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  • ANA Healthcare lève 2,2 M€ pour sa plateforme de valorisation des données hospitalières

    ANA Healthcare a annoncé le 10 septembre une levée de 2,2 millions d’euros auprès de la Région Sud Investissement et du CAAP Création (Crédit Agricole Alpes Provence), aux côtés des investisseurs entrés au capital en 2024, une série A pour cet éditeur marseillais dont le logiciel convertit les données médicales brutes des hôpitaux en cohortes de recherche anonymisées. Fondée en 2023, l’entreprise édite ANA.Cohort et revendique 60 sites hospitaliers fédérés dans deux pays. Les fonds financeront le développement produit, le déploiement commercial à l’international et la certification ISO 27001.

    Pourquoi cela compte : à partir de mars 2029, les hôpitaux devront rendre leurs données accessibles à la recherche au titre de l’espace européen des données de santé (règlement UE 2025/327, actes d’exécution attendus en mars 2027). Son article 51 couvre la quasi-totalité des données produites en France, sous peine d’amendes jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires. Peu d’établissements sont équipés : cet écart ouvre, avant l’échéance, un marché d’intermédiation sur lequel ANA Healthcare se positionne.

    Un deuxième texte agit en aval. Les questions-réponses conjointes publiées en 2025 par la Commission, le MDCG et le comité IA confirment que tout dispositif intégrant de l’intelligence artificielle et relevant du règlement sur les dispositifs médicaux relève automatiquement du régime des systèmes à haut risque. Or l’article 10 du règlement européen sur l’IA exige que les jeux de données d’entraînement, de validation et de test soient pertinents, suffisamment représentatifs et, dans toute la mesure possible, exempts d’erreurs et complets. La conséquence est directe pour un fournisseur de données : les autorités attendent des métadonnées détaillant les sources, les critères de sélection et les profils démographiques, et un biais documenté devient un motif de refus de marquage CE par l’organisme notifié. Savoir retracer l’origine de chaque jeu de données cesse d’être une bonne pratique pour devenir une condition d’accès au marché des industriels.

    Pourquoi l’imagerie concentre la difficulté technique

    Rendre exploitables des données hospitalières suppose trois opérations : les extraire des systèmes d’information hospitaliers (SIH), retirer ce qui permettrait d’identifier un patient, puis les réécrire dans un format commun pour qu’un hôpital soit comparable à un autre. L’entreprise décrit ANA.Cohort comme une plateforme conçue pour collecter, pseudonymiser, structurer et livrer des données d’imagerie médicale à grande échelle, avec des métadonnées enrichies par traitement automatique du langage et des ontologies médicales.

    Le centrage sur l’imagerie est revendiqué par les fondateurs eux-mêmes, qui décrivent leur expertise d’analyse des données d’imagerie, techniquement complexes, comme leur avantage concurrentiel. La difficulté est réelle et documentée. Une image est enregistrée au format DICOM, qui lui associe des informations administratives à nettoyer ; mais l’identité du patient est aussi parfois inscrite dans l’image elle-même. Sur ce second cas, une publication de 2024 dans le Journal of Imaging Informatics in Medicine relève que les approches de retrait des informations incrustées dans les pixels restent typiquement manuelles et que les méthodes automatisées à haut débit sont mal validées. L’enjeu est massif en volume : l’imagerie représenterait 90 % des données médicales, issues de plus de 3,6 milliards d’examens annuels.

    Ce que documentent les chiffres annoncés

    L’entreprise revendique plus de 30 projets livrés, plus de 60 sites fédérés, plusieurs millions d’examens accessibles, et cite le CHU de Montpellier et l’Hospital Universitari de Bellvitge. Elle est lauréate du concours i-Lab dans la catégorie Santé Numérique et de l’appel à projets Espace de données 2025 au titre de France 2030. Ses premiers travaux avaient été menés avec l’AP-HM.

    Ces éléments attestent une antériorité opérationnelle, moins une performance mesurée. Le communiqué évoque une réduction « considérable » des délais de constitution des cohortes sans valeur de départ ni d’arrivée ; un chiffrage antérieur circulait pourtant, l’entreprise ayant annoncé un gain de temps pouvant atteindre 70 % lors des essais cliniques et travaux de recherche (sans méthode publiée). De même, « 60 sites fédérés » décrit des raccordements, non des flux actifs ni des projets de recherche aboutis.

    Trois questions de conformité distinctes

    L’ISO 27001, dont le communiqué annonce la démarche, relève de la première : cette norme internationale atteste d’une gestion méthodique de la sécurité de l’information. Elle n’est pas spécifique au secteur de la santé et ne constitue pas une autorisation de traitement.

    La deuxième porte sur l’hébergement. Héberger des données de santé à caractère personnel pour le compte d’un tiers impose en France la certification d’hébergeur de données de santé (HDS). Si des jeux de données sont livrés depuis l’infrastructure de l’éditeur, l’exigence s’applique.

