shirt est porté pour une utilisation de 24 heures, un remboursement est déjà possible comme n’importe quel autre dispositif de suivi. « Cependant, si le suivi dure un mois, comment fait-on ? Un remboursement sera possible mais nous sommes encore en réflexion en ce qui concerne les modalités », indique David Guez.

    8 à 10 partenariats WeHealth avec des start-ups pour 2019

    Le responsable est par ailleurs revenu sur le programme de partenariat de la société mis en place pour accompagner les start-ups.

    8 à 10 partenariats sont à venir au cours de l’année 2019, a-t-il déclaré. 5 partenariats ont déjà été signés, dont :

    • 3 avec des start-ups dont le produit va être lancé en 2019 :
      • Cardioskin ;
      • Onco’Hub, une plateforme web pour suivre les patients atteints d’un cancer et faciliter la communication des données médicales des patients entre professionnels de soins : la solution est en cours d’essai clinique, avec une première preuve de concept réalisée au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard ;
      • MyoRegulator, un dispositif de neuromodulation non invasif pour le traitement de la spasticité ;
    • 2 autres avec :
      • Wellingo, un dispositif de mesure de la tension artérielle pour prévenir les crises cardiaques ;
      • HomeHeart, un système de télémédecine pour le suivi de l’insuffisance cardiaque congestive.

    Un partenariat basé sur 6 piliers :

    • des ressources pour accélérer l’entrée sur le marché : moyens financiers déployés et équipe dédiée au projet ;
    • un réseau de parties prenantes : start-ups et écosystème de partenaires ;
    • un écosystème avec une expertise internationale et les atouts d’un vaste réseau pour co-développer et distribuer les solutions ;
    • une stratégie allant de l’idée à la commercialisation du produit (moins de 3 ans), avec une licence de distribution exclusive mondiale, incluant l’analyse des données ;
    • une préservation de l’ADN de la start-up ;
    • un partenariat de longue durée : « Nous tenons à entretenir une relation d’égal à égal, nous n’essayons pas de diriger les start-ups mais d’être des co-développeurs, précise David Guez. Ce qui nous intéresse c’est d’avancer ensemble et de lancer la solution sur le marché. »
  • Vik, le chatbot de la start-up Wefight, étend ses compétences à 3 nouvelles pathologies

    À l’occasion du CES 2019, qui s’est tenu du 8 au 11 janvier à Las Vegas, la start-up française Wefight a présenté la version anglaise de Vik Sein, son compagnon virtuel conçu pour répondre aux questions des femmes atteintes de cancer du sein. Après 2 ans d’existence, la société propose des nouveautés sur son outil et élargit son champ d’action à trois nouvelles pathologies : l’asthme, la dépression et la migraine. Ces nouveaux chatbots seront disponibles d’ici la rentrée 2019.

    La solution Vik est disponible sur Messenger, ou via une application disponible sur App Store, Google Play et le portail web de Wefight. Financé par des industriels, il est gratuit pour les patients.

    Vik Sein : une IA pour accompagner les patientes

    Grâce à l’utilisation d’un outil d’intelligence artificielle (IA) et d’un système de traitement automatique du langage naturel, Vik comprend les questions des utilisatrices et peut leur proposer une réponse personnalisée, que les questions soient médicales (effets secondaires, posologie, impacts sur la vie quotidienne…) ou pratiques (organisation des soins, remboursements…).

    Le chatbot sert également de reminder pour les rendez-vous médicaux ou la prise de médicaments.

    Vik Sein s’internationalise avec une version en anglais

    Plusieurs milliers d’utilisateurs

    Vik Sein a été développé en lien avec l’association de patientes Mon réseau cancer du sein, l’un des premiers réseaux sociaux dédiés aux femmes touchées par cette maladie, afin de répondre aux attentes des premières concernées.

    Le chatbot a été testé fin 2017 à l’occasion de la campagne Octobre rose, destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein féminin. Selon son développeur, il est aujourd’hui utilisé par plusieurs milliers d’utilisateurs, patientes et proches.

    Une extension aux patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique

    Lors du CES 2019, Wefight a dévoilé une version anglaise de son agent conversationnel, qui a été étendu aux patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique.

    De plus, le chatbot peut maintenant proposer des essais cliniques selon le profil de la patiente et évaluer la compréhension des utilisatrices par le biais de questions portant sur des informations préalablement évoquées par Vik Sein.

    Wefight implique des professionnels de santé dans le processus de développement de son outil pour valider le contenu scientifique et médical des réponses apportées par le chatbot. Pour valider son modèle et évaluer les réponses apportées par Vik Sein, la start-up a ainsi lancé deux études cliniques sur, à terme, plus de 150 patientes atteintes d’un cancer du sein.

    Benoît Brouard, cofondateur et directeur de Wefight, indique que les résultats de ces travaux sont attendus courant 2019.

    Vik s’étend à 3 autres pathologies (asthme, dépression et migraine)

    La start-up a par ailleurs élargi ses compétences à trois autres pathologies. D’ici la fin janvier 2019, Vik Asthme, Vik Dépression et Vik Migraine seront lancés.

