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  • Singapore reorganizing its health system to better meet the challenges of tomorrow

    The Singapore government announced in January the reorganization of its public healthcare system to better meet the future patients’ needs.

    The Ministry of Health said that three integrated clusters, instead of the current six, will be created to conform to the three key shifts in the healthcare system in the country:
    – the implementation of the the Healthcare 2020 Masterplan;
    – improving quality of healthcare;
    – improving enhance affordability of healthcare.

    This new project aims to reinforce dialogue between the different entities by encouraging them to combine their high tech solutions and their human skills to be more efficient.

    Six to three innovative healthcare clusters beyond 2020

    Currently, Singapore’s public healthcare system is organized into six regional health centers:

    • 1. Alexandra Health System (AHS);
    • 2. Eastern Health Alliance (EHA);
    • 3. Jurong Health Services (JurongHealth);
    • 4. National Healthcare Group (NGH);
    • 5. National University Health System (NUHS);
    • 6. Singapore Health Services (SingHealth).

    These systems build partnerships between the various healthcare providers (acute hospitals, community hospitals, primary care providers, long term care providers, nursing homes, …) in their respective regions.

    Under the new system, only three entities will exist:

    • 1. the cluster of the Central region: a merger of NHG and AHS;
    • 2. the cluster of the Eastern Region: a merger of SingHealth and EHA;
    • 3. the cluster of the Western region: a merger of NUHS and JurongHealth.

    These new clusters should be operational beyond 2020, the Ministry of Health said.

    « We will still face many challenges » (Gan Kim Yong, Minister of Health)

    « This reorganization of the public healthcare clusters will enable us to meet our future healthcare challenges, Mr Gan Kim Yong, Minister for Health, said. I am confident that we will be able to better optimize resources and capabilities, and provide more comprehensive and patient-centred care to meet Singaporeans’ evolving needs. »

    « Over the last few years, MOH has significantly improved the accessibility, affordability and quality of healthcare in Singapore under our Healthcare 2020 Masterplan. Nevertheless, we cannot afford to stay still as there remain many challenges ahead, such as our ageing population, increased chronic disease burden and the need to manage future growth in healthcare manpower and spending, » he added.

    Merging human and technical skills to offer a more efficient healthcare system

    Each of these new clusters will have more quality resources, both in terms of medical services and facilities but also networks across different care settings. It will be able to work closely with the other two clusters of the country to combine their technical and human assets in order to deliver more efficient, comprehensive and person-centred health care, disease prevention, curative and rehabilitative care for the population in their respective regions.

    The polyclinics will also be reorganized to improve their effectiveness

    In parallel, the polyclinics will be reorganized as well by earlier 2018, in line with the development of the three new clusters: the National University of Singapore Polyclinics Group will be formed under NUHS, joining SingHealth Polyclinics and NHG Polyclinics as the third polyclinic group of Singapore.

    « This reorganization allows long standing partners in the western part of Singapore to come together as a fully integrated team to provide seamless care from prevention to home care, and with our academic institutions, to continue to develop solutions for Singapore’s healthcare challenges, and nurture the next generation of healthcare professionals, » said Pr John Eu-Li Wong, Group CEO, National University Health System (NUHS).

  • Télémédecine : la HAS précise le cadre d’évaluation des expérimentations

    La Haute Autorité de Santé a mis en ligne le 30 janvier 2017 son rapport préalable sur les expérimentations relatives à la prise en charge par télémédecine, remis au ministère de la Santé le 30 septembre 2016.

    Constatant ne pas avoir été en mesure de réaliser l’évaluation des expérimentations, « leur démarrage n’étant pas effectif à ce jour », la HAS revient dans son rapport sur l’élaboration des cahiers des charges des expérimentations, et en précise le cadre d’évaluation. Le recensement des projets de télémédecine mis en œuvre dans les régions pilotes complète le rapport.

    Une évaluation multidimensionnelle

    La HAS rappelle que son évaluation des projets de télémédecine se fera selon les modalités définies dans le cahier des charges publié le 28 avril 2016. Trois impacts de la télémédecine seront analysés :

    • la qualité de la prise en charge des patients ;
    • la satisfaction des patients ;
    • les coûts liés aux recours aux soins.

