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  • Première conférence du 2ème cycle Centrale Santé Essec le 11 octobre 2016 à Paris

    La première conférence du 2ème cycle Centrale Santé Essec Santé sur le thème « La France peut prendre l’initiative de la construction de filières de soins, services et produits innovants en Europe » aura lieu le 11 octobre 2016 à Paris.

    Les trois questions qui se posent sont : Avec qui ? Comment ? Dans quels cadres ?
    Plusieurs conférences se tiendront :
    – Quelle genèse des projets d’innovation en santé ? De l’intrapreneuriat à l’entrepreneuriat
    – Quelles chaînes de valeurs entre soins, services et produits en santé ?
    – Quelles libertés à conquérir entre marchandisation du vivant et étatisation de la santé ?

    Seront présents pour les animer :
    – Olivier Delabroy, vice-président transformation digitale, fondateur de l’incubateur i-lab
    – Jean Bernard Gouyon, PU-PH de pédiatrie
    – Béatrice Gouyon, présidente de la jeune entreprise Logiprem-F
    – David PIney, Pharmacien hospitalier, secrétaire général de la conférence des présidents des CME des centres hospitaliers, membre du CA de la FHF

    Rendez-vous à partir de 18h30 à l’espace Clery, 17, rue Clery, 75002 Paris

  • Chine : un système de santé en mutation attiré par le digital

    Marqué par une profonde évolution dans les années 80, le secteur de la santé chinois doit aujourd’hui faire face à de multiples problèmes : difficulté d’accès aux soins dans les zones reculées, engorgement des hôpitaux d’excellence, vieillissement de la population…

    Des solutions apportées par les nouvelles technologies – télé-médecine en tête – sont envisagées, autant par l’État que par les professionnels du secteur, pour améliorer le système au niveau national et faire de la Chine un pays de référence dans l’industrie.

    Le marché de l’e-santé en Chine pourrait ainsi atteindre les 20 milliards de yuans (13,3 Md €) en 2020, contre 3 milliards (2,7 Md €) en 2014, anticipe une étude publiée en septembre 2015 par le Boston Consulting Group.

    Un système de santé en pleine transition

    1. AVANT 1980. L’économie chinoise repose sur les valeurs d’un système communiste. les soins sont quasiment 100 % gratuits mais la qualité de l’offre plutôt moyenne. Les patients sont dirigés vers tel ou tel hôpital public en fonction de la gravité de leur état.

    2. APRÈS 1980. Le système mue en raison de diverses réformes économiques engagées dès 1978, après la mort de Mao Zedong (1976), et la dé-collectivisation. « On entre alors dans une logique « pro-market », explique à H&TI Carine Milcent, chercheur au CNRS, professeur (affilié) au PSE et au CEFC. Il y a à la fois une amélioration très nette du système de santé (meilleure qualité des soins, des équipements et du niveau de formation des professionnels du secteur) et une forte augmentation des inégalités. »

    En effet, le passage d’une logique de production collective à une économie privée a bouleversé l’organisation de l’industrie :

    • L’État réduit de manière significative son implication dans le financement des hôpitaux publics. Il finance aujourd’hui moins de 8 % des dépenses.
      Résultats : les professionnels du secteur commencent à privilégier la recherche de profit au détriment de la qualité des soins ; les patients doivent payer plus cher.
    • Les habitants des zones rurales n’ont plus l’obligation de cotiser au système médical communautaire.
      Résultats : comme ils ne sont pas satisfaits par la qualité de l’offre de soins proposée, ils sont de moins en moins nombreux à cotiser donc de moins en moins bien couverts. L’accès aux soins dans les zones reculées décline.

    Les principaux problèmes découlant de cette évolution :

    • Les files d’attente s’allongent.
      « Comme ils doivent de toute façon payer le prix fort, les patients solvables cherchent à obtenir les meilleurs soins possibles : ils se dirigent logiquement vers les hôpitaux de niveau 3A, même s’ils sont éloignés de leur domicile, entraînant un engorgement de ces établissements, analyse Carine Milcent. Il y a donc une capacité d’accueil beaucoup plus importante dans les autres structures ».
      Conséquences : les praticiens sont surchargés, les patients bénéficient d’une prise en charge précipitée.
    • le coût des soins augmente : en raison notamment des surdiagnostics et de la survente de médicaments liés au désengagement du gouvernement dans les dépenses des hôpitaux publics, qui doivent désormais se financer par leurs propres moyens.
      Conséquences : l’accès à des soins de qualité est complexe pour les personnes à faible revenu.
    • la relation patient-client se détériore : conséquence résultant des deux problèmes précédemment cités, accentués par l’existence de nombreux dessous de table (hong bao).

