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  • « Usine Extraordinaire » : Sanofi présente le digital appliqué aux industries de santé au Grand Palais

    Fabrication de médicaments à la demande, supply chain, identification des risques d’infection, tels sont les innovations présentées au grand public par Sanofi lors de l’exposition Usine Extraordinaire, qui s’est tenue du  22 au 25 novembre au Grand Palais à Paris.
    Les innovations des industries de santé étaient portées par Sanofi aux côtés des géants de l’industrie automobile ou de l’énergie.

    Le programme complet de l’événement est disponible sur le site officiel de l’événement.

    4 innovations digitales IA, 3D et robots pour inventer l’usine de demain

    Comment se fabriqueront les médicaments de demain ? Dans quelle industrie alliant numérique et technologie, et comment ces nouvelles solutions répondront d’un côté aux enjeux industriels et aux attentes des patients et professionnels de santé ?

    C’est pour apporter des réponses à ces questionnements que s’est positionné le parcours proposé par Sanofi et ses partenaires sur le thème « Des territoires attractifs pour l’usine du futur, le digital appliqué aux industries de santé », dans le cadre de l’événement « L’usine extraordinaire » organisé au Grand Palais à Paris.

    Le parcours proposait 11 expériences pour comprendre et expérimenter comment les technologies digitales – « jumeaux numériques », réalité augmentée, robots collaboratifs, réalité virtuelle, des machines apprenantes grâce à l’intelligence artificielle… – interviennent dans toutes les étapes de la vie du médicament, de sa conception à sa distribution.

    Médecine personnalisée : impression 3D de médicament personnalisé réalisée demain à l’hôpital

    Le principe actif du médicament est inclus dans la substance qui servira de support à l’impression 3D. Plusieurs principes actifs peuvent être associés. Dans quelques années, une fois les aspects réglementaires réglés, les hôpitaux, certaines officines pourront proposer les médicaments personnalisés fabriqués à la demande adaptés aux besoins spécifiques des patients.

    • Phase de développement : étude de « faisabilité » dans l’hôpital (validation de la chaine jusqu’à la production pour le patient). En parallèle : démarches juridiques pour valider le cadre de responsabilité.

    Identification de l’habillage correct des personnes circulant en zone stérile

    Image et intelligence artificielle (IA) permettent l’identification en temps réel des personnes correctement habillées pour pénétrer dans un environnement stérile ou protégé. En test dans le monde industriel pour protéger certaines zones de fabrication, le logiciel peut être entrainé à identifier d’autres environnements : brancards oubliés dans un établissement de soins, personnels circulant dans une zone de bloc opératoire…

    • Phase de développement : technologie IA mature, process global en cours de finalisation.

    Contrôle de la stérilité dans une zone de fabrication de vaccins : robots et IA

    Le contrôle de la stérilité le long d’une chaine de fabrication de vaccins se fait à partir de la captation de données environnementales (air, …) mises en culture en boîtes de Petri. Les boîtes mettant en évidence une pousse bactérienne (moins de 10 % des boîtes) enclenchent une analyse de l’origine de la souillure.

    Processus entièrement manuel jusqu’à aujourd’hui, Sanofi et son partenaire Accenture proposent une solution utilisant IA et robots : les boîtes sont manipulées et analysées par un robot, l’intelligence artificielle classe les boîtes de pétri en 3 catégories :  stériles, à analyser ou douteuses.

    Relu par un homme, le classement final des boîtes douteuses permet l’entrainement de l’IA.

    • Phase de développement : premiers déploiements prévus en 2019

    Supply chain : éviter les ruptures de médicaments et réorganiser une chaîne d’approvisionnement en cas de crise avec l’IA

    Éviter les ruptures de médicaments, réorganiser une chaine d’approvisionnement en cas de problème climatique majeur, ou anticiper les besoins en cas d’épidémie en demandant à l’IA d’intégrer les éléments de toute la chaine de production, de l’achat des matières premières jusqu’à la livraison à l’hôpital ou l’officine, avec la prise en compte des aléas potentiels : début d’épidémie, tempête, tremblement de terre, etc.

    Cette organisation par l’intelligence artificielle permet d’anticiper, de gérer stocks et production, réseaux modifiés de livraison, sites de production partenaires, etc., et d’assurer au mieux la mise à disposition des médicaments nécessaires au bon endroit, au bon moment et en quantité nécessaire.

