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  • Asie : MyDoc (Singapour) et l’assureur BaoViet déploient des services de santé numériques au Vietnam

    La société singapourienne MyDoc, qui propose l’une des principales applications de téléconsultation en Asie, signe un accord avec BaoViet, l’une des plus importantes sociétés d’assurance du Vietnam avec une part de marché de 40 %. L’objectif de cette alliance est de développer des cliniques numériques (solutions de e-santé) au Vietnam afin d’améliorer l’accès aux soins au sein du pays. Selon les 2 partenaires, qui ont annoncé leur alliance début novembre 2019, c’est la première fois qu’un service de clinique cashless est proposé aux titulaires d’une assurance maladie au Vietnam.

    Le service sera déployé par étapes, avec des médecins locaux agréés du groupe de cliniques DHA, établissement partenaire, et un grand groupe de pharmacies multi-sites. Les adhérents de l’assurance BaoViet pourront accéder gratuitement à une conciergerie numérique et à des services de santé à valeur ajoutée sur leur téléphone mobile, dont des téléconsultations et la e-prescription, en anglais mais aussi en vietnamien.

    En dehors du Vietnam, MyDoc étend actuellement ses activités à Hong Kong, en Thaïlande, aux Philippines et en Inde, où il exploite des cliniques virtuelles et physiques pour les employés du siège de son investisseur UST Global.

    À noter que la start-up n’est pas la seule société singapourienne à s’intéresser au marché vietnamien. Depuis le mois de septembre, Doctor Anywhere, une plateforme de télémédecine de la cité-État, a conclu deux accords respectifs avec deux entreprises vietnamiennes pour déployer des services de e-santé au sein du pays.

    « Des normes et des procédures strictes » pour sélectionner les partenaires cliniques

    « Nous sélectionnons soigneusement les meilleurs partenaires cliniques à travers une série de normes et de procédures strictes, indique le Dr Snehal Patel, P.-D.G. et cofondateur de MyDoc dans un communiqué. Toutes les équipes cliniques sont tenues de suivre une formation clinique et sur les produits [mais aussi de] passer des consultations tests avant d’obtenir la certification. Ce n’est qu’en faisant passer nos patients au premier plan que nous pourrons fournir des soins de qualité aux 600 millions de personnes en Asie du Sud-Est. »

    MyDoc multiplie les partenariats avec les compagnies d’assurance

    MyDoc a récemment noué des partenariats avec d’autres compagnies d’assurance telles que Prudential, en 2019, et AIA, en 2018, pour offrir à leurs clients respectifs un système intégré de gestion de santé ou de dépistage, généralement au moyen d’applications destinées aux clients conçues par les compagnies d’assurance.

    « Nous simplifions le processus de réclamation de l’assurance maladie et nous nous attaquons au manque de capacité dans le domaine des soins en réduisant les réadmissions à l’hôpital, commente le Dr Snehal Patel (communiqué). Notre modèle de passerelle intégrée offre plus qu’un accès rapide aux meilleurs soins. Nos équipes de recherche clinique peuvent utiliser des millions d’études réalisées sur des données cliniques anonymisées sur sept ans pour identifier les modèles de maladie et leurs traitements. Nous permettons aux fournisseurs leaders comme BaoViet d’obtenir les bons soins au bon moment et de les pratiquer hors des hôpitaux. »

    Le Vietnam attire les start-ups de e-santé singapouriennes

    Un taux d’inflation médicale en hausse

    Le Vietnam affiche actuellement le taux d’inflation médicale le plus élevé d’Asie (14,2 %). Selon les chiffres officiels, d’ici 2021, le pays devrait dépenser 22,7 milliards de dollars (20,48 Mds €) dans le domaine des soins, soit une augmentation de 12,5 % par rapport à 2017 (16,1 Mds USD ; 14,52 Mds €).

    Doctor Anywhere a signé 2 accords avec des sociétés vietnamiennes depuis septembre

    Les sociétés de e-santé basées à Singapour ont récemment étendu leur présence au Vietnam.

