Cancero

  • IA : l’État recrute deux directeurs de programme pour la mise en œuvre des grands défis en IA

    Le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation a annoncé le 18 septembre 2018, dans le cadre de l’objectif « faire de la France une puissance de premier plan dans le domaine de l’innovation de rupture », le recrutement de deux directeurs de programme en charge de la mise en œuvre des grands défis fixés par le Conseil de l’innovation.

    Leur mission consiste à faire aboutir les grands défis liés à l’IA visant à améliorer le diagnostic médical par l’IA ou à sécuriser et fiabiliser l’IA, en proposant une démarche à suivre et en sélectionnant des équipes en charge de mettre en œuvre le défi. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs compétences scientifiques et entrepreneuriales, ainsi que leur capacité à fédérer les acteurs.

    Les deux directeurs seront placé sous l’autorité du Premier ministre, au Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Les fiches de poste complètes sont disponible ci-contre.

    Les missions du directeur de programme « Amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle » :

    • Proposer la démarche globale à suivre pour faire aboutir le grand défi : par exemple, le grand défi pourra être segmenté en plusieurs sous-défis, correspondant à des enjeux technologiques / briques technologiques différents ; les réponses apportées au sein de chaque sous-défi devront ensuite être intégrées dans un ensemble plus vaste pour répondre au grand défi.
    • Proposer la méthode de sélection des équipes en charge de chaque défi ou 2 à 3 sous-défis : il peut s’agir de lancer un appel à projets compétitif entre start-ups, de lancer un challenge technologique largement ouvert, de financer un projet collaboratif industrie/recherche autour des développements initiés en amont par un laboratoire public, de lancer une commande publique d’innovation, etc. Il peut également s’agir de mobiliser une procédure publique déjà existante, notamment des procédures du PIA (Programme d’investissements d’avenir).
    • Organiser, en liaison avec l’opérateur qui aura été choisi à cette fin, les appels à projets ou appels d’offres nécessaires.
    • Sélectionner les meilleurs projets qui résultent de ce processus et s’assurer de la bonne contractualisation entre les lauréats et l’opérateur compétent
    • Suivre de manière étroite le déroulé des projets sélectionnés, tant au plan technique que financier (budget) et économique (business plan), les réorienter si besoin, les stopper si nécessaire et procéder de manière itérative selon cette méthode de manière à aboutir à la démonstration de la résolution du grand défi.
    • Effectuer en tant que besoin le rôle d’ensemblier vis-à-vis des sous-briques de développement pour atteindre l’objectif du grand défi.
    • Développer la communication autour du grand défi.

  • Expanscience recrute 3 start-ups pour son accélérateur « santé, bien-être et prévention »

    Le laboratoire pharmaceutique Expanscience a lancé le 20 septembre 2018 son 3ème appel à projets à destination des start-ups porteuses de solutions dans le domaine de la santé, du bien-être et de la prévention afin de leur proposer un programme d’accélération de six mois.

    Les start-ups participantes devront disposer d’un prototype fonctionnel, prêt à être lancé en 2019, dans l’un des domaines suivants:
    • accompagnement des patients atteints de maladies ostéo-articulaires dans le maintien de leur mobilité ;
    • proximité avec les patients, les consommateurs et les professionnels de santé ;
    • modèles innovants de la conception des produits ;
    • développement d’initiatives qui contribuent au bon développement de l’enfant.

    Les candidature peuvent être envoyées jusqu’au 16 novembre 2018.

    Expanscience mobilise ses équipes et ses réseaux au bénéfice de start-ups innovantes

    Dans le cadre de sa stratégie « open innovation » initiée en 2016, le laboratoire Expanscience a lancé un accélérateur autour de la santé, du bien-être et de la prévention.

    C’est la troisième vague de l’appel à candidatures qui s’ouvre afin de sélectionner 3 start-ups qui  bénéficieront pendant 6 mois d’un accès aux équipes, aux infrastructures et au réseau commercial des Laboratoires Expanscience ainsi que d’un accompagnement sur mesure.