    • Phase de développement : premiers déploiements prévus en 2019
  • Health & Tech for People : Journée internationale « Value-based Health Care », le 18/12/2018 à Paris

    Une conférence internationale sur les soins fondés sur la valeur à l’ère numérique (« Value Based Health Care in the Digital Era« ) sera organisée le 18 décembre 2018 à l’Institut Imagine, à Paris, par la société Care Insight sous le slogan « Health & Tech for People ».

    L’ensemble des allocutions et échanges sera assuré en anglais. Des interprètes seront présents pour réaliser une traduction en direct en français.

    Les inscriptions doivent être réalisées sur le site healthandtech.fr :

    • « Regular Ticket » : 600 € (lien direct ici)
    • « Public Organization » : 200 € (lien direct ici)
    Des tarifs réduits sont disponibles pour les organisations partenaires et les ONG. Pour plus d’informations, envoyer un email à laurent.wippern@care-insight.fr.

    9:00 Welcome

    Cécile Lagardère, Associate Partner, Care Insight (FRA)

    9:15 Measuring Patient outcomes: how come?

    Prof. Gregory Katz – Chair of Innovation Management & Healthcare Performance, University Paris-Descartes Medical School – Director of Research, Elsan – Chairman of the Think tank Digital leaders in Health (FRA)

    9:25 What Value Means for Health Systems

    Chair: Prof. David Bates – Health Policy & Management, Harvard T.H. Chan School of Public Health (USA)

    • Francesca Colombo, Head of the Health division, OECD (ITA)

    • Vanessa Candeias, Head, Global Health and Healthcare System Initiative World Economic Forum (PRT)

    • David Blumenthal, President, The Commonwealth Fund (USA)

    10:25 Coffee Break

    10:45 Shifting away from Process to Outcome

    Chair: Ayden Tajahmady – Deputy Director, Division of Statistics & Strategic Research, Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, CNAMTS (FRA)

    • Alan Brace, Director of Finance, NHS Wales Health & Social Services Group, Welsh Government (GBR)

    • Isabelle Hébert, Director, MGEN Group (FRA)

    • Dana Safran, Visiting Professor Chief Performance Measurement & Improvement Officer, Senior VP of Enterprise Analytics, Blue Cross Blue Shield of Massachusetts

    13:00 Lunch & Satellite sessions

    14:45 Workshop sessions

    Workshop 1: Digital Health Leapfrogging in Emerging Countries

    Chairs: Prof. Laurent Degos – Former President & Founder, Haute Autorité de Santé (FRA) & Dr. Claire Chabloz – President, FORAP (FRA)

    • Etché Noël N’Drin, Co-founder & Managing Director, OPISMS (CIV)

    • Yves Juillet, Secretary-General of the Foundation of the French Academy of Medicine, Member of the French National Academy of Medicine, Honorary President of the Academy of Pharmacy (FRA)

    Workshop 2: New Models for Multistakeholders Cooperation

    Chair: Prof. Gregory Katz – Chair of Innovation Management & Healthcare Performance, University Paris-Descartes Medical School – Director of Research, Elsan – Chairman of the Think tank Digital leaders in Health (FRA)

    • Joshua Tepper, President and CEO of Health Quality Ontario (CAN)

    • Kathryn Lawler, Executive Director, Atlanta Regional Collaborative for Health Improvement (USA)

    • Antoine Malone, Project Director, FHF (FRA)

    Workshop 3: Augmented Reality, AI & Expert Systems

    Chair: Prof. Karin Sipido – Chair of the Scientific Panel for Health, European Commission (BE)

    • David Gruson, Fellow, Chair of Health Systems, Sciences Po Paris (FRA)
    • David Cole, Head of Business Development and Innovation EMEA, Watson Health IBM Global Markets – Cognitive Solutions Unit Industry Platforms (GBR)

    • Luc Soler, Professor & Chief Scientific Officer, IRCAD, Chief Executive Officer, Visible Patient (FRA)

    15:30 Workshop Insights

    15:45 Coffee Break

    16:00 Speeding Up the Digitization of Health Care

    Chair: Prof. Véronique Roger, Founding Director, Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic (USA).

