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  • Données de santé : 93 % des Européens souhaitent pouvoir gérer leurs données (consultation UE)

    Davantage de possibilité pour gérer ses propres données de santé, un cadre légal favorable et des moyens techniques permettant l’échange des données de santé transfrontalier, tels sont les principaux points ressortant des résultats de la consultation publique organisée par la Commission européenne sur la promotion de l’innovation numérique au sein du marché unique numérique, clôturée le 12 octobre 2017. Les résultats ont été publiés en février 2018.

    Le Conseil de l’Union européenne a adopté les conclusions en décembre 2017 qui invitaient les États membres et la Commission à travailler ensemble sur un nombre de sujets, ressortis également dans le cadre de la consultation publique, afin de saisir le potentiel des technologies numériques dans les domaines de la santé et des soins : systèmes d’information interopérables, sécurité des données et de protection de la vie privée, mise en œuvre de l’infrastructure de services de santé numériques, échanges transfrontières de données de santé, registres communs des maladies. Réciproquement, les États membres ont appelé la Commission à soutenir le développement et le déploiement d’infrastructures nationales interopérables pour le partage et l’échange de données de santé, en particulier pour les soins primaires.

    Concernant la typologie des répondants, il est à noter que 17,4% sont des institutions de santé, 14,6% des organisations non gouvernementales, des plateformes ou des réseaux, 13,9% des prestataires de santé numérique, et 13,1% des organismes académiques ou de recherche.

    Les Européens souhaitent avoir la main sur leurs données de santé (section 4.1.1)

    Voici les points-clés des résultats d’analyse des questionnaires :

    • selon 93% des répondants, les citoyens européens devraient être en mesure de gérer leurs données de santé ;
    • 83% des répondants pensent que le partage des données de santé permettrait d’améliorer les soins, le diagnostic et la prévention des maladies dans l’Union européenne ;
    • 73,6% des répondants considèrent que le transfert des données médicales d’un pays à l’autre permettrait d’accroître les possibilités de recherche médicale ;
    • 83,6% des répondants pensent que le digital et notamment la possibilité pour les patients de donner un retour sur leur expérience peut contribuer à améliorer les services de santé.

    Vie privée, cybersécurité et manque d’infrastructure parmi les principaux obstacles identifiés (section 4.2.2)

    • Les principaux obstacles identifiés à l‘accès électronique aux données et à leur partage :
      • les risques de violations de la vie privée ;
      • la cybersécurité ;
      • le manque d’infrastructure ;
      • le manque de prise de conscience ;
      • pour 50% d’organisations interrogées, ce sont également les restrictions légales de certains États-membres ;
      • pour 70% des organisations, l’hétérogénéité des dossiers médicaux électroniques est la troisième frein au partage des données.

    La réponse se trouve dans les normes et standards internationaux et l’interopérabilité

    • Les axes de travail pour lever les obstacles cités :
      • pour 59% des répondants, la mise en place de normes garantissant la qualité et la fiabilité des données ;
      • pour 56,8% des répondants, ce sont les dossiers médicaux électroniques (EHR) ;
      • pour 54,4% des répondants, cela passe par des normes de cybersécurité dédiées à la santé ;
      • pour 53,5%, cela passe également la promotion d’une interopérabilité en formats ouverts.

    Les mêmes thématiques sont citées lorsque les répondants sont interrogés à propos des actions attendues de l’Union européenne qui doit coordonner les actions permettant un cadre commun et harmonisé.

    L’analyse complète des résultats est consultable dans sa version anglaise, disponible via le lien ci-contre.

  • Institut Montaigne : 4 leviers et 19 propositions pour pérenniser le système de santé en innovant

    • Élaborer un « Pacte Innovation Santé 2025 » pour une visibilité pluriannuel ;
    • miser sur les talents pour faire émerger et développer les innovations ;
    • consolider les interactions au sein de l’écosystème ;
    • garantir et faciliter les financements aux entreprises innovantes et la recherche ;
    • assurer un environnement réglementaire propice à l’accès rapide et sécurisé du patient aux meilleures innovations,

    telles sont les préconisations formulées par l’Institut Montaigne pour encourager l’innovation en santé et qui ont émergé des échanges avec des chercheurs, professionnels de santé, grands groupes industriels, start-ups et financeurs entre autres, dans le cadre du rapport « Innovation en santé : soignons nos talents » de l’Institut, mis en ligne le 13 mars 2018.