    Les ressources mises à leur disposition (équipes innovation, recherche et développement, marketing et médicales, etc.) leur permettront de raccourcir le temps de commercialisation de leur solution ou encore d’élargir leurs marchés potentiels.

    Karen Lemasson, directrice RSE et Open Innovation des Laboratoires Expanscience a déclaré: « Lors des deux premières saisons, l’accélérateur a permis aux start-ups et à Expanscience d’expérimenter de nouveaux modèles économiques, de nouveaux services, de nouveaux produits. L’expérience et le réseau d’Expanscience associés à l’agilité et à l’efficacité des start-ups sélectionnées ont apporté des résultats concrets aux expérimentations en seulement 6 mois ».

    Conditions d’éligibilité

    Dans le cadre de cette troisième édition de l’accélérateur, les start-ups candidates devront disposer d’un prototype fonctionnel, prêt à être lancé en 2019. Le programme de 2018/2019 leur permettra d’expérimenter leurs nouvelles offres dans les domaines ci-dessous.

    Catégorie : Mobilité des patients atteints d’arthrose

    • Télémédecine et téléconsultation
    • Solutions de prise en charge globale du patient
    • La mobilité du patient âgé
    • La prise en charge de la douleur
    • L’observance des patients âgés

    Catégorie : Proximité avec les patients, consommateurs et professionnels de santé

    • La réalité virtuelle dans les points de vente ou pour accompagner les parents
    • Décodage et accessibilité des informations produits 
    • Co-construction de produits
    • Des solutions au plus proche des patients et consommateurs (ancrage territorial)
    • Des solutions communautaires et collaboratives pour tous

    Catégorie : Nouvelle façon de concevoir des produits

    • Optimisation du time-to-market
    • De nouveaux modes d’impression des packagings
    • De nouvelles techniques d’extraction pour des produits toujours plus naturels
    • Eco-socio-conception pour des produits respectueux de l’Homme et de l’environnement (procédés, traitement des effluents, logistique, packaging etc.)
    • Des ingrédients issus de filières agricoles responsables avec un impact positif sur l’environnement
    • Traçabilité de tous les composants du produit

    Catégorie : Bon développement de l’enfant

    • Des initiatives innovantes d’étude de la sensorialité
    • La peau et le toucher au cœur de l’éveil sensoriel et cognitif de l’enfant
    • Mesure des émotions liées à des stimuli cutanés
    • L’observance chez les enfants et les adolescents
    • L’accompagnement des futurs et jeunes parents

    Calendrier

    • Dépôt des candidatures : jusqu’au 16 octobre 2018 sur http://accelerateur.expanscience.com/
    • Pitch des start-ups sélectionnées : 9 novembre 2018 
    • Début du programme d’accélération : 7 janvier 2019 
    • Fin du programme : 30 juin 2019

  • Le CHU de Montpellier teste dans trois services la solution de prise de RDV en ligne de Doctolib

    Dans un communiqué daté du 17 septembre 2018, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a annoncé qu’il était en train d’expérimenter la prise de rendez-vous en ligne dans ses services d’urologie et transplantation rénale, de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, et de gynécologie par l’intermédiaire du dispositif développé par Doctolib.
    Cette phase de test, qui durera jusqu’à la fin de l’année 2018, pourrait mener à l’adoption de cette solution par d’autres services du CHU.

    Du point de vue de l’établissement de soins, l’objectif premier de cette expérimentation est d’améliorer son accessibilité en permettant aux patients de prendre rendez-vous simplement, gratuitement, 24h/24 et 7j/7 pour une consultation via le site internet du CHU ou les URL des trois spécialités concernées.

    Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de « modernisation et de fluidification du parcours de soins [du centre], qui accueille plus de 550 000 consultations externes par an », notamment par le biais du numérique, indique le communiqué.
    Le projet d’établissement 2018-2022 encadre le développement des outils numériques à même non seulement de rendre le CHU plus accessible mais également de le recentrer sur la relation entre usagers et professionnels : ce nouveau mode de prise de rendez-vous, qui ne remplace pas mais complète les méthodes traditionnelles de prise de rendez-vous, participe au dégagement de « temps administratif et médical » au profit des patients.