    La troisième concerne la base juridique, à deux niveaux. Pour la constitution de l’entrepôt, le référentiel de la CNIL permet une déclaration de conformité sans autorisation préalable, mais son périmètre est limité aux entrepôts reposant sur une mission d’intérêt public au sens de l’article 6.1.e du RGPD ; les autres relèvent d’une autorisation au cas par cas. Pour chaque réutilisation ensuite, la CNIL indique que cette conformité ne dispense pas des formalités propres au projet : méthodologie de référence applicable et inscription au répertoire public tenu par le Health Data Hub. Cette distinction a une portée opérationnelle. Le délai de constitution d’une cohorte dépend du traitement technique comme des formalités de réutilisation. Le périmètre pris en charge par l’éditeur sur ce second niveau constitue donc un point à instruire lors de l’évaluation de l’offre.

    Le montant lui-même mérite lecture : cinq pays et cinquante établissements en deux ans avec 2,2 M€ supposent soit un modèle peu capitalistique, soit une nouvelle levée à douze-dix-huit mois. La composition du tour, fonds régional et capital-investissement d’une caisse régionale, relève d’un ancrage territorial plus que d’une accélération européenne.

    Pour un établissement, les points à porter découlent directement des éléments ci-dessus : la réversibilité et le format de restitution ; la propriété des règles de transformation ; le recours à des standards partagés (OMOP, FHIR) que l’EEDS rendra structurants via les actes d’exécution de 2027 ; la traçabilité par jeu de données, désormais exigible par les industriels au titre de l’article 10 ; le circuit de formalités pour chaque réutilisation.

    Sources : ANA Healthcare, communiqué de presse (10 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • CEA-CAD : un supercalculateur génomique souverain annoncé d’ici 2027

    Le supercalculateur du Collecteur analyseur de données (CAD) sera hébergé aux côtés d’Alice Recoque, futur système européen de classe exaflopique opéré par le TGCC dès 2027. Cette proximité ouvre la voie à des usages IA lourds sur données de santé (modèles de fondation en génomique, criblage in silico, analyse multi-omique) et pourrait offrir aux acteurs pharma et HealthTechs une alternative souveraine aux clouds des hyperscalers, sous réserve de clarifier les modalités d’accès pour le privé.

    Pourquoi cela compte : cette annonce acte l’entrée de la France dans une nouvelle génération de calcul appliqué à la santé, couplée à un choix de souveraineté sur les données génomiques et à une opportunité pour la filière open source française.

    Techniquement, le dispositif repose sur des « bulles de calcul sécurisées » : les données ne quittent jamais l’infrastructure, avec contrôle d’accès renforcé. Ce principe de calcul in situ rejoint la logique déjà explorée par le Health Data Hub, avec une spécialisation sur les données génomiques du PFMG 2025, ce qui posera à terme, la question de l’articulation des circuits d’accès entre le CAD, le Health Data Hub et le CNRGH.

    Le choix affiché de composants open source ouvre une fenêtre pour les éditeurs et intégrateurs du logiciel libre français, cohérente avec les orientations de souveraineté numérique de l’État (SecNumCloud, HDS).

    L’engagement porte sur 28 millions d’euros sur huit ans, avec un prototype début 2027 avant le système complet un an plus tard.

    Enfin, rapportés aux budgets de Genomics England ou des NIH américains, les 28 M€ restent modestes : la France ne joue pas la carte du volume mais celle de la souveraineté juridique, un argument différenciant pour les acteurs sensibles à l’hébergement de données génomiques hors cadres extraterritoriaux.

    Le calendrier reste serré : dix-huit mois séparent le prototype (2027) du système à pleine échelle (2028), un délai que les grands projets français d’infrastructure mutualisée ont historiquement eu du mal à tenir. Les équipes de recherche devront sécuriser des relais transitoires en attendant la montée en charge.

    Source : CEA, communiqué de presse (31 août 2026) · fiabilité : officielle.

     

  • Cyberattaque sur Alaxione : les versions de l’entreprise et du pirate s’opposent sur l’ampleur des données touchées

    L’incident illustre une difficulté récurrente dans la gestion des cyberattaques : l’écart entre la communication de l’entreprise attaquée et les preuves publiées par l’attaquant. Tant qu’un audit indépendant n’a pas tranché, les deux versions coexistent. La distinction entre environnement de test et environnement de production est ici déterminante sur le plan réglementaire. Si les données proviennent d’une copie de production contenant des informations réelles, l’incident relève du régime renforcé applicable aux données de santé au sens du RGPD, avec une obligation de notification à la CNIL et aux personnes concernées. Si elles sont fictives ou anonymisées, l’obligation ne s’applique pas de la même façon. Cette qualification, pour l’instant non tranchée, conditionne donc la suite du dossier bien plus que le volume de données annoncé.

    Au-delà du contenu strictement médical, les données de rendez-vous et de messagerie posent un risque spécifique : relier une personne à un praticien, une date et un motif de consultation peut révéler une information de santé par déduction, même sans diagnostic explicite dans la base.

    Les faits 

    Alaxione, entreprise française de e-santé dont la plateforme gère des rendez-vous médicaux et la relation entre patients et professionnels de santé, a confirmé avoir subi une intrusion informatique. Selon l’entreprise, l’accès non autorisé aurait concerné un serveur de test, sans donnée médicale réelle.

    Le cybercriminel présente une version différente. Il affirme avoir récupéré 12,8 Go de données, soit environ 18 millions de lignes issues de plusieurs tables : 6,8 millions de profils utilisateurs, plus de 10,1 millions de rendez-vous et plus de 270 000 discussions.

    Le site Cyberattaque.org a analysé un échantillon de 1 000 lignes, qui ferait apparaître des colonnes liées à des informations personnelles : nom, prénom, coordonnées, date de naissance, adresse, profession, médecin traitant, champs prévus pour le numéro de sécurité sociale, ainsi que des données bancaires comme l’IBAN et le BIC. La présence d’une colonne dans une base ne signifie toutefois pas qu’elle est remplie pour tous les utilisateurs, et un échantillon de 1 000 lignes ne permet pas de conclure que les millions d’enregistrements revendiqués sont authentiques.

    De nouvelles captures publiées par le pirate montreraient une interface phpMyAdmin accessible depuis une adresse de préproduction, ce qui semble confirmer que l’environnement touché était lié à une instance de test. Reste la question centrale : les données provenaient-elles d’un jeu fictif, anonymisé, ou d’une copie temporaire de production contenant des données réelles, comme l’affirme le pirate ?

    Plusieurs éléments alimentent le doute : des adresses e-mail publiées correspondraient à des comptes existants, certaines avec des alias mentionnant Doctolib ou PointVision, et plusieurs auraient déjà figuré dans d’anciennes fuites.

  • DrData crée Isalid, une blockchain pour partager des données de santé de manière éthique

    DrData, start-up française spécialisée dans la protection des données personnelles de santé (DPO), a développé ses propres « smart contracts« * (contrats intelligents) dans le cadre d’une blockchain privée baptisée « Isalid ». La solution, qui vient d’être lancée, a été conçue « pour s’adapter à tout type de partage de données afin de tracer toutes les transactions et surtout de laisser la main au dépositaire initial de la donnée« , précise la société dans un communiqué publié le 14 janvier 2020.

    Combinant aspects juridiques et techniques ainsi que valeurs éthiques, DrData déploie ses smart contracts avec l’objectif de devenir « le tiers de confiance indépendant et européen dans le partage des données personnelles ». De manière générale, la start-up souhaite participer « activement » à la construction du monde de la donnée de demain, qu’elle aimerait « éthique, transparent et sans frontière ».

    Selon la société, l’ensemble des acteurs de l’industrie utilisant des applications et des logiciels numériques de santé devraient s’équiper de ces technologies basées sur la blockchain pour assurer l’usage éthique des datas qu’ils exploitent, « un avantage concurrentiel qui a son importance », note-t-elle. Isalid est ainsi destiné aux établissements de santé, aux instituts de recherche et à tout autre institutionnel mais aussi aux entreprises health tech. Le but de cet outil est de « créer un écosystème dans lequel chacun est autonome et le patient a enfin le choix ».

    DrData, la start-up française de la protection des données

    Accompagner les acteurs pour qu’ils soient en conformité avec la réglementation

    À travers son métier de DPO, l’équipe de juristes, de médecins et de développeurs informatiques de DrData accompagne les établissements de santé et médico-sociaux, les entreprises tech (intelligence artificielle, télémédecine…) et les professionnels de santé libéraux, entre autres, pour qu’ils mettent leurs technologies en conformité avec le RGPD et les lois nationales relatives à la protection des données personnelles.

    « Pour une exploitation des données dans le respect des droits des personnes »

    La société cherche à proposer des « solutions concrètes aux contraintes du quotidien des acteurs de la santé » et milite « pour une exploitation des données dans le respect des droits des personnes », explique-t-elle (communiqué).

  • Owkin (France), Nvidia & le King’s College s’allient pour fournir aux hôpitaux une IA plus sécurisée

    Owkin, société française spécialisée dans les technologies d’intelligence artificielle (IA) appliquées à la recherche médicale, travaille avec l’entreprise américaine Nvidia, acteur majeur de l’IA, et le King’s College London (KCL) sur un projet de « federated learning« , ou « apprentissage fédéré » en français, une technique qui permet de concevoir des IA sans compromettre la sécurité des données des utilisateurs. Dans le cadre de cette collaboration, annoncée le 4 décembre 2019 par Owkin (communiqué), la start-up française a pour objectif de démontrer qu’une architecture de federated learning « est aussi pertinente que le modèle traditionnel d’analyse par centralisation des données mais aussi beaucoup plus sûre pour protéger les données personnelles des patients ».