    En septembre 2019, Doctor Anywhere, une start-up de télémédecine de la cité-État, a signé un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, un autre grand groupe d’assurance vietnamien. Le but de ce partenariat est de regrouper sur une plateforme unique une série de services de santé en ligne et hors ligne, notamment de téléconsultation et de délivrance de médicaments, un marché en ligne pour les achats en matière de santé et de bien-être ainsi que des services de santé à domicile.

    Doctor Anywhere a également signé en octobre un accord avec ViettelPay, une société qui appartient à Viettel, le plus grand opérateur de téléphonie mobile du Vietnam. Par le biais de cette alliance, les clients de ViettelPay vont pouvoir se connecter directement à la clinique virtuelle de Doctor Anywhere pour consulter un médecin et accéder à une gamme de services de bien-être directement sur l’application ViettelPay.

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC, chiffres clés et innovations (visionner l’échange)

    À l’occasion du webinar portant sur la prise en charge de l’AVC en France, organisé le 30 octobre 2019, Health & Tech Intelligence a eu le plaisir de recevoir Franz Bozsak, P.-D.G. et cofondateur de Sensome, qui a notamment présenté sa solution dédiée à la thrombectomie, une alternative à la prise en charge de l’AVC qui consiste à retirer par voie endovasculaire, à l’aide d’un stent, le caillot qui bouche l’artère cérébrale pour rétablir la circulation sanguine. La technique a été validée par la Haute autorité de santé (HAS) en 2017.
    La session était animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Lors de cette conférence, les deux participants sont revenus sur le plan AVC 2010-2014, comprenant notamment la mise en place de la télé-AVC, ainsi que sur les facteurs de risques et la répartition géographique de cette pathologie. L’alternative à la thrombolyse intraveineuse qu’est la thrombectomie était au cœur de la discussion. Cette pratique en augmentation pose désormais la question de son accessibilité à tous.
    La vidéo de cet échange est disponible en ligne et visionnable ci-dessous. 

    Le prochain H&TI Webinar sera consacré aux challenges IA en santé, avec comme invité Hugo Mania, chargé de mission cloud & datacenter au ministère de l’Économie et des Finances. Connectez-vous le 19 novembre 2019 de 11 heures à 11h35 pour suivre cette nouvelle session. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser via ce lien.

    Visionner le webinar « la prise en charge de l’AVC en France » :

    Pour aller plus loin :

    Consulter ici l’indicateur réalisé par H&TI sur l’AVC.

  • WeHealth (Servier) et Ad Scientiam lancent une appli mobile dédiée à la réadaptation cardiaque

    Cardicare est une nouvelle application mobile dédiée au domaine de la réadaptation cardiaque. Développée à destination des patients par WeHealth Digital Medicine, la division e-santé de Servier, et Ad Scientiam, start-up pionnière dans le développement de dispositifs médicaux connectés et de biomarqueurs digitaux, la solution sera distribuée par Servier en Europe. Le partenariat entre les deux sociétés, présenté à l’occasion du congrès de l’ESC 2019 à Paris en septembre, a été officialisé fin octobre.

    Cardicare propose plus précisément des programmes d’activité physique personnalisés aux patients ayant besoin d’une réadaptation cardiaque. Conçu dans le respect des recommandations de l’ESC et de l’American Heart Association (AHA), l’outil comprendra les modules suivants :
    • des questionnaires d’auto-évaluation, avec des échelles analogiques visuelles mesurant, entre autres, l’appétit, la fatigue, la perception de soi ;
    • un contenu d’éducation thérapeutique pour accompagner la réduction des facteurs de risques et augmenter l’adhésion du patient ;
    • un moteur de recommandations d’activité physique fournissant des plannings hebdomadaires personnalisés qui s’adaptent automatiquement aux antécédents et aux préférences du patient, grâce à un algorithme propriétaire. 

    La première version de Cardicare devrait être achevée en 2021. Dans les prochains mois, le dispositif sera évalué dans le cadre d’une étude clinique multicentrique de validation (France, Italie, Espagne et Portugal). L’objectif est de démontrer que la solution permet une amélioration de la capacité physique des patients ainsi qu’une meilleure observance aux programmes de réadaptation cardiaque prescrits. Les premiers recrutements sont prévus au cours du premier semestre 2020.

    Contexte : une sous-utilisation de la réadaptation cardiaque

    Le développement de Cardicare intervient dans un contexte où il est démontré que la pratique régulière d’une activité physique améliore la capacité physique et baisse la mortalité cardiovasculaire1.

    Malgré ces bénéfices reconnus, chez les patients ayant subi un infarctus du myocarde, la réadaptation cardiaque est sous-utilisée dans la plupart des pays. En France, une étude récente a montré un taux de participation de 22,7 %2.

    Par manque d’accompagnement, les patients qui participent à ces programmes ont ensuite du mal à suivre les recommandations d’activité physique de leur cardiologue.

  • Hitachi et le Centre Léon Bérard lancent un lab de recherche pour lutter contre le cancer via l’IA

    L’entreprise tech japonaise Hitachi et le centre de lutte contre le cancer lyonnais Léon Bérard (CLB) signent un accord afin de promouvoir conjointement la recherche et le développement en vue d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer par le biais de l’intelligence artificielle (IA). Dans ce cadre, ils créent un nouveau laboratoire de recherche, baptisé « Hitachi Lyon Lab », sur le site du CLB, indique l’établissement français dans un communiqué publié le 6 novembre 2019.

    Plus précisément, la société japonaise et le centre lyonnais mèneront ensemble « une activité de recherche et de développement sur de nouvelles technologies de dépistage et de diagnostic des cancers grâce à l’exploitation de l’imagerie médicale, comme la TDM/IRM, à l’aide de l’IA« , explique le CLB. Les deux partenaires prévoient également de développer des outils de prédiction de la réponse à la radiothérapie grâce à l’utilisation des données transcriptomiques et génomiques des tumeurs.

    « Il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût »

    Selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Japon est le pays effectuant le plus grand nombre de TDM et d’IRM par million d’habitants, note le Centre Léon Bérard (CLB) dans son communiqué.

    « Avec les progrès réalisés dans le domaine des équipements d’imagerie de diagnostic, le nombre d’images examinées par les radiologues est en augmentation et les technologies visant à réduire la charge de travail des radiologues grâce à l’intelligence artificielle (IA) sont en cours de développement, contextualise le CLB. De plus, en raison des grandes avancées en matière de technologie d’analyse génétique de ces dernières années, il est devenu possible d’analyser les informations du génome d’un individu à faible coût, tandis que la médecine personnalisée offrant des soins médicaux adaptés à chaque individu est devenue un centre d’intérêt majeur dans les pays développés. »

    Lutte contre le cancer : 2 partenaires experts

    Hitachi est spécialisé dans les domaines diagnostiques-cliniques et informatiques

    Hitachi développe des solutions conçues pour améliorer la qualité et l’efficacité des soins médicaux dans les domaines diagnostiques-cliniques (tels que des équipements d’imagerie de diagnostic et des systèmes d’hadronthérapie) et informatiques (tels que des technologies de l’information et des systèmes basés sur IA)

    L’entreprise japonaise cherche également à améliorer la prise en charge des personnes atteintes de cancer en proposant des système d’hadronthérapie (méthode de radiothérapie) à divers hôpitaux de renommée mondiale. Ainsi, elle a permis de traiter plus de 60 000 patients dans ce cadre à ce jour, indique l’établissement lyonnais.

    Le Centre Léon Bérard fournit des diagnostics et des traitements de pointe

    Le Centre Léon Bérard, de son côté, se concentre principalement sur des activités orientées sur le soin, la recherche et la formation. Il est affilié à Unicancer, la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, qui rassemble 20 centres similaires.

    Le CLB fournit des diagnostics et des traitements de pointe aux patients atteints de cancers, dont des protocoles de radiothérapie et des traitements innovants. « Les images, ainsi que les données moléculaires des tumeurs, qui vont être au cœur de cette nouvelle collaboration,sont collectées et conservées au CLB à des fins de diagnostics, [de] traitements mais aussi de recherches, avec le consentement des patients », précise l’établissement français.

    Hitachi Lyon Lab : l’expertise clinique du CLB associée au savoir-faire d’Hitachi en IT/IA

    Dans le cadre de leur partenariat, Hitachi et le Centre Léon Bérard vont mener des recherches au sein du nouvel Hitachi Lyon Lab afin d’améliorer l’efficacité des diagnostics et des traitements du cancer, en combinant l’expertise clinique et les données associées aux traitements contre le cancer des patients du CLB avec le savoir-faire d’Hitachi dans le domaine de l’imagerie de diagnostic et d’IT/IA.

    Ainsi, ils développeront conjointement des technologies d’imagerie de diagnostic capables de détecter les éventuelles localisations cancéreuses et d’accompagner les radiologues dans l’établissement d’un diagnostic à partir d’images de type TDM et IRM avec l’aide de l’IA, explicite l’établissement lyonnais.

    « L’identification de marqueurs biologiques exploitant les données génomiques dans un contexte de résistance permettra également de prédire les réponses et de formuler des pronostics quant à l’issue de la radiothérapie », ajoute le CLB.

  • Health Data Week : appel à candidatures challenge start-up « IA, data & patients » (deadline : 08/11/19)

    « IA, data et patients : les pépites de la data en santé » est la thématique du challenge start-up organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Health Data Week (HDW), qui aura lieu du 18 au 22 novembre 2019. Les candidatures, qui doivent être réalisées en ligne via ce lien, sont à déposer au plus tard le 8 novembre.

    Pour participer, les candidats doivent présenter un projet proposant une solution data et IA à destination des patients. Les entrepreneurs sélectionnés disposeront de 5 minutes pour pitcher sur scène, sans support visuel, lors d’un afterwork qui se tiendra le 19 novembre, de 18h30 à 20 heures (Paris). Chaque présentation sera suivie par 3 minutes de questions-réponses avec le jury.

    Pour cette édition 2019, la HDW est consacrée aux enjeux de la data et de l’intelligence artificielle en santé. L’objectif de cette semaines spéciale, initiée en 2018 par le think tank Health & Tech (Cercle des décideurs numérique et santé), est de partager et de diffuser le savoir-faire au plus grand nombre, tout en construisant une vision partagée des enjeux et des réalités de l’IA en santé.

  • IA : Mastercard veut protéger la santé de la fraude, des défauts de paiement et des vols de données

    Le groupe Mastercard lance Mastercard Healthcare Solutions, une nouvelle gamme de produits destinés à aider les professionnels de la santé « à détecter fraudes, gaspillage et abus, à générer davantage de revenus et à protéger les données de santé des patients ».

    Dans un communiqué daté du 27 octobre 2019, l’entreprise annonce que les nouveautés présentées lors du salon HLTH de Las Vegas (27-30 octobre) cibleront à la fois les fournisseurs de soins, les payeurs et les plateformes d’intermédiation, avec notamment : 

    • une assurance paiement : avec la plateforme Mastercard Test and Learn, les établissements pourront optimiser leur facturation grâce à une analyse prédictive prenant en compte le profil de chaque patient et son historique de paiement ;

    • une fonctionnalité de détection de la fraude et du gaspillage par intelligence artificielle (IA) : les demandes de remboursement suspectes seront identifiées grâce à une surveillance permanente de l’activité de chaque professionnel de santé ;

    • une sécurisation des données de santé grâce à l’analyse comportementale et à la biométrie.

    Mastercard souligne que cette diversification bénéficie de la présence du groupe dans le secteur de la santé au travers des cartes de paiement destinées aux programmes de couverture santé proposés aux Américains : FSA (Flexible spending accounts), HSA (Health savings accounts) et HRA (Health refund accounts).

  • Chine : Sanofi renforce sa présence sur le marché de la e-santé en collaborant avec Ping An & Tencent

    L’innovation, aussi bien dans les produits (médicaments) que dans la santé numérique, sera au centre du message porté par le groupe français Sanofi lors de la deuxième édition du China International Import Expo (CIIE), un événement où sont présentées des technologies de pointes du monde entier issues de divers secteurs, qui se tient du 5 au 10 novembre 2019 à Shanghai.