    La HAS s’appuiera sur trois types de données pour son évaluation :

    • les données de l’état des lieux de l’offre de soins ;
    • une enquête auprès des patients pour mesurer leur satisfaction ;
    • les données issues du SNIIRAM et du PMSI.

    En termes méthodologiques, la HAS fera deux analyses :

    • une analyse « avant/après », comparant une période de 12 mois avant le premier acte de télémédecine et une période de 12 mois à compter de ce premier acte ;
    • une analyse « ici/ailleurs », comparant les patients des régions d’expérimentation à des patients des régions non éligibles.

    La HAS précise que l’évaluation n’a pas pour objectif de mesurer l’efficacité de la pratique médicale de la télémédecine mais les effets attendus de ce nouveau mode d’organisation des soins.

    Un premier état des lieux des projets de télémédecine

    La HAS a réalisé entre le 2 mai et le 30 juin 2016 une enquête pour recenser les projets dans les régions pilotes.

    Vous pouvez sélectionner les projets par discipline (dermatologie, gériatrie, etc.) à gauche.

  • Prix Blaise Pascal : 7 initiatives conciliant innovation technologique et santé publique récompensées

    Le groupe d’Etudes parlementaires Numérique et Santé de l’Assemblée Nationale, à l’initiative de son président Gérard Bapt, a remis les Prix Blaise Pascal 2017 dans le cadre des Journées de l’Innovation en Santé le 28 janvier 2017. Sept initiatives associant innovation technologique et amélioration de la santé publique ont été récompensées.

    Catégorie conduite du changement numérique

    Le prix a été remis à Advens, UniHA et la CAIH, « pour la mise à disposition d’un outil de logimétrie et de mesure des usages réels dans le cadre des GHT ».

    En 2016, Advens a lancé, à destination des 637 établissements adhérents à la CAIH, un service permettant d’analyser en temps réel les interactions des utilisateurs avec le système d’information. Ce service assure également des contrôles de conformité et de sécurité, permettant à la fois des gains en matière de sécurité mais aussi en termes de rationalisation des licences informatiques.

    Catégorie modèles innovants d’organisation de santé

    Le prix a été remis à l’Association de la Médecine générale du Roannais, « pour la réalisation d’un écosystème professionnel incluant les associations de patients et les acteurs de santé locaux ».

    Réunissant les généralistes du Roannais quel que soit leur statut d’exercice, cette association a noué des liens avec l’ensemble des acteurs de santé du territoire (Centre Hospitalier de Roanne, syndicats d’internes, facultés de médecine, etc.) pour faciliter l’accueil des étudiants en médecine, des remplaçants, des nouveaux installés, promouvoir le territoire, soutenir les médecins généralistes installés, et créer un lien avec les citoyens.

    Catégorie protection des données personnelles de santé

    Le prix a été remis à la Fédération française des Diabétiques et à IDS « pour la mise aux normes les plus élevées de la traçabilité d’accès aux données des patients diabétiques ».

    Le Diabète Lab a permis de créer une base de données participative répondant à tous les critères de sécurité, et regroupe début 2017 2300 « Diabèt’Acteurs » qui coconstruisent et coévaluent des produits et services.

    Catégorie intelligence des données médico-économiques

    Le prix a été remis à PSIH – Centre hospitalier de Calais, « Pour la mise à disposition d’outils communautaires de mesures médico-économiques ».

    Catégorie coopération numérique

    Le prix a été remis au conseil départemental de la Haute-Savoie et à Evolution Consulting « pour la réalisation d’une plateforme coopérative (SAMU, Pompiers, Acteurs de Santé, SAMU Social) d’appels avec géolocalisation de dernière génération ».

    En 2015, le département de la Haute-Savoie a lancé un appel à candidature pour acquérir des outils de géolocalisation adaptés aux personnes âgées et/ou handicapées. Le principe est de proposer un système GPS intégré dans un bracelet-montre permettant au porteur de se déplacer dans une zone de vie définie comme sécurisée, avec la famille et les intervenants. Ce système s’adresse aux personnes souffrant de troubles entrainant une désorientation.