    • Nicola Bedlington, Secretary General, European Patients’ Forum (GBR)

    • Harpreet Sood, Senior Fellow to the Chair & Chief Executive’s Office NHS England (GBR)

    • Peter Pitts, Visiting Professor, Université Paris Descartes Medical School (USA)

    17:00 Building a Value-Based Health System on a National Scale

    Chair: Prof. Detlev Ganten, President & Founder – World Health Summit (GER)

    18:00 Closing speech

    Audrey Azoulay, Director-General, UNESCO (FRA) § Dr. Neil Bacon, President and CEO of ICHOM (UK)

    18:00 Cocktail

  • La start-up Santé Net lance une appli mobile pour les patients souffrant de douleurs chroniques

    Après avoir réalisé des tests fermés, la start-up lyonnaise Santé Net vient de lancer gratuitement sur l’App Store et Google Play l’application mobile MIA Confort afin de permettre aux patients souffrant de douleur chronique de mesurer leur état par le biais d’un système d’auto-évaluation (en notant de 0 à 10 sa douleur) et de répondre à des questionnaires sur la qualité de leur sommeil ou leur moral. Dans un communiqué publié le 16 novembre 2018, Santé Net présente sa solution comme un « carnet de santé digital de la douleur à destination des patients douloureux chroniques« .

    Par le biais de MIA Confort, classifié « confort du patient », l’utilisateur peut également indiquer ses prises de médicaments pour mieux suivre et améliorer son adhérence aux traitements. Toutes les informations enregistrées sur ces différents facteurs (moral, activité, fatigue, etc.) sont stockées dans un historique et présentées sous la forme d’une synthèse graphique pour permettre aux patients de « faire des corrélations entre l’évolution de leur douleur, de leur activité physique, de leur prise de médicaments ou de leur qualité de vie par exemple ».

    L’entreprise souhaite faire évoluer son produit numérique vers un dispositif médical, MIA Healthcare, qui serait davantage performant et conçu comme une aide au diagnostic à destination des professionnels de santé, indique Santé Net, qui précise vouloir élaborer d’autres applications sur la dépression, l’addictologie et la gestion du stress.

    Par ailleurs, la start-up a remporté le 15 novembre le prix « scientifique » dans le cadre des Victoires de l’Innovation 2018, organisé à Lyon.

    MIA Confort aide les patients :

    • à mieux suivre leur traitement ;
    • à mieux comprendre les facteurs déclencheurs de crises douloureuses ;
    • à mieux communiquer sur leur douleur ;
    • à améliorer la relation avec les soignants ;
    • à se constituer une carnet de bord de la douleur.

    L’application rappelle aussi à l’utilisateur les exercices de rééducation qu’il doit réaliser.

    12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques en France

    Selon la Société française d’étude et de traitement contre la douleur  (SFETD), 12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques en France (chiffres 2017).

    « Il s’agit de la principale cause de consultation auprès des médecins généralistes, précise Santé Net dans son communiqué, et 70 % de ces personnes ne reçoivent pas de traitements appropriés en raison d’une mauvaise prise en charge ».

    « L’échelle de cotation classique de la douleur de 0 à 10 est assez réductrice de la plainte douloureuse des patients, commente le Dr Eric Bismuth, médecin membre du conseil scientifique de Santé Net, spécialiste de la douleur et responsable du Centre antidouleur de l’Hôpital Saint Jean de Dieu à Lyon. Par ailleurs, les professionnels de santé doivent enrichir leurs techniques d’écoute face à des patients pris dans la spirale infernale que constitue la douleur chronique. »

  • Verily abandonne son projet de lentilles de contact pour diabétique pour imprécision des données

    Verily, filiale d’Alphabet, met « en pause » à son projet de lentilles de contact pour personnes diabétiques en raison de l’imprécision des mesures de glucose, a annoncé la société dans un communiqué publié le 16 novembre 2018. Ce projet, mené avec Novartis/Alcon depuis quatre ans, consiste au développement d’une solution équipée de capteurs de part et d’autres des lentilles pour mesurer le glucose contenu dans les larmes et transmettre des données.