    Cette année, Sanofi doit présenter au CIIE près de 20 médicaments et vaccins innovants, avec pour objectif d’en lancer plus de 30 nouveaux en Chine d’ici 2025 dans les domaines des maladies chroniques, des maladies rares et de la vaccination (source : Shine.cn). L’entreprise prévoir par ailleurs d’officialiser au cours du salon 2 partenariats conclus avec 2 grandes entreprises chinoises :
    • Ping An Insurance, le principal assureur chinois : signature d’un contrat de coopération stratégique. L’expertise et le réseau des deux sociétés dans les domaines de la médecine, des services financiers et d’internet contribueront à la mise en place d’une coopération totale en matière de gestion des maladies chroniques, d’analyse de big data dans le secteur des soins, d’offre d’assurance santé novatrice, etc. ;
    • Tencent, l’un des géants de l’internet chinois : grâce aux technologies de l’intelligence artificielle (IA) et du big data, les deux partenaires vont chercher à développer des solutions novatrices pour améliorer les soins en Chine, en allant au-delà de la délivrance d’un médicament.

    La transformation numérique est l’un des axes stratégiques de Sanofi sur le territoire chinois. Le commerce électronique en Chine représente 40 % du marché mondial et les investissements chinois en intelligence artificielle représente 60 % des investissements en la matière au niveau international. Pour accélérer son développement au sein du pays, le groupe pharmaceutique français collabore avec des acteurs locaux, dont des géants de l’internet mais aussi des start-ups et des universités, afin d’explorer des solutions numériques innovantes adaptées au marché chinois. Son objectif est, à terme, de contribuer à l’amélioration de la santé en Chine, en cohérence avec le plan national « Healthy China 2030 ».

    E-santé : de nouvelles solutions centrées sur les maladies chroniques et les vaccins

    Lors de la première édition du China International Import Expo, en 2018, Sanofi avait déjà mis en avant ses réalisations sur le marché chinois en matière de recherche et de développement ainsi que ses coopérations avec des partenaires de divers secteurs et son engagement en faveur des besoins de la population chinoise en matière de soins.

    Cette année, le géant pharmaceutique français s’appuiera sur le big data et l’intelligence artificielle pour présenter ses derniers résultats en matière de solutions médicales numériques innovantes au moyen de dispositifs interactifs.

    Un outil de gestion de la maladie de Parkinson basé sur l’IA

    L’une des solutions novatrices présentées au CIIE est son outil de gestion intelligente de la maladie de Parkinson, qui collecte des données sur les patients pour aider les professionnels de santé à mieux évaluer la maladie et établir un traitement, améliorant ainsi la gestion des maladies chroniques.

    Les visiteurs pourront également tester des solutions basées sur la réalité virtuelle mais aussi expérimenter des services et des outils comme « Diabetics », une plateforme à destination des personnes atteintes de diabète.

    Une solutions numérique pour améliorer la vaccination

    Parmi les dernières innovations de Sanofi figure également la solution de vaccination Omni Protection, un outil intégré conçue pour les patients chinois, comprenant des services tels que la prise de rendez-vous en ligne, la vaccination et l’éducation du public.

    Le groupe investit depuis plusieurs années en Chine

    En 2018, Sanofi China a créé un centre d’innovation numérique à Shanghai afin de fonder un écosystème numérique innovant avec des start-ups locales.

    Le 1er septembre 2019, l’entreprise a par ailleurs créé son premier institut de recherche en Chine, à Suzhou, pour renforcer ses moyens de recherche.

    « En tant que multinationale à avoir été parmi les premières à entrer sur le marché chinois, Sanofi a introduit plus de 40 médicaments novateurs et vaccins de haute qualité sur le marché chinois, commente Pius S. Hornstein, directeur général « Chine » et président national de Sanofi China. À l’avenir, nous renforcerons encore la R&D et l’innovation afin de fournir davantage de produits et de solutions de haute qualité au peuple chinois. D’ici 2025, nous prévoyons de lancer plus de 30 médicaments et vaccins innovants sur le marché chinois. »

    Des actions en harmonie avec le plan « Healthy China 2030 »

    Sanofi indique partager les mêmes objectifs que le gouvernement chinois, en particulier dans le cadre de la stratégie « Healthy China 2030 » (« Une Chine en bonne santé pour 2030 »).

    Le groupe soutient ainsi les 5 priorités du gouvernement chinois en matière de santé, en mettant l’accent sur la prévention et le contrôle des maladies cardiovasculaires, du diabète, du cancer, des maladies respiratoires chroniques ainsi que des maladies infectieuses et endémiques.

  • L’AP-HP et Owkin lancent des projets de recherche sur données centrés sur le machine learning (IA)

    Améliorer la prise en charge des patients et faciliter le développement de nouveau médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie. Tels sont les objectifs de la première série de projets de recherche sur données lancée conjointement par l’AP-HP et Owkin, une start-up française spécialisée dans l’apprentissage automatique (machine learning) appliquée à la recherche clinique. À noter que l’AP-HP est le premier centre européen d’essais cliniques et qu’il dispose du plus grand nombre de données de soins en France dédiées à la recherche.

    3 des 7 premiers projets (oncologie, immunologie et cardiologie) retenus par l’AP-HP et Owkin débuteront « dans les semaines à venir », indiquent les deux partenaires dans un communiqué publié le 30 octobre 2019. Leur but est de mieux comprendre l’hétérogénéité des maladies et de prédire leur évolution ainsi que la réponse aux traitements.

    Chacun des 3 projets porte sur :

    • les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie : mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon (AP-HP), et son équipe ;

    • les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV : mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    La signature de l’accord-cadre relatif à ce partenariat est le fruit d’un travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en intelligence artificielle (IA) de Owkin, notent les deux partenaires. « Déjà en collaboration pour divers projets, dont Healthchain (visant à sécuriser le partage des données sensibles de santé), Owkin va désormais travailler avec l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP », précisent-ils.

    Objectifs des 3 premiers projets de recherche sur données

    Projet sur les images de pathologie digitale (lames anatomopathologiques numérisées) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par le Dr Julien Calderaro, anatomo-cyto-pathologiste à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP), et son équipe.

    « L’idée est de combiner l’expertise d’Owkin et la nôtre afin de prédire plus finement la survie de nos patients après résection pour carcinome hépatocellulaire » en identifiant de nouveaux critères anatomopathologiques de pronostic et de réponse aux traitements, explique le Dr Julien Calderaro.

    Projet sur les images de radiologie classique, les images de pathologie digitale (qui utilise des échantillons de pathologie traditionnels et les transforme en images numériques à très haute définition) et les caractéristiques cliniques de patients atteints de cancer du foie :

    • mené par la Pr Valérie Vilgrain, cheffe du service de radiologie de l’Hôpital Beaujon AP-HP.

    L’objectif est de mieux personnaliser le traitement de chimioembolisation hépatique (TACE) dont les critères de réponse tumorale après traitement sont clairement définis.

    « En revanche, les critères prédictifs de réponse ne sont pas bien connus. Une meilleure connaissance pourrait permettre de mieux personnaliser les indications de la TACE. La collaboration avec Owkin va tenter de répondre à cette question en analysant les données du scanner baseline (avant tout traitement) ainsi que les données histopathologiques de la biopsie de la tumeur en utilisant des outils d’intelligence artificielle », précise le Pr Valérie Vilgrain.

    Projet sur les images de pathologie digitale et les caractéristiques cliniques de patients atteints de néphrite lupique de classe III et IV :

    • mené par le Pr Eric Daugas, du service de néphrologie de l’Hôpital Bichat (AP-HP), le Pr Anne Couvelard, cheffe du service d’anatomo-pathologie de l’Hôpital Bichat AP-HP, et leurs équipes.

    Le but est d’identifier de nouvelles données pertinentes issues des images d’histologie rénale des néphropathies lupiques et jusqu’ici négligées par l’interprétation médicale, malgré un haut niveau d’expertise selon le Pr Eric Daugas.

    L’objectif, in fine, est de proposer un traitement et une surveillance de la maladie personnalisés aux patients.

    « Actuellement, les meilleures prises en charge des patients ayant une atteinte rénale sévère au cours du lupus systémique souffrent de l’absence de prédiction individuelle de l’échec des traitements standards. Le projet proposé en collaboration avec Owkin doit déterminer l’apport d’une interprétation sans a priori des données cliniques et histologiques rénales recueillies au diagnostic pour améliorer la prise en charge de patients atteints de néphropathies lupiques graves, explique le Pr Eric Daugas. Un tel projet n’aurait pu naître rapidement – il a été construit en moins de six mois – sans notre rencontre avec les équipes d’Owkin. »

    Un accord-cadre de recherche entre Owkin et tous les hôpitaux de l’AP-HP

    Ces projets de recherche sur données sont lancés quelques mois après la signature d’un accord-cadre entre l’AP-HP et Owkin, en février 2019, pour une durée de 3 ans.

    Objectif : allier recherche médicale et intelligence artificielle

    Il est prévu dans le cadre de ce partenariat que les deux partenaires « pourront décliner rapidement et dans des conditions facilitées des études cliniques collaboratives », indiquent-ils (communiqué). L’idée est de conjuguer « toutes [les] actions en un effort collectif alliant recherche médicale et intelligence artificielle (IA) », commente Thomas Clozel, co-fondateur et P.-D.G. de Owkin, qui estime que « la démocratisation de l’accès à l’IA aux chercheurs va permettre la réalisation de grandes avancées ».

    Des projets déjà en cours

    La signature de cet accord-cadre résulte du travail réalisé en amont entre les cliniciens chercheurs de différents hôpitaux de l’AP-HP et les spécialistes en IA de Owkin. Parmi les projets sur lesquels collaborent déjà les deux organisations figure Healthchain, qui vise à sécuriser le partage des données sensibles de santé. Ce projet est financé par Bpifrance.

    « Les équipes feront appel à différentes technologies permettant d’optimiser leurs recherches, comme le « federated learning » (apprentissage fédéré : permet de concevoir des IA sans compromettre la vie privée des utilisateurs), le « transfer learning » (apprentissage par transfert : permet de transférer des connaissances d’une ou plusieurs tâches sources vers une ou plusieurs tâches cibles), les registres distribués et la cryptographie avancée », précisent l’AP-HP et Owkin.

  • CHU Lille : 1ère édition de l’AAP Défi Santé pour améliorer le parcours patients (lancement : 05/11)

    Le CHU de Lille organise la première édition de l’appel à projets (AAP) « Défi Santé – se connecter pour mieux soigner » afin de tester de nouvelles solutions en faveur d’un meilleur parcours santé pour les patients. Doté de 1 million d’euros (en apport numéraire et en nature), cet AAP est ouvert aux chercheurs et porteurs de projets (start-ups, PME, ETI et grands groupes). Les candidats sont invités à relever les 3 défis suivants :
    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ; 
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    L’appel sera lancé le 5 novembre 2019, date à laquelle un webinar sera organisé (10h30) pour présenter en détail les modalités de l’AAP (inscription en ligne via ce lien).

    Les organisateurs précisent d’ores et déjà que la lettre d’intention devra être envoyée au plus tard le 8 janvier 2020. Les lauréats seront annoncés lors du Salon SantExpo (ex Paris Healthcare Week), qui se déroulera du 26 au 28 mai 2020 à Paris.

    Co-porté par Eurasanté et Euratechnologies, cet appel à projets est financé par la Région Hauts-de-France, Hauts-de-France Innovation Développement, les Parcs d’innovation Hauts-de-France, la Métropole de Lille et Bpifrance.

    Les objectifs de l’AAP

    « Pour répondre aux enjeux territoriaux de simplification des parcours, en cohérence avec les attentes des patients et professionnels de santé, une meilleure coordination et un renforcement de la relation médecine de ville-médecine à l’hôpital est nécessaire », contextualisent les organisateurs de l’appel à projets (AAP) dans un communiqué publié fin octobre 2019.

    L’objectif de l’AAP est de répondre à ces enjeux en proposant aux candidats de relever les 3 défis suivants :

    • fluidifier et mieux coordonner le parcours patient ;
    • améliorer, renforcer et sécuriser la prise en charge en ambulatoire ;
    • prévenir, dépister, prédire et suivre les maladies chroniques.

    À la clé pour les lauréat :

    • 1 millions d’euros en apport numéraire et en nature (enveloppe globale) ;
    • une expérimentation des solutions au CHU de Lille, en collaboration avec le CHU d’Amiens ;
    • un programme d’accompagnement en incubation et accélération par Eurasanté et Euratechnologies ;
    • une mise à disposition de locaux ;
    • l’accès à des expertises médicales et soignantes de pointe pour accompagner le développement de la solution.

    Calendrier

    • 8 janvier 2020 : deadline pour le dépôt de la lettre d’intention ;
    • 31 mars 2020 : deadline pour le dépôt du dossier de candidature (si retenu lors de la phase 1) ;
    • début mai 2020  : sélection finale (jury)
    • 26-28 mai 2020 : annonce des lauréats lors du salon SantExpo à Paris.
  • PLFSS 2020 : lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments (article 34)

    Dans la lignée de la feuille de route annoncée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, en juillet 2019, l’article 34 du PLFSS 2020 prévoit :
    • l’obligation pour les industriels de constituer un stock de 2 à 4 mois pour tout médicament ;
    • pour les MITM (médicaments d’intérêt thérapeutique majeur), que l’entreprise en rupture se charge de proposer des solutions alternatives à la pénurie, voire d’en importer ;
    • des sanctions financières en cas de manquement de l’industriel.

    L’article 34 du projet de loi, doit être voté par l’Assemblée nationale ce 29 octobre 2019, s’inscrit dans un contexte de pénurie de médicaments, en hausse depuis plus de 10 ans. L’Agence nationale de sécurité du médicaments (ANSM) comptabilisait en 2008 une rupture sur 44 médicaments. En 2019, c’est plus de 600 médicaments qui sont recensés, un total qui s’élève à 868 si l’on ajoute les signalements de tension, soit 20 fois plus qu’en 2008. Cette pénurie vise de nombreuses catégories thérapeutiques : antibiotiques, antalgiques, corticoïdes, anesthésiques et anti-cancéreux. L’augmentation de la pénurie de médicaments engendre de l’inconfort, de l’angoisse et jusqu’à une dégradation de l’état de santé des patients, qui peuvent être contraints de se tourner vers des traitements alternatifs.

    Les causes de ces ruptures sont multifactorielles :

    • pression sur les prix du système de santé français à acheter des médicaments aux industriels le moins cher possible (situation de monopsone : un seul acheteur) ;
    • production de principes actifs tombés dans le domaine public et peu rentable pour les industriels a été délocalisée en Inde ou en Chine. En conséquence, une délocalisation massive, entraînant par ailleurs une perte de savoir-faire de la chimie fine : dans les années 90, 80 % des matières actives étaient produites en Union européenne ; c’est désormais l’inverse aujourd’hui et les sources d’approvisionnement se sont éloignées. Cette délocalisation a permis aux industriels de gagner en rentabilité en rationalisant les coûts de production ;
    • dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement et normes jugées trop rigides selon les industriels, fragilisant les conditions d’approvisionnement ;
    • choix des industriels de distribuer leurs médicaments vers des marchés plus rentables versus des marchés où le système de santé rogne trop sur les marges ;
    • abandon de médicaments pas suffisamment rentables. 

    En amont de la PLFSS 2020, en juillet 2019, le gouvernement annonçait des premières solutions à ce constat, notamment :

    • fluidifier l’information entre les laboratoires et les officines : un médicament en rupture dans une officine pendant plus de 72 heures remonte à l’ordre des pharmaciens qui peut mobiliser les pouvoirs publics ;
    • autoriser les pharmaciens à se faire dépanner en direct auprès des laboratoires qui ont l’obligation d’avoir un stock permanent ;
    • autoriser les pharmaciens de substituer à la molécule prescrite un médicament de classe thérapeutique équivalente ;
    • repenser le système de santé au niveau européen et renforcer la coopération européenne par, notamment, des mesures incitatives fiscales et financières de maintien et de relocalisation de site de production en Europe.

    Cette dernière solution semble, pour de nombreuses parties prenantes, médecins et pharmaciens, être la mesure phare qui permettra de résoudre les causes profondes de pénurie de médicaments, enjeu crucial de santé publique.