    En outre, par son système de rappels réguliers avant une consultation et de signalement d’oublis et de retards, une telle solution permet de diminuer le nombre de rendez-vous non honorés et ainsi les délais d’attente.

  • Un « cohort innovation day » centré sur l’IA et la collaboration public/privé (Paris, le 03/10/2018)

    L’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (ARIIS), en partenariat avec l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), organisera à Paris le 3 octobre 2018 un « cohort innovation day », soit une journée de tables rondes et de meetings autour de la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les plateformes d’épidémiologie et de recherche translationnelle de haut potentiel appelées cohortes. 

    En effet, les cohortes sont « des infrastructures que les entreprises de santé – qu’elles interviennent dans le domaine des médicaments, des technologies médicales, du diagnostic ou de biotechnologies – soutiennent activement. En effet, ces industries ont besoin de ces infrastructures pour conduire leurs études de recherche et développement et parfois même leurs observations d’utilisation en vie réelle », précisent les organisateurs du Cohort Innovation Day.
    Aussi, c’est pour soutenir la collaboration entre ces infrastructures et les industries de santé, définir différentes pistes de collaborations entre porteurs de projets et industriels, permettre aux industries de prendre connaissance des projets de recherche, banques de données et biobanques portés par des chercheurs du secteur public, promouvoir la compréhension des maladies et de faciliter le développement de traitements innovants, etc. qu’une journée thématique appelée Cohort Innovation Day est organisée tous les deux ans.

    Pour cette journée d’octobre 2018, le thème de l’intelligence artificielle a été retenu, ainsi que – selon des critères d’excellence scientifique, d’appétence pour les travaux d’analyse des données avant-gardistes, de robustesse des financements académiques (PIA, INCa), etc. – 16 cohortes à même de nouer des partenariats avec les 14 industriels participants. 

    L’inscription peut être réalisée jusqu’au 28 septembre 2018 via le lien ci-contre.

    Programme

    La journée sera divisée en deux parties : la matinée sera dédiée à des débats scientifiques et interventions d’experts sur l’IA et son usage au sein des cohortes, et l’après-midi consistera en un « B2B meeting » entre acteurs industriels et représentants des cohortes visant à développer de nouveaux partenariats public/privé.

    08h15-14h30 : Matinée : l’intelligence artificielle et les cohortes en débat

    • 08h15-09h00 : Accueil des participants
    • 09h00-09h10 : Ouverture de l’événement : pourquoi la France ?
    • 09h10-09h30 : L’épidémiologie au 21ème siècle : défis et opportunités
    • 09h30-09h50 : La cohorte Constances : objets, applications présentes et futures
    • 09h50-10h45 : Table ronde n°1 : L’intelligence artificielle pour favoriser la découverte : que peut-on réellement attendre ?
    • 10h45-11h00 : Cas pratique – De Paris à Boston : un « deep patient » en néphrologie
    • 11h00-11h30 : Pause café
    • 11h30-11h50 : Le point de vue d’un industriel d’envergure internationale – Les données générées par l’étude du génome humain et les progrès de l’analyse pour accélérer la découverte de médicaments
    • 11h50-12h45 : Table ronde n°2 : Les données de vie réelle : un large aperçu des standards de demain
    • 12h45-12h55 : Panorama des start-ups françaises de la santé utilisant l’Intelligence artificielle dans les cohortes
    • 12h55-13h15 : Conclusions et point de vue d’Israël
    • 13h15-14h30 : Déjeuner networking avec des start-ups

    14h30-18h00 : Après-midi : meetings B2B entre industries et cohortes

    Cette session de rencontres vise à favoriser l’émergence de nouveaux partenariats privé/public.

    Aussi participeront au B2B meetings des représentants de :

    • 16 cohortes : BACAP, CANTO, CKD-REIN, COBLAnCE, Colibri, Constances, Elfe, Epipage2, ESME, E3N/E4N, FREGAT, MEMENTO, OFSEP, RAMSES, REALYSA, SFDT1 ;
    • 14 industries : Astrazeneca, GSK, IPSEN, IQVIA, Janssen, Lilly, Merck, MSD, Pfizer, Roche, Sanofi Pasteur, Servier, Shire, Stago.

  • L’ASIP Santé lance une plateforme de formation à la e-santé en ligne : esante-formation.fr

    L’Agence des systèmes d’information partagé de Santé (ASIP Santé) a mis en ligne le 14 septembre 2018 une plateforme de formation en ligne centrée sur la e-santé : Esante-formation.fr.

    Cette plateforme de e-formation vise à favoriser, au moyen de contenus « courts » et « pédagogiques », la bonne compréhension du cadre réglementaire de la e-santé, la connaissance des services numériques nationaux et des acteurs en présence. L’objectif est de pouvoir accompagner toute personne porteuse d’un projet de e-santé désireuse de bénéficier d’une formation, qu’elle soit néophyte ou un « acteur plus averti », tel qu’un professionnel de santé, un industriel, un usager-expert, etc. 

    Concrètement, une trentaine de modules d’enseignement sont actuellement disponibles et regroupés en huit thématiques : cadre juridique de la santé numérique, cadre d’interopérabilité, politique générale de sécurité, sécurité opérationnelle des SI, portail de signalement des effets indésirables graves signalement-sante.gouv.fr, simplification et dématérialisation du parcours patient encadrées par le programme Simphonie, outil d’évaluation multidimensionnelle MAIA, acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    En outre, l’ASIP Santé qualifie sa plateforme :
    • d’évolutive : le contenu pédagogique sera enrichi progressivement de nouvelles rubriques produites par l’ASIP Santé ou ses partenaires ;
    • de collaborative : les internautes peuvent télécharger ces contenus, mais également noter et commenter ces derniers voire en proposer de nouveaux ;
    • d’interactive : afin de personnaliser l’enseignement, des parcours de formation seront progressivement mis en place, alimentés de contenus interactifs et de mises en situation.

    Il est possible d’accéder directement à la plateforme via le lien ci-contre.

    Les modules d’enseignement proposés en septembre 2018

    Une trentaine de modules sont regroupés en 8 grands thèmes, eux-même répartis en 4 axes de déploiement de la e-santé : les référentiels de la e-santé, les guides, les services numériques nationaux et l’accompagnement des acteurs.

    Référentiels

    • Thème n°1 : Cadre juridique 
      • Module « Qualification d’équipe de soins » : « La loi de santé a fait évoluer la notion d’équipe de soins, afin de mieux prendre en compte le parcours patient. Qu’est-ce qui caractérise une équipe de soin ? Dans quelle situation peut-on parler d’équipe de soins ? »
    • Thème n°2 : Cadre d’interopérabilité 
      • Module « Qu’est-ce que le cadre d’interopérabilité ? »
      • Module « Les cas d’usage du cadre d’interopérabilité »
      • Module « Les enjeux du cadre d’interopérabilité »
      • Module « L’évolution du cadre d’interopérabilité »
    • Thème n°3 : Politique générale de sécurité
      • Module « Introduction à la Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) » : en quoi cette politique générale de sécurité sert ? En quoi peut-on être concerné ?

    Guides

    • Thème n°4 : Sécurité opérationnelle des SI
      • Module « La sécurité des mots de passe » : comment créer rapidement un mot de passe infaillible ?
      • Module « La robustesse de vos mots de passe » : méthodes pour créer des mots de passe robustes et simples à retenir
      • Module « Gérer ses courriels » : comment éviter les piratages de messagerie ?
      • Module « L’arnaque à la loterie » : comment identifier les pishing, ou arnaques à la loterie ?
      • Module « L’arnaque à l’ami en détresse »
      • Module « L’infection par pièce jointe » : comment identifier les attaques virales par pièce jointe ?
      • Module « Les attaques ciblées » : à propos de l’attaque des postes de travail des collaborateurs passant par le réseau interne de l’entreprise
      • Module « L’arnaque 419 ou arnaque à la nigériane »
      • Module « L’arnaque au président » : à propos de l’attaque permise par l’usurpation d’identité

    Services numériques nationaux

    • Thème n°5 : La plateforme de signalement d’effets indésirables signalement-sante.gouv.fr
      • Module « Le portail de signalement » : définition du périmètre du portail, explication du fonctionnement du guidage du déclarant et de la télé-déclaration en ligne
      • Module « Le signalement de multi-vigilances » : point de vue du déclarant et point de vue de l’évaluateur
      • Module « L’espace évaluateur » : accès à l’espace personnel, traitement et acquittement de chaque signalement 
      • Module « Les fonctions d’administration » : gestion des comptes évaluateurs, gestion des paramètres de relance et d’escalade
    • Thème n°6 : Simphonie, programme d’accompagnement des établissements de santé dans la sécurisation de leurs recettes et dans la diminution de la charge administrative des personnels et des patients, qui s’appuie sur des outils numériques : Diapason et ROC
      • Module « Diapason – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution de paiement Diapason
      • Module « Diapason – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement de Diapason
      • Module « ROC – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution ROC pour l’application du tiers-payant dans les établissements de santé
      • Module « ROC – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement général de la solution ROC
    • Thème n°7 : L’outil d’évaluation multidimensionnelle du maintien à domicile MAIA, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonome (CNSA)
      • Module « La fonction de gestionnaire de cas » : qu’est-ce-que la fonction de gestionnaire de cas ? quelles sont ses missions principales ?
      • Module « Le contexte d’utilisation de l’outil InterRAI Home Care »
      • Module « La démarche InterRAI » : construction, objectifs et intérêts de l’outil
      • Module « Le fonctionnement de l’outil InterRAI Home Care » : structuration concrète de l’outil d’aide à la décision
      • Module « L’outil InterRAI Home Care autour d’une situation concrète » : illustration du fonctionnement et des résultats possibles de l’utilisation de l’outil

    Accompagner les acteurs

    • Thème n°8 : Les acteurs de l’écosystème de la e-santé
      • Module à venir « Les acteurs de l’écosystème Santé »
  • L’ARS Ile-de-France installe un espace de réflexion et de connaissance nommé Handicap Innovation

    Le 20 septembre 2018, l’Agence régionale de santé Ile-de-France a annoncé le lancement de Handicap Innovation dans le cadre de son plan handicap. Il s’agit d’un espace de connaissance dédié à la promotion d’initiatives innovantes en faveur de l’autonomie et de l’inclusion des personnes en situation de handicap.

    Alain Cordier, conseiller spécial du DG de l’ARS Ile-de-France, et Marc Bourquin, directeur de l’autonomie, animeront le nouvel espace, qui vise à étudier et à faire connaître par différentes voies des projets innovants conduits en France et hors de France en matière d’autonomie et d’inclusion.

    Les résultats des travaux menés seront régulièrement publiés sur le site internet de l’ARS Ile-de-France.

    Un lieu d’échanges et de rencontres pour co-constuire des projets innovants

    40 personnes portent l’initiative

    L’espace va réunir des :

    • personnes en situation de handicap ;
    • acteurs de terrain : professionnels du soin et du prendre soin, aidants, gestionnaires, acteurs associatifs ou institutionnels engagés dans le soin ou l’accompagnement ;
    • personnalités qualifiées ;
    • chercheurs issus de différentes disciplines.

    Actuellement, les personnalités portant le groupe sont au nombre de quarante, toutes invitées à titre personnel et non en tant que représentantes de leur institution ou association d’appartenance.

    Le principe est de constituer une assemblée la moins institutionnelle possible, amenée à évoluer et à se développer sous différentes formes.

