Data

  • La pharmacovigilance à l’heure des réseaux sociaux et des associations de patients (eVeDrug)

    La société eVeDrug a présenté plusieurs projets de pharmacovigilance basés sur le numérique et développés avec des associations de patients. Les solutions sont basées notamment le crawling de réseaux sociaux pour détecter les effets indésirables (EI) qui n’ont pas été spontanément déclarés, voire qui ne sont pas répertoriés dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de l’ANSM.

    Les différentes technologies ont été dévoilées à l’occasion du premier club utilisateurs organisé par l’éditeur de logiciels fin janvier 2019. « Certains découvraient qu’il existait des systèmes numériques de santé en pharmacovigilance, explique à Health & Tech Intelligence Claude Touche, président de eVeDrug, à propos de l’événement. Nous voulions montrer que cette vielle discipline pouvait être moderne et ne se limitait pas à la remontée d’EI par des professionnels sur une base de données institutionnelle. »  

    EVeDrug développe des systèmes informatiques dédiés aux vigilances sanitaires (bases de données externalisées, formulaires de déclarations et applications mobiles) en faisant appel aux différents acteurs de santé : industrie pharmaceutique, scientifiques, techniciens informatiques mais aussi associations.

    My eReport : allier vigilance sanitaire et e-santé

    Le premier exemple présenté concernait le cas de récupération de données de pharmacovigilance pour un médicament déjà commercialisé.

    My eReport permet à toute personne qui a pris un produit de santé de saisir les effets indésirables (EI) ou secondaires à partir d’un terminal mobile (smartphone ou tablette iOS/Android) ou d’un ordinateur avec une connexion internet. La déclaration peut être faite par un proche ou un professionnel de santé.

    Placer le patient au centre du processus pour restaurer sa confiance dans le système de santé

    « Nous accompagnons l’émergence des nouveaux outils et de nouveaux modèles d’interactivité, détaille Claude Touche, président de eVeDrug. Nous souhaitons restaurer la confiance entre les patients et leur système de santé en plaçant le principal intéressé au centre. »

    Mobiliser les associations

    Le changement de paradigme s’effectue en associant les associations aux développement des applications.

    Un projet multipartite associe industriels, institutionnels, start-ups et surtout des associations de patients, notamment Patients en réseaux, qui a développé la plateforme Mon réseau cancer du sein. Il s’agit d’accompagner et de suivre des patients sous traitements anti-cancers à domicile.

    Via Continuum Plus, les infirmières déclarent pour des patientes atteintes de cancer du sein afin d’effectuer une remontée vers les institutionnels. Pfizer, qui finance le projet, a accepté de ne recevoir qu’un double anonymisé.

    EVeCrawl : crawler les réseaux sociaux

    L’association François-Aupetit, qui lutte contre la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique, encourage les adhérents a déclarer les EI sur leur forum.

    L’application eVeCrawl facilite la récupération notamment des effets inconnus, non-répertoriés dans le RCP.

    L’association a par exemple identifié que l’infliximab, un anticorps monoclonal chimérique, était souvent associé sur leur forum a une migraine chronique, alors que cela n’apparaît pas dans les documents.

    Elle a confirmé ce constat en crawlant Facebook et les sites Doctissimo et Pfizer. « Ils ont trouvé 2 000 posts y faisant référence, indique Claude Touche. On arrive ainsi à vigilance globale en complément de la déclaration classique vers les centres régionaux de pharmacovigilance. »

    Une collaboration avec l’association de patients Renaloo

    Le crawling de réseaux sociaux complète les données existantes et fait ressortir des notions non-identifiées au départ, estime eVeDrug. La société travaille depuis plusieurs années avec une autre association de patients, Renaloo, qui agit pour les patients atteints de maladies du rein.

    Un projet de blockchain en pharmacovigilance en phase de développement

    « Nous avons terminé le crawling de leur forum et avons fait une catégorisation des effets déclarés par les patients, précise le président de eVeDrug. Pour aller encore plus loin, nous travaillons à un projet de blockchain en pharmacovigilance avec des patients qui accepteraient de laisser l’accès à leurs données. »

  • HIMSS19 : value based health care et santé populationnelle, thématiques phares (11-15/02/19 – USA)

    Le Congrès HIMSS – Healthcare Information and Management Systems Society – 2019 aura lieu à Orlando (Floride) du 11 au 15 février 2019. Accueillant plus de 1 200 exposants et 40 000 visiteurs, cet événement est l’une des rencontres majeures de la e-santé organisé annuellement outre-Atlantique.