    Autre défi à relever : le vieillissement de la population

    Les plus de 65 ans étaient 222 millions en Chine fin 2015 (16,1 % de la population), précise le ministère des Affaires civiles dans sa dernière étude parue en juillet 2016. Ils seraient 331 millions en 2050, soit près de 40 % de la population totale, prédit l’Onu.

    Conséquence : le nombre de cancers et de maladies chroniques est en augmentation. En 2015, 4,3 millions de nouveaux cas de cancer et plus de 2,8 millions de décès liés à cette maladie ont été recensés en Chine par les autorités.

    De profondes réformes engagées depuis 2009

    En 2009, un plan de 850 milliards de yuans (113 Md €) d’investissement est instauré par le gouvernement chinois pour mettre en place une réforme du système de santé sur trois ans (280 milliards de yuans par an, soit 37 Md € annuels).

    Les principaux objectifs de ce programme sont :

    • couvrir 100 % de la population d’ici 2020. La couverture assurance maladie a été petit à petit rétablie depuis le début des années 2000. Fin septembre 2011, 95 % des Chinois étaient couverts, indiquent les chiffres officiels ;le développement des soins de proximité ;
    • l’amélioration de l’offre de soin de qualité ;
    • l’encadrement de l’accès et de la sécurité des médicaments de base en créant une liste de produits dits « essentiels » ;
    • la modernisation des hôpitaux publics.

    Santé : la Banque mondiale incite la Chine à évoluer plus vite

    Ces évolutions sont encouragées au niveau international. En août 2016, la Banque mondiale a demandé au gouvernement chinois de faire davantage d’efforts pour réformer son système de santé. Selon l’analyse de l’organisation, l’État pourrait réduire de manière importante ses dépenses dans le secteur si des mesures stratégiques sont mises en place dès à présent.

    Objectif premier : passer d’un modèle actuellement centré sur les hôpitaux à un modèle focalisé sur les soins primaires, en améliorant la qualité des services de base et des soins de haute qualité mais aussi en proposant des services rentables.
    L’utilisation d’outils électroniques et un meilleur partage des données de santé est fortement encouragés.

    « Les recommandations du rapport (…) contribueront utilement à la formulation du 13e plan quinquennal sur la réforme de la santé (2016-2020). Nous étudierons soigneusement les conclusions du rapport et nous les appliquerons afin de faire progresser la réforme du système de santé », a déclare Liu Yandong, vice-premier ministre du Conseil des affaires de l’État chinois.

    Les solutions offertes par l’e-santé

    Pour résoudre les problèmes actuels du secteur et anticiper les évolutions futures, plusieurs solutions émanant de l’e-santé sont aujourd’hui en train d’être développées.

    • 1. Le secteur le plus exploité est pour l’instant celui de la télé-médecine.

      Objectifs premiers :

      • faciliter l’accès au soin de qualité dans les zones reculées.
        La commission de santé et de planning familial de chaque province (PHFPC) encourage la création de sites web simplifiant le lien entre patient et praticien.
        Exemple : 72 millions d’utilisateurs chinois consultaient un médecin en ligne en 2014, signale la revue Perspective chinoises.
      • réduire les files d’attentes physiques.
        Exemple : Lancé en 2011, le online booking system (OBS) sera obligatoire à Pékin d’ici janvier 2017 pour les hôpitaux de niveaux 3A. Via ce système de réservation, les patients reçoivent par SMS un code de rendez-vous après avoir entré leurs informations personnelles.
    • 2. Le secteur IT pourrait aussi permettre aux hôpitaux et praticiens d’être plus efficaces au niveau de leur organisation et de l’offre de soins proposée.

    Exemple : 21 hôpitaux chinois envisage d’adopter la plateforme d’IBM, Watson for Oncology, pour aider les médecins à personnaliser le traitement du cancer.

    Un récent rapport du cabinet d’études International Data Corporation (IDC) indique que le marché des solutions IT en Chine pourrait doubler d’ici 2020.

    • 3. « Le marché des objets connectés est aussi à observer , signale Carine Milcent. Ces produits mobiles peuvent être une manière d’accompagner à domicile les seniors, de leur rappeler leur rendez-vous médicaux, leur prise de médicaments, etc. »
      Samsung et Huawei font partie des groupes à suivre.

    Exemple : en mai 2016, le géant chinois Huawei a signé un partenariat avec Visiomed Group, spécialiste français de l’électronique médicale. Parmi les premiers produits retenus par l’entreprise : une valise de télémédecine connectée et un chariot médicalisé connecté.

    Les enjeux sous-jacents au développement de l’e-santé

    Plusieurs problématiques liées au développement du secteur de l’e-santé sur le marché chinois se dessinent :

    • La mainmise du secteur privé sur le secteur public.

    Trois géants du secteur privé dominent le marché :

      • 1. Alibaba et son projet d’hôpital du futur en ligne, le leader du marché.
      • 2. Baidu et son site dédié à la santé, un répertoire de professionnels de la santé et d’hôpitaux permettant de prendre des rendez-vous en ligne.
      • 3. Tencent avec son application We Chat, qui propose notamment une plateforme pour faciliter les échanges entre professionnels et patients.

    Cette oligarchie pose question d’un point de vue éthique : ces entités privées pourraient être tentées de valoriser la recherche de profit aux dépens d’une offre de qualité. Fin 2015, Baidu a par exemple été pointé du doigt pour avoir mis en avant des services d’hôpitaux hors licence sur des forums dédiés à la santé.

    • La gestion complexe des big data.

    En Chine, le recueil des données de santé est décentralisé. Chaque province dispose de son propre système. L’un des objectifs du gouvernement est de créer une base nationale unique mais « ce projet va être extrêmement complexe à mettre en place », observe Carine Milcent.

    Se pose également la question de la sécurité et de la confidentialité de ces données, d’autant plus si elles sont en partie confiées à des sociétés privés telles que Alibaba.

    Autant de thématiques sur lesquelles la Chine doit s’interroger dès à présent pour poursuivre le plus sereinement possible la grande révolution de son système de santé. Et, peut-être, espérer devenir l’un des leaders mondiaux du marché.

  • China: a changing health system attracted to digital

    Since the deep change started in the 80s, the Chines healthcare system is facing different issues nowadays: there is a lack of access to care in remote areas, 3A hospitals are overloaded, China’s population is aging rapidly…

    The government and the industry have a keen interest in hi-technology solutions, especially telemedicine.

    China’s digital health sector generated 20 billion RMB (€ 13,3 billion) in 2014. A number expected to grow to about 3 billion (€ 2,7 billion) in 2014, according to a study published in September 2015 by the Boston Consulting Group.

    An evolving healthcare system

    1. Before 1980. Health care was free but the quality of the offer remained quite poor. Patients were referred to a public hospital depending on the severity of their problems.

    2. After 1980. The system changed because of various economic reforms launched in 1978, after the death of Mao Zedong (1976), and de-collectivization. “It was a pro -market position, Carine Milcent, research Professor CNRS – PSE and CEFC, said to H&TI. There was both a significant improvement in the health system (better quality of care, equipment and level of doctors) and a sharp increase in inequality.”

    Indeed, the transition from a collective production to a private economy had fundamentally changed the market organization:

    • Public hospitals were no longer exclusively funded by the State. The Chinese government now funds fewer than 8% of their expenditures.
      Consequences: industry professionals began to favor the pursuit of profit at the expense of quality of care; patients had to pay more.
    • People living in rural areas did not have to contribute to the community medical system anymore.
      Consequences: as they were not satisfied with the quality of care, most of them stop contributing to the system and therefore to be covered. Thus, access to care in remote areas declined.