    Selon le rapport, l’innovation est la seule à pouvoir apporter une réponse à la métamorphose du système de santé imposée par les défis actuels, dont notamment la prise en charge des maladies chroniques. Elle permettra, selon les auteurs, d’assurer des soins de qualité et de maîtriser les coûts grâce à l’amélioration de la prévention et des parcours de soins facilités.

    Quatre domaines sont énoncés comme particulièrement porteurs : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.

    Le rapport fait le constat que la France est en train de perdre de la vitesse par rapport à d’autres pays quant à l’intégration de l’innovation et que les freins culturels, réglementaires et financiers à l’innovation qu’affiche la France ont des répercussions négatives à la fois sur le tissu industriel, le système de santé et enfin les patients.

    Pré-requis : inscrire les acteurs dans une vision à long terme et coordonnée

    Le Pacte Innovation Santé 2025, un document dont l’autorité incombe au ministère de la Santé et dont les mots d’ordre sont prévisibilité et stabilité, devrait viser à placer l’ensemble des parties prenantes à l’évolution du système de santé dans une démarche coordonnée et à long terme.

    Il devrait s’articuler autour des axes suivants :

    • créer de la stabilité et de la prévisibilité à long terme pour l’ensemble des acteurs ;
    • mettre en œuvre un pacte cohérent et global agissant sur les quatre leviers principaux identifiés dans ce rapport ;
    • structurer une filière scientifique, économique et industrielle forte et influente, à l’image d’autres filières industrielles ;
    • instaurer une véritable instance de dialogue avec un Comité de Pilotage de ce Pacte, regroupant l’ensemble des acteurs.

    Favoriser les talents nationaux

    • La proposition n°2 met l’emphase sur la préservation de l’excellence de la recherche française, scientifique et clinique notamment, qui pour perdurer et garder cette position doit faire face à la course internationale aux talents. Pour les retenir, on doit développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation dans quatre secteurs prioritaires : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
    • La proposition n°3 vise à assurer une attractivité à la recherche publique, notamment par une politique de salaires attractifs et une proposition d’évolution de carrière avec des passerelles entre le privé et le public.

    Consolider l’écosystème, dynamiser ses synergies et le rendre visible

    • La proposition n°4 concerne la convergence des financements : l’allocation des 4,9 milliards d’euros prévus par le Plan d’Investissement pour la santé doit être utilisée de façon optimisée.
    • La proposition n°5 appelle à pérenniser l’action et les financements des IHU afin de renforcer leur rôle de catalyseur favorisant la création d’écosystèmes locaux de pointe, capables d’assumer le rôle de « hubs régionaux » spécialisés dans leurs secteurs, visibles et compétitifs. Un rôle d’autant plus important que les IHU réunissent des acteurs divers au service d’une quadruple ambition : l’amélioration de la recherche, la qualité des soins, une formation de pointe, et la valorisation industrielle des innovations. 
    • La proposition n°6 suggère d’œuvrer en faveur d’un « méga-hub » en santé. Un hub des sciences du vivant et de l’innovation permettrait d’être le fer de lance de la filière à l’échelle nationale, grâce notamment à des investissements publics dédiés.
    • La proposition n°7 appelle à la multiplication d’interfaces de rencontres et de collaborations entre les acteurs de l’innovation de l’écosystème.
    • La proposition n°8 vise le transfert de technologies en révisant l’organisation des SATT et favorisant les bonnes pratiques en matière de transfert.

    Financement : concentration et incitations

    • La proposition n°9 appelle à concentrer les capacités financières en recherche publique sur quelques priorités stratégiques en innovation biomédicale.
    • La proposition n°10 suggère des mesures incitatives visant les investisseurs institutionnels et les acteurs de l’assurance vie à investir dans les sciences de la vie.
    • La proposition n°11 vise à attirer les investisseurs internationaux à venir en France.
    • La proposition n°12 appelle à faciliter le développement de « consolidateurs en dé-risquant » les investisseurs privés pour créer des véhicules dédiés à la consolidation sectorielle.
    • La proposition n°13 appelle à remettre les hôpitaux au cœur de la diffusion de l’innovation en leur réservant des enveloppes spécialement dédiées à la recherche via des fonds dédiés à l’innovation, et grâce aux nouveaux modes de tarification.

