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  • Grand âge et autonomie : les personnes âgées doivent pouvoir accéder aux services numériques

    En 2060, le nombre de personnes en perte d’autonomie atteindra 2,45 millions, contre 1,6 million en 2030 – tel est le constat fait par Dominique Libault, conseiller d’État et président du comité national du parcours des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA), missionné par le Premier ministre Édouard Philippe pour conduire une réflexion sur le grand âge et l’autonomie. La concertation nationale y étant associée a été lancée le 1er octobre 2018 par la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’objectif de la concertation, et le souhait de la ministre, est d’assurer de manière durable le maintien de l’autonomie. Pour cela, les travaux mis en place dans la cadre de la grande concertation – qui s’étendront jusqu’en janvier 2019 – vont mobiliser la société civile, les seniors, les représentants des autorités nationales et territoriales ainsi que les experts du secteur. Ils donneront lieu à une série de propositions au gouvernement qui, selon la ministre, construira une réforme ambitieuse.

    Le numérique est présent à travers la volonté du gouvernement de rendre les services numériques plus facilement accessibles aux seniors.

    Le numérique

    Le gouvernement souhaite contribuer à la mise en place d’un cadre de vie de qualité pour les personnes âgées en améliorant l’accès au numérique et aux services publics.

    Dans le cadre de la loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et de la transition numérique, il existe une volonté claire de développer l’habitat intergénérationnel définissant l’habitat inclusif et la création d’un forfait permettant aux personnes âgées de bénéficier d’un cadre sécurisé afin d’héberger des jeunes à un coût modéré, en échange d’une entraide solidaire.

    9 axes de réflexion

    • « Permettre le libre choix des personnes âgées, l’exercice de leurs droits et leur consentement aux mesures les concernant ;
    • Identifier les moyens d’une prévention plus efficace de la perte d’autonomie et d’une politique de recherche plus ambitieuse;
    • Simplifier le parcours des personnes âgées en assurant une continuité et une plus grande rapidité dans la prise en charge;
    • Définir les mesures nécessaires pour soutenir les aidants familiaux et trouver de nouvelles formes d’accompagnement solidaire des personnes âgées, par le bénévolat notamment;
    • Apporter des réponses aux enjeux de formation, de qualité de vie au travail et d’attractivité des métiers pour les personnels intervenant dans l’accompagnement et le soin aux personnes âgées;
    • Rénover les aides et les prestations pour les rendre plus lisibles, plus équitables, en maîtrisant les charges financières pour les familles;
    • Apporter des améliorations tangibles au cadre de vie des personnes âgées, dans les domaines de l’adaptation des logements, des mobilités, de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • Définir les modalités de financement des prises en charge à domicile et en établissements afin d’en garantir l’accessibilité pour les familles ;
    • Accroître la qualité des prestations en établissement et à domicile en liant le montant des dotations publiques à la qualité des prestations proposées et en développant les enquêtes de satisfaction ».

    La parole aux citoyens grâce à la plateforme Make.org 

    Une mobilisation massive de la société sur cet enjeu de l’autonomie est attendue. Les citoyens sont invités à répondre à la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? » via la plateforme Make.org à cette adresse : grande-consultation-aines.make.org

    Par ailleurs, les personnes âgées prises en charge en établissements et à domicile (une soixantaine), les aidants et les professionnels de santé seront invités à contribuer grâce à la formation de groupes d’expression et à la mise en place d’entretiens individuels pour mieux comprendre les besoins et les attentes de chaque partie, puis à tester les pistes envisagées.

    Des forums régionaux organisés les ARS

    Des centaines d’institutionnels, d’opérateurs et d’associations de bénéficiaires et d’aidants seront sollicités pour faire part de leur analyse de terrain, de leurs demandes et pour partager leurs bonnes pratiques. Ces forums auront lieu sur l’ensemble du territoire français, aussi bien en métropole qu’en outre-mer.

    Les conclusion de ces forums viendront nourrir le travail de dix ateliers thématiques.

    Les parties prenantes s’exprimeront dans le cadre de 10 ateliers nationaux

    Un ensemble de 10 ateliers regroupera des représentants de l’État et des collectivités, des experts ainsi que des représentants des associations et des fédérations d’usagers et de professionnels. Les personnes âgées seront également parties prenantes.

    Les ateliers s’étaleront d’octobre 2018 à janvier 2019 avec quatre objectifs :

    • diagnostic et priorisation des objectifs ;
    • approfondissement des pistes retenues ;
    • formulation des propositions ;
    • formalisation et validation des conclusions pour chacune des 10 thématiques.

    Les dix ateliers sont construits autour des thématiques suivantes :

    • Gouvernance et Pilotage ;
    • Panier de biens et services et reste à charge ;
    • Nouveaux financements : proposer des schémas de financement de la couverture du risque de perte d’autonomie liée au grand âge ;
    • Parcours des personnes âgées ;
    • Prévention de la perte d’autonomie et bien vieillir ;
    • Métiers ;
    • Aidants, familles et bénévolat : reconnaissance et accompagnement ;
    • Offre de demain pour les personnes âgées en perte d’autonomie : identifier les voies de diversification de l’offre d’hébergement et de prise en charge telles l’Ehpad hors les murs, l’habitat intergénérationnel, etc. et examiner les axes d’une meilleure intégration des services  sur le modèle de plateformes ;
    • Cadre de vie : amélioration de l’adaptation des logements, des mobilités et de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • L’hôpital et la personne âgée.

    Calendrier

    La réflexion sera appuyée par un conseil d’orientation, présidé par Dominique Libault, et un comité scientifique qui regroupe chercheurs en sciences sociales et médecins. Le premier définira la stratégie et les propositions formulées à présenter au gouvernement. Le second interviendra sur les enjeux et les priorités de la réforme ainsi que sur les missions d’expertise et d’analyse des pistes de travail envisagées.

    Les deux entités se réuniront chacune quatre fois entre octobre 2018 et janvier 2019.

  • L’État des lieux de France Silver Eco révèle un marché attractif, en croissance, ouvert au numérique

    L’association France Silver Eco, qui a déployé un Observatoire de la Silver économie en France,  a publié le 1er octobre 2018 l’état des lieux de la Silver économie 2018, document de compilation à destination des acteurs de la Silver économie. 

    Ce document, qui vise à mettre à disposition des acteurs de la Silver économie un « guichet unique recensant les données chiffrées sur le marché dans son ensemble« , aborde en effet plusieurs thématiques liées au vieillissement de la population, dont la santé, aux côtés de la sécurité et de l’autonomie, de l’habitat, du sport et du bien-être, des loisirs, des transports, du tourisme et de la mobilité, des services, de la nutrition et de l’alimentation. 
     
    Finalement, cette étude révèle que le marché de la Silver économie français est « attractif« , en « pleine croissance » et ouvert au numérique : les personnes âgées font usage des nouvelles technologies, notamment de solutions favorisant le maintien à leur domicile.

    Les séniors et le numérique

    « Depuis quelques années, les seniors ne sont plus réfractaires au numérique : deux personnes sur trois âgées de plus de 55 ans (63%) utilisent Internet », affirme France Silver Eco, citant le baromètre 2016. La fracture numérique générationnelle aurait tendance à disparaître : une personne âgée de plus de 75 ans sur quatre utilise Internet, notamment pour communiquer et effectuer des achats en ligne.

    En effet, d’après l’état des lieux, qui cite une étude réalisée par le Credoc en 2013 :

    • le premier motif d’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication par les seniors serait de maintenir un contact avec les proches (famille, amis, anciens collègues, etc.) : près d’un tiers des séniors seraient inscrits sur des réseaux sociaux ;
    • les séniors utiliseraient des objets connectés en deuxième lieu afin d’effectuer des opérations d’achat en ligne : les ménages de plus de 50 ans disposant d’une connexion à Internet consomment plus que les séniors non connectés.