    La solution développée par Evolution Consulting a pu être adaptée et totalement intégrée au système informatique de réception des alarmes de téléassistance du Département.

    Catégorie services numériques aux personnes en situation de handicap

    Le prix a été décerné à la fondation OVE – Surdi Info, « pour la mise en place d’un site d’information et de services adaptés pour les malentendants ».

    Surdi Info est un site internet créé à l’automne 2013 qui a pour objectif principal de permettre à chaque personne confrontée à la surdité (qu’elle soit sourde de naissance ou devenue sourde) et/ou à sa famille d’accéder à une information homogène où qu’elle se trouve sur le territoire.

    Catégorie services mobiles sécurisés en réseau

    Le prix a été décerné à Aruba et au CHU de Toulouse, « pour la mise en place d’un réseau hautement sécurisé en mobilité (WIFI) dans tout le CHU de Toulouse, évolutif et adapté à des futurs services ».

    Commencée en 2009, la collaboration entre Aruba et le CHU de Toulouse a permis d’installer 2000 bornes wifi sur les 4 sites du CHU de Toulouse, afin d’informatiser la gestion des soins médicaux et de centraliser son administration.

  • Présidentielle : la Mutualité Française invite les candidats à présenter leur programme santé

    Les candidats à l’élection présidentielle sont invités à présenter leurs propositions en matière de santé et de protection sociale le 21 février 2017 lors d’une matinée organisée par la Mutualité Française, en partenariat avec Fondapol, la Fondation Jean-Jaurès et Terra Nova.

    L’objectif de cette matinée est de permettre aux candidats de répondre aux questions des think tanks et aux interpellations des Français recueillies sur le site participatif PlacedelaSanté.fr lancé le 1er décembre 2016.

    Les résultats de l’enquête menée par Harris Interactive portant sur les attentes des Français en matière de santé seront également présentés lors de cette matinée.

  • Cancer : Unicancer fait 10 propositions clés aux candidats à la présidentielle

    Unicancer, la Fédération des Centres de lutte contre le cancer (CLCC), a adressé aux candidats à l’élection présidentielle ses propositions afin de faire progresser la lutte contre le cancer en France au cours du prochain quinquennat. Unicancer appelle notamment à s’appuyer sur la e-santé pour rendre les patients acteurs de leur parcours de soins, et à tirer parti de la constitution de grandes bases de données de santé.

    Les propositions d’Unicancer s’organisent autour de cinq priorités :

    • Permettre un accès à des soins de qualité pour tous sans dépassement d’honoraires
    • Répondre aux nouvelles attentes des patients
    • Soutenir la recherche et l’innovation
    • Développer la e-santé
    • Accompagner l’évolution des métiers

    Les dix propositions clés d’Unicancer

    Unicancer a élaboré au total soixante propositions, parmi lesquelles dix sont prioritaires :

    • Mieux financer l’innovation aussi bien médicale, qu’organisationnelle.
    • Profiter des opportunités créées par la e-santé pour rendre les patients acteurs de leurs parcours de soins.
    • Garantir la pérennité des Sites de recherche intégrés sur le Cancer (SIRIC).
    • Répondre à l’enjeu représenté par la constitution de grandes bases de données de santé (big data).
    • Contractualiser un financement structurel des centres experts et de recours afin qu’ils puissent développer une recherche clinique académique.
    • Garantir une prise en charge pour des malades atteints d’un cancer sans aucun dépassement d’honoraires dans tous les établissements de santé ayant une activité de cancérologie.
    • Lancer un nouveau Plan cancer au cours de la prochaine mandature présidentielle.
    • Maintenir la reconnaissance par l’État de la spécificité des CLCC.
    • Donner aux établissements de référence en cancérologie les moyens de coordonner le parcours de soins des malades de moins en moins hospitalisés.
    • Accompagner l’émergence de nouveaux métiers en cancérologie en s’appuyant sur le développement des pratiques avancées.

    Ces propositions ont été élaborées à l’issue d’une concertation impliquant patients, professionnels des CLCC et experts. Elles intègrent les principales tendances évolutives de la cancérologie identifiées par les 3 études prospectives réalisées par Unicancer en 2013, 2015 et 2016, qui visaient à analyser les principales évolutions pour les dix prochaines années dans les soins (l’augmentation de la chirurgie ambulatoire ou le développement de l’immunothérapie, ainsi que les tendances sociétales et organisationnelles telles que le renforcement du rôle du patient et la progression de la e-santé).

  • ARS Ile-de-France : le projet régional de santé 2018-2022 structuré autour cinq axes stratégiques

    Christophe Devys, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, a présenté les cinq grands axes du projet régional de santé (PRS) francilien 2018-2022 lors de ses vœux aux partenaires le 31 janvier 2017.

    L’ARS Ile-de-France prévoit de finaliser d’ici à l’été 2017 son PRS, après une période de consultation de trois mois minimum. Il se composera d’un cadre d’orientations stratégiques et d’un schéma régional de santé unique à 5 ans.

    Cinq axes pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé

    Christophe Devys a indiqué que les cinq axes du PRS 2018-2022 s’inscriraient dans un objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé en Ile-de-France.

    Des parcours structurés à partir du domicile

    Constatant que les parcours des usages et des patients continuent souvent à s’apparenter à des « labyrinthes », l’ARS Ile-de-France souhaite promouvoir une approche des parcours autour du domicile de l’usager et de ses choix. Cela passera notamment par une optimisation de la visibilité et de la lisibilité des leviers d’amélioration des parcours, et par un renforcement de l’animation territoriale.

    Une réponse plus pertinente et plus efficiente aux besoins de la population

    Le deuxième axe du PRS s’articulera autour de l’amélioration qualitative de la réponse aux besoins des Franciliens : amplification du virage ambulatoire, priorisation des moyens sur les populations et les territoires les plus fragiles, soutien aux dispositifs permettant le maintien à domicile, et politique de ressources humaines en santé.

    L’innovation comme axe de transformation du système de santé francilien

    Christophe Devys a indiqué que l’innovation constituerait un axe du PRS sous toutes ses dimensions : organisationnelle, diagnostique, thérapeutique et technologique. Soulignant les atouts que constituent les nombreux centres de recherche en santé et le tissu industriel dense de la région, il a évoqué le rôle majeur que peut jouer l’ARS dans le développement et la diffusion des innovations sur les territoires.

    L’empowerment du patient pour améliorer le système de santé

    Le quatrième axe du PRS francilien aura pour objectif de rendre le patient acteur de sa santé : réduction des inégalités d’accès à l’information pertinente, via les outils numériques et des relais d’information locaux, amélioration des actions de promotion et d’éducation à la santé, et renforcement de la participation des Franciliens à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé, notamment par de nouvelles modalités de participation citoyenne.

    Une action coordonnée sur l’ensemble des déterminants de santé

    Le cinquième et dernier axe du PRS vise à favoriser la prise en compte systématique des enjeux sanitaires dans les politiques publiques ayant un impact en santé (urbanisme, éducation, etc.) pour améliorer l’état de santé des Franciliens et réduire les inégalités de santé.

    Christophe Devys a indiqué souhaiter une concertation large, notamment via les conseils territoriaux de santé.

    Bilan 2016 : PTA, TSN, GHT et gestion des crises

    Christophe Devys est également revenu sur l’année 2016. Pour l’ARS Ile-de-France, elle s’est notamment caractérisée par la mise en place de deux plateformes territoriales d’appui, dans l’ouest du Val de Marne et dans le nord des Yvelines, et par la constitution de 15 GHT. En ce qui concerne les PTA, il a rappelé l’enjeu de « la convergence des différents dispositifs territoriaux d’appui » dans les années à venir.

    Soulignant le fait que l’ARS Ile-de-France « peut être en pointe sur l’innovation en santé », il a pris pour exemple l’expérimentation TSN TERRe-SANTE et la mise en place du Lab Santé.

    En matière de prévention, Christophe Devys est revenu sur l’ouverture de la première salle de consommation de drogues à moindre risque et sur l’amélioration du dispositif de dépistage du VIH.