    De la nécessité d’une réglementation et d’autorités favorisant à l’accès rapide du patient aux innovation

    • La proposition n°14 appelle à la révision de l’ensemble de réglementation en santé et spécialement celle régissant les essais cliniques et la production.
    • La proposition n°15 vise le rôle de l’ANSM et notamment les moyens dont elle dispose pour mener ses missions à bien, notamment celle de l’instruction des essais cliniques.
    • La proposition n°16 vise la HAS et ses procédures : créer un processus fast track d’évaluation pour des produits présentant potentiellement un intérêt clinique majeur et systématiser les réévaluations pour les produits innovants et onéreux en se basant sur les données en vie réelle.
    • La proposition n°17 appelle à inscrire dans la réglementation la place légitime des experts dans l’innovation et l’évaluation de l’innovation.
    • La proposition n°18 suggère la création d’une Commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.
    • La proposition n°19 appelle à alléger et simplifier les conditions d’accès aux données de santé en diminuant les délais d’instruction des dossiers et en renforçant le contrôle a posteriori de la CNIL plutôt que le contrôle ex-ante.

  • Data : le suédois IVBAR s’implante en France et nomme Patrick Olivier à la direction générale

    Depuis 2012, IVBAR développe des outils de mesure de la performance, pour accompagner la transformation du système de santé, au bénéfice de la qualité des soins et de la satisfaction des patients.

    La société suédoise a annoncé le 12 mars 2018, dans un communiqué de presse, son installation en France, à travers la filiale IVBAR France, présidée par Filippo Monteleone.

    Afin de déployer la filiale en France, Patrick Olivier est nommé directeur général.

    Des outils de mesure de la performance

    Convaincue que la transformation du système de santé français s’opérera à partir de l’analyse des besoins des patients, et dans un contexte politique en faveur d’un rééquilibrage de la tarification à l’activité, d’une volonté des pouvoirs publics de promouvoir des organisations et des financements innovants en santé (article 51 de la LFSS 2018), IVBAR France propose :

    • des outils de mesure de la performance pour utiliser toutes les données disponibles et permettre ainsi aux acteurs de se comparer – à l’échelle nationale et internationale – et d’évaluer leurs réponses aux besoins de santé ;
    • un savoir-faire mis notamment à la disposition des opérateurs engagés dans des projets d’expérimentations innovantes en matière de financement des prises en charge.

    Selon Filippo Monteleone, en Suède, les outils développés par IVBAR ont permis d’identifier des potentiels d’amélioration pour plusieurs échantillons de patients étudiés pour une même pathologie. Par exemple, il a été possible de réduire de 30% les risques d’infection lors d’un accouchement, ou encore de réduire de 18% les complications nécessitant une hospitalisation dans les deux ans suivant la pose d’une prothèse totale de hanche. 

    La France, terrain d’innovation pour la collective care intelligence

    IVBAR fait appel à la collective care intelligence en rassemblant des experts en économie de la santé, médecine, mathématique, épidémiologie, gestion des soins de santé et des développeurs de logiciels. La plateforme d’analyse de données ERA, développée par IVBAR au niveau européen, est aujourd’hui utilisée par les principales régions et hôpitaux suédois pour la mesure de la performance, mais également pour le paiement à l’épisode. 

    «IVBAR dispose d’un savoir-faire unique d’exploitation des données de santé, car nous avons développé des modèles de prévision de la complexité de chaque prise en charge, en fonction de la pathologie et de la situation sociale du patient, explique Patrick Olivier, le nouveau directeur général d’IVBAR France. Cela signifie que nous sommes en mesure de comparer de manière objective des établissements aux profils très différents et de proposer des financements mieux adaptés. Le déploiement exhaustif du PMSI, l’ouverture des données de santé via la mise en place du SNDS, l’informatisation des processus de soins, etc. sont des bases solides sur lesquelles s’appuyer pour adapter aux spécificités des parcours de soins et des besoins de santé en France, les premiers modèles construits en Suède – plus de 7 millions de personnes concernées. (…) La France sera sans nul doute un terrain d’innovation pour développer de nouveaux modèles ».

  • #FASN2018 : parcours de vie et santé numérique au service de la coordination, Paris le 26/06/2018

    À l’heure de la transition numérique du système de santé, la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi d’organiser des rencontres nationales sur la thématique des parcours de vie, le 26 juin 2018 à Paris.

    Ce rendez-vous traitera de l’ensemble des solutions numériques et nouvelles organisations mises au service des parcours de l’usager du système sanitaire et médico-social. Il est une occasion d’échanger sur les sujets d’actualité du secteur : coordinations territoriales, coopérations inter-établissements, avancées technologiques, décloisonnement ville-hôpital, intégration du volet social dans les systèmes d’information, etc.

    Aujourd’hui, on parle de parcours au sens de parcours de santé, parcours de soin et parcours de vie, et l’un des enjeux de la loi de modernisation de notre système de santé est de recentrer le système de santé sur les soins de proximité, à partir du médecin généraliste, et décloisonner des champs de la prévention, de l’offre de soins et de l’accompagnement médico-social.

    Dans cette perspective, la loi prévoit la mise en place de fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes qui visent à apporter une réponse aux professionnels, et en particulier aux médecins traitants, dans la prise en charge des situations complexes.

    Pour plus d’informations, consulter cette page.

    Pour l’inscription, consulter cette page. 

  • Le numérique et l’IA parmi les partenariats officialisés entre la France et le Québec

    Le 7 mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Philippe Couillard, Premier ministre québécois, ont procédé à une cérémonie de signatures d’une série de partenariats entre les deux pays. 

    21 ententes ont été officialisées dans plusieurs secteurs-clés tels que le numérique, la recherche et l’intelligence artificielle.

    À l’occasion de sa visite officielle dans l’Hexagone, le Premier ministre québécois a présidé à la signature d’une série de partenariats institutionnels et commerciaux.

    Collaboration entre chercheurs

    Dans le domaine de la recherche, une déclaration d’intention commune a été conclue entre le Fonds de recherche du Québec et l’Inserm. Celle-ci permettra de réaliser des activités et des projets conjoints, notamment en matière de soutien à la recherche de pointe. Génome Québec a également formalisé deux collaborations, l’une avec GIP Genopole (afin de mettre en lien des chercheurs français et québécois autour d’un projet génomique) et l’autre avec le Centre d’énergie atomique. 

    Des start-ups québécoises à Station F

    Les grandes écoles sont également concernées par les partenariats : HEC Montréal a notamment signé un accord avec Station F. L’ambition de ce partenariat est d’accompagner des start-ups québécoises numériques à haut potentiel pour leur permettre d’intégrer l’incubateur Ubisoft à Station F. HEC Montréal accueillera aussi de son côté des jeunes pousses issues de cette pépinière.

    L’accompagnement des start-ups et les échanges entre incubateurs font d’ailleurs l’objet de plusieurs des partenariats signés lors de la cérémonie, par exemple entre HEC Montréal et Blue Factory (l’accélérateur de l’ESCP-Europe), l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale/HEC Montréal et Paris&Co, le Digihub de Shawanigan et Plaine Coworking, Le Camp et Creative Valley. 

  • Données du patient au coeur du chantier n° 3 de la Stratégie de transformation du système de santé

    Le numérique, l’organisation territoriale, la qualité et pertinence des soins, le financement et la rémunération, et les ressources humaines et la formation constituent les 5 chantiers annoncés de la Stratégie de transformation du système de santé, dévoilés par Agnès Buzyn, la Ministre des solidarités et de la santé ce 9 mars 2018.

    Les pilotes ont été désignés et des objectifs précis leur ont été attribués. Concernant le numérique, ce sont Annelore Coury et Dominique Pon qui sont chargés de la mise en œuvre des objectifs assignés articulés autour de l’accès aux données de santé en ligne et l’échange simplifié de ses données entre professionnels ainsi que la prescription électronique.

    Enfin, pour chaque chantier un calendrier des concertations entre les acteurs – outil clé de la ministre – , des étapes et des orientations à donner est établi. Ces dernières sont attendues pour mai 2018.

    La Ministre souhaite ainsi faire évoluer le système de santé vers un système davantage tourné vers le parcours du patient, le financement de la prévention, la coordination des acteurs et des secteurs, la qualité des soins et la pertinence des actes.

    « Chantier n° 3: accélérer le virage numérique »

    Les pilotes désignés pour mener ce chantier sont Annelore Coury, Directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la CNAM, et Dominique Pon, Directeur général de la clinique Pasteur–Toulouse et Président du groupe d’établissements de santé SantéCité.

    Trois objectifs leur ont été assignés et concernent :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de ses données médicales ;
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions ;
    • la simplification du partage de l’information entre tous les professionnels de santé (télémédecine…).

    Concernant le calendrier, il est prévu qu’en avril des consultations des parties prenantes aient lieu afin de  faire émerger le maximum d’idées innovantes.Une consultation à 360° des acteurs est à mener et on vise une bonne coordination entre l’État et l’Assurance maladie et le décloisonnement ville-hôpital.

    Les consultations doivent aboutir, avant l’été, aux premières propositions d’actions pour une stratégie de culture de l’innovation numérique en santé et de promotion de parcours numérique.

    Enfin en à l’automne 2018, le déploiement du dossier médical partagé (DMP) doit être complété.

    Les 4 autres chantiers et leurs pilotes

    N°1 : qualité et pertinence des soins

    C’est Dominique Le Guludec, la présidente de la HAS, aux côtés d’Olivier Lyon-Caen, médecin-conseil national de l’Assurance maladie et d’Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, qui sera chargée des travaux associés.

    Les objectifs au service de l’enjeu de prescrire les bons traitements et les bonnes prises en charge, et au bon moment  :

    • mesurer la qualité grâce à l’élaboration d’indicateurs de qualité des parcours ;
    • rendre accessible aux patients l’information sur la qualité des soins grâce à la construction d’un système d’information ;
    • renforcer la confiance des patients et usagers à travers la mesure de la satisfaction des patients, et des enquêtes auprès des professionnels de santé sur leur perception du service rendu ;
    • développer la qualité et la sécurité des soins ;
    • promouvoir et diffuser les programmes d’amélioration de la pertinence des soins en lien avec les conseils nationaux professionnels (CNP).

    N°2 : financement, rémunération et régulation

    C’est Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, en lien avec la rapporteur du Conseil de l’innovation en santé et l’Assurance maladie qui pilotera ce chantier.

    Il aura pour objectif de traduire les nouvelles organisations de soins et l’effort de prévention dans l’adaptation et l’évolution des modes de rémunération et de régulation.

    Il va notamment s’atteler à valoriser les projets innovants rendus possibles par la loi de financement de la sécurité sociale 2018.

    Il va par ailleurs être responsable de formuler avant l’été 2018 des propositions d’amélioration de la régulation de l’ONDAM et de premiers modèles de financement, et dans le cadre du PLFSS 2019, des propositions des modèles de financement sur les épisodes de soins.

    N° 4 : ressources humaines et formation

    Deux enjeux sont associés à ce chantier.

    Le premier enjeux qui fera l’objet d’un pilotage propre annoncé conjointement par la ministre de la Santé et Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation vise à réinterroger les formations des professionnels de santé pour qu’elles s’adaptent au système de santé de demain (la prévention, les parcours de santé, les coopérations interprofessionnelles).

    Le deuxième enjeux consiste à proposer un nouveau contrat social aux professionnels de santé, renforçant le dialogue social, en cohérence avec les orientations du comité interministériel de la transformation publique et c’est Aurélien Rousseau, PDG de la Monnaie de Paris qui en est responsable.

    N° 5 : organisation territoriale

    Sur ce chantier, Pierre Pribile, directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté et Norbert Nabet, directeur général adjoint de l’ARS Provences Alpes Côte d’Azur sont aux commandes.

    Objectifs :

    • liens soins de ville-hôpital-médico-social : le parcours de soin doit être placé au cœur des organisations territoriales et de tous les professionnels;
    • gradation des soins : poursuivre la réforme engagée des GHT et proposer des projets de santé des territoires ;
    • virage ambulatoire : étendre le virage ambulatoire à l’ensemble des secteurs.

    Une approche concertée, la méthodologie prônée par la ministre

    Pour faire émerger des propositions innovantes et porteuses d’une transformation profonde, tous les pilotes doivent mener, pour le chantier qui leur a été attribué, des consultations avec l’ensemble des acteurs concernés.

    La ministre tient à ce que des professionnels de santé de ville, de l’hôpital, du médico-social, du public et du privé, les représentants des usagers soient tous être réunis autour de la même table, et que par ailleurs les parties prenantes soient intégrées dans la réflexion et les décisions gouvernementales.

    Au cours du mois de mars, le cadrage des chantiers par les pilotes en lien avec les services du ministère des Solidarités et de la Santé et de l’Assurance maladie auront lieu.

    En avril 2018, seront menées des consultations entre patients-professionnels, sous forme de groupes qualitatifs qui produiront un rapport de propositions et de solutions, au sein des territoires avec l’organisation de 13 consultations territoriales thématiques sous l’égide des Agence Régionales de Santé et en liaison avec la PLFSS (CRSA), et enfin des consultations institutionnelles avec les syndicats, fédérations et associations au niveau national.

    Tout ceci doit aboutir à la proposition de de premières actions opérationnelles en mai 2018.

  • Data et API cognitives : l’École de l’IA de Microsoft ouvre ses portes à Issy-les-Moulineaux

    Microsoft a inauguré, le 6 mars 2018, son École de l’intelligence artificielle située au sein de son siège social d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en présence de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État au numérique, et d’André Santini, maire de la Ville.

    Proposant une formation intensive et un stage en entreprise, elle doit donner de nouvelles opportunités professionnelles aux apprenants dans ce secteur.

    Une première promotion en apprentissage intensif de 7 mois

    L’École de l’IA est ouverte avant tout aux personnes en recherche de reconversion professionnelle ou éloignées des secteurs éducatifs et de l’emploi. La première promotion recense 24 apprenants âgés de 19 à 39 ans. La formation comporte un apprentissage intensif de 7 mois, suivi d’un contrat professionnel de 12 mois dans une entreprise partenaire de l’entreprise américaine.

    L’apprentissage s’articulera autour de cinq matières :

    • la préparation et le traitement des données ;
    • les API cognitives ;
    • le développement IA ;
    • l’interfaçage et la production ;
    • les « soft skills ».

    Compétences techniques et connaissances en mathématiques

    Simplon, Pôle Emploi et la Grande École du Numérique ont participé à la sélection des apprenants, en leur faisant passer un entretien pour déterminer leurs capacités à s’adapter, collaborer, et se projeter dans l’emploi.

    Ils ont été choisis sur leurs compétences techniques (maîtrise de certains langages de programmation), leurs connaissances en mathématiques (calcul différentiel, probabilités et statistiques) et leur motivation.

    À la fin de la formation, trois certifications professionnelles métiers (Data et IA) inscrites à la Commission Nationale de la Certification Professionnelle en vue de l’obtention d’une qualification niveau II (équivalent bac +3) leurs seront délivrés, ainsi qu’une certification Microsoft en Machine Learning.

    La France : vers une « AI Nation » grâce à la formation professionnelle

    Ce projet inédit est un pari pour Microsoft, qui compte accompagner la transformation des secteurs professionnels, mais aussi s’assurer une reconnaissance dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

    Mounir Mahjoubi s’est félicité de l’initiative de Microsoft : « L’École IA Microsoft montre que le numérique est un outil incroyable pour l’inclusion et la croissance. La France possède tous les atouts pour devenir un champion du numérique, à condition que tous nos concitoyens puissent bénéficier des compétences nécessaires au développement de ces nouveaux enjeux ».

    Labellisée Grande école du numérique, l’école de l’intelligence artificielle a pour marraine Aurélie Jean, Senior Developer chez Bloomberg, CEO de In Silico Veritas, « un modèle pour les filles et garçons qui veulent faire du numérique » selon Carlo Purassanta. Scientifique, numéricienne et entrepreneuse, Aurélie Jean souligne que la diversité des élèves « est une force » car l’IA intervient partout. Cela « évitera, par exemple, d’avoir des biais algorithmiques » conçus par des programmateurs issus d’un même milieu.

  • Syntec Numérique préconise un plan d’action pluriannuel en santé pour dynamiser l’écosystème

    Inspiré par le recentrage du gouvernement sur le virage numérique dans le cadre de l’annonce de la Stratégie de transformation du système de santé du mois de février 2018, Syntec Numérique est à l’origine d’une étude intitulée « Lois et plans d’actions pluriannuels en santé : comparaison internationale et enseignements pour la France », présentée ce 7 mars 2017 dans ses locaux par Isabelle Zablit-Schmitz, administratrice de l’association et co-présidente de son comité santé.

    Elle donne des clés en termes de mode opératoire permettant d’accélérer la transformation du secteur de la santé, qui en France prend du retard par rapport à certains pays et notamment la Belgique.

    Pour répondre au besoin des industriels de l’écosystème du numérique en santé de pouvoir se projeter à long terme et garantir un succès aux orientations politiques du secteur numérique qui vont être données sous peu, selon Isabelle Zablit-Schmitz et le coordonnateur des groupes de travail du comité santé de Syntec Numérique, Francis Jubert, trois composantes clés doivent être réunies :
    • une gouvernance forte ;
    • des objectifs de déploiement quantifiés et associés à un suivi échelonné et des bilans qualifiés ;
    • des financements à la hauteur des ambitions affichées.

    Selon Isabelle Zablit, l’objectif de l’étude – qui répertorie dix-huit lois et plans d’action internationaux, en termes de politique numérique dans le secteur de la santé de neuf pays émanant de cinq zones géographiques – , consiste à donner des pistes de réflexion au moment où le cadre réglementaire français est en train d’être façonné et des orientations en train d’être décidées.

    L’étude permet de faire émerger des bonnes pratiques en aval de l’adoption de mesures concrètes par le gouvernement, comme une communication efficace.

    Pour la mise en place d’une loi de programmation de santé quinquennale

    À la veille de l’annonce par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, des 5 chantiers émanant de la Stratégie de transformation du système de santé, de leurs pilotes, et des calendriers et méthodes de concertation associés, Syntec Numérique se félicite que le numérique soit pour la première fois vu comme un pilier stratégique par le gouvernement.

    Dans le cadre des annonces gouvernementales actuelles, Syntec numérique se positionne comme une force de proposition et milite pour la mise en place d’une programmation pluriannuelle. Il appelle à l’élaboration d’une loi de programmation santé (LPS) sur 5 ans, période considérée comme suffisamment longue afin de fournir aux industriels un cadre clair en termes d’évolution.

    Une étude, 9 pays et 18 plans d’action internationaux

    L’étude répertorie des lois et plans d’action internationaux en faveur du numérique des 9 pays de 5 zones géographiques :

    • pays anglo-saxons – États-Unis, Royaume-Unis, Australie ;
    • pays scandinaves – Danemark, Norvège et Suède ;
    • autres pays européens aux expériences significatives – Belgique, Allemagne et Espagne ;
    • pays asiatiques avec l’exemple de la Chine ;
    • Union européenne en tant qu’entité.

    Méthodologie et critères d’analyse

    Trois axes d’analyse ont été définis pour sonder les outils législatifs, réglementaires et d’orientation des neuf pays ayant pris de l’avance en termes d’adoption de politique numérique en santé :

    • le périmètre géographique ;
    • le champs et les critères d’analyse :
      • toute initiative regroupant lois, plans d’action ou autre stratégie visant l’innovation en santé et la e-santé ;
      • le rôle des plateformes numériques ;
      • les actions en faveur de la télémédecine ;
      • les actions visant les données ;
      • des mesures visant les systèmes d’information ;
      • la recherche médicale et R&D.

    Les initiatives de chaque pays ont été examinées à travers :

    • les objectifs fixés et les thématiques mise à l’honneur ;
    • la gouvernance associée au projet et les pilotes ;
    • le budget alloué ;
    • le calendrier de déploiement associé.

    Résultats

    • Durée : des programmes ayant des axes divers ont été examinés, mais ils partagent la durée de déploiement qui est en moyenne de 3 ans ;
    • Financement : la dotation dont les initiatives ont pu bénéficier est de 3 milliards d’euros en moyenne; À noter que les 18 programmes examinés ont réunis une dotation globale de 61 milliards d’euros ;
    • Thématiques visées : pour les initiatives les plus anciennes (autour de 2010), des mesures innovantes visant principalement la modernisation des systèmes d’information et le développement de plateformes numériques sont identifiées, alors que les programmes plus récents mettent à l’honneur l’utilisation des données de santé aussi bien par les patients que par les professionnels de santé.

    L’émergence des bonnes pratiques garantissant un plan d’action à succès

    Parmi les principaux traits contribuant au succès du déploiement de mesures facilitant la pénétration du secteur de la santé par le numérique, et qui incarnent la notion de transparence, il y a notamment :

    • la coordination des acteurs concernés et la définition sur le plan pratique du rôle de chacun ;
    • une personnalité forte et facilement identifiable incarnant le portage du projet ;
    • un suivi rapproché de la réalisation des objectifs avec des indicateurs prédéfinis ;
    • une communication réussie comprenant un relais médiatique à destination de la société civile, et la publication et la présentation de l’avancement des réalisations du plan en temps réel via un point-relais web dédié.

  • M. Mahjoubi prévoit 132 propositions pour favoriser financement et accélération des start-ups tech

    Mounir Mahjoubi, le Secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé, dans une interview accordée aux Échos du 5 mars 2018, la publication de 132 recommandations d’ici un mois et demi visant à favoriser l’émergence d’entreprises technologiques de grande envergure.

    Ces recommandations font suite à une enquête de terrain auprès des start-ups destinée à identifier leurs besoins et à orienter en conséquence les actions de l’État.

    Parmi les orientations : le renforcement des financements et investissements nationaux, la mixité, la coordination et les procédures administratives au sein des institutions impliquées dans le processus d’innovation et de mise sur le marché des solutions proposés par les start-ups ou encore la formation et la gestion des talents.

    132 propositions pour renforcer la French Tech

    Le Secrétaire d’État chargé du Numérique est parti sonder pendant plusieurs mois des start-ups afin d’identifier leurs besoins et les difficultés rencontrées en vue d’élaborer et mettre en œuvre des mesures facilitant la montée en puissance de leur activité.

    Une dizaine de villes, 200 acteurs et 1 300 contributions ont aidé à dresser la liste des objections des start-ups.

    Voici les points névralgiques sur lesquels il souhaite agir :

    • apporter une réponse aux difficultés sectorielles particulièrement présentes dans la healthtech, tel que les délais de certification des objets connectés allant de 12 à 18 mois ;
    • mettre en place des modes de coopération entre administrations et structures mobilisés autour des processus concernant les start-ups afin de réduire les cycle décisionnel ;
    • proposer des réglementations sectorielles pour des réponses les plus efficaces possibles ;
    • lancer des discussion entre les administrations organisatrices des secteurs concernés ;
    • créer un contexte propice à l’accélération des activités de start-ups ;
    • élaborer des mesures pour répondre à l’enjeu général du recrutement des talents chers et inaccessibles, avec notamment un politique de recrutement internationale ;
    • favoriser la formation à haut niveau grâce à une action interministériel ;
    • encourager la mixité (avec moins d’une femme sur dix chefs d’entreprise) et la diversité (avec le programme French Tech Diversité à l’échelle du territoire national) ;
    • faciliter le dispositif public dédié au financement à destination des start-ups visant à accélérer leur activité (notamment pour des levées de fonds comprises entre 20 et 100 millions d’euros) ;
    • consolider l’écosystème national des start-ups avec le renforcement des investissements nationaux (via Bpifrance notamment).

  • Le GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine choisit Carestream pour créer un dossier d’imagerie patient unique

    Le GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine a choisi de confier à la société Carestream la mise en œuvre du projet KRYPTON visant à permettre la gestion et l’échange des données d’imagerie médicale à l’échelle de la région Nouvelle Aquitaine.

    Annoncé par ESEA Nouvelle-Aquitaine le 16 février 2018, le cœur du projet consiste en la constitution d’un dossier d’imagerie unique mutualisé au service d’un parcours de soin efficient pour chaque patient.

    Le nouveau GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine, opérationnel depuis le 1er octobre 2017, se substitue aux GCS e-santé Poitou-Charentes et TéléSanté Aquitaine, ainsi qu’à l’activité e-santé du GCS Epsilim (Limousin).

    Un dossier unique à échelle régionale pour un parcours de soin plus efficace

    Les services proposés par la plateforme de Carestream rendent possibles l’échange et le partage des données d’imagerie médicale de manière simple et sécurisée, en permettant aux professionnels de santé et aux patients de Nouvelle-Aquitaine de collaborer autour des parcours de soins.

    Sous l’impulsion de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, les services mis à disposition des acteurs professionnels par le GIP ESEA couvrira notamment :

    • la constitution d’un dossier d’imagerie « patient » KRYPTON unique au niveau de la région permettant l’accès à toutes les antériorités disponibles, quel que soit la structure utilisatrice de KRYPTON dans laquelle les examens précédents ont été réalisés ;
    • la mise en place de parcours de soins collaboratifs, comme la demande d’avis avant transfert d’un patient ou la demande de second avis ;
    • la diffusion des résultats vers les médecins prescripteurs et les patients, qui permettra à tout professionnel impliqué dans la prise en charge d’un patient un accès unique, simple et sécurisé aux examens d’imagerie médicale, quelle que soit les structures dans lesquelles les examens ont été réalisés.

    Fonctionnalités logicielles

    Carestream propose aux professionnels de santé, y compris en situation de mobilité, des outils tels que :

    • outils de création de comptes rendus multimédias dynamiques ;
    • outils de post-traitement avancé intégrés aux applications de diagnostic ;
    • outils de gestion de l’imagerie hors radiologie.