    Le Medical Imaging and AI Centre for Value-Based Healthcare (AI4VBH) du KCL est actuellement l’un des plus importants projets d’apprentissage fédéré au monde. Il reliera tout d’abord 4 des principaux hôpitaux universitaires de Londres, puis s’étendra progressivement au reste de ces établissements au Royaume-Uni. Par son biais seront proposés des services d’IA conçus pour accélérer la recherche et améliorer les essais cliniques dans divers domaines thérapeutiques (cancer, insuffisance cardiaque, accidents vasculaires cérébraux, maladies neurodégénératives…).

    Le King’s College London va utiliser la plateforme EGX « Intelligente Edge Computing » de Nvidia, à laquelle va être intégré le logiciel de federated learning basé sur la blockchain d’Owkin, pour développer les améliorations cliniques, de recherche et opérationnelles, explique la société française. Les données fédérées seront mises à la disposition des chercheurs par le KCL ainsi qu’auprès d’une communauté d’entreprises du secteur de la santé membres du consortium AI Centre, financé par Innovate UK, l’agence publique d’innovation (non ministérielle) du Royaume-Uni.

    Une dizaine d’hôpitaux impliqués dans le projet à terme

    Le déploiement du projet de federated learning du King’s College London (KCL) sera réalisé en 2 étapes :

    • première phase : le centre AI4VBH, qui fait partie de la KCL School of Biomedical Engineering, fédérera les données de 3 universités (King’s College London, Imperial College et Queen Mary University de Londres) et de 4 hôpitaux d’enseignement supérieur de Londres (Kings College Hospital, South London et Maudsley, Guy’s & St. Thomas’ et Barts Health) ;
    • seconde phase : le réseau sera étendu à 12 hôpitaux du Royaume-Uni.

    « Ce partenariat réunit les meilleurs acteurs du secteur de la santé, du machine learning (ML, apprentissage automatique) et de l’univers de la donnée, commente Gilles Wainrib, co-fondateur et CSO d’Owkin (communiqué). Nvidia va permettre de créer un écosystème idéal et agile pour que les hôpitaux puissent investir dans le ML. De son côté, [le] KLC a réuni les talents en ingénierie, médecine et informatique ainsi que des données de haute qualité sur les patients au sein du centre AI4VBH. »

    « Fédérer une communauté de chercheurs universitaires et privés »

    « Notre objectif est de fédérer une communauté de chercheurs – universitaires et privés – pour développer nos connaissances autour des données cliniques et opérationnelles, indique de son côté Sébastien Ourselin, professeur en ingénierie de santé (professor of healthcare engineering) au KLC. Nous sommes particulièrement heureux d’accueillir Owkin au sein de ce consortium. Ils vont fournir  la couche logicielle permettant aux modèles d’être construits, orchestrés et sécurisés. Cela va garantir que les modèles prédictifs élaborés à partir des données des patients sont représentatifs et impartiaux. »

    La plateforme Owkin Connect intégrée aux plateformes de Nvidia

    Nvidia fournit la plupart des infrastructures de machine learning dans le monde

    Owkin rappelle dans son communiqué que Nvidia alimente une majorité des infrastructures d’apprentissage automatique (machine learning) dans le monde. La société donne accès à de multiples entreprises et start-ups du monde entier à sa plateforme Clara Application Framework et à une gamme de plateformes informatiques spécialisées, dont Nvidia DGX, supercalculateur personnel dédié au déploiement d’applications IA, et Nvidia EGX.

    Fusion des technos d’Owkin et de Nvidia : une « révolution pour la recherche hospitalière »

    Dans le cadre de ce projet, Owkin a intégré sa plateforme de federated learning Owkin Connect aux plateformes EGX, DGX et Clara de Nvidia. Selon la start-up française, il s’agit d’une « révolution pour la recherche hospitalière puisque, plutôt que de construire des modèles d’IA sur des données locales, les hôpitaux pourront élargir leur recherche à un réseau de centres médicaux universitaires de niveau 1 dans le monde entier ».

    En augmentant le volume de données de formation, Owkin garantit que les modèles d’IA peuvent être formés sur des données hétérogènes, « sans retirer les données des hôpitaux », explique la société.

    Le réseau comprend actuellement des hôpitaux de niveau 1 en France et aux États-Unis. Le KCL et ses partenaires hospitaliers de Londres seront le premier consortium universitaire participant au Royaume-Uni.

    Une technologie basée sur la blockchain

    « Owkin donne vie au federated learning en ayant développé un logiciel extrêmement flexible, sécurisé, traçable et préservant la confidentialité des données, note Craig Rhodes, responsable EMEA « intelligence artificielle en santé et sciences de la vie » (« artificial intelligence healthcare and life science« ) à Nvidia. Dans un contexte européen où le RGPD est une exigence, leur technologie basée sur la blockchain permet aux hôpitaux que la donnée de leurs patients soient respectées et protégées. »

    Owkin : des partenariats qui se développent aussi en France

    En France, Owkin a annoncé au mois d’octobre 2019 la lancement, en partenariat avec l’AP-HP, d’une première série de projets de recherche sur données afin d’améliorer la prise en charge des patients et de faciliter le développement de nouveaux médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie.

    1,5 million d’euros versés par la Région Île-de-France

    Début septembre, la start-up a par ailleurs remporté le AI for Health challenge. La Région Île-de-France lui a attribué dans ce cadre 1,5 million d’euros pour financer ses travaux de R&D, en collaboration avec les chercheurs et médecins de l’Institut Gustave Roussy (pendant 18 mois). « Cette recherche vise à développer des outils d’intelligence artificielle performants, qui permettront de faire progresser la lutte contre le cancer », précise la Région (communiqué).

  • Blockchain en santé : cas d’usages et création de valeur pour le secteur de la recherche

    Health & Tech Intelligence lance une série de notes et entretiens dédiés à la blockchain afin de présenter des cas d’usage de cette technologie en santé et de permettre aux acteurs d’en tirer avantage. Les publications et rendez-vous, réalisés en partenariat avec Issao Ueda, expert blockchain, auront lieu tout au long de l’année 2019. Cette troisième et dernière analyse est centrée sur le domaine de la recherche.

    Nous avons présenté dans nos articles précédents (1 et 2) les raisons de la pertinence de l’utilisation de la blockchain dans le secteur de la santé avec un point d’attention sur le secteur pharmaceutique puis sur le milieu médical.

    Dans cet article, nous allons nous focaliser sur le secteur de la recherche. Les attentes auxquelles répond la blockchain sont principalement le besoin de transparence, la décentralisation, la facilité de révision des publications par des pairs et l’immuabilité des enregistrements.

    Les initiatives françaises ne sont pas les plus communes dans le domaine de la recherche, aussi nous concentrerons nous sur des organismes internationaux, à l’image de l’IBFS (International Society of Blockchain For Science), de l’initiative MyHealthMyData, du projet conjoint mené par Digital Science et Katalysis, de l’initiative portée par le laboratoire de recherches Q² avec HealthShareBlox et R3 et du dépôt de brevet d’IBM pour la recherche publique.

    1 – Quels atouts de la Blockchain pour la recherche ?

    La particularité du domaine de la recherche, par rapport à de nombreux cas d’usages concernant la blockchain, est qu’il existe des tiers de confiance que l’on ne souhaite pas remplacer. Par conséquent, les blockchains publiques sont moins concernées par les réflexions qui sont menées autour de l’utilisation de cette technologie dans la recherche. Les usages peuvent en revanche s’appliquer sur l’ensemble du cycle de recherche, présenté ci-dessous.

    Les idées :

    La blockchain permet de tracer l’origine d’une idée dès sa déclaration. Tout contenu (texte, vidéo, présentations) peut ainsi être horodaté et rattaché à son propriétaire de façon indiscutable. Les notions de propriété intellectuelle et industrielle sont alors encore plus simples à traiter.

    Les financements :

    Des règles préétablies de financements peuvent garantir des accès à des fonds de façon semi-automatisées en vérifiant directement l’éligibilité et la pertinence des demandes soumises grâce à une structure décentralisée et automatisée (on parle de DAO : decentralized autonomous organisation). De plus, l’usage de cette technologie ouvre la porte à de nouvelles modalités de distribution des fonds liés à la recherche (comme proposé par l’European Open Science Cloud dès 2016).

    L’expérimentation :

    L’immuabilité des enregistrements dans une blockchain permet de garantir un stockage de données d’expérimentation inaltérable. Un suivi des états successifs de ces données permet également une historisation immédiate.

    De plus, ces enregistrements dans une base décentralisée peuvent également permettre une mise à disposition automatique et immédiate de données certifiées, tracées et immuables pour l’ensemble de la communauté scientifique. Attention cependant : la certification n’est pas assurée par un enregistrement dans la blockchain mais par le laboratoire effectuant cet enregistrement. La blockchain ne garantit que l’immuabilité une fois la donnée enregistrée !

    L’acquisition des résultats :

    La progression de l’utilisation des objets connectés dans le secteur de la recherche (depuis la France, jusqu’en Inde) nécessitent la mise en place de nouveaux outils pour surveiller et protéger les usages de ces objets. La blockchain permet cette surveillance et cette protection. C’est notamment grâce à l’usage de smart contracts (des scripts automatisés déployés sur l’ensemble des nœuds de la solution) que cette technologie assure un traitement similaire et fiable des enregistrements et opérations réalisées par les machines connectées.

    Le traitement des données :

    Plusieurs projets permettent de mettre en commun de la puissance de calcul grâce à la technologie blockchain (IEXEC, Golem ou SOMN), permettant un traitement de données scientifiques décentralisé et performant. La mutualisation de ressources informatiques inter-laboratoires pourrait répondre aux exigences de contrôle du gaspillage des ressources (comme exprimé dans une série de recommandations dans le secteur biomédical et de santé publique). Enfin, une procédure semi-automatisée d’enregistrement et suivi de la validation d’hypothèses basée sur des données de recherche permettrait de gagner un temps considérable. Les conditions de validation d’une étude clinique pourraient ainsi être validées en amont et stockées dans un registre immuable.

    Publication et révision par les pairs :

    Une structure décentralisée pour la réalisation de revues de pairs a été proposée en 2017 et plusieurs articles récents défendent toujours ce besoin en 2018.

    L’ensemble de ces réflexions mettent en avant l’ensemble des atouts que représente la solution blockchain pour ce système : structuration, semi-automatisation, transparence des processus et confidentialité des informations. Grâce aux solutions techniques liées à la blockchain (le zero knowledge proof par exemple), ces deux dernières propriétés ne sont pas incompatibles et peuvent mener à une ouverture de la recherche tout en garantissant aux équipes leurs propriétés intellectuelles.

    2 – Quelles sont les initiatives en cours ?

    Les initiatives sont nombreuses mais encore au stade d’expérimentation. La recherche est un secteur complexe et les révolutions comme celles que peut apporter le blockchain doivent faire leur preuves avant d’être déployées à grande échelle. Nous pouvons citer les initiatives les plus pertinentes aujourd’hui :

    • MyHealthMyData : ce projet européen s’est structuré sur la base du règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD). Il vise en priorité à faciliter l’accès et le partage de données de santé dans le cadre d’essais cliniques.
    • Un projet conjoint mené par Digital Science et Katalysis : annoncé en mars 2018, ce projet pose les premières pierres d’un système d’examen et de validation par les pairs. Il met en place un prototype de fonctionnement présenté sur le site de Katalysis. 
    • un projet mené par le laboratoire de recherches Q² Solutions avec HSBlox et le consortium R3 : la traçabilité des échantillons sensibles peut être enregistrée sur la Blockchain et garantir un accès en temps réel à l’ensemble des acteurs de la recherche. Un Poc (Proof of Concept) a été déployé pour être testé en conditions proches de celles du marché.
    • Et, enfin, IBM a déposé une demande de brevet concernant l’usage de la blockchain pour la recherche publique. Notons que IBM est cité dans la totalité de ces articles, car toujours à la pointe de la réflexion sur les cas d’usages associés à une technologie identifiée par le Gartner comme pouvant être le moteur de la transformation digitale des 10 années à venir.
  • H&TI Webinar : la blockchain en santé, quelles avancées ? (19/09/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, consacré à la blockchain en santé.

    L’objectif sera de faire un état des lieux des applications de la blockchain en santé, illustré par des exemples concrets dans plusieurs secteurs de la santé.

    Health & Tech intelligence a publié divers articles sur le sujet, dont 2 analyses centrées sur les cas d’usages et la création de valeur de la technologie : pour le secteur médical (article ici) et pour l’industrie pharmaceutique (article ici).

    Connectez-vous le 19 septembre 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct à :

    • Anca Petre, chercheur en digital health & blockchain et co-fondatrice de 23 Consulting, qui reviendra sur les opportunités, freins et leviers de cette technologie ;
    • Issao Ueda, blockchain business analyst à Kaizen Blockchain, structure de conseil et d’accompagnement.

    Le webinar sera modéré par Sandrine Degos, présidente de Care Insight.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées via ce lien.

  • Été 2019 : la société américaine Neuronytics crée un jeu de santé préventive contrôlé par le souffle

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    La start-up américaine Neuronytics développe un serious game de santé préventive présenté par la société comme le premier contrôleur de jeu de type « biosenseur » au monde, piloté ici par le souffle (un biosenseur est un récepteur d’origine biologique en contact avec un transducteur électronique ; un contrôleur de jeu est un appareil qui permet de contrôler un ou plusieurs éléments d’un jeu vidéo). La solution s’appuie sur des biomarqueurs numériques pour comparer et partager l’activité du système nerveux autonome (SNA) de l’utilisateur mais aussi prédire, comprendre, prévenir et traiter les maladies non transmissibles (MNT).

    En 3 minutes, le « wedget », comme le surnomme Neuronytics, transforme l’énergie cinétique respiratoire en contrôles de jeu et mesure des biomarqueurs physiologiques pendant la partie, explique la société dans un communiqué publié le 20 août 2019. Le joueur place le pouce sur le capteur et tient le « wedget » devant sa bouche. Ensuite, il inspire et expire pour jouer de façon totalement intuitive.

    Les maladies non transmissibles : 1ère cause de mortalité

    Les maladies non transmissibles (MNT) ou chroniques, s’étalent dans la durée et évoluent très lentement. Selon l’OMS, elles seraient la première cause de mortalité dans le monde et seraient à l’origine de 86 % des décès en Europe, toutes tranches d’âges confondues. Selon le livre Les maladies chroniques, vers la troisième médecine* publié en 2017, 20 millions de Français souffrent d’une MNT, soit le tiers de la population,.

    « Améliorer la prévention et la prise en charge des maladies chroniques c’est donc répondre à une urgence majeure de santé publique », indique sur la bases de ces éléments l’Inserm, sollicité par le ministère des Sports pour réaliser une expertise collective** afin de disposer d’un bilan des connaissances scientifiques et d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, l’impact de l’activité physique et sa place dans le parcours de soin. Cette expertise collective a été publiée en janvier 2019.

    Démocratiser l’accès à des biomarqueurs physiologiques performants

    Neuronytics cherche à démocratiser l’accès à des biomarqueurs physiologiques performants, déjà utilisés en milieu hospitalier mais aussi par la Nasa, l’armée ou des sportifs de hauts niveaux.

    À la fin du jeu, des algorithmes analysent les données recueillies, les présentent sous forme de visuels simples et épurés afin de permettre à l’utilisateur de visualiser ses indicateurs de progression, ses résultats actuels et les tendances associées pour identifier d’éventuels problèmes à un stade précoce et être incités à les traiter.

    Les « joueurs » sont invités à faire progresser les connaissances médicales et neurologiques en partageant leurs données de façon décentralisée, sécurisée et anonyme avec leur médecin pour un suivi personnel mais aussi avec leur employeur pour contribuer à l’amélioration du bien-être au travail et avec un laboratoire lors d’une recherche.

    « Notre solution peut être intégrée à toutes les initiatives préventives de santé globale »

    Neuronytics se positionne comme une opportunité pour l’évaluation des risque des MNT et des programmes de santé et de bien-être. De plus, l’autonomisation du patient favoriserait l’observance du traitement, la maîtrise du stress et une meilleure communication à double sens.

    « Au cours des 15 dernières années, plus de 20 000 publications scientifiques ont notamment démontré l’intérêt des biomarqueurs sur le système nerveux Autonome (SNA), commente Pierre Bonnat, co-fondateur et P.-D.G. de Neuronytics (communiqué). Notre solution, qui combine des tests de SNA et de la neuromodulation pour mieux identifier et soigner les MNT, peut donc être intégrée à toutes les initiatives préventives de santé globale. »

    Les participants récompensés par une rémunération ou un produit ou service gratuit

    Neuronytics se base sur les recherches en matière de santé et de neurosciences, et notamment sur les travaux relatifs au système nerveux autonome (SNA), partie du système nerveux qui régule toutes les fonctions nécessaires au maintien de la vie.

    Neuronytics mesure et teste l’activité de ces systèmes SNA avec comme références :

    • la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) pour anticiper les affections chroniques et établir le degré de bonne santé et des performances en général ;
    • l’arythmie des sinus respiratoires (RSA), mesure précise et en temps réel de l’impact physiologique du stress, avec la fréquence respiratoire comme base ;
    • la fréquence de respiration.

    Les jeux sont variés et à télécharger gratuitement. Les sessions de jeu sont courtes (3 à 5 minutes). Le retour est immédiat avec une mise à jour à la fin du jeu, une vue d’ensemble pertinente.

    Comme le permet la règlementation américaine, les patients utilisateurs sont récompensés par une rémunération ou un produit ou service gratuit. Cette récompense s’effectue via des crypto-devises (si l’utilisateur a choisi de rester totalement anonyme) ou des bonus individualisés. La solution Neuronytics est non-invasive, sans test clinique ni questionnaire et anonyme.

  • Été 2019 : le ministère de l’économie lance une task force blockchain pour encourager son adoption

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2019.

    Encourager les filières industrielles à développer des applications de la blockchain (ou chaîne de blocs) à grande échelle. Tel est l’un des objectifs centraux de la task force gouvernementale dédiée à cette nouvelle technologie, composée d’experts nationaux, acteurs du secteur public (administrations, Bpifrance, Caisse des dépôts, Autorité des marchés financiers et Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) et du secteur privé (représentants de filières, associations professionnelles telles que La Chaintech) mais aussi du monde universitaire (Inria, CEA, Institut Mines-Telecom, Paris-Dauphine), de pôles de compétitivité (Cap Digital, Systematic) et de personnalités spécialistes du sujet comme l’économie Joëlle Toledano, qui a dirigé le rapport sur la blockchain pour France Stratégie.

    Le groupe s’est réuni pour la première fois le 25 juillet 2019 au ministère de l’Économie et des Finances, sous l’égide de la Direction générale des entreprises (DGE). Bercy lance cette task force 3 mois après la présentation de la « Stratégie nationale Blockchain », le 15 avril, par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et Cédric O, secrétaire d’État au Numérique.

    Les missions principales de ce groupe d’experts, coordonné par la DGE, sont « le suivi de la stratégie du Gouvernement en matière de blockchain, le partage d’expériences sur les projets blockchain portés par des acteurs publics ou privés et l’appui à la structuration de l’écosystème », précise la DGE (communiqué). Cette dernière avait comptabilisé au printemps environ 200 projets actifs ou en cours dans le domaine de la blockchain en France, y compris dans le secteur de la santé.

    « L’État souhaite aider les applications Blockchain à passer à l’échelle dans les filières industrielles »

    « Cette task force est concentrée sur les applications industrielles de la Blockchain, là où le besoin d’action nous a semblé plus immédiat, explique Romain Bonenfant, sous-directeur des réseaux et des usages numériques à la DGE (source : La Tribune). Il y a eu jusqu’ici beaucoup d’expérimentations et de PoC d’une échelle limitée, mais peu de développements concrets par la suite. Ce n’est pas une spécificité française. L’État souhaite aider les applications Blockchain à passer à l’échelle dans les filières industrielles, notamment dans la construction, l’agro-alimentaire et l’énergie. »

    Une première réunion qui a présenté des exemples d’applications de la blockchain existantes et en cours

    Cette première réunion a été introduite par les députés Laure de la Raudière (UDI) et Jean-Michel Mis (LREM), co-rapporteurs d’un rapport d’information sur la blockchain et ses usages. À cette occasion ont été présentés des cas d’usage, des projets et des retours d’expérience sur le sujet dans diverses filières, notamment dans la construction et l’agro-alimentaire.

    La task force se rassemblera 2 à 3 fois par an

    La task force se réunira 2 à 3 fois par an. Elle organisera en plus des sessions exceptionnelles :

    • une durant l’automne pour présenter les conclusions de l’étude de prospective économique cofinancée par la DGE, l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE) et le pôle de compétitivité Systematic ;
    • une autre en fin d’année pour exposer les conclusions de la mission confiée à l’Inria, à la CEA et à l’IMT par les ministres Bruno Le Maire et Frédérique Vidal (Recherche) ainsi que Cédric O dans l’optique de doter la France d’une vision stratégique des défis technologiques associés à la blockchain.
  • Singapour : Jupiter Chain, une plateforme basée sur la blockchain pour analyser les données de santé

    Jedtrade, une start-up singapourienne spécialisée dans la blockchain, lance Jupiter Chain, une plateforme qui permet d’échanger et d’analyser de données de santé de manière sécurisé et anonymisée grâce à un système de cryptage. Par ailleurs, le consentement des propriétaires de ces données est obligatoire pour que d’autres acteurs puissent accéder aux informations nécessaires à la réalisation de projets d’analyse de big data.

    Les experts ne sont autorisés à analyser les données pertinentes que lorsque les individus ont explicitement donné leur consentement et ils ne peuvent pas accéder aux données brutes. Les propriétaires d’entreprises de santé n’auront plus à être les dépositaires des données des utilisateurs, ce qui leur évitera des problèmes de sécurité lors de la sécurisation des données sensibles.

    L’équipe perçoit, à terme, un système de santé au sein duquel les particuliers pourront obtenir des programmes de soins personnalisés à partir de leurs données médicales agrégées, tout en maintenant la confidentialité et la sécurité de leurs données.

    Dans le cadre du projet Jupiter Chain, Jedtrade a annoncé en juin 2019 un partenariat avec Genecare, une société basée en Malaisie qui permet de mieux comprendre les risques auxquels une personne peut se retrouver confronter en termes de santé grâce au séquençage de génome entier. Les fournisseurs de services pourront uniquement accéder aux résultats des évaluations et n’auront pas la possibilité de voir de données génétiques spécifiques, ce qui garantira la confidentialité des informations des particuliers tout en leur permettant d’accéder à des soins et à des services adaptés à leur profil.

    « La sécurité est l’ADN de notre modèle de blockchain »

    « La confidentialité des données est une priorité de plus en plus importante pour les gouvernements et les entreprises du monde entier, commente le Dr. Ernie Teo, directeur de la technologie (CTO) de Jedtrade. La sécurité est l’ADN de notre modèle de blockchain, ce qui permet de l’appliquer utilement dans tous les secteurs, y compris ceux qui ne font pas partie des technologies de la santé. Nous souhaitons également remercier Enterprise Singapore pour son soutien à nos efforts d’innovation visant à développer Jupiter Chain. »

    Un projet soutenu par le gouvernement singapourien

    « Compte tenu de sa nature décentralisée, immuable et transparente, la chaîne de blockchain peut potentiellement transformer des industries et des modèles économiques variés de nos entreprises locales, indique de son côté Yeo Meow Ling, directeur des nouvelles industries à Enterprise Singapore, l’agence gouvernementale qui soutient le développement des entreprises au sein de la cité-État. Nous sommes heureux de soutenir les entreprises locales telles que Jedtrade dans leurs efforts pour explorer de nouvelles technologies et tirer parti de l’innovation en tant que facteur de différenciation clé. »