DM

  • Recherche en IA : la France s’équipe d’un supercalculateur, avec une application possible en santé

    Dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle (IA), présentée fin novembre 2018 à Toulouse par la ministre Frédérique Vidal (Recherche et Innovation) et le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, le gouvernement a signé le 8 janvier 2019 le marché d’acquisition de l’un des supercalculateurs les plus puissants d’Europe lors d’une cérémonie organisée en présence de Frédérique Vidal, a indiqué le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation dans un communiqué. Le dispositif vise à être exploité dans divers domaines, dont ceux de la santé et de la biologie.

    Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

    Installé « début 2019 » au centre de calcul Idris du CNRS, sur le plateau de Saclay  dans l’Essonne, le supercalculateur a été élaboré par Hewlett Packard Enterprise et est financé par Genci, une société civile française en charge de l’équipement national en calcul intensif.
    Doté d’une puissance de calcul supérieure à 14 pétaflops par seconde (14 millions de milliards d’opérations par seconde) et d’un millier de processeurs spécialisés (GPU), il permettra d’étendre « les modes d’utilisation classiques du calcul à haute performance à de nouveaux usages pour l’intelligence artificielle », indique le ministère.

    L’un des six axes de la stratégie française de recherche en IA, qui sera financée par l’État à hauteur de 665 millions d’euros d’ici 2022, est de renforcer les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle : plus de 170 millions d’euros seront consacrés à ce projet. L’objectif de ce plan national est de faire du pays le leader européen de la recherche en IA.
    Le ministère précise, par ailleurs, que la France envisage de se porter candidate à l’horizon 2022 à l’hébergement d’un des machines européennes de calcul dite « exascale » (1 milliard de milliard d’opérations par seconde), dans le cadre de la stratégie d’infrastructures de calcul intensif.

    Renforcer les moyens de calcul : l’un des 6 axes de la stratégie de recherche en IA

    Éléments clés :

    • installation de l’un des plus puissants supercalculateurs en Europe début 2019 ;
    • plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 pour les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle, une somme versée par le gouvernement, conjointement avec la Commission européenne ;
    • l’accès au calcul sera facilité pour l’ensemble de la communauté de recherche : une procédure d’accès aux moyens de calcul définie par Genci sur recommandation de l’alliance des sciences et technologies du numérique Allistene sera mise en place au cours de l’année et permettra de disposer de ressources de calcul à la volée.

    « Un élément important de la stratégie d’infrastructures de calcul intensif »

    « Plus généralement, [l]acquisition [de ce supercalculateur] est un élément important de la stratégie nationale d’infrastructures de calcul intensif », note le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Elle va permettre de doubler « les moyens de calcul disponibles pour la simulation numérique qui, au-delà de l’intelligence artificielle, présente une importance majeure pour la plupart des champs scientifiques » et pour des domaines variés allant de la biologie et la santé à la sécurité et la défense, en passant par l’aéronautique, l’automobile, les matériaux, l’énergie, la simulation du climat et la prévision météorologique.

    La France, candidate à l’hébergement d’un supercalculateur européen dit « exascale »

    La stratégie d’infrastructures de calcul intensif s’inscrit dans le cadre de la stratégie européenne sur le sujet. La France prévoit dans ce contexte de se porter candidate à l’horizon 2022 à l’hébergement d’une des machines européennes de calcul dite « exascale », soit capable d’effectuer 1 milliard de milliard d’opérations par seconde, indique le ministère.

    Le dispositif sera cofinancée par la Commission européenne à travers l’entreprise commune EuroHPC, qui rassemble la Commission et 25 pays. L’investissement représentera plus de 320 millions d’euros, dont la moitié contribuera à l’intelligence artificielle.

  • Étude : l’IA détecte la rétinopathie diabétique avant les premiers symptômes

    Une équipe de chercheurs australo-brésiliens, dirigée par le Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT), a mis au point un algorithme de traitement d’images capable de détecter automatiquement l’un des principaux signes de la rétinopathie diabétique avec un taux de précision de 98 %. Les résultats de son étude*, publiés dans l’édition de janvier 2019 de la revue Computers in Biology and Medicine, montrent que ce dépistage précoce pourrait éviter à des millions de personnes de perdre la vue.

    Les réseaux de neurones pour une détection automatisée

    La rétinopathie diabétique est la principale cause de perte de vision chez les adultes. En outre, le nombre de malades ne cesse d’augmenter : 191 millions de personnes devraient être touchées d’ici 2030. La principale difficulté avec cette pathologie est liée au fait qu’elle se développe à bas bruit, sans symptôme dans la phase précoce. Le diagnostic de la rétinopathie diabétique est ainsi très souvent posé lorsque les personnes commencent à perdre la vue.

