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  • All-In-One Eletronic Diabetes Patch : il mesure le glucose et injecte l’insuline

    Un patch électronique cutané capable d’effectuer des mesures précises de la glycémie pendant qu’il injecte de l’insuline, c’est ce que les chercheurs de l’Institut Basic Science en Corée ont mis au point en mars 2016.

    Le capteur de glucose est basé sur du graphène dopé d’or et tissu d’or et il s’auto-corrige en utilisant des capteurs de bord du pH et de la température de la peau. Des micro-aiguilles pouvant être contrôlées en changeant la température sont utilisées pour délivrer l’insuline. L’entière unité se connecte sans fil avec un dispositif proche pour se recharger et récolter les données.

    • Le patch est appliqué sur la peau où la surveillance du glucose basée sur la sueur débute dès la génération de sueur.
    • Les capteurs de l’humidité surveillent l’accroissement de l’humidité relative (HR).
    • Il faut en moyenne 15 minutes pour le tissu du patch pour absorber la sueur et atteindre une HR supérieure à 80 %, à partir de laquelle les mesures de glucose et pH sont initiées.

  • IoT : Samsung Electronics va investir 1,2 Mds $ aux Etats-Unis sur les 4 prochaines années

    1,2 Mds $, c’est la somme que Samsung Electronics va investir sur quatre ans dans la R&D de l’IoT aux Etats-unis. La stratégie de Samsung baptisée « l’IoT centrée sur l’humain » a été annoncée le 21 juin 2016 à Washington par son Pdg, le Dr. Oh-Hyun Kwon.

    « Avec le vieillissement de la population, les avantages et les économies liées à l’IoT pour la société ne peuvent plus être ignorés », a déclaré Oh-Hyun Kwon.

    « Si nous voulons que les innovateurs puissent profiter de l’IoT partout, nous devons nous assurer que tous les outils leurs sont ouverts. Cela signifie des technologies interopérables, car nous savons que les limitations autour des technologies freinent l’innovation et le développement », a-t-il ajouté.

    Dans ce sens, Oh-Hyun Kwon a également annoncé la création, avec Intel, du National IoT Strategy Dialogue. Ce « Dialogue » hébergé par le Conseil de l’industrie IT (ITI) a pour mission de dessiner une stratégie américaine de l’IoT et d’établir des recommandations pour les législateurs et les sensibiliser sur les bénéfices de la technologie pour les personnes, les communautés, les innovateurs et l’économie américaine en règle générale.

  • Diabète : un partenariat entre IBM Watson Health et l’ADA (American Diabetes Association)

    Créer le premier « conseiller personnalisé » sur le diabète pour les patients et les aidants, tel est l’objet du partenariat annoncé entre IBM Watson Health et l’ADA le 12 juin 2016.

    Ce partenariat vise à allier les capacités cognitive et d’analyse de données de Watson et les bases de données cliniques et de recherches que l’association collecte depuis sa création en 1940. Les deux entités souhaitent ainsi créer le premier « conseiller » à destination des patients et des aidants sur le diabète.

    Le projet prévoit aussi plusieurs offres de services dont une base de données cognitive sur le diabète pour les professionnels de santé ainsi qu’un service de données et de conseils basé sur le cloud pour les chercheurs.

    Les deux organisations ont également lancé un appel à projet auprès de développeurs pour la création d’applications cognitive susceptibles d’influer sur la prévention et la gestion du diabète.

    L’intelligence artificielle d’IBM sera entrainée à comprendre les données sur le diabète dans l’objectif d’identifier les facteurs de risque et d’édicter des recommandations pour une série de décisions de santé. Watson va être alimenté par 66 années de données collectées par l’ADA.

    Une offre pour les professionnels de santé

    L’équipe prévoit de créer une base de données cognitive pour aider à la prise de décision thérapeutique et faciliter la gestion des soins. Les professionnels de santé pourront puiser dans les informations contenues dans Watson afin d’adapter leurs approches thérapeutiques aux besoins de chaque patient. Ils pourront également identifier des facteurs de risque en comparant un cas individuel à différents échantillons de population ou à des patients présentant les mêmes caractéristiques.

    Une offre pour les chercheurs

    L’ADA et IBM souhaitent créer service de données et de conseils basé sur le cloud permettant aux scientifiques de mieux identifier certaines tendances et accélérer les découvertes thérapeutiques.

    Une offre pour les patients

    Pour les patients et les aidants, des outils cognitifs pourront être créés pour fournir aux personnes diabétiques une information et des conseils sur mesure, en fonction de facteurs individuels comme l’âge, l’avancement de la maladie, régimes alimentaires et comportements, etc.

