La start-up vannetaise Efelya va lancer d’ici la fin 2018, normalement avant le 25 décembre, un passeport « grossesse » numérique à échelle mondiale afin d’améliorer le dépistage des grossesses à risque. Son objectif est d’améliorer la couverture sanitaire universelle en déployant en priorité sa solution dans les déserts médicaux, soit en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Pour mener à bien ce projet, elle a annoncé vouloir lever 500 000 euros.
Le dispositif est un e-dossier personnel conçu à la fois pour les patientes et pour les praticiens :
• les patientes peuvent compléter leurs dossiers avec une infirmière par la biais d’un questionnaire de dépistage qui regroupe une trentaine de questions, notamment relatives au diabète de grossesse ;
• les praticiens ont la possibilité d’accéder à l’historique de la grossesse de leurs patientes, de recevoir des notifications d’alerte sur les différentes pathologies, mais aussi de connaître les données et les actes de prévention et d’éducation.
L’application devrait être proposée en quatre langues : en français, en anglais, en espagnol et en hindi, avant une version en arabe prévue pour 2019. Le but de la société est de déployer la solution « à un maximum de pays pour s’inscrire dans la couverture sanitaire universelle, limiter l’insécurité médicale, limiter les différences entre pays en fonction des religions, des ethnies et mener des opérations de santé plus ciblées », explique sa cofondatrice Florine Duplessis, sage-femme échographiste à Hennebont, en Bretagne (source : Letelegramme.fr). L’entreprise aurait déjà établi des contacts en Angleterre et aux États-Unis.
Efelya envisage d’enrichir sa plateforme avec les analyses biologiques et échographiques des patientes, les données relatives à la planification des naissances, les informations relevant du suivi pédiatrique pour les trois premiers mois du bébé ainsi qu’avec du big data pour proposer des statistiques solides.
Fonctionnalités de l’application Efelya
- évaluation des risques spécifiques à la grossesse en quelques minutes sur 6 pathologies courantes (diabète, accouchement prématuré…) ;
- selon les risques liés à la grossesse de la patiente, le dispositif détermine un suivi personnalisé à réaliser via la création d’un passeport « grossesse » numérique permettant notamment de recevoir des notifications si les risques évoluent : le suivi évolue au fil des mois grâce à l’analyse des données biologiques, cliniques et échographiques de la patiente ;
- accès et partage du dossier de grossesse avec les professionnels de santé impliqués dans le suivi de la grossesse.
Efelya cherche à lever 500 000 euros
Efelya (Efelya.com) est hébergée au Prisme, une des pépinières d’entreprises de l’agence de développement vannetaise Vipe.
Le financement de la start-up française repose sur ses fonds propres ainsi que sur l’aide de Bpifrance et de l’incubateur breton Emergys. Afin réaliser ses ambitions d’expansion à l’international, la société cherche à lever 500 000 euros.
Principale cible : les déserts médicaux (Afrique, Amérique du Sud, Asie)
99 % des décès maternels surviennent dans des pays en développement
Selon l’Organisation des Nations unies (Onu), 830 femmes environ meurent chaque jour de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement et 99 % de tous les décès maternels surviennent dans des pays en développement. Dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), l’objectif est de faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes entre 2016 et 2030.
« En France, [nous avons] un bon système de soins avec un dépistage qualitatif, souligne Florine Duplessis, co-fondatrice d’Efelya (source : Letelegramme.fr). Mais la problématique des patientes dans les déserts médicaux est cruciale en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie ».