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  • Fonds French Tech Seed : l’Institut du cerveau et de la moelle épinière labellisé

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), avec sa spécialisation en neurosciences, vient d’être labellisé par Bpifrance dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) French Tech Seed. Les 18 premiers lauréats de l’AMI (sur 46 candidats) ont été annoncés le 17 janvier 2019 par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, à l’occasion d’un déplacement à la SATT Paris-Saclay.

    Les lauréats ont répondu au 4 critères suivants :
    • potentiel à proposer des projets de création d’entreprise innovante à forte intensité technologique ;
    • garantie du caractère innovant et technologique des projets ;
    • garantie d’un suivi et d’un accompagnement de l’entreprise dans ses dimensions stratégique, de développement commercial et de financement ;
    • capacité à mobiliser l’écosystème de financements privés.

    Le fonds d’investissement French Tech Seed, dont la création a été annoncé en juin 2018 par le Premier ministre Édouard Philippe, est doté de 400 millions d’euros. Il vise à soutenir les start-ups technologiques en phase de post-maturation et de moins de 3 ans, notamment spécialisées dans le secteur de la deep tech.

    French Tech Seed repose sur un système de prescripteurs labellisés

    Le fonds French Tech Seed repose sur un système de prescripteurs labellisés et sur un effet de levier sur l’investissement privé.

    • Les prescripteurs sont des « structures expertes reconnues pour leur capacité à faire émerger et développer des start-ups technologiques », précise l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) dans un communiqué. Ils garantiront « le potentiel technologique des projets ».
    • Les entreprises dont la technologie est validée par les prescripteurs et bénéficiant d’investissements privés pourront obtenir un financement en obligations convertibles, pouvant aller jusqu’à deux tiers du tour de table, de la part de Bpifrance.

    L’ICM, lauréat expert en neurosciences 

    iPEPS-ICM, un incubateur qui accompagne plus de 150 entrepreneurs

    « L’ICM a pensé ses différents services de recherche et plateformes technologiques pour accélérer le passage des découvertes au bénéfice des patients par le levier de l’entrepreneuriat », explique l’institut.

    C’est pourquoi il a mis en œuvre dès sa création, en 2009, l’iPEPS-ICM, un incubateur pour les projets innovants qui accompagne plus de 15 entrepreneurs, répartis sur les deux sites de l’ICM et de la Station F, campus de start-ups spécialisées dans le secteur du numérique, dont l’iPEPS pilote le programme santé.

    Au cours de ses presque dix ans d’existence, l’ICM a accompagné 35 start-ups dans les domaines du médicament, des dispositifs médicaux mais aussi de la santé numérique. Elles ont levé au total plus de 150 millions d’euros de fonds privés depuis 2015, créé plus de 300 emplois et lancé sur le marché 5 produit, dont un médicament, détaille l’institut.

    L’iPEPS-ICM est labellisé « grand lieu intégré d’innovation » de la Région Île-de-France et French Tech Accelerator.

    Un living lab en neurologie et en psychiatrie

    • L’Institut du cerveau et de la moelle épinière a également créé en 2015 un living lab, qui « imagine et propose des innovations (technologies, produits, services) permettant de répondre à des besoins concrets de la chaîne de soin en neurologie et en psychiatrie », indique l’ICM. Associé à un fab lab (laboratoire de fabrication), il délivre 3 à 5 prototypes médicaux fonctionnels chaque année.
    • NeuroTrials, une unité dédiée à la recherche clinique précoce, a également été mis en place dans l’optique de faciliter le passage en tests chez l’humain des nouvelles solutions développées par les entreprises innovantes.
    • L’institut annonce par ailleurs qu’un nouveau bâtiment dédié aux start-ups technologiques ouvrira ses portes au cours de l’année 2020.

    Tous ces outils font de l’IMC un « one-stop shop », avec une expertise sectorielle dans les domaines de la neurologie et de la psychiatrie, autant de critères qui lui ont permis de décrocher le label « Frenc Tech Seed ».

  • Hausse du nombre des consultations à l’AP-HP avec la prise de RDV en ligne (étude Hospinnomics)

    La prise de rendez-vous en ligne a entraîné une augmentation du nombre de consultations et une diminution du nombre de rendez-vous non honorés au sein des établissements de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), révèlent les premiers résultats d’une étude réalisée par la chaire de recherche en économie de la santé Hospinnomics (AP-HP et École d’économie de Paris) et présentés dans un communiqué publié le 8 janvier 2019.

    Si de manière générale « une forte satisfaction des patients » a été observée à l’égard du service de prise de rendez-vous sur internet, aucun impact significatif n’a été constaté en ce qui concerne les délais d’attente pour les nouveaux patients et le nombre d’hospitalisations.

    L’étude, menée entre avril 2017 et mai 2018, compare l’évolution de l’activité de consultation externe de services d’établissements proposant la réservation en ligne avec celle de services d’établissements non équipés.
    Au moment de sa réalisation, 24 des 39 hôpitaux de l’AP-HP étaient dotés du système de prise de rendez-vous en ligne et 7 d’entre eux venaient de le mettre en place.

    À ce jour, le déploiement du dispositif est « quasiment terminé à l’AP-HP », précise le communiqué. Le service est actuellement disponible dans 30 hôpitaux du CHU, sur 32 éligibles, et plus de 170 000 rendez-vous ont été pris en ligne depuis le début du projet, soit environ 20 000 rendez-vous pris chaque mois.

    3 effets positifs de la prise de RDV en ligne observés à l’AP-HP

    1. Hausse du nombre de consultations

    • Un mois après la mise en place de l’outil de prise rendez-vous en ligne Doctolib, les établissements et les services équipés ont enregistré une hausse de 7,5 % du nombre de rendez-vous honorés, « tous canaux de prise de rendez-vous confondus », indique l’AP-HP dans le communiqué.
    • Un an après l’intégration de la solution, l’augmentation était d’environ 11 % pour l’ensemble des patients et de 7 % pour les nouveaux patients (primo-consultants).
      « La venue de nouveaux patients pourrait notamment s’expliquer par une meilleure visibilité de l’offre de soins de l’AP-HP pour les services engagés dans ce projet », note le CHU.

    2. Baisse des rendez-vous non honorés

    • Un mois après l’intégration du service, le nombre de rendez-vous non honorés a baissé de près de 8 %.
    • Autre constat, un nombre plus important de rendez-vous auxquels les patients ne pouvaient finalement pas se rendre ont été annulés à temps : 60 % de ces annulations ont été converties en nouveaux rendez-vous.

    3. Un service plébiscité par les patients

    • Un tiers des 5 000 patients interrogés par l’AP-HP en janvier 2018 déclarent qu’ils auraient cherché un rendez-vous en dehors du CHU sans l’accès à un service de prise de rendez-vous en ligne ;
      • 85 % d’entre eux indiquent qu’ils recommanderaient spontanément le service à leurs proches.
    • Une forte majorité souhaite, par ailleurs, que le service soit plus largement proposé à l’AP-HP.

    Mais pas d’impact significatif observé sur :

    1. les délais d’attente pour les nouveaux patients ;

    2. le nombre d’hospitalisations

    Dans l’optique d’optimiser le service pour les professionnels de santé, le CHU a également mené une enquête début 2018 afin de recueillir l’avis de médecins ayant accès à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne par le bais de rencontres avec des services ciblés pour identifier les problèmes rencontrés avec le dispositif et émettre des propositions d’amélioration.

  • OMS : symposium sur l’avenir des systèmes de santé numériques en Europe, les 6-8/02/19 au Danemark

    Le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe organise un symposium sur l’avenir des systèmes de santé numériques dans la région européenne (WHO Symposium on the Future of Digital Health Systems in the European Region) du 6 au 8 février 2019 à Copenhague, au Danemark, conjointement avec le Norwegian Centre for eHealth Research.

    Le colloque a pour but d’engager un dialogue entre les États membres de la Région européenne de l’OMS, les partenaires et les leaders d’opinion, en vue de définir les priorités d’action en matière de santé publique pour accélérer l’adoption de la santé numérique au sein des pays membres. Il recueillera également des contributions supplémentaires pour l’élaboration d’une vision européenne et d’une feuille de route pour la numérisation des systèmes de santé nationaux.

    L’événement se tiendra en anglais et en russe, avec plusieurs sessions parallèles présentées dans l’une de ces langues ou les deux.

    Les inscriptions, obligatoires, doivent être réalisées en ligne via le site Web.cvent.com.

    Intervenants

    • Zsuzsanna Jakab (OMS), directrice régionale, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ;
    • Ran Balicer (Israël), directeur de la planification des politiques de santé et directeur-fondateur de Clalit Health Services, Clalit Research Institute ;
    • Harold « Hal » Wolf III (États-Unis), président et P.-D.G., Healthcare Information and Management Systems Society (HIMSS) ;
    • Stein Olav Skrøvseth (Norvège), directeur de centre, Norwegian Centre for E-health Research ;
    • Hans Kluge (OMS), directeur de la division des systèmes de santé et de la santé publique, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ;
    • Hon. Chris Fearne (Malte), vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Malte ;
    • Nick Guldemond (Pays-Bas), professeur associé de technologie et de soins intégrés, Erasmus School of Health Policy and Management, Erasmus University ;
    • Indra Joshi (Angleterre), chef de clinique, portefeuille « Autonomisation de la personne » (England’s Empower the Person Portfolio) du National Health Service (NHS) England ;
    • Clemens Martin Auer (Autriche), envoyé spécial autrichien pour la santé auprès du ministère fédéral du Travail, des Affaires sociales, de la Santé et de la Protection des consommateurs ;
    • Ilona Kickbusch (Suisse), directrice du Global Health Centre, Institut de hautes études internationales et du développement (Graduate Institute of International and Development Studies).

    Le programme détaillé de l’événement est disponible en lien ci-contre.

  • Le NHS du Royaume Uni lance un plan quinquennal de e-santé ambitieux

    Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni fait de la télésanté une priorité de son nouveau plan quinquennal. Doté d’un budget renforcé, il a lancé un plan ambitieux visant à donner aux citoyens et aux opérateurs de santé du pays un meilleur accès aux ressources de santé mobile et de télésanté d’ici 2022-2023. Avec un budget de « plusieurs milliards de livres » selon Matthew Hancock, le ministre de la Santé britannique, le plan vise à faire des soins digitaux une norme d’ici 2022-2023 pour sauver 500 000 vies par ce biais.

    Le plan à long terme se décline selon cinq objectifs :     

    1 – Autonomiser les citoyens
    2 – Soutenir les offreurs de soins    
    3 – Soutenir les soins cliniques
    4 – Améliorer la santé de la population
    5 – Améliorer l’efficacité clinique et la sécurité.

    « Un moment réellement historique » – Theresa May, Prime Minister (UK)

    Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni cherche à faire de la télésanté et de la télémédecine une norme de soins dans cinq ans – une politique qui, selon l’organisation, pourrait sauver 500 000 vies.

    S’appuyant sur le budget élargi du Premier ministre Theresa May, le NHS installe son premier plan de santé numérique à long terme, un effort ambitieux qui prévoit l’accès à des téléservices à chaque citoyen britannique afin de fournir « des consultations en face à face plus longues et plus riches avec les cliniciens là où les patients le veulent  et où ils en ont besoin » d’ici 2022-2023.

    Pierre angulaire du plan, le NHS App, portail de services digitaux pour les patients et usagers du système de santé

    Le portail mHealth NHS App, testé en juillet 2018 auprès d’un échantillon d’usagers, est conçu pour être la porte d’entrée numérique par laquelle les consommateurs peuvent accéder à leurs données et aux professionnels de santé. Selon le NHS, il devrait remplacer environ 30 millions de visites chez le médecin par an.

    Dans le cadre de l’augmentation de son financement, le NHS envisage d’étendre plusieurs programmes, notamment un soutien en santé mentale 24h/24h, à la fois pour le public et dans les écoles, ainsi que l’utilisation de tests ADN.

    « L’un des objectifs clés de l’agenda technologique et numérique, comme de l’ensemble du plan, consiste à permettre aux patients de mieux gérer leurs propres soins et leur santé », a déclaré Sarah Wilkinson, directrice du NHS digital, l’agence numérique santé britannique. « Un large éventail de services numériques encouragera les individus à adopter une approche beaucoup plus proactive et responsable pour surveiller leur propre santé et leur bien-être, leur permettant de reconnaître leurs risques et leurs symptômes pour la santé le plus tôt possible et de gérer leur réaction personnelle à ces risques. Ceci, à son tour, réduit la demande de services de santé et de soins. »

    Face à la situation en tension des hôpitaux et centres de santé du National Health Service pour endosser leur missions de soins, l’organisation britannique constate la difficulté pour les établissements de conduire en même temps une transformation digitale et le déploiement de nouvelles technologies ou système d’information. 

    « Nous savons à quel point il peut être difficile pour les organisations, en particulier pour celles qui subissent une pression constante de fournir des services critiques, d’adopter de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes numérique, a commenté Sarah Wilkinson, directrice du NHS digital). Nous sommes totalement résolus à soutenir les organisations NHS dans tous les aspects de ce parcours, de la formation technique à l’intégration de nouvelles technologies dans les services et les parcours de soins jusqu’à la conception de solutions hautement utilisables et accessibles pour les patients. »

    Le NHS APP : mode d’emploi

    Le NHS APP se décrit comme un nouveau moyen simple et sécurisé d’accéder à une gamme de services du National Health Service sur son smartphone ou sa tablette.