  • Uniprint.net lance une nouvelle solution d’impression

    Une solution de gestion d’impression élaborée pour répondre aux besoins spécifiques du secteur de la santé, c’est ce que propose Healthcare Printing Suite dont le lancement par Uniprint.net Corp a été annoncé le 8 juin 2016.

    Composée de trois modules, Smart Route Printing, Smart Label Printing et High Availability, HPS permet une impression rapide, sans erreur, sécurisée et mobile pour les utilisateurs itinérants des milieux cliniques et médicaux d’urgence.

    Cette solution d’impression est compatible avec les applications de dossiers médicaux et de santé les plus importantes et tout type de dispositif utilisateur (comme les appareils mobiles) et rend possible le cryptage des données tout au long du processus d’impression en garantissant une impression sécurisée.

    « La technologie Universal Printer Driver et la plateforme Virtual Print Queue d’Uniprint annihilent les obstacles et difficultés liés aux pilotes d’imprimante, facilitent la gestion de l’imprimante et favorisent la stabilité du serveur », selon les responsables d’Uniprint.

  • M-santé : Association de Pegasystem et Philips

    Améliorer et personnaliser les soins du patient en utilisant objets connectés et données de santé, c’est l’objectif de la coopération annoncée le 10 juin 2016 par Philips healthcare et Pegasystem, fournisseur d’applications métier. Cette coopération consiste à connecter Pega Care Management à la plateforme cloud Philips Health Suite afin de faciliter le traitement à distance des patients par l’ensemble du personnel soignant ainsi que la coordination des soins.

    De ce fait, les professionnels de santé obtiennent un panorama synthétique en temps réel de l’état de santé de leur patient, optimisant la prévention de l’apparition de pathologies.

    La commercialisation de cette solution sera réalisée par Pegasystem au deuxième semestre 2016.

  • « Créer un cadre de confiance », une nécessité pour le marché de la e-santé (DGE)

    L’e-santé en France est un secteur pour lequel il est nécessaire de « créer un cadre de confiance » et qui est aujourd’hui « clairement immature ». C’est le constat exprimé le 17 juin 2016 par Aymeric Buthion, expert en objets connectés et santé à la DGE dans le cadre d’une réunion des Cafés économiques de Bercy à Paris.

    « Un marché composé de start-up et de PME »

    Malgré un chiffre d’affaires de 2,7Mds€ en 2014 qui pourrait atteindre 3,5 à 4Mds€ en 2020 (étude Xerfi), la problématique de l’e-santé en France est « la pérennité du marché et potentiellement sa croissance », selon Aymeric Buthion qui rappelle que ce marché est essentiellement « composé de start-up et de quelques PME ».

    « Pour le secteur du bien-être, aucun problème, mais lorsque vous voulez lancer un produit dans le secteur médical, cela devient plus compliqué avec les normes et certifications, la nécessité d’apporter des preuves médicales et cliniques. Rien qu’avec ces autorisations, vous en prenez pour deux ans », a affirmé Aymeric Buthion.

    « Actionner l’appétence des consommateurs »

    « Le premier levier à actionner est l’appétence des consommateurs… Pour l’instant les gens sont dubitatifs sur l’utilisation des objets connectés, notamment en raison du manque de transparence sur la collecte des données », a souligné l’expert de la DGE qui a pointé aussi « la réticence des médecins à prescrire des objets connectés parce qu’ils se posent des questions sur la responsabilité juridique ».

    Aymeric Buthion a rappelé l’existence d’un groupe de travail commun avec le ministère des affaires sociales et de la Santé, la HAS et les industriels ayant pour objectif de  « créer un cadre de confiance » qui pourrait aboutir à la création d’un label.

  • La première tablette qui permet de communiquer oralement après ablation des cordes vocales

    Une tablette pour communiquer oralement à destination des patients ayant subi une laryngectomie totale, c’est le service que propose « Magic Voice Tablet » mise au point par l’équipe belge du CHU UCL Namur Site Godinne.

    Cette tablette a été inventée par l’équipe logopédie du Centre d’audiophonologie, en accord avec l’équipe bénévole de Solival et le Centre de ressources et d’évaluation des technologies adaptées aux personnes handicapées de Namur.
    Les patients intéressés sont les laryngectomisés totaux, c’est-à-dire ayant subi une ablation complète du larynx, et ceux qui ne peuvent bénéficier d’un implant phonatoire.