    • Vik asthme et Vik migraine ont été développés en lien avec le CHU de Montpellier
    • et Vik dépression avec l’équipe de psychiatrie de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Ce dernier chatbot devrait être complété par des tableaux de bords destinés au suivi des patients par les professionnels de santé, grâce notamment à des alertes.
  • Medappcare accrédité par le Cofrac pour certifier les applis mobiles et sites web dédiés à la santé

    Medappcare vient d’être accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac), l’instance nationale d’accréditation désignée par les pouvoirs publics. La société « est ainsi le premier et seul organisme certificateur accrédité pour certifier les applications mobiles et sites web du mieux-vivre connecté (santé, handicap, autonomie, santé animale) », a déclaré David Sainati, P.-D.G. de Medappcare, dans un communiqué publié le 9 janvier 2019.

    CertiLife, la marque de certification Medappcare, a été conçue pour les applications mobiles et les sites web dédiés à la santé, au bien-être, aux handicaps, à la perte d’autonomie et à la santé animale. Les start-ups, les acteurs de l’industrie pharmaceutique, de l’assurance et de la protection sociale ainsi que les associations ou encore les institutionnels peuvent être amenés à développer ce genre de services numériques et donc être potentiellement éligibles à cette certification sous accréditation.
    « La certification est une démarche volontaire et ne se substitue en aucun cas à toute exigence règlementaire en vigueur », précise l’organisme.

    « L’accréditation est la reconnaissance officielle de la compétence de Medappcare à évaluer et [à] certifier de manière indépendante et impartiale les applications mobiles et sites web [des secteurs citées] », commente-t-il.

  • Le miroir intelligent Artemis de la start-up française CareOS récompensé au CES 2019

    La plateforme intelligente CareOS a reçu le CES 2019 Innovation Awards (prix de l’innovation) à l’occasion du Consumer Electronics Show 2019, qui se déroule du 8 au 11 janvier à Las Vegas. Cette solution, dédiée à la santé et à la beauté, repose sur l’intelligence artificielle et la réalité augmentée, auxquelles sont alliés technologie 4D, commande vocale, reconnaissance d’objets et reconnaissance faciale. Concrètement, le système est relié à un miroir connecté, baptisé « Artemis », capable de gérer plus de 50 appareils et services interconnectés par internet (IoT).

    Artemis s’adapte aux besoins des utilisateurs en matière de soins buccodentaires par exemple, de poids (pèse-personne) ou encore de mise en beauté (tutoriels), par le biais de solutions écoresponsables en termes de consommation d’eau et de la météorologie. « Notre vision est d’amener la technologie à l’avant-garde des soins préventifs personnalisés qui peuvent avoir des répercussions sur la vie quotidienne des familles, a déclaré Chloé Szulzinger, co-fondatrice de CareOS et directrice de la communication de la société (communiqué). Artemis est un exemple de cette vision et nous nous réjouissons de l’accueil qu’il a reçu. »

    L’annonce a été faite en amont du CES 2019 lors du CES Unveiled New York, un événement qui dessine les tendances du rendez-vous high tech annuel de Las Vegas. Les CES Innovation Awards récompensent chaque année des créations se distinguant par un design exceptionnel, dans 28 catégories de produits. Le jury est composé de designers, d’ingénieurs et de journalistes spécialisés dans les nouvelles technologies. Il examine les solutions selon leur design, leurs fonctionnalités, leur intérêt pour le consommateur, leur conception et leur positionnement par rapport à la concurrence.

    Fondée en 2017, la société CareOS, du groupe Baracoda, se positionne dans le domaine de la santé, de la beauté, du bien-être et des soins préventifs.

  • CES 2019 : Interaction Healthcare présente les grandes tendances de la e-santé le 29/01/19 à Paris

    Interaction Healthcare présentera le 29 janvier 2019 les grandes tendances de la e-santé repérées lors de la dernière édition du CES, qui se tient du 8 au 11 janvier 2019 à Las Vegas, et leurs impacts possibles pour les acteurs de la santé, soit aussi bien les patients que les laboratoires pharmaceutiques ou encore les acteurs du dispositif médical. Un retour de certaines start-ups ayant participé à l’événement sera également proposé.

    La session aura lieu de 9 heures à midi dans les locaux de Bpifrance à Paris.

    Les inscriptions doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne, accessible sur Interaction-healthcare.com.