    Un diagnostic et un traitement précoces pourraient avoir un impact considérable sur la part de vision conservée par le patient. Cependant, seulement la moitié des personnes atteintes de diabète subissent des examens de la vue réguliers et un tiers n’a jamais été contrôlé. De plus, les méthodes de référence en matière de diagnostic de la rétinopathie diabétique sont invasives, souvent coûteuses et indisponibles dans les régions éloignées ou en développement.

    En alternative à l’angiographie et à la tomographie par cohérence optique, il est possible d’utiliser une méthode moins coûteuse qui consiste à analyser des images de la rétine pouvant être prises avec un rétinographe mais le processus est manuel, prend beaucoup de temps et est moins fiable.

    Repérer le liquide sur la rétine

    Face à un tel constat, l’intelligence artificielle (IA) semble un recours possible. Une équipe de chercheurs australo-brésiliens dirigée par l’Université RMIT a mis au point un algorithme de traitement d’image capable de détecter automatiquement l’un des principaux signes de la maladie : la présence de fluide provenant de vaisseaux sanguins endommagés ou d’exsudats à l’intérieur de la rétine. Le suintement d’un exsudat au niveau de la rétine est en effet un signe précoce de la rétinopathie diabétique.

    Les réseaux de neurones convolutifs (CNN) ont été utilisés pour la détection automatique de l’exsudat mais avec des performances médiocres.

    L’équipe internationale a donc testé différentes techniques d’apprentissage en profondeur afin de maximiser la sensibilité et la spécificité. Les expériences ont été menées sur deux bases de données d’images de fond d’œil, accessibles au public.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans l’édition de janvier de la revue Computers in Biology and Medicine.

    Résultats : précis à 98 %

    • Le réseau de neurones convolutifs ResNet-50 a été le plus performant.
    • L’outil a détecté le liquide sur la rétine avec une précision de 98 % et une sensibilité de 99 %.
    • Le système d’intelligence artificielle a également obtenu de meilleurs résultats comparés à ceux des méthodes traditionnelles rapportées dans la littérature.

    Une IA peu gourmande en données 

    « Notre approche basée sur l’IA fournit des résultats aussi précis que les analyses cliniques mais repose sur des images rétiniennes pouvant être générées avec un équipement d’optométrie ordinaire, ont souligné les auteurs de l’étude. De plus, l’utilisation de Resnet-50 présente l’avantage de ne pas nécessiter un jeu de données d’entraînement volumineux.

    Le fait de détecter cette maladie incurable plus rapidement et à moindre coût pourrait changer la vie de millions de personnes non diagnostiquées et qui risquent de perdre la vue. Ils espèrent donc que leur méthode sera utilisée pour le dépistage à grande échelle des populations à risque. « Pour chaque personne en Australie qui sait qu’elle est atteinte de diabète, une autre personne vit avec le diabète mais ne fait pas l’objet d’un diagnostic. Dans les pays en développement, le ratio est de un pour quatre non diagnostiqués. »

    Les chercheurs ont entamé des discussions avec des fabricants d’appareils photo Fundus au sujet de collaborations éventuelles visant à faire progresser la technologie.

  • AI4EU : la santé au cœur des expérimentations pilotes, une plateforme à la demande sur l’IA annoncée

    L’Union européenne (UE) envisage de mettre en place une plateforme à la demande sur l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre du projet Artificial Intelligence for the European Union (AI4EU), une initiative de l’UE visant à s’imposer sur le marché de l’IA face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, au Japon et aux autres nations figurant en premier plan sur ce secteur.

    La santé fait partie des thématiques centrales des huit expérimentations pilotes annoncées à travers AI4EU.

    Le déploiement de la plateforme à la demande, pilotée par l’entreprise française Thales, démarrera en janvier 2019, avec une ligne de crédit de 20 millions d’euros sur trois ans. L’ensemble de la communauté européenne est mobilisé.

    Le but de ce dispositif est d’offrir des services et un accompagnement aux utilisateurs potentiels mais aussi de les aider à tester et à intégrer des solutions en IA dans leurs produits et services. L’idée est également de mettre en avant les avantages que peut apporter le projet AI4EU en encourageant la découverte scientifique et l’innovation technologique en intelligence artificielle.

    Un observatoire éthique sera fondé pour cadrer les recherches au profit de l’humanité, indique Bruxelles. Un groupe d’experts sollicité par l’Union travaille actuellement à sa mise en place.

    De manière générale, la Commission européenne prévoit d’investir 1,5 milliard d’euros d’ici 2020 dans le domaine de l’IA, puis 2,5 milliards d’euros d’ici 2027.

    AI4EU sollicite à la fois le secteur public et le secteur privé

    Partenaires du projet

    • 79 membres, dont 60 instituts de recherche ;
    • 21 pays partenaires, dont des pays de l’Union européenne, France incluse, et des pays européens ne faisait pas partie de l’Union (Suisse et Norvège) ;
    • Allianz, France Digitale, Atos, l’Inria, le CEA, Orange, Qwant, Siemens, SAP, l’université Grenoble Alpes ou encore Sorbonne Université font aussi partie des associés.

    Les grandes entreprises, les instituts de recherche et les universités représentent la part la plus importante des membres mais les petites et moyennes entreprises, les centres de calcul informatique et d’autres tiers participent également au programme.

    La santé parmi les sujets centraux des 8 expérimentations pilotes annoncées

    Les 8 expérimentations pilotes concernent :

    • la santé ;
    • la citoyenneté ;
    • la robotique ;
    • l’industrie ;
    • les médias ;
    • l’agriculture ;
    • les objets connectés ;
    • la cybersécurité.
  • Ramsay générale de santé lance un chatbot prévention santé sur le tabac, la nutrition et le stress

    La fondation d’entreprise Ramsay générale de santé lance un chatbot sur la prévention santé axé sur le tabac, la nutrition et le stress, les 3 thématiques de prévention les plus abordées par les Européens sur internet selon une étude de social listening (Les Européens et la prévention santé) menée sur 13 mois par la fondation. Ce robot conversationnel, appelé « Ramsay », permet à l’utilisateur d’échanger, par exemple lors de l’arrêt du tabac, avec un programme sur mesure, un bilan hebdomadaire ou encore des « alertes craquages ». Son accès est illimité 7 jour/7 et 24h/24 via les réseaux sociaux.

    Selon l’enquête de Ramsay, réalisée en 2018, 81 % des Français se disent « attentifs » à la prévention santé et 28 % « très attentifs ». Cependant, un tiers d’entre eux admet ne pas appliquer les bons comportements en la matière. Le premier enjeu est celui de l’information, 74 % des Français souhaitant être mieux informés sur la prévention santé.

    L’approche ludique d’un robot conversationnel, en complément d’un accompagnement par un spécialiste, devrait compléter l’information et renforcer la motivation des patients à adopter des comportements sains, estime la fondation d’entreprise. Des personnages ont été imaginés, chacun étant expert de son domaine : Franz, pour la prévention santé tabac, Alex pour les questions de nutrition et d’équilibre alimentaire et Max pour surmonter le stress. « Dans le parcours tabac, le chatbot est complémentaire des soins d’un spécialiste, d’une activité physique ou de techniques psycho corporelles. Il permet d’aider les futurs ex fumeurs à distance et [de] les accompagner à n’importe quel moment, n’importe où, de manière ludique et déculpabilisante », explique le Dr Christophe Cutarella, addictologue et psychiatre (communiqué).
    La solution est dotée de la technologie Natural Language Processing (NLP) ou « traitement automatique du langage naturel » pour enrichir progressivement le chatbot des questions des utilisateurs et des réponses d’un comité d’experts. Le contenu a d’ailleurs été validé par les praticiens spécialistes du Collège scientifique de la fondation.
    Le service Ramsay a été développé à la suite d’une première expérience en matière de chatbot effectuée par la fondation il y a deux ans à l’occasion du mois sans tabac et qui a mobilisé 2 200 utilisateurs.

  • Étude : l’IA détecte des cellules pré-cancéreuses plus précisément que des experts humains (JNCI)

    Un algorithme a été capable de détecter des cellules précancéreuses dans 91 % des cas contre 71 % après un examen réalisé par un professionnel de santé. Ce système d’intelligence artificielle, développé par des chercheurs américains du National Cancer Institute pourrait devenir un puissant outil de dépistage du cancer du col de l’utérus, en particulier dans des pays en développement. Les résultats de cette étude ont été publiés le 10 janvier 2019 dans le Journal of the National Cancer Institute (JNCI).

    Dépister le cancer du col de l’utérus à un stade précoce

    Quatrième cancer le plus fréquent au monde, le cancer du col de l’utérus fait encore de nombreuses victimes dans le monde. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, 80% des cas sont mortels. Plusieurs moyens de prévention existent (vaccination HPV, frottis cervical) mais ils nécessitent une infrastructure et du personnel hautement qualifié qui manquent dans la plupart des pays à ressources limitées.

    Dans ce type de contexte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’avoir recours à la méthode d’inspection visuelle après application d’acide acétique. Cette technique est simple et peu coûteuse mais elle n’est pas très efficace pour dépister les cellules précancéreuses.

    L’apprentissage automatique a déjà été testé pour dépister le cancer du col de l’utérus et a donné des résultats prometteurs mais ces essais n’ont pas permis d’évaluer le deep learning pour repérer les lésions pré-cancéreuses sur des échantillons et un suivi suffisamment importants.

    60 000 images pour nourrir un algorithme

    Une équipe de chercheurs de l’Institut national du cancer américain (National Cancer Institute) a donc développé un algorithme à partir d’une base de données de 60 000 images de cols de l’utérus prises au Costa Rica dans les années 90.

    Leur approche basée sur l’intelligence artificielle (IA), appelée « évaluation visuelle automatisée », a pour but d’analyser les images numériques du col de l’utérus et d’identifier avec précision les changements précancéreux nécessitant des soins médicaux.