    Current problems arising from this change:

    • Queues are getting longer in the waiting room. « As they must pay dearly anyway, creditworthy patients look for the best care practitioners: so, they go to 3A hospitals, even if they are away from their home, causing an overload of patients in these facilities, Carine Milcent said. Therefore, there is more vacant rooms in other hospitals. »
      Impact: practitioners are overloaded, patients feel they receive a sloppy consultation.
    • The cost of care increases: mainly because of overdiagnosis and oversold drugs (related to the fact that public hospitals must now finance themselves).
      Impact: access to quality healthcare is reduced for low-income people.
    • Customers patient relationship sours. Compounded by the existence of numerous bribes (hong bao), this situation results from the two aforementioned problems.

    Another big challenge: the aging population

    There were 222 million people aged 65 or above in China at the end of 2015 (16.1 % of the total population), the Ministry of Civil Affairs said on July 2016. There will be 331 million in 2050 (nearly 40% of the total population), the United Nations said.

    Consequently, the number of cancers and chronic diseases is increasing. In 2015, there were 4.3 million new cancer cases and more than 2.8 million cancer deaths in China, according to national authorities.

    The government has introduced major reforms since 2009

    The Health Care System Reform was launched full scale in 2009. An investment plan of 850 billion Yuan (€ 113 billion) is planed by Chinese government between 2009 and 2011 to set up the reform (280 billion Yuan per year, about € 37 billion).

    The main goals of this program:

    • 100% of the population insured by 2020. Chinese officials say they have 95% of the population already insured since 2014.
    • development of community care;
    • improvement of healthcare quality;
    • regulation of the access and the security of basic drugs by creating an essential drugs list;
    • modernization of public hospitals.

    World Bank urges China to deepen healthcare reform

    These developments are promoted internationally. In August 2016, World Bank suggest Chinese government to take ten years to fully implement changes. According to the international organization’s report, structural changes to China’s current healthcare system could result in cost savings equivalent to 3 per cent of GDP by 2035.

    Main goal: putting patient-centered care at the center of the system. This means a shift from an hospital-centric model to a primary care-centric model, by improving the quality of basic health services and delivers high quality care but also cost-effective health services.

    The authors of the study strongly encouraged the use of electronic tools and health data sharing.

    « The report’s recommendations (…) will contribute positively to the formation of the 13th Five-Year Plan on health reform (2016-2020). We look forward to carefully studying and applying the report’s findings, so it will help us push ahead on health reform, » Liu Yandong, Vice-Premier of the State Council of China, said in a statement.

    How eHealth can help solving China’s Healthcare challenges

    To solve the current challenges in healthcare, the government and many key players in the industry look at the eHealth sectors.

    • 1. Telemedicine is the sector which is growing most rapidly.

      Main objectives:

      • improving access to quality care in remote areas.
        The Provincial Health and Family Planning Commission (PHFPC) encourages the creation of platforms to simplify the communication between patients and practitioners.
        Example: 72 million Chinese users consulted a doctor online in 2014, said Perspectives chinoises magazine (April 2016).
      • reducing patient wait times.
        Example: All major hospitals under in Beijing will stop issuing registration tickets on site for nonemergency patients by 2017. Patients can make appointments through the Internet or mobile phone.
    • 2. The IT sector could also allow hospitals and practitioners to be more effective

    Example: 21 Chinese hospitals plan to adopt the IBM’s platform (Watson for Oncology) to help physicians deliver personalized, evidence-based cancer treatment options.

    A recent report of International Data Corporation research firm (IDC) shows that China’s healthcare IT solutions market could double by 2020 .

    3. « The connected devices market is also growing, Carine Milcent said. These products could help to monitor the elderly people at home, to remind them of their medical appointments or their medications, etc. »
    Samsung and Huawei are among the most entrepreneurial companies in this sector.

    Example: in May 2016, Huawei has signed a partnership with Visiomed Group, a French society specialized in new generation medical electronics. The first products chosen by the Chinese group for its services are: a telemedicine kit and a medical trolley (both connected).

    The underlying issues to the development of eHealth

    Several issues related to the development of China’s eHealth market are emerging:

    • The predominance of the private sector.

    Three major companies dominate the market:

      • 1. Alibaba and its online Future Hospital plan.
      • 2. Baidu and its eHealth platform to book appointments online.
      • 3. Tencent and WeChat, an application to facilitate communication between practitioners and patients.

    This oligarchic market is problematic from an ethical point of view. These private companies could be tempted to value the pursuit of profit at the expense of quality of care. For instance, in 2015, Baidu has been singled out for having put forward advertisements for unlicensed hospitals in its disease-themed forums.

    • The big data management.

    In China, the health data collection is decentralized. Each province has its own system. One of the government’s goals is to create a national electronic health records system but « this will be extremely complex to set up, » Carine Milcent said.

    There is also security, privacy, and confidentiality issues related to the sharing of health data, especially if they are partly collected by private companies such as Alibaba.

    China must now examine these different themes to continue the important transformation of its health system and, perhaps, to become one of the world leaders in the healthcare market.

  • La Sécurité sociale publie ses chiffres clés pour 2015

    Le rapport sur « Les chiffres clés 2015 de la sécurité sociale (édition 2016) » a été mis en ligne le 15 septembre 2016.

    Cette publication rassemble les principales données chiffrées concernant l’ensemble des branches de la Sécurité sociale (recettes, dépenses, prestations, etc.) de l’année 2015.

    Elle présente également les programmes de qualité et d’efficience et les principaux indicateurs de la performance du service public de la Sécurité sociale.

  • Thaïlande : le ministère de la santé améliore son système numérique avec VMware

    Depuis fin août 2016, le ministère de la santé thaïlandais collabore avec la société VMware pour créer un système de santé digital national et ainsi améliorer l’accès aux soins.

    Objectif : consolider l’infrastructure IT du système existant et permettre un échange plus rapide des informations entre le ministère et les unités individuelles du pays – la Thaïlande compte 10 000 unités informatiques et 76 provinces.

    Le ministère a développé deux services VMware pour améliorer la coordination des services de santé :

    • VMware vSphere : pour consolider les serveurs et applications du centre de données du ministère.
      Les techniciens vont ainsi passer moins de temps et dépenser moins d’énergie à restaurer manuellement ces serveurs.
      > Résultat : le ministère va pouvoir suivre, gérer et fournir des services informatiques plus performants tout en réalisant des économies.
    • VMware Horizon : pour virtualiser l’infrastructure du bureau du ministère.
      Les utilisateurs et les employés de l’hôpital vont être en mesure de fournir des services de santé 24 heures/24 et 7 jours/7 mais aussi de gérer les requêtes grâce à des applications accessibles via la quasi totalité des téléphones mobiles.
      > Résultat : il y aura une meilleure communication entre l’utilisateur final et les employés.

    « Une étape cruciale dans la transformation numérique de la nation »

    « Nous sommes déterminés à innover dans le secteur des services des soins en Thaïlande. Dans le cadre de la stratégie globale du ministère de la Santé visant à développer l’e-santé, nous avons déployé la technologie VMware afin d’améliorer notre efficacité et le niveau de sécurité des données. [Ce projet] est une étape cruciale dans la transformation numérique de la nation », a déclaré Polawat Witoolkollachit, directeur du Centre d’information et des technologies de la communication – rattaché au bureau du secrétaire permanent du ministère de la Santé publique.

    Vers une « Digital Thailand »

    L’accord entre le ministère de la Santé et VMware fait partie du plan établi par le gouvernement pour développer une « Thaïlande numérique » (« Digital Thailand ») d’ici 2036.

    • Le but global : encourager l’utilisation de la technologie numérique afin de créer de meilleures opportunités économiques pour le pays.
    • Principal objectif dans le secteur de la santé : améliorer l’accès aux services de soin de base grâce au développement d’outils numériques.

    Le système de santé thaïlandais poursuit son évolution

    Depuis le début des années 2000, le système de santé thaïlandais a connu une rapide évolution positive en parallèle du développement économique du pays.

    Parmi les principales évolutions :

    • l’amélioration de la prise en charge des soins : avec la mise en place d’une couverture universelle en 2002, la quasi-totalité de la population (67 millions d’habitants) bénéficie actuellement d’une assurance-maladie ;
    • la baisse de la mortalité infantile et juvénile ;
    • l’ augmentation de l’espérance de vie.

    Santé : des dépenses à la hausse dans le secteur public et privé

    Dans une récente étude, Deloitte estime que les dépenses de santé en Thaïlande atteindront 18,7 Md US$ (16,6 Md €) en 2018, soit une hausse de 8 % entre 2014 et 2018.