    Des données faussées par des biomolécules

    Dans un post de blog publié le vendredi 16 novembre 2018, le Dr Brian Otis, CTO de Verily, a annoncé un coup d’arrêt au projet. En cause, l’imprécision des mesures du glucose contenu dans les larmes : « Nos travaux cliniques sur la lentille de détection du glucose ont démontré que nos mesures de la corrélation entre la glycémie lacrymogène et la glycémie n’étaient pas suffisamment cohérentes pour répondre aux exigences d’un dispositif médical », explique-t-il.

    Ce problème serait dû à la complexité de l’environnement oculaire. Le film lacrymal entre en contact avec des biomolécules qui faussent les données et provoquent un taux d’erreur trop important.

    Verily poursuit d’autres travaux sur le diabète et notamment sur la miniaturisation de glucomètres avec Onduo, la joint-venture de Verily et de Sanofi, et Dexcom, un fabricant d’équipements médicaux.

  • Les MDPH de la Loire et du Puy-de-Dôme adoptent la plateforme ViaTrajectoire Handicap

    Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) de la Loire et du Puy-de-Dôme ont commencé à utiliser la plateforme en ligne ViaTrajectoire, permettant de gérer et de suivre les demandes d’orientation des patients dans les établissements médico-sociaux et sociaux, a annoncé dans un communiqué l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) le 21 novembre 2018.

    L’outil, initialement conçu pour le domaine sanitaire avant d’être étendu au médico-social, est une initiative de l’ARS. Le module spécifique au domaine du handicap, mis en place en 2014, permet de faciliter et de fluidifier les échanges entre les acteurs de la prise en charge, d’avoir accès en temps réel aux listes d’attentes dans les établissements accueillants ou accompagnant des personnes en situation de handicap, de réduire le délai de prise en charge et de numériser les demandes d’orientation prises par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
    « La visibilité de l’offre est également accrue, grâce à un observatoire permettant une analyse statistique de l’activité régionale », ajoute l’ARS ARA.

    Un annuaire en accès libre avec recherche multicritères pour offrir une visibilité sur l’offre départementale, en fonction des besoins, est également proposé aux usagers et à leurs familles. À terme, l’utilisation généralisée de l’outil vise à rendre possible « une gestion unifiée du suivi des orientation et une adaptation de l’offre aux besoins des usagers ».

    ViaTrajectoire Handicap doit être développé dans toutes les régions Auvergne-Rhône-Alpes d’ici début 2020.

    ViaTrajectoire Handicap : un déploiement régional

    La Loire et le Puy-de-Dôme sont les deux premiers départements de la région à exploiter la plateforme ViaTrajectoire Handicap, sous l’impulsion des Conseils départementaux et des MDPH, conformément aux orientations nationales de la Caisse nationale de Solidarité pour l’autonomie (CNSA) et régionales de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes (ARA).

    337 établissements formés

    337 établissements sociaux et médico-sociaux ont été formés à l’utilisation de l’outil par l’équipe de déploiement des GCS e-santé Simpa et Sisra, en charge du pilotage régional du service dans le cadre d’un conventionnement avec l’ARS.

    Ces établissements sont donc désormais capables de gérer le suivi des orientations en ligne par le biais d’un tableau de bord.

    6 autres départements bientôt prêts à utiliser la plateforme

    « L’Ardèche, l’Isère et la Savoie sont en cours de déploiement et seront opérationnels dans les prochains mois, précise l’ARS ARA. 3 autres départements s’apprêtent également à démarrer le projet : l’Allier, la Haute-Loire et la métropole de Lyon. »

    Développé par le GCS Sisra et les équipes des Hospices civiles de Lyon, qui assurent les fonctions d’éditeur et d’hébergeur, le logiciel ViaTrajectoire est actuellement déployé dans 16 grandes régions dans le cadre de partenariats conclus entre l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et les différentes agences régionales de santé utilisatrices.

    « L’amélioration continue du logiciel est assurée dans le cadre d’un projet coopératif interrégional », commente l’ARS ARA.

  • Malaisie : le ministère de la Santé va déployer des applis pour encourager les modes de vie sains

    « Les solutions de santé numériques peuvent être un catalyseur de changement de comportement« , a déclaré le Dr Feisul Mustapha, directeur adjoint de la division des maladies non transmissibles au département du contrôle des maladies du ministère de la Santé de Malaisie, lors du sommet Innovation Labs World, qui s’est tenu à Singapour en septembre 2018.