    Enfin, il a évoqué la mobilisation de l’ARS dans la gestion de crise, qu’il s’agisse des crues de mai-juin 2016 ou des risques d’attentat.

  • Concours e-santé 2017 de l’Union européenne (cluster TICBioMed)

    Le cluster espagnol TICBioMed a lancé le 26 janvier 2017 le concours e-santé 2017 qui vise à récompenser les meilleures solutions de e-santé et de m-santé produites par des PME européennes. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 28 février 2017.

    Conditions de participation

    Les entreprises souhaitant candidater doivent remplir les critères suivants :

    • avoir un numéro de TVA
    • être domiciliées dans l’un des pays suivants : Albanie, Autriche, Belgique, Bosnie, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, Ex-Yougoslavie, Macédoine, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Israël, Italie, Lettonie, Lituanie, Liechtenstein, Luxembourg, Malte, Monténégro, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni 
    • compter moins de 150 salariés
    • réaliser un chiffre d’affaires de moins de 5 millions d’euros
    • ne pas être une filiale d’un grand groupe.

    Les entreprises doivent proposer une solution de e-santé, de bien-être ou de gestion du diabète.
    Les biotech et les dispositifs médicaux ne sont pas éligibles.

    Critères de sélection

    Les principaux critères de sélection seront l’innovation technologique, l’impact à court terme sur les patients, les professionnels de santé et l’économie notamment, ainsi que la force d’entraînement.

    3 catégories distinctes ont été élaborées :

    • Promesses, pour les PME dont le chiffre d’affaires était inférieur à 500 000 € en 2015 ;
    • champions, pour les PME dont le chiffre d’affaires était supérieur à 500 000 € en 2015 ;
    • diabète.

    Calendrier et contenu des prix

    • Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 28 février 2017.
    • Les prix seront remis à Barcelone le 3 mai 2017.

    Les lauréats de chaque catégorie recevront 1000 € et un trophée. Ils pourront utiliser le logo du concours dans leurs outils de communications.

  • 2017 : le « contrat de mandature » que propose le Leem avec le prochain gouvernement

    « Garantir l’accès de toux aux meilleurs soins », « mettre en place une régulation attractive » et « retrouver l’efficacité et la cohérence du modèle français ». Tels sont les trois axes prioritaires que devrait comporter le “contrat de mandature” que le syndicat des industriels du médicament se propose de conclure avec le prochain gouvernement. Son président, Patrick Errard, a profité de ses vœux à la presse, ce 31 janvier 2017, pour exposer les points d’accord et de divergence avec les éléments de programmes déjà rendus publics dans le domaine de la santé par les principaux candidats à l’élection présidentielle.

    «Il faut que les politiques écoutent ce que les professionnels de santé ont à leur dire » déclare Patrick Errard, pour qui l’année 2016, qui avait débuté par la signature d’un nouveau contrat-cadre entre le CEPS et le Leem, aura été «l’année de tous les possibles» mais aussi celle des «rendez-vous manqués». Il évoque notamment le vote d’une loi de financement de la sécurité sociale dans laquelle les industriels ont été mis à contribution « de façon disproportionnée par rapport au poids qu’ils représentent dans les dépenses de santé» et ce, pour la cinquième année consécutive.

    « Après cinq années d’une politique pénalisante pour les entreprises du médicament, l’organisation professionnelle entend faire reconnaître, auprès du prochain gouvernement, la dimension stratégique d’un secteur d’avenir pour l’économie française en termes de croissance, d’emplois, d’investissements et de production industrielle » déclare le Leem dans la continuité de la plateforme politique qu’il a présenté en décembre dernier. Les industriels du médicament appellent le prochain gouvernement à un «profond changement de modèle» en concluant un «contrat de mandature» dans lequel «les deux parties s’engageraient réciproquement» sur trois axes prioritaires.

    Au titre de l’accès aux soins, le Leem propose notamment « d’accélérer et de simplifier les procédures de lancement des essais », « d’élargir l’accès aux données de santé à des fins de recherche et d’évaluation médico-économique » et de « favoriser l’évaluation en continu des médicaments (études en vie réelle…) ».  En contrepartie, les industriels s’engageraient à « accroître la part de la France dans la réalisation des essais cliniques en Europe, à fournir les données nécessaires à une meilleure connaissance des pipe-lines de recherche et à renforcer les partenariats public/privé avec les hôpitaux et les grandes structures de recherche françaises ». 