    Quelque 9 400 femmes ont participé à cette étude observationnelle et ont été suivies pendant plusieurs années, jusqu’à 18 ans pour certaines d’entre elles. Chaque image a été initialement classée par des médecins expérimentés du National Testing Laboratory comme étant normale, atypique, positive pour des modifications mineures induites par l’HPV, ou positive avec un état précancéreux ou un cancer.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 10 janvier dans le Journal du National Cancer Institute.

    Résultats : 9 lésions sur 10 repérées

    • 241 cas de pré-cancer et 38 cas de cancer ont été repérés préalablement parmi une cohorte de 9406 femmes.
    • L’algorithme a détecté des cellules précancéreuses dans 91 % des cas contre un taux de 69 % pour le dépistage humain et de 71 % pour les examens traditionnels tels que le frottis cervical.
    • L’analyse de 16 résultats discordants entre l’algorithme et l’HPV a montré que l’IA repérait plus de résultats positifs chez les femmes les plus jeunes.

    En résumé, l’algorithme a permis d’obtenir une excellente sensibilité pour la détection de lésions de grade modéré dans le groupe d’âge présentant le risque le plus élevé de pré-cancers. Globalement, l’algorithme s’est avéré meilleur que tous les tests de dépistage standard pour prédire tous les cas diagnostiqués au cours de l’étude au Costa Rica.

    L’IA, une solution pour les pays à faible revenu

    « Lorsque cet algorithme est associé aux avancées de la vaccination anti-HPV, aux technologies de détection émergentes et aux améliorations des traitements, il est concevable d’imaginer que l’on puisse maîtriser le cancer du col de l’utérus, même dans les pays à faibles ressources », a déclaré Maurizio Vecchione, vice-président exécutif du fonds Global Good, partenaire de l’étude.

    Les chercheurs prévoient de perfectionner l’algorithme sur un échantillon d’images représentatives de pré-cancers cervicaux et de tissus cervicaux normaux provenant de femmes de communautés du monde entier, à l’aide de diverses caméras et d’autres options d’imagerie. Cette étape est nécessaire en raison des variations subtiles de l’apparence du col de l’utérus chez les femmes de différentes régions géographiques.

  • CES 2019 : Interaction Healthcare présente les grandes tendances de la e-santé le 29/01/19 à Paris

    Interaction Healthcare présentera le 29 janvier 2019 les grandes tendances de la e-santé repérées lors de la dernière édition du CES, qui se tient du 8 au 11 janvier 2019 à Las Vegas, et leurs impacts possibles pour les acteurs de la santé, soit aussi bien les patients que les laboratoires pharmaceutiques ou encore les acteurs du dispositif médical. Un retour de certaines start-ups ayant participé à l’événement sera également proposé.

    La session aura lieu de 9 heures à midi dans les locaux de Bpifrance à Paris.

    Les inscriptions doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne, accessible sur Interaction-healthcare.com.

    Programme

    8h45 – Accueil petit déjeuner

    9h15 – Introduction à la conférence

    • Rosalie Maurisse, responsable du secteur « santé », Bpifrance
    • Chahra Louaf, directrice du fonds d’investissement « Patient Autonome », Bpifrance
    • Olivier Ezratty, consultant et auteur, notamment du rapport du CES de Las Vegas

    9h40 – Les grandes tendances de la e-santé au CES de Las Vegas

    Une conférence co-animée par :

    • Ronan Le Quéré, directeur général, Interaction Healthcare
    • Jérôme Leleu, président de Interaction Healthcare, en charge du développement stratégique de SimforHealth

    Avec les retours d’expériences :

    • du Dr Annick Valentin-Smith, co-fondatrice, Vet IN Tech
    • de Raphaël Moreaux, journaliste TIC Santé & TIC Pharma

    10h10 – 2 tables rondes avec le témoignage de plusieurs sociétés françaises dans le domaine de la e-santé présentes au CES de Las Vegas :

    • Diabeloop
    • Home HR
    • Numii de AIO
    • Urgotech
    • Visible Patient

    11h15 – Questions & réponses avec les participants

    11h30 – Networking et démonstration des produits innovants des 6 start-ups

  • Rétro 2018 : top 10 des études révélant les limites de certaines technologies de santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Après être revenu sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé, retour aujourd’hui sur celles qui ont mis en avant les limites voire l’inefficacité de certaines solutions.

    • Suivi à distance et numérique
    – Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche ;
    – Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme ;
    – L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer ;
    – Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension ;
    – Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance.

    • IA et big data
    – Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée ;
    – L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique.

    • Applications mobiles et chatbots
    – Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses ;
    – La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données.

    • Vidéo et traitement
    – Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie.

    Suivi à distance et numérique

    Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche (Jama)

    Des exercices à domicile avec un moniteur portable et un coaching téléphonique n’ont pas eu l’effet escompté chez des patients souffrant d’artérite des membres inférieurs. Leurs résultats au test de marche de 6 minutes ne s’étaient pas améliorés après 9 mois d’entraînement. Les résultats de ces travaux, publiés le 24 avril 2018 dans le Jama, mettent en évidence les limites d’une intervention à distance pour modifier des comportements.