    Le Dr Mustapha, qui pointe du doigt le manque de dépistage de certaines maladies au sein de la population, a précisé que le ministère était en train de collaborer avec des sociétés privées dans l’optique de développer des applications mobiles permettant d’encourager l’adoption d’habitudes saines au quotidien, au niveau alimentaire mais aussi de l’activité physique, dont :

    • Naluri : un coach virtuel dont les instructions reposent sur un programme personnalisé basé sur un système d’intelligence artificielle ;
    • BookDoc Activ : une solution qui incite à effectuer un nombre minimum de pas par mois en fonction du profil de l’utilisateur.

    Le manque de dépistage, un problème de santé central en Malaisie

    Selon les chiffres officiels, plus de 50 % des Malaisiens sont en surpoids ou souffrent d’obésité. Par ailleurs, plus du tiers de la population souffre d’hypertension, plus de la moitié a un taux de cholestérol élevé et 17 % de la population est atteinte de diabète, du moins en ce qui concerne les personnes diagnostiqué, autant de pathologies pouvant découler d’une surcharge pondérale.

    Le Dr Feisul Mustapha s’inquiète des cas diagnostiqués, non seulement pour le diabète mais aussi pour l’hypertension (source : Govinsider.asia). Un problème, qu’il juge inquiétant, et qui serait selon lui lié à l’absence de dépistage, a-t-il déclaré.

    Son objectif est ainsi de renforcer la prévention en influençant des changements de comportements, notamment par le biais des nouvelles technologies.

    Un manque de littératie en santé

    Le Dr Feisul Mustapha avance que l’un des principaux défis à relever est de davantage sensibiliser les Malaisiens sur les questions de santé, qui ne constituent pas une priorité pour les citoyens, a-t-il relevé. Il site en exemple les assurés de la Caisse de prévoyance des employés, qui n’ont été que 20 % a utiliser des « bons » de dépistage pour certaines maladies, alors qu’il leur permettait de réaliser l’examen gratuitement.

    La dernière enquête nationale sur la santé et la morbidité réalisée en Malaisie montre que les connaissances en matière de santé chez les adultes ne représentent que 6,6 % de l’ensemble des informations existantes sur le sujet.

    Le Dr Mustapha a pourtant chercher, dans le cadre de ses fonctions, à élargir les connaissances en santé, non seulement sur le plan de la sensibilisation mais aussi sur la manière dont elles sont comprises et appliquées. « Vous pouvez être éduqué, vous pouvez avoir un bon travail mais cela ne se traduit pas nécessairement par une forte littératie en matière de santé », a-t-il déclaré.

    Informer ne suffit pas

    Le responsable a cependant mis en garde, remettant en cause l’idée commune selon laquelle la prise de conscience et la connaissance des problèmes de santé conduiront au changement. « Si c’était le le cas, aucun médecin ne fumerait et tous les médecins exerceraient 150 minutes d’activité physique par semaine et mangeraient cinq portions de légumes », a-t-il ajouté.

    Des solutions de santé numériques comme « catalyseur de changement »

    « Les solutions de santé numériques peuvent être un catalyseur de changement de comportement », a-t-il expliqué.

    Le ministère de la Santé collabore à ce sujet avec le secteur privé pour fournir des applications qui encouragent les comportements sains.

    Naluri, une application mobile pour encourager les comportements sains

    Il cherche notamment à développer Naluri, une application basée sur l’intelligence artificielle qui fonctionne comme un coach visant à encourager des habitudes saines. L’application exploite l’analyse des big data pour répondre aux spécificités de langue, de culture et de mode de vie de chque utilisateur, et pour permettre l’accès à des coachs professionnels qualifiés, a expliqué le Dr Feisul Mustapha.

    BookDoc Activ, une application pour inciter à marcher

    BookDoc Activ est une autre application de ce type. Elle délivre des récompenses par niveau pour atteindre un nombre de pas quotidien moyen spécifique chaque mois.

    Le ministère collabore avec les développeurs de l’apparail pour étendre sa fonctionnalité et créer des interactions plus globales et dynamiques.

  • Étude : le potentiel des miroirs intelligents pour surveiller notre santé (Nature’s Digital Medicine)

    Des chercheurs américains de l’école de médecine Mount Sinaï (New York) ont enquêté sur le potentiel des miroirs intelligents dans le domaine de la santé. Les prototypes de miroirs équipés de capteurs 3D, de microphones, de caméras, et connectés à un ordinateur avec un logiciel reposant sur l’intelligence artificielle peuvent enregistrer des données physiologiques, réaliser des diagnostics et délivrer des conseils en conséquence, ont-ils remarqué.

    Les auteurs de cette étude*, publiée le 8 novembre 2018 dans Nature’s Digital Medicine, estiment que ces équipements commenceront par être utilisés dans un univers médical avant d’être intégrés dans la vie quotidienne.

    Des miroirs 2.0 dotés d’intelligence artificielle

    Utilisés surtout dans les industries automobile, textile ou pour sécuriser une maison, les miroirs intelligents commencent à se développer dans le domaine de la santé.

    Concrètement, un vulgaire miroir peut devenir « intelligent » en plaçant une feuille de verre semi-transparente sur un écran numérique et en connectant ce matériel à un ordinateur avec des données entrantes et une caméra. L’écran peut afficher des informations en temps réel sur les conditions météorologiques ou de trafic, des alertes par e-mail et des calendriers, ainsi que des données collectées via des dispositifs portables.

    Le Smart Mirror 2.0 intègre quant à lui des capteurs multimodaux (plusieurs caméras, détection de mouvement, lasers, microphones, haut-parleurs), ainsi que des logiciels basés sur l’intelligence artificielle (AI) et sera donc capable de suivre l’activité, de surveiller l’état de santé et les mouvements de l’utilisateur, puis d’associer des informations contextuelles, telles que la météo, le calendrier et la localisation, avec des biomarqueurs numériques de santé.

    Ces outils s’inscrivent dans la droite ligne de la médecine personnalisée.

    Des chercheurs américains de l’école de médecine Mount Sinaï de New York ont essayé de construire un miroir intelligent à partir d’un écran LCD recouvert d’un verre semi-transparent. Leur prototype intégrait différentes fonctionnalités : les prévisions météorologiques, les données environnementales, la reconnaissance des visages, la localisation, la détection de l’humeur et l’estimation de la fréquence respiratoire.

    Premier constat : ces services standards ne sont pas encore totalement au point et nécessitent donc des recherches. Cependant, « nous avons la confirmation qu’il est possible de créer une architecture pour les miroirs intelligents pouvant être ajustée par un utilisateur en fonction de ses besoins », ont indiqué les chercheurs.

    Des prototypes capables de détecter le rythme cardiaque

    D’ailleurs, plusieurs prototypes existent déjà, tels que le Wize Mirror, équipé notamment de capteurs 3D et de caméras multi-spectrales, qui est capable de détecter la pâleur du visage, la graisse de ses tissus ou encore les expressions faciales et qui pourrait en déduire des informations sur le poids, la consommation de tabac, le stress ou encore le rythme cardiaque.

    Même si les premières expérimentations sont encourageantes, le développement du produit n’en est qu’au stade du prototype. Les chercheurs se sont interrogés pour savoir quand les miroirs intelligents rentreront dans la pratique. Ils font le pari que les progrès en matière d’intelligence artificielle vont booster ces dispositifs.

    Ils estiment qu’ils devraient commencer à changer la donne dans 4 domaines : l’ophtalmologie, la dermatologie, l’anthropométrie et le mouvement fonctionnel.

    Des miroirs intelligents pourraient décrypter les postures corporelles et poser des diagnostics orthopédiques.

     » Nous pensons que cinq applications médicales en bénéficieront le plus : la surveillance passive, la surveillance dynamique, la détection numérique de biomarqueurs, la télémédecine et la condition physique, indiquent les auteurs de cette étude. Toutes les données peuvent être collectées silencieusement sans aucune interaction gênante et fournies aux utilisateurs (ou partagées avec les médecins) uniquement sur demande (ou en présence d’anomalies) et éventuellement sous forme de résumés ou de tendances. Cela aide à minimiser le risque que les individus soient inondés avec trop d’informations à traiter et qu’ils puissent décider d’éliminer certains des signaux. »

    Se regarder pour percevoir les 1ers signes cliniques

    Les auteurs de ce travail considèrent que des caméras intégrées dans le miroir de la salle de bains ou ailleurs dans la maison pourraient aider à prédire de manière plus passive les problèmes de santé avant qu’ils ne se manifestent cliniquement. Les miroirs intelligents pourraient aussi faire leur entrée dans les gymnases et aider les personnes à élaborer des programmes personnalisés d’entrainement physique.

    Un besoin d’encadrement éthique

    Cependant, un tel développement nécessite encore des progrès technologiques pour que les miroirs enregistrent des données fiables.

    Par ailleurs, les données prouvant que ces données servent la médecine préventive manquent encore.

    Enfin, des questions éthiques se posent, et notamment concernant la confidentialité des données. « L’utilisation de caméras et de microphones pour collecter des données ainsi que le transfert de ces données vers des systèmes de stockage sur le cloud doivent être réglementés par des protocoles stricts qui font actuellement défaut », notent les chercheurs.

    En outre, certaines personnes pourraient ne pas vouloir tout savoir sur leur état de santé mais seulement souhaiter être informées sur certains aspects. « Des règles strictes sur l’étendue de la surveillance passive peuvent être nécessaires », préviennent les auteurs ce travail paru dans Digital Medicine le 8 novembre 2018.

    En conclusion, ils estiment que les miroirs intelligents pourraient devenir de vrais outils sanitaires, en étant utilisés en premier lieu en clinique puis intégrés ensuite un environnement domestique, comme cela a été le cas pour les glucomètres et les tensiomètres.

  • Diabeloop obtient le marquage CE du DBLG1, sa solution pour améliorer le contrôle glycémique

    La medtech Diabeloop a obtenu le marquage CE du DBLG1, sa solution technologique permettant d’améliorer le contrôle glycémique et la qualité de vie des patients atteints de diabète de type 1, a annoncé la société dans un communiqué diffusé début novembre 2018.

    L’appareil, « au cœur d’un système de boucle fermée hybride« , est composé d’algorithmes intégrés à un terminal sécurisé. Connecté à un capteur mesurant de manière continue le taux de glucose et à une pompe à insuline sous forme de patch, il peut anticiper l’évolution de la glycémie et commander automatiquement à la pompe l’administration d’insuline optimale.
    « Le système, auto apprenant et personnalisable, reproduit les fonctions insuliniques d’un pancréas et s’adapte à la physiologie et aux situations de vie des patients », précise Diabeloop.

    Le DBLG1 vise à simplifier le quotidien des personnes souffrant de diabète en leur permettant d’éviter plus facilement les hypoglycémies et les hyperglycémies.

    La société avance progressivement vers la phase de commercialisation du produit et espère mener à bien une nouvelle levée de fonds au 1er semestre 2019 « pour soutenir ce déploiement international et poursuivre [ses] ambitions en R&D », indique Marc Julien, co-P.-D.G. et CFO de l’entreprise.

    « Nous sommes fiers d’avoir franchi l’étape réglementaire du marquage CE, a déclaré Erik Huneker, fondateur et co-P.-D.G. de Diabeloop. Notre déploiement commercial se veut progressif afin d’assurer fiabilité et qualité de service aux patients. En parallèle, nous continuerons d’œuvrer pour une prise en charge du système la plus rapide possible. »

  • Etude : une appli mobile se révèle aussi efficace qu’un ECG standard pour détecter un infarctus

    Une étude* internationale présentée au congrès de l’American Heart Association, qui se tenait à Chicago du 10 au 12 novembre 2018, révèle que l’application mobile d’AliveCor fait pratiquement jeu égal avec un ECG standard. Ces résultats préliminaires montrent une bonne sensibilité et une bonne spécificité de l’appli dans le dépistage des infarctus du myocarde (IDM) avec élévation du segment ST (STEMI).

    Le smartphone à la place d’un ECG

    Aux États-Unis, les infarctus du myocarde avec élévation du segment ST (STEMI) touchent 77 personnes sur 100 000. Cette forme d’IDM est la plus grave. Globalement, les crises cardiaques sont fatales dans 16 % des cas. Le décès est souvent dû à un retard dans la prise en charge, qui peut s’expliquer par un sous-diagnostic.