    La part des dépenses du gouvernement dans le domaine sanitaire arrive en seconde position dans la région (77 %) et les dépenses du secteur privé augmentent, indique l’Oxford Business Group dans son rapport 2016 sur la Thaïlande (The Report: Thailand 2016) :

    • En 2015, le gouvernement thaïlandais a dépensé 12,5 Md THB (319 M €) en santé, contre 8,2 Md THB (209 M €) en 2008.
    • De son côté, le secteur privé a dépensé 4 Md THB (102 M €) en 2015, contre 2,6 Md THB (66 M €) sept ans plus tôt.
  • Télémédecine : l’Assurance maladie rejette le « basculement » de la tarification

    « Un basculement pour tous les actes ne peut pas être décrété du jour au lendemain », affirme l’Assurance maladie dans Le Monde daté du 14 septembre 2016 en répondant aux arguments de la FHF qui a demandé au gouvernement une rémunération « à l’activité » pour tous les actes de télémédecine.

    L’Assurance maladie affirme qu’elle « accélère le mouvement » en travaillant sur une évolution tarifaire de la télémédecine au regard de « l’utilité », de « l’efficience » et des « conditions de sécurité et d’efficacité » de chaque acte.

    Selon la FHF, l’absence de prise en charge des actes de télémédecine par l’Assurance maladie constitue « un obstacle majeur à leur déploiement ».

    Un premier bilan des expérimentations de télémédecine lancées pour quatre ans dans 9 régions doit être présenté le 30 septembre 2016 par la HAS. Et un rapport sur la mise en place des GHT remis en février 2016 à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, évoque l’intérêt de « mutualiser des lignes de gardes et astreintes grâce à la réalisation de téléconsultations ou télé-expertises la nuit, les week-ends et les jours fériés ».

    Alors que le Dr Pierre Simon, ancien président de la Société française de télémédecine, parle de « retour sur investissement et de gains d’efficience mesurables sur plusieurs années » grâce au développement de cette pratique, le ministère de la Santé rappelle la nécessité de « bien calibrer le dispositif car ces nouvelles pratiques ont un coût ».

  • Réformes sanitaires : la Banque mondiale demande à la Chine de faire plus d’efforts

    La Banque mondiale exhorte le gouvernement chinois d’aller plus loin dans ses réformes relatives au domaine de la santé.

    Selon l’analyse de l’organisation rendue publique en août 2016, si des mesures stratégiques sont mises en place dès maintenant, le pays pourrait réduire de manière importante ses dépenses de santé, soit l’équivalent de 3 % du PIB.

    Les auteurs de l’étude proposent que la Chine prenne dix ans pour mettre en place des changements profonds. Le plan se divise en 8 secteurs différents :

    – 4 axés sur la qualité et l’organisation des soins ;

    – 4 axés sur l’aspect administratif et financier.

    Santé : des mesures ont été prises mais elles sont insuffisantes

    Au cours des dernières décennies, le gouvernement chinois a fait des efforts pour améliorer l’accès aux soins en étendant notamment son réseau d’assurance de santé à la quasi-totalité de la population depuis 2009.

    Mais les hôpitaux publics sont dépassés : ils doivent s’occuper de près de 90 % des patients, avec des maladies allant du simple rhume au cancer en phase terminale.

    Un plan pour sauver jusqu’à 3 % du PIB

    Le rapport présente un « dossier solide pour créer un nouveau modèle, qui permettrait à la fois d’améliorer la qualité de la santé et de sauver jusqu’à 3 % du PIB », assure à Bloomberg Jim Yong Kim, président du groupe de la Banque mondiale. Il décrit ce nouveau plan comme un « moteur pour la création d’emplois et une croissance économique durable en Chine ».

    Ces résultats proviennent d’une étude de deux ans intitulée « Approfondir la réforme de la santé en Chine », menée par le groupe de la Banque mondiale, l’OMS, le ministère des Finances de la Chine, la Commission de la santé nationale et de la planification familiale chinoise et du ministère chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale.

    Sans réformes : les dépenses de santé pourraient quadrupler en 20 ans

    Sans réformes, les dépenses de santé de la Chine passeraient de 5,6 % du PIB en 2015 à 9,1 % du PIB en 2035.

    Cela signifie qu’en coût réel, les dépenses dans le secteur pourraient passer de 3,5 billons de Yen (473 Md €) en 2015, contre 15,8 billions de Yen (2,1 Md €) en 2035.

    Santé : les problèmes auxquels doit faire face la Chine

    • Trop de prescriptions de médicaments : les hôpitaux comptent encore sur les ventes de médicaments pour gagner de l’argent et incitent donc les médecins à prescrire davantage.
    • Trop d’attente : les patients doivent souvent patienter plusieurs heures pour une simple consultation.
    • Mauvaise relation patients-médecins : les médias locaux rapportent fréquemment des cas de patients déçus ayant violemment attaqué leurs médecins.
    • Vieillissement de la population : le nombre de Chinois âgés de plus de 65 ans devrait passer de 140 millions actuellement à 230 millions en 2030, rapporte la Banque mondiale.
      Le gouvernement doit donc être prêt à payer pour les services médicaux adéquats afin de maintenir en bonne santé une population vieillissante, de plus en plus touchée par le cancer, le diabète et les maladies cardiaques.

    Aperçu des recommandations du rapport

    > En général : les auteurs du rapport proposent la création d’un système de santé centré sur les patients.

    Cela signifie, entre autre, de passer d’un modèle actuellement centré sur les hôpitaux à un modèle focalisé sur les soins primaires, en améliorant la qualité des services de base et des soins de haute qualité mais aussi en proposant des services rentables.

    Selon l’étude, plus de 60 % de la hausse des dépenses de santé prévue proviendraient de l’augmentation des services hospitaliers. Dans le cadre du modèle proposé, les services seraient organisés autour des besoins de santé des individus et des familles grâce à l’utilisation d’outils électroniques et d’un meilleur partage des données de santé.

    Principales propositions du rapport :

    • Travailler la communication avec les patients.
      L’idée est d’améliorer la communication avec la population, notamment en terme de prévention. L’un des objectifs du plan est de mieux protéger les personnes contre les comportements à risque, comme le tabagisme ou une mauvaise alimentation, et de leur apprendre à vieillir en suivant un rythme de vie sain.
    • Encourager les patients à s’engager davantage.
      Le rapport propose de responsabiliser les patients ayant des connaissances et une certaine compréhension des services de santé en leur proposant de s’engager activement dans les décisions relatives à leur santé pour qu’ils aient davantage confiance dans le système.
    • Mieux hiérarchiser les services de soins.
      Le but est de réformer les hôpitaux publics pour leur permettre de mieux se concentrer sur les cas compliqués et de déléguer à d’autres praticiens les soins de base.
      Le rapport propose aussi de créer un système de récompense mettant à l’honneur les professionnels ayant obtenu les meilleurs résultats en termes de guérison.
  • Journée régionale « e-santé en actions » au Centre d’Affaires Cescom à Metz jeudi 22 septembre 2016

    Organisée chaque année par Télésanté Lorraine, la journée régionale de rencontres et d’échanges « e-santé en actions » aura lieu le jeudi 22 septembre 2016 au Centre d’Affaires Cescom à Metz. L’ARS, le Conseil Régional Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et l’Institut des Mines Télécom participent à son organisation.

    Découverte d’ateliers concrets organisés par thématique sur les parcours, échanges de données et l’urgence, permettant de comprendre les nouveaux enjeux de la santé seront au programme.

    Seront présent(e)s :
    – Véronique Guillotin, Vice-Présidente du Conseil régional d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, en charge de la santé, du handicap et de la sécurité.
    – Simon Kieffer, Directeur adjoint à l’ARS Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.
    – Thomas Bouquet, directeur du Centre de Ressources Autisme Ile-de-France.

    Inscription sur : http://www.telesantelorraine.flexit.fr/fr/accueil.html

    Programme des différents ateliers :

    Ateliers « Les parcours » (15h-17h)

    • Consentement : une étape nécessaire dans le parcours des patients – l’exemple de la télémédecine
    • Le Plan Personnalisé de Santé (PPS) dans Ligo, le service de coordination des acteurs de la prise en charge
    • Info’Autonomie : dispositifs techniques et autonomie (atelier proposé par l’Institut Mines Télécom)

    Ateliers « Partage, échange et sécurité des données » (15h-17h)

    • La messagerie MSSanté au service des échanges de données sécurisés
    • Identito-vigilance et corrélateur d’identité – exemple dans la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire Médiale : archivage et partage de l’imagerie médicale

    Ateliers « Urgence et télésanté » (15h-17h)

    • Valise de télémédecine en EHPAD et aide à la régulation en urgence
    • PROMETEE : vers de nouveaux usages de l’imagerie (atelier proposé par l’Institut Mines Télécom)
    • Le Répertoire Opérationnel des Ressources au service des Urgences
  • FHF : un duel entre Frédéric Valletoux et Olivier Véran pour la présidence

    Olivier Véran, ancien député de l’Isère, neurologue, a annoncé vendredi 9 septembre sa candidature à la présidence de la Fédération hospitalière de France (FHF). Frédéric Valletoux, président sortant, était jusqu’à présent le seul candidat et sa réélection semblait assurée.

    L’élection du nouveau président de la FHF aura lieu le 28 septembre.

    Deux tickets s’affronteront : le binôme actuel, composé du président Frédéric Valletoux et du vice-président Jean-Louis Touraine, contre un binôme formé d’Olivier Véran et Edouard Couty.

  • Les FHIR Developer Days 2016 auront lieu à Amsterdam du 16 au 18 Novembre

    Le FHIR Developer Days 2016 aura lieu du 16 au 18 Novembre à Amsterdam. Le FHIR est un standard ISO issu de Health Level Seven (HL7), association dans laquelle l’industrie de la santé offre sa collaboration afin de standardiser les échanges d’information de santé.

    HL7 FHIR collabore avec Hacking Helath permet de rassembler les communautés de développeurs et éditeurs de dossiers patient afin qu’ils puissent échanger leurs données.

    Un hacking health a pour objectif de créer des espaces de collaboration entre développeurs d’applications et professionnels de santé afin de concevoir des applications de santé. La majorité de ces dernières ne sont pas reliées au dossier patient informatisé du médecin.

    La collaboration de ces deux entités a pour objectif de créer des applications de santé à partir de problématiques de terrain, mises en avant par des professionnels de santé. Plus précisément HL7 FHIR comble le gap entre les applications de santé d’un côté et le dossier patient du médecin de l’autre en fournissant un modèle de données standard et une API ouverte.

    En pratique, la collaboration consiste en :
    – l’apport de défis, issus des ateliers Hacking Health à partir de cas cliniques, pour les développeurs d’applications au FHIR Developer Days 2016
    – une conférence de Hacking Health durant le FHIR Developer Days sur le processus d’innovation et la pertinence des API pour l’innovation dans les soins de santé
    – l’introduction d’Hacking Health FHIR en tant que critère de sélection pour la compétition au Hacking Health Camp

    Programme détaillé des interventions :

    • FHIR for .NET and Java DevelopersEwout Kramer, Furore Mirjam Baltus, Furore Marten Smits, Furore James Agnew, University Health Network
    • Building Bridges: HL7 v2 and FHIRSimone Heckmann, Health-Comm
    • Clinical trackDavid Hay, Orion Health
    • Clinical Decision SupportBryn Rhodes, Database Consulting Group LLC
    • Continua: Personal Connected Health Devices and ApplicationsMelanie Yeung, University Health Network
    • Apps in the EHR: Epic, Cerner & SMART on FHIRJosh Mandel, Harvard Medical School Danielle Friend, Epic Dennis Patterson and Matt Henkes, Cerner
    • Imaging/DICOMBrad Genereaux, Agfa Healthcare
    • Logical Models, Profiling and openEHRGrahame Grieve, Health Intersections Ltd.
    • Medical ResearchPascal Pfiffner, Boston Children’s Hospital and University Hospital Zurich
    • University of ZurichScheduling and AppointmentsGaute Brakstad, DIPS ASA
    • StudentMarten Smits, FuroreTerminologyRobert Hausam, Hausam Consulting LLCCommunityRene Spronk, Ringholm
    • Lectures and Keynotes The Argonaut Project
    • Micky Tripathi, Argonaut
    • The Long Tail of Legacy: an additional value of embracing FHIR
    • Casey Helfrich, UPMC Enterprises
    • The future of FHIR
    • Grahame Grieve, FHIR Product Director at HL7