    Favoriser le « retour de l’innovation »

    Au titre de la politique de régulation, le Leem, qui se dit conscient des « marges de manœuvres économiques réduites de la France », appelle les pouvoirs publics à mettre en place « des modalités de régulation attractive pour permettre au secteur de renouer avec la croissance et d’en finir avec une régulation qui pénalise le retour de l’innovation ». Elles permettraient notamment de « réintégrer les gains d’efficience rendus possible dans le système de soins grâce au progrès technologique et d’élaborer, au travers d’une loi-cadre quinquennale, une vision pluriannuelle de la politique de maîtrise des dépenses, en phase avec les priorités de santé publique et les indispensables réformes organisationnelles ». Le Leem insiste notamment sur la nécessité de favoriser l’essor des sites de production des médicaments innovants comme les biomédicaments. Sur 48 autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par l’Agence européenne du médicament entre 2014 et 2016, « seules 3 ont un site de fabrication enregistré en France », souligne le syndicat. De leur côté, les industriels s’engageraient à assurer la transformation des métiers. « Il faut travailler sur les nouveaux métiers dans le domaine de la bio-informatique, du digital, ou encore le partage et le traitement des données » souligne Patrick Errard. Le Leem se propose également de « renforcer le maillage entre les grands groupes pharmaceutiques et les start-up de biotechs ».

    Enfin, au titre du troisième « axe prioritaire », de ce contrat de mandature, le Leem suggère au prochain gouvernement de « simplifier et stabiliser l’environnement normatif, en alignant la législation française sur la réglementation européenne afin de ne pas pénaliser les industries de santé françaises ». 

    Revue des principales propositions des candidats à la présidentielle

    Patrick Errard a profité de ses vœux pour livrer son analyse sur les propositions déjà connues des candidats à la présidentielle en matière de politique de santé (Par ordre alphabétique, François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et jean-Luc Mélenchon).

    Chez François Fillon, Patrick Errard accueille favorablement la proposition du candidat de la droite de renforcer encore l’outil du crédit d’impôt recherche et de favoriser l’accès au marché des produits innovants en accroissant les ATU tout en soutenant le développement de filières françaises d’excellence appuyées sur des pôles de compétitivité à l’échelle européenne et mondiale. En revanche, Patrick Errard craint que ce candidat ne soit tenté de gérer les comptes sociaux « de façon comptable » sans vision « à long terme ».

    Dans les propositions de Benoît Hamon, Patrick Errard accueille favorablement celle qui consiste à améliorer la transparence du système d’évaluation et de fixation des prix des médicaments. « Il faut que le prix de l’innovation soit lisible, compréhensible et admis par tous ! » estime-t-il. Il juge également positive la proposition de Benoît Hamon de soutenir les innovations sociales dans le secteur de la santé ou encore de renforcer la couverture des soins dentaires et de développer le sport-santé. En revanche il se montre plus sceptique sur l’augmentation des recrutements à l’hôpital – « un sujet d’organisation des soins plus qu’une question de manque de moyens » – ou sur la menace d’instaurer des licences d’office pour les médicaments innovants dont le prix serait jugé excessif. « On ne négocie pas un pistolet sur la tempe ». Un commentaire qu’il applique également à Marine Le Pen qui aurait également préconisé d’engager un « bras de fer » avec les laboratoires pour limiter les prix des médicaments innovants les plus élevés. 

    S’agissant des propositions d’Emmanuel Macron, Patrick Errard note qu’il est « le seul à avoir repris l’idée du Leem de lancer un plan quinquennal de financement dans le domaine de la santé et à déclarer que les laboratoires pharmaceutiques ne devaient pas être les ‘variables d’ajustement’ » des dépenses de ce secteur. Il se félicite aussi de la proposition du candidat de réformer la manière de fixer l’Ondam et de mieux valoriser la prévention.