    Les seniors utiliseraient également beaucoup Internet afin de regarder des photos, de consulter des comptes en ligne, de s’informer sur l’actualité, de se renseigner sur des produits.

    Les personnes âgées sont par ailleurs de plus en plus équipées en objets connectés, « incitant les fabricants à adapter leur offre aux attentes de la cible, proposant des interfaces toujours plus lisibles, intelligibles et fonctionnelles [et] des nouveaux produits pour le bien vieillir », est-il précisé dans l’État des lieux. Aussi :

    • selon le baromètre du numérique (2017), l’usage des smartphones serait en croissance : 54% des 60-69 ans et 30% des plus de 70 ans détiennent un smartphone ;
    • l’ordinateur serait jugé par les personnes âgées comme plus utile que la tablette et le smartphone : 68% des 60-69 ans et 74% des plus de 70 ans en utilisent un pour se connecter ;
    • les séniors se sentiraient « de plus en plus compétents » dans l’usage des smartphones, tablettes et ordinateurs ;
    • les plus de 60 ans multiplient les modes de connexion (canal wifi, filaire, mobile).

    Le maintien à domicile des séniors

    D’après une étude réalisée par le Credoc citée dans l’État des lieux de la Silver éco, 32 % des seniors considéreraient que « maintenir leur domicile le plus longtemps possible est une condition indispensable pour le bien vieillir » et 17% d’entre eux affirmeraient qu’ »avoir une évaluation positive de la qualité de leur vieillissement réside dans le fait de bénéficier d’un logement adapté à leurs besoins« .

    Aussi, l’adaptation des habitations aux besoins particuliers des personnes âgées constitue une problématique importante : en France, 2 millions de logements nécessiteraient d’être adaptés pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées de plus de 65 ans.

    De plus, 85% des Français déclareraient « vouloir rester à domicile même s’ils ont besoin d’aide, en privilégiant l’aide à domicile humaine, technique et technologique, plutôt que le changement du lieu de vie ».

    En effet, différentes interventions sont possibles pour rendre un logement plus adapté et plus sécurisant pour les séniors, notamment l’installation de solutions de domotique, domaine en plein essor. 

    Le marché de la Silver économie attractif et « en pleine croissance »

    « Le marché de la Silver économie est en plein expansion« , déclare France Silver Eco.

    En effet, d’après une étude de Xerfi menée en 2015, le chiffre d’affaire de ce marché représentera en France 130 millions d’euros en 2020, alors qu’il ne comptait dans le pays que 92 millions d’euros en 2013, soit une progression moyenne de 5 % par an, la création de 250 000 à 300 000 emplois difficilement délocalisables, et « de nombreux débouchés à l’exportation ».

    Aussi, la demande d’aménagement du domicile et de produits ou services liés à la dépendance devrait doubler en 20 ans, au bénéfice notamment des entreprises proposant :

    • des équipements de sécurité ;
    • des services de télésurveillance ;
    • des services d’aide à la personne.

    « La clé de la réussite sur ce marché prometteur est de comprendre et d’identifier les réels besoins des personnes âgées« , ajoute France Silver éco, pour qui le « co-design » pourra constituer une solution pour les concepteurs désireux d’adapter leur offre de technologies aux attentes des personnes âgées, de leurs proches et aidants.

  • Appel à candidatures du FFWD Normandie : accélération des start-ups en santé et en numérique

    Dans le cadre du Fast Forward Normandie (FFWD), programme lancé par l’agence Normandie Participations, un appel à candidature est lancé aux start-ups normandes ayant un fort potentiel de croissance dans les domaines suivants : santé, numérique, énergie, savoir-faire d’excellence et agroalimentaire. L’appel est ouvert jusqu’au 29 octobre 2018.

    Normandie Participations et son co-investisseur, le Crédit Agricole, proposent aux start-ups un investissement initial en capital pouvant atteindre 150 000 euros. Les PME peuvent également en bénéficier si elles le souhaitent.

    La cinquième édition du programme d’accélération, qui dure un an, démarrera le 10 janvier 2019.

    Les critères d’éligibilité

    • Implantation pérenne en Normandie
    • Entreprise en croissance
    • Pour les start-ups :
      • Premiers clients & premiers revenus
      • Équipe constituée, motivée et opérationnelle
      • Innovation technique, de modèle d’affaires, de marché ou d’usage
    • Pour les PME :
      • Chiffre d’affaires supérieur à 2 millions €
      • Ambition internationale
      • Croissance rapide

    Le programme d’accélération

    Fast Forward Normandie (FFWD) est un programme mis en œuvre par Normandie Participations, qui est un fonds de co-investissement en capital dans les entreprises normandes. Le programme  est piloté par une équipe de business développeurs et de professionnels de l’accompagnement des entreprises en croissance qui œuvrent au renforcement de la stratégie de développement des start-ups et à l’atteinte des objectifs.

    Au cours de workshops thématiques et sur mesure, FFWD Normandie apporte de l’expertise en termes de gouvernance, de développement, de stratégie opérationnelle, de transformation digitale et de ressources humaines :

    • accélération de 6 mois pour les start-ups et de 12 mois pour les PME en croissance ;
    • accès à un lieu de travail « Ready to work » durant toute la durée du programme d’accélération ;
    • accès à un panel de coachs et mentors dédiés aux entreprises selon leur domaine d’activité ;
    • accès à un vaste réseau d’experts, d’investisseurs et d’entrepreneurs régionaux et nationaux ;
    • soutien de l’écosystème normand et accès simplifié aux subventions régionales ;
    • participation à un FFW’Day (demo day) à Paris devant un panel d’investisseurs et de business angels ;
    • portée internationale avec FFWD Europe, projet européen rassemblant sept pays et donnant accès au réseau des acteurs du développement économique international (France, Espagne, Allemagne, Italie, Hongrie, Danemark, Pologne, Lituanie).

    Dépôt de candidature

    Les candidatures doivent être déposées via le portail disponible à cette adresse.

    Contact

    Nesrine LANGIN, chargée de mission FFWD Normandie

    Tél. : 02 31 15 81 50 – 06 84 15 07 51

    Mail : nesrine.langin@adnormandie.fr

  • 5 start-ups de e-santé françaises participeront au CES 2019 sous l’égide de Business France

    Business France a rendu public à la fin du mois de septembre 2018 la liste des start-ups de la French Tech retenues pour participer au CES 2019, salon international de l’électronique et numérique grand public qui se tiendra à Las Vegas du 8 au 12 janvier 2019.

    Parmi les 150 candidatures reçues par Business France, 5 ont été retenues pour exposer leurs services de santé numérique dans un espace dédié. Il s’agit de :
    • Chronolife, qui a développé une solution de monitorage à distance de la fonction cardiaque des patients souffrant d’insuffisance cardiaque qui se présente sous la forme d’un gilet connecté ;
    • E-vone, qui présentera une chaussure connectée à destination des personnes âgées ou fragilisées à même de détecter les chutes au moyen d’un système embarqué d’intelligence artificielle ;
    • Meersens, sélectionnée pour sa solution de détection de risques environnementaux immédiats (qualité d’air et de l’eau, UV, ondes électro-magnétiques, pesticides, allergène, etc.) ;
    • Moona, qui a développé un système intelligent de thermorégulation corporelle qui se présente sous la forme d’un coussin connecté et qui vise à favoriser l’endormissement ainsi qu’un sommeil de qualité ;
    • R-pur, qui présentera un masque anti-pollution à destination des cyclistes couplé à une application mobile informant l’utilisateur de la qualité de l’air qu’il respire.

    Les start-ups e-santé de la French Tech retenues 

    Un accompagnement par Business France

    Ces start-ups seront accompagnées par Business France pour préparer au mieux cet événement, en 7 sessions d’explications, de coaching au pitch oral et écrit ou aux relations presses mais aussi aux problèmes de l’ industrialisation, de la distribution, du retail et de l’investissement.

  • La Poste s’associe à Nouveal e-santé pour développer des services de santé connectés au domicile

    Nouveal e-santé, start-up spécialisée dans l’édition de logiciels en santé connectée, a annoncé le 27 septembre 2018 l’entrée dans son capital du Groupe La Poste. La Poste devient ainsi le troisième actionnaire minoritaire de Nouveal e-santé aux côtés de Malakoff Médéric et d’Elior.

    Cette opération est le fruit de la stratégie de diversification des activités du Groupe La Poste, qui confirme son engagement dans le secteur des services et de la santé à domicile.

    Les deux entités vont collaborer notamment dans le domaine de la digitalisation du parcours patient, et de l’amélioration de la prise en charge et du suivi des patients à leur domicile.

    Le montant mis en jeu par cette opération n’a pas été dévoilé, mais les fondateurs de Nouveal e-santé avait communiqué en juillet 2018 être en train de faire une levée de fonds à hauteur de 3 millions d’euros « auprès d’un grand groupe français ».

    La Poste soutiendra le développement de la solution e-fitback de Nouveal e-santé

    Avec l’entrée du Groupe La Poste en son capital, Nouveal e-santé va accélérer son développement et plus particulièrement ses services numériques dans le domaine de l’ambulatoire et du traitement de maladies chroniques oncologiques, psychiatriques ou encore de la BPCO.

    Nouveal e-santé proposera son expertise dans la gestion de la sécurisation du retour à domicile avec sa palette de services (portage de médicaments ou de repas ou d’autres services à la personne).

    Nouveal e-santé commercialise entre autres la solution digitale « e-fitback » de suivi des patients et de gestion des parcours de soins. Nouveal e-santé va s’appuyer sur l’infrastructure et l’expertise de Docapost pour développer et enrichir les services proposés :

    • carnet de santé numérique ;
    • signature électronique ;
    • paiement en ligne ;
    • hub numérique ;
    • data management, etc.

  • Santé mobile : 4 cabinets Dok’ici dès 2019 en Auvergne-Rhônes-Alpes pour favoriser l’accès aux soins

    Quatre cabinets médicaux mobiles Dok’ici, rattachés à de nouveaux centres de santé, vont être déployés début 2019 dans quatre départements d’Auvergne-Rhônes-Alpes : l’Ain, le Rhône, l’Ardèche et la Haute-Loire. Les véhicules – valant chacun 250 000 euros – seront équipés d’un électrocardiographe, d’un échographe et d’un défibrillateur.

    L’objectif est de cibler les villages ne disposant pas de médecins généralistes, a expliqué le 28 septembre 2018 le député LREM (3e circonscription du Rhône) Jean-Louis Touraine lors d’une conférence de presse présentant l’initiative. Président et fondateur de l’Association gestionnaire de centres de santé pour omnipraticiens (Aceso) qui accompagnera le projet, il propose cette solution pour pallier les départs en retraite de généralistes, qui vont prochainement excéder le nombre de nouveaux médecins.

    Les centres de santé correspondants vont être inaugurés au premier trimestre 2019 dans quatre zones parmi les plus touchées par l’absence de médecins : Bourg-en-Bresse (Ain), Annonay (Ardèche), autour de Givors (sud de la métropole de Lyon, Rhône), et le Puy-en-Velay (Haute-Loire). Chacun d’entre eux disposera d’un cabinet mobile, qui s’installera dans les zones délaissées des alentours quelques heures par semaine.

    Un dispositif co-géré par la société Dok’ici et l’association Aceso

    À l’origine du dispositif figure le chef d’entreprise Alain Sitbon, notamment connu dans la région lyonnaise pour avoir mis en place sous le label Dom’Ici des villages mobiles pour les personnes sans-abri et les migrants.

    Dok’ici fournira une solution logistique à l’Aceso. De son côté, l’association va gérer les nouveaux centres de santé et recruter les médecins (trois à quatre par centre médical). L’accueil du centre médical sera en charge de planifier les rendez-vous pour le cabinet médical mobile.

    « L’idée est que les jeunes médecins se constituent une patientèle et puissent, pourquoi pas, s’installer, à terme, dans ces zones délaissées », explique Alain Sitbon.

    Une expérimentation de deux ans avant un éventuel développement à plus grande échelle

    Une expérimentation du dispositif est prévue sur deux ans. Si elle s’avère concluante, le concept devrait être déployé sur le reste du territoire. « En revanche, si au bout de ces deux ans, on prouve que ce dispositif ne sert à rien, j’arrêterai », indique Alain Sitbon, qui assumera à lui seul le coût de fabrication des véhicules.

    Financement du projet

    250 000 euros par camion assumés par Dok’ici

    L’investissement pour la société Dok’Ici s’élèvera à 250 000 euros par camion, sans compter l’entretien de l’équipement.

    300 000 euros versés par la région et l’ARS pour chacun des nouveaux centres

    Pour chacun des centres, la région et l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhônes-Alpes devraient verser environ 300 000 euros à elles deux, en sachant que la création et le fonctionnement de chaque centre représente un investissement d’environ 900 000 euros.

    Les recettes liées aux consultations (secteur 1 et tiers payant généralisé) devraient permettre d’équilibrer les comptes assez rapidement.

    Les collectivités devraient également participer

    Par ailleurs, les collectivités bénéficiant de ce service devraient également apporter une contribution financière.

  • La Poste suisse concentre ses activités de e-santé sur le dossier électronique du patient

    La Poste suisse a annoncé dans un communiqué daté du 25 septembre 2018 que son unité « développement et innovation » allait désormais concentrer ses efforts dans le domaine de la e-santé sur sa plateforme E-Health, qui comporte notamment le dossier de santé électronique (équivalent au DMP français) des patients et permet un échange sécurisé d’informations entre les acteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, laboratoires, etc.).

    L’entreprise souhaite proposer de nouvelles prestations via E-Health, notamment la transmission numérique d’images médicales ou de rapports, pour que les patients puissent accéder plus facilement à leurs données de santé à distance.

    La société met ainsi un terme à ses activités d’enquête sur la qualité et de gestion des registres médicaux, évitant alors les investissements importants initialement prévus pour ces deux branches. Le groupe s’était lancé dans ces domaines spécialisés en 2015 après le rachat de l’entreprise Health Care Research Institute AG (HCRI), qu’elle avait ensuite intégrée en 2016 à son unité « développement et innovation ».

    La Poste française mise également depuis plusieurs années sur la e-santé. Parmi ses dernières opérations dans le secteur figure la signature en mai 2018 d’un partenariat entre Docapost, filiale du groupe, et Elsan, groupe français majeur de cliniques et d’hôpitaux privés. Cet accord vise à déployer des parcours digitalisés pour tous les patients des centres de soins d’Elsan (voir article en lien ci-contre).

  • Des acteurs e-santé de la région Aquitaine aux Destinées Numériques (à Bordeaux, le 04/10/2018)

    Le pôle régional dédié au développement des entreprises du numérique Digital Aquitaine organisera le 4 octobre 2018 à Bordeaux un événement intitulé « Destinées Numériques« , qui a pour ambition de « réunir l’ensemble des acteurs de l’économie numérique et d’illustrer les impacts du numérique sur les grands secteurs stratégiques » tels que la e-santé.

    En effet, parmi ces « grands secteurs stratégiques » figure la e-santé aux côtés du smart commerce, des smart mobility & city, de la smart factory, de la smart entreprise, de l’EdTech et de la SportTech.

    Les participants pourront, dans le cadre d’un « parcours e-santé » prendre part à un atelier centré sur « la donnée au service de la santé », qui se déroulera de 15h00 à 16h00, et auront également l’occasion d’assister à des présentations d’initiatives locales en santé numérique comme :
    – un outil d’évaluation de la charge en soins, présenté par ECES Santé ;
    – un exosquelette de rééducation post-AVC, développé par Capgemini ;
    – un jeu thérapeutique en réalité virtuelle (VR) à destination des personnes aphasiques, également proposé par Capgemini ;
    – une solution de gestion d’informations entre prestataires des dispositifs médicaux et établissements de santé, développée par le groupe Celios ;
    – une solution de méditation à destination des professionnels, présentée par Ullo ;
    – un parcours complexe intégrant la ville et l’hôpital en cancérologie, présenté par Agfa Healthcare et Inovelan ;
    – une box médicale pour réaliser un suivi à distance des patients, développée par Edevice ;
    – un dispositif de formation des personnels de la santé en VR, proposé par SIM for Health.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

  • La filière santé du Conseil national de l’industrie développe sa propre plateforme numérique

    Les filières qui composent le Conseil national de l’industrie (CNI), dont celle dédiée à la santé, devront s’équiper d’une plateforme numérique opérationnelle, a rappelé le 20 septembre 2018 le Premier ministre Édouard Philippe, lors d’un discours présentant les dispositifs que le gouvernement entend déployer pour accélérer la transformation numérique de l’industrie au sein du pays (« Plan d’action pour transformer notre industrie par le numérique »). « En 2018, une filière dépourvue d’ossature numérique n’a pas de colonne vertébrale », a-t-il déclaré.

    Actuellement, deux filières (aéronautique et automobile) du CNI sur les seize existantes disposent d’une e-plateforme. Les quatorze restantes devront donc déployer la leur en définissant « les priorités qui lui correspondent ». Trois d’entre elles (santé, alimentaire et industrie de la mer) ont entamé des travaux structurants pour « mieux exploiter les potentialités du numérique », précise le dossier de presse sur l’installation du CNI numérique daté du 11 juillet 2018, ajoutant que la filière « industries et technologies de santé » a décidé de placer l’intelligence artificielle appliquée à l’analyse des données de santé au centre de ses efforts.

    Les projets de développement seront soutenus par le gouvernement à hauteur de 70 millions d’euros, dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI). L’enveloppe globale de l’État consacrée à l’accompagnement de la transformation des entreprises vers l’industrie du futur s’élève à 500 millions d’euros.

  • Astrazeneca souhaite utiliser l’IA et le numérique pour améliorer la gestion des maladies en Chine

    Le groupe pharmaceutique Astrazeneca prévoit d’étendre ses activités en Chine en utilisant l’intelligence artificielle (IA), la robotique et les applications numériques pour améliorer la gestion des maladies au sein du pays.

    Des dispositifs tels que des kits pour les personnes atteintes de diabète, des solutions de diagnostic intelligentes pour faciliter le diagnostic du cancer, et des technologies basées sur l’IA pour améliorer la santé des personnes souffrant de douleurs thoraciques pourraient être déployés. Leur développement n’aura pas forcément d’impact majeur sur les résultats de l’entreprise mais l’aideront à s’intégrer sur le marché de la santé chinois par le biais de partenariats solides.

    La technologie numérique permettrait aux patients de Chine d’accéder plus rapidement aux médicaments, dans un contexte où les besoins de santé du pays progressent à mesure que la population vieillit et que l’incidence des maladies non transmissibles, telles que le cancer et le diabète, augmente, a déclaré le P.-D.G. d’Astrazeneca, Pascal Soriot, à l’occasion de l’exposition mondiale sur l’internet des objets (World Internet of Things Exposition), qui s’est tenue du 15 au 18 septembre 2018 à Wuxi, en Chine (source : Reuters).

    Astrazeneca a récemment investi dans un site de R&D à Wuxi après avoir conclu il y a quelques années un accord avec WuXi App Tec, un groupe pharmaceutique international basé à Shanghai. Grâce à cette opération, l’entreprise a pu pénétrer le secteur de la health tech au sein de la ville chinoise et ainsi mieux saisir quels étaient les enjeux sanitaires locaux pour mieux cibler le type d’offres qu’il serait intéressant de mettre en œuvre au sein de la région.