    Handicap Innovation alimentera les futures réponses aux AMI et engage l’ARS et les gestionnaires concernés médico-sociaux, mais aussi sociaux et sanitaires, dans une dynamique de co-construction.

    Mission: connaître et faire connaître

    L’objectif de Handicap Innovation est de diffuser par différentes voies des projets innovants conduits dans le domaine de l’autonomie et de l’inclusion en France comme ailleurs. Cela implique les moyens suivants :

    • auditions de membres du groupe ou d’autres personnes ;
    • recensements d’articles ou de livres ;
    • comptes rendus de visites sur place (Ile de-France, en France et hors de France) ;
    • réflexions écrites ;
    • etc.

    Le dispositif vise à évaluer chaque mois des expériences réussies et pour ce faire, sur son site internet, l’ARS Ile-de-France proposera dans les prochains mois la publication des résultats des travaux conduits sous forme de retours d’expérience, de témoignages, de bibliographies, etc.

  • Les sociétés health tech Novadiscovery et Koelis (Lyonbiopôle) obtiennent le label French Tech

    Après avoir auditionné le P.-D.G. de Novadiscovery, François-Henri Boissel, et le P.-D.G. de Koelis, Antoine Leroy, le comité de sélection du Pass French Tech #HealthTech a décidé à l’unanimité d’intégrer les deux entreprises dans la promotion nationale 2018 du Pass French Tech, a annoncé le 10 septembre 2018 dans un communiqué le pôle de compétitivité santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes Lyonbiopôle, qui assure depuis 2016 le rôle d’opérateur santé du Pass French Tech.

    Novadiscovery et Koelis ont notamment été sélectionnés en raison de leur chiffre d’affaires « en hyper-croissance ». Les deux lauréats bénéficieront d’un accompagnement poussé afin de poursuivre leur développement. Il s’agit des deux premières « pépites régionales » à faire leur entrée dans le cercle restreint des sociétés labellisées « French Tech », précise le communiqué.

    Novadiscovery est une entreprise lyonnaise qui a mené pour la première fois en France des essais cliniques in silico afin de prédire l’efficacité d’un médicament en amont des essais sur l’homme. Koelis est quant à elle une société basée à Meylan (Grenoble-Alpes Métropole) qui développe et commercialise des dispositifs de navigation chirurgicale pour le diagnostic et le traitement ciblé du cancer de la prostate. Les deux entreprises sont membres de Lyonbiopôle.

    Les réactions des deux lauréats

    Pour François-Henri Boissel (Novadiscovery), cette labellisation est « une très bonne nouvelle pour l’entreprise » :

    « L’internationalisation est un enjeu primordial pour notre société, qui vise notamment le marché américain où la FDA est un fervent support des approches in silico pour dé-risquer le développement de nouveaux médicaments et maximiser les chances des patients dans les essais cliniques. Aux [États-Unis], les sociétés biotech comme pharma sont, de fait, ouvertes à notre approche, exploitant la modélisation mathématique nourrie de connaissances scientifiques et cliniques. Cette dernière permet d’améliorer la probabilité de succès en réduisant les coûts et le [délai de commercialisation] de nouvelles thérapies.

    Avec le Pass French Tech, nous serons accompagnés dans cette phase d’hyper-croissance cruciale afin de choisir la bonne trajectoire pour devenir leaders mondiaux d’un marché en émergence. Le Pass et ses partenaires facilitent les démarches à tous les niveaux pour que, sur les plans stratégique, tactique et opérationnel, nous soyons en capacité de monter en puissance très rapidement. À titre d’exemple, en tant qu’opérateur French Tech, nous pourrons bénéficier de procédures accélérées pour l’obtention de visas pour des profils étrangers. Nous sommes ainsi réellement choyés pour être dans les meilleures conditions afin de développer notre entreprise ! »

    Antoine Leroy (Koelis) :

    « Lyonbiopôle m’a proposé de candidater au vu de nos bonnes performances ces 3 dernières années. Avec une croissance moyenne de chiffre d’affaires de 50 % en 3 ans, notre dossier a été retenu par le comité, d’autant qu’il porte sur un domaine touchant la santé publique et pour lequel une technologie de pointe est née en France.