    Une proposition également développée par Jean-Luc Mélenchon dont la proposition de créer « un pôle public du médicament » (notamment pour la recherche et la production des médicaments) ou un laboratoire indépendant pour contrôler l’industrie pharmaceutique, grâce à la création d’une nouvelle taxe, suscite moins d’enthousiasme chez le président du Leem, qui rappelle qu’il existe déjà « onze taxes spécifiques » dans le secteur. 

  • Des associations de patients lancent un guide sur le parcours de santé des malades chroniques

    Une douzaine d’associations de patients atteints de maladies chroniques regroupées au sein de l’association [im]Patients, Chroniques & Associés annoncent le 25 janvier 2017, le lancement d’un guide pour aider les patients à s’orienter sur leur parcours de santé, depuis les premiers symptômes jusqu’aux outils pour mieux vivre sa maladie au quotidien une fois diagnostiquée y compris dans le milieu professionnel. Cette publication, développée avec le soutien de la DGS (direction générale de la Santé) et de la fondation Adréa, est disponible gratuitement en ligne.

    • « Informer chaque personne sur les différentes étapes du parcours de santé, ainsi que sur les dispositifs et l’aide qu’elle peut mobiliser » : tel est l’objectif du guide publié par l’association [im]Patients, Chroniques & Associés, conçu comme « un outil d’information, permettant l’autonomisation des personnes malades, pour améliorer leur capacité à agir en faveur de leur propre santé ».
    • L’association indique avoir conçu un guide accessible «sans connexion» en dépit du développement rapide des applications mobiles et autres plateformes web d’information pour tenir compte des 15% de Français n’ayant pas accès à internet et des 35% de ceux qui ne disposent pas de smartphones.
    • [im]Patients, Chroniques & Associés publie également une enquête réalisée auprès des malades chroniques à l’occasion du lancement de ce guide d’après laquelle, les patients indiquent avoir connu plus de quatre années «d’errance diagnostique» avant que leur maladie ne soit diagnostiquée, sachant qu’en moyenne, les patients interrogés déclaraient vivre avec leur maladie depuis environ 18 ans. 
    • Si l’association demande la mise en œuvre immédiate du DMP en cours d’expérimentation, elle souligne que sa mise en place ne résoudra pas tous les problèmes d’orientation des malades chroniques dans le système de soin et souhaite notamment la mise en place de «gestionnaires de cas complexes» pour pouvoir contourner l’organisation en «silo» des acteurs du système de santé et pouvoir accompagner les malades dans la gestion de leur parcours de soins. 

    L’Association [im]Patients, Chroniques & Associés, créée en 2005 sous la forme d’un collectif et qui depuis 2011 a un statut associatif fédère douze associations :Aides, l’AFA (Association François Aupetit), l’AFD  (Fédération française des diabétiques), l’AFH  (Association française des Hémophiles), l’AFSEP (Association française des sclérosés en plaques), Amalyste, Aptes (Association des personnes concernées par le tremblement essentiel), Dingdingdong (Association des personnes concernées par la maladie de Huntington), Fibromyalgie France, la Fnair (Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux), France Psoriasis et Keratos.

  • « Nous allons qualifier les solutions innovantes dans la silver économie » (Philippe Marchand, UGAP)

    Philippe Marchand, directeur de projet à l’UGAP, a accordé à Health&Tech Intelligence une interview dans laquelle il explique en quoi consiste la mission confiée à la centrale d’achat par Pascale Boistard pour structurer la filière de la silver économie.

    Il revient également sur la restructuration en cours des achats hospitaliers dans le contexte des GHT et des économies demandées aux établissements par le ministère de la Santé sur ce poste.

    En quoi consiste exactement la mission que Pascale Boistard a confiée à l’UGAP sur la silver économie ?

    La feuille de route pour la silver économie signée en décembre 2016 prévoit notamment une structuration de cette filière, qui présente des enjeux industriels au niveau local et un gisement potentiel important d’emplois. L’UGAP a été missionnée pour accompagner France Silver Eco sur ce plan, en contribuant à rapprocher l’offre de la demande.

    Les prescripteurs (associations, Ehpad, collectivités, etc….) ont besoin d’une visibilité sur l’offre. Nous allons donc leur permettre d’accéder à une offre de services qualifiée, avec des solutions techniques qualifiées, tout en sécurisant l’accès aux marchés publics.

    Quel est votre calendrier d’action ?

    Concrètement, notre action se déroulera en trois temps.

    Premièrement, nous avons commencé à faire l’inventaire des solutions déjà sélectionnées par l’UGAP. Ce travail devrait être achevé d’ici à la fin janvier 2017.

    Nous allons ensuite rassembler cette offre sur un portail dédié au cours du premier trimestre 2017. La qualification de l’offre selon des catégories utiles aux usagers représente une part stratégique de ce travail.

    Enfin, nous allons enrichir l’offre. L’objectif est de détecter, qualifier et promouvoir les solutions techniques innovantes. Cela implique d’organiser des manifestations régionales, qui se dérouleront tout au long de l’année.

    Comment allez-vous collaborer avec les autres acteurs de la filière, comme France Silver éco ? Avec les collectivités territoriales ?

    France Silver Eco est le maître d’œuvre de la filière, il en fédère l’ensemble des acteurs. Nous travaillons donc en étroite collaboration.

    L’UGAP peut s’appuyer sur ses 26 implantations réparties sur tout le territoire pour coordonner son action sur l’achat public avec les initiatives des collectivités territoriales.

    Nous avons ainsi récemment été saisis par Michèle Delaunay pour contribuer à l’aide que la région Nouvelle Aquitaine souhaite apporter aux 12 départements qui la composent pour déployer une filière régionale de la silver économie.

    Comment se caractérise la filière de la silver économie aujourd’hui ?

    La filière de la silver économie est principalement structurée autour de l’innovation, le plus souvent portée par des PME et TPE. L’existence d’un seul point d’entrée via un portail de référencement des offres est un puissant levier de facilitation d’accès de ces entreprises à la commande publique. Par ailleurs, alors que la plupart des centrales d’achat public européennes, ou encore des organes centralisateurs en France, opèrent dans le cadre du « référencement », l’UGAP opère selon un modèle dit « d’achat pour revente » et non de mise à disposition de marchés, ce qui fonde sa spécificité dans la sphère de l’achat public. Un tel modèle permet d’optimiser les achats en abaissant les coûts pour les industriels titulaires (prise en charge par la centrale d’achat de l’interfaçage commercial avec le client public). L’UGAP est également un outil de sécurisation à la fois juridique et financière des entreprises en leur garantissant, notamment, des délais de paiement de 30 jours maximum, qui peuvent être ramenés à 3, voire 1 jour.

     Quelles sont les actualités en matière d’achats publics hospitaliers ?

    Le Plan triennal ONDAM annoncé en février 2015 par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, vise une évolution structurelle du système de santé sur 3 ans (2015-2017) pour dégager une économie de 10 milliards d’euros dont 1,2 milliard sur le poste des achats hospitaliers, dont le volume annuel est estimé à 18 milliards d’euros hors investissements.

    Pour concourir à l’atteinte de cet objectif, la loi de modernisation du système de santé prévoit un transfert de la fonction achat vers l’établissement support des futurs GHT.

    Pour accompagner cette importante restructuration des achats hospitaliers, la DGOS a souhaité faciliter le recours aux opérateurs mutualisés d’achats, qui ne représentent aujourd’hui qu’un tiers du volume total des achats hospitaliers d’exploitation.

    Pour cela, la DGOS a distingué deux types d’opérateurs selon la possibilité d’harmoniser les besoins hospitaliers au niveau national ou régional et la capacité du marché fournisseurs à proposer une offre viable à tous les établissements sur un périmètre régional ou national :

    • des opérateurs régionaux, issus de la restructuration des 166 groupements de commandes régionaux existants ;
    • trois opérateurs mutualisés nationaux. : l’UGAP, le Resah et UniHa.

    Les trois opérateurs nationaux sont invités à proposer des offres concurrentes sur l’ensemble des segments nationaux d’achats hospitaliers.

    Des précisions sont encore attendues sur le plan juridique afin de sécuriser cette mise en concurrence.