    En effet, les symptômes traditionnels de l’infarctus ne sont pas toujours présents. Cependant, cette absence de symptômes n’explique pas tout. « Si une personne ressent une douleur dans la poitrine pour la première fois, elle peut penser qu’il s’agit juste d’un microbe ou de gaz et elle n’ira pas aux urgences », a déclaré Brent Muhlestein, co-directeur du centre de recherche cardiologique à l’Intermountain Health Care de Salt Lake City, lors du congrès de l’American Heart Association (AHA) qui se déroulait à Chicago entre le 10 et 12 novembre. « C’est dangereux, a-t-il ajouté, car plus l’artère est débloquée rapidement, meilleur sera le pronostic ».

    Une appli et deux électrodes

    C’est pour lutter contre cet enjeu de santé publique que la société américaine AliveCor a mis au point un outil technologique permettant de diagnostiquer les infarctus du myocarde avant que les patients n’arrivent à l’hôpital.

    Ils ont développé une application mobile à laquelle étaient reliées deux électrodes capables d’enregistrer les battements du cœur. Les résultats de l’ECG ainsi réalisé peuvent ensuite être envoyés à un cardiologue via le cloud et si un IDM avec élévation du segment ST est diagnostiqué, le patient peut être envoyé rapidement aux urgences.

    Des chercheurs de l’Intermountain Health Care de Salt Lake City ont donc conduit une étude en partenariat avec la société AliveCor dans laquelle 204 patients ressentant une douleur dans la poitrine ont été inclus. Ils ont tous passé un ECG standard et un ECG via l’application mobile. Les résultats étaient lus par des cardiologues qui ignoraient d’où venaient les données.

    Les résultats de ces travaux internationaux ont été présentés lors du congrès de l’AHA.

    Résultats

    • La sensibilité de l’appli mobile était de 89 % et la spécificité de 84 %.
    • L’appli est à l’origine de faux-positifs : elle a diagnostiqué 71 cas de STEMI contre 57 pour l’ECG traditionnel.
    • La valeur prédictive positive était de 70 % et la valeur prédictive négative de 95%.

    Rapide et peu coûteux

    « Nous avons constaté que l’application nous avait aidés à diagnostiquer les crises cardiaques de manière très efficace – et qu’elle n’indiquait pas la présence d’une crise cardiaque alors qu’elle ne se produisait pas », a déclaré le Dr Muhlestein. Il faut noter que l’étude n’a porté que sur un nombre peu important de patients et que l’appli n’est pas tout à fait aussi précise qu’un ECG standard à 12 dérivations. Cependant, les chercheurs américains estiment que ces résultats préliminaires qui ne sont pas encore publiés dans une grande revue sont importants pour deux raisons.

    Tout d’abord, un tel dispositif pourrait accélérer la prise en charge des patients souffrant d’un IDM. L’American Heart Association recommande que l’artère soit débloquée en moins de 90 minutes. Par ailleurs, le coût peut élevé de ce dispositif permettrait d’améliorer l’accès à l’ECG, et notamment dans les pays en développement où les ECG traditionnels sont rares et où une bonne partie de la population possède un smartphone.

    Une société leader en santé cardiaque

    Le dispositif d’AliveCor est en compétition avec la dernière version de l’Apple Watch. Cependant, cette société est leader sur le marché des outils portables de santé cardiaque. En novembre 2015, son dispositif Kardiamobile, capable de diagnostiquer une fibrillation auriculaire, a été autorisé par la FDA.

     

  • HDW18 : Docadom remporte le start-up challenge « IA, blockchain, machine learning » (Health Data Week)

    La société Docadom a remporté le start-up challenge « IA, blockchain, machine learning : les pépites de la data en santé », organisé le 14 novembre 2018 lors de la Health Data Week, une initiative de  Care Insight.

    Plus de 25 start-ups ont concouru à cette édition. Les 6 finalistes sont :

    • Arterys : plateforme d’analyse d’imagerie basée sur le cloud ;
    • AZmed : algorithme qui détecte et localise les fractures (radiographies ostéo-articulaires) ;
    • BioSerenity : un système EEG mobile ;
    • CareServant : portail patient centralisé ;
    • Digikare : solution logicielle pour la chirurgie orthopédique ;
    • Docadom : plateforme pour faire venir le médecin chez le patient.

    Présentation des finalistes

    Composition du comité d’experts :

    • Carlos JAIME (Intersystems, Medicen) ;
    • Philippe GESNOUIN (Inria) ;
    • Dominique MERCIER (Extens).