    Programme

    8h45 – Accueil petit déjeuner

    9h15 – Introduction à la conférence

    • Rosalie Maurisse, responsable du secteur « santé », Bpifrance
    • Chahra Louaf, directrice du fonds d’investissement « Patient Autonome », Bpifrance
    • Olivier Ezratty, consultant et auteur, notamment du rapport du CES de Las Vegas

    9h40 – Les grandes tendances de la e-santé au CES de Las Vegas

    Une conférence co-animée par :

    • Ronan Le Quéré, directeur général, Interaction Healthcare
    • Jérôme Leleu, président de Interaction Healthcare, en charge du développement stratégique de SimforHealth

    Avec les retours d’expériences :

    • du Dr Annick Valentin-Smith, co-fondatrice, Vet IN Tech
    • de Raphaël Moreaux, journaliste TIC Santé & TIC Pharma

    10h10 – 2 tables rondes avec le témoignage de plusieurs sociétés françaises dans le domaine de la e-santé présentes au CES de Las Vegas :

    • Diabeloop
    • Home HR
    • Numii de AIO
    • Urgotech
    • Visible Patient

    11h15 – Questions & réponses avec les participants

    11h30 – Networking et démonstration des produits innovants des 6 start-ups

  • Rétro 2018 : top 10 des études révélant les limites de certaines technologies de santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Après être revenu sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé, retour aujourd’hui sur celles qui ont mis en avant les limites voire l’inefficacité de certaines solutions.

    • Suivi à distance et numérique
    – Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche ;
    – Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme ;
    – L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer ;
    – Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension ;
    – Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance.

    • IA et big data
    – Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée ;
    – L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique.

    • Applications mobiles et chatbots
    – Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses ;
    – La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données.

    • Vidéo et traitement
    – Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie.

    Suivi à distance et numérique

    Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche (Jama)

    Des exercices à domicile avec un moniteur portable et un coaching téléphonique n’ont pas eu l’effet escompté chez des patients souffrant d’artérite des membres inférieurs. Leurs résultats au test de marche de 6 minutes ne s’étaient pas améliorés après 9 mois d’entraînement. Les résultats de ces travaux, publiés le 24 avril 2018 dans le Jama, mettent en évidence les limites d’une intervention à distance pour modifier des comportements.

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    Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme

    Selon une étude parue dans le Jama le 7 septembre 2018, si le télésuivi de la pression artérielle par un pharmacien donne de meilleurs résultats cliniques qu’une prise en charge traditionnelle, ceci ne serait valable qu’à court terme : les bénéfices du télémonitoring de la pression artérielle s’estomperaient avec le temps.

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    L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer (JMIR)

    Le recours à des e-thérapies ne semble pas diminuer le poids économique de la prise en charge de la dépression, montre une étude randomisée et contrôlée menée par des chercheurs néerlandais, concluant que le fait de compléter la thérapie classique par une thérapie mobile n’est pas rentable. La recherche a par ailleurs révélé que les résultats positifs de la e-thérapie expérimentée ne se maintenaient pas après 24 mois. Ces travaux, publiés le 26 novembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), suggèrent que le rapport coût-efficacité est meilleur quand les interventions sont davantage guidées par un thérapeute.

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    Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension (Jama)

    Une étude randomisée publiée dans le Jama Internal Medicine a démontré qu’une application mobile pouvait améliorer l’observance médicamenteuse chez des patients présentant une hypertension mal contrôlée. Cependant, l’amélioration est modeste et elle ne se traduit par un bénéfice clinique. Le recours à l’application ne modifiait pas la tension artérielle systolique.

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    Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance (Nature).

    Une méta-analyse publiée dans la nouvelle revue Nature’s Digital Medicine montre que le suivi à distance des patients grâce à des biocapteurs portables n’a pas d’impact significatif sur leur santé. Néanmoins, dans certaines pathologies, telles que le Parkinson ou l’hypertension, ces dispositifs donnent des résultats prometteurs.

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    IA et big data

    Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée (Health Affairs)

    Le partage de données est une des conditions préalables au développement de la médecine de précision. Mais, à ce jour, elles ne le sont pas suffisamment pour accompagner cette révolution. Selon une étude parue en mai 2018 dans la revue Health Affairs menée par des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, plusieurs raisons peuvent expliquer cette lacune : des obstacles techniques dues à la fragmentation des données mais aussi des récompenses insuffisantes pour les chercheurs qui jouent le jeu.

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    L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle (IA) testé pour détecter la rétinopathie diabétique a donné des résultats mitigés lors de son utilisation en vie réelle dans le cadre de soins primaires. Ce constat a été apporté par une étude menée par des chercheurs australiens et américains de la Harvard Medical School, qui met en évidence un taux de faux positifs élevé. Ces travaux ont été publiés le 28 septembre 2018 dans le Jama Network Open.

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    Applications mobiles et chatbots

    Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses (JMIR)

    Les agents conversationnels, ou chatbots, tels que Siri, Alexa et Google Assistant, représentent un risque s’ils sont utilisés pour répondre à des questions de santé, indique une étude menée par des chercheurs américains démontrant qu’ils échouaient dans plus de la moitié des cas et que leurs conseils pouvaient même causer des dommages graves. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 4 septembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

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    La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données (IEEE Access)

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude menée par des chercheurs grecs de l’université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

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    Vidéo et traitement

    Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

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    Et aussi : points de vue critiques

    • Les ophtalmologistes estiment que les EHR ont fait baisser leur productivité (Jama) ;
    • L’analyse prédictive du big data pourrait conduire à des décisions erronées (Jama) ;