    Je suis heureux et fier d’être lauréat du Pass French Tech. Il s’agit tout d’abord d’une reconnaissance des années de travail et de la réussite que nous vivons – de quoi communiquer en interne pour encourager nos 40 salariés. De plus, cette labellisation met en lumière Koelis parmi les nombreuses PME innovantes qui cherchent l’appui de partenaires pour créer ou renforcer un cercle vertueux croissance/financement. Enfin, il s’agit également d’un engagement de ma part à promouvoir et participer au réseau French Tech dans le monde. Ainsi, je me tiens à la disposition des pilotes de la French Tech pour jouer ce rôle d’ambassadeur à l’international. »

  • Servier et Poietis s’associent autour d’un projet de bio-impression 4D de tissus hépatiques

    Servier, laboratoire pharmaceutique international et Poietis, start-up spécialisée dans la production de tissus vivants bio-imprimés, ont annoncé le 19 septembre 2018 avoir conclu un partenariat scientifique pluri-annuel portant sur l’utilisation de la technologie de bio-impression 4D de Poietis pour le développement et la production de tissus hépatiques.

    L’objectif est de proposer un modèle préclinique efficace pour la détermination de l’hépatotoxicité d’une molécule, à savoir son pouvoir de provoquer des dommages au foie, sachant que les modèles existants ont une durée de vie trop courte ou nécessitent une mise en œuvre complexe. La technologie proposée par Poietis présente le potentiel de pouvoir dépasser les limites des modèles actuels.

    Un micro-tissu permettant l’étude in vitro des phénomènes inflammatoires

    Le projet qui réunit les deux acteurs a pour objectif de garantir la sécurité non clinique des molécules produites par le laboratoire Servier.

    Traditionnellement, l’équipe en charge de  la sécurité non clinique utilise des outils classiques de toxicologie in vitro en recourant aux modèles animaux ou aux divers modèles de culture de cellules humaines, qui, du fait de leur courte longévité et complexité, présentent une utilité limitée.

    De la collaboration entre les deux acteurs est censé naître un nouveau tissu hépatique humain bio-imprimé complexe avec des lignées de cellules hépatiques humaines et des cellules immunocompétentes dans une architecture définie afin d’imiter in vitro le tissu hépatique humain et de prévoir l’hépatotoxicité des molécules.

    Réduire les effets indésirables hépatiques

    Le modèle de tissu humain permettra de :

    • faire progresser la compréhension des mécanismes d’hépato-toxicité ;
    • offrir des tests pour détecter le plus tôt possible d’éventuels effets délétères lors du développement des médicaments du laboratoire ;
    • réduire les effets indésirables hépatiques chez les patients dès la phase de tests cliniques.

    « Ce partenariat pluriannuel sur le développement de tissus hépatiques par bio-impression marque une étape importante pour le déploiement de la bio-impression 4D dans le domaine pharmaceutique. Suivant la mise en place de la collaboration avec la Katholieke Universiteit Leuven, l’université néerlandophone belge dont le siège est à Louvain, sur la bio-impression de cartilage pour la réparation tissulaire, ce nouveau partenariat scientifique avec les laboratoires Servier s’inscrit dans la stratégie de Poietis qui vise à étendre les applications de sa technologie en dehors des premières applications en dermo-cosmétique« , a ajouté le Dr Fabien Guillemot, Président et Directeur Scientifique de Poietis.

  • L’OCDE créé un groupe d’experts afin de favoriser la confiance dans l’IA

    L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a annoncé le 13 septembre 2018 la création en son sein d’un groupe d’experts dédié à l’intelligence artificielle (IA) : AIGO. Ce dernier est composé de 45 experts des pays membres de l’OCDE et de groupes de réflexion, d’associations d’entreprises, de la société civile, des syndicats et d’autres organisations internationales. Il est présidé par Wonki Min, le ministre des Sciences et des technologies d’information et de communication de la Corée.