    Une vingtaine de thème sont à l’agenda du programme cette année. Parmi les thématiques plébiscitées, la valeur en santé (value based health care), la transformation des systèmes de santé et les phénomènes de ruptures occupent une place de choix dans le programme de l’évènement.

    H&TI sera présent  à Orlando et rendra compte en direct des temps forts du Congrès et organisera un webinar le 26 février pour vous présenter les grandes tendances de la santé numérique de demain.

    Le programme détaillé de l’événement, accessible en ligne, ménage cette année encore une place de choix à la gestion populationnelle en santé (ou Population Health Management) et à la valeur en santé (ou value based health care).

    Structuré autour d’une vingtaine de thématiques , le salon ouvrira son édition 2019 autour de la question de la relation avec le patient et l’impact de son évolution sur le système de santé ?(« Is Consumer-Directed Exchange Disrupting the Healthcare Marketplace?« )

    Le programme de conférences sera l’occasion de partager les retours d’expériences de nombreuses organisations de santé ainsi que d’écouter la vision des experts technologiques sur des sujets tels que l’intelligence artificielle (IA) ou la blockchain. 

    Liste des thématiques 2019 :

    • Clinical Informatics & Clinical Engagement
    • Clinicially Integrated Supply Chain
    • Consumer, Patient Engagement & Digital Connected Health
    • Consumerization of Health
    • Culture of Care & Care Coordination
    • Cybersecurity, Privacy & Security
    • Data Science/Analytics/Clinical & Business Intelligence
    • Disruptive Care Models
    • Grand Societal Challenges
    • Health Informatics Education, Career/Workforce Development
    • Health Information Exchange, Interoperability, Data Integration
    • Healthcare Applications & Technologies Enabling Care Delivery
    • Improving Quality Outcomes Through Health Information & Technology
    • Innovation, Entrepreneurship & Venture Investment
    • Leadership, Governance & Strategic Planning
    • Population Health Management & Public Health
    • Process Improvement, Workflow & Change Management
    • Public Policy, Reporting & Risk Management
    • Safe Information & Technology Practices for Patient Care
    • Social, Psychosocial & Behavioral Determinants of Health
    • Telehealth
    • User Experience (UX), Usability & User Centered Design

    H&TI participera au Congrès HIMSS 2019 et rendra compte en direct des tendances marquantes de l’événement.

  • États-Unis : des assureurs santé s’allient à IBM dans la blockchain

    Plusieurs grands assureurs santé aux États-Unis ont annoncé le 24 janvier 2019 un partenariat avec IBM pour s’appuyer sur la blockchain afin de réduire leurs coûts. Ces groupes comptent utiliser la technologie pour traiter les demandes et les remboursements mais aussi pour gérer leurs registres, précisent-ils dans un communiqué.

    Parmi les participants à cette initiative figurent les assureurs Aetna, récemment racheté par CVS Health, Anthem et Health Care Service Corporation ainsi que l’entreprise de services financiers PNC Bank.

    « En utilisant cette technologie, nous pouvons supprimer les frictions, les doublons et les coûts administratifs qui continuent de nuire au secteur », a déclaré J. Christopher Ward, vice-président exécutif de PNC Bank. De nouveaux membres, notamment des entreprises technologiques et des prestataires de soins, devraient se joindre à cette initiative dans les prochains mois, indiquent les participants dans leur communiqué.

  • Blockchain : les tokens pour inciter les patients à se protéger contre le sida (HIVaway)

    La blockchain permet la mise en place de nouveaux modes de relations entre le patient et le système de santé, telle est la conviction de Marco Alessandrini, chercheur en thérapies génétiques dans le département de pathologie et d’immunologie de l’université de Genève.

    Avec ses collègues des universités de Zurich et de Pretoria, le chercheur veut créer « la nouvelle génération de traitement multimodal contre le HIV » avec la start-up HIVaway. Cette dernière travaille à la mise au point d’un traitement et à la mise en place d’un mécanisme pour « tokeniser* » la médecine.

    La start-up HIVaway émet des jetons numériques (tokens* en anglais) afin de lever des capitaux mais aussi d’impliquer les patients. Ces derniers acquièrent des jetons et en retirent un double bénéfice : le traitement et un potentiel gain financier si le cours du token progresse. Pour pouvoir distribuer des jetons de cette façon, des investisseurs adhérant à cette vision, et notamment des fondations caritatives, pourraient souscrire à l’offre de tokens proposée par HIVaway.

    Selon Alex Cahana, ancien médecin anesthésiste des Hôpitaux universitaires de Genève devenu conseiller pour des projets innovants dans le secteur de la santé chez CryptoOracle à New York, il est aussi possible d’encourager les comportements vertueux chez les patients grâce à des contrats intelligents attachés aux jetons numériques. « Un patient pourra recevoir un jeton s’il a des pratiques sexuelles protégées ou s’il se fait tester régulièrement. Ou encore s’il prend correctement ses médicaments, ou même s’il devient membre d’un [club] fitness pour prendre soin de sa santé. »

    Autre dimension de cette initiative : le contrôle sur les données personnelles. Avec un dossier médical sur la blockchain, un patient peut choisir d’en donner l’accès à un médecin pour un temps donné, en intégralité ou seulement en partie sur la base d’un smart contract.

  • Pharmagest mise sur la blockchain santé et entre au capital d’Embleema, start-up experte du secteur

    Pharmagest, spécialiste français de l’informatique officinale, et la start-up franco-américaine Embleema, experte de la technologie blockchain appliquée à la santé, s’associent pour développer en France et en Europe des applications de partage des données de santé basées sur la blockchain. Les deux sociétés ont annoncé la signature de leur partenariat stratégique dans un communiqué publié le 7 janvier 2019.

    Dans ce cadre, Pharmagest acquiert 15 % du capital d’Embleema et participe au placement privé par ICO lancé par Embleema France depuis octobre 2018.

    La blockchain pour partager les données de santé

    Une première place de marché mondiale de données de santé pour la recherche médicale

    Ce partenariat va permettre à Embleema d’accélérer le développement de « la première place de marché mondiale de données de santé pour la recherche médicale entre les patients, les entreprises de la recherche clinique, académique ou pharmaceutique et les autorités de santé », précise le communiqué.

    Sur cette place de marché, les patients pourront recevoir une compensation en jetons numériques (Tokens nommés « Token RWE ») en échange de leurs données. Les jetons seront aussi utilisés par les autres participants du réseau d’Embleema, dont Pharmagest, qui vient d’acquérir 30 millions de Tokens lors de la phase de souscriptions privée de l’ICO lancée par Embleema France.

    Accélérer le développement de la technologie Embleema en Europe

    Grâce au soutien du groupe français et « avec l’évolution du logiciel métier d’officine (LGPI Global Services) [de ce dernier], le déploiement de son logiciel de suivi d’Observance (LSO) et de son dossier Patient informatisé ( DPI ) hospitalier Axigate », la start-up franco-américaine va pouvoir accélérer le déploiement de sa technologie en Europe afin d’enrichir sa blockchain de données de santé en vie réelle.

    « Nous nous réjouissons de ce partenariat stratégique avec le Groupe Pharmagest, qui va nous permettre d’intégrer notre technologie blockchain aux différentes solutions déjà développées par (…) Pharmagest, un groupe qui a toujours été à la pointe de l’innovation ces 25 dernières années en Europe, explique Robert Chu, fondateur et P.-D.G. d’Embleema. L’entrée de Pharmagest dans notre capital va nous donner les ressources financières nécessaires pour déployer rapidement ces technologies à tous les patients qui passent en officine ou qui sont suivi dans un établissement équipé par Pharmagest. Avec ce déploiement de la blockchain sur une échelle significative pour le bénéfice des patients, notre partenariat vise à positionner le système de santé français en tête de la santé numérique dans le monde, et permettre à chaque citoyen de pouvoir accéder à ses données directement depuis son smartphone, et en contrôler leur usage. »

    Pharmagest croit « au très fort potentiel » de la technologie blockchain

    L’entrée au capital d’Embleema s’inscrit par ailleurs dans la stratégie de développement de solutions innovantes centrées sur le patient portée par Pharmagest.

    Le groupe est déjà actif dans le domaine de la e-santé par le biais de ses agréments HDS et des participations récentes dans des sociétés telles que Axigate, Diatelic, Noviatek et Sailendra. L’entreprise a choisi de se rapprocher de la start-up franco-américaine pour investir le secteur des données de santé par l’intermédiaire de la blockchain.

    « Nous croyons au très fort potentiel de la technologie blockchain appliquée au secteur de la santé, commente Thierry Chapusot, président du conseil d’administration du groupe Pharmagest (communiqué). Elle va devenir une technologie fondamentale pour sécuriser les données de santé en toute transparence pour le patient. Le système développé par Embleema est précurseur au niveau de la décentralisation et du partage des données au profit du suivi de l’efficacité et de la sécurité des médicaments. »

  • Le député J-M Mis suggère d’investir 500 M€ sur 3 ans dans la blockchain (rapport parlementaire)

    Lancer des expérimentations dans l’administration et orienter des crédits accordés par l’Agence nationale de la recherche et Bpifrance vers le secteur de la blockchain, telles sont les principales préconisations mises en avant par la mission d’information parlementaire commune sur les usages de la blockchain et autres technologies de certification de registres dans un rapport présenté le 12 décembre 2018 devant les commissions des Affaires économiques, des Finances et des Lois sur l’écosystème de cette technologie, en train de transformer différents secteurs, dont celui de la santé. L’objectif est de faire de la France l’un des leaders dans le domaine.

    Si le rapport ne met pas en avant de chiffres précis, le député LREM Jean-Michel Mis, rapporteur du texte avec la députée LR Laure de La Raudière, a déclaré qu’il faudrait investir 500 millions d’euros de financements publics dans le domaine de la blockchain sur les trois prochaines années.

    Les principales propositions présentées suggèrent de :
    • favoriser les initiatives françaises et européennes en matière de recherche, de normalisation, et de droit (propositions 1, 3, 7, 13-19) ;
    • développer la mise en œuvre des blockchains pour l’amélioration des services publics et la participation citoyenne (propositions 6, 8, 11, 12, 20) en s’appuyant sur les exemples estoniens, américains ou anglais détaillés dans le rapport ;
    • de définir et de légiférer sur les tiers de confiance (propositions 4, 5, 9, 10)

    Autres propositions clés du rapport

    • Favoriser des expérimentations dans les services publics, qui pourraient être les chefs de file dans la diffusion de la technologie dans les différents secteurs de l’économie.

      • L’administration pourrait ainsi être améliorée grâce au « potentiel de certification, de reconnaissance de l’identité numérique et d’archivage des blockchains, par exemple pour favoriser la participation citoyenne (organisation de consultations locales dématérialisées et sécurisées), pour délivrer plus rapidement des titres administratifs (carte grise, carte Vitale, K Bis, numéro Sirene, etc.) ou pour archiver en confiance des diplômes universitaires ».
    • Orienter des crédits accordés par l’Agence nationale de la recherche et Bpifrance vers le secteur de la blockchain, qui doit être jugé stratégique.

      • Parmi eux, le rapport cite les programmes d’investissements d’avenir (PIA) de Bpifrance et le grand plan d’investissements qui permettent à la Banque publique d’investissement ou à la Caisse des dépôts et consignations d’investir durablement dans des start-ups stratégiques. Ses auteurs préconisent « des financements publics de soutien à la recherche et au développement, sur le modèle de l’intelligence économique ».
    • Envisager la création d’une monnaie numérique émise par la Banque centrale européenne ou la Banque de France afin de réduire les coûts d’émission de la monnaie et de proposer de nouveaux services.

      Un projet de la Banque de France lancé début 2018 permet de gérer les identifiants créanciers Sepa sur une blockchain privée, ouverte à un nombre limité d’utilisateurs autorisés.

    • Que les ministère mènent des réflexions transversales sur le sujet de la blockchain et établissent les premières mesures visant à stimuler le secteur dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2020.

      • La loi Pacte et le PLF 2019 clarifient, en partie, le cadre fiscal et le cadre juridique des crypto-actifs (actif numérique utilisant un réseau informatique ainsi qu’une blockchain).
  • Les Hôpitaux universitaires de Genève utilisent un réseau pro de médecins basé sur la blockchain

    « La blockchain ne va pas nous aider dans notre recherche scientifique mais elle facilite largement les levées de fonds pour nos projets », explique Marco Alessandrini (source : Le Temps), chercheur à l’Université de Genève, qui s’est exprimé à l’occasion d’une conférence organisée fin novembre 2018 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

    Cet événement à été l’occasion de présenter les projets « blockchain » menés par les HUG, dont un réseau professionnels de médecins ultra sécurisé, et les diverses applications potentielles de la technologie dans le domaine de la santé, notamment la possibilité de rémunérer les compagnies pharmaceutiques selon l’efficacité de leurs médicaments.

    Exemples d’utilisation de la blockchain au sein des HUG

    Un réseau professionnel de médecins confidentiel et sécurisé

    L’équipe de Rodolphe Meyer, directeur des systèmes d’information adjoint aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a créé un réseau professionnel pour les médecins de l’établissement qui exploite la confidentialité et la sécurité de la blockchain.

    L’outil prend la forme d’une base de données réunissant le CV, les diplômes, les spécialités et l’historique des interventions effectuées pour chaque praticien.

    Un « passeport radio »

    Le « passeport radio », autre projet en cours, comporte l’historique des examens radiologiques d’un patient et la dose de radiations reçues tout au long de son parcours médical.

    Blockchain et pharma : une rémunération selon l’efficacité des médicaments ?

    La blockchain, qui permet d’échanger de l’argent ou des actifs sans intermédiaire et de manière très sécurisée, peut également être perçue comme « la solution parfaite pour que les grandes pharmas soient rémunérées en fonction de l’efficacité de leurs médicaments sur les patients, selon le nombre de jours d’hospitalisation ou la quantité de traitements supplémentaires nécessaires », estime Ahmed Abdulla, P.D.G. de Digipharm, une start-up qui développe des plateformes basées sur la blockchain pour proposer des tarifications plus équitables dans le domaine des soins.

    La technologie est en effet à même de retracer en temps réel l’évolution de l’état de santé d’un patient et de déclencher des paiements de manière automatique via des contrats intelligents*.

    Limite : la blockchain n’est pas adaptée à tous les modèles

    La blockchain « est souvent vue comme le Saint Graal qui permettra de tout résoudre et de tout guérir. C’est évidemment faux, commente Karsten Stampa, directeur de l’exploitation et directeur financier de Healthbank, une coopérative suisse qui développe une base de données dédiée aux données médicales. La blockchain doit être utilisée seulement lorsqu’elle est adaptée au modèle d’affaires d’une entreprise ».

    Healthbank a ainsi choisi de ne pas stocker ses données sur la blockchain car cela supposerait qu’elles ne pourraient pas être effacées facilement, ce qui empêcherait l’entreprise d’être conforme au RGPD.

  • Servier rejoint le consortium blockchain santé d’Embleema et lance 1 projet pilote sur la blockchain

    Servier rejoint le consortium blockchain santé d’Embleema, spécialiste de la technologie blockchain, pour lancer au sein du groupe un projet pilote d’une durée d’un an sur le sujet, annonce le laboratoire dans un communiqué publié le 4 décembre 2018.

    Dans ce cadre, Servier participera au déploiement du réseau décentralisé Embleema Blockchain, à l’hébergement sur ses serveurs d’un « nœud » afin de stocker et de partager des données de manière sécurisée ainsi qu’à l’exploitation du réseau pour garantir le sécurité des informations sensibles, précisent les deux partenaires.

    Le projet pilote initié par le laboratoire a pour but de définir et d’évaluer un processus opérationnel avant de déployer la technologie de la blockchain à plus grande échelle.

    La blockchain, « une technologie clé pour faire émerger un modèle plus collaboratif entre les professionnels de santé et les patients »

    « Un volume considérable de données de santé est généré chaque jour, y compris par les patients eux-mêmes via, notamment, les objets connectés, commente Olivier Laureau, président de Servier (communiqué). Ces données constituent une source de connaissance inestimable pour accélérer la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques. Dans ce contexte, la blockchain apparaît comme une technologie clé pour faire émerger un modèle plus collaboratif entre les professionnels de santé et les patients. »

    Embleema invite les patients à partager leurs données pour la recherche

    Le consortium d’Embleema, qui réunit des associations de patients, des professionnels de santé et des entreprises du secteur des sciences de la vie, permet aux patients de partager leurs données de santé numériques en temps réel afin de contribuer à la recherche clinique, dans l’optique d’améliorer l’engagement des individus et le suivi de leurs données en vie réelle.

  • DocCoin : un service de télémédecine basé sur la technologie blockchain

    DocCoin est une plateforme décentralisée, proposant une offre de télémédecine sécurisée et intuitive. Elle s’adresse aux médecins, aux patients et aux partenaires de santé, mis en relation par la technologie des smart contracts.

    En utilisant la plateforme DocCoin, les clients et les patients peuvent obtenir des ordonnances médicales, un suivi personnalisé et des recommandations. L’ensemble des données à caractère médical sont stockées grâce à la technologie blockchain. 

    Une réponse au problème de suivi de diagnostic.

    La majorité des patients ne conservent pas un historique de leurs pathologies et de leurs soins, ni un registre des médicaments et des traitements suivis par le passé. Sans continuité de diagnostic, les patients manquent de compréhension dans la lisibilité de leurs analyses. 

    DocCoin apporte une solution sécurisée au suivi médical. 

    La plateforme mise sur la décentralisation des ressources de tous les opérateurs de la chaîne santé  : médecins, hôpitaux, laboratoires, compagnies d’assurance. Chaque transaction est conservée dans un registre grâce à la technologie blockchain, favorisant un écosystème plus transparent et sécurisé. 

    Les avantages pour les utilisateurs et les patients sont multiples. 

    • Sécurisation du stockage des dossiers médicaux.

    • Consultations en ligne avec des médecins disponibles 7 jours sur 7.

    • Prescriptions en ligne.

    • Un tarif de consultation en ligne plus attractif que la consultation physique.

    • Une offre disponible depuis l’application mobile de DocCoin.

    Un outil support pour les professionnels de santé. 

    • Par le suivi à distance des patients.

    • Un partage de compétences et d’expériences avec le réseau de médecins.

    • Un approfondissement des connaissances partagées et des les bonnes pratiques mutualisées.

    • Un gain en réactivité dans l’identification des cas de fraude pour les assureurs. 

  • Un outil de veille et d’analyse pour nourrir la stratégie des décideurs de la santé

    Rapide, disruptive, déstabilisante ou angoissante, la vague numérique interroge les acteurs de santé, attire les génies mathématiques et les start-ups, tente les investisseurs, et, souvent, apporte des avancées organisationnelles et médicales majeures. La multiplicité des innovations et de la communication associée témoigne du dynamisme des entreprises et de la filière numérique en santé – et appelle pour les décideurs le besoin d’une vision claire du secteur.

    Un service de veille et d’analyse innovant, neutre, concis, 100 % numérique

    C’est cette information distanciée, analysée et précise que Care Insight, cabinet expert en santé numérique, a l’ambition de mettre au service de tous les décideurs au quotidien à travers la plateforme Health & Tech Intelligence (H&TI), un outil de veille et d’analyse pour nourrir les réflexions et stratégies des décideurs de la santé. Nous mobilisons des moyens à la hauteur des attentes des dirigeants.

    Une équipe d’une dizaine de rédacteurs experts et de 2 correspondants, pour un service de veille et d’analyse innovant, neutre, concis, 100 % numérique, sans publicité et donc indépendant.

    Nous structurons l’information en 5 domaines  :

    • TECH – technologies par segment ;
    • POL – réglementaire et analyse des politiques publiques ;
    • BIZ – économie et dynamique des marchés ;
    • WHO – stratégie et positions des acteurs ;
    • RES (Research) – des études de marché sur les 7 domaines d’expertises de Care Insight (cybersécurité ; data & IA ; e-Health ; parcours innovants ; patient numérique ; hôpital du futur ; point of care).

    Nos lecteurs apprécient la valeur ajoutée de H&TI  : neutralité, respect des points de vue, précision et rigueur, rapidité des news et profondeur des dossiers et indicateurs, et son positionnement au cœur de l’écosystème du numérique en santé.

    N’hésitez pas à tester le service et à nous faire partager votre avis !

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    Nouvelle activité 2022 : Health & Tech Research

    Comprendre, analyser et mesurer les marchés qui s’ouvrent pour le numérique en santé sur la base des données collectées et de méthodes d’enquête qualitatives et quantitatives éprouvées : telle est l’ambition de Health & Tech Research (RES).

    Cette nouvelle activité s’inscrit dans le cadre de la stratégie 2022 (data + expertise + digital) de Care Insight afin d’apporter des éléments fiables de choix stratégiques et d’actions aux décideurs du monde de la santé. Face à l’accélération des innovations et la nécessaire transformation de la santé, Care Insight accompagne ses clients par des études ad hoc et propose également des études sur ses domaines d’expertises.

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    • contact : Vincent Bouic, directeur Industrie de santé et numérique, Care Insight : vincent.bouic@care-insight.fr.