    Les services de l’application NHS :

    • vérifier ses symptômes avec un algorithme de type symptom checker ;
    • trouver une aide à l’orientation en cas d’urgence ;
    • prendre rendez-vous chez le médecin généraliste ;
    • obtenir un renouvellement d’ordonnance ;
    • accéder à son dossier patient personnalisé ;
    • s’inscrire en tant que donneur d’organes ;
    • choisir comment le NHS utilise les données patients.

    En cours de déploiement dans toute l’Angleterre, le portail permet également de savoir si un cabinet médical ou un centre de chirurgie est connecté. Le NHS envisage de couvrir l’ensemble des services de chirurgie d’ici le 1er juillet 2019.

  • Nouvel accord-cadre Resah sur la fourniture de services numériques pour les parcours de santé

    Le Resah lance un appel d’offres dans le cadre d’un accord-cadre ayant pour objet « la fourniture de services numériques pour les parcours de santé et leur coordination dans la sphère sanitaire et médico-sociale (coordination interprofessionnelle et appui à la coordination) et des prestation associées« . Le détail technique des prestations attendues est indiqué dans le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) en lien ci-contre.

    Cet accord-cadre est conclu pour une durée de 4 ans à compter de sa date de notification au titulaire, la date de l’accusé de réception faisant foi.

    • Lot 1 : acquisition, maintenance et intégration des logiciels nécessaires à la mise en œuvre des services : 70 millions d’euros HT (valeur estimée maximale sur la durée totale de l’accord-cadre) ;
    • Lot 2 : assistance à la maîtrise d’ouvrage nécessaire à la mise en œuvre des solutions : 14,1 millions d’euros HT ;
    • Lot 3 : appui à la mise en œuvre et au déploiement – consolidation des usages : 15,6 millions d’euros HT.

    • Date limite de remise des candidatures : 28 janvier 2019 à 12h00 (heure de Paris).
    • Date limite de remise des offres (date prévisionnelle) : 11 mars 2019 à 12h00 (heure de Paris).

    Modalités de mise à disposition de l’accord-cadre et des marchés subséquents

    Dans le cadre de la présente consultation, le Resah agit en tant que centrale d’achat conformément à l’article 26 I 2° de l’Ordonnance.

    À ce titre, l’accord-cadre est signé, notifié et exécuté en partie par le Resah.

    Il peut être mis à disposition des structures auxquelles les ARS ont délégué tout ou partie de la maîtrise d’ouvrage régionale mises en place pour élaborer et mettre en œuvre la stratégie régionale de e-santé, pour conduire les projets de cette stratégie, et notamment ceux relevant du socle commun de services numériques en santé, et enfin pour veiller à l’urbanisation, l’interopérabilité et la sécurité des systèmes de santé de santé à l’échelle régionale.

    Ces structures s’inscrivent nécessairement dans le cadre d’action prévu par les deux instructions suivantes :

    • instruction n°SG/DSSIS/2016/147 du 11 mai 2016 relative au cadre commun des projets de e-santé ;
    • instruction n°SG/DSSIS/2017/8 du 10 janvier 2017 relative à l’organisation à déployer pourla mise en œuvre de la stratégie de e-santé en région.

    La liste de ces structures, potentiellement bénéficiaires du présent accord-cadre et de ses marchés subséquents est la suivante :

    • GCS – SIS Martinique ;
    • Grades e-santé Occitanie ;
    • Grades e-santé Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
    • GCS Sisra Simpa ;
    • Grades de Corse ;
    • Grades e-santé des Pays de la Loire ;
    • Grades Guyasis ;
    • Grades Normand’Esanté ;
    • Grades GIP Pulsy – Grand est ;
    • Grades e-Santé Bretagne ;
    • Grades GCS Centre-Val de Loire e-santé ;
    • Grades GIP Esea (Nouvelle Aquitaine) ;
    • GIP e-santé Bourgogne-Franche-Comté ;
    • Grades GCS Sesan ;
    • Grades GIP Santé numérique Hauts-de-France ;
    • Grades GCS Archipel 97-1 (Guadeloupe) ;
    • Grades GCS Tesis (Océan indien).

    Ces organismes ne peuvent bénéficier de l’accord-cadre et des marchés subséquents qu’à compter de la date de conclusion de la convention de service d’achat centralisé avec le Resah.

    Le Resah est compétent dans la phase d’exécution de l’accord-cadre pour :

    • réaliser les actes juridiques portant modification de l’accord-cadre (avenant et certificat administratif) ;
    • procéder à la reconduction de l’accord-cadre ;
    • prononcer la résiliation de l’accord-cadre.

    Sauf mention contraire portée à la connaissance du Titulaire au moment de la remise en concurrence des marchés subséquents passés sur le fondement du présent accord-cadre, le Resah est compétent pour passer les marchés subséquents pour le compte du (des) bénéficiaire(s) identifié(s) dans lesdits marchés subséquents et ce dans les conditions définies à l’article 15 du cahier des clauses administratives générales (CCAP) en lien ci-contre.

