Cancero

  • Valoriser les données d’imagerie et leur structuration, le modèle économique de la start-up NetR

    La start-up française NetR, créée début 2019, développe une solution qui permet le traitement des données médicales d’imagerie d’établissements de santé pour les mettre à disposition de la recherche publique ou privée. Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence dans le cadre des Journées francophones de radiologie – JFR (11-14 octobre 2019), Marie Pauline Talabard, co-fondatrice et P.-D.G. de la société, indique se retrouver confrontée à la question que se posent de nombreux professionnels : comment valoriser la donnée de santé et à quel prix ?

    Elle revient dans cet entretien sur son modèle économique de partage de la valeur entre le fournisseur de la donnée et la solution.

    En Europe, les données n’ont pas de valeur marchande

    La start-up est partie des principes fondamentaux suivants pour constituer son offre :

    • Les données d’origine sont des données personnelles, nominatives, dédiées à l’usage du soin. Ces données n’ont en l’état pas de valeur autres que personnelles pour la réalisation de la prise en charge médicale de la personne. Elles n’ont pas d’appartenance ni de valeur marchande, du moins en Europe ;
    • Une donnée individuelle n’a pas de valeur en tant que telle, seul le traitement de données massives (ou au moins à partir d’un volume significatif au regard du sujet d’étude) représente un intérêt et donc une valeur pour la recherche médicale ;
    • concernant la recherche, il existe un principe de solidarité nationale : la collecte doit être réalisée à l’échelle de la collectivité et valorisée de même. Le système de santé qui produit ces données de soin est financé par la solidarité nationale, il est donc licite de penser la valorisation à l’échelle de la collectivité.

    La structuration des données peut faire l’objet d’une rémunération

    Ce qui va être rémunéré, c’est la transformation de ces données nominatives et individuelles en des données traitées et structurées pour être dédiées à la recherche. L’intérêt est de pouvoir de plus en plus se reposer sur des processus automatisés, applicables à grande échelle. Ainsi, la chaîne de valeur du traitement de la donnée de santé s’industrialise et nécessite de professionnaliser les pratiques pour les faire passer à l’échelle.

    Une offre permettant une mise en relation entre établissements et chercheurs

    NetR a mis en place une prestation de service « sur mesure », permettant la mise en relation entre les établissements fournisseurs de données et les chercheurs (industriels) demandeurs de données de valeur pour nourrir leurs travaux.

    Un prix de la donnée variable selon les pays

    La start-up est pour l’instant spécialisée en données d’imagerie et s’inscrit dans un marché où des acteurs internationaux sont déjà présents et fortement concurrentiel. Les prix pratiqués aujourd’hui en Chine (Alibaba rachète massivement les données des hôpitaux chinois) et aux États-Unis pour des données plus ou moins labellisées varient entre 30 et 300 dollars (entre 27 et  270 €) l’examen d’imagerie, en fonction des critères suivants :

    • la rareté de la pathologie ou de la thématique adressée ;
    • la difficulté de traitement de cette donnée, des volumes à adresser ;
    • la demande.

      Les prix pratiqués en France par NetR varient entre quelques euros et quelques centaines d’euros par examen en fonction du service de qualification nécessaire.

    Une rémunération répartie entre l’établissement fournisseurs de données et NetR

    La jeune pousse française a construit un modèle financier qui permet la répartition de la rémunération entre l’établissement fournisseurs de données (70 % de la somme) et NetR (30 %).

    NetR se positionne ainsi en :

    • tiers de confiance (et intègre dans sa prestation la composante de démarche juridique : déclarations, information des patients) ;
    • prestataire pour le traitement des données à chaque fois spécifiques, traitées en fonction de la demande.

    La solution proposée est en effet construite sur mesure en fonction de la demande du client final, et dans ce sens rejoint l’esprit du RGPD qui a surtout pour vocation de défendre les usagers sur la finalité de l’usage fait de leurs données.

    Un service adapté à la spécificité clinique de la demande

    L’une des forces de NetR est de reposer sur la présence au sein de la structure de l’expertise radiologique de Marie Pauline Talabard : le service proposé est adapté à la spécificité clinique de la demande, et pour répondre au plus près aux attentes des clients, intègre dans sa réponse des informations diverses, issues des images médicales mais également des comptes rendus (analyse textuelle). Ainsi, par exemple, des données de traitements pharmacologiques peuvent être prises en considération.

    NetR accompagne les établissements partenaires dans l’information donnée aux patients, qui peut être prospective (le patient est informé que ses données pourront être utilisées à des visées de recherche après anonymisation), ou rétrospective, auquel cas l’information est individuelle et demande de recontacter les différents patients concernés.

    Un marché en devenir, un positionnement européen en retrait

    Marie Pauline Talabard alerte sur le positionnement « très en retard » de l’Europe par rapport aux États Unis ou la Chine. Il y a d’un côté « la Chine, où l’individu passe après l’intérêt général et où aucune question n’est posée concernant l’appartenance des données, et [de l’autre] les États-Unis, où l’individu prime et a une liberté totale de l’usage et de la vente de ses données », explique la présidente de NetR. Ente ces deux choix « philosophiques », l’Europe s’est tournée vers une position médiane sur l’appartenance des données et leur valorisation. En retrait, elle accumule un retard difficilement rattrapable selon l’entrepreneuse.

  • Europe : présentation des AAP H2020 du défi 1 « santé », gérés par la DG Connect (deadline : 13/11)

    La Commission européenne (CE) a publié en juillet 2019 le programme de travail 2020 du défi sociétal « santé, changement démographique et bien-être » d’Horizon 2020. Dans ce cadre, les appels à projets (AAP) du défi 1 « santé » sont composés de 2 actions de coordination et de soutien (CSA) et d’1 action de recherche et d’innovation (RIA). Dotés d’un budget de 42 millions d’euros, ils sont gérés par la Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG Connect), un service de la CE.

    1. Appel « Digital Transformation of Health and Care » (transformation numérique de la santé et des soins) :

    • SC1-HCC-06-2020: Coordination and Support to better data and secure cross-border digital infrastructures building on European capacities for genomics and personalised medicine (coordination et soutien pour améliorer les données et sécuriser les infrastructures numériques transfrontalières en s’appuyant sur les capacités européennes en génomique et en médecine personnalisée) ;

    • SC1-HCC-07-2020: Support for European eHealth Interoperability roadmap for deployment (prise en charge de la feuille de route européenne d’interopérabilité e-santé pour son déploiement).

    2. Appel « Trusted Digital Solution and Cybersecurity in Health and Care » (solution numérique de confiance et cybersécurité dans les domaines de la santé et des soins) :

    • DT-TDS-05-2020: AI for Health Imaging (IA pour l’imagerie médicale).

    La date limite de dépôt des dossiers de candidatures est le 13 novembre 2019.

    À noter : Il est possible de revoir les webinaires de présentation détaillée des appels sur le site Horizon2020.gouv.fr, accessible via ce lien.

    Appel SC1-HCC-06-2020

    Coordination and Support to better data and secure cross-border digital infrastructures building on European capacities for genomics and personalised medicine

    • En français : coordination et soutien pour améliorer les données et sécuriser les infrastructures numériques transfrontalières en s’appuyant sur les capacités européennes en génomique et en médecine personnalisée.

    Cette action vise à soutenir l’identification de normes communes, d’infrastructures numériques transfrontalières et de mécanismes de coordination afin de faire progresser la médecine personnalisée en Europe. Il devrait s’appuyer sur les initiatives, projets et ressources existants aux niveaux national, régional et européen.

    Cette CSA devrait consolider les connaissances issues des initiatives et projets existants afin d’identifier les pratiques, normes et modèles de gouvernance les plus appropriés pour la mise en place d’infrastructures numériques transfrontalières soutenant la recherche en génomique et la médecine personnalisée en Europe.

    • Le programme de travail de cet appel est à télécharger ci-contre.
    • Date limite de soumission des candidatures : le 13 novembre 2019, 17 heures (heure de Bruxelles). Les dossiers doivent être envoyés à partir du site Ec.europa.eu, accessible ici.

    Appel SC1-HCC-07-2020

    Support for European eHealth Interoperability roadmap for deployment

    • En français : prise en charge de la feuille de route européenne d’interopérabilité e-santé pour son déploiement.

    L’objectif de cet appel est de soutenir le déploiement et la surveillance de l’interopérabilité de la santé en ligne, ce qui signifie des plateformes numériques interopérables et des solutions concrètes à utiliser par les citoyens, les chercheurs, les services de santé et le marché du travail dans l’Union européenne (UE) et la main-d’œuvre transfrontalière sur le marché unique numérique de l’UE.

    Ce soutien devrait comprendre un ensemble cohérent d’activités qui amélioreront le déploiement de solutions et de plateformes de santé en ligne interopérables, un nombre important de citoyens de plusieurs États membres ayant accès à leurs propres données sur la santé et les fournissant sur ces plateformes.

    Le déploiement devrait prendre en compte l’interopérabilité des dossiers de santé (électroniques) au-delà des frontières nationales, le citoyen européen habilité, le respect du règlement général sur la protection des données, la directive sur les réseaux et les systèmes d’information et le fonctionnement sur un marché unique numérique européen. Le déploiement devrait s’appuyer sur la recommandation de la Commission relative au format d’échange de DSE européen et s’inspirer de contributions solides et systémiques pour obtenir de meilleures données et de meilleures approches informatiques permettant de faire progresser la prévention des maladies et la médecine personnalisée.

    • Le programme de travail de cet appel est à télécharger ci-contre.
    • Date limite de soumission des candidatures : le 13 novembre 2019, 17 heures (heure de Bruxelles). Les dossiers doivent être envoyés à partir du site Ec.europa.eu, accessible ici.

    Appel DT-TDS-05-2020

    AI for Health Imaging

    • En français : IA pour l’imagerie médicale

    Cette action devrait contribuer à tester et à développer des outils et des analyses basés sur l’intelligence artificielle (IA) axés sur la prévention, la prévision et le traitement des formes de cancer les plus courantes, tout en apportant des solutions permettant de partager en toute sécurité des images médicales en Europe.

    Les propositions doivent définir et contribuer à constituer un vaste référentiel d’images de santé interopérables, permettant de développer, de tester et de valider des solutions d’imagerie médicales basées sur l’IA afin d’améliorer le diagnostic, la prédiction de la maladie et le suivi des formes de cancer les plus courantes.

    Le référentiel doit inclure des ensembles de données de cas annotés de haute qualité, interopérables, anonymes ou pseudo-anonymes, basés sur le don de données, et doit être conforme à la législation sur l’éthique, les exigences de sécurité et la protection des données. Les aspects de genre doivent être considérés de manière appropriée. Il devrait assurer la qualité et l’interopérabilité des données sur la base de normes communes et d’interfaces de programmation d’applications (API) ouvertes.

    • Le programme de travail de cet appel est à télécharger ci-contre.
    • Date limite de soumission des candidatures : le 13 novembre 2019, 17 heures (heure de Bruxelles). Les dossiers doivent être envoyés à partir du site Ec.europa.eu, accessible ici.
  • Journées nationales des industriels (Asip Santé) : les 21-22 novembre 2019 (inscriptions ouvertes)

    La Délégation du numérique en santé et l’Agence du numérique (Asip Santé) organisent les Journées nationales des industriels (JNI) les jeudi 21 et vendredi 22 novembre 2019 à Paris. L’événement s’adresse à l’ensemble des industriels des secteurs de la santé et du médico-sociale (éditeurs de logiciels, intégrateurs, hébergeurs de données, SSII…).

    • La première journée sera dédiée à la feuille de route Ma Santé 2022 et à ses enjeux pour les industriels (format conférences). L’objectif sera aussi de présenter les sujets dans l’actualité tels que le cadre réglementaire et les projets nationaux. Parmi les intervenants principaux : Dominique Pon et Laura Létourneau, pilotes du chantier numérique du plan national.

    • La seconde journée sera rythmée par des ateliers technico-pratiques centrés sur la mis en œuvre des référentiels socles : interopérabilité, carte e-CPS, Pro Santé Connect.

    Au cours de ces 2 jours, un projectathon sera également organisé sur le volet de synthèse médicale (pour toute question sur le projectathon, écrire à ci-sis@sante.gouv.fr).

    Le programme détaillé de la journée sera communiqué ultérieurement. 

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

  • Symposium « Les 3 Sphères » par Docaposte : « La e-santé rend-elle plus heureux ? » (25/11/2019, Paris)

    « Et si le numérique en santé contribuait au bonheur ? » C’est la question centrale du symposium « Les 3 Sphères », organisé par Docaposte, filiale numérique du groupe La Poste, le 25 novembre 2019 à Paris sur le thème « La e-santé rend-elle plus heureux ? ».

    Experts, institutionnels et patients partageront leurs expériences et convictions au cours de l’événement.

    Au programme :

    • la vision internationale : USA, Canada, Italie ;
    • la volonté des institutionnels français, nationaux et territoriaux ;
    • la parole aux patients et professionnels de santé ;
    • des projets concrets en France au service d’une ambition : numérique et santé for good ? ;
    • la clé de voûte : la confiance dans le numérique en santé ? ;
    • la révélation d’une innovation e-santé qui contribue au bonheur.

    Pour les inscriptions, envoyer un email à gaelle.picard@docaposte.fr.

    La e-santé, c’est :

    • « mieux guérir et accompagner les patients mais c’est aussi prévenir, informer, conseiller, soutenir, simplifier… ; permettre à chacun de devenir acteur de sa santé ;
    • aider les professionnels de santé, médico-sociaux et les institutionnels pour alléger leurs tâches quotidiennes et les rapprocher de leurs patients comme des citoyens ;
    • nourrir la science pour offrir à tous la qualité de vie à laquelle on aspire », contextualisent les organisateurs de l’événement.

    Parmi les intervenants :

    • Nicolas Bouzou : essayiste et économiste ;
    • Professeur Gérard Fletcher (Italie) : professeur de politique et coordinateur du programme européen MyHealthMyData de blockchain en santé ;
    • Sandrine Degos : fondatrice du think tank et présidente de Care Insight ;
    • Michel Nadeau (Canada) : P.-D.G. de Tactio, un des leaders de la e-santé en Amérique du Nord ;
    • Chahra Louafi : directrice du fonds Patient Autonome à Bpifrance ;
    • Et des scientifiques, des médecins, des représentants de patients ainsi que d’autres intervenants, acteurs clés du secteur.

    L’événement sera animé par Fabien Guez, médecin et journaliste télé spécialisé dans la santé.

  • Données de santé et intelligence collective (ministère) : le 18/11/2019 – inscriptions bientôt closes

    Le ministère des Solidarités et de la Santé organise un colloque sur le thème « données de santé & intelligence collective » le 18 novembre 2019 à Paris, en partenariat avec le Grand Défi « Amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ». Le discours d’introduction sera assuré par la ministre Agnès Buzyn.

    « Le numérique envahit désormais toutes les dimension de la médecine : la prévention, le diagnostic, la recherche médicale, la communication. Cette évolution ne doit pas être perçue comme une fragilisation du lien humain, qu’elle peut au contraire renforcer », contextualise le ministère. Au cours de la journée sera illustré comment la valorisation des données de santé peut servir un projet collectif bénéficiant à la santé de tous, avec la présentation des actions de l’État, de projets innovants et de tables rondes.

    Parmi les intervenants figurent :
    • Dominique Pon, responsable ministériel de la transformation numérique en santé ;
    • Annelore Coury, déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam ;
    • Stéphanie Combes, cheffe de projet Health Data Hub (Drees) ;
    • Olivier Clatz, directeur du Grand Défi (Secrétariat général pour l’investissement).
    Divers acteurs du secteur, y compris des industriels (Doctolib, Sivan – Moovcare, Cardiologs…) seront également présents.

    Les inscriptions pour participer à l’événement (gratuites) doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien (nombre de places limitées). Le colloque sera par ailleurs retransmis en direct sur le site internet du ministère (aucune inscription nécessaire pour y avoir accès).

    À NOTER : cette journée lance le top départ de la Health Data Week, une semaine dédiée aux données de santé organisée par la société Care Insight et rythmée par 5 rendez-vous : le Health Data Hub, une journée de conférence sur le Health Data Hub ; un webinar axé RH, santé et data, un afterwork start-up challenge « IA, data et patients : les pépites de la data en santé » ; un H&TI morning special Ethik IA et un dîner du Cercle des décideurs numérique et santé.

    Programme prévisionnel

    Le secrétariat de la manifestation

    • Tél : 01 47 70 45 78
    • Email : donnees-sante@ptolemee.com
  • Alan, Doctolib, Dreem et Owkin parmi les 150 start-ups e-santé les plus prometteuses (CB Insights)

    Les sociétés françaises Doctolib, Dreem, et Alan ainsi qu’Owkin, basé aux États-Unis mais créé en France, figurent parmi « les 150 start-ups e-santé les plus prometteuses » du monde selon le bureau d’études CB Insights, qui publie son premier classement « Digital Health 150 ».

    CB Insights inclut dans le secteur « santé numérique » les sociétés du domaine de la santé, start-ups émergentes ou licornes reconnues, qui emploient la technologie et les logiciels comme facteurs clé de différenciation par rapport à leurs concurrents. La société précise dans son communiqué, publié début octobre 2019, que ses analystes ont opéré une sélection parmi plus de 5 000 sociétés sur des critères comme leurs dépôts de brevets, le consensus des investisseurs, leur marché potentiel, leurs partenariats, et le score obtenu par chaque société avec Mosaïc, l’algorithme propriétaire du bureau d’études.

    Parmi les 150 sociétés sélectionnées, 116 sont basées aux États-Unis, 17 en Asie (7 en Chine, 4 en Israël), 16 en Europe et 1 au Canada. CB Insights cite parmi les thématiques les plus porteuses l’intelligence artificielle, la télémédecine, la santé féminine, la santé des seniors, les déterminants sociaux de la santé, la réduction du coût de la santé et les services de conciergerie médicale.

    4 sociétés françaises dans le palmarès

    • Doctolib : plateforme de télémédecine destinée aux médecins et aux patients, notamment pour la prise de rendez-vous et la réalisation de téléconsultation ;
    • Dreem : société spécialiste des troubles du sommeil qui développe un bandeau numérique pour lutter contre l’insomnie ;
    • Alan : compagnie d’assurance santé numérique ;
    • Owkin : société spécialiste de l’apprentissage automatique (machine learning) appliqué à la recherche médicale.

    Classement « Digital Health 150 »

    Top 10 des investisseurs les plus actifs en e-santé

  • La relation de soins à l’épreuve de l’IA : enjeux éthiques et perspectives (22/11/19, Gironde)

    « L’intelligence artificielle bouleverse les repères dans le soin : quels en sont les enjeux éthiques et les perspectives ? » Telle est la problématique du colloque organisé le 22 novembre 2019 à Pessac, en Gironde, par l’Espace de réflexion éthique de Nouvelle-Aquitaine (Erena) et le CFPPS, centre de formation continue du CHU de Bordeaux.

    « L’évolution rapide des technosciences et notamment les progrès dans le secteur de l’intelligence artificielle bouleversent les repères classiques dans le domaine du soin, contextualisent les organisateurs. Ils offrent des perspectives nouvelles en matière de santé mais constituent aussi un véritable défi pour les autorités sanitaires en termes de sécurité et de qualité et imposent un devoir de lucidité sur les enjeux et les risques. Le questionnement éthique peut ainsi se placer à différents niveaux : individuel, institutionnel, législatif, sociétal et politique. »

    Le bulletin d’inscription, téléchargeable via ce lien (fin de document), est à retourner avant le 20 novembre 2019 au CFPPS par email, fax ou courrier (coût par participant : 70 euros, gratuit pour les étudiants).

    Contact pour les inscriptions :
    CFPPS – Alexandra Urbain
    tél : 05 57 65 65 86 – Fax : 05 57 65 63 87
    Email : alexandra.urbain@chu-bordeaux.fr

    Programme

    Matin

    Après-midi

    Intervenants :

    • Laurence Devillers, professeur en intelligence artificielle ;
    • Anne-Laure Boch, neurochirurgienne, docteur en philosophie ;
    • Marie-José Del Volgo, directeur de recherches en psychopathologie et praticien hospitalier ;
    • Nelly Le Reun, médecin gériatre ;
    • Clément Goehrs, médecin en santé publique ;
    • Lucile Dupuy, docteur en sciences cognitives et ergonomie des interfaces ;
    • Bernard Nordlinger, professeur d »université-praticien hospitalier, chirurgien spécialiste des cancers digestifs.

    Conditions d’inscription (places limitées)

    • Montant de l’inscription : 70 € (repas compris) ; gratuit pour les étudiants
    • Pour les agents hors CHU de Bordeaux : retourner le bulletin d’inscription avant le 20 novembre 2019 au CFPPS par mail, fax ou courrier ;
    • Pour les agents CHU de Bordeaux : transmettre le bulletin d’inscription de formation habituel par voie hiérarchique avant le 20 novembre 2019

    Cette journée peut faire l’objet d’une prise en charge au titre de la formation continue.

  • USA : Cerner et AWS lancent Project Apollo, une plateforme cloud en médecine prédictive basée sur IA

    La société américaine Cerner lance avec Amazon Web Services (AWS) une nouvelle plateforme cloud en santé intégrant un système d’intelligence artificielle (IA), baptisée « Project Apollo ». Le but n’est pas seulement de transférer sur le cloud les activités de Cerner mais surtout d’accélérer le déploiement des innovations, dans le cadre d’une approche plus « cognitive » de la médecine, indique Brent Shafer, le P.-D.G. du groupe, intervenue lors de la conférence annuelle Cerner Health et cité dans le communiqué de la société daté du 8 octobre 2019.

    Selon Brent Shafer, les clients de Cerner auront accès d’ici la fin de l’année, via ce « centre de contrôle », à un aperçu synthétique en temps réel qui leur fournira une analyse prédictive, et bouleversera leur vision de l’activité hospitalière : ils ne verront plus seulement ce qui se passe à l’instant T, mais aussi ce qui se passera ensuite (source : Kansas City Business Journal).

    Les objectifs du partenariat noué avec AWS au cours de l’été sont notamment d’améliorer l’efficacité des organisations du secteur de la santé en réduisant les charges opérationnelles, et d’améliorer les performances cliniques grâce à l’IA et à l’apprentissage automatique (machine learning), rapporte Cerner dans un communiqué publié le 30 juillet 2019.

    « Nous unissons nos forces à Amazon et AWS pour devenir plus agiles, et fournir aux clients et aux patients des solutions plus rapides, plus évolutives et plus sécurisées, avait alors déclaré Brent Shafer. Nous attendons de cette collaboration l’émergence d’une nouvelle vague d’innovations à même de transformer l’avenir de la santé. »

  • Chine : Ping An Good Doctor va déployer ses cabinets virtuels dans la région autonome du Guangxi

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, signe un accord de coopération stratégique avec le comité chinois du conseil de la promotion du commerce international, en collaboration avec le gouvernement de Zhuang du Guangxi, afin de créer une plateforme web de santé dans le Guangxi, une région autonome de la République populaire de Chine située dans le sud du pays.

    Cette initiative est déployée en réponse aux exigences présentées dans la note relative à l’émission des avis directeurs visant à encourager le développement de la distribution de médicaments au détail (pour la mise en œuvre d’un essai) promulguée en juillet 2019 par la Guangxi Medical Products Administration, l’agence de réglementation des médicaments et des dispositifs médicaux. Dans ce cadre, Ping An Good Doctor va promouvoir de manière proactive ses « One-minute Clinics » (cabinets virtuels) dans le Guangxi, tout en développant activement le modèle dit « Internet + Drug Circulation » (« circulation de médicaments + internet ») dans chaque ville et village rural de la région.

    Seront également mises en œuvre des mesures pilotes visant à installer dans la région des distributeurs automatiques de médicaments dans les grands lieux publics et les collectivités éloignées pour répondre aux besoins des consommateurs en termes de médicaments.

    Plus de 100 types de médicaments en vente libre dans les « One-minute Clinics »

    Chaque « One-minute Clinic » comprend une salle de diagnostic indépendante et une armoire à pharmacie intelligente, dans lesquelles plus de 100 types de médicaments en vente libre sont stockés à basse température, ce qui permet aux patients d’avoir accès 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et depuis n’importe quel endroit, à des consultations médicales ainsi qu’à des services leur permettant de mieux gérer leur santé et d’achat de médicaments.

    Un développement des hôpitaux numériques

    Avec le soutien du gouvernement de la région autonome et des autorités compétentes, Ping An Good Doctor construira également des hôpitaux physiques centrés sur le numérique dans le Guangxi. Dans ce cadre, la société partagera son expérience en matière de fonctionnement des établissements numériques et coopérera avec les hôpitaux physiques locaux du Guangxi pour construire de nouveaux hôpitaux numériques.

    Ping An Good Doctor multiplie les opérations depuis quelques mois

    • En août 2019, Ping An Good Doctor a lancé son service de médecin privé en Chine. Par le biais de cette offre, il fournira aux utilisateurs des services médicaux complets, tels que des consultations en ligne accessibles 24h/24 et 7j /7, des consultations de deuxième cycle avec des médecins de renom ainsi que des services de gestion de la maladie.
    • Par ailleurs, l’entreprise a conclu en juillet une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux chinois afin de développer conjointement un nouveau modèle d’hôpital numérique.

    Objectif : installer des « One-minute Clinics » dans un maximum de lieux publics

    L’objectif de Ping An Good Doctor est d’installer dans un avenir proche des « One-minute Clinics » dans les entreprises, les grandes communautés, les chaînes de pharmacies, les points de service des autoroutes, les campus universitaires, à l’entrée et à la sortie des stations de métro et de train à grande vitesse ainsi que dans d’autres lieux publics du Guangxi.