    Lire la suite de l’article ici.

    Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme

    Selon une étude parue dans le Jama le 7 septembre 2018, si le télésuivi de la pression artérielle par un pharmacien donne de meilleurs résultats cliniques qu’une prise en charge traditionnelle, ceci ne serait valable qu’à court terme : les bénéfices du télémonitoring de la pression artérielle s’estomperaient avec le temps.

    Lire la suite de l’article ici.

    L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer (JMIR)

    Le recours à des e-thérapies ne semble pas diminuer le poids économique de la prise en charge de la dépression, montre une étude randomisée et contrôlée menée par des chercheurs néerlandais, concluant que le fait de compléter la thérapie classique par une thérapie mobile n’est pas rentable. La recherche a par ailleurs révélé que les résultats positifs de la e-thérapie expérimentée ne se maintenaient pas après 24 mois. Ces travaux, publiés le 26 novembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), suggèrent que le rapport coût-efficacité est meilleur quand les interventions sont davantage guidées par un thérapeute.

    Lire la suite de l’article ici.

    Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension (Jama)

    Une étude randomisée publiée dans le Jama Internal Medicine a démontré qu’une application mobile pouvait améliorer l’observance médicamenteuse chez des patients présentant une hypertension mal contrôlée. Cependant, l’amélioration est modeste et elle ne se traduit par un bénéfice clinique. Le recours à l’application ne modifiait pas la tension artérielle systolique.

    Lire la suite de l’article ici.

    Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance (Nature).

    Une méta-analyse publiée dans la nouvelle revue Nature’s Digital Medicine montre que le suivi à distance des patients grâce à des biocapteurs portables n’a pas d’impact significatif sur leur santé. Néanmoins, dans certaines pathologies, telles que le Parkinson ou l’hypertension, ces dispositifs donnent des résultats prometteurs.

    Lire la suite de l’article ici.

    IA et big data

    Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée (Health Affairs)

    Le partage de données est une des conditions préalables au développement de la médecine de précision. Mais, à ce jour, elles ne le sont pas suffisamment pour accompagner cette révolution. Selon une étude parue en mai 2018 dans la revue Health Affairs menée par des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, plusieurs raisons peuvent expliquer cette lacune : des obstacles techniques dues à la fragmentation des données mais aussi des récompenses insuffisantes pour les chercheurs qui jouent le jeu.

    Lire la suite de l’article ici.

    L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle (IA) testé pour détecter la rétinopathie diabétique a donné des résultats mitigés lors de son utilisation en vie réelle dans le cadre de soins primaires. Ce constat a été apporté par une étude menée par des chercheurs australiens et américains de la Harvard Medical School, qui met en évidence un taux de faux positifs élevé. Ces travaux ont été publiés le 28 septembre 2018 dans le Jama Network Open.

    Lire la suite de l’article ici.

    Applications mobiles et chatbots

    Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses (JMIR)

    Les agents conversationnels, ou chatbots, tels que Siri, Alexa et Google Assistant, représentent un risque s’ils sont utilisés pour répondre à des questions de santé, indique une étude menée par des chercheurs américains démontrant qu’ils échouaient dans plus de la moitié des cas et que leurs conseils pouvaient même causer des dommages graves. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 4 septembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Lire la suite de l’article ici.

    La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données (IEEE Access)

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude menée par des chercheurs grecs de l’université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

    Lire la suite de l’article ici.

    Vidéo et traitement

    Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

    Lire la suite de l’article ici.

    Et aussi : points de vue critiques

    • Les ophtalmologistes estiment que les EHR ont fait baisser leur productivité (Jama) ;
    • L’analyse prédictive du big data pourrait conduire à des décisions erronées (Jama) ;
  • Le miroir intelligent Artemis de la start-up française CareOS récompensé au CES 2019

    La plateforme intelligente CareOS a reçu le CES 2019 Innovation Awards (prix de l’innovation) à l’occasion du Consumer Electronics Show 2019, qui se déroule du 8 au 11 janvier à Las Vegas. Cette solution, dédiée à la santé et à la beauté, repose sur l’intelligence artificielle et la réalité augmentée, auxquelles sont alliés technologie 4D, commande vocale, reconnaissance d’objets et reconnaissance faciale. Concrètement, le système est relié à un miroir connecté, baptisé « Artemis », capable de gérer plus de 50 appareils et services interconnectés par internet (IoT).