    La formation du groupe constitue l’étape ultime de la mission de l’OCDE visant à aider les gouvernements, les entreprises, les syndicats et la société civile à optimiser les avantages de l’IA et à minimiser ses risques.

    La première réunion aura lieu les 24 et 25 septembre 2018 au siège parisien de l’OCDE.

    Un groupe composé de membres issus de 19 pays

    En 2016, le Comité de l’économie numérique de l’OCDE a entamé une réflexion sur la nécessité d’encadrer l’intelligence artificielle (IA) par le Conseil de l’OCDE et la rédaction de recommandations sur les principes de l’IA. En mai 2018, ce même comité a décidé d’instaurer un groupe d’experts (AIGO) chargé de définir les principes de l’intelligence artificielle qui pourraient être officiellement adoptés par le Conseil de l’OCDE en 2019.

    Dix-neuf pays sont représentés dans l’AIGO et aux côtés de leurs représentants siègent également des représentants de la Commission européenne, du monde des affaires et des syndicats ainsi que des entités externes telles que l’Institut des technologies électriques et électroniques (Institute of Electrical and Electronics Engineers), le Massachusetts Institute of Technology, le Berkman Klein Center de l’université de Harvard et l’Inria.

    La liste complète des membres est disponible ci-contre.

    Le groupe constitué va se réunir encore une fois au Massachusetts Institute of Technology à Cambridge en janvier 2019 afin de soumettre ses préconisations au secrétariat de l’OCDE, qui façonnera les recommandations pour le conseil. 

    La prochaine étape : un observatoire de l’IA

    L’OCDE va également créer un Observatoire des politiques sur l’IA. Ce dernier réunira des comités de l’ensemble de l’OCDE ainsi que des représentants d’autres parties prenantes. Il incarne un triple objectif :

    • identifier les applications prometteuses de l’IA ;
    • cartographier leur impact économique et social ;
    • diffuser les informations à grande échelle.
  • #FASN2018 : pour 94 % des acteurs de la santé, le numérique peut améliorer le parcours patient

    À l’occasion de l’étape du 20 septembre 2018 centrée sur l’hôpital du futur de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), Care Insight a mené une enquête auprès des acteurs de la santé afin mettre en évidence leurs attentes pour l’hôpital, leur perception des innovations organisationnelles ou technologiques hospitalières.

    Ainsi, les réponses d’environ 300 personnes à un questionnaire diffusé entre juillet et septembre 2018 sur le site de la campagne FASN et sur les réseaux sociaux ont permis de constater que les acteurs de la santé attendent une optimisation des échanges entre professionnels à l’hôpital ainsi que de nouvelles mesures réglementaires à mêmes de favoriser l’innovation hospitalière, l’émergence de solutions numériques qui pourraient contribuer à fluidifier le parcours patient à l’hôpital.

    En effet, seuls 8% des répondants trouvent le partage d’informations au sein des hôpitaux publics « complètement efficient », et pour 44% d’entre eux, la priorité que devrait traiter le grand plan hôpital annoncé par le gouvernement en septembre 2018 est la coordination des professionnels, devant l’augmentation des effectifs salariés (22%), la modernisation de la tarification hospitalière (21%) et la réduction des déficits publics (7%). 

    De plus, 70% des participants au sondage estiment que les réglementations en vigueur ne favorisent pas l’innovation hospitalière alors que pour 94% d’entre eux, les solutions numériques peuvent contribuer à améliorer le parcours patient à l’hôpital. 59% des répondants leur trouverait même un « énorme potentiel » d’amélioration du parcours patient.

    En outre, Care Insight a interrogé les acteurs sur leur perception des regroupements hospitaliers sur les territoires, et 59% des répondants ont affirmé cette logique « compatible avec les hôpitaux de proximité préconisés par le récent rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie » .