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  • La prévention, axe fort du 3e rapport de l’INCa sur les avancées du plan cancer 2014-2019

    • Le potentiel exploitable des données de santé,
    • les quelques avancées de l’innovation,
    • l’amélioration de l’accès aux soins et des conditions de prise en charge des patients,
    • les nombreux efforts d’optimisation de la prévention,
    • la valorisation et le renforcement de la recherche,
    • les nombreux investissements et évolution des modèles de financement,
    • les progrès dans l’organisation des soins,

    tels sont points essentiels du 3e rapport de l’INCa sur la progression et l’avancement du plan cancer 2014-2019 publié le 14 février 2017.

    Adressé au président de la République, ce rapport établi par l’INCa pour le compte des ministres chargés de la santé et de la recherche dresse l’état de chacune des 208 actions du plan cancer, doté de 1,5 milliard d’euros.

    Articulé sur 4 axes « guérir plus de personnes malades », « préserver la continuité et la qualité de vie », « investir dans la prévention et la recherche » et « Optimiser le pilotage et les organisations » et à travers 17 objectifs, il permet également de faire le point sur la mise en œuvre du plan cancer par les ARS et propose une synthèse de son avancement sous forme de tableaux de suivi.

    Des données de santé mieux exploitées

    Les données minimales médicales, administratives, et organisationnelles requises lors des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en cancérologie ont été informatisées. Par ailleurs, de nombreuses nouvelles données ont été publiées :

    Publications

    • 8e édition des « Cancers en France »: les données et tendances dans les domaines de la recherche, des soins, des conséquences de la maladie, de la prévention et du dépistage, ainsi que les indicateurs épidémiologiques, sont rapportés de façon interactive.
    • Nouvelle version de la rubrique « Les données du cancer » sur le site de l’INCa à l’adresse http://lesdonnees.e-cancer.fr/: cette rubrique comporte 300 indicateurs, 100 fiches de synthèses et 650 projets de recherche financés par l’INCa et le ministère des Affaires sociales et de la Santé.
    • Synthèse des dernières données sur l’incidence et le dépistage du cancer du sein en France.
    • Premières données départementales d’incidence du cancer de la thyroïde.
    • Résultats de l’étude BIOMARQUEURS-France dans « The Lancet ».
    • Résultats d’une enquête dans 5 régions françaises sur l’accès aux tests moléculaires des mutations des gènes EGFR, RAS et BRAF.
    • Démarrage de 5 essais cliniques de phases précoces, sélectionnés dans le cadre du programme de partenariat public-privé avec des laboratoires pharmaceutiques.

    Innovation : quelques avancées

    • L’accès à l’innovation est porté à l’international et sa prise en compte évolue en France.
    • Un benchmark international sur l’innovation médicamenteuse a permis d’avancer vers l’évolution des dispositifs d’évaluation des médicaments anticancéreux.
    • Lancement du premier essai clinique entièrement dédié aux cancers pédiatriques « AcSé Esmart ».

    Une amélioration de l’accès aux soins et des conditions de prise en charge des patients

    • Les patients ont un meilleur accès à la médecine de précision grâce à une analyse des tumeurs plus complète, et la recherche est poursuivie pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et améliorer leur efficacité.
    • Avec le déploiement du NGS (séquençage haut débit) ciblé en 2015, plus de 10 000 patients ont bénéficié d’un examen de leur tumeur.
    • L’accompagnement des patients a été amélioré s’agissant des soins de support et de l’hospitalisation à domicile
    • Le patient ressource fait l’objet d’une expérimentation.
    • L’élargissement de l’accès au crédit et la réforme des services de santé au travail pour le maintien en emploi visent à diminuer l’impact du cancer sur la vie personnelle et professionnelle
    • L’accès à l’assurance et au crédit dans des conditions normales a été élargi.
    • Un accord-cadre avec le Collège de la médecine générale a été signé.

    A l’avenir, la définition d’un panier des soins oncologiques de support (SOS) permettra d’améliorer cet accompagnement.

    De nombreux efforts d’optimisation de la prévention

    • Un accent particulier a été mis sur la prévention tertiaire grâce à des outils d’aide à l’arrêt du tabac mis à la disposition des professionnels de santé pour les aider à accompagner leurs patients; et un appel à projets.
    • Le premier défi collectif de grande ampleur de santé publique avec mobilisation de la société civile contre le tabagisme avec « Moi(s) sans tabac » a eu lieu.
    • La communication a été renforcée sur la prévention primaire prioritaire, 40 % des cancers étant évitables.
    • Un parcours éducatif de santé est mis en œuvre pour les élèves de la maternelle au lycée depuis la rentrée 2016.
    • Une chaire dédiée à la recherche en prévention des cancers a été créée et un colloque international organisé pour soutenir le développement de la recherche interventionnelle.
    • La recherche, la surveillance et la gestion des cancers liés au travail ou à l’environnement ont fait l’objet de travaux pour prévenir et détecter des cancers.

    La valorisation et le renforcement de la recherche

    • Deux nouveaux programmes d’actions intégrées de recherche ont été lancés pour renforcer la recherche en cancérologie pédiatrique et sur les cancers du pancréas.
    • Un programme international, alliant six pays d’Afrique de l’Ouest, deux pays d’Asie du Sud-est et quatre pays du pourtour méditerranéen, favorise la recherche sur le cancer de l’utérus.
    • La connaissance du stade de développement du cancer au moment du diagnostic et celles des cancers pédiatriques a été améliorée.
    • Un appel d’offres pour l’acquisition des matériels dans les laboratoires et plateformes de recherche a été lancé.
    • Un colloque franco-américain pour valoriser la nouvelle génération de nanomédicine a été organisé.
    • L’étude Sicapro sur l’incidence des cancers par profession et par secteur d’activité a été lancée.

    De nombreux investissements et une évolution des modèles de financement

    • Les modèles de financement de la radiothérapie oncologique et de la consultation de primo-prescription en chimiothérapie orale évoluent : un recueil d’information sur les consultations a été mis en place pour évaluer et revaloriser les besoins de financement de ces deux activités.
    • 4 M€ ont été alloués aux établissements d’ HAD pour qu’ils puissent délivrer des traitements coûteux.
    • 3 M€ ont été alloués à 36 équipes pour accompagner la mise en œuvre & l’évaluation de la chirurgie ambulatoire.
    • Un fonds a été créé pour financer des mesures de lutte contre le tabagisme.

    Par ailleurs, l’expérimentation d’un nouveau modèle de financement de la radiothérapie oncologique est en cours.

    Des progrès dans l’organisation des soins

    • Des propositions de réorganisation régionale et territoriale des organisations de la cancérologie ont été établies par l’INCa.
    • Le bilan de l’expérimentation des infirmiers dédiés de coordination en cancérologie (IDEC) pour soutenir la coordination ville-hôpital est très positif.

    En outre, le déploiement d’une offre régionale adaptée aux spécificités des adolescents et jeunes adultes permettra de soutenir et adapter les soins et l’accompagnement.

  • 2 millions d’euros pour les 9 lauréats du « Concours handicap et innovation »

    2 millions d’euros, tel est le montant de l’ensemble des subventions allouées aux 9 lauréats du « Concours handicap et innovation : autonomie à tous les âgées de la vie et conception universelle », reçus le 15 février 2017 par Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires Sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

    Ce concours, qui s’inscrit dans le cadre de l’action « Projets industriels d’avenir » du Programme d’investissements d’avenir, a pour objectif de soutenir le développement de PME et répondant aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, pour encourager l’accessibilité, la stimulation cognitive, l’essor de la robotique d’assistance et de rééducation.

    Les projets devaient se fonder sur une innovation, technologique ou non. Les besoins spécifiques des personnes en situation de handicap demeurant souvent complexes à cerner et à prendre en compte pour les concepteurs, une attention particulière fut portée aux projets co-conçus et testés avec les usagers finaux.Ils pouvaient être en phase de recherche industrielle, de développement expérimental, voire d’industrialisation.

  • Investissements d’avenir (PIA) : Alsace BioValley et Health Factory lancent les Défis Santé Numérique

    Health Factory et le pôle de compétitivité Alsace BioValley ont annoncé le 9 février 2017 avoir été retenus pour organiser des Défis Santé Numérique à l’échelon national dans le cadre du PIA.

    L’objectif de ce programme est de faire émerger des innovations dans le secteur du numérique en santé, fruits de collaboration entre grands groupes industriels, établissements de soins et start-up & PME.

    Le premier défi est lancé en février 2017.

    Modalités de participation

    Les acteurs de la santé (grands industriels, établissements de santé, assureurs, acteurs publics) sont invités à soumettre un défi Santé numérique pour résoudre l’une de leurs problématiques médicales sur le site : http://defis.santenumerique.co/

    Les start-up & PME innovantes pourront répondre à chaque défi proposé par un acteur de santé. Elles seront alors intégrées dans des consortiums collaboratifs, aux côtés des porteurs du défi.

    Chaque candidat ou consortium constitué déposera ensuite un dossier présentant son projet d’innovation, dossier qui sera étudié et évalué par un jury en fonction du caractère innovant et de la capacité à répondre à la problématique posée initialement.

    Les projets lauréats bénéficieront d’un financement jusqu’à 45 000 €.

    Le premier Défi santé numérique

    Lancé en février 2017, ce défi est porté par le Centre Henri Becquerel (Centre de Lutte contre le Cancer de Rouen).

    Défi à relever

    Au regard des besoins identifiés par les patients, leurs proches et les professionnels de santé, une solution numérique adaptée à la prise en charge des patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie ambulatoire devrait comprendre l’ensemble des fonctionnalités suivantes :

    • permettre l’échange d’informations entre les patients et les professionnels de santé ;
    • assurer une remontée d’informations par les patients sous forme active et passive ;
    • assurer le décodage et l’encodage de l’information d’une façon compréhensible par son destinataire, professionnel ou patient ;
    • s’appuyer sur des systèmes experts d’intelligence artificielle pour aider à la priorisation, la redirection, la décision sur l’ensemble des flux d’information ;
    • assurer une interopérabilité satisfaisante avec les systèmes d’information tant hospitaliers que libéraux, y compris les portails dédiés aux patients.

    Calendrier

    • 28 février 2017 – Paris : présentation du défi & échanges au Numa
    • 23 mars 2017 – Strasbourg : présentation du défi & échanges à l’IRCAD
    • 10 avril 2017 : atelier de design-thinking au Numa
    • 20 avril 2017 : date limite de dépôt de la lettre d’intention
    • 31 mai 2017 : date limite de dépôt du dossier de candidature
    • 20 juin 2017 : audition devant le jury
    • début juillet 2017 : annonce des lauréats

    Tous les documents nécessaires sont téléchargeables sur le site http://defis.santenumerique.co/defi-chimio

    L’ensemble de ce programme est conçu et piloté par Alsace BioValley et Health Factory, financé par la DGE via Bpifrance et l’ASIP Santé, et soutenu par Alsace Innovation, le GCS Alsace e-santé et Rhenatic.

  • Big Data : les dix recommandations de la Commission européenne

    La Commission européenne a publié, en décembre 2016, une étude sur le Big Data en santé, dans laquelle elle émet 10 recommandations pour favoriser son déploiement. Elle présente également 10 initiatives exemplaires d’utilisation en Europe.

    Les dix recommandations de la commission européenne

    • Recommandation 1 – Sensibiliser le grand public : Développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour sensibiliser à la valeur ajoutée du Big Data et en promouvoir une image positive.
    • Recommandation 2 – Renforcer les compétences : Former aux métiers des sciences de la donnée pour répondre aux besoins en compétence des marchés émergents.
    • Recommandation 3 – Développer les sources de données de santé : Développer et diversifier les sources existantes de Big Data de la Santé et en découvrir de nouvelles, garantir leur qualité et assurer leur protection.
    • Recommandation 4 – Favoriser l’open data : Promouvoir l’accès et le partage des données sans compromettre le droit des patients à la protection de leur vie privée et à la confidentialité.
    • Recommandation 5 – Mieux se servir des données analysées : Appliquer de manière ciblée les résultats de l’analyse des données en se basant sur les besoins et les intérêts des parties prenantes, y compris des patients.
    • Recommandation 6 – Améliorer les méthodes d’analyse : Identifier les potentiels de l’analyse des données, améliorer les méthodes d’analyse et promouvoir l’utilisation de méthodes novatrices.
    • Recommandation 7 – Elaborer un cadre de gouvernance des données: Mettre en oeuvre des mécanismes de gouvernance qui assurent un accès et une utilisation équitable et en toute sécurité des Big Data pour la recherche médicale.
    • Recommandation 8 – Standardiser les normes : Développer des normes techniques pour les Big Data de la Santé afin de simplifier leur application et améliorer leur interopérabilité.
    • Recommandation 9 – Prévoir un financement dédié sous l’égide de la commission européenne : Assurer un investissement réfléchi guidé par la Commission Européenne afin de garantir rentabilité et durabilité.
    • Recommandation 10 – Harmoniser le cadre juridique: Clarifier et aligner les réglementations existantes sur la protection des données de santé.
  • ANSM : Appel à projets associations de patients et d’usagers du système de santé 2017

    Pour la sixième année consécutive, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance un appel à projets s’adressant aux associations de patients et autres usagers du système de santé. Cet appel à projets annuel vise à stimuler des initiatives associatives axées sur le bon usage et la réduction des risques liés aux produits de santé. Les réponses sont attendues pour le 6 avril 2017.

    L’appel à projets 2017 dispose d’une enveloppe budgétaire provisionnelle globale de 75 000 euros et s’adresse aux :

    • associations de personnes impliquées dans le soutien aux personnes malades ou aux personnes handicapées
    • associations d’aidants informels
    • associations de victimes
    • associations d’usagers ou de consommateurs dans la mesure où elles ont une implication avérée dans le domaine des produits de santé.

    La subvention maximale accordée par projet est de 30 000 euros. Les associations pourront choisir librement la thématique de leur choix sous réserve que les projets proposés s’inscrivent bien dans le champ d’intervention de l’ANSM.

    Les projets présentés pourront émaner d’une association, d’un collectif d’associations ou de plusieurs associations dans le cadre d’un projet collaboratif. Les associations de professionnels de santé ne sont pas éligibles.

    ->  Ensemble des documents sur l’appel à projets 2017, notamment les modalités de réponse

    Les projets devront être réalisés dans un délai maximum de 18 mois après l’attribution de la subvention.

    Date de clôture :  Le dossier doit être envoyé par courrier électronique et par courrier postal au plus tard le 6 avril 2017 à minuit  (cachet de La Poste faisant foi).

     Depuis la 1ere édition de cet appel à projets, 36 dossiers ont été retenus et financés.

  • MAIA, PAERPA et PTA : le cloisonnement des actions source de segmentation et de concurrence (CNSA)

    Le cloisonnement dans le pilotage national des projets MAIA (CNSA), PAERPA (DSS) et PTA (DGOS) est source de segmentation et de concurrence entre acteurs : tel est le constat dressé par la CNSA dans son rapport d’évaluation des dispositifs MAIA mis en ligne le 9 février 2017.

    Cette segmentation se reproduit également au niveau des ARS, MAIA étant généralement pilotée par les directions de l’offre médico-sociale, tandis que PAERPA et PTA le sont par d’autres directions, ce qui peut « entraîner des logiques de concurrence en interne au sein des ARS ».

    Dans ce contexte, « une mise en cohérence en amont de la formulation de la politique de santé est attendue » par les acteurs de territoires : pilotes MAIA, ARS et conseils départementaux.

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.

  • Philippine government supports 5 high tech solutions to improve health care delivery

    The Department of Science and Technology- Philippine Council for Health Research and Development (DOST-PCHRD) has unveiled on January 2017 five technologies that should improve the delivery of local health care in the country.

    The government agency supports local programs on health health research to strengthen the local healthcare ecosystem.

    The five products supported focus on:
    – the fight against dengue;
    – access to better healthcare in remote areas via telemedicine;
    – improving communication between policy makers and health professionals;
    – accessibility to knee surgery.

    By adopting the Philippine Technology Transfer Act of 2009 (Republic Act 10055), the DOST has stepped up its efforts to build an ecosystem centered on the transfer and adoption of Filipino new technologies in the mainstream market through partnerships and linkages among scientists, researchers, innovators, entrepreneurs and other industry players.

    Furthermore, in 2014, the Philippine government and the European Union signed The Philippine Health Sector Reform Contract (PHSRC). Amounting to € 30 million, it represents the third EU sector budget support granted to the Health Sector Reform Agenda of the Government of the Philippines.

    The PHSRC supports the national sector program on UHC and pays particular attention to challenges to increase the commitment of local governments to deliver quality health services and to ensure effective and sustainable implementation of health reforms at the local level, especially for the most disadvantaged people.

    The five technologies supported by the government have been selected by the DOST because of the positive contributions they could make to improving access to healthcare in disadvantaged areas and their promising results obtained during the first deployments carried out in the field.

    Biotek-M: improving the diagnosis of dengue for savings

    Developed by the UP Manila National Institutes of Health Institute of Molecular Biology and Biotechnology, Biotek-M is a test to confirm the dengue diagnosis.

    It is as accurate as the Polymerase Chain Reaction (PCR) technology currently available on the market but less costly because it is locally developed.

    Due to its precision, the product limits the number of admissions for dengue suspected cases and, therefore, saves resources for both hospitals and patients.

    > The project is funded by the University of the Philippines System through the Philippine Genome Center and the Department of Science and Technology of the country (DOST -TECHNICOM).

    OL Trap: limiting the risk of dengue epidemic by eliminating eggs and larvae of mosquitoes virus

    The OL Trap was developed by DOST-Industrial Technology Development Institute to reduce the number of Aedes aegypti mosquitoes, transmitter of the dengue virus.

    The tool traps the eggs and larvae of mosquitoes in their laying site with an organic solution and kills them before hatching.

    > The Philippine Department of Health and the DOST have collaborated to facilitate the national development of the product.

    RxBox: providing better access to healthcare in isolated areas via telemedicine

    RxBox was jointly developed by the Philippines universities of Diliman and Manila (UP) and National Telehealth Center (NTC) to provide better access to healthcare services in geographically remote and disadvantaged areas by facilitating communication between health professionals in isolated communities and medical experts in urban areas.

    Concretely,  RxBox is a multi-component device. Its components include:

    • a temperature sensor;
    • an blood pressure monitor;
    • a pulse oximeter;
    • an electrocardiogram;
    • a fetal heart monitor;
    • a maternal tocometer.

    Through the use of sensors integrated into these different medical devices, it collects and stores patients data in an EMR. Then, the information is transmitted to healthcare professionals via internet.

    The tool has been developed to reduce unnecessary patients travels to medical facilities but also hospitalizations because, by using it, rural physicians can make accurate and complex diagnosis by remotely consulting clinic experts from urban areas and thus locally treat certain patients living in remote areas.

    In April 2016, the RxBox had been used about 48,000 times since its launch in 2014, Dr Portia Grace F. Marcelo, NCT director, announced last year. She also said that its latest version had been adopted by fifty hospitals in the span of three months.

    > This information and communications technology (ICT) innovation was also created to support the the Department of Health’s call for Universal Health Care.

    EHATID: a mobile app to improve communication between policymakers and rural health units

    EHATID is an Android application developed by Ateneo De Manila University to provide real-time information on the health sector and facilitate communication between local chief executives and rural health units (RHUs)

    Running even without internet connection, it has been developed to help Philippine local government units (LGU) to make informed decisions in order to create sound and evidence-based health policies and programs.

    The security of the eHATID LGU data is taken very seriously. Protocols have been implemented to make sure policies and program requirements for privacy, security and confidentiality of patient data are respected.

    Axis Knee System: facilitating access to knee surgery

    Designed by Orthopedic International Inc., the Axis Knee System is the first knee device available at an affordable price in the ASEAN region: it is 40-50% cheaper than similar products made by other brands on the market.

    Thanks to this innovative instrumentation, a larger number of surgeons will be able to perform knee surgery without the need to undergo one-year fellowship program.

  • Les rendez-vous du Pipame : téléassistance et services associés, vers une nouvelle dynamique ?

    Le Pipame (Pôle interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations économiques) organise un séminaire le 24 février 2017 sur le thème « téléassistance et services associés, vers une nouvelle dynamique ? ». Les résultats d’une étude sur « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés » seront notamment présentés.

    Programme

    • 9H00– Accueil café
    • 9H30– Introduction : Thierry LANGE, Direction générale des entreprises (DGE)
    • 9H40– Présentation des résultats de l’étude : « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés» :- Jean-Claude MIGETTE et Henri DELAHAIE, cabinet CODA Stratégies
    • 10H30– 1ère table ronde : Téléassistance et services associés : quel rôle pour les collectivités territoriales ?
      • Marie-Christine BUNLON, vice-présidente en charge des personnes âgées, conseil départemental 23 (à confirmer)
      • Frédéric DUHAMEL, directeur Général Mondial Téléassistance – GTS & TEL2S
      • Anne GIREAU, vice-présidente, ANDASS
      • Geneviève GUEYDAN, directrice CNSA (à confirmer)
      • Xavier MOUNIE, Conseil départemental 31 (à confirmer
    • 11H30– 2e table ronde : Téléassistance : comment intégrer les innovations du numérique ?
      • George GAMBUT, président de l’Association Alerte LYON
      • Martin KAISER, directeur général de Hager Services (à confirmer)
      • Hervé MEUNIER, président de l’AFRATA et directeur général de FILIEN ADMR
      • Caroline MOUMINOUX, chargée du marketing et des grands comptes chez INTERVOX
      • Alexis ROCHE, directeur général d’ASSYSTEL et administrateur de l’ASIPAG
    • 12H30– Conclusion
  • Singapour fusionne ses hôpitaux régionaux et réorganise ses polycliniques

    Le gouvernement singapourien a annoncé fin janvier la réorganisation de son système de santé publique afin de mieux répondre aux besoins futurs des patients.

    Le ministère de la Santé annonce que les six hôpitaux régionaux seront regroupés en trois nouvelles organisations pour faciliter la mise en œuvre des principaux objectifs du pays :
    – l’application du plan Santé 2020 (Healthcare 2020 Masterplan) ;
    – l’amélioration de la qualité de l’offre de soins ;
    – l’amélioration de l’accessibilité à l’offre de soins.

    Ce nouveau projet vise à encourager le dialogue entre les différentes entités en les incitant à combiner leurs solutions high tech et leurs compétences humaines afin de gagner en performance.

    De six à trois établissements innovants d’ici 2020

    Actuellement, le système de santé singapourien est organisé en six organismes de santé régionaux :

    • 1. l’Alexandra Health System (AHS) ;
    • 2. l’Eastern Health Alliance (EHA) ;
    • 3. le Jurong Health Services (JurongHealth) ;
    • 4. le National Healthcare Group (NGH) ;
    • 5. le National University Health System (NUHS) ;
    • 6. le Singapore Health Services (SingHealth).

    Ces établissements déploient dans leur région respective des partenariats entre les différents fournisseurs de soins (hôpitaux de pointe, hôpitaux communautaires, fournisseurs de soins primaires, fournisseurs de soins de longue durée, maisons de soins infirmiers…).

    Dans le nouveau système, seules trois entités existeront :

    • 1. le pôle de la région centrale : fusion du NHG et de l’AHS ;
    • 2. le pôle de la région Est : fusion de SingHealth et de l’EHA ;
    • 3. le pôle de la région Ouest : fusion du NUHS et de JurongHealth.

    Ces nouveaux groupes devraient être opérationnels à partir de 2020, précise le ministère de la Santé.

    « Nous devrons encore faire face à de nombreux challenges » (Gan Kim Yong, ministre de la Santé)

    « Cette réorganisation des pôles de santé publique nous permettra de surmonter les futurs défis qui se dessinent au sein du pays en matière de santé, a déclaré le ministre de la Santé, M. Gan Kim Yong. Je suis convaincu que nous serons en mesure de mieux optimiser les ressources et les capacités du secteur mais aussi de fournir des soins plus complets et axés sur le patient afin de répondre aux besoins de santé en mutation des Singapouriens. »

    « Au cours des dernières années, le ministère de la Santé a considérablement amélioré l’accessibilité [géographique mais aussi en termes de coûts] et la qualité des soins à Singapour dans le cadre de notre plan Santé 2020 [Healthcare 2020 Masterplan]. Néanmoins, nous ne pouvons pas nous permettre d’en rester là car nous devrons encore faire face à de nombreux challenges, tels que le vieillissement de la population, le fardeau accru des maladies chroniques et la nécessité de gérer la croissance future de la main-d’œuvre et des dépenses de santé », a-t-il ajouté.

    Fusionner les compétences techniques et humaines pour offrir un système de soins plus performant

    Chacun des nouveaux groupements disposera de ressources de qualité, aussi bien au niveau des différents services médicaux que des installations et des réseaux mis en place. Les trois groupements du pays pourront collaborer de près afin de combiner leurs atouts techniques mais aussi humains pour offrir des soins préventifs, curatifs et de réadaptation plus complets qu’à l’heure actuelle et davantage axés sur la population de la région concernée.

    Les polycliniques vont elle aussi subir une réorganisation pour gagner en efficacité

    Les polycliniques vont aussi être réorganisées d’ici le début de l’année 2018 : le groupe de polycliniques de l’Université nationale de Singapour sera formé sous l’entité NUHS, faisant de l’alliance de SingHealth Polyclinics et de NHG Polyclinics le troisième groupe de polycliniques de Singapour.

    « Cette réorganisation va permettre à des partenaires de longue date situés dans la partie Ouest de Singapour de se regrouper en tant qu’équipe entièrement intégrée pour fournir avec nos établissements universitaires des soins en continu, de la prévention aux soins à domicile, afin de poursuivre le développement de solutions de pointe dans l’industrie et ainsi relever les défis de santé [nationaux] mais aussi mieux former la prochaine génération de professionnels de santé [du pays] », a déclaré le Pr. John Eu-Li Wong, directeur général du National University Health System (NUHS).