    Une tablette à trois volets

    • Le premier comprend une description de la laryngectomie totale : fonctions de déglutition, respiration, voix, impactées par cette intervention accompagnés de témoignages de patients opérés.
    • Le deuxième est consacré à la rééducation : vidéos de soins filmées d’autres patients « partenaires-experts » partageant les attentes spécifiques et les réalités que vivent les personnes ainsi démunies de leur voix naturelle.
    • Le troisième est dédié à la communication : « Outre une foire aux questions écrite avec l’aide des patients partenaires, nous avons mis là une application appelée « Predictable », qui va sonoriser les phrases que le patient veut dire. Il comporte des phrases toutes faites ou alors d’autres que le patient aura pré-enregistrées lui-même. Elles sont sériées dans des icônes: ce que le patient va dire au médecin, à la famille, aux proches… Comme : “j’ai faim”, « j’ai mal à la tête », « je dois aller à la toilette »… » Ces phrases sont sonorisées grâce à un logiciel de sonorisation, simple d’utilisation et convivial.

    Les patients dont la communication est altérée peuvent ainsi bénéficier d’un assistant à la parole personnalisable. Pendant leur temps de rééducation à l’hôpital, une dizaine de personnes ont a déjà testé la tablette, qualifiée de « petite révolution » : ils sont à nouveau audibles pour les autres.

  • M-santé : un code de conduite européen pour le respect de la vie privée

    Un code de conduite pour le respect de la vie privée dans les applications de m-santé a été finalisé le 7 juin 2016 par la Commission Européenne et soumis à l’approbation du groupe de travail « article 29 » sur la protection des données. Une fois approuvé par ce groupe de travail indépendant, le code sera appliqué. Les développeurs d’applications pourront s’engager à en suivre les règles qui sont basées sur la législation européenne sur la protection des données.

    « Le code a été rédigé dans le souci d’être facilement compréhensible par les PME et les développeurs individuels n’ayant pas forcément accès à de l’expertise légale. Son objectif est de mettre en lumière les règles de protection en matière d’applications m-santé et d’inciter les développeurs à se plier à ces règles à un niveau européen », indique la Commission Européenne sur son site Internet.

    Ce code de conduite est le fruit du travail d’un groupe composé d’industriels de la santé européens, supervisé par la Commission Européenne.

    12 points-clés

    Les principaux points abordés par le code de conduite:

    • consentement de l’utilisateur,
    • informations sur l’objectif de la collecte des données et limitations,
    • respect de la vie privée dès la conception (privacy by design) et par défaut ,
    • droits de l’émetteur des données et informations requises,
    • conservation des données,
    • mesures de sécurité,
    • règles concernant les publicités au sein des applications,
    • utilisation des données pour des objectifs secondaires,
    • divulgation des données à des tierce parties à des fins de traitement,
    • transfert de données,
    • les brèches dans les données personnelles,
    • les données récoltées concernant des enfants.

    Le résultat d’une enquête européenne menée en 2014

    Un livre vert sur la santé mobile de 2014, publié par la Commission Européenne, pointait le manque de confiance des citoyens européens dans les applications mobiles.

    • Les personnes ayant répondu à l’enquête considéraient que l’obtention du consentement des utilisateurs et la garantie d’une protection forte des données étaient des facteurs cruciaux dans la msanté.
    • La commission Européenne a décidé en conséquence d’aider au renforcement de la confiance des utilisateurs dans les applications de m-santé, en incitant les industriels eux-mêmes à mettre en place des règles de bonnes pratiques. La commission a réuni pour cela un groupe d’industriels qui a rédigé les principales règles du code sous sa supervision.
    • La possibilité de rédiger de tels codes de conduite est prévue dans l’article 27 de la directive sur la protection des données (Directive 95/46/EC). Cette possibilité existe également dans la réglementation générale sur la protection des données.

  • RDVMedicaux.com souhaite s’étendre à la téléconsultation

    RDVMedicaux.com, activité de la filiale MyBestPro du groupe Vivendi, annonce le 16 juin 2016 l’élargissement progressif de son activité à la téléconsultation. L’entreprise prévoit aussi de renforcer ses effectifs, avec le recrutement de 35 nouveaux collaborateurs d’ici la fin 2016.

    Expérimentations avec les ARS

    RDVMedicaux.com a mis en ligne début juin 2016 un service d’information médicale par téléphone. L’entreprise indique vouloir aller plus loin et a développé une solution de consultation par visioconférence, qui sera testée dans le cadre d’expérimentations menées par les ARS : « Face au problème du remboursement, nous préférons aller rencontrer les ARS, l’Ordre des médecins et essayer de mettre en place des expérimentations sur le sujet ».

    Partenariat avec les secrétariats médicaux

    RDVMedicaux.com affiche également ses ambitions en matière de prise de rendez-vous, et ambitionne d’avoir 40 000 praticiens présents sur son site fin 2017 contre 4 000 mi-2016. A la différence de Doctolib ou MonDocteur, qui contractualisent directement avec les médecins, RDVMedicaux s’appuie sur des partenariats avec les permanences téléphoniques médicales, qui payent pour utiliser la plateforme. Pour Patrick Amiel, directeur général de RDVmedicaux.com, « l’association avec les secrétariats médicaux, installés au cœur du marché, sera la meilleure solution offrant une qualité d’accueil inégalée quel que soit le canal choisi- et non subi- par le patient (par téléphone, par Internet). »

  • Médicaments : la nouvelle appli qui permet aux patients de signaler les effets secondaires

    Signaler aux CRPV, anonymement ou non, des effets secondaires dus à des médicaments, c’est ce que permet My eReport, une application gratuite accompagnée d’un site web créée en 2014 par la société Eve Drug.

    « Suite au scandale du Mediator en 2011, la réglementation sur la sécurité sanitaire des médicaments et la pharmacovigilance a évolué. Aujourd’hui, tout un chacun peut signaler aux autorités compétentes tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit de santé, là où avant il fallait passer par un médecin ou un pharmacien », explique à H&T Claude Touche, fondateur de la société Eve Drug, créateur de l’application My eReport.

    L’article 28 sur la pharmacovigilance de la loi du 29 décembre 2011 relative à la sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé stipule que « les autres professionnels de santé, les patients et les associations agréées de patients peuvent signaler tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit ».

    De son côté, l’ANSM met un formulaire à disposition sur son site internet permettant d’envoyer par email ou par courrier un signalement d’effets secondaires. « Il n’existe pourtant pas de base de données centralisées et aucun cadrage de la part des autorités de santé. Une telle base de données serait un vrai plus comparé à l’actuel traitement individuel et au coup par coup des déclarations par e mail ou par courrier », confie Claude Touche.

    L’Asip santé travaille également sur un portail commun de déclaration des vigilances à la demande de la DGS. Une première annonce de ce portail avait été faite dans le rapport d’activité 2013 de l’Asip. Une présentation du 11 juin 2015 par Catherine Messinat-Gourlot de la DGS et Anne Bertaud de l’Asip Santé détaille les grandes lignes de ce projet de portail.

    My eReport, une application gratuite et « citoyenne »

    L’application My eReport lancée en 2014 par la société Eve Drug permet à tout utilisateur de signaler aux autorités compétentes des effets indésirables dûs à un médicament ou à un produit de santé par le biais d’un formulaire anonyme ou non. L’application transmet automatiquement les données aux CRPV ou aux autorités compétentes du pays en question.

    • « Notre application fonctionne dans toute l’Europe et est traduite en 7 langues », détaille Claude Touche. « Les données sont géolocalisées. Si vous vous trouvez par exemple dans le 12e arrondissement de Paris, votre déclaration sera transmise au CRPV de l’arrondissement, en l’occurrence l’hôpital Saint-Antoine. »
    • « Les personnes effectuant un signalement peuvent le faire anonymement ou en indiquant leurs informations personnelles. Ce dernier cas permet aux autorités et au CRPV d’éventuellement contacter le déclarant pour obtenir un complément d’information ».
    • « Nous n’hébergeons ni ne conservons aucune donnée personnelle sur notre application. Celles-ci sont transmises directement aux autorités de santé qui en disposent. »
    • « Le service est entièrement gratuit et vient seulement en complément des autres activités de notre société qui commercialise des systèmes de base de données spécialisées en pharmacovigilances, Matériovigilance et Cosmétovigilance ».
    • « Nous avons présenté notre application à l’ANSM et à l’Asip au mois d’avril 2016. Nous avons noté un certain intérêt mais les lignes sont difficiles à faire bouger. »

      Claude Touche, fondateur de My eReport

    Un portail commun de l’Asip et de la DGS

    La DGS a missionné l’Asip Santé depuis 2013 (Rapport d’activité 2014 de l’Asip) pour mettre au point un portail de déclaration des vigilances sanitaires. Initialement prévu courant 2015, le portail n’est à ce jour toujours pas en ligne.