    L’exercice des compétences relatives à l’exécution des marchés subséquents relèvent, en revanche, des bénéficiaires, notamment pour :

    • passer et exécuter les bons de commandes ;
    • réaliser les actes juridiques portant modification du marché subséquent (avenant et certificat administratif) ;
    • procéder à la reconduction du marché subséquent ;
    • prononcer la résiliation du marché subséquent.
  • Visuchir : une appli de la Cnam et l’ATIH pour évaluer le développement de la chirurgie ambulatoire

    La Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) lance Visuchir, une application dédiée aux acteurs de la santé pour les aider à mesurer le potentiel de développement de la chirurgie ambulatoire, ont annoncé les deux organisations le 12 décembre 2018 lors d’une conférence de presse.

    Accessible en libre accès sur ordinateur, smartphone ou tablette via le site Scansante.fr de l’ATIH, le dispositif rassemble les données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) des quelque 1 000 établissements de soins et sites hospitaliers pratiquant la chirurgie ambulatoire, avec un seuil minimum de 100 actes par an. Au total, 36 millions d’interventions chirurgicales ont été compilées dans les centres concernés entre 2014 et 2017.

    Visuchir va permettre aux établissements d’analyser de manière exhaustive leur activité chirurgicale et de se comparer entre eux au niveau national et régional mais aussi avec des établissements ayant un statut juridique équivalent (CHU, centres hospitaliers, centres de lutte contre le cancer, établissement de santé privés d’intérêt collectif, cliniques privées) ou une activité chirurgicale comparable (case-mix*), le but étant de les aider à tendre vers l’objectif de 70 % de chirurgie ambulatoire annoncé en 2017 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’idée est de proposer « une boîte à outils » par le biais d’une datavisualisation ainsi qu’un « outil de dialogue« , à destination à la fois des établissements et des Agences régionales de santé, a précisé Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam.

    Visuchir a été développé par la Cnam et la direction régionale du service médicale de la région Bourgogne-Franche-Comté, la visualisation des donnés par l’éditeur de solutions analytiques SAS.

    Visuchir contient :

    • environ 1 000 établissements chirurgicaux ;
    • 4 années de données ;
    • 24 millions de séjours chirurgicaux ;
    • 36 millions d’actes CCAM.

    L’application permet d’analyser l’activité d’un site à un niveau de granularité allant du taux brut de chirurgie ambulatoire au détail par interventions chirurgicales selon la classification commune des actes médicaux (CCAM).

    L’établissement peut ainsi se comparer à d’autres établissement de façon géographique, avec une carte faisant apparaître le volume et le taux de chirurgie ambulatoire des établissements et des sites voisins, mais aussi de façon tendancielle via une base de données 2014-2017.

    Deux indicateurs : performance et potentiel

    Le dispositif fait notamment apparaître :

    • l’indicateur de performance de chirurgie ambulatoire développé par la Cnam et l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap), qui prend en compte :
      • le volume d’activité (50 %) ;
      • le case-mix (30 %) ;
      • l’innovation en chirurgie ambulatoire (20 %).
    • un indicateur de potentiel ambulatoire pour comparer les pratiques d’un établissement avec celles des 20 % d’établissements les plus avancés en chirurgie ambulatoire.

    Ce deuxième indicateur comporte une partie statistique globale et le potentiel ambulatoire par actes selon des « dires d’experts » sur le potentiel de chaque établissement : distinction entre 18 gestes marqueurs, les 55 gestes des procédures de mise sous accord préalables (MSAP), et les actes relevant de la chirurgie orthopédique, colo-proctologique ou générale et digestive.

    Il permet également de cibler les marges de progressions par le biais d’une typologie des patients éligibles à la chirurgie ambulatoire.

    « En croisant la performance et le potentiel, [nous avons] pu établir une matrice pour identifier les établissements ayant du potentiel et peu de performance, pour pouvoir les accompagner avec les ARS et l’assurance maladie », a commenté Annelore Coury (source : Ticsante.com).

    Un développement envisagé vers d’autres domaines que la chirurgie

    La Caisse de l’assurance maladie cherche aussi à transposer l’application Visuchir à d’autres domaines que la chirurgie, comme la pertinence des soins, afin d’accompagner la stratégie de transformation du système de santé annoncée par le gouvernement par le biais du plan « Ma santé 2022 ».