    Une extension vers l’ASEAN

    Seule province en Chine à la frontière de l’ASEAN, le Guangxi multiplie les efforts pour développer les industries centrales, le domaine de la santé constituant le principal secteur de développement et attirant les investissements commerciaux. La coopération de Ping An Good Doctor avec le gouvernement du Guangxi va ainsi permettre à la société d’étendre sa présence en ASEAN.

  • Nouvel organigramme de Medicen : le domaine « santé numérique » présidé par Carlos Jaime (InterSystems)

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Region, annonce une nouvelle configuration de ses domaines d’activités ctratégiques (DAS) « pour relever les défis de la compétition internationale des innovations en santé ». Le pôle s’organise désormais autour de 5 secteurs stratégiques : le diagnostic biologique, l’imagerie, les biothérapies et molécules, la santé numérique et les techno-thérapies. 

    Le DAS « Santé Numérique » est présidé par Carlos Jaime, directeur général d’InterSystems France.

    La nouvelle organisation « reflète le décloisonnement indispensable entre cliniciens et ingénieurs, entre académiques et industriels », souligne Medicen dans un communiqué daté du 10 octobre 2019. Stéphane Roques, délégué général du pôle de compétitivité, fait part de sa conviction que « la santé de demain est interdisciplinaire ».

    Le nouveau DAS techno-thérapies a été créé pour accompagner « les innovations technologiques appliquées au traitement du patient [et] intégrées à l’acte de soin ». Agathe Arlotti, responsable de l’équipe innovation santé à Medicen cite les implants, l’impression 3D, les exosquelettes, la robotique ou encore les nanoparticules.

    Les leaders d’opinion en santé » placés à la tête des DAS se réuniront plusieurs fois par an pour identifier des sujets d’innovation transversaux », annonce le pôle, qui précise que « leur prochaine rencontre abordera notamment le bloc opératoire du futur et les enjeux du point-of-care.

    Le nouvel organigramme de Medicen

    Les dirigeants des DAS sont les suivants :

    DAS « Santé Numérique »

    • Présidence : Carlos Jaime, Directeur Général, InterSystems France
    • Vice-Présidence : Philippe Gesnouin, Responsable du Transfert Technologique dans les Sciences de la Vie et la Santé, Direction du Transfert et de l’Innovation, Inria.

    DAS « Diagnostic biologique »

    • Présidence : Jérôme Sallette, Directeur de l’Innovation & du Développement, Cerba Healthcare
    • Vice-présidence : Pr Patrice Debré, Laboratoire d’immunologie cellulaire et tissulaire, hôpital Pitié-Salpêtrière, (AP-HP).

    DAS « Biothérapies et Molécules »

    • Présidence : Hugues Dolgos, Directeur adjoint Biopharmacie, Servier
    • Vice-présidence :
      • Pr Jérôme Larghero, Directeur du Département de Biothérapies et du Centre Meary de Thérapie Cellulaire et Génique de l’AP-HP, Hôpital Saint-Louis (AP-HP)
      • Dr Jean-Louis Pinquier, Consultant en développement clinique précoce et médecine translationnelle, ex-directeur adjoint du département de Pharmacologie Clinique et Exploratoire à Sanofi.

    DAS « R&D Imagerie »

    • Présidence : François Kotian, Ingénieur en chef, GE Healthcare
    • Vice-présidence :
      • Pr Guy Frija, Radiologue, Université Paris Descartes / ESR
      • Pr Alain Luciani, Imagerie Médicale, GHU Henri Mondor, Université Paris Est Créteil, AP-HP
      • Pr Valérie Vilgrain, Chef de service de l’Imagerie Médicale, Hôpital Beaujon, AP-HP

    DAS « Techno-thérapies »

    • Présidence : Antoine Groheux, Responsable innovation Medtronic France
    • Vice-présidence :
      • Pr Eric Vicaut, Responsable de l’unité de recherche clinique du Groupe Hospitalier Saint-Louis Lariboisière Fernand-Widal et du Centre du Dispositif Médical (CEDM)
      • Dr Jean-Marc Collombet, chef de l’unité « Biothérapie Ostéo-Articulaire », Institut de Recherche Biomédicale des Armées (IRBA)