    Artemis s’adapte aux besoins des utilisateurs en matière de soins buccodentaires par exemple, de poids (pèse-personne) ou encore de mise en beauté (tutoriels), par le biais de solutions écoresponsables en termes de consommation d’eau et de la météorologie. « Notre vision est d’amener la technologie à l’avant-garde des soins préventifs personnalisés qui peuvent avoir des répercussions sur la vie quotidienne des familles, a déclaré Chloé Szulzinger, co-fondatrice de CareOS et directrice de la communication de la société (communiqué). Artemis est un exemple de cette vision et nous nous réjouissons de l’accueil qu’il a reçu. »

    L’annonce a été faite en amont du CES 2019 lors du CES Unveiled New York, un événement qui dessine les tendances du rendez-vous high tech annuel de Las Vegas. Les CES Innovation Awards récompensent chaque année des créations se distinguant par un design exceptionnel, dans 28 catégories de produits. Le jury est composé de designers, d’ingénieurs et de journalistes spécialisés dans les nouvelles technologies. Il examine les solutions selon leur design, leurs fonctionnalités, leur intérêt pour le consommateur, leur conception et leur positionnement par rapport à la concurrence.

    Fondée en 2017, la société CareOS, du groupe Baracoda, se positionne dans le domaine de la santé, de la beauté, du bien-être et des soins préventifs.

  • Etude : l’IA pourrait dépister la maladie d’Alzheimer 6 ans plus tôt que les médecins (Radiology)

    Des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont développé un programme de deep learning au service du dépistage de la maladie d’Alzheimer. Selon leur étude* publiée fin 2018 dans la revue Radiology, le système d’intelligence artificielle a été capable de détecter la pathologie neurologique avec six ans d’avance par rapport aux radiologues. Et le taux d’identification était correct dans 98 % des cas.

    Diagnostiquer Alzheimer avant qu’il ne soit trop tard

    Actuellement, aucun traitement n’a fait la preuve de son efficacité dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Ces dernières années, des médicaments prometteurs pouvant ralentir l’évolution de la maladie sont apparus. Cependant, « l’une des difficultés de la maladie d’Alzheimer est qu’au moment où les symptômes cliniques se manifestent et que nous pouvons établir un diagnostic définitif, trop de neurones sont morts, ce qui le rend essentiellement irréversible », a déclaré Jae Ho Sohn, médecin au département de radiologie et d’imagerie biomédicale de l’Université de Californie à San Francisco. C’est pourquoi ce dernier a tenté de mettre au point un moyen de diagnostiquer la maladie plus tôt.

    Avec son équipe de radiologie de l’université de San Francisco, Jae Ho Sohn a combiné neuroimagerie et apprentissage automatique pour tenter de prédire si un patient développerait ou non la maladie d’Alzheimer lorsqu’il se présenterait pour la première fois avec une altération de la mémoire.

    Les chercheurs ont utilisé la tomographie par émission de positrons (TEP), qui mesure les niveaux de molécules spécifiques, telles que le glucose, dans le cerveau. Le glucose est la principale source de carburant pour les cellules du cerveau. Plus une cellule est active, plus elle en utilise. Lorsque les cellules cérébrales deviennent malades et meurent, elles utilisent moins et finalement pas de glucose. Cet outil est donc non seulement pertinent pour repérer la maladie d’Alzheimer mais, en outre, les analyses de glucose par PET Scan sont courantes et peu coûteuses car elles sont utilisées pour le dépistage du cancer. Par ailleurs, les modifications du glucose sont très subtiles et difficiles à détecter à l’œil nu.

    Quand le deep learning repère des changements subtils

    Les auteurs de ces travaux ont donc mis au point un algorithme capable de détecter ces petites variations de glucose. « C’est une application idéale du deep learning car il est particulièrement efficace pour trouver des processus très subtils mais diffus. Les radiologistes humains sont vraiment forts pour identifier de petites localisations focales comme une tumeur au cerveau mais nous avons du mal à détecter des changements plus lents et globaux », a expliqué Jae Ho Sohn, co-auteur de l’étude, dont les résultats ont été publiés en novembre 2018 dans la revue Radiology.

    Pour entraîner l’algorithme, les chercheurs l’ont alimenté d’un vaste ensemble de 2 000 images de PET scan réalisées pour des patients chez qui il avait finalement été diagnostiqué soit la maladie d’Alzheimer, soit un déficit cognitif léger ou aucun trouble.

    Ainsi, l’algorithme a commencé à apprendre par lui-même quelles caractéristiques sont importantes pour prédire le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et lesquelles ne le sont pas. Ensuite, les scientifiques l’ont testé sur deux nouveaux jeux de données pour évaluer ses performances. Le premier était 188 images provenant de la même base de données mais qui n’avaient pas encore été présentées à l’algorithme. Le second était une série entièrement nouvelle d’analyses de 40 patients qui s’étaient présentés au centre de mémoire et de vieillissement de l’université de Californie à San Francisco avec une possible déficience cognitive.

    Résultats : Alzheimer identifié à 98%

    • L’algorithme a identifié 92 % des patients ayant développé la maladie d’Alzheimer dans le premier jeu de données.
    • Le taux d’identification correcte était de 98 % dans le second jeu de données.
    • Le système d’intelligence artificielle a diagnostiqué la maladie avec 75,8 mois d’avance par rapport au diagnostic final réalisé par les radiologues.