    Une formation spécifique

    • Des formations ont été mises au point au sein de l’École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S) afin de garantir une bonne maîtrise de l’outil Visuchir. Elles devront notamment accueillir des représentants des Agences régionales de santé (ARS).
    • Des discussions sont également en cours avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP) pour aider les élèves-directeurs à appréhender l’application.
    • Un programme d’e-learning est par ailleurs accessible sur le site Scansante.fr.

    La Cnam a indiqué qu’elle allait poursuivre les procédures de MSAP à destination des établissements les plus en recul pour développer en leur sein la chirurgie ambulatoire.

  • Rencontres FHP 2018 : la santé numérique comme vecteur d’humanisation des soins

    La plénière sur la santé numérique des Rencontres FHP, qui se se sont tenues les 13 et 14 décembre 2018, a posé la question des conséquences des avancées technologiques pour les acteurs de santé.

    Pour les trois intervenants – Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur de Toulouse, le Pr Guy Vallancien, chirurgien, et le Pr Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut des maladies génétiques Imagine -, le développement de la santé numérique impose un changement de perspectives notamment en ce qui concerne :

    • le modèle de financement : les partenariats scientifiques et financiers sont à envisager de manière globale, coopérative, associant le mécénat privé, les partenariats industriels et publiques ;
    • l’organisation : plus collective, transversale et créatrice de valeur pour une concurrence efficace face aux GAFA ;
    • l’anticipation des besoins en termes de formation des médecins à ces technologies et à ce qu’elles changent dans le rapport aux malades. 

    D’ici 10 ans, la santé numérique, notamment l’intelligence artificielle appliquée au secteur des soins, réduira les besoins en termes de médecins spécialistes aux cas les plus complexes et re-sacralisera le colloque singulier, recréera du lien et bénéficiera à la médecine globale, c’est-à-dire aux médecins généralistes, estime le Pr Guy Vallancien. La santé numérique serait alors un vecteur de (ré)humanisation des soins.

    Santé numérique : quelles avancées pour la médecine, quelles conséquences pour les acteurs de santé ?

    Durant cette session des rencontres de la FHP, trois conséquences des avancées technologiques au service de la santé ont été débattues.

    Un modèle partenarial pragmatique

    L’institut Imagine a choisi un modèle qui intègre le soin et la recherche, créatrice de valeur ajoutée, en basant sa coopération scientifique sur des partenariats publics/privés. Grâce à cette approche, il a obtenu le label d’institut hospitalo-universitaire.

    Selon le Pr Stanislas Lyonnet, cette approche leur a permis d’attirer des partenaires privés comme la plateforme de data science Dr Warehouse. Cette proximité soins-recherche a également favorisé l’obtention d’un contrat de recherche universitaire d’envergure sur les maladies cœliaques, basé sur l’intelligence artificiel.

    Cette recherche de valeur ajoutée, y compris dans la diversité des partenariats, est un atout à l’heure où les GAFA investissent massivement dans la santé.

    L’autre raison d’être optimiste, d’après Dominique Pon, est la richesse de la recherche et de l’innovation en France, qui entraîne la création de nombreuses start-ups. « Il y a de la matière et de l’imagination. Nous créons de la valeur sans pour autant copier les modèles anglo-saxons », explique-t-il.

    Une organisation plus collective

    Cet optimisme se tempère dès que l’on parle de bien commun. « Nous sommes entre le fantasme et la frustration », note Dominique Pon. Les innovations, les outils, les solutions existent et sont efficaces mais la pensée collective semble plus difficile à développer. « Nous manquons de projet numérique humaniste alors que cette évolution est aussi importante que celle de l’imprimerie », souligne le directeur de la clinique Pasteur de Toulouse. Une piste de solution serait d’aller vers une gouvernance collective, avec une répartition clairement définie des différents acteurs, et des normes communes. Selon Dominique Pon, c’est le collectif qui créera du sens.

    Une anticipation du changement de rôle des médecins

    L’université est-elle en adéquation avec cette évolution du soin, de la prise en charge ? Guy Vallancien estime qu’elles restent sur leurs acquis et n’anticipent pas. « Nous sommes dans un vieux monde qui n’a pas encore compris la puissance que gère le numérique », déclare-t-il. Les technologies de santé et l’intelligence artificielle vont devenir un outil d’aide au diagnostic majeur mais aussi d’acte, comme pour la chirurgie « téléguidée », détaille-t-il, ajoutant que c’est la combinaison de la capacité de calcul de l’ordinateur et du savoir médical de l’Homme qui donnera la meilleure réussite.

    Dans ce modèle, la valeur ajoutée de l’expertise des hyper-spécialistes est la plus remise en cause par les capacités informatiques et le transfert de tâches techniques à la machine. « La médecine globale, c’est-à-dire le médecin généraliste, sera d’autant plus nécessaire, pour les cas non-programmés mais surtout pour retrouver la primauté du lien », explique le chirurgien. Le développement de la santé numérique permettrait paradoxalement, selon lui, de libérer les professionnels de la technique et de réhumaniser le soin, avec comme intégrateur de ce lien, le médecin généraliste.

    Une réflexion qui amène le Pr Guy Vallancien a appeler à la réduction du nombre d’étudiants en médecine pour ne pas « créer de futurs chômeurs » et à l’injection de personnels médico-techniques qui accompagneront l’usage de ces technologies de santé.

  • VBHC : une étude confime l’adoption du modèle par les payeurs aux USA (ORC international)

    Le passage aux soins axés sur la valeur (value based care – VBC) est bien amorcé et les épisodes de soins (episode of care – EOC) font partie intégrante de la transition des payeurs du volume à la valeur. Il s’agit de la conclusion fondamentale d’une enquête bi-annuelle 2018 menée par ORC international et parrainée par l’entreprise Change Healthcare. Les deux organisations ont établi un partenariat depuis 2014 pour suivre les progrès des payeurs mettant en œuvre les modèles VBC et les structures de paiement. Dans cette troisième et dernière étude nationale réalisée auprès de 120 financeurs, 45 % de tous les répondants déclarent avoir un programme d’EOC établi et 47 % affirment qu’ils augmentent, pilotent ou envisagent de lancer ce modèle.

    La synthèse de ces travaux, présentée par le Dr Andrei Gonzales de Change Healthcare, identifie 5 enjeux majeurs à surmonter dans une telle démarche :
    • 1 – identifier les épisodes de soins ;
    • 2 – engager les offreurs de soins dans un contrat d’épisode de soins ;
    • 3 – obtenir un accord sur la définition des épisodes de soins et les critères d’inclusion ;
    • 4 – obtenir un accord sur les mesures et les rapports de performance ;
    • 5 – obtenir un accord sur les budgets et les modalités de partage de risque ou bénéfice.

    Créer la confiance entre offreurs de soins et financeurs pour contractualiser une démarche de VBC autour des épisodes de soins

    De plus en plus d’organismes payeurs aux États-Unis adoptent une démarche de value based care fondée sur l’évaluation des épisodes de soins. Parmi ceux qui ont un programme d’épisodes de soins (episode of care – EOC) en place, plus de 70 % ont élargi leur programme au-delà des épisodes officiels pour lancer des initiatives traitant de plusieurs types d’épisodes et envisagent d’augmenter leurs effectifs dédiés.

    Déplacement de l’aiguille vers la valeur

    L’enquête d’ORC International montre un impact positif perçu sur les économies et la qualité des soins : les économies moyennes varient de 5 à 5,4 % dans les six domaines cliniques observés, 18-26 % des payeurs ayant fait des économies dans chaque domaine. De même, les EOC améliorent la qualité des soins : plus de 70 % des répondants déclarent que cette approche est de modérément à extrêmement efficace dans chaque domaine.

    L’enjeu pour les payeurs est de comprendre « comment identifier, concevoir et faire évoluer efficacement ces initiatives pour maximiser leur valeur ? ». En effet, un grand nombre de payeurs soulignent que le processus pour lancer de nouveaux épisodes est lent, 68 % des répondants au sondage estimant ce délai à six mois ou plus.

    L’étude identifie cinq obstacles majeurs qui ralentissent les initiatives des payeurs :

    • identifier des opportunités d’EOC :
      Le défi de normaliser les données des réclamations des patients et de les convertir en épisodes précis de soins est un défi pour de nombreuses équipes d’analyse de données qui peuvent ne pas avoir la compréhension complète des aspects cliniques des épisodes de soins. Cela nécessite notamment de savoir quelles sont les frontières des épisodes, les services requis et le degré de pertinence de chaque service mais aussi quels services sont inutiles et/ou évitables.

    • engager les prestataires à envisager de participer à un contrat d’EOC :
      Les offreurs de soins craignent d’entrer dans un contrat d’EOC, d’être « enfermés » dans un régime de traitement qui compromet les soins, de consacrer plus de temps à la coordination des soins, voire de perdre de l’argent. Pour créer de la confiance, faire une analyse a posteriori des données patients pour évaluer les cas éligibles ou non et leur impact est une possibilité. Cela permet ensuite d’établir une comparaison avec les points de repère des autres professionnels, y compris le coût moyen, le taux de complication et le coût des complications. Un premier levier est de s’assurer que les offreurs comprennent que le temps investi dans la coordination des soins aide à améliorer les soins aux patients et qu’ils vont partager les économies de coûts résultant de l’amélioration de l’efficacité.
    • obtenir un accord sur les définitions d’épisodes et les critères d’inclusion :
      Éviter l’approche de personnalisation des standards. Les modèles d’épisodes établis, tels que BPCI Advanced et Prometheus, sont souvent plus facilement acceptés par les offreurs puisqu’ils ont été validés de façon indépendante et sont largement utilisés. Les définitions standardisées isolent également le payeur hors du centre du conflit, facilitant une voie plus rapide au lancement.
    • obtention d’un accord sur les mesures et rapports de performance  :
      Déterminer quelles données sont utilisées et comment la performance est mesurée sont des points de départs majeurs entre le financeur et l’offreur de soins pour contractualiser un taux d’amélioration et la feuille de route. Par exemple, un orthopédiste coordonnant des soins pour un patient qui a une prothèse de genou doit pouvoir savoir comment sa pratique se compare à des repères contextualisés dans l’utilisation de soins infirmiers qualifiés et la santé à domicile. 
    • obtenir un accord sur les budgets contractuels et le partage des gains/risques :
      Le processus de contrat d’EOC est axé sur l’amélioration des résultats couvrant tout un épisode de soins qui englobe de multiples services au fil du temps. C’est un état d’esprit différent qui se prête à la collaboration : payeur et fournisseur ont travaillé ensemble pour déterminer le plan de soins de référence et partageront les économies de coûts. En règle générale, les budgets sont réalistes et réalisables, et le résultat final est que les fournisseurs investissent plus efficacement dans la coordination des soins.

  • Les pays d’Afrique de l’Est lancent un appel à financement pour établir un plan de e-santé commun

    Les 6 pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont lancé le 5 décembre 2018 un appel à financement aux partenaires au développement afin de mettre en œuvre un plan stratégique de e-santé 2019-2028, commun aux différentes de l’organisation. Le but est de moderniser l’offre de santé de la région en misant sur le déploiement des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour améliorer l’accès aux soins ainsi que la qualité des services.

    Les pays à l’origine de cet appel sont le Kenya, le Burundi, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda. L’annonce a été émise par Libérat Mfumukeko, secrétaire général de la EAC, à l’occasion de l’entrée officielle en activité de la Commission de recherche en santé d’Afrique de l’Est (EAHCR), basée à Bujumbura au Burundi.

    L’organisme mettra à la disposition de la communauté de l’EAC des conseils portant sur la santé et la recherche en santé. Il sera en charge d’élaborer le plan de e-santé en question, a indiqué Libérat Mfumukeko, repris par Ecofin, une agence d’information économique africaine.

    Cette initiative est le quatrième projet commun relatif aux TIC des pays de la EAC. En 2015, ils ont conjointement mis en place une aire télécoms unique afin de réduire le coût des communications en itinérance. L’harmonisation des politiques TIC et télécoms a également été évoquée en novembre 2018 dans l’optique d’attirer plus d’investissements directs étrangers dans la région.

  • Rapport « CHU de demain » : la CSMF critique la vision hospitalo-centrée du système de santé exposée

    En réaction à la remise du rapport « Le CHU de demain » à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal le 14 décembre 2018, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle les ministres concernés et le gouvernement à adopter « une vraie politique de santé en rupture avec [les] vieux schémas tournés vers le passé« . Dans un communiqué publié le 17 décembre 2018 et signé par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, elle indique regretter que les auteurs du texte souhaitent donner au CHU une responsabilité territoriale car cela reviendrait, selon elle, « à confirmer, voire accroître le caractère « hospitalo-centré » [du] système de santé, à l’heure où au contraire les récents discours des responsables politiques veulent enfin [le] faire reposer sur la médecine de ville ».

    Elle estime que l’organisation de la santé dans les territoires doit en premier lieu reposer sur les soins de proximité, sur la médecine de ville, générale et spécialisée, en articulation avec les établissements de soins privés ou publics. « Il est temps de sortir de cette vision de notre système de santé dont l’organisation est exclusivement basée sur les structures hospitalières, souligne la CSMF. Celles-ci oublient trop souvent la réalité du patient et des territoires au plus près des lieux de vie. »

    La confédération réaffirme ainsi sa volonté de mettre un terme au statut hospitalo-universitaire, souhaitant que les médecins libéraux puissent accéder à des activités d’enseignement mais également de recherche, raison pour laquelle elle revendique « un statut unique, évolutif et partagé entre le soin, l’enseignement et la recherche, dans les différents lieux où ces trois missions s’exercent ».

    Il faut, selon elle, revoir les ordonnances Debré de 1958 et faire de la faculté de médecine une école professionnelle ouverte vers toutes les modalités d’exercice.