    Calibrer l’algorithme sur un plus grand jeu de données

    « Je pense que cet algorithme a le fort potentiel d’être cliniquement pertinent, a déclaré l’un des auteurs de l’étude. Cependant, avant de pouvoir l’utiliser, nous devons valider et calibrer l’algorithme sur une cohorte de patients plus grande et plus diversifiée, idéalement de différents continents et de différents types de paramètres. »

    Si l’algorithme reste efficace, il pourrait alors être utilisé en clinique par les neurologues et les radiologues comme un important outil d’aide à la décision. Ainsi le patient pourrait avoir accès à des traitements plus précocement.

  • Rétro 2018 : les études les plus probantes sur l’impact positif des technologies en santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé.

    • IA et aide à la détection
    – les risques cardiovasculaires détectés dans la rétine grâce à de l’intelligence artificielle (IA) ;
    – l’IA fait moins d’erreurs de diagnostic que les dermatologues ;
    – l’intelligence artificielle pourrait dépister la rétinopathie diabétique.

    • Analyse des données et prédiction
    – le big data lève le voile sur les facteurs de propagation de la grippe ;
    – les données issues des dossiers électroniques affinent la prédiction du risque suicidaire.

    • Objets connectés et télémédecine
    – gagner 8 mois de survie grâce à une appli dédiée au cancer du poumon ;
    – une appli mobile se révèle aussi efficace qu’un ECG standard pour détecter un infarctus ;
    – les rappels téléphoniques automatisés améliorent le taux de vaccination ;
    – un inhalateur connecté diminue les symptômes de l’asthme ;
    – la télémédecine augmente l’espérance de vie des insuffisants cardiaques.

    • Les nouvelles technologies au service de la chirurgie
    – le pancréas artificiel progresse grâce à des algorithmes plus performants ;
    – un cœur en 3D identifie précisément les tissus cardiaques responsables d’arythmies.

    IA et aide à la détection

    Les risques cardiovasculaires détectés dans la rétine grâce à l’intelligence artificielle (Nature)

    Des chercheurs de Verily Life Sciences, la filiale santé de Google, ont réussi à prédire le risque cardiovasculaire en analysant la rétine de milliers de patients, grâce à un système d’intelligence artificielle. Cette étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Biomedical Engineering, le 19 février 2018, montre que les technologies de deep learning sont parvenues à extraire d’autres informations dans le fond d’œil, telle que l’âge et le sexe du patient.

    Lire la suite de l’article ici.

    Autres études démontrant l’efficacité de l’IA en termes d’aide à la détection :

    • un algorithme détecte avec précision la rétinopathie chez les prématurés (Jama Ophtalmology) ;
    • le machine learning aide à classifier les tumeurs cérébrales (Nature) ;
    • le machine learning détecte avec précision l’une des complications du cancer du sein ;
    • IA et smartphone peuvent prévoir la survenue d’une maladie cardiaque.

    L’IA fait moins d’erreurs de diagnostic que les dermatologues (Annals of Oncology)

    Un système d’intelligence artificielle est parvenu à repérer davantage de mélanomes que des dermatologues expérimentés. Ces algorithmes, mis au point par une équipe de chercheurs allemands, américains et français, en ont détecté 95 % contre 89 % pour les médecins. Ces résultats ont été publiés le 28 mai 2018 dans les Annals of Oncology.

    Lire la suite de l’article ici.

    IA et rétinopathie diabétique

    • Plusieurs travaux ont mis en avant le fait que l’intelligence artificielle pourrait aider les professionnels de santé à dépister la rétinopathie. Une étude publiée dans le Jama montre ainsi, parmi d’autres, que des systèmes d’IA pourraient combler les manques de professionnels formés à cet acte technique : ses auteurs démontrent qu’un système basé sur du deep learning a permis de dépister des cas de rétinopathie diabétique avec des taux de spécificité et de sensibilité de l’ordre de 90 % (l’article complet ici).

    Autre étude portant sur l’impact positif de l’IA sur la détection de la rétinopathie : Un algorithme détecte avec précision la rétinopathie chez les prématurés (Jama Ophtalmology).

    • Cependant, différents chercheurs émettent des réserves quant à l’efficacité de l’intelligence artificielle dans le dépistage de la rétinopathie. Parmi les études publiées sur le sujet, deux ont retenu l’attention de H&TI :
      • Les résultats du 1er outil de dépistage de la rétinopathie par IA questionnés par des experts ;
      • L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique (Jama).

    Analyse des données et prédiction

    Le big data lève le voile sur les facteurs de propagation de la grippe (eLife)

    Les données anonymisées de 150 millions d’Américains pendant neuf ans portant sur leurs déplacements, les consultations médicales, les interactions sociales et les taux de vaccination ont permis d’identifier les facteurs de propagation de la grippe aux États-Unis. Grâce aux résultats de l’étude publiée le 27 février 2018 dans le journal eLife, les chercheurs de l’université de Chicago sont parvenus à mettre au point une photographie de l’épidémie de grippe en haute résolution.

    Lire la suite de l’article ici.

    Autre étude portant sur l’analyse des données et la prédiction des épidémies : Twitter permet de suivre l’épidémie de grippe à l’échelle régionale (BEH).

    Les données issues des dossiers électroniques affinent la prédiction du risque suicidaire (American Journal of Psychiatry)

    Combiner l’analyse des données issues des dossiers électroniques et les résultats des questionnaires standardisés de dépression améliore la prédiction du risque suicidaire. Pour établir leur score, des chercheurs américains ont compilé les données de 20 millions de consultations médicales chez 3 millions de personnes. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 24 mai 2018 dans l’American Journal of Psychiatry.

    Lire la suite de l’article ici.

    Objets connectés et télémédecine

    Gagner 8 mois de survie grâce à une application dédiée au cancer du poumon (ASCO)

    Un oncologue français s’est distingué au congrès mondial sur le cancer, l’ASCO, qui s’est tenu à Chicago (États-Unis) du 1er au 5 juin 2018. Le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard du Mans, a présenté les résultats d’une étude portant sur une application mobile dédiée au suivi des malades atteints de cancer du poumon. L’algorithme a permis de mieux repérer les récidives et donc d’améliorer la survie de 8 mois.

    Lire la suite de l’article ici.

    Une appli mobile se révèle aussi efficace qu’un ECG standard pour détecter un infarctus (congrès de l’American Heart Association)

    Une étude internationale présentée au congrès de l’American Heart Association, qui se tenait à Chicago du 10 au 12 novembre 2018, révèle que l’application mobile d’AliveCor fait pratiquement jeu égal avec un ECG standard. Ces résultats préliminaires montrent une bonne sensibilité et une bonne spécificité de l’appli dans le dépistage des infarctus du myocarde (IDM) avec élévation du segment ST (STEMI).

    Lire la suite de l’article ici.

    Les rappels téléphoniques automatisés améliorent le taux de vaccination (Cochrane)

    Rappeler aux personnes qu’elles doivent se faire vacciner a prouvé son efficacité. Une revue Cochrane résumant les résultats de 75 études, publiée le 18 janvier 2018, a permis d’établir le fait que des rappels par téléphone, SMS ou même par cartes postales augmente le taux d’immunisation. Les auteurs de ces travaux estiment que nous disposons aujourd’hui des outils technologiques pour intégrer des rappels automatisés dans les soins primaires.

    Lire la suite de l’article ici.

    Un inhalateur connecté diminue les symptômes de l’asthme (Health Affairs)

    L’une des plus grandes études sur l’asthme, nommée AIR Louisville, qui consistait à équiper des malades d’inhalateurs connectés, vient de révéler ses résultats. Publiés le 2 avril 2018 dans la revue Health Affairs, ils mettent en évidence une réduction de l’utilisation des inhalateurs et une amélioration des symptômes de l’asthme.

    Les données recueillies ont aussi permis à la commune de Louisville (Kentucky, États-Unis) de prendre des mesures d’aménagement urbain favorables à la santé publique.

    Lire la suite de l’article ici.

    La télémédecine augmente l’espérance de vie des insuffisants cardiaques (The Lancet)

    Moins d’hospitalisations en urgence, un taux de mortalité plus faible, etc. Les patients souffrant d’insuffisance cardiaque équipés d’appareils de mesure ont vu leur santé s’améliorer, révèle une étude visant à évaluer les effets de la télémédecine sur l’insuffisance cardiaque menée dans toute l’Allemagne et publiée le 25 août 2018 dans The Lancet.

    Lire la suite de l’article ici.

    Les nouvelles technologies au service de la chirurgie

    Le pancréas artificiel progresse grâce à des algorithmes plus performants (Congrès SFD)

    Une étude française et une étude américaine présentées au congrès de la Société francophone du diabète (SFD), qui s’est tenu à Nantes du 20 au 23 mars 2018, ont mis en évidence les avancées du pancréas artificiel. Dans des situations compliquées, telles que les repas et l’activité physique, le dispositif a montré sa capacité à limiter les risques d’hypoglycémies grâce notamment à des algorithmes qui se sont affinés.

    Lire la suite de l’article ici.

    Un cœur en 3D identifie précisément les tissus cardiaques responsables d’arythmies (Nature)

    Des chercheurs américains de l’université Johns Hopkins ont réussi à reproduire en 3D les simulations virtuelles d’un cœur. Cette prouesse permet de repérer les tissus cardiaques qui provoquent des arythmies et qui, par conséquent, doivent être détruits. Cette preuve de concept a été publiée le 3 septembre 2018 dans la revue Nature Biomedical Engineering.

    Lire la suite de l’article ici.